La première phase de lancement de la télévision numérique terrestre (TNT) a été bouclée en République Démocratique du Congo (RDC). Neuf villes bénéficient déjà de ce service selon le bilan de la commission interministérielle en charge de ce projet, présenté le 19 décembre 2024 au ministre de la Communication et des Médias, Patrick Muyaya Katembwe. Lancée depuis 2018, la TNT a pu générer 82 millions de dollars de recettes pour le Trésor public. Des retombées que le gouvernement voudrait accroitre.
Pour la suite du projet, quarante-six villes sont à connecter. Le coût estimé de cette nouvelle phase avoisine 60 millions de dollars. La commission interministérielle a décidé d’opter pour un appel d’offres restreint afin de sélectionner un partenaire technique pour l’accompagner durant cette étape. Lors de la rencontre du 19 décembre, une feuille de route a été définie pour encadrer les prochaines étapes et garantir une exécution optimale qui évitera de potentiels défis logistiques et financiers. Plusieurs enjeux économiques sont attendus de la finalisation totale de ce projet.
« Au-delà de tous les bénéfices en termes de qualité d’image, de réduction de coûts d’exploitation, de multiplication de l’offre télévisuelle, la TNT a la capacité d’améliorer la mesure de l’audience télé. Les annonceurs pourront, grâce aux statistiques fournies par les décodeurs, identifier les chaînes TV qui sont réellement regardées et affiner leurs stratégies de communication et de marketing en conséquence », explique Servan Ahougnon, spécialiste du secteur communication en Afrique à Agence Ecofin.
Un secteur audiovisuel dynamique et moderne attire les investissements étrangers, favorisant ainsi le transfert de technologies et le développement de nouvelles entreprises. La TNT pourrait stimuler la production de contenus locaux, favorisant ainsi l’émergence de nouvelles industries créatives porteuses d’emplois telles que la production audiovisuelle, la réalisation, etc.
Dans le secteur des télécommunications, l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA) soutient que la migration de la télévision vers le numérique contribuera à libérer une quantité importante de spectre pour les services mobiles dans la gamme de fréquences 470-862 MHz. Adaptées pour les communications sur de plus grandes distances, ces fréquences permettront aux opérateurs de téléphonie mobile d’étendre la couverture réseau des communautés rurales et d’offrir des coûts moins élevés aux consommateurs, ce qui favorise une plus grande pénétration de la téléphonie mobile.
De plus, les opérateurs télécoms auront plus de flexibilité pour déployer aisément des technologies télécoms à haut débit comme la 4 G ou la 5 G, de développer de nouveaux services comme la télévision interactive, la télévision mobile, et les services de vidéo sur demande. Autant de possibilités à même de susciter un accroissement de revenus financiers aussi bien pour les opérateurs télécoms que pour le gouvernement.
Muriel Edjo
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Ce remaniement militaire intervient une semaine après l’annulation de la rencontre tripartite entre la RDC, le Rwanda et l’Angola pour tenter de résoudre la crise dans l’est de la RDC.
Le président Félix Tshisekedi a procédé à un remaniement au sein de la haute hiérarchie militaire, en nommant le lieutenant-général Jules Banza Mwilambwe (photo), chef d’état-major général des Forces armées de la RDC (FARDC). L’annonce a été rendue publique par la Radio-télévision nationale congolaise (RTNC), le jeudi 19 décembre 2024.
Jules Banza Mwilambwe remplace le général d’armée Christian Tshiwewe, reconduit au poste de conseiller militaire du chef de l’Etat. Avant cette nomination, Mwilambwe était chef adjoint de la Maison militaire du président Tshisekedi, chargé des opérations et des renseignements militaires. Il a également servi comme commandant adjoint de la Garde républicaine, une unité d’élite assurant la protection du président et des institutions congolaises.
