A $634 million project was recently launched to boost access to power and clean water in the Democratic Republic of Congo (DRC). Teddy Lwamba, Minister of Hydraulic Resources and Electricity, officially launched project, known as AGREE, on March 18.
The project will be deployed in 14 towns, including Kinshasa, Kikwit, Bandundu, Tshikapa, Kananga, Mbuji-Mayi, Mwene-Ditu, Kabinda, Bukavu, Goma, Butembo, Beni, Bunia, and Boma. The AGREE is mostly backed by the World Bank, with a $600 million facility—split equally between a loan and a grant. The remaining $34 million is a grant from the Green Climate Fund.
While the related financing agreement was signed in June 2022, it has taken nearly three years to finalize implementation. The DRC now faces a tight timeline to fully utilize the funds by the project’s closing date of September 30, 2029. This deadline presents challenges, particularly in conflict-affected zones such as Goma and Bukavu, where M23 rebels and their Rwandan backers maintain control.
The AGREE project allocates $30.75 million to improving governance and management of the Congolese power utility, Société Nationale d'Électricité (SNEL), and the water sector. Another $33.50 million is earmarked for technical assistance to provincial governments, central agencies, and service providers in the sanitation, water, and electricity sectors.
A significant $212.50 million will support electrification efforts in Kananga and Mbuji-Mayi through private sector involvement. Additionally, $223.25 million is dedicated to expanding public access to electricity and water infrastructure with private sector participation. This includes rehabilitating parts of SNEL’s distribution network in Kinshasa and Gbadolite, extending water supply systems in Kananga and Goma-Ouest, improving sanitation in Bukavu, and fostering human capital development in targeted cities.
These four components account for $500 million of the total budget; however, details on how the remaining $134 million will be allocated have not been disclosed.
This article was initially published in French by Boaz Kabeya (intern)
Edited in English by Ola Schad Akinocho
In a March 19, 2025, interview with Fox News, Congolese President Félix Tshisekedi confirmed his government’s willingness to negotiate a security partnership with the United States in exchange for access to critical minerals.
"We are looking for partnerships and have established some with several countries. We believe that the United States, given its role and influence in the world, is an important partner for us. We are happy to see that with the Trump administration, things are moving forward at a faster pace on both sides," Tshisekedi told the network, which is reportedly close to President Trump.
The Congolese leader did not talk about potential arms shipments or the deployment of U.S. military personnel in the Democratic Republic of Congo (DRC). However, some lobbyists representing Senator Pierre Kanda Kalambayi—Chairman of the Senate's Defense, Security and Border Protection Committee—previously addressed this request to the U.S. Secretary of State Marc Rubio.
President Tshisekedi highlighted the opportunity for sustainable U.S. investment in critical mineral extraction and processing, which he said could create jobs and foster long-term stability.
Asked about how he would guarantee the safety of American investors in his country, Tshisekedi mentioned plans to strengthen the Congolese army’s defense capabilities and expressed hope that U.S.-imposed sanctions and pressure on armed groups could help stabilize conflict zones.
Trump Sends Special Envoy to Kinshasa
A few days before President Tshisikedi’s appearance on Fox, the U.S. had sent a Special Envoy, Ronny Jackson, to the Democratic Republic of Congo (DRC). Jackson, a member of Congress, met with Tshisekedi on March 16.
Jackson came amid escalating tensions in eastern DRC, where M23 rebels, allegedly backed by Rwanda, have seized control of key cities including Goma and Bukavu.
“The DRC’s sovereignty and territorial integrity must be respected by all. We are going to work so that all obstacles on the path to peace are removed, so that peace returns to the DRC ", Jackson said during the meeting, according to DRC Presidency. "Our goal is to ensure that American companies can come, invest, and work in the DRC. And to do that, we need to make sure there's a peacefulenvironment," he added, according to the same source.
Several actors are getting involved in the talks to end the conflict in eastern DRC. Qatar, one of them, facilitated a meeting between Presidents Tshisekedi and Kagame of Rwanda on March 17.
