The Democratic Republic of Congo's postal and telecommunications regulator has accused South African telecoms group MTN of illegally providing mobile phone and internet services in the country, including in rebel-held areas such as Goma and Rutshuru, without holding an operating license.
In a statement dated Feb. 11, 2026, the regulator known as ARPTC said it had "well-documented" evidence and had referred the matter to unspecified national and international bodies, vowing to use "all legal means" to uphold the law and protect digital sovereignty.
The statement followed a meeting convened the previous day by Prime Minister Judith Suminwa Tuluka on "digital intrusion and the illegal use of Congolese frequencies by a foreign operator." At the meeting, ARPTC was instructed to immediately take over the technical handling of the case and to refer it to relevant international bodies, under a zero-tolerance policy toward any violation of digital sovereignty.
MTN operates in several countries on the DRC's eastern border. The Rutshuru territory, for example, shares borders with both Uganda and Rwanda, where the South African multinational is present. But after the meeting with the prime minister, Posts and Telecommunications Minister José Mpanda singled out MTN Rwanda specifically, making the issue even more sensitive given that relations between Kinshasa and Kigali are at a low point due to the security crisis in the country's east.
Border Interference or Equipment Installation?
Based on the ARPTC statement, several industry players favor the hypothesis of cross-border spillover, which is common in border areas. It is "difficult to prevent networks from crossing the border," and in such cases "the two regulators must sit down with operators from both countries to find a technical solution," one source said. This interpretation draws on regional precedents where technical solutions were reportedly found without media exposure.
But accounts reported by the Congolese press and corroborated by several local sources point to a potentially more sensitive scenario. In central Rutshuru, equipment attributed to MTN Rwanda has reportedly been installed on antennas in the Murambi neighborhood, allowing the Rwandan network to cover part of Congolese territory and effectively provide services there. In the same accounts, residents indicate that MTN SIM cards are now being sold in central Rutshuru and in Kiwanja, and are being used to maintain internet connectivity that has become unstable.
If confirmed, the characterization changes. This would no longer be simply a case of "interference" or a signal picked up from across the border, but rather a possible technical and commercial presence on Congolese soil, which would strengthen ARPTC's argument about the absence of an operating license.
Internet Disruptions as Context
The technical context also plays a role. On Jan. 26, 2026, Vodacom Congo (DRC) said in a statement that it had suffered an intrusion at its technical center in Goma (North Kivu), resulting in a loss of network supervision and control "in that area."
For several months, Congolese authorities have also been warning about the deteriorating quality of telecommunications services. According to several accounts, cities in the east of the country under the control of the AFC/M23 rebels or affected by insecurity have been particularly impacted. Authorities have blamed the disruptions on outages of the WACS undersea cable, pushing users to seek alternative solutions, including foreign networks, particularly in border territories such as Rutshuru.
At this stage, the challenge is to distinguish between scenarios that do not carry the same regulatory consequences: simple cross-border coverage spillover, roaming or technical agreements, or the installation of equipment and sale of SIM cards in the DRC. ARPTC's statement does not detail the technical mechanism or evidence, and MTN has not yet officially responded.
Between assertions of digital sovereignty and the technical realities of border networks, the case will likely hinge on concrete technical evidence: verification of equipment, frequency tracing, clarification of any technical agreements and, above all, establishing whether there is actual operation on Congolese territory.
Pierre Mukoko
Après Green World Énergie en janvier, CrossBoundary Energy DRC a obtenu, le 11 février 2026, les avis favorables de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) pour son projet de centrale solaire destinée au complexe cuprifère de Kamoa-Kakula, dans la province du Lualaba.
Les deux avis délivrés par le régulateur concernent la production indépendante d’électricité et la commercialisation de l’énergie générée par la centrale. Ils ouvrent la voie à la signature, par le ministre de l’Énergie, des licences de production et de commercialisation d’électricité.
