Près d’une semaine après la fermeture temporaire de l’aéroport de Bunia en raison de l’épidémie d’Ébola signalée dans l’est de la République démocratique du Congo, le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement a annoncé la réouverture immédiate de cette infrastructure aéroportuaire.
Dans un communiqué publié le 1er juin 2026, le ministère explique que cette décision fait suite aux évaluations sanitaires menées par les autorités compétentes, notamment le ministère de la Santé publique, Hygiène et Prévoyance sociale. Selon les autorités, « les conditions sont désormais réunies pour permettre une reprise progressive et sécurisée des activités aériennes ».
Malgré les améliorations jugées suffisantes pour permettre la reprise du trafic aérien, le gouvernement maintient plusieurs mesures sanitaires à l’aéroport de Bunia. Le ministère des Transports exige notamment le contrôle systématique de la température corporelle des passagers avant l’embarquement et à l’arrivée, le lavage ou la désinfection des mains avant l’accès aux installations aéroportuaires, ainsi que la prise en charge immédiate de toute personne présentant des symptômes suspects.
Les voyageurs présentant de la fièvre ne seront pas autorisés à embarquer et devront être orientés vers les services sanitaires compétents pour une évaluation conformément aux protocoles en vigueur.
Signaux positifs
Le gouvernement avait suspendu, le 23 mai dernier, l’ensemble des vols commerciaux, privés et spéciaux à destination ou en provenance de Bunia afin de prévenir les risques de propagation de l’épidémie. La reprise intervient alors que certains signaux positifs sont mis en avant par les autorités sanitaires, notamment les premières guérisons et le renforcement des capacités de prise en charge.
Lors d’un échange organisé sur X par Actualite.cd, le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l’Institut national de recherche biomédicale (INRB), a estimé que l’épidémie en cours restait comparable aux précédentes flambées d’Ébola auxquelles la RDC a été confrontée. Il a insisté sur la nécessité d’analyser l’évolution de la situation à partir des cas confirmés plutôt que des seuls cas suspects.
Lors de cette intervention, le scientifique évoquait environ 290 cas confirmés en laboratoire, un chiffre qui a depuis été actualisé par les autorités sanitaires. Il a également estimé que l’épidémie ne devrait pas atteindre le seuil de 1 000 cas confirmés, jugeant possible une stabilisation entre 300 et 400 cas si les mesures de riposte sont renforcées.
Fort de l’expérience acquise par la RDC dans la gestion de plusieurs épidémies d’Ébola depuis 1976, il a par ailleurs indiqué qu’un renforcement du suivi des contacts et de la surveillance pourrait permettre de contenir l’épidémie dans un délai de deux à trois mois.
Vigilance maintenue
Le même lundi 1er juin, un autre signal positif est venu de l’Organisation mondiale de la santé (OMS). À l’issue d’une audience avec le président Félix Tshisekedi à la Cité de l’Union africaine, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a annoncé la guérison des cinq premiers malades d’Ébola. Il a également évoqué la construction d’un centre de traitement de 60 places à Bunia afin de renforcer les capacités de prise en charge des patients.
Les données épidémiologiques publiées le 1er juin, portant sur la situation au 31 mai 2026, montrent toutefois que l’épidémie reste active. Les autorités recensent 321 cas confirmés cumulés, dont 48 décès parmi les cas confirmés. Au total, 238 patients confirmés sont sous traitement, tandis que 116 cas suspects sont en cours d’investigation et 104 autres en isolement.
Le rapport fait aussi état de six guérisons enregistrées au cours de la journée du 31 mai, ainsi que d’un taux de suivi des contacts de 43 %. Au total, 23 zones de santé sont touchées dans trois provinces : l’Ituri, le Nord-Kivu et le Sud-Kivu. La zone de santé de Logo est nouvellement touchée.
Les autorités sanitaires appellent donc à maintenir la vigilance. Elles signalent notamment des résistances communautaires à Bunia et à Nizi, des rumeurs persistantes alimentant la méfiance envers les équipes de riposte, ainsi que des contraintes sécuritaires limitant encore l’accès humanitaire dans plusieurs zones.
