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Equipe Publication

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Pour renforcer la sécurité juridique des investissements et améliorer le climat des affaires en République démocratique du Congo (RDC), l’Organisation pour l’harmonisation en Afrique du droit des affaires (Ohada) prévoit d’ouvrir un centre d’arbitrage à Kinshasa. L’annonce a été faite le 17 mars 2025 par le secrétaire permanent de l’Ohada, Mayata Ndiaye, lors d’une rencontre avec le vice-Premier ministre en charge du Plan, Guylain Nyembo.

« En ce qui concerne le climat d’investissement, l’échange a porté sur le projet de mise en place d’un bureau du centre d’arbitrage ici à Kinshasa. Nous sommes très heureux d’annoncer son appui pour la réalisation immédiate et urgente de ce projet, qui peut nous être utile non seulement pour les contrats d’investissement, mais aussi pour la gestion des contentieux liés à l’exploitation des ressources naturelles de la RDC », a-t-il déclaré.

L’ouverture de ce centre d’arbitrage a été décidée lors du 57 ᵉ conseil des ministres de l’Ohada, tenu à Dakar en août 2024, en réponse à une sollicitation du président de la RDC lors de la 56 ᵉ réunion.

En RDC, ce centre d’arbitrage devrait offrir aux opérateurs économiques une alternative efficace aux tribunaux étatiques pour la résolution des litiges commerciaux, dans un pays où la sécurité juridique demeure un véritable défi. Pour y remédier, les états généraux de la justice se sont tenus en novembre dernier. À cette occasion, le président de la République, Félix Tshisekedi, s’est engagé à « purger » la justice de tous ses « fléaux ». La mise en œuvre des recommandations issues de ce conclave de dix jours reste toutefois attendue.

En 2021, la RDC a été classée 183 ᵉ sur 190 dans le rapport Doing Business de la Banque mondiale. Ce classement mesurait la facilité de faire des affaires à travers plusieurs indicateurs, notamment la création d’entreprise, l’accès au crédit, le paiement des taxes et la protection des investisseurs.

Ronsard Luabeya, stagiaire

 

L’occupation des principales villes du Kivu par les rebelles du M23 et leurs soutiens des forces armées rwandaises a bouleversé le marché brassicole dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), selon des témoignages concordants. Les pénuries et la hausse des prix des bières congolaises favorisent l’essor des produits importés du Rwanda et du Burundi.

À Bukavu, le prix d’une bouteille de bière Brasimba est passé de 3 500 à 8 000 francs congolais (FC), tandis qu’à Kiwanja, une Primus grand format se négocie entre 6 000 et 7 000 FC. À l’inverse, les bières rwandaises et burundaises, notamment Primus Rwanda et Amstel, restent plus abordables, oscillant entre 3 000 et 4 000 FC dans certaines buvettes de la commune de Karisimbi, à Goma.

Face à cette situation, les tenanciers de bars et terrasses s’approvisionnent de plus en plus dans les pays voisins pour maintenir leurs activités. Cette dynamique favorise les brasseries rwandaises et burundaises au détriment de la production locale, dont les capacités ont été fortement réduites par les pillages.

En février 2025, lors de l’entrée des rebelles du M23 à Bukavu, chef-lieu de la province du Sud-Kivu, les entrepôts de la Bralima, l’une des principales entreprises brassicoles en RDC, ont été pillés. Ce saccage menace directement l’emploi de plus de 1 000 personnes, incluant les contractants et sous-traitants, qui risquent de perdre leur source de revenus et de se retrouver en difficulté pour subvenir aux besoins de leurs familles.

Ronsard Luabeya, stagiaire

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The Democratic Republic of Congo (DRC) will have 111 million city dwellers by 2050, up from 43.3 million in 2020. The Organisation for Economic Co-operation and Development (OECD) made the forecast in its Report Dynamics of African Urbanization 2025. Releasd on March 6, 2025, the document was produced in partnership with the African Development Bank (AfDB), Cities Alliance, and UCLG Africa. 

City dwellers could thus make up nearly 64% of the DRC’s population by 2050, against 47% in 2020, and 50% anticipated in 2025. The surge would make the DRC home to Africa’s third-largest urban population, trailing only Nigeria (250 million) and Egypt (147 million).

According to the OECD, Kinshasa, the capital, will not the only to experience the projected city rush. The report’s authors expect the DRC to host 17 major urban agglomerations by mid-century, second only to Nigeria’s 30

"The increase in the area of large urban agglomerations is expected to be particularly rapid in Central and West Africa, with most of the fastest-growing large agglomerations in the Democratic Republic of Congo and Burkina Faso," the report states.

