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Equipe Publication

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La République démocratique du Congo (RDC) a lancé, le 11 novembre 2025, la révision de son Code des investissements. L’initiative, pilotée par l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), est menée en partenariat avec la Cellule des financements en faveur des États fragiles (CFEF) et la Banque africaine de développement (BAD). Les travaux, ouverts par Guylain Nyembo, ministre du Plan et de la Coordination de l’aide au développement, se tiennent à Kinshasa jusqu’au 13 novembre et visent à moderniser le cadre légal pour le rendre plus attractif aux investisseurs.

Adopté en 2002, le Code des investissements montre aujourd’hui des limites qui freinent l’attractivité du pays. Selon Rachel Pungu, directrice générale de l’ANAPI, il souffre notamment de procédures administratives lourdes, d’incitations fiscales peu claires et de lacunes en matière de sécurité juridique et de protection des investissements. L’objectif de cette révision est de rendre le Code plus compétitif à l’échelle régionale, tout en encourageant les investissements créateurs d’emplois et de richesses, grâce à un renforcement de la sécurité juridique et judiciaire dans la pratique des affaires.

Rachel Pungu rappelle également que le Code actuel, fondé sur l’ancienne configuration de 11 provinces, ne tient pas compte de la nouvelle division territoriale du pays à 26 provinces, ce qui en limite la portée. Elle cite aussi d’autres faiblesses : des critères d’éligibilité aux avantages fiscaux mal définis — tel que le taux de valeur ajoutée fixé à 35 % sans justification claire — et l’absence d’indicateurs financiers permettant d’évaluer la rentabilité des projets.

Par ailleurs, le processus d’agrément complexe et le champ d’application restreint du Code figurent parmi les obstacles identifiés, surtout dans un contexte de concurrence régionale accrue au sein de la ZLECAf, du COMESA et de la SADC. L’insuffisance des investissements dans des secteurs clés comme l’agriculture, ainsi que la multiplicité des régimes d’exonération, ont contribué à rendre le Code désuet.

Les travaux engagés portent également sur l’élaboration d’une politique nationale du climat des affaires et d’une politique nationale des investissements. Ces outils visent à poser des bases durables pour améliorer le climat des affaires et promouvoir les investissements sur l’ensemble du territoire.

Le cabinet Youmann Consulting Group, mandaté par la CFEF, apporte son appui technique à ces travaux et devra produire, d’ici la fin de l’année, trois livrables : un Code des investissements révisé, une politique nationale du climat des affaires et une politique nationale des investissements. Ces textes feront ensuite l’objet d’un processus de validation au niveau gouvernemental avant leur adoption finale.

Ronsard Luabeya

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Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a effectué, le 10 novembre 2025, une visite de travail au Centre de formation de Huawei à Hangzhou, en République populaire de Chine, selon une communication de la Cellule de presse du ministère.

Cette mission portait sur la coopération entre la République démocratique du Congo (RDC) et Huawei dans le domaine de la formation en intelligence artificielle (IA), dans le cadre du Plan national du numérique 2026-2030 et de la première Stratégie nationale en intelligence artificielle.

Les échanges ont porté sur la création d’une académie congolaise d’intelligence artificielle, un projet gouvernemental visant à former des spécialistes, soutenir la recherche appliquée et développer des solutions adaptées aux besoins locaux, notamment dans les secteurs de l’agriculture, de la santé et des mines.

Selon la communication officielle, Huawei a été sollicité comme partenaire technique pour ce projet, en raison de son expérience mondiale en formation aux technologies de l’information et de la communication, notamment à travers le Huawei ICT Competition, un concours international qui a réuni plus de 210 000 étudiants et instructeurs lors de sa dernière édition.

Ce développement s’inscrit dans la continuité du protocole d’accord signé le 23 mai 2025 entre la RDC et Huawei, portant sur le projet pilote de “village intelligent”, destiné à améliorer l’accès à Internet, connecter les services publics locaux et former les jeunes aux compétences numériques.

Boaz Kabeya

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Le ministère de l’Éducation nationale et de la Nouvelle Citoyenneté (MINEDUNC) a annoncé, le 11 novembre 2025, la délocalisation de la paie des enseignants de la province éducationnelle du Kwilu 3 vers la banque Equity BCDC, afin d’« améliorer la régularité et la transparence de la paie », selon un communiqué officiel. Jusqu’à cette décision, cette opération était assurée par Afriland First Bank RDC.

