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Equipe Publication

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Le projet d’aménagement des pôles agro-pastoraux a de nouveau été évoqué lors du Conseil des ministres du 6 décembre 2024. Selon le compte rendu de cette réunion, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a demandé aux ministres du Budget et des Finances de « prendre les dispositions nécessaires pour accompagner les études de faisabilité » en vue de la mise en œuvre urgente du projet. Cette phase bénéficiera de l’accompagnement technique de l’Institut national pour l’étude et la recherche agronomiques (INERA) et sera supervisée par le ministère de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire.

Pour les autorités, le développement des pôles agro-pastoraux revêt plusieurs enjeux. Il s’agit notamment de redynamiser les chaînes de valeur agricole afin de permettre au secteur de jouer un rôle moteur dans la diversification de l’économie, actuellement dépendante des ressources extractives.

Par ailleurs, les investissements dans l’aménagement des pôles agro-pastoraux à travers les différentes régions du pays visent à valoriser les potentialités des provinces, à améliorer la sécurité alimentaire et à accroître les revenus issus de la production, de la transformation et de la commercialisation des produits agricoles.

Dans son programme d’investissements publics, annexé au projet de loi de finances pour l’exercice 2025, le gouvernement a prévu un montant de plus de 30 milliards de francs congolais pour l’aménagement de quatre parcs agro-industriels entre 2025 et 2027.

EO

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La junior minière australienne AVZ Minerals a confirmé, le 10 décembre 2024, l’ouverture d’une enquête par la police fédérale australienne (AFP). Cette enquête porte sur des accusations de corruption liées au projet de lithium de Manono en République Démocratique du Congo (RDC).

« Au vu des accusations publiques répétées, AVZ a écrit à l’AFP en juin 2024 et lui a proposé son aide dans le cadre de toute enquête. AVZ a coopéré avec l’AFP dans le cadre des mandats de perquisition et continuera à coopérer dans le cadre de l’enquête de l’AFP. AVZ nie s’être livrée à des actes de corruption », a déclaré la compagnie australienne.

Les enquêteurs ont effectué des perquisitions la semaine dernière dans les locaux d’AVZ à Perth, comme l’a rapporté précédemment le quotidien régional The West Australian. Pour l’instant, la police fédérale australienne n’a fourni aucun détail sur son enquête ni sur d’éventuelles personnes mises en cause parmi les dirigeants actuels ou passés de la compagnie. Il convient toutefois de souligner que les accusations de corruption concernant le projet Manono ne sont pas nouvelles. Elles ont d’ailleurs, en partie, entravé le développement du projet, qui était considéré il y a quelques années comme le plus avancé dans le secteur du lithium en Afrique.

En novembre 2023, un rapport de l’ONG américaine Global Witness a mis en lumière quelques zones d’ombre entourant ce projet. Selon le document, AVZ Minerals a acquis une part majoritaire dans Manono auprès d’une société-écran, Dathomir Mining Resources, détenue par des hommes d’affaires congolais pour plus de 28 millions $. Ces hommes d’affaires congolais s’étaient engagés à verser 6 millions $ à La Cominière, mais le paiement n’a pas été effectué. Une enquête menée en 2022 par l’Inspection générale des finances en RDC a ensuite révélé que l’arrivée du chinois Zijin Mining à Manono s’est faite par l’achat des parts de La Cominière à « un prix nettement inférieur à sa vraie valeur ».

Pour rappel, Zijin Mining a annoncé en octobre 2023 un accord avec La Cominière pour développer le projet Manono, actant l’éviction de l’Australien AVZ. Ce dernier conteste depuis la situation, avec différentes procédures judiciaires ouvertes devant des tribunaux internationaux. Pendant ce temps, le potentiel du gisement Manono, qui hébergerait au moins 400 millions de tonnes de ressources minérales titrant 1,65 % de lithium, selon une estimation d’AVZ, tarde à être concrétisé.

Emiliano Tossou

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President Félix Tshisekedi called for greater investment in local agriculture during last week’s Council of Ministers. According to the council’s report, the leader’s call stems from "the scale of the food and socio-economic challenges and the urgency of action."

