La Fédération des entreprises du Congo (FEC) remet en cause la légalité des prélèvements effectués par la Commission nationale de prévention routière (CNPR) sur les véhicules de transport de marchandises dans les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba. Dans une correspondance datée du 11 décembre 2025 et adressée à Jean-Pierre Bemba, vice-Premier ministre en charge des Transports, l’organisation patronale dénonce la persistance de perceptions qu’elle qualifie d’« irrégulières, ainsi que des tracasseries » à l’encontre des opérateurs économiques. Elle sollicite l’intervention du vice-Premier ministre afin de mettre fin à ces prélèvements.
La FEC affirme que la CNPR perçoit des redevances liées à l’identification des véhicules, des personnes et des marchandises transportées, alors que ses textes organiques ne lui attribuent pas explicitement cette compétence. Selon l’organisation patronale, ces pratiques affectent directement les entreprises actives dans les secteurs des transports, des mines, de l’agro-industrie ou encore des boissons, en alourdissant les coûts logistiques et en détériorant le climat des affaires.
La FEC rappelle que des concertations tenues en mai 2025 avaient recommandé la suppression de certaines perceptions jugées non conformes. Pourtant, les prélèvements se seraient non seulement maintenus, mais également intensifiés. La CNPR aurait ainsi instauré une nouvelle redevance dite de « surveillance de chargement », fixée à 25 dollars par course et par véhicule, destinée à couvrir la présence de ses agents lors des opérations de chargement au sein des entreprises. À ces frais s’ajoutent d’autres redevances pouvant atteindre 100 dollars par conteneur, ainsi que des amendes transactionnelles en cas d’accident.
Selon les estimations avancées par la FEC, une entreprise produisant environ 18 000 tonnes de cuivre pourrait supporter jusqu’à 950 000 dollars par an au titre de cette seule redevance de surveillance, hors frais liés aux conteneurs et aux éventuelles amendes.
L’organisation patronale indique également que la CNPR agirait tant pour le compte du gouvernement central que des provinces, voire pour son propre compte, en se fondant notamment sur un arrêté ministériel du 30 juillet 2020, dont la légalité est contestée par les opérateurs économiques. La FEC estime que ces pratiques seraient contraires à plusieurs dispositions légales en vigueur.
La CNPR est un service technique spécialisé du ministère des Transports, créé par arrêté ministériel du 18 décembre 2006, et dont les activités couvrent l’ensemble du territoire national. Sa mission consiste à proposer au gouvernement une politique concertée de prévention routière et à coordonner les études et actions sectorielles visant à améliorer la sécurité sur le réseau routier national. La commission a son siège à Kinshasa et dispose de directions provinciales pour mener ses activités dans tout le pays.
Ronsard Luabeya
The Swiss group Mole, which specializes in agricultural commodity trading, launched a preparatory phase on Dec. 11, 2025, to secure land for the construction of the Mbanza-Ngungu agro-industrial park in Kongo Central. The project spans more than 105,000 hectares, including 85,000 hectares of arable land, and represents an estimated investment of $1 billion.
For the developers, land acquisition is the most sensitive stage of the project. Although the Democratic Republic of Congo has more than 80 million hectares of arable land, less than 10% of which is currently exploited, access to land remains one of the main constraints on agro-industrial development. Key challenges include an unreliable land registry, customary and community disputes, legal inconsistencies, risks of land grabbing, lengthy and costly procedures, and weak institutional governance.
A launch meeting attended by customary authorities, civil society representatives, and technical and financial partners was held to inform local communities, particularly land rights holders, about the process. During the meeting, the Swiss group sought to reassure stakeholders. “No land will be used without the approval of its owner,” a company representative said.
Rights holders will be asked to sign a letter of commitment defining a non-binding framework for cooperation. The document authorizes technical studies, mapping, and land inventories, while guaranteeing communities the right to retain control over land-use decisions until a final sales contract is signed. The process also includes the establishment of a grievance management committee, negotiations on acquisition terms, and the eventual signing of a contract.
