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Equipe Publication

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Lors des États généraux des entreprises du portefeuille de l’État, qui se tiennent à Kinshasa, du 9 au 14 décembre 2024, le ministre du Portefeuille, Jean-Lucien Bussa (photo), a estimé que l’entreprise Kamoa Copper, qui pilote Kamoa-Kakula, la plus grande mine de cuivre du pays, vendait sa production à un prix qui “respecte pas les prix concurrentiels fixés sur le marché”. Selon l’Agence congolaise de presse qui rapporte cette information, le membre du gouvernement a affirmé que cette situation est due à la position dominante de l’acheteur qui est par ailleurs actionnaire de Kamoa Copper. Cette entreprise est détenue par Ivanhoe Mines (39,6 %), Zijin Mining Group (39,6 %), Crystal River (0,8 %) et l’État congolais (20 %).

Peu d’informations sont disponibles sur le processus de sélection des acheteurs. Selon un communiqué publié en juin 2021, le cuivre produit par le premier concentrateur installé sur le site est vendu à deux partenaires : CITIC Metal (HK) Limited et Gold Mountains (H.K.) International Mining Company Limited, une filiale de Zijin Mining. Ce dernier, faut-il le rappeler, est non seulement co-propriétaire de la mine Kamoa-Kakula à travers une participation dans Kamoa Copper, mais aussi l’un des principaux actionnaires d’Ivanhoe. Depuis lors, il n’y a plus eu de communication sur l’identité des acheteurs alors que deux autres concentrateurs ont été mis en service.

Les résultats publiés par Ivanhoe Mines montrent que, sur les neuf premiers mois de 2024, Kamoa-Kakula a généré un revenu de 2,263 milliards de dollars à partir de la vente de 303 328 tonnes de concentré de cuivre. Cela suggère un prix moyen réalisé d’environ 7 461 dollars par tonne de concentré vendu. Ce prix est certes en hausse d’environ 7,8 % par rapport aux 6 921 dollars obtenus, sur la base des mêmes calculs, pour les neuf premiers mois de 2023, mais il ne reflète pas les tendances du marché.

1 LME

Bien que le prix du concentré ne puisse, dans l’absolu, être comparé aux prix du cuivre pur sur le marché mondial, le pourcentage de la hausse en glissement annuel interroge, surtout lorsque l’on sait que les prix du métal rouge ont augmenté dans de plus grandes proportions cette année. Après avoir passé l’année 2023 et les deux premiers mois de 2024 sous la barre des 9 000 dollars la tonne, le prix du cuivre a grimpé pour atteindre un record historique de plus de 11 000 dollars en mai. Bien que la courbe d’évolution ait montré une correction et des fluctuations régulières au cours des mois suivants, le cuivre s’échange encore aujourd’hui au-dessus du seuil des 9 000 dollars.

On ignore comment le ministre du Portefeuille est arrivé à la conclusion selon laquelle Kamoa ne vend pas son cuivre à des prix compétitifs. Mais, fort de ce constat, il assure que l’État sera désormais partie prenante au processus de vente. « À partir de maintenant, le processus de sélection des acheteurs se fera avec l’implication de l’État actionnaire. Cela permettra de vendre au prix du marché et d’optimiser le chiffre d’affaires », a indiqué Jean-Lucien Bussa, qui, début octobre 2024, recommandait déjà en Conseil des ministres une implication de l’État dans la sélection des acheteurs de la production de Kamoa.

À travers sa décision de s’impliquer dans la vente du cuivre extrait sur son sol, la RDC veut s’assurer de maximiser ses profits. Toutefois, il faut souligner que les déclarations du ministre Jean-Lucien Bussa, tels que relayés dans la presse locale, ne précisent pas comment le pays compte s’y prendre, ni si les contrats en vigueur avec ses partenaires le lui permettent. Pour l’instant, Kamoa Copper n’a pas réagi ni à cette démarche du gouvernement ni à ses accusations.

LNK

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Trish Kalombola, President and CEO of TowerCo of Africa (TOA) DRC, is among the winners of the Inspiring Fifty Africa Awards 2024. She has been recognized as one of 50 distinguished African women in technology. The awards, unveiled on November 10 by the EQL:HER network, celebrate the achievements and commitment of women in the tech sector across the continent.

TowerCo of Africa, a wholly owned subsidiary of Axian Telecom, praised Kalombola's leadership, stating, "As CEO of TowerCo of Africa DRC, Trish has been instrumental in advancing telecommunications infrastructure, bridging digital divides and promoting connectivity to empower communities. Her leadership reflects Inspiring Fifty Africa’s values of innovation, inclusion, and resilience." 

