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Congo Airways has begun a recruitment drive two weeks after taking delivery of an aircraft, the first of three acquired by the National Social Security Fund (CNSS), which holds a 31% stake in the airline.

Since Jan. 7, 2025, the carrier has posted three job ads seeking nine captains, nine first officers and four maintenance technicians. The pilots will be on probation for six months, while technicians will serve a three-month probation period, according to the notices.

The hires appear set to form the core crew to operate the new fleet now being assembled, and may also point to staff turnover. After suspending flights for around 10 months, Congo Airways has accumulated more than 10 months of unpaid wages, staff representatives said.

Meanwhile, the airline is also working to return an Airbus A320 to service after it was grounded by engine problems. In February 2025, it received approval from the Public Procurement Regulatory Authority (ARMP) to award a contract directly to FAI Aviation to buy two CFM56-5B5/3 engines, plus spare parts, for $12.33 million, according to an ARMP document.

So far, Congo Airways has not announced when it will restart flights or which destinations it will serve, though media reports say operations could resume in early 2026.

Timothée Manoke

The Central Bank of Congo (BCC) plans to tighten oversight of banks’ recovery and resolution plans under an IMF-backed programme.

In a report published in January 2026, the IMF said the BCC had committed to issuing an instruction by June 2026 setting out the information banks must include, notably liquidity stress scenarios and the loss of one or more correspondent banking relationships.

The IMF said the instruction will build on earlier measures. Based on plans submitted by commercial banks in May 2025, the BCC is expected to review cross-border cooperation agreements with the home regulators of parent banks with subsidiaries in the DRC, in order to incorporate recovery and resolution arrangements and clarify coordination between supervisors and banking groups ahead of any crisis.

These plans aim to test banks’ ability to withstand liquidity stress in foreign or domestic currency and to document feasible recovery options, including drawing on liquid assets, imposing internal restrictions and activating business continuity measures. This forms part of a broader effort to establish an emergency liquidity assistance framework by December 2025 for solvent institutions facing temporary liquidity shortfalls.

Dependence on correspondents

The move also seeks to curb local banks’ reliance on foreign correspondents, which are essential for sending and receiving international payments, particularly in dollars. The IMF said overall liquidity appears adequate, but vulnerabilities remain: a large share of liquid assets is held with foreign correspondents or parent banks, and these relationships are not subject to formal BCC oversight.

At end-June 2025, claims on correspondent banks stood at about $10.6 billion, versus dollar deposits in the system of around $13 billion. However, these relationships could deteriorate, especially after the DRC failed to exit the FATF grey list in 2025 as expected, reinforcing perceptions that the country is a higher-risk jurisdiction for money laundering, terrorist financing and proliferation financing.

Globally, several institutions have documented a decline in correspondent banking ties in jurisdictions perceived as higher risk. The IMF has warned that the loss of these relationships can disrupt trade payments, remittances, and healthcare or tuition payments in countries such as the DRC.

Preparing for shocks

In the short term, more detailed planning requirements may push banks to adopt a more cautious balance-sheet stance, including higher precautionary liquidity buffers, tighter credit standards and more stringent stress testing. Scenarios involving the loss of correspondents may also encourage stronger anti-money laundering and counter-terrorist financing controls, as banks often depend on cost and compliance standards to maintain these ties.

The goal is to strengthen banks’ ability to absorb shocks without disrupting services, including by ensuring continuity of international payments, maintaining access to foreign exchange channels and reducing the risk that liquidity strains snowball into a loss of confidence. The IMF is also monitoring other financial stability reforms, including the implementation of a deposit protection scheme предусмотрed under the banking law.

By explicitly targeting liquidity risk and the potential loss of correspondents, the instruction expected by June 2026 aims to formalise operational responses to two vulnerabilities seen as structural in the Congolese banking system.

Pierre Mukoko & Boaz Kabeya

Deux semaines après avoir reçu un appareil — le premier des trois commandés par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), actionnaire de la compagnie à hauteur de 31 % — Congo Airways a lancé un processus de recrutement. La compagnie aérienne a publié, depuis le 7 janvier 2025, trois avis portant sur le recrutement de neuf commandants de bord, neuf copilotes et quatre techniciens de maintenance.