The recent developments unfold against a backdrop of intensifying U.S.-China rivalry, with Beijing controlling nearly 80% of DRC's mines. Washington views China as an economic and geostrategic competitor in the mineral-rich African nation.
Amidst the world’s technological development and geopolitical tensions, the DRC's critical mineral resources, valued at an estimated $24 trillion by the World Bank, have attracted global attention. The country has signed preliminary agreements with various entities, including the European Union, Saudi Arabia, and Japan, potentially complicating U.S. interests in the region.
After visiting the DRC, Ronny Jackson also went to the neighboring Congo-Brazzaville where he met with President Denis Sassou Nguesso. According to the Chinese official press, Nguesso asked Jackson to mediate in the US-China trade rivalry.
This article was initially published in French by Georges Auréole Bamba
Edited in English by Ola Schad Akinocho
Dans une interview diffusée le 19 mars 2025 sur la chaîne américaine Fox News, réputée proche du président Donald Trump, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a confirmé la volonté de son pays de conclure un accord avec les États-Unis pour obtenir un appui sécuritaireen échange d’un accès aux minerais critiques.
À la question de savoir où en sont les négociations, il a répondu : « Nous sommes en quête de partenariats et en avons établi avec plusieurs pays. Nous pensons que les États-Unis, au regard de leur rôle et de leur influence dans le monde, sont un partenaire important pour nous. Nous sommes heureux de voir qu’avec l’administration Trump, les choses avancent à un rythme plus rapide des deux côtés. »
Néanmoins, le président congolais n’a fait aucune mention d’une éventuelle livraison d’armes ou de la présence de militaires américains en RDC. Un tel besoin avait été suggéré dans la lettre adressée au ministre américain des Affaires étrangères, Marc Rubio, par un groupe de lobbyistes agissant pour le compte du sénateur Pierre Kanda Kalambayi. Ce dernier est président de la Commission défense, sécurité et protection des frontières au Sénat et membre du parti du président Tshisekedi.
Le chef de l’État congolais a plutôt évoqué la possibilité, pour les États-Unis, d’investir durablement dans l’extraction des minerais critiques, en mettant l’accent sur la chaîne de transformation, afin de créer des emplois et d’assurer une stabilité à long terme.
Répondant à la question de savoir comment il prévoit de garantir la sécurité des investisseurs américains dans son pays, Félix Tshisekedi a indiqué qu’il est prévu un renforcement des capacités de défense de l’armée. Il a également mentionné qu’il comptait sur les pressions et sanctions que les États-Unis pourraient appliquer contre certains groupes armés.
Un envoyé spécial de Trump à Kinshasa
Cette interview intervient quelques jours seulement après la visite d’un envoyé spécial du président américain en RDC. Ronny Jackson, qui est par ailleurs membre du Congrès américain, a été reçu le 16 mars dernier par le président Tshisekedi.
« Il faut que la souveraineté et l’intégrité territoriale de la RDC soient respectées de tous. Nous allons travailler pour que tous les obstacles sur le chemin de la paix soient levés, afin que la paix revienne en RDC », a indiqué, à l’occasion M. Jackson, selon des propos rapportés par la présidence de la RDC. « Nous voulons travailler pour que les entreprises américaines puissent venir investir et travailler en RDC. Et pour cela, nous devons nous assurer qu’il y a un environnement de paix », a-t-il ajouté, selon la même source.
L’envoyé de Donald Trump s’est également rendu au Congo-Brazzaville, où il a été reçu par le président Denis Sassou Nguesso. Selon la presse officielle chinoise, il lui aurait été demandé de jouer un rôle de médiateur dans le conflit.
Rivalités Etats-Unis-Chine.