Le projet prévoit l’installation de 233,8 MWc de panneaux solaires photovoltaïques, répartis sur plus de 400 000 modules. Associés à un système de stockage par batteries, ils fourniront en continu 30 MW d’électricité pour les opérations minières de Kamoa Copper, avec qui un contrat d’achat d’énergie a été signé en 2025. Fin octobre 2025, le taux d’avancement du chantier de CrossBoundary Energy était estimé à 42 %, avec une mise en service commerciale prévue au deuxième trimestre 2026.
L’annonce de l’ARE souligne que, sur le plan social, le projet devrait créer environ 900 emplois temporaires pendant la phase de construction et 22 emplois permanents lors de l’exploitation. Sur le plan environnemental, la centrale contribuerait à réduire les émissions de 78 750 tonnes de CO₂ par an, en limitant le recours aux groupes électrogènes et en favorisant l’usage d’énergies renouvelables.
Ce projet est jumeau d’un autre, porté par Green World Énergie, qui a reçu l’aval de l’ARE le 27 janvier 2026. Ensemble, ils visent à doter Kamoa-Kakula d’une puissance continue de 60 MW, renforçant l’approvisionnement du site en énergie verte et stable. Ces projets s’inscrivent ainsi dans les objectifs de transition énergétique du secteur minier en République démocratique du Congo (RDC).
Boaz Kabeya
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L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) accuse le groupe MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet en République démocratique du Congo (RDC), notamment dans des localités occupées par les rebelles de l’AFC/M23, comme Goma et Rutshuru, sans être titulaire d’un titre d’exploitation délivré par le pays. Dans un communiqué daté du 11 février 2026, le régulateur affirme disposer d’éléments « bien étayés » et annonce avoir saisi des instances nationales et internationales (sans les citer), promettant d’user de « toute voie de droit » au nom du respect des lois et de la souveraineté numérique.
Ce communiqué intervient à la suite d’une réunion organisée la veille par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, consacrée à « l’intrusion numérique et à l’utilisation illégale des fréquences congolaises par un opérateur étranger ». À cette occasion, l’ARPTC a été instruite de prendre immédiatement en charge le dossier sur le plan technique et de saisir les instances internationales compétentes, avec un mot d’ordre affiché : tolérance zéro face à toute atteinte à la souveraineté numérique.
Le groupe MTN est présent dans plusieurs pays limitrophes de l’est de la RDC. Le territoire de Rutshuru est par exemple frontalier à la fois de l’Ouganda et du Rwanda, où la multinationale sud-africaine est implantée. Mais, à la sortie de la réunion avec la Première ministre, le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a indexé uniquement MTN Rwanda, rendant la question encore plus sensible, les relations entre Kinshasa et Kigali étant au plus bas du fait de la crise sécuritaire dans l’est du pays.
Interférences aux frontières ou présence d’équipements ?
À la lecture du communiqué de l’ARPTC, plusieurs acteurs du secteur privilégient l’hypothèse d’un débordement transfrontalier, courant dans les zones frontalières : il est « difficile d’empêcher les réseaux de passer la frontière » et, dans ce cas, « les deux régulateurs doivent s’asseoir avec les opérateurs des deux pays pour trouver une solution technique », indique l’un d’eux. Cette lecture s’appuie sur des précédents régionaux où une solution technique aurait été trouvée sans exposition médiatique.
Mais des éléments rapportés par la presse congolaises, recoupés par plusieurs sources locales, introduisent une hypothèse potentiellement plus sensible : à Rutshuru-centre, des équipements attribués à MTN Rwanda auraient été installés sur des antennes dans le quartier Murambi, permettant au réseau rwandais de couvrir une partie du territoire congolais et d’y proposer, de facto, des services. Dans le même récit, des habitants indiquent que des cartes SIM MTN seraient désormais vendues à Rutshuru-centre et à Kiwanja, et utilisées pour maintenir une connexion Internet devenue instable.
Si ces éléments sont confirmés, la qualification change : on ne serait plus seulement face à une « interférence » ou à un signal capté depuis l’autre rive, mais devant une possible présence technique et commerciale sur le sol congolais, ce qui renforcerait l’argument de l’ARPTC sur l’absence de titre d’exploitation.