The Democratic Republic of Congo (DRC) faces several challenges relative to agriculture; including growing demand for staple foods, the necessity to protect household purchasing power, and economic diversification. In this context, the government is committed to accelerating agricultural development, reducing imports of basic foodstuffs, and reinforcing food security throughout the country.

The 2024-2025 agricultural campaign kicked off on October 17, in Kinshasa. On this occasion, provincial governors received improved seeds, fertilizers, farming equipment, and rolling stock. The move aims to better support local farmers and help them increase their output.

“To address recurring shortages of essential agricultural products, like corn, the President has instructed the Minister of State for Agriculture, and his cabinet, to assess government interventions supporting the ongoing agricultural campaign and to effectively prepare for the upcoming season, which begins in a few weeks,” the Council reported.

Greater Coherence

To rationalize resource allocation for various agricultural projects and programs currently being developed or implemented, President Tshisekedi announced a high-level meeting for early 2025. This meeting will gather key stakeholders and development partners to ensure "the completion of reflection on the coherence of all agricultural initiatives carried out by various ministries and structures attached to the Presidency of the Republic, as well as other state services."

Agricultural policies and related initiatives, including building agricultural feeder roads, have been central to the new government's actions since taking office. The private sector is also actively involved in several initiatives, including a project by Swiss company Mole Group in Central Kongo, which aims to invest close to one billion dollars.

The African Development Bank has provided over $265 million to develop agricultural skills, alongside funding from the World Bank and Agence Française de Développement. In its priority investment program for 2025-2028, the government plans to allocate approximately $265 million towards research, improving agricultural production, and developing predominantly agricultural rural areas.

This comprehensive approach reflects a commitment to enhancing food security and promoting sustainable agricultural practices in the DRC while addressing pressing socio-economic challenges plaguing the Congolese people.

This article was initially published in French, by Georges Auréole Bamba.

Edited in English by Ola Schad Akinocho

The Congolese government has ordered four ferries to enhance its river transport services. Transport Minister Jean-Pierre Bemba announced the order last Wednesday, in an interview with the local channel Top Congo FM. He said the boats are being built, without indicating when they will be delivered. 

"Four new boats will be coming out. They cost $250,000 each and can carry between 150, 180, and 300 people," Bemba said, stressing that the investment would be sustained, as the goal is to have a 100-boat fleet. 

The purchase is part of recent government reforms to improve river transport and reduce the frequency of shipwrecks in the DR Congo. Indeed, shipwrecks have been on the rise in the country. The reasons include mainly using makeshift vessels, overloading, and the absence of stringent regulations. 

The country’s river transport sector is officially managed by Société Congolaise des Transports et Ports (SCTP), also known as Office National des Transports (ONATRA). However, the sector is dominated by private operators, because the ONATRA has a small fleet.

Besides expanding the ferry fleet, the Ministry of Transport spearheads a crackdown on substandard boats–especially boats practicing overloading or with no passenger lifejackets. "There is also the dredging and beaconing of the Congo River that needs to be done," said Jean-Pierre Bemba, without providing further specifics.

Last September, the government inked a memorandum of understanding with China Harbour Engineering Company (CHEC) to modernize river transport. This agreement includes in-depth studies initiated in October to assess the necessary work for modernizing and developing this sector; however, it remains unclear whether current measures are directly influenced by these studies.

The initiative to enhance river transport comes amid ongoing challenges related to safety and infrastructure. The DRC has faced numerous incidents involving poorly maintained and overloaded vessels, leading to fatal accidents. The government's commitment to improving safety standards and expanding its fleet aims to address these pressing issues while facilitating better connectivity across its vast waterways.

This article was initially published in French, by Henoc Dossa (Ecofin Agency).

Edited by: Ola Schad Akinocho

 

L’agriculture a été un point clé de la communication du président de la République Démocratique du Congo (RDC) lors de la réunion du Conseil des ministres tenue le vendredi 6 décembre 2024. À cette occasion, Félix Tshisekedi a indiqué à son gouvernement qu’il souhaite que davantage de ressources soient mobilisées et allouées à ce secteur, rapporte le compte rendu de la réunion. Cette orientation découle de « l’ampleur des défis alimentaires et socioéconomiques à relever et de l’urgence d’action », indique la même source.

