Facebook Bankable LinkedIn Bankable
Twitter Bankable WhatsApp Bankable
Bankable
Bankable
Equipe Publication

Equipe Publication

Dans un communiqué signé le 10 avril 2026, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, accorde 30 jours calendaires, à compter de la publication dudit communiqué, aux entreprises exerçant en République démocratique du Congo (RDC) pour régulariser la situation administrative de leur personnel expatrié. Passé ce délai, elles s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension de leurs activités et à la saisine de la juridiction compétente, avertit le ministère.

Dans le même document, le ministre annonce le lancement d’une opération nationale de contrôle renforcé et ciblé sur l’ensemble du territoire. Ferdinand Massamba wa Massamba affirme vouloir mettre fin aux pratiques illégales liées au recours abusif à la main-d’œuvre étrangère. Le texte vise notamment l’embauche de travailleurs expatriés sans autorisation préalable, ainsi que l’occupation par des étrangers d’emplois réservés aux nationaux. Le communiqué rappelle que ces pratiques constituent des infractions administratives graves au regard de la réglementation en vigueur.

En conséquence, les entreprises en situation irrégulière s’exposent à des mesures immédiates. Le ministère évoque notamment l’expulsion administrative des travailleurs concernés, en collaboration avec les services compétents, ainsi que la suspension partielle ou totale des activités des entreprises fautives. Le texte précise aussi que la responsabilité des dirigeants et responsables impliqués pourra être engagée conformément aux dispositions en vigueur.

Cette offensive intervient quelques mois après un assouplissement du cadre applicable à l’emploi étranger. En septembre 2025, un nouvel arrêté a relevé les quotas de travailleurs étrangers autorisés dans plusieurs secteurs. L’agriculture, les industries extractives, les industries manufacturières ainsi que le bâtiment et les travaux publics peuvent désormais employer des expatriés à hauteur de 6,5 % de l’effectif global des travailleurs nationaux. Les banques, l’immobilier, le commerce, les transports et les technologies de l’information sont, eux, plafonnés à 4 %.

La réforme n’a cependant pas supprimé l’obligation de respecter les autorisations préalables et les règles de priorité à l’embauche nationale. La Fédération des entreprises du Congo a d’ailleurs réuni ses membres autour de ces nouvelles règles, notamment sur les quotas autorisés et le fonctionnement de la Commission nationale de l’emploi des étrangers.

Cette campagne de contrôle intervient aussi dans un marché du travail sous forte pression. Le Rapport national sur l’emploi des jeunes estime que la RDC devra créer environ 9,6 millions d’emplois d’ici à 2030, puis près de 35 millions à l’horizon 2050, pour absorber la croissance de sa population active. Le même document indique que le taux de chômage, au sens strict du BIT, atteint 2,5 % chez les jeunes, contre 1,4 % chez les adultes, tandis que le chômage de longue durée touche plus de 60 % des jeunes.

Dans le même temps, les capacités de création d’emplois formels restent limitées. En 2025, l’ANAPI a agréé 96 projets représentant 5,13 milliards dollars d’investissements projetés, pour un potentiel de 8 383 emplois directs. Ces volumes restent modestes au regard des besoins structurels du marché du travail congolais.

PM, avec l’Agence Ecofin

Lire aussi :

Main-d’œuvre étrangère : la RDC relève les quotas dans plusieurs secteurs

Petit commerce en RDC : les étrangers interdits d’activité dès novembre 2025

Comment la pauvreté éducative affecte le développement du capital humain en RDC

 

 

L’entreprise Mont Gabaon SARLU enchaîne les marchés publics dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Selon plusieurs décisions d’attribution provisoire du Bureau central de coordination (BCeCo) consultées par la rédaction, la société totalise 153,9 millions de dollars de contrats obtenus entre décembre 2025 et avril 2026.