Des perturbations d’Internet en toile de fond
Le contexte technique joue aussi un rôle. Le 26 janvier 2026, Vodacom Congo (RDC) a indiqué, dans un communiqué, avoir subi une intrusion dans son centre technique de Goma (Nord-Kivu), entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau « dans cette zone ».
Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises alertent par ailleurs sur la dégradation de la qualité des services de télécommunication. Et selon plusieurs témoignages, les villes de l’est du pays sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23 ou en proie à l’insécurité seraient particulièrement impactées. Mises sur le compte de pannes du câble sous-marin WACS, ces perturbations poussent les usagers à chercher des solutions alternatives, y compris via des réseaux étrangers, notamment dans des territoires frontaliers comme Rutshuru.
À ce stade, l’enjeu est de distinguer plusieurs scénarios, qui n’emportent pas les mêmes conséquences réglementaires : simple débordement de couverture transfrontalière, itinérance/accords techniques, ou installation d’équipements et commercialisation de cartes SIM en RDC. Le communiqué de l’ARPTC ne détaille pas le mécanisme technique ni les preuves, et MTN n’a pas, pour l’instant, officiellement réagi.
Entre affirmation de souveraineté numérique et réalités techniques des réseaux frontaliers, le dossier devrait se jouer sur un terrain très concret : vérification des équipements, traçage des fréquences, clarification d’éventuels accords techniques et, surtout, établissement (ou non) d’une exploitation effective sur le territoire congolais.
Pierre Mukoko
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DRC Gold Trading S.A., a state-owned company specializing in the purchase, trading and export of artisanal gold, announced on Feb. 10, 2026 that it has opened a branch in Lubumbashi, marking its entry into Haut-Katanga province.
The move aims to bring artisanal gold production from the province into official channels. A few days after opening the Lubumbashi office, the company collected and exported its first batch of more than 20 kilograms of artisanal gold from Haut-Katanga through formal traceability procedures. At the 2025 average gold price, the shipment is worth more than $2 million.
Haut-Katanga, long dominated by copper and cobalt production, has also seen artisanal gold mining activity in the town of Kilolo, in Kipushi territory. However, this output has not been reflected in official export statistics, with most production reportedly leaving the country through illicit channels.
A 2024 United Nations report described artisanal gold mining in the area as extensive, pointing to significant production circulating outside formal supply chains. The opening of a purchasing office is intended to integrate this output into a regulated traceability and export framework.
In the same statement, DRC Gold Trading said it had also opened a second purchasing office in Haut-Uele province, in the mining town of Durba, after initially establishing operations there in 2025. During the first half of 2025, the company exported 12,511 kilograms of gold from that branch.
The Durba office has strong supply potential. According to a Dec. 8, 2025 report by the International Peace Information Service (IPIS), researchers identified nearly 5,500 artisanal miners operating across 18 gold sites around Durba.
The expansion into Haut-Katanga and Haut-Uele forms part of the company’s plan to operate ten sites nationwide, targeting annual volumes of 15 to 18 tonnes of artisanal gold and more than $2.6 billion in export revenue. Two additional branches are planned for 2026 in Kinshasa and Mbuji-Mayi.
According to the World Gold Council, the average annual gold price rose 44% to $110,280 per kilogram in 2025, driven by strong demand and a geopolitical and financial environment supportive of the precious metal. The upward trend is expected to continue in 2026. Gold traded above $160,000 per kilogram in January, while Deutsche Bank, UBS and JP Morgan project prices could exceed $190,000 per kilogram by year-end.
Timothée Manoke
DRC Gold Trading S.A., entreprise publique spécialisée dans l’achat, la commercialisation et l’exportation de l’or artisanal, a annoncé, le 10 février 2026, son entrée dans la province du Haut-Katanga, avec l’ouverture d’une succursale à Lubumbashi, afin de canaliser l’or issu de l’exploitation artisanale locale.
Pour illustrer cette dynamique, l’entreprise indique que, quelques jours après l’ouverture de son bureau à Lubumbashi, un premier lot de plus de 20 kilogrammes d’or artisanal, issu du Haut-Katanga, a été collecté, tracé et exporté officiellement. Au prix moyen de l’or en 2025, ce lot représente une valeur de plus de 2 millions de dollars.