Selon ces documents, les pilotes et copilotes devront passer par une période d’essai de six mois, tandis que les techniciens seront soumis à une période d’essai de trois mois. Tout porte à croire que cette équipe constituera le noyau opérationnel chargé d’exploiter la nouvelle flotte en cours de constitution, ce qui laisse penser qu’une partie du personnel a quitté la compagnie. Inactive depuis une dizaine de mois, Congo Airways enregistrerait plus de dix mois d’arriérés de salaires, selon des délégués du personnel.

En parallèle des avions attendus de la CNSS, Congo Airways serait également engagée dans un processus de remise en service d’un Airbus jusque-là immobilisé en raison de problèmes de moteur. En février 2025, la compagnie a obtenu une autorisation spéciale de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) pour recourir à une procédure de gré à gré avec la société FAI Aviation. Celle-ci porte sur l’acquisition de deux moteurs CFM56-5B5/3 destinés aux Airbus A320, pour un montant total de 12,33 millions de dollars américains, pièces de rechange incluses, selon le document de l’ARMP.

À ce stade, Congo Airways n’a pas encore communiqué la date de son premier vol ni la liste des destinations qui seront desservies lors de la reprise de ses opérations. Mais de source médiatique, la compagnie devrait reprendre ses activités en ce début d’année 2026.

Timothée Manoke

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La Banque centrale du Congo (BCC) prévoit d’encadrer plus strictement les plans de prévention et de redressement exigés des banques, dans le cadre du programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Dans son rapport publié en janvier 2026, le FMI relaie l’engagement de la BCC d’adopter, d’ici juin 2026, une instruction précisant les informations à inclure dans ces plans, notamment « des scénarios de crise de liquidité » et des scénarios portant sur « la perte d’une ou plusieurs relations avec des banques correspondantes ».

Le FMI précise que la nouvelle instruction s’appuiera sur les démarches déjà engagées. « Sur la base des plans soumis par les banques commerciales en mai 2025 », la BCC doit procéder à un examen des accords de coopération transfrontalière avec les pays d’origine des maisons-mères des banques présentes en RDC, afin d’y intégrer des dispositifs de redressement et de résolution. L’enjeu est de clarifier, en amont d’une crise, la coordination entre superviseurs et groupes bancaires.

L’objectif des plans de prévention et de redressement est de tester la capacité des banques à faire face à un stress de trésorerie (en devises ou en monnaie locale) et à documenter des options de redressement réalisables (mobilisation d’actifs liquides, restrictions internes, déclenchement de mesures de continuité, etc.). Cette logique s’inscrit dans un chantier plus large : la BCC doit d’ailleurs établir, d’ici décembre 2025, un cadre d’assistance de liquidité d’urgence destiné aux institutions solvables confrontées à une illiquidité temporaire.

Dépendance aux correspondants

Il est aussi question de contrôler la dépendance des banques locales à leurs correspondants étrangers, relations indispensables pour exécuter ou recevoir des paiements internationaux, notamment en dollars. Le FMI souligne que, même si la liquidité agrégée est jugée adéquate, une vulnérabilité demeure : une part importante des actifs liquides est concentrée auprès de correspondants étrangers ou de banques mères, et ces relations manquent de supervision formelle par la BCC.

À fin juin 2025, les créances sur banques correspondantes atteignent environ 10,6 milliards de dollars, pour des dépôts en dollars dans le système évalués à 13 milliards. Or les relations entre les banques locales et leurs correspondants sont susceptibles de se dégrader, d’autant que la RDC n’a pas réussi à sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en 2025, comme attendu. Ce maintien parmi les juridictions sous surveillance renforcée présente la RDC comme un pays à risque en matière de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de prolifération des armes.

Au niveau international, plusieurs institutions documentent le recul des relations de correspondance bancaire dans des juridictions perçues comme plus risquées. Le FMI a déjà averti que la réduction de ces relations peut perturber certaines transactions (paiements commerciaux, remises, frais médicaux ou d’éducation) dans des pays comme la RDC.

Plan antichocs

À court terme, l’exigence de plans plus détaillés peut pousser les banques à une gestion plus prudente de leur bilan : davantage de liquidité de précaution, politique de crédit plus sélective et stress tests de résistance. Les scénarios de rupture de correspondants peuvent aussi conduire à renforcer les dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que les contrôles des profils clients, car le maintien de correspondants dépend souvent du coût et du niveau de conformité.