The anticipated urban demographic explosion presents significant challenges for Congolese authorities. Access to basic public services such as water, electricity, education, and healthcare—will need to be scaled up dramatically. Infrastructure development, including roads and waste management systems, must also be prioritized to accommodate growing populations and ensure functional urban mobility. 

However, the private sector could significantly profit from the dynamic, especially operators active in the housing, food, and transportation markets where city dwellers spend a lot.

This article was initially published in French by Espoir Olodo

.Edited in English by Ola Schad Akinocho

Le gouvernement envisage la création d’un programme d’accompagnement destiné aux exportateurs et producteurs congolais, a annoncé le 12 mars 2025 le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, sur le réseau social X (anciennement Twitter). Selon lui, ce programme vise à permettre aux exportateurs de mieux tirer parti des accords commerciaux, notamment l’African Growth and Opportunity Act (AGOA) avec les États-Unis et l’accord commercial récemment signé avec la Chine.

« Nos producteurs et exportateurs congolais ont besoin de financements innovants pour renforcer leur capacité à conquérir ces marchés et ainsi améliorer notre balance commerciale », a déclaré le ministre du Commerce extérieur.

Le gouvernement souhaite associer la banque Equity BCDC, dont il détient 12,17 % des parts, à la mise en œuvre de cette initiative. À cet effet, Julien Paluku a échangé avec Hugues Efole, directeur groupe d’Equity en charge des paiements, des envois de fonds transfrontaliers et de la diaspora.. Il en est ressorti la création d’une commission technique réunissant des experts du ministère du Commerce extérieur et d’Equity BCDC pour concrétiser le projet.

Déjà engagée dans le soutien aux exportateurs, Equity BCDC propose des financements relais et accompagne les coopératives agricoles en finançant la collecte, la transformation et l’exportation, facilitant ainsi leur accès aux marchés internationaux.

En septembre 2024, le gouvernement congolais a adopté une stratégie nationale visant à dynamiser les exportations vers les États-Unis dans le cadre de l’African Growth and Opportunity Act (AGOA). Cette stratégie ambitionne de relancer 21 filières hors mines et 5 filières minières, avec pour objectif de faire passer le volume des échanges de 600 millions de dollars en 2021 à une fourchette comprise entre 3 et 5 milliards de dollars d’ici 2030.

Ronsard Luabeya, Stagiaire

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L’Union européenne a décidé, le 17 mars 2025, d’ajouter neuf personnes et une entité à la liste des sanctions visant les responsables de l’instabilité en République Démocratique du Congo (RDC). Parmi les nouvelles cibles figurent la raffinerie d’or Gasabo, basée à Kigali, ainsi que Francis Kamanzi, directeur général de l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz (RMB).

Ces sanctions incluent l’interdiction d’entrée et de transit sur le territoire des 27 pays membres de l’UE, l’interdiction de recevoir des fonds en provenance de l’UE ou d’entités qui y sont liées, ainsi que le gel des avoirs financiers et autres ressources économiques.

« Le transit de l’or par la seule raffinerie d’or du Rwanda, Gasabo Gold Refinery, contribue à l’exportation illicite via le Rwanda de l’or extrait illégalement. Gasabo Gold Refinery a donc exploité le conflit armé, l’instabilité ou l’insécurité en RDC, notamment par l’exploitation ou le commerce illicites de ressources naturelles », indique la décision signée par Kaja Kallas, vice-présidente de la Commission européenne.

Selon le même document, Francis Kamanzi « est responsable de l’exploitation du conflit armé, de l’instabilité ou de l’insécurité en RDC, notamment par l’exploitation ou le commerce illicite de ressources naturelles ».

Dans un communiqué publié le 17 mars au soir, le gouvernement congolais s’est félicité de ces nouvelles sanctions européennes, qui font suite à l’annonce du réexamen de l’accord sur les minéraux stratégiques signé en février 2024 entre Kigali et l’UE.

« Le gouvernement de la RDC salue les sanctions imposées par l’UE à l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz ainsi qu’à la raffinerie d’or de Gasabo. Ces sanctions constituent une première étape dans la lutte contre le pillage des ressources minières de la RDC par le Rwanda », indique le ministère de la Communication.