Les directives présidentielles s’inscrivent dans un contexte marqué par une demande croissante de denrées de première nécessité, la nécessité de protéger le pouvoir d’achat des ménages et l’objectif de diversifier l’économie nationale. Il s’agit donc de développer l’agriculture afin de réduire significativement les importations de produits alimentaires de base et de renforcer la sécurité alimentaire sur l’ensemble du territoire.

À l’occasion du lancement de la campagne agricole 2024-2025, le 17 octobre 2024 à Kinshasa, des semences améliorées, des fertilisants, ainsi que du matériel aratoire et divers équipements roulants ont été distribués aux gouverneurs de différentes provinces. L’objectif est de soutenir plus efficacement les agriculteurs locaux et d’accroître leur production.

Pour le président de la République, ces subventions sont suffisantes. « Ainsi, afin de prévenir les carences répétitives en produits agricoles de première nécessité, comme le maïs, le président de la République a engagé le ministre d’État, ministre de l’Agriculture en collaboration avec son cabinet, à procéder à l’évaluation des interventions du gouvernement en faveur de la campagne agricole de la première saison en cours, afin de prendre des mesures pour préparer efficacement la saison prochaine qui débute dans quelques semaines », rapporte le compte rendu du Conseil des ministres.

Plus de cohérence

Par ailleurs, dans le souci de rationaliser l’allocation des ressources aux différents projets et programmes agricoles en cours d’élaboration ou d’exécution et d’optimiser les rendements attendus pour le bien-être des populations, le président de la République a annoncé la tenue, en début d’année prochaine, d’une réunion de haut niveau. Cette réunion, qui regroupera les principales parties prenantes et les partenaires au développement, devrait permettre « de procéder au parachèvement de la réflexion sur la mise en cohérence de toutes les initiatives agricoles portées par les différents ministères et structures rattachées à la présidence de la République ainsi que d’autres services étatiques ».

La politique agricole et les politiques connexes, notamment la construction de voies de desserte agricole, ont animé l’action du nouveau gouvernement depuis son entrée en fonction. Le secteur privé est également engagé dans plusieurs initiatives, dont l’une est portée par l’entreprise suisse Mole Group dans le Kongo Central. Le projet ambitionne des investissements proches du milliard de dollars.

Les bailleurs de fonds sont aussi actifs, avec notamment plus de 265 millions de dollars apportés par la Banque africaine de développement pour développer des milliers de compétences agricoles, ainsi que des financements de la Banque mondiale et de l’Agence française de développement.

Dans son programme d’investissements prioritaires pour la période 2025-2028, le gouvernement a prévu d’injecter environ 265 millions de dollars, répartis entre la recherche, l’amélioration de la production agricole et le développement des zones rurales à dominante agricole.

Georges Auréole Bamba

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The prices of necessities sold in the Democratic Republic of Congo (DRC) will be reduced on December 10, 2024. The importers of the Fédération des Entreprises du Congo (the employers' association) disclosed the measure on December 5, just after meeting with the Minister of National Economy, Daniel Mukoko. 

This price reduction follows numerous discussions with the government and is backed by a decree signed by Prime Minister Judith Suminwa on September 19. The decree suspends VAT collection on essential items such as meat, poultry, fish, milk powder, rice, corn, and sugar. It also abolishes customs duties and other administrative levies on maize and maize flour while reducing these levies for other products from 25% to 50%. This scheme will remain in effect until the end of 2025. Minister Mukoko Samba assured that "the reforms undertaken will continue and some will be perpetuated."

As part of the current reform efforts, the government plans to identify and list existing stocks of goods and calculate outstanding VAT and other taxes already paid to convert them into tax credits for future imports. The government has also pledged to assist importers in identifying opportunities to reduce costs. "The battle for purchasing power is not won in a single day; it is won over time," said Mukoko.

Regarding their stocks, importers have assured that they have sufficient stocks to avoid any supply disruptions, with at least three months' worth stored in warehouses across Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Mbuji-Mayi, and Kananga, as explained by John Mwenda, Managing Director of Cowbell.

Favorable International Climate

It is worth noting that the Congolese government has been striving to lower the rising cost of living in the country. Other efforts include ensuring a continuous and reliable food supply while boosting local production. The government’s efforts may be fostered by a favorable global environment next year. 