Mais l’objectif recherché est une meilleure capacité des banques à absorber des chocs sans rupture de service : continuité des paiements internationaux, accès maintenu aux circuits en devises et réduction du risque que des tensions de liquidité se transforment en crise de confiance. En parallèle, le FMI suit d’autres chantiers de stabilité financière, dont la mise en place d’un système de protection des dépôts prévu par la loi bancaire.

En ciblant explicitement la liquidité et la perte de correspondants, l’instruction attendue d’ici juin 2026 vise ainsi à formaliser des réponses « prêtes à l’emploi » face à deux vulnérabilités jugées structurantes pour le système bancaire congolais.

Pierre Mukoko et Boaz Kabeya

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The Democratic Republic of Congo (DRC) plans to develop a nationwide network of grain silos through its General Strategic Reserve (RSG). Under the 2026-2028 Public Investment Plan, the government intends to allocate 14.5 billion Congolese francs, equivalent to about $6.6 million at the average exchange rate, for the construction of these facilities.

Serge Mulumba Katchy, the coordinator of the presidency-linked institution, announced that a pilot project will be set up in Kimpese, in Kongo Central province. In November 2025, he travelled to Italy to meet with the supplier producing the equipment for this first site. He said the Kimpese project would have a minimum capacity of 5,000 tonnes of grain and that the same model would later be rolled out in the country’s other provinces.

This preparatory work followed a working session held in October 2025 with experts from U.S. consulting firm International Reliable Consulting (IRC). According to the RSG, the discussions explored potential cooperation on the implementation of the silos and the establishment of a seed bank.

Created by presidential decree, the General Strategic Reserve is tasked with preventing and managing crises by building strategic stocks of essential goods. It aims to support food security, stabilise prices and assist local producers by building and renewing reserves that can be mobilised in the event of a crisis, shortage or natural disaster.

In September 2025, the institution intervened in the maize market in Kinshasa, offering 25-kg bags of maize flour for sale at 35,000 Congolese francs. This was significantly lower than prices in the capital at the time, which ranged between 40,000 and 63,000 francs depending on quality. The operation, carried out in several markets across the city, aimed to ease pressure on households and stabilise prices during a period of market strain.

Timothée Manoke

Buenassa is seeking financial backing to acquire a strategic domestic mining asset that is up for sale in the Katanga region, Chairman and Chief Executive Eddy Kioni said on Monday.

The announcement followed a meeting with Michael Kayembe, the new chief executive of United Bank for Africa (UBA) in the Democratic Republic of Congo. A source close to the Congolese company said the asset in question is mining firm Chemaf.

Bloomberg reported that Buenassa formally expressed interest in the copper and cobalt producer last November. The company’s future is being closely watched because of its assets and its role in the competition for critical minerals in the DRC.

Kioni said the acquisition would allow Buenassa to speed up its move toward vertical integration, from extraction to refining, trading and strategic stockpiling. He said it would secure feedstock for the refinery for more than 20 years.

He added that the plan would reduce operational risk and transform Buenassa from a greenfield industrial project into a major mining operator. The goal is to move from a planned project to a company producing mining assets capable of supplying a refinery and building an integrated value-chain model.

That approach sets Buenassa apart from several rival bids that are structured more around financial and commercial control of Chemaf. By comparison, state miner Gecamines, another Congolese contender, has proposed acquiring the company with a view to reselling it while retaining a maximum stake of 25%, Bloomberg reported.

Through its subsidiary Gecamines Trading, the state miner would market production corresponding to its stake to the United States, in line with a commitment the DRC made under a strategic agreement signed with Washington last December.

Industrial Goals

Buenassa says its bid is driven by industrial objectives, aimed at securing raw material for a refining project in the DRC rather than capturing output for export. That would align the project with the Congolese government’s push for local mineral processing.

Details of Buenassa’s offer remain unknown. Gecamines is reportedly considering an initial outlay of just under $1 million, an audit of the company and a plan to settle its liabilities, which media reports estimate at $900 million. Part of that debt is held by Trafigura, which arranged a $600 million loan in 2022 to finance development of the Mutoshi mine in Kolwezi.