« Sanctions plus robustes »

Plusieurs rapports indépendants estiment que les exportations rwandaises de minéraux sont en réalité des réexportations de ressources extraites en RDC et introduites en contrebande au Rwanda. Alors que le conflit s’intensifie dans l’est de la RDC, Kinshasa appelle à des « sanctions plus robustes » et plaide pour la mise en place d’un embargo sur les minerais extraits illégalement du pays puis exportés par le Rwanda.

Le secteur minier rwandais est devenu un pilier de l’économie nationale ces dernières années. En 2023, les exportations de minéraux ont atteint un niveau record de 1,1 milliard de dollars, dont 883 millions provenant de l’or, représentant environ 70 % des exportations totales du pays. Le secteur contribue également à hauteur de 3 % au PIB national. Le Rwanda revendique même un potentiel minéral estimé à 150 milliards de dollars, que l’Office rwandais des mines, du pétrole et du gaz (RMB) est chargé de valoriser.

Outre l’implantation de raffineries pour transformer les minéraux, le Rwanda a annoncé en juillet 2024 un partenariat avec Rio Tinto. Le deuxième plus grand groupe minier au monde en termes de capitalisation boursière chercherait ainsi à exploiter des gisements de minerais 3T (étain, tantale et tungstène) ainsi que de lithium.

Il est encore difficile d’évaluer l’impact de ces sanctions sur le secteur minier rwandais, notamment sur les exportations de 2025 et l’attractivité du pays pour les investisseurs. Toutes les raffineries opérant au Rwanda ne sont pas concernées par ces mesures, et les mécanismes internationaux de traçabilité en place n’ont jusqu’ici pas empêché l’infiltration de minéraux issus du pillage des rebelles en RDC dans la chaîne d’approvisionnement.

Emiliano Tossou, Agence Ecofin

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Bobo Makunda Sefekese is the new Deputy Managing Director of Sofibanque, a leading bank in the Democratic Republic of Congo (DRC). The lender announced Sefekese’s appointment on March 4. He holds the same position as Louis-Odilon Alaguillaume, appointed in April 2022. 

However, Sefekese will oversee the implementation of the bank’s business continuity plan, approved by its Board of Directors in October 2023, which ensures operational resilience during crises. The plan includes an IT backup strategy to maintain technical and service availability, a critical focus given the DRC’s volatile security and economic landscape.

Sefekese’s appointment aligns with his expertise in risk management and digital transformation. Holding master’s degrees in computer science from the University of Namur and financial risk management from Université Saint-Louis de Bruxelles, he brings over 20 years of experience in banking and insurance, including roles as Director of Information Systems at Equity BCDC and Director of Organization and IT at Banque Commerciale du Congo. His background positions him to address challenges like cybersecurity and fintech integration, areas increasingly vital as digital banking expands in the DRC.

Sefekese will collaborate with Managing Director Henry Yoan Wazne, who has led Sofibanque since 2012. According to the bank’s 2023 report, Deputing MDs help the MD supervise operations, streamline processes, and execute strategic projects. Sofibanque should leverage the expertise of its new Deputy MD to better contribute to the digitization of banking services and fintechs’ emergence in the DRC. 

In 2023, Sofibanque was the country’s top sixth bank, with $964 million in total assets. Expanding its management underscores the bank’s commitment to stability and innovation amid regional uncertainties

This article was initially in French by Boaz Kabeya (intern)

Edited in English by Ola Schad Akinocho

 

Egyptian engineering firm Safrimex, contracted to rehabilitate urban roads across the Democratic Republic of Congo (DRC), has secured assurances of pending payments after days of negotiations, averting a potential work stoppage. On March 12, 2025, Venant Burume Muhigirwa, Deputy General Manager of the Office de Voirie et Drainage (OVD), confirmed that the Minister of Infrastructure and Public Works had urged the Finance Ministry to expedite payments to the company. This followed a visit by Kasaï-Oriental Governor Jean-Paul Mbuebua Kapo to Mbujimayi to inspect ongoing road modernization and erosion control projects.

The resolution came after Safrimex’s provincial director, Rida Mroue, on March 8, told Governor Kapo that cash flow constraints—exacerbated by the country’s ongoing conflict—threatened to halt operations. OVD provincial director Trésor Kashala acknowledged the company’s financial strain, noting that “in this times of war, Safrimex had sought relief from the Finance Ministry to continue work”. National deputy Tobi Kayumbi further pressured authorities by submitting a written inquiry to the Finance Minister on March 11 regarding the delayed execution of road and erosion control projects in Mbujimayi.