Indeed, global prices for several products are expected to decline in 2025. This does not include corn, which is projected to cost slightly more. Freight costs, by sea, are also anticipated to decrease by up to 70%, aided by lower global fuel prices and potentially reduced demand due to ongoing trade tensions between Europe, China, and the United States.

The dollar could also weaken due to declining global demand and shifting economic relations among BRICS countries (Brazil, Russia, India, China, South Africa), which are gradually moving away from US influence.

Still, DR Congo has many issues that contribute to the high cost of living problem. These include an infrastructure network that requires improvement, unpredictable trade facilitation costs (such as transport and control barriers), and a complex parafiscal levy system that accounts for nearly 25% of the price of goods arriving at warehouses.

In addition, the government has decided to exclude foreigners from small-scale distribution in favor of local players. While this measure may strengthen local businesses in the long term, it could also increase operating costs and influence prices in a context where regulatory controls may become more challenging.

Overall, as Tradex prepares for its entry into the DRC market amidst these developments, it faces both opportunities and significant logistical challenges that will require careful navigation to ensure successful operations in this complex environment.

This article was initially published in French by Georges Auréole Bamba.

Edited by: Ola Schad Akinocho

Dans une interview exclusive accordée à nos collègues d’Investir au Cameroun, le PDG du groupe BGFIBank s’est prononcé sur l’état de santé de la filiale en République Démocratique du Congo (RDC) après l’épisode Congo Hold-up de fin 2021.

IC : Il y a quelques années, votre filiale en RDC a fait face à un tourbillon médiatique. Comment se porte-t-elle aujourd’hui, et quelles sont ses perspectives de développement dans ce pays de plus de 100 millions d’habitants ?

Henri-Claude Oyima : Vous êtes nostalgique du passé (rire). BGFIBank RDC évolue aussi dans un pays que nous avons défini comme pôle de croissance, au même titre que le Gabon, la République du Congo, le Cameroun, la Côte d'Ivoire. Ce que nous avons fait en RDC, c’est qu’aujourd’hui, nous nous sommes conformés aux exigences de fonds propres qui sont de 50 millions de dollars.

En RDC, on s’est conformé aux exigences de fonds propres qui sont de 50 millions dollars.

 

L’autre chose, c’est que nous avons travaillé à être plus présents au niveau des grands centres commerciaux de la RDC. Notamment au Katanga, à Kinshasa et dans la zone Est, à la frontière avec l’Ouganda. Donc, la filiale de BGFIBank en RDC fonctionne normalement à ce jour. La banque suit son programme de développement et nous aurons un aperçu de l’évolution des choses en 2025.

IC : Vous avez choisi le Cameroun pour annoncer l’introduction de BGFI Holding à la BVMAC en 2025. Pourquoi le Cameroun et pourquoi 2025 ?

Henri-Claude Oyima : Le Cameroun, parce que c’est le pays siège de la BVMAC où nous ferons l’introduction. Aussi, la veille de cette cérémonie (d’inauguration du siège de la filiale camerounaise), s’est tenu le conseil d’administration de la BVMAC. Dans le cadre du budget de l’année 2025, nous avons fixé au directeur général de cette institution des objectifs pour animer les deux compartiments qui constituent ce marché boursier.

Un de ces compartiments, qui fonctionne très bien, c’est celui des obligations, où nous avons des emprunts obligataires qui sont lancés. Des obligations de trésor et des bons de trésor sont également émis par les différents États.

De l’autre côté, nous avons discuté de la problématique du dépositaire central unique qui est aujourd’hui géré par la Banque centrale (BEAC). Dans le projet de la BVMAC, il est question de créer une société autonome qui sera gestionnaire de ce dépositaire central.

Tous ces projets ne peuvent pas fonctionner de façon efficiente s’il n’y a que des obligations. Il faut donc qu’il y ait aussi des sociétés cotées pour davantage animer le compartiment des actions. À cet effet, nous avons décidé que les principales entreprises de la zone Cemac, dont celles qui sont membres du conseil d’administration de la bourse, doivent montrer l’exemple.