Securing an extraction asset appears crucial for Buenassa. It would make the project easier to finance by providing collateral that could underpin borrowing for the refinery’s construction.

So far, the company has secured a $3.5 million public grant from the Industry Promotion Fund (FPI), though only part of it has reportedly been disbursed. The funding enabled completion of a scoping study.

The study puts the cost of the project’s first phase at $700 million, according to a document seen by Bankable. At that stage, the plant is expected to produce 30,000 tonnes of copper cathodes and 5,000 tonnes of cobalt sulphate a year.

The second phase is estimated to cost $2 billion. At that stage, output would rise to 120,000 tonnes of copper and 20,000 tonnes of cobalt a year. Those figures have yet to be refined.

Challenging Outlook

The revised timeline now forecasts a pre-feasibility study in early 2026 and a feasibility study in the second quarter of 2027. Financial close is projected for the third quarter of 2027, and production is not expected before 2029, compared with 2027 previously.

To finance the strategy, Buenassa is pitching a multi-layered approach combining African commercial banks, regional development finance institutions, local financial institutions, international strategic partners led by the United States, and the Congolese state. Since June 2025, the state has held a 10% stake in the Buenassa Ressources project company.

The meeting with UBA focused on building a financing structure capable of supporting both the refinery’s construction and the acquisition of an extraction asset.

Winning control of Chemaf may prove difficult. Guy-Robert Lukama, chairman of the Gecamines board, told Reuters in late 2024 that the state miner would not let it go to a rival bidder. Gecamines is in a strong position because it holds the permit on which Chemaf is developing the Mutoshi project.

The state is the sole shareholder of Gecamines and holds a 10% stake in Buenassa and 5% in Chemaf. It must decide while weighing its mining policy priorities.

Pierre Mukoko

La République démocratique du Congo (RDC), à travers la Réserve stratégique générale (RSG), veut se doter, sur l’ensemble de son territoire, d’un réseau de silos destinés au stockage des céréales. Selon le Plan d’investissement public couvrant la période 2026-2028, le gouvernement prévoit d’allouer 14,5 milliards de francs congolais, soit environ 6,6 millions de dollars américains au taux moyen, à la construction de ces infrastructures.

Le coordonnateur de cette institution rattachée à la présidence de la République, Serge Mulumba Katchy, a annoncé qu’un projet pilote sera installé à Kimpese, dans la province du Kongo Central. En novembre 2025, il a effectué une visite en Italie auprès du fournisseur chargé de produire les installations prévues pour ce premier site. À cette occasion, il a indiqué que le projet de Kimpese disposerait d’une capacité minimale de 5 000 tonnes de céréales, et que ce modèle serait ensuite reproduit dans les autres provinces du pays.

Ce travail préparatoire avait été précédé, en octobre 2025, d’une séance de travail avec des experts du cabinet de conseil américain International Reliable Consulting (IRC). Ces échanges avaient permis d’explorer les possibilités de collaboration pour la mise en place des silos, mais aussi pour la création d’une banque de semences, selon la communication de la RSG.

Créée par ordonnance présidentielle, la Réserve stratégique générale a pour mission d’assurer la prévention et la gestion des crises par la constitution de stocks stratégiques de produits de première nécessité. Elle intervient pour soutenir la sécurité alimentaire, stabiliser les prix et appuyer les producteurs locaux, en constituant et en renouvelant des réserves mobilisables en cas de crise, de pénurie ou de calamité naturelle.

En septembre 2025, l’institution avait déjà mené une intervention sur le marché du maïs à Kinshasa. Elle avait mis en vente des sacs de farine de maïs de 25 kg à 35 000 francs congolais, un prix nettement inférieur à ceux pratiqués alors dans la capitale, qui oscillaient entre 40 000 et 63 000 francs selon la qualité. Cette opération, menée dans plusieurs marchés de la ville, visait à atténuer la pression sur les ménages et à stabiliser les prix en période de tension.

Timothée Manoke.

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Buenassa cherche « un appui financier pour l’acquisition d’un actif minier local stratégique dans la région du Katanga, actuellement en vente », a annoncé, le 12 janvier 2026, son président-directeur général, Eddy Kioni, à la suite d’une rencontre avec le nouveau directeur général de UBA en République démocratique du Congo (RDC), Michael Kayembe. Selon une source proche de l’entreprise congolaise, l’actif en question est la société minière Chemaf. Selon Bloomberg, Buenassa a formellement notifié, en novembre dernier, son intérêt pour ce producteur de cuivre et de cobalt, dont l’avenir est suivi de près en raison de ses actifs et de son positionnement dans la compétition autour des minerais critiques en RDC.

