The Democratic Republic of Congo (DRC) is among six African countries selected for pilot projects aimed at developing affordable 4G smartphones. The initiative is led by the GSMA, the global association representing mobile network operators and industry players, and organizer of the Mobile World Congress (MWC) in Barcelona.
Announced during MWC 2026, the project also involves Ethiopia, Nigeria, Rwanda, Tanzania and Uganda. These countries will serve as test markets for entry-level smartphones priced between $30 and $40, with the aim of reducing one of the main barriers to digital adoption in Africa: the cost of devices.
The initiative was discussed during a roundtable held on March 2 at MWC 2026. The Congolese Minister of Digital Economy, Augustin Kibassa Maliba, said he attended the meeting. According to a statement from the ministry, the GSMA is advocating for a coalition of governments, telecom operators and manufacturers to lower smartphone prices.
The ministry also mentioned a proposal to reduce taxes on entry-level smartphones, potentially shifting part of the tax burden toward higher-end devices.
Bridging the digital gap
According to the Regulatory Authority of the Post and Telecommunications of Congo (ARPTC), mobile penetration in the DRC reached about 65% at the end of September 2025, while mobile internet penetration stood at just over 32%. The gap suggests that network coverage is expanding faster than smartphone adoption, largely due to low purchasing power.
The Minister of Digital Economy said lower device prices could expand the user base, boost data consumption and ultimately increase revenue from digital services.
ARPTC data show that mobile internet is gaining weight in the telecom sector. In the third quarter of 2025, the segment generated more than $335 million and accounted for nearly 55% of total mobile market revenue.
However, the initiative’s impact remains uncertain. Its success will depend on several factors, including the level of taxes applied to devices, manufacturers’ ability to meet price targets amid rising component costs, and the speed of commercial rollout in pilot countries.
Augustin Kibassa Maliba said the government plans to work with relevant ministries and telecom operators to develop a balanced fiscal framework aimed at expanding digital access without reducing government revenue.
For the DRC, the challenge will now be to translate its inclusion in the African pilot program into concrete measures on pricing, distribution and effective access to mobile internet.
Timothée Manoke
La République démocratique du Congo (RDC) fait partie des six pays africains retenus pour les premiers projets pilotes de smartphones 4G abordables portés par la GSMA, l’association mondiale de l’écosystème mobile qui regroupe opérateurs et entreprises du secteur, et qui organise notamment le Mobile World Congress (MWC), le grand rendez-vous annuel de l’industrie mobile à Barcelone. Dans le cadre de cette initiative annoncée pendant le MWC 2026, la RDC, l’Éthiopie, le Nigeria, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda doivent servir de marchés tests pour des terminaux d’entrée de gamme ciblés dans une fourchette de 30 à 40 dollars. L’objectif est de lever l’un des principaux freins à l’adoption du numérique en Afrique : le coût des terminaux.
Le projet a été au centre d’une table ronde organisée le 2 mars 2026 lors du MWC 2026, à laquelle le ministre congolais de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a indiqué avoir participé. Selon la communication officielle de son cabinet, la GSMA défend une coalition associant gouvernements, opérateurs télécoms et fabricants afin de réduire le coût final des appareils. Le ministère évoque notamment une réflexion sur un allègement de la fiscalité appliquée aux smartphones d’entrée de gamme, avec un possible report de la pression fiscale sur les modèles haut de gamme.
D’après les données de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), le taux de pénétration de la téléphonie mobile en RDC atteignait environ 65 % à fin septembre 2025, tandis que celui de l’internet mobile se situait à un peu plus de 32 %. Cet écart suggère que la couverture du réseau progresse plus vite que l’équipement en smartphones compatibles, notamment en raison du faible pouvoir d’achat.
Pour le ministre de l’Économie numérique, une baisse du coût des terminaux pourrait donc élargir la base des utilisateurs, soutenir la consommation de données et, à terme, accroître les recettes liées aux usages numériques. Selon les statistiques de l’ARPTC, l’internet mobile occupe déjà une place croissante dans l’économie du secteur. Au troisième trimestre 2025, ce segment aurait généré plus de 335 millions de dollars et représenté près de 55 % du chiffre d’affaires du marché mobile.
