East African Community heads of state have set a June 30, 2026 deadline to eliminate remaining non-tariff barriers. The decision was made at the 25th Ordinary EAC Summit, held on March 7 in Arusha, where leaders reaffirmed their commitment to accelerate regional economic integration by removing obstacles that continue to hinder trade among partner states.
Non-tariff barriers are trade constraints other than customs duties. They include cumbersome administrative procedures, unharmonized technical or sanitary controls, delays in issuing permits, market access restrictions and complex customs formalities. A TradeMark Africa study found that these barriers increase costs, cause delays and create uncertainty for businesses, reducing the competitiveness of regional trade.
Data from the EAC Secretariat show that intra-EAC trade reached $4.8 billion in the third quarter of 2025, up 15% from the same period in 2024. Despite this growth, it still accounts for roughly 15% of the bloc’s total trade. By contrast, trade with the rest of Africa reached $10.1 billion, or 32.2% of the total, suggesting that the region’s trade flows remain more outward-oriented than focused on the East African common market.
Integration ambitions vs. persistent obstacles
This contrasts with the EAC’s stated ambitions. The bloc has pursued phased integration based on a customs union, a common market and, ultimately, a monetary union and political federation. Non-tariff barriers remain a major obstacle, particularly in the agricultural and agri-food sectors, which are often disrupted by administrative and regulatory bottlenecks between member states.
Recent tensions between Kenya and Uganda highlight these challenges. Ugandan media reported in 2025 that persistent restrictions on certain Ugandan dairy products entering the Kenyan market, including blockages and delays linked to import permits, disrupted supply chains in Uganda. The disruptions affected the entire value chain, from processors to producers, in a country with around 168 processing units and nearly four million liters of daily milk production.
In response, Ugandan operators have sought alternative markets outside the bloc. Nigeria has shown interest in importing up to 200,000 metric tons of Ugandan powdered milk, in a deal estimated at more than $1 billion. This shift toward external markets shows how internal barriers within the EAC can redirect trade flows away from the region.
The June 30, 2026 deadline will test the EAC’s credibility. Beyond the announcement, its effectiveness will depend on member states aligning national practices with regional commitments and delivering a more fluid common market in practice.
Timothée Manoke
Equity Bank Congo posted a net profit of 24.7 billion Kenyan shillings in 2025, up 58% from about 15.6 billion a year earlier, according to full-year results published by Equity Group Holdings on March 18, 2026. Based on the group’s implied exchange rate, this corresponds to roughly $191.5 million.
Equity Group’s consolidated net profit reached 75.5 billion shillings in 2025, or about $585 million, with the Congo subsidiary contributing around 32.7% of the total.
The Democratic Republic of Congo remains the group’s top profit-generating subsidiary, well ahead of Rwanda (5.4 billion shillings), Uganda (3.6 billion) and Tanzania (2.7 billion). Equity Group said the Congo unit’s performance was supported in part by a 17% expansion in its loan portfolio.
Equity Group’s share price on the Nairobi Securities Exchange has reflected this momentum. Between March 19, 2025 and March 19, 2026, the stock rose from 47.35 shillings to 76.50 shillings, a gain of about 61.6%.
At a hypothetical exchange rate of 129 shillings to the dollar, a $300 investment would have bought about 817 shares, worth roughly $485 a year later. Under the same assumptions, a $1,000 investment would have represented around 2,724 shares, with a value of about $1,615 at the same date.
Dividend raised 35%
The board has recommended a total dividend of 21.7 billion shillings, or 5.75 shillings per share, up 35.3% from 16 billion shillings, or 4.25 per share, paid for 2024.
Subject to shareholder approval, the dividend will be paid to shareholders on the register at the close of business on May 22, 2026. At the same exchange rate, the two hypothetical investors would receive about $36 and $121 in dividends, respectively.