Pour le PDG de Buenassa, cette acquisition permettrait « d’accélérer l’intégration verticale : de l’extraction au raffinage, au négoce et au stockage stratégique », en sécurisant l’approvisionnement de la raffinerie pour « plus de 20 ans ». Le dirigeant affirme que ce schéma renforcerait la résilience opérationnelle et transformerait Buenassa « d’un projet industriel greenfield (à construire) en un acteur minier opérationnel majeur ». L’enjeu est clair : passer d’un projet industriel à construire à une entreprise disposant d’une production minière, capable d’alimenter une raffinerie et de structurer un modèle intégré sur la chaîne de valeur.

Cette logique distingue Buenassa de plusieurs offres concurrentes, davantage structurées autour d’un contrôle financier et commercial de Chemaf. À titre de comparaison, la Gécamines, autre prétendant congolais, propose d’acquérir la compagnie minière pour la revendre et ne conserver qu’une participation maximale de 25 %, rapporte Bloomberg. Et grâce à sa filiale Gécamines Trading, elle commercialiserait la production correspondant à sa participation aux États-Unis, conformément à l’engagement pris par la RDC dans le cadre de l’accord stratégique signé avec les États-Unis en décembre dernier.

Actif vital

À l’inverse, l’approche de Buenassa vise un objectif explicitement industriel : sécuriser une matière première pour un projet de raffinage en RDC, et non seulement capter un flux de production à exporter. Ce qui inscrit le projet dans la vision du gouvernement congolais, qui insiste désormais sur la transformation locale des minerais. Sauf que les détails de son offre restent inconnus. La Gécamines, pour sa part, prévoirait un ticket d’un peu moins d’un million de dollars, un audit de la compagnie, puis un plan de paiement de ses dettes, que des sources médiatiques chiffrent à 900 millions de dollars. Une partie serait détenue par Trafigura, qui a arrangé un prêt de 600 millions de dollars en 2022 pour financer le développement de la mine de Mutoshi à Kolwezi.

En réalité, l’acquisition d’un actif d’extraction apparaît comme vitale pour le projet Buenassa. Elle permettrait d’améliorer sa bancabilité en apportant un actif susceptible de garantir le remboursement des ressources nécessaires au financement de la construction de la raffinerie. Jusqu’ici, l’entreprise n’a pu sécuriser qu’une subvention publique de 3,5 millions de dollars auprès du Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Cela a notamment permis de réaliser une étude de cadrage (scoping study).

Cette dernière évalue le coût de la première phase du projet à 700 millions de dollars, selon un document consulté par Bankable. À ce stade, l’usine devrait produire annuellement 30 000 tonnes de cathodes de cuivre et 5 000 tonnes de sulfate de cobalt. Le coût de la deuxième phase est estimé à 2 milliards de dollars. À ce stade, la production passerait à 120 000 tonnes de cuivre et 20 000 tonnes de cobalt par an. Ces données doivent encore être affinées.

Équation difficile

Le calendrier indicatif actualisé prévoit désormais une étude de préfaisabilité au début de 2026 et une étude de faisabilité au deuxième trimestre 2027, alors que le closing financier est projeté au troisième trimestre 2027 et que le début de la production n’est pas attendu avant 2029, contre 2027 auparavant.

Pour financer cette stratégie, Buenassa met en avant une approche « à plusieurs niveaux », combinant banques commerciales africaines, institutions régionales de financement du développement, institutions financières locales, partenaires internationaux stratégiques « menés par les États-Unis » et l’État congolais, qui détient depuis juin 2025 une participation de 10 % dans le capital de l’entreprise de projet Buenassa Ressources. De la réunion avec UBA, il ressort que l’objectif est de bâtir une architecture de financement capable de soutenir à la fois la construction de la raffinerie et l’opération d'acquisition de l’actif d’extraction.