Cette perspective reste toutefois de l’ordre du pari de politique publique. Si l’initiative de la GSMA est bien engagée, son efficacité dépendra de plusieurs facteurs : le niveau réel des taxes appliquées aux terminaux, la capacité des fabricants à tenir les objectifs de prix dans un contexte de hausse du coût des composants, ainsi que la rapidité du déploiement commercial dans les pays pilotes.
Augustin Kibassa Maliba a indiqué vouloir travailler avec les ministères concernés et les opérateurs afin d’élaborer une proposition fiscale « équilibrée », capable d’élargir l’accès au numérique sans créer de manque à gagner pour l’État. Pour la RDC, l’enjeu est désormais de transformer cette sélection au sein du pilote africain en mesures concrètes sur les prix, la distribution et l’accès effectif à l’internet mobile.
Timothée Manoke
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The Democratic Republic of Congo (DRC) and Uganda plan to accelerate the modernization of their cross-border road corridor. According to a statement issued by the Congolese Ministry of Infrastructure and Public Works on March 5, 2026, Congolese Minister John Banza Lunda and his Ugandan counterpart Katumba Wamala agreed to begin paving the first 15 kilometers of the 80-km Kasindi–Beni road.
The statement said both sides decided to remove administrative and technical bottlenecks that had slowed the project. The Congolese and Ugandan governments, together with contractor Dott Services Ltd, committed to accelerating construction.
The announcement follows the timeline presented in July 2025, which projected paving works on the Kasindi-Beni (80 km) and Beni-Butembo (54 km) roads in the first quarter of 2026.
The Congolese minister of infrastructure had previously acknowledged several challenges delaying the project while reaffirming the commitment of stakeholders to overcome them and meet the agreed timetable. In December 2025, John Banza Lunda visited the Beni-Kasindi section to assess progress. During the visit, he noted the installation and commissioning of several crushing units intended to supply construction materials for the works.
Preparatory work has also widened and secured the existing road, reducing travel time between Beni and Kasindi to about one and a half hours, according to project information.
The project is part of a broader cross-border road program officially launched in June 2021 by the presidents of the DRC and Uganda. It covers three sections: Kasindi-Beni (80 km), Beni-Butembo (54 km), and Bunagana-Rutshuru-Goma (89 km), for a total of 223 kilometers.
The total cost is estimated at $551.6 million. Under the financing structure, Dott Services Ltd covers 60% of the funding, while the Congolese and Ugandan governments each contribute 20%.
Investments will be repaid through a toll system, with reduced rates due to the participation of the two governments. According to previously published project information, the concession is expected to last at least 15 years, while the initial construction phase was planned over three years. The project has both economic and security implications. It aims to improve connectivity between the DRC and Uganda, facilitate trade flows, and support stabilization efforts in eastern Congo.
Ronsard Luabeya
La République démocratique du Congo (RDC) et l’Ouganda veulent accélérer la modernisation de leur corridor routier transfrontalier. Selon une communication du ministère congolais des Infrastructures et Travaux publics diffusée le 5 mars 2026, le ministre congolais John Banza Lunda et son homologue ougandais Katumba Wamala sont convenus de lancer l’asphaltage de 15 premiers kilomètres sur l’axe Kasindi-Beni, long de 80 kilomètres.
D’après cette communication, les deux parties ont décidé de lever les obstacles administratifs et techniques ayant ralenti l’exécution du projet. Les gouvernements congolais et ougandais, ainsi que l’entreprise Dott Services Ltd, se sont engagés à accélérer la mise en œuvre du chantier.
Cette annonce s’inscrit dans la continuité du calendrier présenté en juillet 2025, selon lequel l’asphaltage des axes Kasindi-Beni (80 km) et Beni-Butembo (54 km) était attendu au premier trimestre 2026.
Le ministre congolais des Infrastructures avait déjà reconnu l’existence de plusieurs défis ayant ralenti l’avancement du projet, tout en réaffirmant la volonté des différentes parties prenantes de surmonter ces contraintes afin de respecter les engagements pris.