Cette mesure intervient à la suite de plusieurs réclamations de l’intersyndicale des enseignants du Kwilu 3, qui, jusqu’à la fin du mois d’août dernier — à quelques jours de la rentrée scolaire 2025-2026 —, dénonçaient le non-paiement des salaires depuis mai et menaçaient de boycotter la reprise des cours.

Dès juin 2025, l’intersyndicale avait accusé Afriland First Bank d’appliquer une paie sélective. Contacté par Radio Okapi, Gilbert Empom, cadre syndical du Kwilu 3, affirmait que la banque ne versait les salaires qu’aux agents des bureaux gestionnaires, soit environ 9 % du personnel de la province éducationnelle, selon les données de la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs (DINACOPE).

À ces retards s’ajoutaient, selon l’intersyndicale, des pratiques jugées abusives. Dans un mémorandum cité par Radio Okapi en août et adressé à l’administrateur du territoire d’Idiofa, les enseignants dénonçaient notamment le paiement par chèques, souvent difficiles à encaisser, ainsi que le refus d’échanger les billets déchirés, pourtant rejetés sur le marché local.

Face à cette situation, le gouvernement a confié à Equity BCDC la mission d’assurer désormais la paie des enseignants et du personnel administratif du Kwilu 3. La DINACOPE est chargée de superviser la transition, afin de garantir un processus fluide et transparent.

Selon les données du MINEDUNC publiées sur le site de la DINACOPE, la province éducationnelle du Kwilu 3 comptait, en février 2025, 2 368 établissements budgétisés, plus de 28 297 agents pour une masse salariale mensuelle estimée à 24,5 milliards de francs congolais.

Timothée Manoke. 

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La British International Investment (BII), institution de financement du développement du gouvernement britannique, s’intéresse aux opportunités d’investissement dans le secteur des télécommunications et des postes en République démocratique du Congo (RDC). Une délégation conduite par le directeur Afrique, Christopher Chijiutomi, a été reçue le 11 novembre 2025 par le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda Kabangu.

Dotée d’un portefeuille global de 8 milliards de dollars et investissant près d’un milliard par an dans divers projets à travers le monde, la BII cherche à comprendre les priorités du ministère afin d’évaluer les domaines de coopération possibles, a indiqué Christopher Chijiutomi.

De son côté, le ministre José Mpanda a exposé à la délégation britannique les défis majeurs du secteur, notamment la réduction de la fracture numérique et l’amélioration de la connectivité à l’échelle nationale. Il a rappelé que la RDC ne dispose que de 4 000 km de fibre optique, alors qu’il en faudrait près de 50 000 km pour relier l’ensemble des 145 territoires du pays.

Pour encourager les investisseurs, le gouvernement a mis en place des incitations fiscales, dont la réduction du prélèvement de 3 000 à 5 dollars par kilomètre de fibre optique installée. Le ministre a également souligné la nécessité de renforcer les infrastructures télécoms, précisant que la RDC compte seulement 5 150 tours pour un besoin estimé à 30 000, afin d’assurer une couverture suffisante, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

José Mpanda a, par ailleurs, présenté à la BII le projet de création d’une banque postale et la relance du service postal national dans le cadre d’un partenariat public-privé avec la Société commerciale des Postes et Télécommunications.

Basée à Londres et détenue par le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO), la BII soutient la croissance durable dans les pays en développement, principalement en Afrique et en Asie. Ses investissements couvrent les secteurs de l’énergie, des télécommunications, des infrastructures et de la finance, à travers des prêts et des prises de participation.

Ronsard Luabeya

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La Commission australienne des valeurs mobilières et des investissements (ASIC) a annoncé, le mardi 11 novembre, avoir engagé des poursuites devant une cour fédérale contre AVZ Minerals, compagnie minière revendiquant des droits d’exploitation sur le gisement de lithium de Manono, en République démocratique du Congo (RDC).

Le régulateur boursier australien accuse la société et deux de ses dirigeants d’avoir manqué à leurs obligations d’information envers les investisseurs dans le cadre du litige portant sur ce projet minier. AVZ était cotée à la Bourse australienne (ASX) jusqu’en mai 2022, date de sa suspension de cotation, avant d’être radiée en mai 2024.