Mole Group has also committed to relocating people currently living on the site to new residential areas, integrating them into partner agricultural cooperatives, and granting them priority access to employment opportunities. “The aim is to ensure that everyone is fairly compensated and can benefit from the project’s returns,” said CEO Gandi Mole.
Under the public-private partnership agreement signed last October with the Ministry of Agriculture, land constitutes part of the state’s contribution to the project. “But to avoid any conflict, we wanted to proceed differently by involving local communities from the outset,” a source within the Swiss company said. The developers aim to secure 80% of the required land within six to eight months, a move intended to facilitate the government’s role in the process.
Once fully operational, the agro-industrial park is expected to produce 700,000 tonnes of finished products annually, including cassava, maize, and wheat flours, as well as sugar and rice. The project is projected to generate more than 20,000 direct and indirect jobs.
In addition to state support, the project is backed by international partners, notably Switzerland-based Bühler, which specializes in agri-food equipment and advanced materials, and Belgium’s De Smet Engineers & Contractors, known for its expertise in delivering turnkey agro-industrial plants.
Ronsard Luabeya
Democratic Republic of Congo's Hydropower Minister Aimé Sakombi Molendo outlined plans to electrify the southwestern Kwango province, as the government faces public pressure to deliver on energy promises.
The minister presented the national electricity policy to the Senate on Dec. 14, the ministry said in a post on X. The strategy focuses on new hydropower infrastructure. The plan includes drawing power from the Bukangalonzo substation to supply the city of Kenge. It also involves building the 63 MW Mafiji hydropower plant to serve several territories, with technical studies currently underway, the ministry said.
A 3-5 MW hydropower plant at Kingambo is planned to electrify Feshi territory. For Popokabaka, a local project will install a 300 kWp solar mini-plant. Molendo cited ongoing projects, including a separate 300 kWp solar mini-plant and distribution network for Kasongo-Lunda territory. The National Agency for Electrification and Energy Services in Rural and Peri-Urban Areas (ANSER) is implementing the project, which is 90% complete with some equipment already on site.
However, local media have reported that work has been stalled for months. Residents of Kasongo-Lunda protested on Dec. 1 to demand its resumption. The minister also announced a project supported by the Korea International Cooperation Agency (KOICA) for a 500 kWp solar mini-plant to power Kenge General Hospital and nearby households. Work is set to begin in early 2026 following a memorandum of understanding between the ministry and KOICA.
Ronsard Luabeya
Le groupe suisse Mole, spécialisé dans le trading de matières premières agricoles, a lancé, le 11 décembre 2025, la phase préparatoire du processus de sécurisation des terres destinées à la construction du parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu (PAI), dans le Kongo Central. Le projet porte sur plus de 105 000 hectares, dont 85 000 cultivables, pour un investissement estimé à un milliard de dollars.
Pour les porteurs du projet, la sécurisation foncière constitue l’étape la plus sensible. Bien que la RDC dispose de plus de 80 millions d’hectares de terres arables — dont moins de 10 % sont exploités — l’accès au foncier reste l’un des principaux obstacles au développement agro-industriel. En cause : un cadastre peu fiable, des conflits coutumiers et communautaires, des incohérences juridiques, des risques d’accaparement, la longueur et le coût des procédures, ainsi qu’une gouvernance institutionnelle fragile.
La réunion de lancement, qui a rassemblé autorités coutumières, société civile et partenaires techniques et financiers du projet, visait à sensibiliser les communautés locales, notamment les ayants droit fonciers, en les préparant au processus. À cette occasion, le groupe suisse a tenu à rassurer : « Aucune terre ne sera utilisée sans l’approbation de son propriétaire », a déclaré un représentant.
Un acte d’engagement devra être signé par les ayants droit. Il définira un cadre de collaboration non contraignant, autorisera les études techniques, la cartographie et les inventaires, et garantira aux communautés le maintien de leur droit de décision sur l’usage des terres jusqu’à la conclusion du contrat de cession. Le processus prévoit aussi la mise en place d’un comité de gestion des plaintes, la négociation des modalités d’acquisition et, in fine, la signature d’un contrat.