En décembre 2025, John Banza Lunda s’était rendu sur le tronçon Beni-Kasindi pour évaluer l’état d’avancement des travaux. À cette occasion, il avait notamment constaté l’installation et la mise en service de plusieurs unités de concassage destinées à approvisionner le chantier en matériaux.
Des travaux préparatoires ont par ailleurs permis d’élargir et de sécuriser la route existante, réduisant le temps de parcours entre Beni et Kasindi à environ une heure et demie, selon les informations communiquées autour du projet.
Ce chantier s’inscrit dans un programme routier transfrontalier plus vaste, officiellement lancé en juin 2021 par les présidents de la RDC et de l’Ouganda. Il couvre trois axes : Kasindi-Beni (80 km), Beni-Butembo (54 km) et Bunagana-Rutshuru-Goma (89 km), soit un total de 223 kilomètres.
Le coût global du projet est estimé à 551,6 millions de dollars. Selon le montage financier retenu, Dott Services Ltd prend en charge 60 % du financement, tandis que les gouvernements congolais et ougandais contribuent chacun à hauteur de 20 %.
Le remboursement des investissements doit s’effectuer à travers un système de péage, avec des tarifs réduits grâce à la participation des deux États. Selon les informations déjà publiées sur le projet, la concession est prévue pour une durée minimale de 15 ans, tandis que la phase initiale des travaux avait été planifiée sur trois ans.
L’enjeu de cette modernisation est à la fois économique et sécuritaire : il s’agit d’améliorer la connectivité entre la RDC et l’Ouganda, de fluidifier les échanges commerciaux et de soutenir les efforts de stabilisation dans l’est congolais.
Ronsard Luabeya
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The industrial transformation of the Rubaya coltan mine in Masisi territory, North Kivu, would require an investment of between $50 million and $150 million. Reuters reported that this estimate appears in an initial list of 25 assets offered to American investors as part of a strategic critical minerals partnership signed between the Democratic Republic of Congo (DRC) and the United States on Dec. 4.
The document says the investments would accelerate commercial-scale production. A rapid return on investment is expected due to strong global demand for tantalum, a strategic metal extracted from coltan.
Congolese authorities say the Rubaya mine is of particular interest to Washington, reflecting U.S. efforts to secure Western supply chains for critical materials used in electronics, energy and defense industries. The site is widely described as one of the world’s most important coltan deposits.
It accounts for roughly 15% of global coltan production, with tantalum grades ranging between 20% and 40%.
Under the agreement between Kinshasa and Washington, American companies have a right of first offer on the selected assets. Even before the agreement was signed, Western groups had already expressed interest in the site.
Bloomberg reported that Swiss trader Mercuria Energy Group and investment firm TechMet are considering plans to develop and modernize the tantalum deposit near Rubaya. TechMet is backed by the U.S. International Development Finance Corporation (DFC).
The Financial Times has also reported interest from Texan businessman Gentry Beach through his company America First Global. Beach is described as being close to Donald Trump.
Zone under occupation
Despite its strategic importance, mining at the site remains largely artisanal and informal. These conditions frequently lead to deadly accidents.
In a statement published on March 4, 2026, the Congolese Ministry of Mines reported that a landslide occurred on March 3 at the Rubaya mining sites following heavy rains. Authorities said the provisional death toll exceeded 200 people, including around 70 children. Many injured were evacuated to health facilities in Goma.
Similar casualty figures had already been reported after landslides at the mine in late January.
In this context, industrializing the site is seen as a way to improve safety and reduce human risks by gradually replacing artisanal mining with more regulated operations. However, the project depends on improvements in the security situation.
Since April 2024, the Rubaya area has been under the control of the AFC/M23 rebel movement, which is supported by Rwanda. United Nations experts say some minerals extracted in the region are smuggled into Rwanda. The armed group reportedly earns around $800,000 per month by taxing mining activities.
“The development of sites located in occupied zones depends on the withdrawal of Rwandan troops, as provided for in the DRC-Rwanda peace agreement concluded in June 2025,” Daniel Mukoko Samba told Jeune Afrique in February.