Par l’intermédiaire de sa filiale Dathcom Mining, la compagnie détenait 75 % d’un permis couvrant une partie du site de Manono — considéré comme le plus grand gisement congolais de lithium —, mais n’a jamais obtenu les droits d’exploitation. Son partenaire dans la coentreprise, la compagnie publique Cominière, a annoncé en octobre 2023 la signature d’un accord en vue d’exploiter une partie du gisement aux côtés du groupe chinois Zijin Mining. AVZ conteste ces développements et a engagé plusieurs procédures internationales pour faire valoir ses droits.

Selon l’ASIC, la compagnie a omis de divulguer des information sur ce conflit juridique pendant près d’un an. Le directeur général d’AVZ, Nigel Ferguson, et le directeur technique, Graeme Johnston, sont également accusés d’avoir manqué à leurs obligations d’administrateurs, en autorisant ou en permettant la publication d’annonces à l’ASX « fausses ou trompeuses ».

« Il était pratiquement impossible pour les investisseurs particuliers de se rendre en Afrique centrale, où la société exerce ses activités. Dans ces circonstances, les investisseurs comptent sur la société pour leur fournir des informations précises et opportunes. Nous alléguons que M. Ferguson et M. Johnston ont omis d’informer les investisseurs des problèmes en cours pendant près de 12 mois », a déclaré Sarah Court, vice-présidente de l’ASIC.

Dans un communiqué publié dans la foulée, AVZ et ses administrateurs ont nié « fermement toutes les allégations d’actes répréhensibles », affirmant qu’ils se défendront vigoureusement devant la justice australienne.

Emiliano Tossou, Agence Ecofin

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L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) a délivré, le 24 octobre 2025, un avis conforme à la société Sattel International pour l’obtention d’une licence de production indépendante d’électricité à partir d’une centrale solaire photovoltaïque de 6 MWc avec stockage, implantée dans le territoire de Luozi, dans la province du Kongo-Central.

Selon l’entreprise, cette infrastructure permettra d’alimenter plus de 7 500 ménages en électricité, de réduire les émissions de CO₂ de plus de 23 000 tonnes par an et de stimuler l’activité économique locale. Le projet vise également à améliorer l’accès à l’éducation et aux soins de santé dans la région. Toutefois, il n’est pas certain que le calendrier initial, qui prévoyait la mise en service de la centrale avant la fin de l’année 2025, puisse être respecté.

Spécialisée dans l’électrification durable et les solutions solaires hybrides depuis plus de 25 ans, Sattel International, à travers sa filiale Sattel Energy, conçoit, finance, installe et exploite des solutions énergétiques adaptées aux besoins des institutions financières, des entreprises, des administrations publiques et des communautés rurales.

Son modèle économique repose sur une combinaison de leasing énergétique, de vente directe et de services d’exploitation et de maintenance, appuyée par un système de gestion de l’énergie (EMS) permettant un suivi en temps réel et une optimisation des consommations.

En République démocratique du Congo (RDC), la société revendique la réalisation d’une trentaine de projets totalisant 7,5 MWc installés. Parmi ses principales réalisations figurent l’électrification solaire de banques — notamment Equity BCDC à Kinshasa et dans plusieurs provinces —, de résidences privées haut de gamme (à la Gombe, Mont-Fleury, Binza et Kintambo), ainsi que de sites agricoles, industriels et d’éclairage public à Boende. Présente en RDC et en République du Congo, Sattel International prévoit d’étendre ses activités à trois autres pays africains d’ici 2026.

Ronsard Luabeya

Deliveries of goods and food to the city of Kikwit in Kwilu Province have been severely disrupted by the poor condition of the road linking the city to Bulungu Territory. The situation has worsened with the return of heavy rains, making the road nearly impassable. The 35-kilometer Kikwit-Bumbaputa agricultural feeder road is now completely blocked.

According to farmer Claude Uzimesa from Bumbaputa, cited by the Congolese Press Agency (ACP), repeated rainfall has eroded the dirt road, washing out several sections and cutting off vehicle access. The situation has isolated rural communities that rely on Kikwit for manufactured goods and is preventing farmers from moving their produce to market.

Threat to Agricultural Hub

In the Kipuka sector, residents are struggling to sell their harvests, while traders in Kikwit face difficulties delivering essential goods to the isolated areas. In response, young volunteers have carried out temporary repairs, but their efforts have not stopped the ongoing degradation of the road, worsened by years without regular upkeep.

Bulungu Territory, one of Kwilu’s main farming regions, hosts several production zones supported by government programs. However, the widespread deterioration of feeder roads is seriously hindering the transport of crops. Civil society groups are calling for the urgent repair of the RN19, the main 100-kilometer road connecting Bulungu and Kikwit.