In its macroeconomic commentary, Equity Group said growth across several East African economies, including the DRC, is being driven by a minerals boom. It cited higher prices for gold, copper and coffee, alongside lower oil and wheat prices and a weaker dollar, as supporting regional activity.
The bank added that despite heightened geopolitical risks linked to the conflict involving Iran, the impact on the regional economy should be temporary. It expects oil prices, after peaking near $100 a barrel, to fall toward the mid-$60s in the event of a ceasefire, helping stabilise trade and inflation.
Timothée Manoke
Les chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont fixé au 30 juin 2026 l’échéance pour la suppression des barrières non tarifaires encore en vigueur au sein du bloc. Cette décision a été prise lors du 25e Sommet ordinaire de l’EAC, tenu le 7 mars 2026 à Arusha, où les dirigeants ont réaffirmé leur volonté d’accélérer l’intégration économique régionale en levant les obstacles qui continuent de freiner les échanges entre États partenaires.
Les barrières non tarifaires regroupent l’ensemble des contraintes qui entravent le commerce en dehors des droits de douane. Il peut s’agir de procédures administratives lourdes, de contrôles techniques ou sanitaires non harmonisés, de retards dans la délivrance des permis, de restrictions d’accès au marché ou encore de formalités douanières complexes. Une étude de TradeMark Africa souligne que ces obstacles se traduisent par des coûts additionnels, des délais et une plus grande incertitude pour les entreprises, ce qui réduit la compétitivité du commerce régional.
Les données récentes du Secrétariat de l’EAC montrent que le commerce intra-communautaire a atteint 4,8 milliards de dollars au troisième trimestre 2025, en hausse de 15 % par rapport à la même période de 2024. Malgré cette progression, il ne représente encore qu’environ 15 % du commerce total du bloc. À l’inverse, les échanges avec le reste de l’Afrique ont atteint 10,1 milliards de dollars, soit 32,2 % du total, ce qui montre que les flux commerciaux de la région restent davantage tournés vers l’extérieur que vers le marché commun est-africain lui-même.
Cette situation contraste avec les ambitions affichées par l’EAC, engagée depuis plusieurs années dans un processus d’intégration graduelle fondé sur l’union douanière, le marché commun, puis, à terme, l’union monétaire et la fédération politique. La persistance des barrières non tarifaires demeure l’un des principaux freins à cette trajectoire, en particulier dans les filières agricoles et agroalimentaires, régulièrement affectées par des blocages administratifs ou réglementaires entre pays membres.
Des tensions commerciales récentes entre le Kenya et l’Ouganda illustrent ces difficultés. Des médias ougandais ont ainsi rapporté, en 2025, des restrictions persistantes visant certains produits laitiers ougandais sur le marché kényan, notamment à travers des blocages ou des retards liés aux permis d’importation. Cette situation a affecté l’ensemble de la chaîne de valeur en Ouganda, des transformateurs aux producteurs, dans un pays qui compte environ 168 unités de transformation et produit près de 4 millions de litres de lait par jour.
Face à ces restrictions, les opérateurs ougandais ont cherché des débouchés alternatifs en dehors du bloc. Un intérêt marqué est ainsi apparu du côté du Nigeria, qui envisage d’importer jusqu’à 200 000 tonnes de lait en poudre ougandais, pour une valeur estimée à plus d’un milliard de dollars. Ce basculement vers un marché extérieur illustre la manière dont les obstacles internes au sein de l’EAC peuvent contribuer à réorienter les flux commerciaux hors de la région.
L’ultimatum fixé au 30 juin 2026 constitue ainsi un test pour la crédibilité de l’EAC. Au-delà de l’annonce politique, son efficacité dépendra de la capacité des États membres à aligner leurs pratiques nationales sur leurs engagements régionaux et à traduire, dans les faits, l’objectif d’un marché commun plus fluide.