Timothée Manoke
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The Democratic Republic of Congo plans to create Adex RDC SA, a joint venture aimed at strengthening the processing and international marketing of diamonds and colored gemstones, particularly those produced through artisanal mining. Mines Minister Louis Watum Kabamba presented the project to the Council of Ministers on May 29, 2026, and the government approved the initiative following deliberations.
According to the Council of Ministers' minutes, Adex RDC SA will be equally owned by the Mining Fund for Future Generations (FOMIN) and Adex Platform AG, with each partner holding a 50% stake.
The partnership is intended to modernize the Congolese diamond industry and help the country retain a larger share of the value generated by its mineral resources.
In his presentation to the government, the mines minister highlighted the Swiss partner's experience in the diamond sector. According to the minutes, Adex Platform AG is a consortium that includes companies and industry stakeholders involved with the World Diamond Council.
Local processing
The project aims to develop higher-value activities within the country, including the cutting, polishing and international marketing of diamonds and colored gemstones. Authorities expect this approach to increase revenues from the sector by reducing reliance on exports of rough stones.
According to estimates from the Center for Expertise, Evaluation and Certification (CEEC) cited in the government presentation, the artisanal mining deposits targeted by the project, which have been exploited since 1936, could sustain production for at least another 50 years.
The government also expects the venture to generate substantial revenue for the public treasury during its first five years of operation. However, the Council of Ministers' minutes do not specify the projected amounts or provide a timeline for the company's ramp-up.
Authorities estimate that the project could create between 30 and 40 direct jobs within Adex RDC SA, along with 120 to 150 indirect jobs. The initiative is also expected to facilitate the transfer of technology and expertise from Switzerland to the DRC.
For Kinshasa, the creation of Adex RDC SA could support the emergence of downstream industries linked to the diamond sector, including jewelry manufacturing and other value-added processing activities.
The government has yet to disclose details of the company's operating model, investment plans, launch timeline and the exact scope of its future activities.
Ronsard Luabeya
La Commission économique pour l’Afrique (CEA) lance, ce 2 juin 2026 à Lusaka, en Zambie, un programme régional destiné à favoriser le développement de chaînes de valeur responsables autour des minerais critiques de la transition énergétique dans la région de la Communauté de développement de l’Afrique australe (SADC).
Mis en œuvre dans six pays sur une période de cinq ans, ce projet concerne la République démocratique du Congo, la Zambie, le Zimbabwe, la Namibie, le Mozambique et l’Afrique du Sud. Il vise à renforcer la transformation locale des minerais, soutenir l’émergence de nouvelles industries, améliorer le partage des bénéfices issus de l’exploitation minière et mieux encadrer les impacts environnementaux et sociaux du secteur.
Financé par l’Initiative internationale pour le climat (IKI) du gouvernement allemand, le programme bénéficie d’une enveloppe d’environ 15,03 millions d’euros. Il intervient dans un contexte marqué par la hausse rapide de la demande mondiale en minerais critiques utilisés dans les batteries, les véhicules électriques et les équipements liés aux énergies renouvelables.
Selon une déclaration récente de l’ONU au Conseil de sécurité, la demande mondiale de minerais critiques pourrait tripler d’ici 2030 et quadrupler d’ici 2040. D’autres estimations internationales anticipent également une forte hausse des besoins en minerais comme le lithium, le cobalt, le graphite, le cuivre, le manganèse et le nickel pour accompagner la transition énergétique.
Pour la CEA, cette dynamique représente une opportunité pour les pays africains de capter une part plus importante de la valeur créée autour de leurs ressources naturelles. Le projet entend ainsi encourager la transformation locale, le développement des capacités industrielles, le transfert de compétences, l’intégration des PME ainsi que la participation des femmes et des jeunes dans les nouvelles filières liées à la transition énergétique.
Transformation locale
Dans ses travaux sur la montée en gamme des chaînes de valeur minières africaines, l’Agence internationale de l’énergie estime qu’à prix actuels, la valeur de marché des exportations africaines de plusieurs minerais — cuivre, cobalt, phosphate, manganèse, graphite et nickel — pourrait passer d’environ 70 milliards de dollars aujourd’hui à près de 120 milliards de dollars en 2040, dans un scénario de renforcement des capacités locales de raffinage et de transformation.
