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Equipe Publication

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The legal dispute between the Democratic Republic of Congo (DRC) and PayServices now focuses on whether memorandums of understanding signed in early 2024 are legally binding. The agreements were signed between the U.S. company and several ministerial departments and public entities as part of a project to digitize public services.

PayServices maintains that these documents amount to contracts. On Jan. 8, the company filed a lawsuit in Idaho, where it is based, alleging a breach of the agreements and seeking $4 billion in damages. Africa Intelligence reported the case in an article published Jan. 13.

According to the outlet, the company claims the state was required to pay it $20 million by the end of March 2024, but that the payment was halted. Africa Intelligence also reports that PayServices estimates it has invested more than $90 million with no return. This includes $72 million for deploying its technology in the systems of the Caisse Générale d'Épargne du Congo (Cadeco), a public financial institution.

Preliminary documents

DRC authorities reacted to the publication. In a statement released Jan. 14, the Ministry of Finance said that the protocols and memorandums of understanding signed with PayServices were preliminary and non-binding. For the offices of Doudou Fwamba, these instruments did not create any financial obligation for the public treasury. The ministry emphasized that no financial transaction, no state equity participation, and no budgetary commitment was validly agreed.

Following due diligence carried out by the Ministry of Finance after a $20 million payment request, the ministry concluded that it could not legally proceed with the payment. The statement added that this conclusion was supported by decisions from several U.S. authorities prohibiting PayServices from holding itself out as a bank or engaging in banking activities.

The Ministry of Portfolio adopted a similar stance in a statement published the same day as the article. It stated that PayServices never had the legal status of a banking institution under U.S. law and accused it of creating a misleading appearance of regulation and solvency.

Corruption allegations

For that administration, the claims of a $72 million investment lack any legal, budgetary, or accounting basis and do not correspond to any actual commitment or disbursement by PayServices. It referred to a fraudulent scheme intended to obtain improper access to sovereign state resources. It further stated that internal checks found PayServices was neither authorized nor empowered to receive or manage public funds.

In its complaint, the U.S. company maintains that the project was sabotaged because it refused to comply with bribe requests made by several officials involved in the case. The Ministry of Finance replied that the Congolese government formally and categorically denies this allegation.

Several lawyers consulted said that a memorandum of understanding can indeed be legally binding. One lawyer argued that in civil law, it is the commitment made by the parties that matters, not the name of the document. According to them, only an analysis of the documents will allow for a determination. However, this analysis remains difficult at this stage as the protocols are not public, making it impossible to precisely verify the relevance of the arguments raised by each party.

Pierre Mukoko

Les réseaux de télécommunications en République démocratique du Congo (RDC) connaissent depuis quelques jours des perturbations, selon le régulateur du secteur. Dans un communiqué publié le mercredi 14 janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) indique que ces dysfonctionnements sont liés à « une panne technique générale » sur la liaison internationale sous-marine à fibre optique West Africa Cable System (WACS), qui relie l’Europe au continent africain et dont l’incident « impacte les services Internet » dans le pays.

L’ARPTC précise que des opérations de maintenance sont en cours afin de rétablir les services « dans les meilleurs délais ». Elle indique également travailler avec les opérateurs télécoms à la mise en œuvre de « mesures appropriées de prise en charge des abonnés », conformément aux dispositions applicables en cas de force majeure.

Cette panne relance des interrogations sur la robustesse de l’infrastructure numérique de la RDC, alors même que les autorités font des TIC un levier du développement socio-économique. Le WACS est l’une des principales liaisons sous-marines internationales utilisées pour l’accès au réseau Internet mondial. La RDC dispose aussi du câble 2Africa, dont l’atterrissement à Muanda a été rapporté en septembre 2023, avec une mise en service commerciale annoncée pour fin 2025.

Le pays s’appuie par ailleurs sur des interconnexions terrestres régionales, notamment une liaison fibre évoquée via le lac Albert vers l’Ouganda, selon la presse spécialisée. Il n’est donc pas exclu que la RDC soit aussi affectée par la coupure de la connexion en Ouganda, décidée à la veille des élections présidentielle et législatives qui se tiennent ce 15 janvier.