Dans cette province historiquement dominée par le cuivre et le cobalt, l’exploitation artisanale de l’or est signalée notamment dans la cité minière de Kilolo, dans le territoire de Kipushi, sans apparaître dans les statistiques officielles d’exportation, l’essentiel des volumes quittant le pays par des circuits frauduleux.
Selon un article publié par les Nations unies en 2024, l’exploitation artisanale de l’or dans cette partie du pays est décrite comme intense, confirmant l’existence d’un flux productif non négligeable en dehors des circuits formels. L’ouverture d’un bureau d’achat vise ainsi à intégrer ces volumes dans un dispositif officiel de traçabilité et de commercialisation.
#RDC Haut-Katanga : une première historique!
— DRC GOLD TRADING SA (@DrcGoldTrading) February 10, 2026
Pour la première fois, le Haut-Katanga exporte officiellement de l’or artisanal, grâce à l’ouverture à Lubumbashi d’une succursale de DRC GOLD Trading SA.
Objectif 2026 : 15 tonnes d’or exportées et +2,6 milliards USD rapatriés dans… pic.twitter.com/O4B64TuL1o
Dans la même communication, DRC Gold Trading S.A. indique avoir également ouvert un deuxième bureau d’achat dans la province du Haut-Uele, précisément dans la cité minière de Durba, après une première implantation intervenue au cours de l’année 2025. Au premier semestre 2025, l’entreprise annonce avoir exporté 12,511 kilogrammes d’or provenant de cette succursale.
Le bureau d’achat de Durba disposerait d’un potentiel important de collecte, au regard de l’ampleur documentée de l’exploitation aurifère artisanale dans cette zone. D’après un document de l’International Peace Information Service (IPIS), publié le 8 décembre 2025, les chercheurs de cette organisation estiment à près de 5 500 le nombre de creuseurs artisanaux actifs sur les 18 sites d’exploitation aurifère artisanale visités dans les environs de Durba.
L’expansion de cette entreprise publique dans le Haut-Katanga et le Haut-Uele s’inscrit dans la poursuite de l’objectif qu’elle s’est fixé : disposer de dix sièges opérationnels à travers le pays, afin d’atteindre un volume annuel compris entre 15 et 18 tonnes d’or artisanal et de générer plus de 2,6 milliards de dollars de recettes d’exportation. Dans cette dynamique, deux nouvelles succursales sont annoncées pour 2026, notamment à Kinshasa et à Mbuji-Mayi.
Selon le World Gold Council, le prix moyen annuel de l’or a augmenté de 44 % pour atteindre 110 280 dollars le kilogramme en 2025, porté par une demande élevée et un environnement géopolitique et financier favorable au métal jaune. Cette tendance haussière devrait d’ailleurs se poursuivre en 2026. Au cours du premier mois de l’année, le kilogramme s’est situé au-dessus de 160 000 dollars. Deutsche Bank, UBS et JP Morgan projettent notamment que le kilogramme pourrait atteindre plus de 190 000 dollars d’ici la fin de l’année.
Timothée Manoke
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Eurasian Resources Group (ERG) has signed a memorandum of understanding with the state-owned cobalt company Entreprise générale du cobalt (EGC) to formalise and better manage artisanal mining in Lualaba province, where its concessions have repeatedly been entered by informal miners.
The agreement was signed on February 10, 2026, on the sidelines of the Mining Indaba, a major African industry event held in Cape Town. Mines Minister Louis Watum Kabamba presided over the ceremony.
The deal launches a pilot project aimed at structuring artisanal mining within a defined framework. It provides for the creation of a regulated artisanal mining zone on an ERG concession, measures to improve safety and working conditions, and the introduction of traceability systems aligned with OECD due diligence standards. The initiative also seeks to ease tensions between industrial operators and artisanal miners, safeguard the rights and investments of both parties, and bring artisanal mining into a recognised legal framework benefiting local communities.
ERG said the initiative is not intended to feed its industrial output and that none of its production will come from artisanal sources. Instead, the company presented the move as support for formalisation efforts amid mounting pressure from informal mining on its concessions.