Le dernier en date concerne un marché de 16,53 millions de dollars pour la fourniture et l’installation de lampadaires solaires sur 97 kilomètres dans la ville de Bunia, en Ituri. La décision, signée le 7 avril 2026 par le directeur général a.i. du BCeCo, Sylvain Alongo Longomba, attribue provisoirement ce contrat à Mont Gabaon.

Ce contrat s’ajoute à plusieurs autres projets confiés à la même entreprise dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé.

En décembre 2025, Mont Gabaon s’était déjà vu attribuer un marché de 59,13 millions de dollars pour les travaux de construction et de modernisation de 31 kilomètres de voirie urbaine à Bunia.

En janvier 2026, l’entreprise a obtenu deux nouveaux contrats dans la province du Haut-Uélé. Le premier porte sur la fourniture et l’installation de lampadaires solaires sur 44,468 kilomètres à Isiro, pour un montant de 12,96 millions de dollars. Le second concerne les travaux de construction et de modernisation de 34,344 kilomètres de voirie urbaine dans la même ville, pour un montant de 65,26 millions de dollars.

Gré à gré

Les décisions consultées indiquent que ces marchés ont été attribués selon la procédure de gré à gré, prévue par la réglementation congolaise sur les marchés publics. Encadrée par la loi n°10/010 du 27 avril 2010, cette procédure reste exceptionnelle et ne peut être utilisée que dans des cas précis, notamment en situation d’urgence, pour des raisons techniques particulières ou lorsqu’un prestataire dispose de capacités spécifiques.

Mont Gabaon est déjà impliquée dans plusieurs projets d’infrastructures dans la région. L’entreprise figure notamment parmi les sociétés mobilisées dans le cadre de la réhabilitation et de la modernisation de l’aéroport national de Bunia, un chantier lancé en 2022.

En septembre 2025, le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a indiqué que ce projet est évalué à plus de 48 millions de dollars et vise notamment l’allongement de la piste, l’amélioration des infrastructures d’accueil et le renforcement des capacités opérationnelles de l’aéroport.

Mont Gabaon SARLU est dirigée par l’opérateur économique congolais Joseph Élie Akilimali (sur la photo en compagnie le président Tshisekedi), fondateur et principal responsable de l’entreprise. Originaire du Sud-Kivu, il a développé ses premières activités dans le secteur pharmaceutique avant de se diversifier progressivement dans la construction, le transport et l’agriculture.

À travers Mont Gabaon, il s’est positionné sur des projets d’infrastructures publiques, notamment dans l’est du pays, où l’entreprise intervient dans les travaux de voirie, les équipements urbains et l’éclairage public. Avec cette série de contrats, l’entreprise apparaît désormais comme un prestataire récurrent dans les projets pilotés par le BCeCo dans les provinces de l’Ituri et du Haut-Uélé.

Timothée Manoke

Lire aussi :

Aéroport de Bunia : la fin des travaux de modernisation annoncée pour février 2026

Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), DR Congo's subcontracting regulator, on April 8, 2026, ordered four cement makers to cancel contracts with subcontractors deemed ineligible and remove them from their records. The directive paves the way for the reallocation of 408 contracts.

The decision follows an audit conducted by the ARSP covering the period from Oct. 12, 2020, to Sept. 30, 2025. The review initially identified 419 contracts awarded to ineligible subcontractors, compared with just 62 contracts granted to eligible companies, representing 12.9% of the total examined. After a further review, 11 companies met compliance requirements.

PPC Barnet had the highest number, with 221 contracts awarded to ineligible operators, followed by CILU with 98, CIMKO with 64 and CICO with 25. The figures show the scale of the potential restructuring in Kongo Central's cement sector.

Affected contracts

The contracts in question cover a range of activities, including transport and logistics, transit, cargo handling and industrial maintenance, as well as medical services, security, catering, information technology, advertising and certain construction works.

