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Equipe Publication

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Ivanhoe Mines a annoncé, le mardi 3 décembre, une production de 45 019 tonnes de concentré de cuivre à son complexe Kamoa-Kakula, la plus grande mine de cuivre en RDC. Cela constitue un nouveau record mensuel pour cette mine, portant la production totale de l’année à 390 061 tonnes à fin novembre.

Depuis la mise en service d’un troisième concentrateur sur le site, en juin dernier, Kamoa-Kakula a battu à plusieurs reprises son record de production mensuelle. La mine devrait livrer entre 425 000 et 450 000 tonnes en 2024, contre 393 551 tonnes en 2023. La production attendue en 2025 devrait être plus significative, puisque Kamoa-Kakula dispose, depuis quelques mois, d’une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes.

Évolution de la production mensuelle de cuivre à Kamoa-Kakula

1 kakula

Notons que Kamoa-Kakula est une coentreprise majoritairement contrôlée par la Chine, notamment à travers Zijin Mining (39,6 % d’intérêts dans la mine) et China CITIC Bank, premier actionnaire d’Ivanhoe Mines (également 39,6 % d’intérêts). Alors que la production de la mine fait l’objet d’accords de vente à des entreprises chinoises, le gouvernement congolais a récemment exprimé sa volonté de s’impliquer dans le processus de sélection des acheteurs.

« L’État doit s’impliquer afin de pouvoir garantir la crédibilité du processus d’appel d’offres organisé et d’avoir la certitude que tout processus futur de sélection d’acheteurs permettra à Kamoa Copper SA de recevoir des offres compétitives et d’obtenir les meilleures conditions possibles pour la vente de ses produits », indique le compte-rendu du Conseil des ministres tenu le 4 octobre dernier.

Il faut souligner que la croissance de la production de cuivre à Kamoa-Kakula s’inscrit dans une tendance générale de hausse de la production congolaise. Après une augmentation de 13,5 % en 2023, BMI a indiqué que la production de cuivre en RDC devrait connaître une croissance plus modeste de 4,5 % en 2024, rapprochant le pays d’une production de 3 millions de tonnes. Alors que le Pérou vise une production de 2,8 millions de tonnes cette année, la RDC devrait donc maintenir son statut symbolique de deuxième producteur mondial de cuivre.

Emiliano Tossou

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Trish Kalombola, présidente-directrice générale de la société d’infrastructures de tours télécoms TowerCo of Africa (TOA) RDC, est lauréate des Inspiring Fifty Africa Awards 2024. Elle figure parmi les 50 Africaines distinguées cette année. Dévoilée le 10 novembre dernier par le réseau EQL:HER, promoteur du programme Inspiring Fifty Africa Awards, cette distinction célèbre l’engagement et les réalisations des femmes dans le domaine de la technologie en Afrique.

TowerCo of Africa, filiale à 100 % d’Axian Telecom, s’est réjouie de cette reconnaissance et a affirmé : « En tant que PDG de TowerCo of Africa RDC, Trish a joué un rôle essentiel dans l’avancement des infrastructures de télécommunications, la réduction des fractures numériques et la promotion de la connectivité pour autonomiser les communautés. Son leadership illustre les valeurs d’innovation, d’inclusion et de résilience qui définissent l’initiative Inspiring Fifty Africa. »

Un leadership qui s’est encore illustré en octobre dernier à travers une énième action forte. Trish Kalombola a fait intégrer TowerCo of Africa RDC au Pacte mondial des Nations unies sur les droits de l’homme, le travail, l’environnement et la lutte contre la corruption, ainsi qu’à ses dix principes. Elle s’est engagée à intégrer ces principes dans la stratégie, la culture et les opérations quotidiennes de TOA RDC, et à impliquer l’entreprise dans des projets de collaboration qui font progresser les objectifs de développement plus larges des Nations unies, en particulier les Objectifs de développement durable.

En rendant hommage à Trish Kalombola et aux quarante-neuf autres lauréates africaines des Inspiring Fifty Africa Awards, Laura Stebbing, présidente-directrice générale de EQL:HER, a affirmé : « Non seulement nous célébrons leurs réalisations, mais nous inspirons aussi la prochaine génération de femmes leaders dans le domaine des STIM. Leurs parcours témoignent de l’impact de la diversité et de l’inclusion sur les avancées technologiques et le progrès. »

Muriel Edjo

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lundi, 02 décembre 2024 16:35

DR Congo: Air Congo Officially Operational

Air Congo launched its first flights on December 1, from the Ndjili International Airport in the Democratic Republic of Congo (DRC). Air Congo is a joint venture between the Congolese government and Ethiopian Airlines. 