Mukoko Samba is the Congolese vice-prime minister in charge of the economy and a signatory to the strategic agreement with the United States.
Aware of the situation, Washington has increased pressure on Kigali. The U.S. Treasury announced a new series of sanctions on March 2, 2026 targeting the Rwanda Defence Force (RDF) and four senior military officials.
In 2025, the United States had already sanctioned the armed group PARECO-FF, the Cooperative of Mining Artisans of Congo (CDMC), and the Chinese companies East Rise Corporation and Star Dragon Corporation for alleged involvement in the illegal trade of minerals from the Rubaya sites.
Dispute over the permit
“We are not the perpetrators, but the primary victims,” the CDMC said in response. The company also accused certain Congolese officials of leading a coordinated effort to undermine its ownership of the Rubaya mining permit with support from opaque diplomatic and financial channels.
Congolese mining registries indicate that the state-owned company Société Aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA) holds the permit covering the Rubaya area. However, these rights are contested by the CDMC.
The company argues that the concession belongs to its subsidiary Congo Fair Mining (CFM), a joint venture formed with SAKIMA in which the state firm holds a 30% stake.
This claim is supported by rulings issued on April 30 and September 4, 2025 by the Council of State, the country’s highest administrative court.
The joint venture creating CFM was signed in 2020 between SAKIMA and the CDMC. It provided for the transfer of the Rubaya exploitation permit from the public enterprise to CFM. The transfer agreement was reportedly signed on March 11, 2021, leading to the registration of the permit transfer in the Mining Registry on May 20, 2022.
Mining Minister Louis Watum Kabamba told Bloomberg in October 2025 that he planned to bring the parties together to discuss the dispute. It remains unclear whether the meeting has taken place.
However, Kinshasa has already included the Rubaya coltan deposit among the strategic mining assets offered to American investors. The government now faces two key challenges: securing the site and resolving legal disputes to enable industrial development.
Pierre Mukoko & Timothée Manoke
La transformation industrielle de la mine de coltan de Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, nécessiterait un investissement compris entre 50 et 150 millions de dollars. Selon l’agence de presse Reuters, cette estimation figure dans la liste initiale de 25 actifs proposés aux investisseurs américains dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat stratégique sur les minerais critiques, signé entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis le 4 décembre dernier. D’après ce document, ces investissements permettraient d’accélérer une production commerciale structurée, avec un retour sur investissement jugé rapide en raison de la forte demande mondiale de tantale, métal stratégique extrait du coltan.
Selon les autorités congolaises, la mine de coltan de Rubaya présente un intérêt particulier pour Washington, dans le contexte des efforts américains visant à sécuriser des chaînes d’approvisionnement occidentales en matériaux critiques destinés aux industries électroniques, énergétiques et de défense. Le site est régulièrement présenté comme l’un des gisements de coltan les plus importants au monde. Il représenterait environ 15 % de la production mondiale de coltan, avec des teneurs en tantale comprises entre 20 % et 40 %.
Dans le cadre de l’accord entre Kinshasa et Washington, les entreprises américaines bénéficient d’un droit de première offre sur les actifs retenus. Bien avant la signature de cet accord, des groupes occidentaux avaient déjà manifesté leur intérêt pour le site. Selon Bloomberg, repris par plusieurs médias spécialisés, le négociant suisse Mercuria Energy Group et la société d’investissement TechMet, soutenue notamment par la U.S. International Development Finance Corporation (DFC), étudient la possibilité de développer et de moderniser l’exploitation du gisement de tantale situé près de Rubaya. Le Financial Times a également rapporté l’intérêt de l’homme d’affaires texan Gentry Beach, présenté comme proche de Donald Trump, à travers sa société America First Global.
Zone sous occupation
Malgré cette importance stratégique, l’exploitation du site reste largement artisanale et informelle. Ces conditions précaires sont régulièrement à l’origine d’accidents meurtriers. Dans un communiqué publié le 4 mars 2026, le ministère congolais des Mines a par exemple fait état d’un éboulement survenu le 3 mars sur les sites miniers de Rubaya, provoqué par de fortes pluies. Le bilan provisoire communiqué par les autorités fait état de plus de 200 morts, dont environ 70 enfants, ainsi que de nombreux blessés évacués vers les structures sanitaires de Goma. Un nombre de victimes similaire avait déjà été évoqué après des éboulements de terrain survenus dans la mine fin janvier.