Cette progression dépendrait notamment de la capacité des pays africains à accroître la part des minerais transformés localement. Les niveaux de transformation restent encore très variables selon les minerais. L’AIE estime qu’environ 62 % du cuivre extrait en Afrique est déjà raffiné sur le continent, contre 33 % pour le phosphate et seulement 3 % pour le cobalt.
Dans un scénario de montée en gamme, le taux de transformation locale du cobalt pourrait progresser, tout en restant limité par rapport à d’autres minerais. La valeur de marché associée pourrait également augmenter, à condition que les pays producteurs développent davantage leurs capacités industrielles, énergétiques et logistiques.
La RDC occupe une place centrale dans cette stratégie. Le pays représente environ 70 % de la production minière mondiale de cobalt et dispose d’importantes ressources en cuivre, deux minerais essentiels aux chaînes de valeur des batteries.
Enjeux ESG
Mais l’enjeu, pour Kinshasa comme pour d’autres pays de la région, ne consiste plus seulement à extraire davantage de minerais. Il s’agit aussi de développer des activités industrielles à plus forte valeur ajoutée. Cette orientation rejoint les objectifs de la Vision minière africaine de l’Union africaine, qui encourage les États du continent à utiliser leurs ressources minières comme levier d’industrialisation, de création d’emplois et de diversification économique.
Le projet met également l’accent sur les questions environnementales, sociales et de gouvernance. Les partenaires prévoient de renforcer les mécanismes ESG afin de limiter les impacts négatifs de l’exploitation minière sur les communautés locales et les écosystèmes.
Des actions de sensibilisation, de formation et de dialogue avec les organisations de la société civile, les communautés minières et les autorités locales sont également prévues. L’objectif est de favoriser un partage plus équitable des bénéfices, tout en soutenant la création d’emplois, le développement de nouvelles activités industrielles et l’intégration des communautés dans les chaînes de valeur minières.
Pour la RDC, ce programme régional pourrait donc constituer un outil supplémentaire pour appuyer ses ambitions de transformation locale des minerais critiques. Ses effets dépendront toutefois de sa capacité à déboucher sur des investissements concrets, des capacités industrielles nouvelles et une meilleure gouvernance des chaînes d’approvisionnement.
Timothée Manoke
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La République démocratique du Congo veut renforcer ses capacités dans la gestion et la valorisation des données pétrolières, un chantier qu’elle entend mener avec l’appui de l’Algérie. Cet objectif s’inscrit dans le mémorandum d’entente signé le 30 mai 2026 à Alger entre Acacia Bandubola Mbongo, ministre d’État, ministre des Hydrocarbures de la RDC, et Mohamed Arkab, ministre algérien de l’Énergie et des Mines.
Selon la communication du ministère congolais des Hydrocarbures, cet accord vise à renforcer le partenariat entre les deux pays dans le secteur des hydrocarbures. Kinshasa souhaite notamment s’inspirer de l’expérience algérienne dans la mise en place d’une banque de données pétrolières moderne, performante et conforme aux standards internationaux.
Pour la RDC, l’enjeu est d’améliorer la conservation, l’exploitation et la valorisation des données du secteur, dans un contexte où la qualité de l’information géologique et pétrolière reste déterminante pour attirer les investisseurs.
Cette orientation s’inscrit dans un processus engagé plusieurs mois auparavant. Selon les autorités congolaises, les discussions entre les deux pays avaient été amorcées en novembre 2025 à Brazzaville, en marge des travaux de l’Organisation des producteurs de pétrole africains (APPO), avant d’aboutir à la signature de l’accord d’Alger.
Des axes élargis
Au-delà de la seule gestion des données, la RDC a identifié plusieurs axes de coopération avec l’Algérie. Ils portent notamment sur la promotion des blocs pétroliers, l’attraction des investissements, la valorisation des données pétrolières, le renforcement de la gouvernance du secteur amont et la formation des ressources humaines.