Les négociations avec les États-Unis se confirment alors que de nouveaux acteurs interviennent dans le processus visant à ramener la paix à l’est de la RDC. Le Qatar, qui collabore souvent avec les États-Unis dans la gestion de certains conflits, a réussi à organiser, le 17 mars dernier, une rencontre entre les présidents Tshisekedi de la RDC et Kagamé du Rwanda. Kigali est accusé de soutenir les rebelles du M23 qui ont lancé une offensive en janvier dernier, prenant le contrôle de plusieurs localités, dont Goma et Bukavu, les plus grandes villes de la région.
Ces discussions surviennent également dans un contexte de rivalité croissante entre les États-Unis et la Chine. Pékin, qui contrôle près de 80 % des mines en RDC, est plus que jamais considérée comme un adversaire économique et géostratégiquepar Washington. Par ailleurs, la RDC a déjà signé d’autres accords de principe avec diverses entités, notamment l’Union européenne, l’Arabie saoudite et le Japon, dont les intérêts ne coïncident plus nécessairement avec ceux des États-Unis.
L’issue de ces discussions reste attendue. Comme révélé pour la première fois par Bankable, la Banque mondiale estime la valeur des ressources en minerais critiques de la RDC à 24 000 milliards de dollars. Ces ressources sont indispensables dans l’économie mondiale actuelle, marquée par le développement technologique et des tensions géopolitiques qui accélèrent une nouvelle course aux armements de pointe.
Georges Auréole Bamba
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Le ministre des Ressources Hydrauliques et de l’Électricité, Teddy Lwamba (photo), a lancé, le 18 mars 2025 à Kinshasa, le projet d’Accès, de Gouvernance et de Réformes des secteurs de l’Électricité et de l’Eau (AGREE). Ce projet vise à améliorer l’accès à l’électricité et à l’eau potable dans 14 villes de la République démocratique du Congo (RDC), notamment Kinshasa, Kikwit, Bandundu, Tshikapa, Kananga, Mbuji-Mayi, Mwene-Ditu, Kabinda, Bukavu, Goma, Butembo, Beni, Bunia et Boma.
D’un coût total de 634 millions de dollars, le projet est financé à hauteur de 600 millions de dollars par la Banque mondiale, sous forme d’un prêt et d’un don répartis à parts égales, ainsi que par un don de 34 millions de dollars du Fonds vert pour le climat, indique l’institution de Bretton Woods sur son site internet.
L’accord de financement a été signé en juin 2022. Il aura fallu près de trois ans pour finaliser sa mise en œuvre. Il ne reste donc plus qu’un peu plus de quatre ans à la RDC pour utiliser l’intégralité des 634 millions de dollars, au risque de perdre une partie du financement. La date de clôture du projet est en effet fixée au 30 septembre 2029. Ce qui peut être un défi, des zones d’intervention du projet comme Goma ou Bukavu étant actuellement occupé par les rebelles du M23 et leurs soutien des forces armées rwandaises.
Concrètement, selon un document du projet consulté, il est prévu d’injecter 30,75 millions de dollars dans l’amélioration de la gouvernance et de la gestion de la Société nationale d’électricité (SNEL) ainsi que du secteur de l’eau.
Un montant de 33,50 millions de dollars est destiné à l’assistance technique, incluant notamment l’accompagnement des gouvernements provinciaux, des agences centrales et sectorielles, des fournisseurs de services d’assainissement, d’eau et d’électricité, ainsi que l’appui à la mise en œuvre du projet.
Une enveloppe de 212,50 millions de dollars est allouée à l’électrification de Kananga et Mbuji-Mayi, qui sera confiée au secteur privé, ainsi qu’au soutien aux opérateurs privés des secteurs de l’électricité et de l’eau.
Par ailleurs, 223,25 millions de dollars sont prévus pour l’expansion de l’accès à l’électricité et à l’eau par le secteur public, avec l’implication du privé. Ce financement comprend la réhabilitation de certains périmètres du réseau de distribution de la SNEL à Kinshasa et Gbadolite, la réhabilitation et l’extension de l’approvisionnement en eau à Kananga et Goma-Ouest, ainsi que l’assainissement à Bukavu. Il couvre également le développement du capital humain dans certaines villes.