Dans ce contexte, l’industrialisation du site est présentée comme un moyen de sécuriser davantage l’exploitation et de réduire les risques humains, en remplaçant progressivement les pratiques artisanales par des opérations minières mieux encadrées. La concrétisation d’un tel projet reste toutefois conditionnée à une amélioration de la situation sécuritaire. Depuis avril 2024, la zone de Rubaya est passée sous le contrôle du mouvement rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda. Les experts des Nations unies ont indiqué que les minerais extraits dans la région sont en partie acheminés clandestinement vers le Rwanda, tandis que le groupe armé tirerait en moyenne 800 000 dollars par mois de la taxation de l’activité minière.
« Le développement des sites qui figurent sur la liste et se trouvent en zone occupée passe par le retrait des troupes rwandaises, tel que prévu dans l’accord de paix RDC-Rwanda conclu en juin 2025 », a indiqué, dans une interview accordée au journal Jeune Afrique en février dernier, le vice-Premier ministre congolais chargé de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, signataire pour son pays de l’accord stratégique avec les États-Unis.
Conscient de cela, Washington multiplie la pression sur Kigali. Le département du Trésor américain a annoncé, le 2 mars 2026, une nouvelle série de sanctions visant les Rwanda Defence Force (RDF) et quatre hauts responsables militaires. En 2025, les États-Unis avaient déjà sanctionné le groupe armé PARECO-FF, la Coopérative des artisans miniers du Congo (CDMC) et les entreprises chinoises East Rise Corporation et Star Dragon Corporation, accusés d’être impliqués dans le commerce illégal de minerais issus des sites de Rubaya.
Litige autour du permis
« Nous ne sommes pas les auteurs, mais les principales victimes », avait réagi la CDMC. L’entreprise avait par ailleurs accusé certains responsables congolais, « soutenus par des canaux diplomatiques et financiers opaques », de mener « un effort coordonné pour saper » la propriété de son permis minier à Rubaya.
Les registres miniers congolais indiquent que la Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA), entreprise publique, détient le permis couvrant la zone de Rubaya. Mais ces droits sont contestés par la CDMC, qui estime que la concession revient à sa filiale Congo Fair Mining (CFM), coentreprise formée avec SAKIMA, qui y détient 30 % de parts. Cette position est confortée par des décisions rendues, notamment les 30 avril et 4 septembre 2025, par le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative congolaise.
Le contrat de joint-venture portant création de CFM, signé en 2020 entre SAKIMA et la CDMC, prévoyait la signature d’un contrat de cession du permis d’exploitation de la mine de Rubaya entre CFM et l’entreprise publique. Ce document aurait été signé le 11 mars 2021, donnant lieu à l’inscription de la cession du permis dans le registre du Cadastre minier en date du 20 mai 2022.
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, avait indiqué à Bloomberg en octobre 2025 vouloir réunir les parties pour discuter de ce dossier. À ce stade, on ignore si cette réunion a effectivement eu lieu à ce jour. Mais Kinshasa a bien intégré le gisement de coltan de Rubaya dans la liste des actifs miniers stratégiques proposés aux investisseurs américains. L’enjeu, pour les autorités congolaises, est désormais double : sécuriser le site et lever les ambiguïtés juridiques afin de rendre possible une industrialisation effective.
Pierre Mukoko et Timothée Manoke
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Traffic on the Mweha-Mukwija section of National Road 2 (RN2), which links North and South Kivu through Kalehe territory, has been severely disrupted.
According to Actualité.cd, several muddy stretches have formed along the road, making parts of it impassable for vehicles and motorcycles. Drivers and motorcyclists face a high risk of accidents and long delays, even though the road remains a key corridor for the movement of people and goods.
The RN2 plays a key role in the regional economy, allowing agricultural produce from rural areas of Kalehe to reach the cities of Bukavu and Goma.