Timothée Manoke
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La République démocratique du Congo et l’Angola tiendront à Kinshasa, du 31 mars au 3 avril 2026, la troisième édition de leur Forum économique bilatéral. L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du 20 mars 2026, au cours duquel le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a présenté au gouvernement l’état des préparatifs de cette rencontre. Le compte rendu officiel inscrit ce forum dans la dynamique de consolidation des relations entre les deux pays et dans la volonté de bâtir un partenariat économique plus structuré entre Kinshasa et Luanda.
Cette échéance marque un ajustement du calendrier initial. En octobre 2025, il avait en effet été annoncé que ce troisième forum se tiendrait en février 2026 à Muanda, dans la province du Kongo Central. La nouvelle séquence arrêtée par le gouvernement congolais prévoit désormais la tenue de l’événement à Kinshasa, à la fin du mois de mars.
La rencontre intervient après plusieurs semaines de consultations entre les deux parties. Le 16 mars 2026, une réunion préparatoire de la commission interministérielle RDC-Angola s’est tenue à Luanda afin d’examiner les mécanismes susceptibles de dynamiser la coopération économique bilatérale. Selon les informations rendues publiques à l’issue de ces travaux, les discussions ont porté sur un futur accord couvrant notamment le commerce des biens et services, les investissements, les transports, la logistique, la coopération industrielle et le développement des zones frontalières.
Le forum de Kinshasa s’inscrit dans la continuité d’un processus engagé en 2023. La première édition du Forum économique RDC-Angola s’était ouverte à Kinshasa le 31 juillet 2023 autour du thème du partenariat économique pour une croissance partagée. La deuxième édition s’est ensuite tenue à Luanda les 13 et 14 novembre 2023, sous la conduite de Vital Kamerhe, alors vice-Premier ministre en charge de l’Économie.
Au-delà du seul volet économique, ce rapprochement s’appuie aussi sur un renforcement récent de la coopération sécuritaire. Le 12 février 2026, les deux pays ont signé à Luanda un accord portant création d’une Commission permanente mixte Défense et Sécurité, destinée à institutionnaliser leur coordination sur les questions frontalières et régionales.
PM avec l’Agence Ecofin
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D’après les résultats annuels publiés le 18 mars 2026 par Equity Group Holdings, sa filiale en République démocratique du Congo (RDC) a dégagé un bénéfice net de 24,7 milliards de shillings kényans (KES) en 2025, contre environ 15,6 milliards de KES un an plus tôt, soit une progression de 58 %. Converti au taux implicite utilisé par le groupe, ce montant équivaut à environ 191,5 millions de dollars.
Avec un bénéfice net consolidé de 75,5 milliards de KES en 2025, soit environ 585 millions de dollars, Equity Group a donc tiré de sa filiale congolaise près de 32,7 % de son profit net annuel. La RDC confirme ainsi sa place de principale source de profits parmi les filiales régionales du groupe, loin devant le Rwanda (5,4 milliards de KES), l’Ouganda (3,6 milliards) et la Tanzanie (2,7 milliards). Equity précise que cette performance en RDC a notamment été soutenue par une hausse de 17 % du portefeuille de prêts.
La progression du titre Equity Group à la Bourse de Nairobi reflète aussi cette dynamique. Entre le 19 mars 2025 et le 19 mars 2026, l’action est passée de 47,35 KES à 76,50 KES, soit une hausse d’environ 61,6 %. À titre illustratif, avec un taux de change hypothétique de 129 KES pour 1 dollar, un placement de 300 dollars aurait permis d’acquérir environ 817 actions, valorisées autour de 485 dollars un an plus tard. Dans la même logique, un investissement de 1 000 dollars aurait représenté environ 2 724 actions, pour une valeur théorique proche de 1 615 dollars à la même date.