Mole Groupe promet par ailleurs de reloger les personnes installées sur le site dans de nouvelles zones d’habitation, de les intégrer dans des coopératives agricoles partenaires et de leur accorder une priorité d’embauche. « Il est question de faire en sorte que chaque personne soit récompensée équitablement et puisse bénéficier des retombées du projet », souligne le directeur général, Gandi Mole.
Dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) signé en octobre dernier avec le ministère de l’Agriculture, la terre constitue l’un des apports de l’État. « Mais pour éviter tout conflit, nous avons voulu organiser les choses différemment en impliquant les populations dès le départ », explique une source au sein de l’entreprise suisse. Objectif : faciliter le travail du gouvernement, alors que les promoteurs visent une sécurisation de 80 % des superficies nécessaires dans un délai de six à huit mois.
Si le projet devient pleinement opérationnel, il ambitionne une production annuelle de 700 000 tonnes de produits finis : farines de manioc, de maïs et de blé, mais aussi sucre et riz. Le parc devrait générer plus de 20 000 emplois directs et indirects.
Outre l’État, le projet bénéficie du soutien de partenaires internationaux, notamment le groupe suisse Bühler, spécialisé dans les équipements agroalimentaires et les matériaux avancés, et la société belge De Smet Engineers & Contractors, reconnue pour son expertise dans la construction d’usines agro-industrielles clés en main.
Ronsard Luabeya
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Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, a été auditionné le 14 décembre 2025 au Sénat sur la politique nationale de desserte en électricité en République démocratique du Congo (RDC). À cette occasion, il a présenté la stratégie d’électrification de la province du Kwango, axée sur le développement de nouvelles infrastructures énergétiques, principalement hydroélectriques.
Selon une note publiée par le ministère sur X (anciennement Twitter), le plan prévoit notamment un soutirage au poste de Bukangalonzo (220/33 kV – 75 MVA) afin d’alimenter la ville de Kenge. Il inclut également la construction de la centrale hydroélectrique de Mafiji, dont le potentiel est estimé à 63 MW, destinée à desservir les territoires de Kahemba, Tembo, Mawungu, Kasongo-Lunda et Popokabaka. Les études techniques sont actuellement en cours.
Le ministère mise par ailleurs sur la centrale hydroélectrique de Kingambo, dont la capacité est estimée entre 3 et 5 MW, pour l’électrification de la cité et du territoire de Feshi. À Popokabaka, un projet local d’électrification prévoit l’installation d’une mini-centrale solaire de 300 kWc pour la cité et son territoire.
Aimé Sakombi Molendo a également fait état de projets en cours d’exécution, dont la construction d’une mini-centrale photovoltaïque de 300 kWc et du réseau électrique associé pour la cité et le territoire de Kasongo-Lunda. L’avancement des travaux est estimé à 90 %, et une partie des équipements du réseau est déjà sur site. Ce projet est mis en œuvre par l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER). Toutefois, selon des médias locaux, les travaux sont à l’arrêt depuis plusieurs mois : le 1er décembre, des habitants de Kasongo-Lunda ont manifesté pour en réclamer la reprise.
Le ministre a enfin annoncé un projet soutenu par l’Agence coréenne de coopération internationale (KOICA), portant sur la construction d’une mini-centrale solaire de 500 kWc destinée à alimenter l’Hôpital général de Kenge ainsi que les ménages environnants. Le lancement des travaux est prévu début 2026, à la suite de la signature d’un protocole d’accord entre le ministère et l’agence coréenne.
Ronsard Luabeya
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The government of the Democratic Republic of Congo has reminded mining companies operating in the southeastern provinces of Haut-Katanga and Lualaba of their obligation to comply with new rules governing fuel use in the sector.
In a letter dated December 10, 2025, and signed by the Ministers of Hydrocarbons, Acacia Bandubola Mbongo, and Mines, Louis Watum Kabamba, the authorities said the reminder followed repeated refusals by several mining operators to grant access to their sites to inspectors from the Petroleum Product Marking Brigade.