Local officials warn that the road’s deterioration is already affecting trade. Farmers are struggling to get their produce to urban markets, causing significant financial losses and potentially pushing prices higher. The most affected areas include Mweha, Makengere, Chez les Français and Lukera in Mukwija. The heavily damaged Mweha and Lukera bridges are further complicating traffic.
BK
La circulation sur le tronçon Mweha–Mukwija de la Route nationale n°2 (RN2), axe reliant le Nord-Kivu au Sud-Kivu via le territoire de Kalehe, est désormais fortement perturbée. Selon Actualité.cd, des bourbiers se sont multipliés sur ce segment, rendant certains passages impraticables pour les véhicules et les motos. Les usagers sont exposés à des risques d’accidents et à des blocages prolongés, alors que cette route demeure un corridor important pour le transport des personnes et des marchandises.
La RN2 joue un rôle clé dans l’économie régionale. Elle assure l’acheminement des produits agricoles des zones rurales de Kalehe vers Bukavu et Goma. Les responsables locaux alertent sur les effets de cette dégradation : les récoltes peinent à atteindre les marchés urbains, ce qui entraîne des pertes financières significatives pour les agriculteurs et pourrait provoquer une hausse des prix. Les secteurs les plus touchés sont Mweha, Makengere, Chez les Français et Lukera, à Mukwija, tandis que les ponts de Mweha et de Lukera, fortement endommagés, compliquent davantage la circulation.
BK
Construction of Provincial Road 231 linking Batshamba to Kakobola via Gungu was launched on March 3 in Kwilu province by Infrastructure and Public Works Minister John Banza Lunda.
The 69-kilometre road connects the towns of Batshamba, Gungu and Kakobola, all located in Gungu territory.
Chinese company CISC-SA is carrying out the works under the Sino-Congolese cooperation programme for infrastructure development. The Congolese Agency for Major Works (ACGT) is overseeing the project.
According to ACGT Director General Nico Nzau Nzau, the works include clearing the road corridor, laying the different pavement layers, building drainage structures and reinforcing existing crossings. Road signage and safety equipment will also be installed along the route.
The project will be implemented in two phases. The first phase will reopen the road along its entire length to restore traffic between the three towns. The second phase will involve paving the road to transform the current dirt track into a developed road.
The poor condition of the road currently hampers the movement of people and the transport of agricultural products to markets. Modernising the Batshamba-Gungu-Kakobola section should therefore improve mobility in this part of Kwilu province and strengthen connections between rural areas and the region’s main transport corridors.
Boaz Kabeya
Les travaux de construction de la route provinciale 231 reliant Batshamba à Kakobola, en passant par Gungu, ont été lancés le 3 mars dans la province du Kwilu par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda. Le projet porte sur un linéaire de 69 kilomètres reliant Batshamba, Gungu et Kakobola, trois localités situées dans le territoire de Gungu.
Le projet est exécuté par l’entreprise chinoise CISC-SA et financé dans le cadre du programme de coopération sino-congolaise consacré à la construction d’infrastructures. Le chantier est placé sous la coordination de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).
D’après les précisions fournies par le directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzau, les travaux prévus sur cet axe comprennent le dégagement de l’emprise, la mise en œuvre des différentes couches de chaussée, la construction d’ouvrages d’assainissement ainsi que le renforcement des ouvrages de franchissement existants. Le projet prévoit également la mise en place de la signalisation et de dispositifs de sécurité routière sur l’ensemble du tracé.
Il a également indiqué que la réalisation du projet est planifiée en deux étapes. La première phase consiste à rouvrir la route sur toute sa longueur afin de permettre la circulation entre les localités concernées. Dans un second temps, la chaussée sera revêtue afin de transformer progressivement la piste actuelle en route aménagée.
L’état de dégradation de cet axe constitue un obstacle à la circulation des personnes et au transport des produits agricoles vers les centres de consommation. Dans cette perspective, la modernisation du tronçon Batshamba–Gungu–Kakobola devrait faciliter les déplacements dans cette partie de la province du Kwilu et améliorer la liaison entre les zones rurales et les principaux axes de transport de la région.
Boaz Kabeya
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