The new carrier first served Mbuji-Mayi, Lubumbashi, Kisangani, and Goma, using the first Boeing 737-800 that arrived on November 30.

"I would like to salute Ethiopian Airlines' partner for its determination to build with the Democratic Republic of Congo a great airline that will enable the Congolese to travel, to open up the country and also, from Kinshasa, to radiate across Africa and the world," said Jean-Lucien Busa, Minister of the Portfolio, upon receiving the aircraft, as reported by Agence Congolaise de Presse.

The effective launch of this new airline marks a significant milestone in the Congolese air transport sector, which now features three companies in addition to private air transport services. This development is also good news for Ndjili Airport and domestic air transport.

On the day Air Congo started its operations, 23 commercial take-offs were scheduled, excluding cargo flights.

GAB

Il faudra encore attendre jusqu’au 10 décembre 2024 pour en savoir davantage sur l’issue finale des négociations, des discussions et des travaux préparatoires en cours, dont le principal objectif est d’obtenir une réduction des prix des produits de grande consommation introduits en République Démocratique du Congo (RDC) par de gros importateurs.

« Le mécanisme pour l’attribution des crédits d’impôt a déjà été développé et, au plus tard le 10 décembre, nous serons en mesure de faire des annonces sur les prix réduits des denrées alimentaires de première nécessité, le décret de la Première ministre signé à la mi-septembre diminuant le taux de prélèvement des droits de douane sur les denrées alimentaires étant entré en vigueur », a déclaré Mukoko Samba, vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, le 29 novembre sur Top Congo FM, selon des propos relayés par plusieurs médias locaux.

Alors qu’on s’approche de la période des fêtes de fin d’année et du Nouvel An, le porte-monnaie des ménages continue de ressentir la pression des hausses de prix à deux chiffres survenue au cours des deux dernières années.

Pour renforcer la lutte contre la vie chère, la Première ministre a pris, le 19 septembre 2024, un décret portant suspension de la perception de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et le rabattement des taux de droits, taxes et redevances sur les produits alimentaires de première nécessité. Selon ce texte, la suspension de la perception de la TVA concerne la viande, la volaille, le poisson, le lait en poudre, le riz, le maïs et le sucre. Le texte prévoit aussi la suppression des droits de douane et d’autres prélèvements administratifs sur le maïs et la farine de maïs, ainsi que la réduction de 25 à 50 % de ces mêmes prélèvements pour les autres produits.

Selon les estimations du gouvernement, ces nouvelles mesures, en vigueur jusqu’au 31 décembre 2025, devraient faire baisser les prix de vente au niveau de l’importateur de 20 à 25 % en moyenne. Et pour rendre ces réductions effectives pendant les fêtes de fin d’année 2024, le gouvernement propose aux importateurs des crédits d’impôt qui seront déduits de leur fiche d’impôt lors des prochaines importations. Mais les négociations n’ont pas encore abouti.

Une réunion est d’ailleurs prévue ce 2 décembre pour finaliser la simulation sur la baisse des prix. À l’issue, on devrait savoir à quelle hauteur se situeront les baisses des prix. Cependant, il n’est pas certain que les économies pour les ménages seront substantielles, du fait d’un environnement des prix dynamique et d’une politique monétaire restée restrictive. Avec un taux directeur maintenu à 25 % pour les crédits en monnaie locale, il demeure difficile pour les entreprises et les ménages d’investir et de consommer davantage.

Georges Auréoles Bamba

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Selon les calculs réalisés par Bankable à partir du dernier rapport du Département américain de l’agriculture (USDA) sur la situation de l’industrie de la volaille dans l’Union européenne (UE) datant de septembre dernier, la République démocratique du Congo (RDC) pourrait absorber entre 130 000 et 140 000 tonnes de viande de poulet en provenance de ce marché communautaire d’ici la fin de l’année. S’il se confirme, ce volume marquera un niveau record et confirmera la place de 3 ᵉ débouché mondial que représente la RDC pour les producteurs de viande de poulet de l’UE, après le Royaume-Uni (725 000 tonnes) et le Ghana (plus de 200 000 tonnes).