Ces quatre composantes totalisent ainsi 500 millions de dollars. L’utilisation des 134 millions de dollars restants n’a pas été précisée.
Boaz Kabeya stagiaire
The Democratic Republic of Congo (DRC) will soon asphalt some of its roads with recycled plastic waste. On March 13, 2025, the Congolese government sealed the related deal, a memorandum of understanding (MoU), with India's Thiagarajar College of Engineering. to pave roads using recycled plastic waste, a technique that has been successfully implemented in India for the past decade.
"The aim is to ensure an effective transfer of skills and equip the country with local expertise in smart, sustainable roads," the minister said.
According to Ève Bazaiba Masudi, the DRC’s Minister of State for the Environment and Sustainable Development, the project aligns with the DRC's five-year action program (2024-2028). Masudi added that the initiative will improve roads and tackle environmental issues caused by plastic pollution.
The DRC’s partner on the project, Thiagarajar College of Engineering, is located in Madurai, India. The college promotes research and innovation and develops sustainable technological solutions in collaboration with academic and industrial partners.
Under the agreement, the DRC will receive a license to operate and market this flexible pavement technology. Key national agencies, including the Office des Routes, the Office des Voiries et Drainage, and the Institut National du Bâtiment et des Travaux Publics, will be involved in testing and implementing the project.
This initiative comes at a critical time for the DRC, particularly for Kinshasa, where plastic waste management has long been a significant challenge. Previous efforts, including a 2015 European Union-supported project that established a plastic waste treatment plant and collection stations, have had limited success. In 2022, the American company Clean-Seas announced a $30 million investment in a thermal power plant in Kinshasa to convert plastic waste into energy products and electricity.
Ronsard Luabeya (intern)
Après plusieurs tentatives infructueuses, les présidents Félix Tshisekedi de la République Démocratique du Congo (RDC) et Paul Kagame du Rwanda se sont finalement rencontrés le 18 mars 2025 à Doha, à l’initiative de l’émir du Qatar, Cheikh Tamim bin Hamad Al Thani.
Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de cette rencontre, « les chefs d’État ont réaffirmé l’engagement de toutes les parties en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et inconditionnel », comme convenu lors du sommet conjoint des chefs d’État d’Afrique de l’Est (EAC) et australe (SADC) tenu en février à Dar es Salaam, en Tanzanie.
Ce cessez-le-feu n’a cependant jamais été appliqué. Une semaine après, les rebelles du M23 et leurs alliés, notamment les forces de défense rwandaises, ont pris le contrôle de la ville de Bukavu.
Selon le communiqué conjoint, « les chefs d’État se sont accordés sur la nécessité de poursuivre les discussions entamées à Doha afin d’établir des bases solides pour une paix durable, comme envisagé dans le processus de Luanda/Nairobi ». La rencontre de Doha a ainsi « contribué à renforcer l’engagement commun en faveur d’un avenir sûr et stable pour la République Démocratique du Congo et la région », précise la même source.
Cette rencontre redonne de l’espoir après l’annulation des pourparlers de paix sur la RDC, initialement prévus le même jour en Angola. La veille, le M23 avait annoncé son retrait de ces discussions en signe de protestation contre les sanctions imposées par l’Union européenne à certains de ses responsables le 17 mars, compromettant ainsi les chances de cette énième tentative de résolution du conflit à l’est de la RDC.
Félix Tshisekedi et Paul Kagame ne s’étaient plus rencontrés depuis le sommet de l’Union africaine en février 2024. À la mi-décembre, les deux chefs d’État devaient se retrouver à Luanda pour signer un accord, mais le sommet avait été annulé à la dernière minute.
Après plusieurs mois de tractations, l’Émir du Qatar est finalement parvenu à convaincre les deux dirigeants de se rencontrer. Il faut dire que, selon la porte-parole du président congolais, Tina Salama, le Qatar est considéré comme un « allié stratégique des deux pays ».