Kinshasa souhaite également développer une coopération technique entre la Société nationale des hydrocarbures du Congo (Sonahydroc) et le groupe algérien Sonatrach, acteur majeur du secteur pétrolier et gazier africain. À ce stade, les modalités opérationnelles de cette coopération, son calendrier et les projets concernés n’ont pas encore été détaillés publiquement.
Cette initiative intervient alors que la RDC poursuit la réforme de son cadre pétrolier afin de renforcer l’attractivité du secteur. En 2025, le gouvernement avait lancé le processus de révision de la loi portant régime général des hydrocarbures, après avoir identifié plusieurs obstacles à l’investissement, notamment à la suite des difficultés rencontrées dans l’appel d’offres de 27 blocs pétroliers lancé en 2022.
Parmi les faiblesses relevées figuraient notamment l’insuffisance de données géologiques récentes, la nécessité de moderniser la documentation technique disponible et le besoin de sécuriser les informations destinées aux investisseurs.
Dans ce contexte, la coopération avec l’Algérie pourrait permettre à la RDC de mieux structurer son patrimoine de données pétrolières et de renforcer la crédibilité de ses futures opérations de promotion. Le mémorandum signé à Alger constitue toutefois un cadre de coopération. Ses effets concrets dépendront de sa mise en œuvre, des moyens mobilisés et des projets qui seront effectivement engagés par les deux parties.
Boaz Kabeya
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La République démocratique du Congo prépare la création d’Adex RDC SA, une société mixte destinée à renforcer la transformation et la commercialisation internationale des diamants et pierres de couleur, notamment ceux issus de l’exploitation artisanale. Le projet a été présenté le 29 mai 2026 au Conseil des ministres par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, avant d’être adopté à l’issue des délibérations.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, Adex RDC SA sera constituée sous la forme d’une société commune dont le capital sera détenu à parts égales par le Fonds minier pour les générations futures (FOMIN) et Adex Platform AG, chacun contrôlant 50 % des parts.
Ce partenariat stratégique vise à moderniser et à valoriser durablement le secteur diamantaire congolais, alors que le pays cherche à capter une part plus importante de la valeur ajoutée générée par ses ressources minérales.
Dans la présentation faite au gouvernement, le ministre des Mines a mis en avant l’expertise du partenaire suisse dans le secteur du diamant. Selon le compte rendu, Adex Platform AG est présenté comme un consortium comprenant des acteurs actifs dans les instances du Conseil mondial du diamant.
Transformation locale
L’ambition du projet est d’intégrer localement certaines activités à plus forte valeur ajoutée, notamment la taille, le polissage et la commercialisation internationale des diamants et pierres de couleur. Cette approche doit permettre à la RDC de conserver une part plus importante des revenus générés par sa production, au lieu de se limiter à l’exportation de pierres brutes.
Selon les estimations du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification (CEEC) citées dans la présentation gouvernementale, les gisements artisanaux concernés, dont l’exploitation remonte à 1936, pourraient encore soutenir l’activité pendant au moins cinquante ans.
Sur le plan fiscal, les autorités estiment que le projet pourrait générer d’importantes recettes pour le Trésor public au cours des cinq premières années. Le compte rendu ne précise toutefois pas les montants attendus ni le calendrier de montée en puissance de la société.
Le projet prévoit également la création d’environ 30 à 40 emplois directs au sein d’Adex RDC SA, ainsi que 120 à 150 emplois indirects. Il devrait aussi favoriser le transfert de technologies et de compétences depuis la Suisse vers la RDC.
Pour Kinshasa, la création d’Adex RDC SA pourrait ouvrir la voie au développement de filières aval autour du diamant, notamment la joaillerie et d’autres activités de transformation à forte valeur ajoutée.
À ce stade, les modalités opérationnelles, les investissements prévus, le calendrier de lancement et le périmètre exact des activités de la future société restent toutefois à préciser.
Ronsard Luabeya
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DR Congo's freight regulator OGEFREM is preparing to launch construction of two inland dry ports in Songololo and Kenge as part of efforts to improve cargo flows along the country's main logistics corridors.