Fort de ces résultats, le conseil d’administration a recommandé un dividende total de 21,7 milliards de KES, soit 5,75 KES par action, en hausse de 35,3 % par rapport aux 16 milliards de KES distribués au titre de 2024, soit 4,25 KES par action. Sous réserve d’approbation des actionnaires, ce dividende sera versé aux actionnaires inscrits au registre à la date de clôture du 22 mai 2026. Sur cette base, les deux investisseurs théoriques cités plus haut pourraient percevoir respectivement environ 36 dollars et 121 dollars de dividendes, si le taux de change restait stable à 129 KES pour 1 dollar.
Dans son commentaire macroéconomique, Equity Group souligne que la croissance de plusieurs économies d’Afrique de l’Est, dont la RDC, est soutenue par un boom des minerais. Le groupe cite en particulier la hausse des prix de l’or, du cuivre et du café, combinée à des prix plus faibles du pétrole et du blé, ainsi qu’à un dollar plus faible, comme facteurs de soutien à l’activité régionale.
La banque estime par ailleurs que, malgré la hausse des risques géopolitiques liée au conflit impliquant l’Iran, l’effet sur l’économie régionale devrait rester temporaire. Selon ses projections, après un pic autour de 100 dollars le baril, les prix du pétrole devraient revenir vers le milieu des 60 dollars en cas de cessez-le-feu, ce qui contribuerait à stabiliser le commerce et l’inflation.
Timothée Manoke
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The Democratic Republic of Congo signed a geological data partnership agreement with the European Union on March 19 in Kinshasa. Congo's mines minister, Louis Watum, and the EU delegation's chargé d'affaires ad interim in the DRC, Fabrice Basile, signed the accord, under which the country will participate in PanAfGeo+ Invest, an EU-funded program aimed at strengthening geological services and subsurface data management across Africa.
In the DRC, the program will consolidate the national geoscientific database, preserve historical archives, carry out geological surveys across several provinces and conduct studies in selected artisanal mining areas. The objective is twofold: to improve knowledge of Congo's subsoil and to better guide investment decisions.
PanAfGeo+ Invest builds on the original PanAfGeo program, which ran from 2016 to 2024 and trained nearly 1,750 African geoscientists. Through the new program, the EU plans to invest 45 million euros across seven African countries between 2026 and 2029 to support technological capacity and geoscience development. The DRC will receive nearly 11 million euros, or roughly a quarter of the total funding.
BRGM's Coordinating Role
For the Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), which coordinates the program, the aim is to support projects aligned with European partners’ priorities. In that context, the EU announced on March 19 an additional 6 million euros to complete the digitization of geological archives held at the Royal Museum for Central Africa in Tervuren, Belgium. The digitization project, which began in 2023, is one of the reasons Brussels has cited for opposing a separate digitization contract the DRC awarded to American company KoBold Metals covering the same archives.
The fate of the KoBold Metals contract remains unclear. "The country’s subsoil is part of its national heritage. All partners who help us better understand this heritage are welcome. We will work with them," mines minister Watum said.
These developments expand the EU’s access to geological data in the DRC, which has become a strategic lever in the international competition for critical minerals. Earlier this year, Spanish company Xcalibur also secured a $298 million contract for airborne geophysical mapping and geological survey work across the DRC.
Boaz Kabeya
La déclinaison congolaise de PanAfGeo+ Invest, un programme financé par l’Union européenne (UE) visant à renforcer les services géologiques et la gestion des données du sous-sol en Afrique, a été conclue le 19 mars 2026 à Kinshasa. L’accord a été signé par le ministre congolais des Mines, Louis Watum, et le chargé d’affaires par intérim de la délégation de l’UE en RDC, Fabrice Basile.
Pour la RDC, le programme vise notamment à consolider la base nationale de données géoscientifiques, à valoriser les archives historiques, à conduire des travaux de reconnaissance géologique dans plusieurs provinces et à réaliser des études sur certaines zones d’exploitation artisanale. L’objectif affiché est double : améliorer la connaissance du sous-sol congolais et mieux orienter les décisions d’investissement.