Mais l’accès à Chemaf s’annonce difficile. « Nous ne donnerons pas de chance à quelqu’un d’autre que nous », avait déclaré, fin 2024, Guy-Robert Lukama, président du conseil d’administration de la Gécamines, cité par Reuters. Il faut dire que, sur ce dossier, l’entreprise publique est en position de force : elle détient le permis sur lequel Chemaf développe le projet Mutoshi. Mais l’État, unique actionnaire de la Gécamines — et actionnaire à 10 % de Buenassa ainsi qu’à 5 % de Chemaf — devra trancher en tenant compte des orientations de sa politique minière.

D’ailleurs, à bien y regarder, un rapprochement stratégique entre la Gécamines et Buenassa — qui se profilent comme deux véhicules souverains de la RDC pour la valorisation de son patrimoine minier dans les filières cuivre et cobalt — constitue une option. Les positionnements de l’entreprise publique et de sa compatriote privée paraissent même complémentaires sur la chaîne de valeur. Au regard de l’intérêt d’entreprises américaines pour Chemaf, l’idée d’un consortium RDC (Gécamines, Buenassa…)–États-Unis est présentée, par des acteurs proches du dossier, comme l’alternative la plus réaliste, compte tenu des défis financiers, opérationnels et de sécurité des sites. Une telle perspective s’inscrirait dans le prolongement du partenariat stratégique RDC–États-Unis.

Pierre Mukoko

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The Democratic Republic of Congo plans to tighten controls on mining exports to boost revenue collection. In a report published in January 2026, the International Monetary Fund said authorities want a more reliable assessment of export volumes, mineral content and moisture levels, which are critical for valuation and tax calculations.

The report highlights the revenue impact of inadequate oversight. “Studies show that our country loses nearly half of its potential mining revenue due to insufficient controls on volumes and the content of valuable metals,” authorities cited in the report said. To address these weaknesses, authorities said they want to increase mining revenue collection by limiting direct contact in the control process.

One measure involves deploying technical tools by March 2026 to strengthen physical inspections of export shipments, including truck weighing scales and computerized, non-intrusive quality control systems.

The reform also includes stronger analytical capacity. The IMF said authorities aim to secure approval from the Ministry of Mines by January 2026 to bring into operation a mineral analysis laboratory contracted by the tax authority (DGI).

The goal is to build technical capacity to support inspections and strengthen compliance more broadly. The report also points to efforts to improve the assessment of export characteristics, including moisture and mineral content, which affect declared values and tax obligations.

Beyond mining, the IMF report highlights the broader challenge of modernizing financial administrations and controls. It notes that tax audits currently deliver less than 15 percent of their potential revenue, as authorities seek to improve data cross-checking through automation and digitization.

Overall, the IMF said the approach combines stronger physical and analytical controls on mining exports with a shift toward more automated systems, with the aim of improving enforcement and securing revenue.

Boaz Kabeya

The Democratic Republic of Congo plans to strengthen oversight by its Directorate General of Customs and Excise (DGDA) from 2026, according to an International Monetary Fund report published in January 2026. The plan includes acquiring non-intrusive inspection equipment such as container scanners and volumetric scanners from leading international manufacturers, as part of a customs modernization program.

The goal is to improve the authorities’ ability to check shipments without routinely opening cargo, using more advanced technology. The IMF report says the measures form part of a broader strategy to secure revenue, particularly in high-risk sectors. Authorities said they want to step up controls on physical shipments linked to exports to allow a more accurate assessment of export volumes, mineral content and moisture content.

Studies show that our country loses nearly half of its potential mining revenue due to insufficient controls on volumes and the content of valuable metals,” authorities cited in the report said.

The document also outlines the operational approach. It says revenue mobilization should be strengthened while limiting direct contact, through tools such as weighing scales and computerized, non-intrusive quality control mechanisms.

Alongside this equipment, the authorities said they also want to modernize information sharing by expanding automation and digitization, including the creation of a platform for sharing data within and between financial administrations.

The report says the integrated system should rely on key data, including trade flows, banking data and asset information, to improve cross-checking and control efficiency. As part of this effort to link systems, authorities also said they want to connect the tax administration database to the information system of the Directorate General of the Treasury and Public Accounting (DGTCP).

The IMF report presents these measures as a lever to modernize controls and improve their reliability under commitments made as part of the Fund-supported program.

Boaz Kabeya

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