Il faut qu’il y ait beaucoup plus de sociétés cotées pour davantage animer le compartiment des actions.

 

Maintenant, pourquoi 2025 ? Déjà, il faut savoir que l’introduction de BGFI Holding avait été annoncée pour 2020. Cette année-là, la Covid-19 est survenue et mon conseil d’administration a jugé que le moment n’était pas opportun pour lancer cette opération. Car, dans ce contexte, l’avenir était incertain pour les investisseurs et il régnait une grande peur. Nous avons estimé qu'une initiative d'une telle envergure devait être menée dans un climat plus serein.

Aujourd'hui, la pandémie de la Covid est passée. Alors que nous touchons à la fin de notre programme quinquennal « Dynamique 2025 », nous pensons que le moment est idéal pour concrétiser ce projet. Le principal objectif est de répondre à ce que le conseil d’administration avait adopté. Ce dernier avait décidé d’aller en bourse avec un maximum de 10 % du capital et c’est ce que nous voulons faire. C’est un projet qui avait déjà été mûri en 2020, et nous allons le reprendre là où nous nous étions arrêtés à cette date-là.

IC : Nous sommes à la fin de l'exercice 2024. Quel bilan dressez-vous en termes de performances du Groupe BGFIBank, qui a enregistré un résultat net de 96 milliards de FCFA en 2023, soit une hausse de 55 % en glissement annuel ?

Henri-Claude Oyima : Les états financiers de 2024 seront finalisés en mars prochain. En attendant, concernant les chiffres, je peux vous indiquer que nous sommes en bonne voie pour atteindre cette année un total bilan de 6 000 milliards de FCFA et un résultat net consolidé de 130 milliards de FCFA.

 

Extrait d’une interview réalisée par Baudouin Enama, Investir au Cameroun

A mystery disease has killed 92 people, mostly children under 15, in the Democratic Republic of Congo (DRC) since October 24, 2024. According to the Congolese Ministry of Health, which reported 376 cases, the disease is concentrated in the Panzi region, about 700 km southeast of Kinshasa, the capital. The undiagnosed illness shares symptoms with the flu, including fever, headache, runny nose, cough, difficulty breathing, and anemia. 

Health Minister Samuel Roger Kamba told the press on December 5 that the illness has a mortality rate of 8%, which means it is unlikely to be Covid. However, he said the Ministry is on “maximum alert” and has dispatched a team to the affected area.  

The team regroups agents from the Institut national de la santé publique (INSP) and the Centre des opérations d'urgence de la santé publique (COUSP). They manage reported cases, collect samples for laboratory analysis, and conduct field investigations to diagnose the illness. The World Health Organization (WHO) has also sent a team to assist with laboratory investigations.

Fighting the new disease will put more pressure on DR Congo which already deals with Mpox. According to the WHO, the latter might have already claimed 1,000 lives, out of over 47,000 reported cases.

Both crises will strain the country’s public finances like Covid did a few years ago. Indeed, the pandemic had caused DR Congo’s health spending to explode by 1,348%.

The situation could also stress DR Congo’s foreign currency reserves, as most equipment, medicines, and vaccines to tackle epidemics are imported. To facilitate foreign purchases, countries must possess currency accepted in the purchasing territory—usually obtained through exporting goods or services or through borrowing.

Congolese health authorities are currently focused on identifying the source of the mystery illness, to see if it is viral or bacterial. According to Dieudonne Mwamba, director general of the National Public Health Institute.

In the meantime, the Health Ministry warned people in the affected area to avoid large gatherings and maintain healthy hygiene practices. They were also urged to report suspected cases to local health authorities. 

As health officials remain on high alert regarding both outbreaks, they emphasize the need for rigorous hygiene practices and community cooperation to manage the public health threats, effectively.

This article was initially published in French by Pierre Mukoko.

Edited by: Ola Schad Akinocho

Depuis le 24 octobre 2024, une maladie « d’origine inconnue » sévit en République démocratique du Congo, apprend-on dans un communiqué du ministère de la Santé. Selon le document, en un mois, cette maladie a déjà causé la mort de 92 personnes, dont une majorité d’enfants âgés de moins de 15 ans, pour un total de 376 cas recensés.