Depuis 2019, les envois de viande de poulet de l’UE sur le marché congolais ont presque doublé, atteignant les 120 000 tonnes en 2021. Depuis lors, ces importations ont reculé pour tomber sous la barre des 100 000 tonnes en 2023. Pour l’essentiel, l’USDA souligne que les cargaisons destinées à la RDC, comme aux autres pays africains importateurs de volaille européenne, sont principalement constituées de viande brune congelée et désossée mécaniquement.

Cette percée attendue en 2024 de la viande de poulet importée de l’UE est notamment liée à son bas prix, qui permet aux consommateurs de satisfaire des besoins croissants en protéines animales. Selon les données de Trade Data Monitor (TDM) compilées par l’USDA, entre janvier et juin derniers, le prix FOB (tarif sans le coût de transport vers le port de destination, les taxes, l’assurance et les autres frais) de la tonne de viande de poulet européenne destinée à la RDC était inférieur à 1 000 $, contre près de 4 000 $ pour la Guinée ou environ 2 250 $ pour le Bénin.

Dans une étude datant de 2018, l’Université agronomique néerlandaise de Wageningen estimait aussi qu’un poulet importé (toutes destinations confondues) coûtait environ 2,3 $ dans le pays d’origine, ce qui est déjà inférieur aux coûts de l’alimentation seule pour la production d’un poulet à Kinshasa.

Si les acteurs locaux sont moins efficaces en raison de contraintes de taille, comme le manque de capitaux et l’inaccessibilité économique aux intrants (provende et produits vétérinaires notamment) qui minent leur compétitivité, il faut souligner l’existence d’un dumping qui est dénoncé depuis quelques années par les ONG. Profitant des subventions à l’exportation et pour les facteurs de production, certains industriels envoient massivement des produits qui ne sont pas commercialisés ou le sont en volumes limités dans les pays d’origine, à des prix impossibles à suivre pour les acteurs locaux sur le continent africain.

Espoir Olodo

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Les parties prenantes ayant participé à la 4 ᵉ édition de la Semaine nationale du tourisme en République démocratique du Congo ont encouragé les « partenaires nationaux et internationaux » à accompagner « les investissements touristiques de la République démocratique du Congo », a rapporté Bonaventure Omasumbu, président du secrétariat technique, dans le compte rendu de l’événement.

Lors de la clôture de l’événement, le ministre Didier M’pambia Musanga, en charge de ce secteur, a souligné l’importance du tourisme comme outil de construction de l’image nationale. Il a mis en avant le concept de villages touristiques et le Projet 145 territoires, qui non seulement stimulent le développement local, mais ont aussi un potentiel en termes de création d’emplois.

De nombreuses initiatives ont déjà été annoncées depuis le début du deuxième semestre 2024. En septembre 2024, le gouvernement a approuvé un partenariat avec le club de football italien AC Milan pour promouvoir la destination RDC à l’international. Ce partenariat, présenté par le ministre M’pambia, vise à positionner la RDC comme une destination touristique de premier plan, en s’appuyant sur la renommée internationale de l’équipe de série A italienne.

Mais les ambitions du pays en matière de tourisme ne datent pas d’aujourd’hui. En 2020, un plan de développement du tourisme à l’horizon 2025 a été adopté. Ce dernier ciblait une arrivée de 2,5 millions de touristes par an, 2,2 milliards $ de revenus et la création de 200 000 emplois. En septembre 2024, un nouveau plan a été adopté pour remplacer le précédent. Il comprend sept chapitres principaux : la présentation du pays, le cadre institutionnel et juridique, le diagnostic du secteur, les orientations et stratégies, le plan d’action, le financement, ainsi que le mécanisme de mise en œuvre, de suivi et d’évaluation. Ce plan vise la création de 500 000 emplois et plus de 7 milliards $ de revenus à l’horizon 2030.

La RDC possède un potentiel touristique significatif, avec des parcs nationaux, une biodiversité riche et des sites culturels variés. Sur le site du ministère du Tourisme, on peut relever l’existence de 1 000 sites touristiques, près de 500 espèces de mammifères à observer et au moins 4 grands parcs nationaux.

Cependant, le développement du tourisme est freiné par des infrastructures insuffisantes, des problèmes de sécurité et un manque de promotion internationale. Le gouvernement cherche à surmonter ces obstacles en améliorant les infrastructures, en renforçant la sécurité et en établissant des partenariats stratégiques pour attirer les investissements et les visiteurs. Mais plus que tout, la simplification des processus de visas pourrait être une étape significative.