Sur le plan des investissements, les autorités ont récemment communiqué sur la signature d’un partenariat de 150 millions de dollars avec la société d’investissement United Investment LMT (UIL), basée à Maurice, présenté comme visant à renforcer l’infrastructure numérique. Les éléments publics disponibles mettent l’accent sur des investissements de connectivité et d’infrastructures, sans que l’installation effective d’un nouveau câble sous-marin international ne soit, à ce stade, explicitement documentée de manière uniforme dans les informations accessibles.

L’épisode rappelle les vulnérabilités mises en évidence lors des coupures majeures survenues sur plusieurs câbles sous-marins en mars 2024, qui avaient provoqué de fortes perturbations dans plusieurs pays africains. À l’époque, parmi les pistes régulièrement évoquées par des analystes et des acteurs du secteur figuraient la diversification des routes de câbles et le recours à des solutions satellitaires.

Cette dernière option est notamment mise en avant par la Global System for Mobile Communications Association (GSMA), qui présente le satellite comme un complément possible des réseaux terrestres et un levier de résilience. À titre d’exemple, le Zimbabwe, pays enclavé sans accès direct à un point d’atterrissement de câble sous-marin, a indiqué explorer des partenariats avec des fournisseurs de connectivité en orbite terrestre basse (LEO), selon des annonces relayées publiquement. La RDC porte également un projet de satellite de télécommunications, présenté comme un axe de souveraineté et de connectivité.

Cette communication de l’ARPTC intervient enfin après des instructions du président de la République, Félix Tshisekedi, demandant aux autorités compétentes de prendre des mesures pour mettre fin aux perturbations récurrentes affectant les réseaux et systèmes de télécommunications sur l’ensemble du territoire, avec la possibilité de sanctions à l’encontre d’opérateurs jugés défaillants.

Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin

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Le différend opposant la République démocratique du Congo (RDC) à PayServices se cristallise autour d’un point central : la portée juridique des protocoles d’accord signés, début 2024, entre la société américaine et certains départements ministériels ainsi que des entités publiques, dans le cadre d’un projet de digitalisation de services publics.

Soutenant que ces documents ont valeur de « contrats », PayServices a saisi, le 8 janvier 2026, la justice de l’État de l’Idaho, où l’entreprise est basée, pour dénoncer leur « violation » et réclamer des dommages évalués à 4 milliards de dollars, selon Africa Intelligence, qui a révélé l’affaire dans un article publié le 13 janvier.

D’après ce média, l’entreprise affirme que l’État devait lui verser 20 millions de dollars au plus tard fin mars 2024, mais que ce paiement aurait été bloqué. Africa Intelligence rapporte aussi que PayServices estime avoir investi à perte plus de 90 millions de dollars, dont 72 millions de dollars pour le déploiement de sa « technologie » dans les systèmes de la Caisse générale d’épargne du Congo (Cadeco), un établissement financier public.

Des documents « à caractère exploratoire »

La publication a fait réagir les autorités congolaises. Dans un communiqué publié le 14 janvier, le ministère des Finances affirme que les protocoles d’accord et mémorandums d’entente signés avec PayServices sont « à caractère exploratoire ». Pour les services de Doudou Fwamba, ces instruments « ne constituaient pas (…) des actes de nature à engager financièrement le Trésor public ». Le ministère souligne qu’« aucune opération financière, aucune prise de participation de l’État, ni aucun engagement budgétaire » n’a été valablement conclu.

Dans ce contexte, les diligences menées par les services du ministère des Finances, après l’introduction d’une demande de paiement de 20 millions de dollars, ont conclu à « l’impossibilité légale de donner suite ». Une conclusion confortée, ajoute le communiqué, par l’existence de décisions de plusieurs autorités américaines « interdisant à la société PayServices de se présenter comme une banque ou d’exercer des activités bancaires ».

Dans un communiqué publié le jour même de la parution de l’article, le ministère du Portefeuille adopte une ligne similaire. Il affirme que PayServices « n’a jamais disposé de la qualité juridique d’établissement bancaire » au regard du droit américain et dénonce une « fausse apparence de régulation et de solvabilité ».

Accusations de corruption

Pour cette administration, les affirmations faisant état d’un investissement de 72 millions de dollars sont dépourvues de toute base juridique, budgétaire ou comptable, et ne correspondraient à aucun engagement ni décaissement effectif de la part de PayServices. Elle évoque une « manœuvre dolosive » visant à obtenir indûment l’accès aux ressources souveraines de l’État, et affirme que les vérifications internes ont établi que PayServices « n’était ni autorisée ni habilitée à recevoir ou gérer des fonds publics ».