Kalombola’s commitment to corporate responsibility is evident; last October, she integrated TowerCo into the United Nations Global Compact, aligning its operations with principles on human rights, labor, environment, and anti-corruption. She is devoted to integrating these principles into TOA DRC’s strategy, culture, and operations.

Laura Stebbing, President and CEO of EQL:HER, highlighted the significance of honoring Kalombola and her peers: "Not only are we celebrating their achievements, we are also inspiring the next generation of women leaders in STEM. Their journeys are a testament to the impact of diversity and inclusion on technological advances and progress." 

Kalombola’s recognition underscores her pivotal role in enhancing digital infrastructure in Africa while promoting sustainable development goals through TowerCo's initiatives.

This article was initially published in French, by Muriel Edjo

Edited in English by Ola Schad Akinocho

 

Chaque année, la République démocratique du Congo (RDC) consacre 3 milliards de dollars à ses achats alimentaires à l’étranger. C’est ce qu’a indiqué le président Félix Tshisekedi lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé devant le Parlement le 11 décembre 2024.
Cette dépendance du pays au marché international pour son approvisionnement alimentaire entraîne d’importantes pertes de devises et le rend vulnérable aux fluctuations des prix mondiaux des produits de base.

Il s’agit par ailleurs d’une part importante du marché des produits agroalimentaires qui échappe aux producteurs locaux en raison d’une sous-exploitation du potentiel du pays, notamment des terres arables, dont la superficie est estimée à près de 80 millions d’hectares.

En effet, plusieurs chaînes de valeur agroalimentaires attendent toujours d’être développées par les investisseurs nationaux et étrangers afin de satisfaire la demande locale en produits alimentaires et de positionner la RDC comme un moteur du commerce intrarégional de produits agricoles.

Dans le pays, des filières comme le manioc et le maïs ont un effet d’entraînement important sur l’économie rurale dans de nombreuses provinces, mais elles peuvent aussi servir de catalyseurs pour l’ajout de valeur à travers la transformation. Par ailleurs, l’augmentation de la consommation de produits animaux et de fruits et légumes, sous l’effet du changement des habitudes alimentaires lié à l’urbanisation, représente également une opportunité majeure pour le secteur de l’élevage et les filières horticoles.

Sur ce dernier segment, la tomate est la première culture maraîchère et affiche une consommation en hausse, comme en témoignent les importations de jus, de purée et de fruits frais, qui ont dépassé les 12 millions de dollars en 2022, selon les données de la FAO.

Sur un autre plan, le développement des investissements dans l’irrigation pourrait permettre aux investisseurs de tirer profit des 900 millions de mètres cubes d’eaux de surface et 420 millions de mètres cubes d’eaux souterraines que possède le pays.

En attendant un renforcement de l’implication du secteur privé, M. Tshisekedi indique que le gouvernement jouera pleinement son rôle dans l’essor du secteur agricole en RDC.
Dans le cadre du Programme d’Actions 2024-2028, le chef de l’État souligne que des exonérations pour l’importation de matériel agricole ont déjà été accordées à plus de 200 entreprises agricoles et que les agriculteurs ont bénéficié de 350 tracteurs pour la saison en cours.

Par ailleurs, dans le cadre de la Loi de finances 2025, le budget alloué à l’agriculture devrait dépasser 11 % du total des dépenses publiques, une première qui permettra au pays de respecter l’engagement pris en 2003 à Maputo. Dans le cadre de la mise en œuvre du Programme détaillé de développement de l’agriculture africaine (PDDAA), les États africains s’étaient engagés à consacrer 10 % de leurs dépenses publiques au secteur agricole et à atteindre une croissance agricole de 6 % par an.

Espoir Olodo

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In an exclusive interview with Business in Cameroon (BIC), Henri-Claude Oyima, CEO of BGFIBank Group, discussed how the lender’s subsidiary in the Democratic Republic of Congo (DRC) has been faring since the 2021 hold-up it suffered.

BIC: A few years ago, your DRC subsidiary in the DRC was under the spotlight. How is it faring today, and what are its development prospects in this country of over 100 million inhabitants?

Henri-Claude Oyima: You're nostalgic for the past (laughs). BGFIBank DRC operates in a country we have defined as a growth pole, just like Gabon, the Republic of Congo, Cameroon, and Côte d'Ivoire. In the DRC, we have complied with the $50 million capital adequacy requirement.

We have been expanding in the DRC's major shopping centers, especially in Katanga, Kinshasa, and the Eastern zone on the border with Uganda. So, BGFIBank's subsidiary in the DRC has been operating normally to date. The bank is following its development program, and we will see how things evolve in 2025. 