PanAfGeo+ Invest s’inscrit dans la continuité de PanAfGeo (2016-2024), qui aurait permis de former près de 1 750 géoscientifiques africains. À travers ce programme, l’UE prévoit d’investir 45 millions d’euros dans sept pays africains entre 2026 et 2029 pour soutenir la technologie et les géosciences. La RDC se voit attribuer près de 11 millions d’euros, soit près du quart du financement.
Pour le Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), qui coordonne le programme, il s’agit d’accompagner des projets présentant un intérêt pour les partenaires européens. Dans cette perspective, l’UE a annoncé, le même 19 mars, une enveloppe additionnelle de 6 millions d’euros pour finaliser la digitalisation des archives géologiques du Musée royal de l’Afrique centrale de Tervuren, en Belgique. Ce projet de numérisation, engagé depuis 2023, figure parmi les raisons évoquées par Bruxelles pour s’opposer au projet de numérisation des mêmes archives confié par la RDC à l’entreprise américaine KoBold Metals.
Pour l’heure, on ignore le sort qui sera finalement réservé au projet confié à KoBold. « Le sous-sol est un patrimoine de la RDC. Tous les partenaires qui nous aident à mieux connaître notre patrimoine sont les bienvenus. Nous allons travailler avec eux », a commenté le ministre Louis Watum.
Avec ces développements, l’UE renforce son accès aux données géologiques en RDC, devenues un levier stratégique dans la compétition internationale pour les minerais critiques. D’autant que l’entreprise espagnole Xcalibur a également décroché, en début d’année, un marché de 298 millions de dollars pour des travaux de cartographie géophysique aéroportée et géologique du territoire national de la RDC.
Boaz Kabeya
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The Democratic Republic of Congo is undergoing an ICAO civil aviation security audit at N’djili airport in Kinshasa and Luano airport in Lubumbashi from March 18 to 30, 2026.
According to the Transport Ministry, the mission is part of routine international oversight of aviation security standards. ICAO experts met with Deputy Prime Minister and Transport Minister Jean-Pierre Bemba to discuss the objectives of the evaluation, coordinated with the Civil Aviation Authority (AAC/RDC).
The audit aims to assess compliance with international requirements, evaluate progress made in recent years and identify gaps.
AAC/RDC data show that the country’s compliance rate rose from 11.4% in 2006 to 50% in 2018 and 66.52% in 2023, indicating steady improvement in oversight.
Ahead of the audit, Bemba conducted an inspection at Luano International Airport in Lubumbashi on March 17, focusing on strengthening security systems, including the commissioning of new screening equipment acquired by the Régie des voies aériennes (RVA), the national airport authority.
Separately, RVA signed a 10-year partnership in May 2024 with British company Westminster Group PLC. The agreement includes the deployment of international experts, staff training and the modernization of security equipment at five airports: Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Kisangani and Mbuji-Mayi.
The government has also launched an airport lighting program to improve operations. In November 2025, authorities announced the acquisition of around 350 kilometers of cables to equip several airport facilities.
The program is expected to expand airport capacity, particularly by enabling night operations, as many secondary facilities are currently limited to daytime flights.
Ronsard Luabeya
La République démocratique du Congo (RDC) fait l’objet d’un audit de sûreté de l’aviation civile conduit par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) dans les aéroports de N’djili (Kinshasa) et de Luano (Lubumbashi), du 18 au 30 mars 2026.
Selon le ministère des Transports, cette mission s’inscrit dans le cadre du suivi des standards internationaux en matière de sûreté aérienne. Les experts de l’OACI ont été reçus par le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, afin d’échanger sur les objectifs de cette évaluation, coordonnée avec l’Autorité de l’aviation civile (AAC/RDC).
L’audit vise à mesurer le niveau de conformité des infrastructures et dispositifs de sûreté aux exigences internationales, tout en appréciant les progrès réalisés ces dernières années et en identifiant les éventuels écarts à corriger.