D’autres nominations ont été faites au sein de l’état-major général. Le major général Makombo Muinaminayi Jean-Roger est désormais responsable des renseignements militaires, le général de brigade Mulume Oderwa est quant à lui chargé des opérations et le général de brigade Mbuyi Tshivuadi chargé de l’administration. Plusieurs officiers ont été promus aux grades d’officiers généraux et supérieurs.
Ce remaniement intervient une semaine après l’annulation de la rencontre tripartite prévue le 15 décembre à Luanda entre les présidents congolais, rwandais et angolais. Le Rwanda avait conditionné sa participation à l’organisation d’un dialogue direct entre Kinshasa et le M23, une proposition rejetée par les autorités congolaises. Cette réunion avait pour objectif de mettre fin aux affrontements entre les Forces armées congolaises et le groupe rebelle dans l’est du pays. Kinshasa et des rapports des Nations unies accusent ce groupe d’être soutenu par Kigali qui réfute ses accusations.
La RDC est confrontée à d’importants défis sécuritaires, en particulier dans l’est du pays où sévissent des groupes armés tels que le M23. Ces groupes continuent de mener des attaques, exacerbant les crises humanitaires. Selon l’Organisation internationale pour les migrations (OIM), entre juin et août 2024, le pays comptait environ 6,9 millions de déplacés internes. Les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de Tanganyika concentrent la majorité de ces populations déplacées, dont 96% ont fui en raison des conflits armés.
L’administration Tshisekedi a placé la sécurité nationale au cœur de ses priorités. Pour 2025, 7,43% du budget national, soit 3371,7 milliards de francs congolais (1,18 milliard $), seront alloués à ce secteur, marquant une augmentation par rapport aux 2767,6 milliards de francs congolais prévus dans la Loi de finances révisée 2024.
Charlène N’dimon
A l’issue des discussions entre experts gouvernementaux et privés, qui se sont récemment tenues à Lusaka, la capitale zambienne, le Maroc a été invité à rejoindre, dès 2025, le projet de zone économique spéciale conjointe entre la République Démocratique du Congo (RDC) et la Zambie. Ce projet vise à développer et exploiter une chaîne de valeur locale pour la transformation des minerais critiques nécessaires à la transition énergétique, en composants pour véhicules électriques, comme les batteries.
« À l’issue des discussions, les participants ont souligné l’importance d’intégrer le cadre de partenariat du projet dans les politiques publiques nationales et les plans sectoriels afin de garantir une cohérence avec les priorités de développement de chaque pays. Ils ont recommandé la signature d’un protocole d’accord en 2025 et l’intégration du Maroc dans la Zone économique spéciale commune entre la Zambie et la RDC », précise, dans un communiqué publié le 13 décembre 2024, la Commission des Nations unies pour l’Afrique (CEA), initiatrice de ces discussions via ses branches Afrique du Nord et Afrique australe.
L’idée qui se dégage des discussions est de créer une chaîne de valeur reposant sur les ressources minières essentielles à l’industrie des véhicules électriques. La RDC et la Zambie fourniraient les matières premières, comme le cobalt et le lithium nécessaires aux batteries, ainsi qu’un cadre réglementaire favorable. Le Maroc, de son côté, apporterait son expertise technique et industrielle tout en étant l’un des principaux clients de cette production.
Si de grandes puissances comme la Chine, les États-Unis ou l’Union européenne dominent actuellement la production mondiale de véhicules électriques, le Maroc s’impose progressivement comme un acteur clé. Le Royaume chérifien, qui dispose déjà d’une solide capacité industrielle, vise une production de 100 000 véhicules électriques d’ici 2025. Cela lui confère la capacité d’apporter rapidement une expertise précieuse aux deux pays miniers du sud, dont l’ambition est de maximiser les revenus tirés de leurs ressources naturelles.
Un potentiel prometteur pour les trois pays
Les opportunités pour ce projet sont nombreuses. La CEA estime que la demande mondiale de véhicules électriques pourrait atteindre 10 millions d’unités dans un avenir proche, sous l’effet de l’évolution des réglementations. La Zambie, consciente de cet enjeu, a déjà opéré des réformes majeures.