Pour l’instant localisée dans la zone de Panzi, à quelque 700 km au sud-est de Kinshasa, elle présente des symptômes similaires à ceux d’une grippe : fièvre, maux de tête, écoulement nasal, toux, difficulté respiratoire et anémie. Cependant, des spécialistes estiment qu’il ne s’agirait pas du Covid. « Le taux de mortalité, qui est autour de 8 %, nous fait penser que ce ne serait pas le Covid », a expliqué le ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba (photo), lors d’une conférence de presse le 5 décembre dernier.

Pour faire face à cette « situation préoccupante », le ministère de la Santé publique, qui se dit en « alerte maximale », affirme avoir dépêché une équipe d’intervention rapide dans la zone affectée. Cette équipe, composée d’agents de l’Institut national de la santé publique (INSP) et du Centre des opérations d’urgence de la santé publique (COUSP), est chargée d’assurer la prise en charge immédiate des cas signalés, de réaliser des prélèvements d’échantillons auprès des patients pour analyse en laboratoire, et de mener des investigations approfondies sur le terrain afin d’identifier la nature de la maladie.

Ce déploiement nécessite des moyens financiers, ce qui devrait exercer une pression supplémentaire sur les finances publiques, déjà impactées notamment par la lutte contre le virus du Mpox, ex-variole du singe, avec plus de 1 000 morts recensés. Cette pression résulte du fait que l’État est contraint d’utiliser des fonds destinés à d’autres dépenses pour faire face à cette situation difficile à prévoir. L’expérience de la Covid-19 illustre bien ce défi. En effet, cette pandémie avait entraîné une augmentation de 1 348 % des dépenses prévues dans le fonds spécial de la santé.

De tels phénomènes exercent également des pressions sur les avoirs en devises de la RDC, puisque l’essentiel du matériel, des médicaments ou des vaccins utilisés pour y faire face est généralement importé. Il faut savoir que pour acheter à l’extérieur, un pays a besoin de posséder la monnaie acceptée dans le territoire où les achats sont effectués, une monnaie généralement obtenue soit en vendant un bien ou un service à l’extérieur, soit en s’endettant ou en achetant la devise en question.

Pierre Mukoko

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Commercial banks operating in the Democratic Republic of Congo (DRC) will help the government settle the remaining balance of losses incurred by finished petroleum product suppliers (gasoline, diesel, kerosene, etc.) on the local market, excluding diesel sold to the industrial mining sector since October 2023. The lenders formalized their commitment on December 3, during a meeting with the Deputy Prime Minister and Minister for the National Economy, Daniel Samba Mukoko.

A total of 14 contracts to refinance this debt have been signed with local financial institutions. At a Council of Ministers meeting on November 29, Prime Minister Judith Suminwa Tuluka urged the acceleration of finalizing these agreements. Essentially, the government aims to change creditors by transferring arrears owed to fuel distribution companies to commercial banks in exchange for an interest rate.

"There is no problem; the government can count on the banks," stated Gisèle Mazengo, representative of Rawbank, the country’s largest bank, by assets and market share. Djo Nkoy Lolonga, a representative from Equity BCDC, mentioned that necessary operations, such as withdrawals from the central bank, had already been completed and that they were awaiting some documents from the Ministry of Finance to proceed with payments. According to communication services from the Ministry of the Economy, the banks are ready to help settle the shortfalls before the end of December 2024.

There is little information about how much is owed to petroleum product distributors. In 2023, petroleum product prices rose by 70% to 130% depending on the region, which reduced the accumulation of shortfalls from $545 million in 2022 to $125 million in 2023. In the first four months of 2024, $135 million in arrears were settled, with Congolese commercial banks contributing $123.5 million, according to the Ministry of Finance. Consequently, by the end of March 2024, the outstanding balance was $405 million but increased throughout the year due to an administrative reduction in petrol prices to tackle high living costs.

While bank intervention mitigates the risk of a socio-economic crisis from fuel shortages, it does not resolve the underlying issue of arrears. As previously mentioned, total outstanding arrears at the end of 2023 amounted to $3.5 billion. According to a report from the International Monetary Fund (IMF) dated July 2024, $438.6 million was allocated to clear these arrears this year.

Georges Auréole Bamba

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