BIC: You chose Cameroon to announce BGFI Holding's listing on the BVMAC in 2025. Why Cameroon and why 2025?

Henri-Claude Oyima: Cameroon because it houses the BVMAC’s headquarters. 

Also, the day before this ceremony (to inaugurate the headquarters of the Cameroon subsidiary), the BVMAC Board of Directors met. Under our 2025 budget, we gave the institution's Managing Director some goals to drive the stock market’s two segments.

One segment is the bond segment where we launched some issues. This segment is doing very well. Various countries also issue treasury bonds and treasury bills in this segment. 

On the other hand, we discussed the single central depository, currently managed by the Central Bank (BEAC). The BVMAC project involves creating an autonomous company to manage this central depository.

All these projects cannot function efficiently if there are only bonds. We also need listed companies to give more impetus to the equity compartment. That is why we have decided that the main companies in the Cemac zone, including those that are members of the stock exchange's board of directors, must set an example.  

Now, why 2025? BGFI Holding's IPO was announced for 2020. However, COVID-19 happened that year, and my Board of Directors believed there was a better time to proceed. At the time, many people were afraid and there was great uncertainty for investors. We deemed it better for things to calm down before taking on such a major project.

COVID-19 is behind us today, and as we near the end of our five-year "Dynamics 2025" program, we believe this is the perfect time to bring this project to fruition. The main objective is to respond to what the Board of Directors had adopted: going public with a maximum of 10% of capital. This project was well-advanced in 2020, and we intend to resume where we left off then. 

BIC: We're at the end of the 2024 financial year. How would you assess the performance of BGFIBank Group, which posted net income of FCFA 96 billion in 2023, a 55% year-on-year increase?

Henri-Claude Oyima: The financial statements for 2024 will be finalized next March. Regarding figures, we are well on track to achieve a balance sheet total of CFA6,000 billion this year and a consolidated net profit of CFA130 billion.  

Extract from an Interview by Baudouin Enama, Business in Cameroon

 

La société américaine Namib Minerals est sur le point de finaliser son admission sur le marché boursier du Nasdaq à New York, selon un communiqué publié le 9 décembre 2024. D'après la même source, cette opération devrait permettre à l’entreprise minière de devenir propriétaire à 100 % des actifs miniers et d’exploration de Greenstone, un fonds de capital-investissement spécialisé dans le secteur des mines et des métaux, qui est l'une de ses filiales.

Les actifs d’exploration comprennent 13 permis dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba, où six premiers trous de forage ont été réalisés, mettant en évidence un potentiel en cuivre et en cobalt. Namib Minerals mise désormais sur son entrée en bourse pour mobiliser davantage de fonds à consacrer à ses travaux de recherche.

L’intérêt de Namib Minerals pour la RDC intervient à un moment où les analystes s’accordent sur une hausse significative de la demande de cuivre à long terme. À elle seule, la transition énergétique devrait soutenir une augmentation de la demande de cuivre d’un million de tonnes par an jusqu’en 2035, selon BHP.

La RDC est le deuxième producteur mondial de cuivre, et son potentiel pour de nouvelles découvertes reste considérable. En 2023, par exemple, 65 % des nouvelles réserves mondiales de cuivre ont été identifiées en RDC.

Pour l’instant, Namib Minerals n’a fourni aucun détail sur ses programmes d’exploration en RDC. La société doit d’abord finaliser son opération de fusion avec la SPAC Hennessy Capital Investment Corp. VI, qui a conclu en juin 2024 un accord pour acquérir 30 millions d’actions de Namib, pour une valeur de 500 millions de dollars. L’accord devrait être finalisé au premier trimestre 2025, sous réserve de diverses approbations. Il convient de noter que les actifs phares de la société sont trois mines d’or au Zimbabwe, dont l’une a produit 1,8 million d’onces entre 1941 et 2023.

PM avec l’Agence Ecofin

La République démocratique du Congo (RDC) a sollicité l’appui de la France pour moderniser et numériser sa bibliothèque nationale, un patrimoine culturel essentiel à la préservation de l’histoire et de l’identité du pays. Ce projet ambitieux a été mis en avant par le député national Léonard She Okitundu, à l’occasion de la visite de l’ambassadeur français, Rémy Maréchaux, au sein de cette structure emblématique, le lundi 9 décembre 2024.

« Doter la République démocratique du Congo, premier pays francophone, d’une bibliothèque nationale moderne revêt une importance cruciale pour la promotion et la préservation de la langue française dans le cadre de la diversité linguistique mondiale », a déclaré Léonard She Okitundu. Il a également souligné l'urgence de numériser cette institution pour répondre aux exigences actuelles, rappelant que le président Emmanuel Macron s'était déjà montré réceptif à cette initiative.