Le conflit dans l’est de la RDC, une région riche en ressources et frontalière du Rwanda, s’est intensifié ces derniers mois. Fin janvier, le M23, soutenu par l’armée rwandaise, a lancé une offensive, s’emparant en quelques semaines des villes de Goma et Bukavu.
Pierre Mukoko
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On March 17, 2025, in Berlin, the Democratic Republic of Congo (DRC) took a significant step toward expanding its energy infrastructure by signing a commercial contract with Germany’s Gauff Engineering. The agreement, valued at €150 million (approximately $165.5 million), covers the construction of 230 photovoltaic and mini-hydropower plants over the next four years, according to the ANSER, the Congolese agency for electrification in rural peri-urban areas.
While the related financing agreement is still pending and the identity of financial backers remains undisclosed, it is known that part of the funding is expected to come from Germany. According to the ANSER, this initiative is tied to a rural and peri-urban electrification program formalized during the German-African Energy Forum, which coincided with the contract signing. However, critical details such as the total capacity of the planned infrastructure, plant locations, and project start dates have yet to be revealed.
Headquartered in Nuremberg, Gauff Engineering specializes in complex infrastructure projects across water, energy, and transportation sectors. The company has a proven track record in Africa, including a project to electrify 300 villages in Senegal. Gauff’s expertise aligns with the ANSER’s mission to address energy access disparities in rural and peri-urban areas—regions often overlooked by private investors.
The ANSER was created in 2016 but began operating in 2020. Since then, it kicked off 53 projects and completed 22. By the end of 2025, it aims to increase energy production capacity to 30 megawatts (MW) and electrify approximately 459,330 households. Despite these efforts, rural electrification rates remain alarmingly low at just 1%, underscoring the urgency of scaling up initiatives like this one.
This article was initially published in French by Boaz Kabeya (intern)
Edited in English by Ola Schad Akinocho
The Democratic Republic of Congo (DRC) has officially announced the introduction of quotas on cobalt production and stockpiles accumulated during the four-month export suspension imposed in February 2025. Prime Minister Judith Suminwa Tuluka disclosed the decision during the Council of Ministers meeting on March 14, 2025.
According to meeting minutes, two types of quotas will be implemented: one for exports and another for local cobalt processing. However, details on volumes or enforcement mechanisms remain unclear, with officials instructed to act "swiftly and effectively."
The DRC is also “seeking collaboration with Indonesia, the world's second-largest cobalt producer with a 9.66% market share, to better control global supply and stabilize prices.” The DRC and Indonesia account for over 85% of global cobalt production, giving them significant leverage in shaping market dynamics.
Since the DRC paused its cobalt prices, prices have surged dramatically. Cobalt hydroxide recently hit $10.5 per pound, an 84% increase. However, experts warn that prices could plummet if exports resume without careful management, flooding the market with stockpiled supplies. The government claims these new measures aim to enforce the suspension effectively and prevent such a scenario.
The move has sparked controversy within the DRC. According to Africa Intelligence, a French media, the Fédération des Entreprises du Congo (FEC) opposes the pause, arguing it violates provisions of the Congolese Mining Code allowing operators to sell their products freely. On March 7, the FEC’s Chamber of Mines sent a letter to Mines Minister Kizito Kapinga Mulume proposing an ad hoc public-private commission to address issues stemming from the decision.
This article was initially published in French by Pierre Mukoko
Edited in English by Ola Schad Akinocho
Un contrat commercial a été signé le 17 mars 2025 à Berlin entre l’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (Anser) et l’entreprise allemande Gauff Engineering. Selon l’Anser, cet accord porte sur la construction de 230 centrales photovoltaïques et mini-centrales hydroélectriques, pour un coût de 150 millions d’euros (soit environ 165,5 millions de dollars au taux actuel), avec un délai de réalisation fixé à quatre ans.