Dans sa plainte, la société américaine soutient, pour sa part, que le projet a été saboté parce qu’elle a refusé de donner suite à des demandes de paiement de « pot-de-vin » formulées par plusieurs officiels impliqués dans le dossier. Le gouvernement congolais dément « formellement et catégoriquement » cette allégation, répond le ministère des Finances.

Pour plusieurs juristes approchés, un protocole d’accord peut, en effet, avoir valeur de contrat. « En droit civil, ce qui compte ce n’est pas le nom du document mais l’engagement pris par les parties », soutient l’un d’eux. À les en croire, seule une analyse des documents permettra de trancher. Or, cette analyse reste, pour l’instant, difficile : les protocoles n’étant pas publics, il est impossible de vérifier précisément la pertinence des arguments évoqués par chacune des parties.

Pierre Mukoko

Democratic Republic of Congo Mining Minister Louis Watum Kabamba has unveiled details of a major iron ore project, after a pledge made at the Makutano 2025 forum last November.

He presented the project at the Council of Ministers meeting on Jan. 9. The minutes refer to the initiative as Mines de fer de la grande Orientale (Mifor), describing it as a major strategic shift in the country’s mining strategy, long dominated by copper and cobalt.

The project is based on deposits in the former Orientale province, now divided into Ituri, Haut-Uele, Bas-Uele and Tshopo. The document estimates reserves of between 15 billion and 20 billion tonnes, with an average grade above 60%. It does not say how the estimates were calculated.

According to the minister’s presentation, Mifor would be developed in several phases. The first phase targets output of 50 million tonnes a year, with capacity rising gradually to 300 million tonnes a year. The plan goes beyond extraction, including local processing units and a multimodal logistics corridor combining a heavy-haul railway, river transport and a connection to the deep-water port of Banana.

The initial investment for the first stage is estimated at $28.9 billion. Over 25 years, the minister cited cumulative revenue of $679.3 billion and net cash flow of $308.2 billion, based on conservative market assumptions. For the state, the document refers to significant and wide-ranging benefits, without providing figures.

Iron ore currently trades at around $105 a tonne. However, the start of production at Guinea’s Simandou mine, announced last November, could put downward pressure on prices in the medium term. If the project stays on schedule, Simandou could produce up to 120 million tonnes as early as 2028 and add supply to the market.

At this stage, Mifor has not yet moved into formal negotiations. Without naming specific entities, the report cites interest from international institutional investors with a track record in structuring and financing large-scale projects. The government says this is a positive sign for the project’s bankability and international credibility, while stressing that no binding commitments have been made. The financing structure, partners and implementation timeline have not been announced.

In the near term, the executive has decided to set up a dedicated governance structure. The Council of Ministers approved the creation of an expanded inter-ministerial commission to oversee strategic direction, coordination and the project’s phased development.

Boaz Kabeya

Comme promis en novembre dernier lors du Makutano 2025, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a dévoilé, lors de la 74ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, les contours du projet d’exploitation du fer en République démocratique du Congo (RDC).

Selon le compte rendu de cette réunion, le projet, présenté comme « une inflexion stratégique majeure » dans le modèle extractif du pays — concentré depuis plus de 100 ans sur le cuivre et le cobalt — est dénommé Mines de fer de la grande Orientale (Mifor). Il repose sur les réserves de l’ancienne province Orientale, aujourd’hui divisée en Ituri, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Tshopo. Elles sont estimées entre 15 et 20 milliards de tonnes, avec une teneur moyenne supérieure à 60 %, indique le document, sans préciser la méthodologie utilisée pour ces estimations.

Selon la présentation du ministre des Mines, le projet Mifor doit être développé en plusieurs phases. La première prévoit une capacité de production de 50 millions de tonnes par an, progressivement extensible jusqu’à 300 millions de tonnes par an. Le schéma présenté ne se limite pas à l’extraction : il inclut des unités de transformation locale ainsi qu’un corridor logistique dit « multimodal », combinant notamment un chemin de fer lourd, la voie fluviale et une connexion au port en eaux profondes de Banana.