Ce plaidoyer s'inscrit dans la dynamique de transformation numérique que la RDC entreprend à travers son Plan National du Numérique « Horizon 2025 ». La Bibliothèque nationale, créée en 1989, fait face à de sérieux défis liés à son état de dégradation, alors qu’elle abrite plus de 120 000 ouvrages et 700 000 photographies historiques en noir et blanc. Sans un processus de numérisation rapide, ces ressources précieuses risquent de se détériorer irrémédiablement ou d’être perdues en cas de catastrophe, telle qu’un incendie, compromettant ainsi des décennies d'efforts de conservation et d'enrichissement culturel.

Si les discussions sur un financement, évoquées par Remy Maréchaux, aboutissent, la numérisation de la Bibliothèque nationale offrirait plusieurs avantages notables. Elle permettrait non seulement de préserver les documents historiques face à l'usure du temps, mais aussi d'améliorer leur accessibilité en les rendant disponibles sur des plateformes numériques, facilitant ainsi leur consultation par un public plus large et diversifié. De plus, cette numérisation contribuerait à renforcer la diffusion de la culture et du savoir congolais à l’échelle mondiale.

Samira Njoya, Agence Ecofin

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Le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a effectué, le 10 décembre 2024, une descente dans plusieurs entrepôts d’importateurs à Kinshasa. À cette occasion, il a déclaré avoir constaté « l’effectivité de la baisse des prix des produits de première nécessité et la disponibilité des stocks des biens de consommation ».

À en croire ses services, cette baisse varie de 5 à 11 % en fonction des produits, ce qui reste en deçà des prévisions du gouvernement. En effet, les mesures urgentes de lutte contre la vie chère, adoptées lors du Conseil des ministres du 9 août 2024, devaient aboutir à « une diminution des prix de vente au niveau de l’importateur de 20 à 25 % en moyenne », selon le compte rendu de cette réunion.

La principale mesure a pourtant déjà été mise en œuvre. Il s’agit de la signature, le 19 septembre 2024, par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, d’un décret portant suspension de la perception de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et réduction des taux de droits, taxes et redevances sur les produits alimentaires de première nécessité.

Ce décret a suspendu la perception de la TVA sur la viande, la volaille, le poisson, le lait en poudre, le riz, le maïs et le sucre, ce qui aurait dû entraîner une réduction des prix de 16 %, la TVA représentant 16 % du prix de vente. En outre, le même texte prévoit une réduction de 25 à 50 % des droits de douane et d’autres prélèvements administratifs sur ces produits, tandis que ces taxes sont entièrement suspendues pour le maïs et la farine de maïs.

Pour appliquer le décret du 19 septembre 2024, notamment sur les stocks déjà présents dans les entrepôts, le gouvernement a engagé, depuis le mois de novembre, des négociations avec les principaux importateurs du pays. Ces négociations, auxquelles a pris part la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ont abouti, le 9 décembre, à la signature d’un accord qui n’a pas encore été rendu public. Il est donc difficile de dire si la baisse des prix pourra, à l’avenir, atteindre le niveau escompté par le gouvernement.

« Les baisses de prix, prévues entre 5 et 11 %, devraient impacter positivement le quotidien des Congolais, leur offrant une bouffée d’oxygène après des mois de pressions économiques », se réjouissent les services de communication de la Primature.

Pour l’instant, les réductions des prix ont été consenties par les importateurs. Il faut maintenant veiller à ce que tous les acteurs de la chaîne de distribution les répercutent jusqu’au panier de la ménagère. Pour ce faire, le ministre Daniel Mukoko Samba appelle d’ailleurs à la participation active de tous. « La lutte pour un pouvoir d’achat respecté ne doit pas s’arrêter ici. Elle nécessite un suivi rigoureux et un engagement de chacun », a-t-il souligné, selon des propos rapportés par les services de communication de la Primature.

Pierre Mukoko

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mercredi, 11 décembre 2024 16:13

DRC to Spend $20M to Buy an Observation Satellite

DR Congo is buying a satellite using a $20 million facility secured from SICOMINES, a Sino-Congolese mining project. Gilbert Kabanda, Minister of Scientific Research and Technological Innovation, disclosed the news on Dec. 10, 2024, during a plenary session of the Senate.

"A commission has been set up to define the technical characteristics of this satellite, which will be an important step in strengthening our technological sovereignty and improving the management of our territory," Kabanda said, addressing some senators’ concerns. The purchase aligns with a strategy to modernize the country’s natural resource management tools and enhance its digital infrastructure.