To avoid disruptions to production, the ARSP has given the companies involved 30 days to launch new tenders. The tenders must be open only to locally registered companies that meet eligibility requirements.

The move is part of efforts to enforce Law No. 17/001 of Feb. 8, 2017, on subcontracting, which reserves such activities for companies with majority Congolese ownership.

It comes as the ARSP steps up enforcement. In March 2026, port operator Matadi Gateway Terminal was ordered to cancel 50 subcontracting contracts found to be non-compliant. Similar measures have been taken in the mining sector, including against Kibali Gold Mine, the Democratic Republic of Congo's leading gold producer.

Boaz Kabeya

L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a enjoint, le 8 avril 2026, aux cimentiers CILU, CICO, PPC Barnet et CIMKO d’annuler les contrats conclus avec des sous-traitants jugés non éligibles et de les radier de leurs bases de données, ouvrant la voie à une redistribution de 408 marchés.

La décision s’appuie sur un contrôle mené par le régulateur sur la période allant du 12 octobre 2020 au 30 septembre 2025. Celui-ci avait initialement permis d’identifier 419 contrats conclus avec des sous-traitants non éligibles, contre seulement 62 contrats passés avec des entreprises reconnues comme éligibles, soit 12,9 % du total examiné. Après une vérification complémentaire, 11 entreprises se sont régularisées.

Dans le détail, PPC Barnet concentre 221 marchés attribués à des opérateurs non éligibles, contre 98 pour CILU, 64 pour CIMKO et 25 pour CICO. Cette répartition donne une idée de l’ampleur du marché susceptible d’être réorganisé dans la filière cimentière du Kongo Central.

Les marchés concernés couvrent un large éventail d’activités, allant du transport et de la logistique au transit, à la manutention et à la maintenance industrielle, en passant par les services médicaux, la sécurité, la restauration, l’informatique, la publicité, ou encore certains travaux de construction.

Afin d’éviter des perturbations dans la production, l’ARSP accorde un délai de 30 jours aux entreprises concernées pour relancer les appels d’offres. Ces procédures devront être exclusivement ouvertes aux entreprises locales enregistrées et reconnues comme éligibles.

Cette décision s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi n°17/001 du 8 février 2017 sur la sous-traitance, qui réserve ces activités aux entreprises à capitaux majoritairement congolais.

Elle intervient dans un contexte de renforcement des contrôles par l’ARSP. En mars 2026, la société Matadi Gateway Terminal avait déjà été sommée d’annuler 50 contrats de sous-traitance jugés non conformes. Dans le secteur minier, des mesures similaires ont également été prises, notamment à l’encontre de Kibali Gold Mine (KGM), premier producteur d’or de la RDC.

Boaz Kabeya

Lire aussi :

Sous-traitance : Matadi Gateway Terminal sommé d'annuler 50 contrats

Sous-traitance : l’ARSP relance la pression sur Kibali après les tensions de 2024

CRDB Bank Congo, the Congolese subsidiary of Tanzania's CRDB Bank Group, launched the TemboCard Visa in Kinshasa on April 10, 2026. The launch was held in partnership with Visa, the global digital payments company, as the banking sector in the Democratic Republic of Congo accelerates digitalization.

Backed by the international Visa network, the TemboCard enables secure payments domestically and internationally, both online and at point-of-sale terminals. Cardholders can also withdraw cash from compatible ATMs.

The product is offered in two tiers: a Classic Visa card targeting the general public and a Gold version aimed at wealthier clients. The bank said it intends to serve a diverse customer base ranging from individuals to businesses.

Patient Mwenze, deputy chief executive of CRDB Bank Congo, said the product is part of a strategy to modernize the bank's offering and encourage the use of electronic payments in a market still dominated by cash. He added that the card is designed to give Congolese clients access to financial services usable worldwide.

"Wherever you are, you can use the TemboCard to make payments online, at payment terminals or ATMs, whether locally or internationally. We are opening the DRC to the world. This supports financial inclusion," he said.