According to the letter, the inspectors were seeking to verify fuel stocks in order to ensure that state-subsidized petroleum products intended for household consumption were not being diverted for industrial use at mining sites.
Under Article 22 of the 2025 Finance Law, fuels intended for land and aviation use in mining activities, including gasoline, kerosene, diesel, fuel oil, lamp oil and liquefied petroleum gas, or supplied to mining companies and their subcontractors, are excluded from all public subsidies. They are also no longer eligible for exemptions from import duties and taxes, notably customs duties and value-added tax.
To ensure enforcement of the measure, mining companies are now required to source their fuel supplies under customs supervision and to use products subject to specific molecular marking. This marking allows subsidized fuels sold at service stations to be clearly distinguished from fuels imported for industrial use.
Since the measure took effect in August, the Directorate General of Customs and Excise has suspected certain mining operators of attempting to circumvent the system. As a result, unannounced inspections were launched by the Petroleum Product Marking Brigade. However, between September 7 and 12, several inspection teams were denied access to fuel storage facilities at some mining sites in Lualaba province.
These incidents prompted the ministers to formally remind mining companies of their obligations and to call for full cooperation with inspection authorities.
In the letter, the ministers said that inspections by the Molecular Marking Brigade will now be conducted jointly with administrative checks by the hydrocarbons authorities. These inspections will focus in particular on installed fuel storage capacity, monthly fuel import and consumption volumes, the availability of customs declarations, and the validity of authorizations covering fuel importation, transport and storage for self-consumption.
According to Deputy Prime Minister in charge of the National Economy Daniel Mukoko Samba, the reform has already had a significant impact on public revenue. Fuel imports generated more than 63 billion Congolese francs, or about $22 million, in August 2025, compared with just 4 billion francs, or roughly $1.5 million, the previous month, representing a more than fifteen-fold increase.
Boaz Kabeya
Le gouvernement vient de rappeler à l’ordre les sociétés minières opérant dans le Haut-Katanga et le Lualaba, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC), au sujet du respect des nouvelles règles encadrant les carburants destinés à la consommation du secteur. Une correspondance, signée le 10 décembre 2025 par les ministres des Hydrocarbures (Acacia Bandubola Mbongo) et des Mines (Louis Watum Kabamba-Photo), leur a été adressée dans ce sens.
Selon ce courrier, ce rappel à l’ordre fait suite au refus de plusieurs compagnies minières d’autoriser les agents de la Brigade de marquage des produits pétroliers à accéder à leurs sites pour contrôler leurs stocks de carburants. Ces inspections visent à vérifier que les produits pétroliers subventionnés par l’État — destinés aux ménages — n’ont pas été détournés pour un usage industriel dans les mines.
La loi de finances 2025 (article 22) exclut désormais les carburants terrestres et d’aviation (essence, kérosène, gasoil, fuel, pétrole lampant, GPL) destinés à l’activité minière ou cédés aux entreprises minières et à leurs sous-traitants de toute subvention publique, ainsi que de toute exonération de droits et taxes à l’importation, notamment les droits de douane et la TVA. Pour garantir l’application de cette mesure, les sociétés minières doivent désormais s’approvisionner sous douane, et utiliser des carburants faisant l’objet d’un marquage spécifique permettant de les distinguer des produits vendus en stations-service.
Depuis l’entrée en vigueur de cette disposition en août, la Direction générale des douanes et accises (DGDA) soupçonne certains opérateurs miniers de contourner le dispositif. Des contrôles inopinés menés par la Brigade de marquage ont ainsi été lancés. Mais entre le 7 et le 12 septembre, plusieurs agents se sont vu interdire l’accès aux stocks pétroliers de certaines entreprises dans la province du Lualaba. D’où le rappel à l’ordre des ministres, qui appellent les acteurs miniers à une « bonne collaboration ».
Dans leur courrier, les ministres précisent que les missions de la Brigade de marquage moléculaire seront désormais systématiquement combinées à des contrôles administratifs menés par l’administration des Hydrocarbures. Ces vérifications porteront notamment sur les capacités installées de stockage, les volumes de carburants importés et consommés mensuellement, la disponibilité des déclarations douanières, ainsi que la validité des autorisations d’importation, de transport et de stockage pour autoconsommation.