« Notre gouvernement a supprimé toutes les taxes sur les véhicules électriques, à l’exception de la TVA. De plus, la TVA est également supprimée pour les véhicules électriques produits localement. Par ailleurs, nous nous sommes engagés à faire en sorte qu’au moins 50 % du parc automobile de l’État soit composé de véhicules électriques », a déclaré Chipoka Mulenga, ministre zambien du Commerce.
La RDC, quant à elle, est en position de jouer un rôle central dans l’approvisionnement en ressources minières stratégiques. Elle détient les plus grandes réserves mondiales de cobalt. Par ailleurs, l’entrée en production du site de Manono, toujours en cours, devrait positionner le pays au quatrième rang mondial des producteurs de lithium. Grâce à son immense potentiel hydroélectrique, notamment le site emblématique d’Inga, la RDC pourrait également fournir une énergie verte abondante, suffisante pour répondre aux besoins énergétiques de toute l’Afrique subsaharienne.
La CEA estime que ce projet pourrait servir de modèle pour la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). Dans le scénario le plus favorable, la combinaison du savoir-faire marocain et des richesses minières de la RDC et de la Zambie pourrait créer un cercle vertueux. L’Afrique ne se contenterait pas de s’approvisionner en véhicules électriques, mais s’intègrerait également dans un marché mondial dont la valeur est estimée à 46 000 milliards dollars d’ici 2050.
Georges Auréole Bamba
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D’après une analyse de Deloitte, en République démocratique du Congo (RDC), les banques locales (Rawbank, Sofibanque et Solidaire Banque) ont su tenir tête aux groupes panafricains, particulièrement en termes de bénéfices nets et de rentabilité. Cette performance repose sur trois facteurs principaux : la croissance continue de Rawbank, qui reste la première banque de la RDC sur plusieurs segments ; le passage de la BCDC sous le contrôle d’Equity Group Holding, qui l’intègre désormais parmi les banques panafricaines ; et le dynamisme de Solidaire Banque, figurant régulièrement dans le top 5 des progressions sur des indicateurs tels que le produit net bancaire (PNB), les fonds propres, le total de bilan, les crédits et les dépôts.
Rawbank, à elle seule, a enregistré un bénéfice net de 182 millions de dollars, représentant 80 % de la performance des banques locales et 41 % du total déclaré par l’ensemble des 17 banques actives en RDC. Il s’agit de sa meilleure performance en trois ans, sa part dans les bénéfices nets du secteur ayant été de 36 % en 2022 et de 27 % en 2021.
Malgré cette résilience, les groupes panafricains continuent de croître sur un marché congolais au potentiel important. En 2023, leur PNB s’est élevé à 583 millions de dollars, soit 55 % de la valeur globale déclarée par le secteur. Bien que Rawbank reste leader pour la collecte des dépôts, les groupes panafricains ont atteint une part de marché agrégée de plus de 50 % et dominent sur les fonds propres avec 59 % contre 35 % pour les banques locales.
Cette progression s’explique par l’arrivée récente de groupes comme Kenya Commercial Bank et Equity Group Holding, qui ont réduit le nombre de banques à capitaux locaux à trois. De plus, la banque centrale a exigé en 2023 que les banques commerciales augmentent leurs fonds propres à au moins 50 millions dollars d’ici 2025.
Globalement, malgré une dépréciation monétaire, une inflation élevée et les conflits à l’Est, le secteur bancaire congolais a fait preuve de résilience en 2023. Son total de bilan a progressé de 10 % pour atteindre 16 873 millions dollars, soutenu par une croissance des crédits à l’économie (+29 %, à 6 928 millions de dollars) et des dépôts (+2 %, à 12 181 millions dollars). Le PNB a bondi de 24 % pour atteindre 1 346 millions dollars, et le résultat net a presque doublé (+95 %, à 443 millions dollars). La rentabilité a également augmenté, avec un ROE (rentabilité opérationnelle) de 25 % (+8 points) et un ROA (rentabilité des actifs) de 2,6 %. Par ailleurs, la contribution fiscale du secteur a progressé de 25 %, atteignant 114 millions dollars.