D’après la même source, l’investissement initial de la première étape est évalué à 28,9 milliards de dollars américains. Sur une projection de 25 ans, le ministre avance un chiffre d’affaires cumulé de 679,3 milliards de dollars et un « cash-flow net » de 308,2 milliards de dollars, sur la base « d’hypothèses prudentes de marché ». Pour l’État, le document évoque des « retombées substantielles et diversifiées », sans en préciser le montant.

Actuellement, la tonne de fer s’échange autour de 105 dollars. Mais avec l’entrée en production, annoncée en novembre dernier, de la gigantesque mine de Simandou en Guinée, les cours pourraient être tirés vers le bas à moyen terme. Si le calendrier de ce projet est respecté, cette mine pourrait produire jusqu’à 120 millions de tonnes de minerai dès 2028 et peser sur le marché.

À ce stade, le projet Mifor n’est toutefois pas encore entré dans une phase d’engagement formel. Sans citer de noms, le compte rendu souligne l’intérêt d’investisseurs institutionnels internationaux disposant de capacités reconnues de structuration et de financement de projets macroéconomiques. Pour le gouvernement, cela constitue un « signal favorable de bancabilité et de crédibilité internationale », « sans préjuger des décisions souveraines à venir » et « sans créer d’engagement juridique à ce stade ». Autrement dit, les modalités exactes de financement, les partenaires retenus et le calendrier de mise en œuvre n’ont pas été officialisés.

Dans l’immédiat, l’exécutif a décidé la mise en place d’une gouvernance dédiée. Le Conseil des ministres a acté la création d’une commission interministérielle élargie chargée d’assurer le pilotage stratégique, la coordination et la structuration progressive du projet.

Boaz Kabeya

State-owned enterprise DRC Gold Trading said it will continue its nationwide expansion after an annual performance review held on Jan. 9, 2025. The company plans to open a branch in Mbujimayi shortly and another in Kinshasa by the end of March 2026.

The strategy targets the establishment of 10 operational sites nationwide, with the aim of reaching annual artisanal gold volumes of 15 to 18 tonnes and generating more than $2 billion in export revenues.

DRC Gold Trading currently operates five branches, including one in Bukavu that has been inactive since AFC/M23 rebels seized the city in March 2025. Hitting the upper target of 18 tonnes will be challenging, given that the company has exported about 10 tonnes of artisanal gold since beginning operations in early 2023.

Another challenge is uncertainty over the contribution of the Bukavu branch this year. That branch alone accounted for more than 90% of legal artisanal gold exports between 2023 and 2024, with a monthly average of over 420 kg sourced from South Kivu in 2023.

The state-owned company has, however, opened a branch in Kindu, in Maniema province, partially offsetting the loss of revenue from South Kivu. With a monthly average of around 114 kg of artisanal gold exported, Maniema has become the country’s leading artisanal gold exporting province. By the end of the third quarter of 2025, it accounted for 34% of national artisanal gold exports, totaling 683.67 kg, according to data from the Mining Technical Coordination and Planning Unit.

Timothée Manoke

The Monetary Policy Committee of the Central Bank of Congo (BCC) decided on Jan. 8 to extend the easing cycle launched in late 2025.

The central bank’s main policy rate, which had already been cut to 17.5% from 25% at the previous meeting, was lowered again to 15%. The marginal lending facility rate was reduced to 19% from 21.5%, a 250-basis-point cut following an earlier drop from 30%.

"These decisions reflect our commitment to a rigorous, forward-looking and credible monetary policy aimed at maintaining price stability, reinforcing the Congolese franc’s recent gains and bolstering confidence in the national financial system," Governor André Wameso said.

Wameso has set a goal of reducing the economy’s reliance on the U.S. dollar and restoring confidence in the Congolese franc (FC).

At the end of December 2025, inflation fell to 2.27% from 11.69% a year earlier. On the interbank and parallel markets, the Congolese franc appreciated by 30.44% and 24.09% respectively compared with the end of 2024. It stood at 2,181.39 FC to the U.S. dollar on the interbank market and 2,309.38 FC on the parallel market.

The central bank also reported a rise in international reserves. These reached $7.886 billion at the end of December 2025, equivalent to about three months of imports of goods and services.

With the latest cut, the BCC is seeking to build on 2025’s gains and move into a more favorable cycle in which the Congolese franc gradually regains a more central role. The easing should reduce borrowing costs and facilitate financing in FC, encouraging wider use of the national currency in the real economy.