Selon le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, cette réforme a eu un impact immédiat sur les recettes publiques : les importations de carburants ont généré plus de 63 milliards de francs congolais (FC) en août 2025 — soit un peu plus de 22 millions de dollars — contre seulement 4 milliards de FC (1,5 million USD) le mois précédent, soit une hausse de plus de 1 500 %.
Boaz Kabeya
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Orange Money Group plans to roll out virtual Visa cards across Africa and the Middle East, including the Democratic Republic of Congo (DRC). In a joint statement, Orange and Visa, a global leader in digital payments, said they had signed an agreement to support the expansion.
The virtual Visa card will be accessible via the Maxit application, which currently has 45 million active customers. Users will be able to instantly generate a rechargeable card from their Orange Money account, usable for online payments on local and international websites. A physical version of the card is also planned and will be made available later at authorized Orange Money points of sale.
In the DRC, Orange Money had already launched an Orange Money Visa card in June 2021 in partnership with UBA. Linked to the Orange Money account, it allowed funds to move between the card and the user’s mobile wallet. It remains unclear whether the initiative gained traction, but the current project builds on similar rollouts in Botswana, Madagascar, Jordan, and Ivory Coast. The goal is to “provide millions of users with a simple, secure, and internationally recognized payment solution.”
According to Thierry Millet, CEO of Orange Money Group, the launch of virtual cards for international payments marks the first phase of a broader agreement designed to expand Orange Money’s acceptance on e-commerce platforms and at local merchants.
The partnership comes as Visa strengthens its presence in the DRC through several collaborations with local banks and fintech companies. Last September, Visa signed an agreement with Onafriq, a pan-African digital payments network, to interconnect VisaPay with the country’s main mobile money wallets, including M-Pesa, Airtel Money, and Orange Money. The interoperability enables Visa accounts to be funded directly from mobile money wallets and facilitates electronic payments.
In the DRC, the value of digital transactions is expected to reach $3.85 billion in 2025, driven by an estimated average annual growth rate of 19%, according to the GSMA. Visa aims to capture part of this growth through the gradual rollout of its solutions, including the VisaPay application launched last September.
The Congolese mobile money market continues to grow strongly. According to data from the Regulatory Authority for Post and Telecommunications of Congo (ARPTC), Orange Money accounted for 6.611 million active accounts in the second quarter, out of a total of 31.16 million, representing a 19.3% increase from the previous quarter. The operator held a 21.22% market share, behind Vodacom’s M-Pesa (49.37%), Airtel Money (29.26%), and Africell (0.15%).
Ronsard Luabeya
Orange Money Group va bientôt déployer des cartes virtuelles Visa en Afrique et au Moyen-Orient, notamment en République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué conjoint, Orange et Visa, leader mondial des paiements numériques, ont annoncé la signature d’un accord visant cet élargissement.
Concrètement, la carte virtuelle Visa sera accessible depuis l’application Maxit, qui compte actuellement 45 millions de clients actifs. L’utilisateur pourra générer instantanément une carte rechargeable à partir de son compte Orange Money, utilisable pour des paiements en ligne sur des sites locaux et internationaux. Une version physique de la carte est également prévue et sera disponible ultérieurement dans les points de vente agréés Orange Money.
En RDC, Orange Money avait déjà lancé, en juin 2021, une carte Visa Orange Money en partenariat avec UBA. Associée au compte Orange Money, elle permettait d’approvisionner la carte à partir du portefeuille mobile de l’utilisateur, et inversement. On ignore si cette initiative a rencontré un succès notable, mais le projet actuel s’inscrit dans la continuité d’expériences menées au Botswana, à Madagascar, en Jordanie et en Côte d’Ivoire. L’ambition est de « fournir à des millions d’utilisateurs une solution de paiement simple, sécurisée et reconnue internationalement ».
Selon Thierry Millet, PDG d’Orange Money Group, la création de cartes virtuelles pour les paiements internationaux constitue la première étape d’un accord plus large visant à renforcer l’acceptation d’Orange Money sur les plateformes d’e-commerce et chez les commerçants de proximité.