The agreement comes as industry players have warned about the scale of incursions onto mining sites. According to the Federation of Businesses of the Congo(FEC), such intrusions have caused losses estimated at nearly $3 billion for ERG. Since 2024, site invasions have been reported on concessions operated by several of the group’s subsidiaries, including Congolaise des mines et de développement (COMIDE) and Boss Mining. In a 2025 statement, Boss Mining said more than 200 trucks were entering its sites daily, carrying copper and cobalt shipments valued at around $1.8 million.
The Ministry of Mines described the agreement as a joint effort to balance the economic, social and environmental challenges facing the Congolese mining sector.
Under pressure from growing artisanal activity within industrial concessions, the mines minister announced in November 2025 the designation of 64 artisanal mining zones (ZEA). He said the decrees establishing the zones had been signed and that implementation would proceed in coordination with EGC. Since then, however, little detail has been provided on progress.
Ronsard Luabeya
Alors que ses concessions minières sont régulièrement confrontées à des intrusions d’exploitants artisanaux, Eurasian Resources Group (ERG) a signé avec l’Entreprise générale du cobalt (EGC) un protocole d’accord visant à encadrer l’exploitation artisanale dans la province du Lualaba. L’accord a été paraphé le 10 février 2026, en marge du Mining Indaba, grand rendez-vous du secteur minier africain organisé à Cape Town (Afrique du Sud), lors d’une cérémonie présidée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba.
Le protocole porte sur un projet pilote. Il prévoit la structuration de l’activité artisanale à travers un dispositif dédié, incluant l’organisation d’une zone d’exploitation encadrée sur une concession appartenant à ERG, l’amélioration des conditions de travail, ainsi que la mise en place de mécanismes de traçabilité conformes aux principes de diligence de l’OCDE. L’accord met aussi l’accent sur une meilleure cohabitation entre mines industrielles et artisanales, dans le respect des droits et des investissements de chaque acteur, ainsi que sur l’intégration de l’artisanat minier dans un cadre légal et socialement acceptable, au bénéfice des communautés locales.
ERG précise toutefois que cette initiative n’a pas vocation à alimenter sa production industrielle : le groupe indique qu’aucune production issue de ses opérations ne proviendra de l’exploitation artisanale. L’entreprise se présente plutôt comme un appui à la formalisation, dans un contexte où la pression de l’artisanat sur les concessions industrielles reste un sujet récurrent.
Le partenariat intervient alors que plusieurs acteurs du secteur alertent sur l’ampleur des intrusions sur les sites miniers. Selon la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ces incursions auraient déjà entraîné des pertes estimées à près de 3 milliards de dollars pour ERG. En effet, depuis 2024, des cas d’envahissement ont été signalés sur les concessions de certaines filiales du groupe, notamment la Congolaise des mines et de développement (COMIDE) et Boss Mining. Dans une communication publiée en 2025, Boss Mining alertait notamment sur la présence quotidienne de plus de 200 camions sur ses sites, transportant des cargaisons de cuivre et de cobalt évaluées à environ 1,8 million de dollars.
Dans ce contexte, le ministère des Mines souligne que l’accord entre ERG et EGC s’inscrit « dans une démarche de responsabilité partagée visant à concilier les réalités économiques, sociales et environnementales du secteur minier congolais ».
Face à la pression croissante de l’exploitation artisanale au sein des concessions industrielles, le ministre des Mines avait annoncé, en novembre 2025, l’identification de 64 zones d’exploitation artisanale (ZEA). Il avait indiqué que les arrêtés portant création de ces ZEA étaient déjà signés et que leur mise en œuvre se ferait en collaboration avec l’EGC. Depuis lors, peu d’informations ont filtré sur l’état d’avancement de ce chantier.
Ronsard Luabeya
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Premium Visa cardholders in the Democratic Republic of Congo saw a sharp increase in international travel spending and high-end retail purchases in December 2025, according to a Feb. 10, 2026 statement from Visa.