Georges Auréole Bamba
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The Congolese Ministry of Agriculture (DR Congo) will provide farmers 1,062 tractors by the end of March 2025. In a recent press conference, Agriculture Minister, Grégoire Mutshail Mutomb, said the project would make farmers’ work easier, women’s especially, and help boost the country’s overall agricultural output.
"Our agriculture is at the bottom of the scale; some women still use hoes. We have distributed 260,000 hoes nationwide and are thinking about the mechanization of agriculture in our country," said Mutshail, quoted by Agence Congolaise de Presse. Further details on the project, such as the equipment supplier or final beneficiaries, are yet to be provided.
Greater Mechanization
This last announcement adds to two more unveiled this year, related to agricultural mechanization. In his annual address to the nation, President Tshisekedi said various equipment was being distributed, including 350 tractors. In July, Equity BCDC, a subsidiary of Kenyan group Equity Holdings, signed an agreement with dealer Congo Motors to enable farmers to acquire tractors on a leasing basis.
In line with its ambition to diversify the Congolese economy, the DRC government has chosen agriculture as a target sector, mainly because the supply of essential products, like maize, fails to meet the existing demand. There is no consolidated record of previous efforts to provide agricultural machinery, making it challenging to assess their impact on productivity.
In addition to mechanization, the sector suffers from chronic isolation. A study by the United Nations Development Program (UNDP) on local development plans for 145 territories revealed that only about 20% of the population mostly farmers have access to passable roads. The authorities also plan to improve 38,000 kilometers of agricultural feeder roads.
The increased mechanization could generate at least 4,240 jobs in the country since each agricultural machine requires an operator, a maintenance manager, a spare parts supplier, and an administrative and financial manager to coordinate operations.
A Well-Supported Vision
Private players are also getting involved in harnessing green resources. In October 2024, a $1 billion project led by the Mole Group, based in Switzerland, and headed by a Congolese native, was announced. According to the Minister of Agriculture, this and other projects will be structured as public-private partnerships.
Several donors are also active in the sector, including the African Development Bank, which plans to create over 50,000 jobs in agriculture. With Africa's largest area of arable land, the DRC aims not only for self-sufficiency but also to enhance its status as an exporter of agricultural products by diversifying beyond cocoa and coffee into crops such as soybeans and chilies.
Rome Resources, a mining firm specializing in tin exploration in the Democratic Republic of Congo (DRC), has successfully raised £4.2 million from Stanvic Mining to expand drilling and enhance exploration at its Bisie North project in North Kivu.
The AIM-listed firm will use the money to extend drilling through 2025, conduct geophysical and geochemical exploration—including optimal site mapping—and strengthen the company's balance sheet.
"This strategic investment demonstrates the recognition of the Bisie North project in the DRC. It will enable us to continue drilling and accelerate work to create value for our shareholders," said Paul Barrett, CEO of Rome Resources.
The Bisie North project is well-positioned amid a favorable market, with global tin prices surging 34% in 2024 to reach $33,810 per tonne in October due to limited supply.
In the DRC, Alphamin Resources, the leading producer, reported a 28% increase in production during the first nine months of 2024, totaling 12,087 tonnes. Rising average prices—from $26,557 to $31,757 per tonne—have bolstered revenues, with Alphamin forecasting production between 17,000 and 18,000 tonnes for the year.
Rome Resources aims to become a key player in the tin market, having recorded tin grades of up to 7.12% in recent drilling. The success of its project could help elevate the DRC's status in the global tin market, particularly as demand grows due to its use in electronics and renewable energy.
In 2023, the DRC ranked fifth among the world's largest tin producers with an output of 19,000 tonnes, trailing behind China (68,000 tonnes), Myanmar (54,000 tonnes), Indonesia (52,000 tonnes), and Peru (23,000 tonnes).