In June, a team of engineers from the Congolese Agency for Major Works (ACGT) visited the region to gather technical data for a new 65-kilometer modern road, but an official start date has yet to be announced.

Ronsard Luabeya

Train service between Kananga (Kasaï Central) and Lubumbashi (Haut-Katanga) officially resumed on Tuesday, Nov. 11, 2025, according to Emmanuel Kalonji, Director of the North Region Department at the National Railway Company of Congo (SNCC).

Service was initially scheduled to resume on Nov. 15 but was moved up after a meeting with local business leaders. “Our customers could not wait any longer. After consultation, we decided to restart operations on November 11,” Kalonji said. He added that the immediate priority was to clear stranded goods and restart passenger and freight transport to prevent heavy financial losses for both the company and its clients.

Train operations on this line had been suspended since early October due to anti-erosion work in Kamupongo, a locality near Kananga, carried out by the company Safrimex.

Logistics Chain Disruption

The suspension left goods stranded in SNCC warehouses in Kananga, disrupted regional market supplies, and caused delays across the supply chain. Throughout October, no mail trains ran on the Ilebo-Kananga and Kananga-Lubumbashi routes.

Even as service resumed, the SNCC stressed the need to secure the railway to ensure timely transport of ballast and other materials. Regular maintenance of the railway infrastructure remains essential to sustain interprovincial trade and keep goods moving smoothly.

In September, the SNCC began building culverts and drainage channels in Tshimbulu, the second-largest city in Kasaï Central, to contain erosion threatening both the railway line and a section of National Road No. 1. That work is expected to last three months.

Ronsard Luabeya

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The Congolese Agency for Major Works (ACGT) is gearing up to rehabilitate the Nsioni-Mbaka-Khosi Road, a key route linking the Democratic Republic of Congo (DRC) to Angola through the southwestern province of Kongo Central.

According to a statement released on Nov. 9, 2025, a team of engineers has been in the province since Nov. 6 gathering technical data to design the rehabilitation plans. The team, led by Âgée Mavambu, Deputy Director of the Studies Department, is focusing on two sections: Nsioni-Mbata-Mbengi (44 km) and Mbata-Mbengi-Mbaka-Khosi (28 km). It is working under the supervision of Babi Kundu Mavungu, ACGT’s Provincial Director for Kongo Central.

The goal of our mission is to prepare for the rehabilitation of the Nsioni-Mbaka-Khosi Road, a key route connecting the DRC and Angola,” said Mavungu. “This road is not just about transport; it sustains the economic life of the entire region. Its rehabilitation represents hope and the promise of new economic opportunities.”

The data collected will allow ACGT to draw up technical plans and propose infrastructure solutions suited to the terrain.

The project falls under the government’s national policy to modernize transport infrastructure, especially routes linking the DRC with neighboring countries. Last October, Prime Minister Judith Suminwa launched paving work on two other cross-border routes connecting to Angola: Moanda-Yema and Kwilu-Ngongo-Kimpangu.

Boaz Kabeya

Kibali, the Democratic Republic of Congo’s largest gold mine, produced 191,000 ounces of gold in the third quarter of 2025, Barrick Mining said in its financial report released on November 10. That’s a 21% increase from the 159,000 ounces recorded in the same period of 2024.

Barrick attributed the improvement to the ramp-up of open-pit operations at the Kibali mining complex, where extracted ore volumes rose by 133% during the quarter. The increase offset a decline in underground mine output.

From January to September 2025, total production reached 498,000 ounces, slightly below the 509,000 ounces recorded over the same period last year. To meet its annual target of between 688,000 and 755,000 ounces, Kibali will need to produce between 190,000 and 257,000 ounces in the fourth quarter. That would require an additional rise of at least 19.5%, following the 21% increase already achieved in the third quarter.

Such performance would benefit the Congolese state, which owns 10% of the mine through the state company SOKIMO and collects various taxes and other statutory fees in addition to dividends. These include a 30% corporate profit tax, a 3.5% mining royalty on gross sales, and a 0.3% local development contribution based on turnover.

A persistent challenge, however, is improving the valuation of the gold sold. Official data show that in 2024, artisanal cooperatives exported their gold at an average price of $72,873.9 per ton, compared with $53,542.4 per ton for Kibali, a difference of $19,331 per ton. This discrepancy is hard to explain, given that Kibali uses advanced technology and expertise that should, in principle, secure higher international market prices.

Pierre Mukoko

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