Sophie Kafuti, country manager of Visa DRC, said the launch is aimed at supporting the shift away from cash by enabling faster, traceable and more secure payments. She said the initiative would help expand access to formal financial services in a largely informal economy.

"We want to create a cashless economy that promotes transparency, security and speed of payments. The goal is above all to strengthen financial inclusion. CRDB, a Tanzanian bank, has chosen the DRC to broaden access to financial services and help transform an ecosystem that remains largely informal," she said.

CRDB Bank has been present in the DRC for two years, first opening in Lubumbashi. In December 2025, it opened a branch in the Gombe commune of Kinshasa as part of an effort to expand its customer base and diversify its revenue streams.

According to the bank's Pillar 3 report for the first half of 2025, its activity is still heavily reliant on Treasury bill income, which generated approximately 8 billion Congolese francs out of a net banking income of 10.4 billion, representing nearly 77 percent of the total. Revenue from client-related operations, including loans, stood at 1.6 billion Congolese francs, or about 15.6 percent of the total.

Ronsard Luabeya

La filiale congolaise du groupe tanzanien CRDB Bank a lancé, le 10 avril 2026 à Kinshasa, la TemboCard Visa, en partenariat avec Visa, leader mondial des paiements numériques. Cette initiative s’inscrit dans un contexte d’accélération de la transformation digitale du secteur bancaire en République démocratique du Congo.

Adossée au réseau international Visa, la TemboCard permet d’effectuer des paiements sécurisés, tant au niveau local qu’à l’international, en ligne et sur les terminaux de paiement électronique. Elle offre également la possibilité d’effectuer des retraits d’espèces via les distributeurs automatiques compatibles.

L’offre se décline en deux segments : une carte Visa classique, destinée au grand public, et une version Gold, ciblant une clientèle à revenus plus élevés. À travers cette segmentation, la banque entend répondre aux besoins d’une base de clients diversifiée, allant des particuliers aux entreprises.

Selon le directeur général adjoint de CRDB Bank Congo, Patient Mweze, ce produit s’intègre dans une stratégie visant à moderniser l’offre bancaire et à encourager l’adoption des moyens de paiement électroniques dans un marché encore dominé par le cash. Il souligne que cette carte facilite l’accès des clients congolais à des services financiers interopérables à l’échelle mondiale.

« Partout où vous êtes, vous pouvez utiliser la TemboCard pour effectuer des paiements en ligne, via les terminaux de paiement ou les distributeurs automatiques, que ce soit au niveau local ou international. Nous ouvrons la RDC au monde. Cela contribue à l’inclusion financière », a-t-il déclaré.

Pour sa part, la directrice générale de Visa RDC, Sophie Kafuti, indique que ce lancement vise à soutenir la transition vers une économie moins dépendante des espèces, en favorisant des paiements plus rapides, traçables et sécurisés. Selon elle, cette initiative contribuera à l’élargissement de l’accès aux services financiers formels dans un environnement marqué par une forte informalité.

« Nous voulons créer une économie sans cash, favorisant la transparence, la sécurité et la rapidité des paiements. L’objectif est surtout de renforcer l’inclusion financière. CRDB, banque tanzanienne, a choisi la RDC pour élargir l’accès aux services financiers et contribuer à la transformation d’un écosystème encore largement informel », a-t-elle précisé.

Présente en RDC depuis deux ans, avec une implantation initiale à Lubumbashi, CRDB Bank a renforcé son dispositif en inaugurant, en décembre 2025, une agence à Kinshasa, dans la commune de la Gombe. Cette expansion vise à élargir sa base de clientèle et à diversifier ses sources de revenus.