This article was initially published in French by Olivier de Souza
Edited in English by Ola S. Akinocho
Le gouvernement de la RDC veut moderniser son administration publique avec l’adoption de la technologie blockchain. Pour cela, il a signé le 18 décembre avec la société singapourienne Trident Digital Tech Holdings, un accord visant à mettre en place un système gouvernemental électronique (e-GOV) complet, selon un communiqué de l’entreprise. Celui-ci s’appuiera sur la blockchain pour renforcer la sécurité, l'efficacité et la transparence des services publics.
Selon Justin Inzun Kakiak (photo), directeur général de l’Agence nationale de renseignement de la RDC, « ce système de gouvernement électronique améliorera considérablement l’accès aux services gouvernementaux » ajoutant : « Nous sommes ravis d’aller de l’avant avec Trident sur cette initiative révolutionnaire ».
Trident to Explore Digital Transformation of Government Services in the Democratic Republic of the CongoTrident’s Blockchain-Powered Digital Authentication...
— Roger bosh (@Prometheus_006) December 18, 2024
Source: GlobeNewswire News Room https://t.co/8Db0MDdHS5
En intégrant la blockchain, la RDC peut réduire la corruption dans les services publics, améliorer la responsabilité et rationaliser la fourniture de services publics. La nature décentralisée de la blockchain devrait permettre aux citoyens d'accéder en toute sécurité à des services gouvernementaux essentiels, tels que l'enregistrement des entreprises, les registres fonciers et les services publics en général, garantissant l'intégrité et la transparence de ces processus.
Avec l'adoption de la blockchain les entreprises peuvent travailler dans un environnement plus sécurisé et fiable pour opérer dans le pays. De plus, en numérisant les fonctions clés du gouvernement, la RDC pourra rationaliser ses procédures administratives, réduire les problèmes liés à la lourdeur administrative et améliorer l'efficacité des opérations du secteur public, notamment dans les régions éloignées.
Olivier de Souza
Les Sucreries du Kivu, a sugar factory in the Democratic Republic of Congo (DRC), has resumed operations after 26 years of inactivity. In a recent statement, the Congolese Ministry of Industry informed that the project cost $5.85 million to resurrect, including $3 million in loans and subsidies. The same source predicts the plant’s official commission in the coming weeks.
The factory, now called SUKI, is already running and has produced its first bags of sugar. Also, the revival helped generate 1,400 direct jobs, out of 3,000 targeted.
The money spent on the project helped expand cultivated areas to 700 hectares.
Reviving Les Sucreries du Kivu is part of the government’s broader strategy to boost economic activities in the unsafe parts of the country, where extremists and warmongers have been recruiting young people. The revival project also aims to reinforce the DRC’s economic sovereignty by cutting sugar imports, from Rwanda and Tanzania especially.
However, the government's sugar strategy has yet to be defined. Several successive decisions have prohibited the import of this commodity in a market where supply is lower than demand. Since its establishment in 1975, SUKI has gone through several phases, including periods of bankruptcy. It also welcomed key private shareholders, including Tanzania’s Kagera Sugar.
This article was initially published in French by Georges Auréole Bamba
Edited in English by Ola Schad Akinocho
L'entreprise congolaise Kipay Investments développera une centrale hydroélectrique de 200 MW dans le bassin de Lufira, au sud-est de la République Démocratique du Congo (RDC).
Ce projet, soutenu par la Banque africaine d'import-export (Afreximbank), verra la banque financer les études techniques, évaluer la viabilité financière, couvrir les frais de conseil et structurer le financement de la dette, assurant ainsi la bancabilité du projet. Il s’agit de la première initiative d’Afreximbank pour un projet d’énergies renouvelables du secteur privé en République Démocratique du Congo (RDC).