Data from the Visa Consulting & Analytics Retail Spend Monitor, based on a subset of VisaNet transactions and supplemented by estimates for other payment methods, showed that international travel spending by premium Visa cardholders rose more than 45% year-on-year during the holiday period from Dec. 1 to Dec. 31, 2025.
Spending in the DRC by international Visa cardholders, both premium and non-premium, also increased. Visitors from the United Arab Emirates, Zambia, the Czech Republic and Portugal were among the fastest-growing segments, with spending rising more than 75%.
Among Congolese premium Visa cardholders, international travel spending rose 45%. Spending on travel to destinations including France, China, Morocco and the United States increased by about 85%.
Luxury retail also recorded strong growth. Spending on clothing and jewelry abroad by premium Visa cardholders rose more than 55% during the holiday period.
Sophie Kafuti, Visa Cluster Head DRC, said the results reflect changing consumer behavior during the holidays. She said the company aims to support these trends by offering “secure, seamless and innovative payment solutions for consumers and businesses.”
In the DRC, Visa has expanded its local presence through partnerships with commercial banks and fintechs. In September 2025, it launched VisaPay, an application designed to facilitate digital payments for consumers and improve everyday payment transactions.
Ronsard Luabeya
The price of gray cement has risen sharply in Mbuji-Mayi, the capital of DRC's Kasai Oriental province. According to local sources, a 50-kilogram bag has been selling for between $30 and $32 since last weekend, nearly double the price in Kinshasa and Haut-Katanga. The range represents an increase of 20% to 28% from the $25 seen a week earlier.
According to the same sources, the increase stems from tight supply on the local market following disruptions, particularly after the collapse of the Katongoka bridge in Haut-Lomami province on a route used to transport cement to Kasai Oriental. Reduced deliveries have led several warehouses in the city to run out of stock.
The cement market had faced supply pressures before. In June 2025, the price per bag rose from $24 to $27 in Mbuji-Mayi, linked to warehouse shortages and sustained demand from construction companies operating in the province.
At that time, the Federation of Congolese Enterprises (FEC) cited logistical constraints, including disruptions to freight shipments from Greater Katanga due to limited availability of wagons from the National Railway Company of Congo (SNCC).
Under construction since August 2024, the Katanda cement plant is expected to help stabilize prices in the province. With an annual capacity of 300,000 tons, expandable to 1.2 million tons, the plant was scheduled to begin production in February 2026. But according to information gathered locally, that has not yet happened.
Boaz Kabey
Work to rehabilitate a 65-km section of National Highway 18 (RN18) in Kwilu province began on February 9, 2026, covering the stretch between Petit-Kasaï and Bulungu, as well as a secondary road serving the Vanga Catholic mission.
The project is part of the Sino-Congolese cooperation programme implemented by the Société d’Infrastructures Sino-Congolaise (SISC) and financed by Sino-Congolaise des Mines (Sicomines). It includes strengthening the road surface, installing drainage ditches and systems, and repairing and reinforcing structures such as bridges and culverts to ensure year-round trafficability and improve safety.
Sinohydro 14, a subcontractor to SISC, is carrying out the works under the supervision of the Congolese Agency for Major Works (ACGT). The start of construction follows a site assessment conducted in June 2025 by ACGT engineers to gather technical data.
The rehabilitation comes amid concerns over the deteriorating state of the road and erosion risks around Bulungu, which threatened to render sections impassable, isolate villages and hinder access to essential services, particularly healthcare and education.
In April 2025, elected officials from Bulungu had already alerted the Office of Roads to the degradation of several segments, notably the 5-km Kimbulu stretch leading to the Vanga referral hospital in Kilunda sector. In a letter signed by Serge Maseka Ndombe, vice-president of the Kwilu Provincial Assembly, provincial deputies requested financial and logistical support to maintain or rehabilitate the section, citing the need to facilitate patient access and support local socio-economic activity.
The letter underscored the strategic importance of the road for evacuating agricultural produce and maintaining access to basic services in Bulungu territory. RN18 connects National Highway 1 (RN1) to remote rural communities, serving as a key corridor for the movement of people, goods and farm output to regional markets.
Boaz Kabeya