Safrimex, a subsidiary of Egypt’s Socimex group, has been active in the DRC since 2022 under the $138 million “Tshilejelu” program. The initiative aims to build 142 km of roads nationwide, including 25.32 km in Mbujimayi, 72 km in Kinshasa, and smaller projects in Kabinda, Lusambo, Kananga, Mwene-Ditu, and Tshikapa. By November 2024, OVD reported a 30% completion rate in Kasaï-Oriental, though progress has been complicated by the DRC’s escalating security crisis in eastern regions.

Ronsard Luabeya (intern)

 

Several indicators suggest a potential depreciation of the U.S. dollar in 2025, a currency widely used in the Democratic Republic of Congo (DRC). Among these are the dollar's weakening against the euro, soaring gold prices, and troubling U.S. economic data.

Prices of gold, considered a safe-haven asset, have reached historic highs, nearing $3,000 an ounce. This reflects waning investor confidence in dollar-denominated holdings as they seek protection against a possible decline in the greenback's value. 

In the past 30 days, the dollar has lost up to 3.5% of its value against the euro–a drop driven by concerns over U.S. debt sustainability. 

The Congressional Budget Office projects a public deficit of $1.9 trillion in 2025—6.2% of GDP—nearly double the historical average of 3.4% (over the past 50 years). This raises questions about the viability of continued investment in dollar assets.

Adding to this uncertainty, major holders of U.S. debt such as China and Japan are scaling back their positions. Beijing, embroiled in trade tensions with Washington, is reducing purchases of U.S. bonds, while Tokyo–the top foreign holder of the U.S. debt– sold portions of its holdings to stabilize the yen and bolster foreign exchange reserves. Europe may also curtail its dollar investments amid its economic challenges.

Impact on DR Congo

A potential fall in the dollar’s value could pull down the value of U.S. equities—particularly in the technology sector. Moreover, the S&P 500 index fell 8.7% month-on-month as Chinese competitors introduced lower-cost AI solutions, dampening expectations around American innovation and AI.

On the trade front, the Trump administration emphasizes tariffs and import reductions to stimulate domestic reindustrialization. Trump’s chief economic advisor Stephan Miran argues that a weaker dollar would enhance American products' competitiveness globally and drive a trade surplus.

These developments could significantly impact the DRC, as it heavily relies on the U.S. dollar for its financial system. According to the Banque Centrale du Congo (BCC), dollars account for 91% of bank deposits in the country, totaling $14.7 billion as of January 2025. A depreciation could thus erode savings' value but also reduce import costs and potentially strengthen the Congolese franc’s role in local transactions.

However, the dollarization of the Congolese economy remains entrenched, with the franc struggling to reclaim dominance. The BCC has kept interest rates at 25% for local currency loans to avoid excess liquidity and further depreciation of the franc. While Congolese authorities have yet to comment on these broader trends, balancing risks and opportunities from a weaker dollar will be critical for navigating this evolving financial landscape.

This article was initially published in French by Idriss Linge

Edited in English by Ola Schad Akinocho

 

 

The Democratic Republic of Congo (DRC) and China are negotiating a cooperation agreement to establish a poultry production system capable of producing 5 million white-feathered hen chicks annually. Discussions, held on March 11, 2025, during a Chinese delegation’s visit to the Ministry of Fisheries and Livestock, centered on importing 50,000 parental breeding pairs from China each year to ensure quality poultry supply. The project’s broader goal is to modernize the DRC’s poultry value chain through technology transfer and training for local breeders.

Under the deal, China has proposed providing technical manuals, intelligent management solutions, and genetic selection support to enhance disease resistance in poultry. Chinese experts would conduct two annual on-site training sessions for 100 Congolese breeders. The sessions should help the DRC boost food self-sufficiency. 

The recent talks focused on drafting a memorandum of understanding between Chinese operators and DRC authorities. Led by Chinese Vice-Minister of Foreign Trade Zhang Qingwei, the Asian delegation included Shandong Guangming Biotech, a broiler breeding specialist, and Luchuan International Trade, a manufacturer of industrial products.

Shandong Guangming Biotech is a Chinese company specializing in broiler breeding. It recently partnered with Yike Food, a Chinese poultry processor, to collaborate on industry development projects, notably through the co-application and implementation of national and provincial poultry breeding programs.

Shanghai Lusheng International Trade manufactures and exports various industrial products, including valves, stainless steel pipes, and accessories that meet GB, ASTM, BS, JIS, and DIN standards.