Georges Auréole Bamba

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Depuis le 1er décembre 2024, le programme des départs de l'aéroport international de Ndjili, en République démocratique du Congo, affiche de nouveaux vols. Ces vols, initialement présentés comme opérés par Ethiopian Airlines, sont effectués par un appareil arborant le label Air Congo, nom de la coentreprise fondée par le gouvernement de la RDC et le transporteur éthiopien.

Les premiers vols de ce transporteur ont débuté conformément aux prévisions, démontrant une fois de plus la capacité d’Ethiopian Airlines à mettre en place des systèmes d'exploitation aux meilleurs standards internationaux. Les premières destinations desservies incluent Mbuji-Mayi, Lubumbashi, Kisangani et Goma. Ces vols sont rendus possibles grâce à l'arrivée, le 30 novembre, d'un premier appareil de marque Boeing 737-800.

« Je voudrais saluer le partenaire de la compagnie Ethiopian Airlines pour sa détermination à construire avec la République démocratique du Congo une grande société aérienne qui permettra aux Congolais de se déplacer, de désenclaver le pays et aussi, à partir de Kinshasa, de rayonner à travers l'Afrique et le monde », a déclaré Jean-Lucien Busa, ministre du Portefeuille, lors de la réception de l'avion, selon des propos rapportés par l'Agence Congolaise de Presse.

Le lancement effectif de cette nouvelle compagnie marque une étape importante dans le secteur du transport aérien congolais, qui compte désormais trois compagnies, en plus des services de transport aérien privés. Cela constitue également un regain d'activité pour l'aéroport de Ndjili. Ce lundi, 23 décollages de vols commerciaux sont prévus, sans compter les vols cargo, reflétant une augmentation de l'activité pour les aéroports intérieurs.

GAB

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L’Australien AVZ Minerals a annoncé avoir sécurisé un financement de 15 millions de dollars auprès de Locke Capital, un spécialiste du financement des litiges, pour soutenir ses démarches juridiques autour du projet de lithium de Manono en République Démocratique du Congo (RDC).

Ce financement permettra de couvrir les frais liés à plusieurs arbitrages internationaux initiés par AVZ. Ces procédures concernent notamment le différend avec les autorités congolaises et des partenaires comme Zijin Mining et Cominière, autour du permis de recherche PR 13359. Ce permis, qui couvre une partie du projet Manono, est au cœur d’un litige soumis au Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI).

Les fonds serviront à couvrir les honoraires d’avocats, les frais d’arbitrage ainsi que d’autres dépenses liées aux litiges en cours. Le financement est adossé aux actifs d’AVZ, y compris ses participations dans le projet Manono et ses filiales associées.

Un litige sur fond de baisse des prix du lithium

Depuis 2023, AVZ Minerals conteste la décision des autorités congolaises d’attribuer un permis d’exploitation pour le projet Manono à Manono Lithium SAS, une coentreprise détenue par Zijin Mining et Cominière. AVZ affirme que cette attribution viole des ordonnances provisoires du CIRDI, qui imposaient de maintenir le statu quo jusqu’à une décision sur le fond du litige.

Le projet Manono est stratégique pour AVZ et pour la RDC, car il représente l’un des plus importants gisements de lithium au monde. Selon une estimation de la société, il héberge au moins 400 millions de tonnes de ressources minérales titrant 1,65 % de lithium.

Alors que la RDC cherche à tirer parti de son potentiel en lithium pour accroître ses revenus miniers, le projet Manono pourrait jouer un rôle clé dans cette stratégie. Cependant, les différends juridiques autour des droits d’exploitation ont ralenti son développement. Une situation qui devrait se poursuivre. En effet, avec le nouveau financement, AVZ devrait poursuivre ses démarches judiciaires sans contrainte financière immédiate, prolongeant ainsi les procédures de plusieurs années.

Le différend entre les deux parties suit son cours, tandis que le marché mondial du lithium connaît une baisse significative des prix depuis 2022. Le prix du spodumène, par exemple, est passé de 6 401 dollars la tonne en décembre 2022 à environ 770 dollars en septembre 2024, soit une chute de près de 90 %.

Cette baisse est due à une offre excédentaire, alors que la demande progresse à un rythme plus modéré. Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la production mondiale de lithium a atteint 194 000 tonnes en 2023, une hausse de 81 % par rapport à 2021. Cependant, la demande n’a augmenté que de 63 % sur la même période, atteignant 165 000 tonnes. Ce ralentissement s’explique notamment par une accumulation des stocks et une croissance moins dynamique que prévu des ventes de véhicules électriques.