D’après les données du rapport Pilier 3 du premier semestre 2025, l’activité de la banque reste dominée par les revenus issus des bons du Trésor, qui ont généré environ 8 milliards de francs congolais sur un produit net bancaire de 10,4 milliards, soit près de 77 %. Les revenus liés aux opérations avec la clientèle, notamment les crédits, ont représenté 1,6 milliard de francs congolais, soit environ 15,6 % du total.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

CRDB Bank fait son entrée à Kinshasa, premier marché bancaire de la RDC

Logement : Shelter Afrique et CRDB Bank préparent une facilité de 10 millions $ pour la RDC

CRDB Bank perd 2,5 millions $ en RDC en 2024, mais reste optimiste

Trust Merchant Bank (TMB) posted a net profit of 8.53 billion Kenyan shillings in 2025, down from 10.4 billion a year earlier, according to the annual report of Kenya’s KCB Group, which holds an 85% stake in the bank. The 18% decline is equivalent to about $66.1 million at an exchange rate of 129.15 shillings per dollar published by the Central Bank of Kenya on April 10, 2026, compared with $80.5 million in 2024.

In presenting its 2025 results, KCB said the drop in non-interest income was driven in part by lower foreign exchange revenues and commissions, against a backdrop of temporary branch closures in eastern Democratic Republic of Congo. Deteriorating security conditions in the region weighed on the Congolese subsidiary’s profitability.

The decline comes amid a more challenging environment for financial institutions with exposure to conflict-affected areas. In the DRC, SMICO recorded a net loss of 1.289 billion Congolese francs (CDF) in the first half of 2025, while FINCA posted a loss of 139.0 million CDF over the same period. Documents published by both institutions point to a deteriorating operating environment, with key indicators worsening, particularly in insecure areas.

Despite the decline, TMB remains KCB Group’s largest contributing subsidiary outside Kenya. With a profit of 8.53 billion Kenyan shillings, it outpaced BPR Rwanda (3.702 billion) and KCB Tanzania (3.263 billion), underscoring the importance of the Congolese market in the group’s regional operations.

Timothée Manoke 

La Trust Merchant Bank (TMB) a enregistré un bénéfice net de 8,53 milliards de shillings kényans en 2025, contre 10,4 milliards un an plus tôt, soit un recul de 18 %, d’après le rapport annuel du groupe kényan KCB, qui détient 85 % de la banque. Au taux indicatif de 129,15 shillings pour un dollar publié par la Banque centrale du Kenya le 10 avril 2026, ce résultat équivaut à environ 66,1 millions de dollars, contre 80,5 millions de dollars pour 2024.

Dans sa présentation des résultats 2025, KCB indique que le recul des revenus non financiers a notamment été provoqué par une baisse des revenus de change et des commissions, dans un contexte marqué par la fermeture temporaire de certaines agences dans l’est de la RDC. Cette situation, liée à la dégradation sécuritaire dans la région, a pesé sur la rentabilité de la filiale congolaise.

Le repli de la TMB s’inscrit aussi dans un environnement plus difficile pour certains établissements financiers exposés aux zones affectées par le conflit. En RDC, SMICO a publié une perte nette de 1,289 milliard de francs congolais (FC) au premier semestre 2025, tandis que FINCA a affiché une perte de 139,0 millions de FC sur la même période. Les documents publiés par ces institutions font état d’un contexte opérationnel dégradé, avec une détérioration de certains indicateurs, notamment dans les zones sous pression sécuritaire.

Malgré ce recul, la TMB reste la principale filiale contributrice du groupe KCB hors Kenya. Avec 8,531 milliards de shillings kényans de bénéfice, elle devance notamment BPR Rwanda (3,702 milliards de KES) et KCB Tanzania (3,263 milliards de KES), confirmant le poids du marché congolais dans les activités régionales du groupe.