However, the success of this dedollarization policy will depend on maintaining exchange rate stability, low inflation and solid reserves, which are key indicators of lasting confidence in the Congolese franc. The latest cut will test confidence in the currency. It will show whether the franc can remain stable in a context of higher liquidity without reigniting pressure on the foreign exchange market or increasing dollarisation.

Prudent Easing

For 2026, the committee projects a contained inflation outlook, exchange rate stability and continued solid growth.

"The economy should benefit from the effects of the favorable trend in metal prices and an easing of conflict in the eastern part of the country, following commitments made by the various parties," the committee said. These factors should support demand for the local currency, according to the BCC.

However, two days after the easing decision, the central bank flagged signs of tension in the parallel market. It attributed this to speculation linked to negative expectations among some market participants. It intervened in the foreign exchange market by selling $50 million at a rate of 2,040 FC per U.S. dollar and planned another foreign-currency sale on Jan. 12, 2026.

Overall, the BCC remains cautious. It kept required reserve ratios unchanged at 10.5% and 0% for demand and time deposits in FC, and 11.5% and 10.5% for demand and time deposits in foreign currencies.

The committee said it maintains close monitoring of economic conditions and liquidity and stands ready to adjust its policy tools if needed.

On Dec. 19, 2025, following the latest reviews of its program with the DRC, the International Monetary Fund (IMF) called for a prudent and data-driven monetary policy.

"High uncertainties underscore the importance of carefully monitoring liquidity conditions and standing ready to adjust monetary policy as needed," the Fund said.

The IMF asked the country to continue accumulating reserves, preserve exchange rate flexibility, avoid multiple exchange rates, and strengthen the governance, transparency and independence of the central bank.

Pierre Mukoko

DR Congo’s Ministry of National Economy said compensation payments for losses in the oil sector in the third and fourth quarters of 2025 will be made once fourth-quarter figures are certified, a process due by end-January 2026. The ministry said so in a statement on Jan. 12.

It said third-quarter certification was completed in December and validated about $34 million for the western region, before nationwide consolidation, according to official figures cited by local media. Payments for the second half of 2025 now depend on the fuel price monitoring committee’s final approval of fourth-quarter figures.

For the first half of 2025, the committee certified $15.97 million for the first and second quarters, which the ministry said has been paid in full.

The statement also said arrears from 2020 and 2021 have been settled for oil companies in the southern region (Katanga). It added that debts owed by state oil firms to storage and refining companies, as well as Cobil SPSA, for the same period have also been paid.

Fuel compensation payments fell to $31.5 million in 2024 from $288.6 million in 2023, a drop of nearly 90%, according to available data.

Boaz Kabeya

Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo (BCC) a décidé, le 8 janvier 2026, de poursuivre l’assouplissement amorcé au dernier trimestre 2025. Le taux directeur, déjà passé de 25 % à 17,5 % lors du précédent CPM, recule de nouveau à 15 %, tandis que le taux de la facilité de prêt marginal est ramené à 19 %, après une baisse de 30 % à 21,5 %, soit une réduction de 250 points de base.

« Ces décisions s’inscrivent dans notre volonté constante de conduire une politique monétaire rigoureuse, anticipative et crédible, visant à préserver la stabilité du niveau général des prix, à consolider le raffermissement du franc congolais et à renforcer la confiance dans le système financier national », explique le gouverneur André Wameso (photo), qui s’est fixé pour objectif de réduire la dépendance structurelle au dollar et de restaurer la confiance dans le franc congolais (FC).

À fin décembre 2025, l’inflation est tombée à 2,27 %, contre 11,69 % un an plus tôt. Sur le marché interbancaire et le marché parallèle, le franc congolais s’est apprécié respectivement de 30,44 % et 24,09 % par rapport à fin 2024, s’établissant à 2 181,39 FC pour un dollar américain sur le marché interbancaire et à 2 309,38 FC sur le marché parallèle. La banque centrale revendique également un renforcement des réserves internationales, qui atteignent 7,886 milliards de dollars à fin décembre 2025, soit environ trois mois d’importations de biens et services.

Il apparaît ainsi qu’avec ces décisions, la BCC cherche à transformer les acquis de 2025 en un cycle plus favorable, dans lequel le franc congolais retrouverait progressivement un rôle plus central. Cet assouplissement devrait réduire le coût du crédit et faciliter le financement de l’économie en FC, rendant la monnaie nationale plus utile à l’économie réelle.