The announcement was made on May 27, 2026, during a field mission by OGEFREM acting director general Emmanuel Mayele Samba to Kongo Central province. According to a statement from the provincial governorate, Mayele Samba met Governor Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo in Matadi to review the projects.
The discussions focused on preparations for the construction launch of the two facilities. The dry ports are expected to facilitate the movement of goods, particularly along the corridor linking Matadi to Kinshasa.
According to the Congolese Press Agency (ACP), the projects form part of OGEFREM's strategy to improve multimodal freight management and reduce disruptions on the country's main logistics routes.
The projects are intended to lessen the impact of heavy freight traffic in chronically congested areas. Dry ports can serve as hubs for the storage, processing and redistribution of cargo, complementing traditional seaport infrastructure and helping ease pressure on transport networks.
Key details still pending
The projects come against a backdrop of severe disruptions along the Kinshasa-Matadi corridor, the Congolese capital's principal supply route. In May 2026, rehabilitation works on sections of National Road 1 (RN1) triggered major slowdowns affecting the movement of goods between the port of Matadi and Kinshasa.
In response, the government announced several measures to improve traffic flow, including accelerating bypass works in the most congested areas, strengthening security around construction sites and examining mechanisms to reduce transit times at toll checkpoints.
Technical and financial details of the two dry port projects have yet to be disclosed. Authorities have also not provided a timeline for the start of construction, the planned capacity of the facilities, their financing structure or the operators expected to participate in their development.
Ronsard Luabeya
L’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) prépare la pose des premières pierres de deux projets de ports secs à Songololo et Kenge, dans le cadre de ses efforts pour améliorer la fluidité du trafic des marchandises sur les principaux corridors logistiques du pays.
L’annonce a été évoquée le 27 mai 2026 lors d’une mission d’itinérance du directeur général ad intérim de l’OGEFREM, Emmanuel Mayele Samba, au Kongo Central. Selon la communication du gouvernorat provincial, le responsable de l’Office a été reçu par le gouverneur Grâce Nkuanga Masuangi Bilolo, à Matadi, pour faire le point sur ces projets.
Les échanges ont notamment porté sur la cérémonie de pose des premières pierres pour la construction de ces ports secs. Ces infrastructures sont présentées comme des plateformes destinées à fluidifier la circulation des marchandises, notamment sur le corridor reliant Matadi à Kinshasa.
Selon les informations relayées par l’Agence congolaise de presse (ACP), ces projets s’inscrivent dans la stratégie de l’OGEFREM visant à améliorer la gestion du fret multimodal et à réduire les perturbations observées sur les principaux axes logistiques du pays.
L’objectif est notamment de limiter l’impact des camions de transport de marchandises dans les zones régulièrement saturées. Dans ce type de dispositif, les ports secs peuvent servir de plateformes de stockage, de traitement et de redistribution du fret, en complément des infrastructures portuaires classiques.
Des détails encore attendus
Le projet intervient dans un contexte marqué par de fortes perturbations de la circulation sur l’axe Kinshasa-Matadi, principal corridor d’approvisionnement de la capitale congolaise. En mai 2026, les travaux de réhabilitation de certains tronçons de la RN1 ont provoqué d’importants ralentissements, affectant le transport des marchandises entre le port de Matadi et Kinshasa.
Face à cette situation, le gouvernement avait annoncé plusieurs mesures destinées à améliorer la fluidité du trafic, notamment l’accélération des travaux de contournement dans les zones les plus congestionnées, le renforcement de la présence des forces de l’ordre autour des chantiers et l’examen de mécanismes visant à réduire les délais de passage aux postes de péage.
À ce stade, les détails techniques et financiers des deux projets de ports secs n’ont pas encore été précisés. Les autorités n’ont pas non plus communiqué de calendrier détaillé sur le démarrage effectif des travaux, la capacité attendue des plateformes, leur modèle de financement ou les opérateurs qui seront associés à leur développement.
Ronsard Luabeya
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Ugandan nationals with valid passports are now exempt from entry visa requirements in the Democratic Republic of Congo (DRC) for stays of up to 90 days. The measure was announced in a directive issued by the Directorate General of Migration (DGM) to all border posts across the country, ordering its immediate implementation.