Timothée Manoke 

Lire aussi :

Conflit à l’est de la RDC : SMICO et FINCA basculent dans le rouge

TMB, première filiale de KCB hors Kenya avec 80,6 millions $ de bénéfice en 2024 

TMB : Yannick Mbiya, une ascension de la base au sommet

Fonds de promotion de l'industrie (FPI), a state-owned fund that finances industrial projects in the Democratic Republic of Congo, launched its integrated management system (ERP) on April 8 in Kinshasa as part of efforts to modernize and streamline its operations.

The digital platform is designed to automate processes and centralize operations, with the institution saying it will help improve performance, enhance transparency and optimize costs.

Director General Hervé Claude Ntumba Batukonke said the system replaces previously fragmented processes, marking a shift toward more structured and efficient operations. He added that it would help the FPI better organize its data flows and strengthen monitoring of its activities.

Developed with support from Tunisian firm Système Informatique de Gestion Automatisée (SIGA), the platform covers several core functions, including managing financing applications, tracking disbursements and projects, handling debt collection, overseeing the industrial development tax, as well as accounting, treasury, financial reporting, internal controls and risk management.

According to Stéphane Tshitende, director of information systems and project manager, the system also improves connectivity with partners, giving project developers and eligible companies real-time access to their financial information.

The launch follows several months of development. In October 2025, the FPI said the project was progressing with SIGA, which had been selected through an international tender, and identified digital transformation as a key priority.

The initiative aligns with the institution’s 2026–2028 action plan, which sets out a roadmap focused on improving institutional performance and modernizing management tools.

With the new system, the FPI aims to strengthen operational monitoring and improve visibility over the delivery of its mandate.

Ronsard Luabeya

Le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) a officiellement lancé, le 8 avril à Kinshasa, son système de gestion intégré (ERP), une plateforme numérique destinée à automatiser et à centraliser ses opérations. L’institution présente cet outil comme une étape majeure de sa modernisation, avec l’ambition de renforcer la performance, la transparence et la rationalisation de ses coûts de gestion.

Selon le directeur général, Hervé Claude Ntumba Batukonke, ce basculement numérique marque une rupture avec des méthodes de travail jusque-là fragmentées. Le nouvel outil doit permettre au FPI de mieux structurer ses flux d’information et d’améliorer le pilotage de ses activités.

Développée avec l’appui de la société tunisienne Système Informatique de Gestion Automatisée (SIGA), la solution couvre plusieurs fonctions clés de l’établissement. Elle intègre notamment la gestion des dossiers de financement, le suivi des décaissements et des projets, le recouvrement des créances, la gestion de la taxe de promotion de l’industrie, ainsi que la comptabilité, la trésorerie, le reporting financier, le contrôle interne et la gestion des risques.

Pour Stéphane Tshitende, directeur des systèmes d’information et chef de projet, cette plateforme renforce également l’interconnexion avec les partenaires de l’institution. Elle offre désormais aux promoteurs et aux entreprises assujetties un accès en temps réel à leur situation financière.

Ce lancement s’inscrit dans un chantier engagé depuis plusieurs mois. En octobre 2025, le FPI indiquait déjà que son projet de digitalisation avançait avec SIGA, retenue à l’issue d’un appel d’offres international, et que la transformation numérique figurait parmi les priorités de la nouvelle direction.

L’initiative s’aligne par ailleurs sur le plan d’action triennal 2026-2028 de l’institution, élaboré comme nouvelle feuille de route de la direction générale. Ce document place la performance institutionnelle et la modernisation des outils de gestion au cœur des réformes engagées par le FPI.

Établissement public chargé de soutenir l’industrialisation en République démocratique du Congo, le FPI finance et accompagne des projets productifs dans plusieurs secteurs. Avec ce système intégré, l’institution veut améliorer le suivi de ses opérations et disposer d’une meilleure visibilité sur l’exécution de ses missions.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

FPI : KPMG chargé d’assainir le portefeuille de prêts face aux difficultés de recouvrement

FPI : un système de gestion numérique attendu d’ici la fin de l’année

Page 5 sur 268

Please publish modules in offcanvas position.