In 2022, after revealing a project to buy a $100 million satellite, the Congolese government launched a call for tenders through the Ministry of Scientific Research. Concurrently, the Ministry of Posts, Telecommunications and New Information and Communication Technologies (PT-NTIC) signed an agreement with Monacosat, a satellite operator from Monaco, to provide satellite-based Internet connectivity.

With the new satellite, the DRC will modernize geographic infrastructures and safeguard strategic data in digital formats. The satellite will also facilitate territorial observation by identifying agricultural production zones, industrial basins, and transportation challenges due to inadequate road infrastructure. It will also help secure borders, monitor areas affected by natural disasters, combat illegal mining activities, and better protect the population against rebels.

This project reflects the DRC's commitment to leveraging technology for improved governance and resource management. The government's ongoing collaboration with international partners like Monacosat translates attests broader efforts to boost connectivity and tackle the country’s critical infrastructure deficits.

This article was initially published in French, by Samira Njoya, Ecofin Agency.

Edited in English by Ola Schad Akinocho

On December 10, 2024, Gary Nagle, Glencore CEO,  met with Félix-Antoine Tshisekedi, President of the Democratic Republic of Congo (DRC).  The two men discussed Glencore's contributions to the Congolese economy. "We employ more than 17,000 people in the DRC and we have a community project worth more than US$100 million," Nagle said, as reported by the DRC presidency's communication services. He added that President Tshisekedi supported Glencore's initiatives and agreed on the importance of collaborating to improve the situation in the DRC while defending their respective interests.

While these are the only details disclosed from the meeting, the mention of mutual interest comes at a time when Kamoto Copper Company (KCC), a subsidiary of Glencore that is 75% owned by the group and 25% by Gécamines (the state-owned mining company), is facing a tax adjustment of approximately $895 million by the Tax Authority, the DGRAD. Earlier communications from Glencore indicated that DRC tax authorities contested KCC's declared sales and expenses, leading to customs claims for non-compliance. The Swiss company had noted ongoing discussions with tax authorities to defend its position, but no updates have been provided.

For Glencore, resolving this tax dispute is critical. Management has indicated that prolonged uncertainty or an unfavorable ruling could significantly impact the group's financial results for the current year. This situation is exacerbated by a reported decline in production levels at KCC's various sites, with copper production down by 18% and cobalt production down by 21% at the end of the third quarter of 2024.

The outcome of these discussions between Glencore and the DRC government may play a crucial role in addressing both the company's operational challenges and its ongoing commitments to local economic development.

This article was initially published in French, by Georges Auréole Bamba.

Edited in English by Ola Schad Akinocho

The European Investment Bank (EIB) will help Kinshasa address various issues, related to solid waste treatment, wastewater and stormwater management, climate change adaptation, and urban mobility. Svetla Stoeva, EIB Director in Central and Southern Africa, told the Congolese press on November 9, 2024. Stoeva met the media after discussing with Kinshasa Governor, Daniel Bumba Lubaki. He was with various EIB executives he had led in the Congolese capital.

According to the EIB executive, Kinshasa, which houses over 20 million people, faces significant challenges such as recurrent flooding often caused by blocked drains filled with solid waste and chronic traffic congestion that disrupts residents' quality of life and the national economy.

Commenting on how the institution plans to help address these issues, Stoeva said “The EIB considers several support avenues”. He added the institution offers low-rate loans. 

The goal is to improve solid waste management and water treatment while integrating climate adaptation measures and enhancing traffic flow through improved urban infrastructure. Further consultations are planned to assess specific needs.

Corridors

EIB also considers supporting the transport sector, particularly in regional corridors like Lobito and Douala-Bangui-Kampala. These are vital for trade and multimodal transport in Central and East Africa. 

The EIB delegation discussed this with Jean-Pierre Bemba, Deputy Prime Minister and Minister of Transport and Communications. The talks covered concessional loans’ potential to improve rail, road, and dry port infrastructures, ultimately boosting agricultural production and critical raw material value chains.

This is not the EIB's first commitment to urban development in Africa; similar projects in cities such as Abidjan, Cotonou, and Nairobi have significantly reduced sanitation and mobility issues. Kinshasa could leverage these experiences to maximize the impact of planned investments.

Overall, the EIB-Kinshasa partnership reflects joint efforts to tackle the city’s pressing urban challenges while fostering sustainable development through strategic investments in infrastructure and services.

This article was initially published in French, by Olivier de Souza.

Edited in English by Ola Schad Akinocho

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