Selon les données de l’AAC/RDC, le taux de mise en œuvre effective des normes internationales est passé de 11,4 % en 2006 à 50 % en 2018, puis à 66,52 % en 2023, illustrant une amélioration progressive du dispositif de supervision.
En amont de cette mission, Jean-Pierre Bemba a effectué, le 17 mars 2026, une visite d’inspection à l’aéroport international de Luano, à Lubumbashi. Cette descente était axée sur le renforcement des dispositifs de sûreté, notamment à travers la mise en service de nouveaux équipements de contrôle acquis par la Régie des voies aériennes (RVA).
Dans cette dynamique, la RVA a conclu en mai 2024 un partenariat de dix ans avec la société britannique Westminster Group PLC. L’accord prévoit le déploiement d’experts internationaux, la formation du personnel et la modernisation des équipements de sûreté dans cinq aéroports : Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Kisangani et Mbuji-Mayi.
Par ailleurs, le gouvernement a engagé un programme de balisage aéroportuaire visant à améliorer les conditions d’exploitation. En novembre 2025, les autorités avaient annoncé l’acquisition d’environ 350 kilomètres de câbles destinés à équiper plusieurs plateformes.
Ce dispositif devrait permettre d’élargir les capacités opérationnelles des aéroports, notamment en facilitant les opérations de nuit, alors que de nombreuses infrastructures secondaires restent encore limitées aux vols diurnes.
Ronsard Luabeya
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The International Monetary Fund (IMF) held a three-day training session for economic journalists in Kinshasa from March 17 to 19, 2026, in collaboration with Ecofin Agency and Bankable. The initiative is part of broader efforts to strengthen the capacity of media professionals covering economic and financial issues in the Democratic Republic of Congo.
Fifteen journalists from various media outlets in the capital participated in the program. Over three days, the training introduced participants to key macroeconomic concepts at the national, regional and international levels, with the aim of improving their ability to analyze, interpret and contextualize economic and financial information.
The curriculum covered macroeconomic fundamentals, the functioning of fiscal and monetary policy, the role of the IMF, and the use of artificial intelligence in processing economic data. Particular emphasis was placed on making these concepts easier for a wider audience to understand.
Speaking at the opening session, IMF resident representative in the DRC René Tapsoba highlighted the role of journalists in disseminating clear and reliable economic information. In a context marked by economic reforms and structural challenges, he said high-quality news coverage is critical to strengthening transparency and accountability.
“In the era of digitalization and social media, where information spreads rapidly and is not always well analyzed, it is essential to have journalists who rely on credible sources, understand the underlying issues and explain them clearly,” he said.
Idriss Linge, director of Ecofin Academy and lead trainer, stressed the importance of equipping journalists with strong analytical skills to better interpret macroeconomic developments and their impact on the population.
“The objective is to train journalists in the Democratic Republic of Congo who can analyze economic developments rigorously using established tools, for investors, development partners, as well as Congolese households and businesses,” he said at the close of the session, which he co-led with Aboudi Ottou, Ecofin Agency’s bureau chief in the DRC and editor-in-chief of Bankable.
At the end of the training, participants said they were satisfied with both the quality of the sessions and their relevance to daily reporting. They particularly valued the interactive discussions and case studies based on the national economic context.
Jerome Sekana, a journalist with Agence Galaxie Médias, said he was “pleasantly surprised” by the relevance of the content.
“The trainers are highly experienced and the examples reflect the country’s economic realities. I hope this type of initiative continues to help build a strong pool of analysts capable of interpreting economic news,” he said.
Myriam Iragi, a journalist with Top Congo FM, also welcomed the training, highlighting the practical knowledge she gained.
“I learned a great deal about concepts I had sometimes used without fully understanding them. This training gives me a solid foundation to improve my analysis and provide more in-depth coverage,” she said.
Ronsard Luabeya