Une convention de financement doit encore être signée pour concrétiser ce projet. Si l’identité des bailleurs de fonds n’a pas encore été précisée, au moins une partie du financement devrait provenir d’Allemagne. L’Anser indique que cette initiative s’inscrit dans le cadre d’un programme de financement de l’électrification rurale et périurbaine, officialisé lors du Forum germano-africain sur l’énergie, dont la 18 ᵉ édition s’est tenue le même jour à Berlin.
Pour l’instant, peu de détails ont été communiqués sur le projet. La capacité totale des infrastructures, les sites d’implantation des centrales et la date de démarrage des travaux restent inconnus.
Gauff Engineering, qui revendique une expertise en infrastructures énergétiques, affirme avoir mené plusieurs projets d’électrification en Afrique, notamment un programme d’électrification de 300 villages au Sénégal.
Créée en 2016, l’Anser a pour mission d’assurer l’électrification des zones rurales et périurbaines, souvent délaissées par les acteurs privés. Depuis son opérationnalisation en 2020, l’agence publique affirme avoir lancé un total de 53 projets, dont 49 sont actuellement en cours d’exécution et 22 déjà achevés.
L’Anser prévoit de finaliser les projets restants d’ici fin 2025, ce qui devrait porter sa capacité de production énergétique à 30 mégawatts (MW) et permettre l’électrification d’environ 459 330 ménages. Malgré ces avancées, l’agence reconnaît que le taux d’électrification en milieu rural reste extrêmement faible, avoisinant toujours 1 %.
Boaz Kabeya, stagiaire
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C’est désormais officiel : la République Démocratique du Congo (RDC) a décidé d’instaurer des quotas sur la production de cobalt et les stocks accumulés à l’issue des quatre mois de suspension des exportations, décidée en février 2025. L’annonce a été faite par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, lors du Conseil des ministres du 14 mars 2025.
Selon le compte rendu de cette réunion, ces quotas seront de deux types : l’un appliqué aux exportations et l’autre à la transformation locale du cobalt. Le document ne donne cependant pas plus de détails. On ignore donc les volumes concernés, ainsi que les modalités de mise en œuvre. On sait seulement que « les responsables concernés par ces actions ont été appelés à les implémenter avec célérité et efficacité ».
Par ailleurs, la RDC entend « obtenir la collaboration de l’Indonésie, autre grand producteur de cobalt, afin de mieux contrôler l’offre sur le marché mondial et, par conséquent, son prix ». L’Indonésie, qui détient 9,66 % des parts de marché, est le deuxième producteur mondial de cobalt. À elles deux, la RDC et l’Indonésie contrôlent plus de 85 % de la production mondiale.
Depuis la suspension des exportations de cobalt, les prix ont bondi sur le marché international. La semaine dernière, l’hydroxyde de cobalt a par exemple atteint 10,5 dollars la livre, soit une hausse de 84 %. Cependant, plusieurs experts estiment que cette tendance pourrait s’inverser si la reprise des exportations entraîne un afflux massif de cobalt sur le marché. Le gouvernement congolais affirme d’ailleurs que les nouvelles mesures visent à assurer un « encadrement efficient » de la suspension des exportations.
La réaction du marché et des acteurs locaux du secteur face à ces nouvelles mesures reste attendue. Mais, selon Africa Intelligence, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) serait opposée à la suspension des exportations de cobalt. D’après le média français, la Chambre des mines de la FEC a même adressé un courrier au ministre des Mines, Kizito Kapinga Mulume, le 7 mars, dans lequel elle exprime ses griefs.
L’organisation patronale estime notamment que cette décision va à l’encontre des dispositions du Code minier congolais. Selon la FEC, ce texte, qui a une valeur juridique supérieure, garantit aux opérateurs la liberté de commercialiser leurs produits. Elle propose alors la création d’une commission ad hoc public-privé afin de résoudre les problèmes engendrés par cette décision.
Pierre Mukoko
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