Local Industry at Loss

While aligning with the DRC’s October 2024 pilot project to revive poultry production through eight nationwide clusters, it is unclear if the China-backed plan is part of this program. Regardless the push for domestic production faces stiff competition from imports, particularly from the European Union (EU). According to the U.S. Department of Agriculture (USDA), EU chicken imports to the DRC could reach 140,000 tonnes by 2024

The projection is attributable to the low price of chicken from the EU. Last year, the FOB price of European chicken shipped to the DRC stood below $1,000 per tonne, against nearly $4,000 and $2,250 for the chicken from Guinea and Benin, respectively. This price disparity underscores the challenges for local producers, who struggle to compete with cheaper imports. In Kinshasa, poultry farmers need $2.3 to raise one chicken. 

This article was initially published in French by Boaz Kabeya (intern)

Edited in English by Ola Schad Akinocho

 

Plusieurs indicateurs laissent présager une dépréciation du dollar américain en 2025, une monnaie largement utilisée en République démocratique du Congo (RDC). Parmi ces signaux figurent l’évolution du taux de change face à l’euro, la flambée des prix de l’or et certains indicateurs économiques en provenance des États-Unis.

L’or, souvent considéré comme une valeur refuge, a récemment atteint des sommets historiques, frôlant les 3 000 dollars l’once. Cette hausse reflète généralement une perte de confiance des investisseurs envers les actifs libellés en dollars, qui cherchent ainsi à se prémunir contre une éventuelle dépréciation de la monnaie américaine.

Parallèlement, selon les plateformes de change, le dollar a perdu jusqu’à 3,5 % de sa valeur face à l’euro au cours des 30 derniers jours. Cette baisse s’explique par plusieurs facteurs, notamment la qualité de la dette américaine.

Selon le Bureau du budget du Congrès américain (CBO), le déficit public des États-Unis devrait atteindre 1 900 milliards de dollars en 2025, soit 6,2 % du produit intérieur brut (PIB), un niveau presque deux fois supérieur à la moyenne annuelle des 50 dernières années (3,4 %). Cette situation alimente les interrogations sur la viabilité d’un investissement massif dans le dollar.

En plus, des investisseurs clés de la dette américaine, comme la Chine et le Japon, réduisent progressivement leurs positions. Pékin, engagé dans une guerre commerciale avec Washington, diminue ses achats d’obligations américaines, tandis que Tokyo, premier détenteur étranger de cette dette, en a vendu une partie afin de renforcer ses réserves de change et stabiliser le yen. L’Europe, confrontée à ses propres défis économiques, pourrait également réduire ses investissements en dollars.

91 % des dépôts bancaires de la RDC concernés

Un autre facteur de la baisse attendue du dollar est le recul de la valeur des actions américaines, en particulier dans le secteur technologique. Les attentes élevées autour de l’innovation et de l’intelligence artificielle ont été refroidies par l’émergence d’alternatives chinoises, proposant des outils d’IA à moindre coût. Cette dynamique a contribué à une baisse de 8,7 % de l’indice S&P 500 en un mois.

Enfin, la politique commerciale américaine privilégie une réduction des importations via l’imposition de tarifs douaniers, avec pour objectif de stimuler la réindustrialisation du pays. Stephan Miran, principal conseiller économique du président Donald Trump et partisan de cette approche, estime qu’une dépréciation du dollar rendrait les produits américains plus compétitifs à l’international, favorisant ainsi un excédent commercial.

Si ces tendances se confirment, la RDC pourrait être fortement impactée. Selon la dernière note de conjoncture hebdomadaire de la Banque centrale du Congo (BCC), le dollar représente 91 % des dépôts bancaires dans le pays, soit un total de 14,7 milliards de dollars à fin janvier 2025. Une dépréciation du billet vert pourrait ainsi réduire la valeur de cette épargne. En revanche, elle pourrait aussi entraîner une baisse du coût des importations, faciliter les investissements étrangers non américains et renforcer le rôle du franc congolais.

À ce stade, les autorités congolaises ne se sont pas encore exprimées sur cette évolution possible, qui comporte à la fois des risques et des opportunités pour le pays. L’attention reste pour l’instant tournée vers la crise sécuritaire dans l’est du territoire.

La dollarisation de l’économie congolaise est un phénomène ancien, et le franc congolais peine à retrouver son statut dominant. La BCC maintient ses taux directeurs à 25 % pour la monnaie locale, redoutant qu’une expansion du crédit en francs congolais ne génère une surliquidité et une nouvelle dépréciation de la devise nationale.

Idriss Linge

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