LNK

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Recently released gold export data from the Democratic Republic of Congo (DRC) for the first half of 2024 reveal a stark contrast in sales prices. The former Primera Gold company, a joint venture between the state and partners from the United Arab Emirates, achieved an average price of $64,502 per kilogram of gold sold. In contrast, Kibali Gold, which operates one of Africa's largest mines and is 90% owned by Barrick Gold and AngloGold Ashanti, sold its production at an average price of $46,214.8—almost $20,000 less than Primera Gold, which has now been rebranded as DRC Gold Trading after the State took full control of the company.

Artisans in Ituri and North Kivu also obtained a higher price than Kibali Gold, exporting their gold at an average price of $59,500 per kilogram compared to Kibali's $46,214.8, resulting in a difference of over $13,000.

These discrepancies in gold prices were evident in 2023 as well. Primera Gold and artisans sold their production at $59,509 and $38,484.4 per kilogram respectively, while the average price per kilogram from Kibali was just $30,915.6 a difference of nearly $30,000 and $10,000 respectively.

Despite being listed on major financial markets such as New York and Toronto, Barrick Gold, and AngloGold Ashanti have not managed to secure better prices than Primera Gold or small-scale artisans in Tshopo or Tanganyika provinces of eastern DRC, who primarily export unrefined gold.

Although transparency in the extractive sector has improved in the DRC, there are still major issues that prevent a full understanding of the value chain and real opportunities. Neither Barrick Gold nor AngloGold Ashanti provide details on their sales processes, leaving it unclear whether these prices stem from forward agreements or other sales strategies.

Impact on Public Revenues

The differences in pricing have significant implications for public revenues. Kibali Gold is the main contributor to gold export revenues in the DRC, with reported sales accounting for 88.2% of the total in the first quarter of 2024. The central government and the province hosting the mine (Haut-Uele) derive revenue through Sokimo's shareholding but primarily through royalties on sales value and various taxes. If Kibali sells its production at sub-optimal prices, this diminishes the revenue base for a government that requires resources to fund its development policies.

According to market data reviewed by Bankable Africa, the government collected up to $27.8 million in royalties from Barrick Gold alone between January and September 2024. This figure is slightly higher than the $25.5 million collected during the same period in 2023. While royalties increased by 9%, the price of gold on international markets rose by an average of 37% during this timeframe. Nevertheless, Barrick Gold reported an 8% decrease in quantities sold over the same period.

Georges Auréoles Bamba

Zambia faces an energy crisis that could exert pressure on mining operators in the southeast of the Democratic Republic of Congo (DRC). These operators primarily rely on Zambia to compensate for the insufficient supply of the Congolese utility, Société Nationale d'Electricité (SNEL). The operators import electricity directly, particularly in Katanga, or they purchase diesel to fuel their thermal power plants.

Last month, socio-political unrest in Mozambique and a new refundable tax in Zimbabwe complicated transit procedures, forcing Zambia’s petroleum product distributors to alter their routes, thus prolonging supply times and increasing costs.

According to Zambia's energy regulator, the situation is returning to normal. However, the watchdog announced a 4.2% increase in the cost of a liter of diesel, rising from 28.9 to 30.11 kwachas. Despite this increase, prices remain more competitive than fuel from Matadi, in the west of the DRC. Still, the surge will increase the operational costs of mining companies.

Besides the diesel price increase, Zambia recently raised electricity tariffs to improve the financial situation of its power utility, Zesco. This increase amounts to 115% for large consumers such as mining companies. The Zambian regulator has indicated that this hike in electricity tariffs should only last three months.

At the Makutano 2024 business forum held in Kinshasa from November 13 to 15, SNEL Managing Director Fabrice Lusinde revealed that mining companies have spent nearly $4 billion over five years to address their unmet energy needs. He noted that these exports could increase further next year. Last month, Ivanhoe Mines revealed it is negotiating to boost power imports from southern Africa for the Kamoa-Kakula mine via the Zambian interconnector, from 65 MW now to 100 MW by year-end.

Mining operators work with the SNEL to improve supply, but these efforts remain insufficient. Despite its significant hydroelectric potential, access to electricity in the DRC remains limited. Several dams are planned in the 2025-2028 Public Investment Program, but their completion will not fully address the shortfall. The project for a third dam on Inga is still under discussion; experts suggest it may not materialize within the next ten years.

Georges Auréole Bamba

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