Mais la réussite de cette politique de dédollarisation dépendra de la capacité à maintenir la stabilité du change, une inflation basse et des réserves solides, signes d’une confiance durable dans le franc congolais. Cette nouvelle baisse des taux constitue ainsi un véritable test de confiance : elle permettra de mesurer la capacité du franc congolais à rester stable dans un contexte de liquidité accrue, sans raviver les pressions sur le marché de change ni renforcer les comportements de dollarisation.

Assouplissement prudent

Pour 2026, le CPM projette une évolution maîtrisée du rythme de formation des prix, une stabilisation du taux de change et le maintien d’une croissance économique robuste. « L’économie devrait bénéficier des effets de l’évolution favorable du cours des métaux et d’une atténuation des conflits dans la partie Est du pays, en lien avec les engagements pris par les différentes parties », estime le CPM. Ces facteurs devraient, selon la BCC, soutenir la demande de monnaie locale.

Seulement, deux jours après l’annonce de l’assouplissement monétaire, la banque centrale signale déjà « certaines tensions sur le segment parallèle », qu’elle attribue à des « spéculations » liées à des « anticipations négatives » de quelques opérateurs. Elle est même intervenue sur le marché des changes pour injecter 50 millions de dollars au taux de 2 040 FC le dollar américain et prévoyait une nouvelle vente de devises le 12 janvier 2026.

Globalement, la BCC reste prudente. Elle a d’ailleurs maintenu inchangés les taux de réserves obligatoires : 10,5 % et 0 % respectivement pour les dépôts à vue et à terme en FC, et 11,5 % et 10,5 % respectivement pour les dépôts à vue et à terme en devises. Le CPM, qui dit maintenir un suivi rigoureux de l’évolution de la conjoncture économique et de la liquidité au sein de l’économie, se tient par ailleurs prêt « à ajuster ses instruments de politique monétaire si les conditions l’exigent ».

Il faut rappeler que, le 19 décembre 2025, à l’issue des dernières revues de son programme avec la RDC, le Fonds monétaire international (FMI) a appelé à une politique monétaire prudente et fondée sur les données. « Les fortes incertitudes soulignent l’importance de suivre de près les conditions de liquidité et de se tenir prêt à ajuster la politique monétaire si nécessaire », estime le Fonds, qui demande au pays de continuer d’accumuler des réserves, de préserver la flexibilité du change, d’éviter les taux multiples et de renforcer la gouvernance, la transparence et l’indépendance de la banque centrale.

Pierre Mukoko

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Le ministère de l’Économie nationale a annoncé que le remboursement des pertes et manques à gagner du troisième et du quatrième trimestre 2025 dans le secteur pétrolier interviendra après la certification du quatrième trimestre, prévue pour fin janvier 2026. Cette annonce figure dans un communiqué de presse rendu public le 12 janvier 2026.

Selon le ministère, la certification du troisième trimestre 2025 a déjà été réalisée en décembre 2025. Pour ce trimestre, les autorités ont certifié environ 34 millions de dollars pour la zone Ouest, avant consolidation nationale, selon des données officielles reprises par la presse économique. Le paiement des montants dus pour l’ensemble du second semestre 2025 dépend désormais de la validation finale du quatrième trimestre par le Comité de suivi des prix des produits pétroliers, qui réunit les ministères concernés, la profession pétrolière et les organismes publics impliqués.

Pour le premier semestre 2025, le Comité de suivi a certifié un total de 15,97 millions de dollars, couvrant le premier et le deuxième trimestre. Ces montants ont déjà été entièrement apurés, selon le ministère de l’Économie nationale.

Le communiqué rappelle également que les arriérés des exercices 2020 et 2021 ont été remboursés pour les sociétés pétrolières de la zone Sud (Katanga). Les dettes des sociétés pétrolières nationales envers la Société d’entreposage des produits pétroliers, la Société congolaise des industries de raffinage et la Cobil SPSA, pour la même période, ont aussi été réglées.

D’après les données disponibles, les compensations liées aux carburants en République démocratique du Congo étaient passées de 288,6 millions de dollars en 2023 à 31,5 millions de dollars en 2024, soit une baisse de près de 90 %.

Boaz Kabeya

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