The decision is intended to facilitate the movement of people between the DRC and Uganda. It also forms part of efforts by both countries to deepen economic integration, as cross-border trade has intensified in recent years, particularly in border regions.
According to data compiled by the Bank of Uganda in its 2024/2025 annual report, the DRC officially imported Ugandan goods worth $542.74 million during the 2024/2025 fiscal year, a 29% increase from the previous fiscal year.
The Ugandan central bank also estimates informal trade at $419.46 million, bringing the total value of Ugandan exports to the DRC to approximately $962.2 million. The figures underscore the growing importance of the Congolese market to Uganda's external trade.
The measure comes several weeks after Congolese President Felix Tshisekedi made an official visit to Uganda on May 11, 2026. Freedom of movement was among the topics discussed between Tshisekedi and his Ugandan counterpart, Yoweri Museveni.
In a joint communique issued after the meeting, the DRC welcomed the visa exemption Kampala granted to Congolese citizens in January 2024. Kinshasa pledged at the time to accelerate the implementation of a reciprocal measure for Ugandan nationals before Aug. 31, 2026.
Closed borders
In January 2024, Uganda removed visa requirements for Congolese citizens visiting the country for up to 90 days. The move was part of the regional integration drive championed by the East African Community (EAC), which the DRC officially joined in 2022.
Kinshasa had not, however, immediately adopted an equivalent measure for Ugandan nationals. The absence of reciprocity fueled frustration at land border crossings between the two countries. Congolese travelers reported in some cases making payments at certain crossing points that lacked a clear legal or regulatory basis.
The exemption now granted by the DRC should help reduce that source of friction and support both governments' efforts to facilitate trade and improve mobility for business operators within the regional integration framework.
The measure's implementation nevertheless coincides with a particular public health situation. On May 21, 2026, Uganda announced the temporary suspension of direct flights to and from the DRC, as well as cross-border public passenger transport, to limit the risk of spreading an Ebola outbreak reported in eastern Congo.
On May 27, Kampala announced the temporary closure of its border with the DRC, with immediate effect. "Given the continued spread of the Ebola outbreak in the DRC, Uganda is temporarily closing its border with the DRC with immediate effect," said Dr. Diana Atwine, a senior official at Uganda's Ministry of Health.
The practical effects of the visa exemption on travel between the two countries are therefore likely to become more visible once the current health restrictions are lifted.
Timothée Manoke
The Democratic Republic of Congo's government adopted a draft decree on Friday expanding the country's list of strategic minerals, a move that would subject several additional commodities to higher mining royalties.
The text supplements decree No. 18/042 of Nov. 24, 2018, which designated cobalt, germanium and colombo-tantalite, or coltan, as strategic minerals. The new draft adds tantalum, niobium, tungsten, lithium, uranium and rare earths to that list.
"This text takes into account the evolution of international critical raw materials markets and the growing importance of several mineral substances for strategic industries, emerging technologies and the nuclear energy sector," the cabinet communiqué said. The government said the objective is to allow the DRC to derive greater value from the strategic importance of its mineral resources.
Once published and in force, the decree would alter the fiscal treatment of the affected substances. In the DRC, strategic minerals are subject to a 10% mining royalty, compared with 3.5% for non-ferrous metals. For the operators concerned, the change could translate into higher levies owed to the state on minerals newly classified as strategic.
Mining companies affected by the measure have not yet publicly detailed the implications for their operations.
Impact on Manono project
The decision to classify lithium as a strategic mineral comes as Zijin Mining prepares to ramp up its Manono North-East lithium project in Tanganyika province. According to information published by the company, Phase I of the project, with a capacity of 5 million tonnes per year, plans the progressive commissioning of the dense medium separation system between March and June 2026. The crushing and flotation system is expected by end-September 2026, while the smelter is to be commissioned in stages between September and end-December 2026.
Updated Zijin data show the project is being developed by the Manono Lithium joint venture. Jinxiang Lithium, a subsidiary of the Chinese group, holds a 54.9% stake, compared with 35.1% for Congolese state company Cominière and 10% for the Congolese state.