Ce partenariat intervient alors que Visa renforce sa présence en RDC à travers plusieurs collaborations avec des banques et des fintech locales. En septembre dernier, l’entreprise a notamment signé un accord avec Onafriq, réseau panafricain de paiements numériques, afin d’interconnecter VisaPay aux principaux portefeuilles mobile money du pays, dont M-Pesa, Airtel Money et Orange Money. Cette interopérabilité permet désormais d’alimenter un compte Visa directement depuis un portefeuille mobile money et de faciliter les paiements électroniques.
En RDC, la valeur des transactions numériques devrait atteindre 3,85 milliards de dollars en 2025, portée par un taux de croissance annuel moyen estimé à 19 %, selon la GSMA. Visa entend capter une partie de ce potentiel à travers le déploiement progressif de ses solutions, dont l’application VisaPay lancée en septembre dernier.
Le marché congolais du mobile money affiche une dynamique soutenue. Selon les données de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), sur un total de 31,160 millions de comptes actifs enregistrés au deuxième trimestre, Orange Money comptait 6,611 millions de comptes, soit une progression de 19,3 % par rapport au trimestre précédent. L’opérateur détenait ainsi 21,22 % de parts de marché, derrière M-Pesa de Vodacom (49,37 %), Airtel Money (29,26 %) et Africell (0,15 %).
Ronsard Luabeya
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With around two weeks remaining in 2025, the Democratic Republic of Congo is still piloting a new cobalt export procedure under its quota system. Many mining companies now say they will be unable to use their full annual allocations and are questioning what will happen to any unused quotas.
Under an Oct. 10, 2025 decision by the board of the Regulatory and Control Authority for Strategic Mineral Substances Markets (ARECOMS), which set the conditions for obtaining, allocating, and executing cobalt export quotas, base quotas per operator are neither transferable nor carried over into a future period. The decision states that any monthly export quota not used by the last day of the month in question is considered lost and automatically reallocated to ARECOMS’ annual strategic quota.
The decision includes an exception for this year. Monthly quotas per operator are exceptionally cumulative until Dec. 31, 2025, but no carryover from one year to the next is permitted. If applied strictly, companies unable to export their full 2025 quotas would forfeit them. Industry representatives say this would be unfair, arguing that the delays are not the operators’ fault.
Asked to comment, ARECOMS told Bloomberg that quotas from the last quarter would not be lost by mining companies and that it was examining all implementation options to limit the impact. The U.S. media also said DRC authorities had allowed producers to retain their 2025 quotas. However, as of the end of last week, several industry players said they had received no official notification to that effect.
Cobalt exports were due to resume on Oct. 16 but remained blocked for more than a month due to the lack of formal implementing rules required under ARECOMS directives. The interministerial Mines and Finance circular setting out the practical arrangements for cobalt exports was published only on Dec. 2. According to the Mining Chamber of the Federation of Enterprises of Congo (FEC), the document does not address concerns raised by cobalt exporters.
Authorities have since launched a testing phase, which began last week with a small shipment of cobalt belonging to Glencore, the owner of Kamoto Copper Company (KCC) and Mutanda Mining (MUMI) in Greater Katanga. “All means are being deployed to finalize the testing phase in the coming days, which will mark the resumption of cobalt exports from the DRC,” ARECOMS told Bloomberg.
Operators hope that once this phase is completed, the regulator will agree to talks to clarify ambiguities in the new system. According to industry sources, as of the end of last week, Mines Minister Louis Watum Kabamba had not responded to correspondence sent by the Mining Chamber on Dec. 4 requesting a working session under the consultation mechanism established in October.
For the fourth quarter of 2025, ARECOMS authorized the export of 18,125 tonnes of cobalt. CMOC and Glencore hold 58% of these volumes, with allocations of 6,500 tonnes and 3,925 tonnes respectively. Annual production is expected to reach nearly 200,000 tonnes.
Pierre Mukoko & Ronsard Luabeya