@kipayenergy est fière d'annoncer qu'elle a signé un accord de financement au titre de la facilité de préparation et de structuration de projet pour la centrale hydroélectrique de Sombwe avec @afreximbank #rdc #DRC #SDG7 https://t.co/R7wMD5GyoN
— Kipay Energy (@KipayEnergy) December 19, 2024
Ce projet s’inscrit dans l’objectif gouvernemental de lier la croissance économique du pays à l’augmentation de son taux d’électrification, actuellement de 21,5 %. Les autorités congolaises visent un taux de 62,5 % d'ici 2030, en exploitant le potentiel hydroélectrique du pays, évalué à plus de 100 000 MW. La centrale s'inscrit comme une réponse pragmatique aux défis énergétiques de la RDC, alors des projets comme Inga 3 rencontrent encore des obstacles administratifs et financiers. « Afreximbank est fière de soutenir des projets d’énergies renouvelables qui non seulement stimulent l’industrialisation et les exportations, mais favorisent également une transition énergétique juste. Ce projet pionnier témoigne de notre engagement à exploiter les ressources renouvelables pour bâtir une infrastructure énergétique durable en RDC. », a déclaré Kanayo Awani, vice-président exécutif d’Afreximbank pour le commerce intra-africain et le développement des exportations.
L’infrastructure contribuera à matérialiser l’ambition du pays en termes de transition énergétique, en fournissant une énergie propre aux entreprises minières de la région, cruciales pour la transformation locale des minéraux stratégiques comme le cuivre et le cobalt.
De plus, elle réduira les émissions de CO₂ de 108 000 tonnes par an, soutenant ainsi les engagements climatiques de la RDC dans le cadre de l’Accord de Paris. En termes d'impact économique, près de 3000 emplois directs seront créés, avec des retombées pour les activités locales, comme la pêche et le commerce, ainsi qu’une amélioration de l’accès à l’électricité pour les communautés voisines.
Les revenus fiscaux générés par le projet devraient profiter au gouvernement de la RDC sur une période de 30 ans. Aucune précision n’a été donnée sur les détails liés à cette prévision, ni sur la date de mise en service de l’infrastructure.
Olivier de Souza
Rome Resources, cotée sur l’AIM et spécialisée dans l’exploration d’étain en RDC, a levé 4,2 millions de livres sterling auprès de Stanvic Mining pour étendre ses forages et renforcer l’exploration de son projet Bisie North, situé dans le Nord-Kivu.
Les fonds serviront à prolonger les forages jusqu’en 2025, réaliser des explorations géophysiques et géochimiques, notamment une cartographie optimale du site, et renforcer le bilan financier de la société.
« Cet investissement stratégique démontre la reconnaissance du projet Bisie North en RDC. Il permettra de poursuivre nos forages et d’accélérer les travaux pour créer de la valeur pour nos actionnaires. », a affirmé Paul Barrett, directeur général de Rome Resources.
Le projet Bisie North s’inscrit dans un contexte favorable où les prix mondiaux de l’étain ont grimpé de 34 % en 2024, atteignant 33 810 dollars la tonne en octobre, en raison d’une offre mondiale limitée.
En RDC, Alphamin Resources, principal producteur, a vu sa production augmenter de 28 % sur les neuf premiers mois de 2024, atteignant 12 087 tonnes. La hausse des prix moyens, passés de 26 557 à 31 757 dollars la tonne, a boosté ses revenus, et Alphamin prévoit une production de 17 000 à 18 000 tonnes cette année.
Rome Resources, avec des teneurs en étain atteignant 7,12 % lors de forages récents, aspire à devenir un acteur clé du marché en s’appuyant sur cette campagne en RDC. On estime que le succès de son projet pourrait contribuer à positionner la RDC comme un acteur plus important du marché mondial de l’étain, répondant à une demande croissante liée aux électroniques et énergies renouvelables.
En 2023, la RDC (19 000 tonnes) s’est classée au 5e rang des plus gros producteurs d’étain derrière la Chine (68 000 tonnes), le Myanmar (54 000 tonnes), l’Indonésie (52 000 tonnes) et le Pérou (23 000 tonnes).
Olivier de Souza