The future mine is designed for a total extraction and processing capacity of 5 million tonnes per year, with expected output of around 1 million tonnes of spodumene concentrate annually. That concentrate would then be processed into 100,800 tonnes of crude lithium sulfate.
Beyond Zijin, other players are likely to monitor changes to the regulatory framework. Among them is KoBold Metals, which is currently conducting exploration work in the DRC in search of new lithium deposits. The U.S. company has announced a $50 million exploration program in the country.
Regarding the other substances covered by the draft decree, recent mining statistics record production or export activity linked to coltan, wolframite and monazite, associated respectively with tantalum, tungsten and rare earths.
The regulatory shift confirms Kinshasa's intent to capture more value from critical minerals. Its practical impact will depend on the decree's publication, its implementing provisions and the response of the operators concerned.
Pierre Mukoko
Democratic Republic of Congo President Felix Tshisekedi announced on Friday the creation of a multidisciplinary task force dedicated to improving sanitation and cleanliness in the capital Kinshasa.
The task force will operate under his direct authority and be led by Lieutenant-General Jean-Pierre Kasongo Kabwik, commander of the National Service. Tshisekedi tasked Kasongo Kabwik with coordinating sanitation efforts across the Congolese capital.
The announcement came after Tshisekedi toured several Kinshasa neighborhoods, including areas around the Grand Marché, where he observed persistent sanitation problems.
According to the official summary of the cabinet meeting, the president said existing mechanisms suffer from poor anticipation and coordination, operational delays and a lack of discipline in implementing assigned tasks.
To address those shortcomings, Tshisekedi said he wants to establish an approach grounded in paramilitary discipline, collective accountability, a results-oriented culture and stronger operational coordination.
Missions
The task force will bring together experts from the National Service and representatives from the ministries of Interior, National Defence, Urban Planning and Housing, Public Health, Environment, and Infrastructure and Public Works, as well as Kinshasa City Hall.
Its mandate includes developing a permanent sanitation plan for Kinshasa, identifying and addressing areas most affected by poor sanitation, coordinating field operations, proposing measures to improve urban management and environmental responsibility, and overseeing public awareness campaigns and the implementation of decisions.
A career military officer, Kasongo Kabwik says he has accumulated more than 30 years of service in the Armed Forces of the Democratic Republic of Congo. In an interview given in March 2026, he said he rose through every rank from second lieutenant to lieutenant-general.
During his career, he said he served in the Republican Guard, the President's Military Office, the Ministry of Defence, the land forces and a commission under the supervision of the Ministry of Interior. He said he has led the National Service since July 2018.
His appointment reflects the results the government attributes to the National Service since its relaunch. Founded in 1997 under President Laurent-Désiré Kabila, the institution was revitalized from 2020 onward, with a mandate covering youth development, agricultural production and participation in national reconstruction efforts.
Kaniama Kasese as flagship model
Under Kasongo Kabwik's leadership, the Kaniama Kasese center in Haut-Lomami province has become the National Service's flagship site. According to figures provided by the institution's command, cultivated land expanded from 250 hectares in 2018 to 5,000 hectares in 2024. Maize production rose from 1,000 tonnes in 2019 to 16,000 tonnes in 2024.
For the 2025-2026 agricultural season, the National Service announced a maize harvest of 40,000 tonnes, with an official launch expected in the coming days.
Beyond agricultural output, the Kaniama Kasese model also rests on the social reintegration of young people formerly involved in urban delinquency, commonly known as "Kuluna." After civic, patriotic and vocational training, they take part in agricultural activities and infrastructure construction.
According to National Service officials, the buildings, roads, housing units and public facilities completed at the site were built with the participation of these young people, now referred to as nation-builders.
The National Service also says it has developed activities across several sectors, including livestock farming, fish farming, infrastructure construction and vocational training. Under its 2026-2030 strategy, the institution plans to extend this model to several provinces by combining production centres with training centres.
The appointment of Kasongo Kabwik to lead the Kinshasa sanitation task force reflects the president's intention to rely on a structure he regards as capable of delivering results on the ground. Having taken on challenges in agricultural production, social reintegration and infrastructure development, the National Service is now being called on to help improve living conditions in the Congolese capital.
Timothée Manoke