La compagnie australienne AVZ Minerals a annoncé, le 15 janvier 2026, la réception de la totalité des fonds promis l’année précédente par son partenaire Suzhou CATH Energy Technologies. Il s’agit d’une facilité de 20 millions de dollars que l’entreprise chinoise a accepté de mettre à la disposition de son partenaire australien, qui revendique des droits d’exploitation sur le gisement de lithium de Manono, dans la province du Tanganyika, en République démocratique du Congo (RDC).
Lors de l’annonce de cette facilité, un an plus tôt, AVZ indiquait que ces fonds devaient financer, sur les 12 mois suivants, ses besoins en fonds de roulement et ses activités, y compris celles liées au litige qui l’oppose à l’État congolais sur ce projet. En débloquant les fonds, CATH reste ainsi aux côtés d’AVZ.
L’accord signé en janvier 2025 accorde à CATH plusieurs avantages en cas de succès des revendications d’AVZ sur le gisement de Manono. L’entreprise chinoise aurait notamment le droit d’acquérir 100 % de la production de lithium pendant cinq ans, ou jusqu’au remboursement des dépenses d’AVZ qu’elle aura financées. CATH dispose par ailleurs du droit d’acheter une participation indirecte de 30,5 % dans le projet. Mais l’avenir du dossier reste incertain.
Manono est le plus grand gisement de lithium identifié à ce jour en RDC. AVZ Minerals y a mené des travaux d’exploration sur plusieurs années, dans le cadre d’une coentreprise avec la société publique congolaise Cominière. Cette dernière a ensuite mis fin au partenariat, avant de s’associer en 2023 avec le chinois Zijin Mining pour développer le même projet. AVZ a intenté plusieurs actions devant des tribunaux internationaux pour contester ces évolutions autour de la propriété du projet, mais aucune décision définitive n’a encore été rendue.
Dans ce contexte, un autre acteur est entré en scène : KoBold Metals. À la faveur du rapprochement entre Kinshasa et Washington autour de nouveaux investissements américains dans le secteur minier congolais, cette start-up californienne a signé, en juillet dernier, un « accord de principe » avec le gouvernement congolais pour l’exploration minière en RDC. Elle a par la suite obtenu sept permis de recherche minière, dont quatre situés sur le territoire de Manono.
Selon cet accord de principe, il revient à KoBold de trouver une issue au différend entre AVZ et l’État congolais. Deux mois auparavant, KoBold et AVZ avaient annoncé la conclusion d’un accord-cadre prévoyant la cession, par AVZ, de ses intérêts commerciaux dans le gisement de Manono à une « juste valeur ». Sauf que la compagnie australienne — qui avait gelé la procédure d’arbitrage engagée contre la RDC pour créer « un climat propice à des discussions » susceptibles de déboucher sur un règlement à l’amiable — a entre-temps annoncé sa reprise.
Zijin Mining, qui a obtenu en septembre 2024 un permis d’exploitation sur la zone revendiquée par AVZ, avait annoncé un début de production en 2026, mais n’a fourni que peu de mises à jour sur l’évolution des travaux de construction de la mine.
PM avec l’Agence Ecofin
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The Kipushi zinc mine in the Democratic Republic of Congo nearly quadrupled output in 2025, producing 203,168 tonnes of concentrate, up from 50,307 tonnes in 2024, Ivanhoe Mines said in its annual operating results published on Jan. 15, 2026. The mine is co-owned by Ivanhoe Mines (62%) and state miner Gécamines (38%).
The result was in line with Ivanhoe’s target of 180,000 to 240,000 tonnes.
The rise was driven by engineering work launched in September 2024 to boost throughput at the Kipushi concentrator by 20%. The optimisation programme was completed in early August 2025, helping lift output sharply in the second half of the year.
The mine delivered 57,200 tonnes in the third quarter and 61,444 tonnes in the fourth quarter, well above the 42,736 tonnes and 41,788 tonnes produced in the first and second quarters of 2025, respectively. Ivanhoe said recent output levels would rank Kipushi as the world’s fifth-largest zinc mine.
For 2026, Ivanhoe targets output of 240,000 to 290,000 tonnes. A key challenge will be maintaining stable operations, as the site faces an unreliable power supply from the Congolese grid. To mitigate the risk, the company said it expanded backup generator capacity in the fourth quarter of 2025.
Emiliano Tossou, with Ecofin Agency
La mine de zinc de Kipushi, en République démocratique du Congo (RDC), codétenue par Ivanhoe Mines (62 %) et la Gécamines (38 %), a quadruplé sa production en 2025, à 203 168 tonnes de concentré, contre 50 307 tonnes en 2024. Ces chiffres ressortent des résultats opérationnels annuels publiés le 15 janvier 2026 par Ivanhoe Mines, opérateur du site. La performance est conforme aux objectifs du groupe, qui visait une production comprise entre 180 000 et 240 000 tonnes.
Cette montée en puissance s’explique par des travaux d’ingénierie lancés en septembre 2024 afin d’augmenter de 20 % le débit du concentrateur de Kipushi, chargé du traitement du minerai. Le programme d’optimisation s’est achevé début août 2025, permettant à la mine d’enregistrer une hausse significative de la production au second semestre.
Au troisième trimestre, la mine a livré 57 200 tonnes, puis 61 444 tonnes au dernier trimestre, nettement au-dessus des 42 736 tonnes et 41 788 tonnes enregistrées respectivement aux premier et deuxième trimestres 2025. Avec les niveaux atteints ces derniers mois, Kipushi se place au cinquième rang des plus grandes mines de zinc au monde, assure Ivanhoe.
Pour 2026, l’ambition est de porter la production à un volume compris entre 240 000 et 290 000 tonnes. Maintenir des opérations stables sera l’un des défis d’Ivanhoe, alors que le site reste affecté par l’instabilité du réseau électrique congolais. Pour s’en prémunir, la compagnie indique avoir renforcé les capacités des générateurs de secours au quatrième trimestre 2025.
Emiliano Tossou, Agence Ecofin
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Telecommunications networks in the Democratic Republic of Congo (DRC) have been disrupted for several days, according to the sector regulator.
In a statement on Wednesday, Jan. 14, the Regulatory Authority of the Post and Telecommunications of Congo (ARPTC) said the problems were caused by a major technical fault on the West Africa Cable System (WACS). The international undersea fibre-optic cable system links Europe to Africa and is affecting internet services in the country.
ARPTC said repair work was under way and that operators were working to restore services as quickly as possible. It added that it was coordinating with telecom operators to put in place measures to support subscribers, in line with the applicable provisions governing force majeure situations.
The incident has revived concerns about the robustness of the DRC’s digital infrastructure, even as authorities seek to use ICT as a driver of socio-economic development. WACS is one of the main international undersea systems used to provide access to the global internet and international connectivity.
The DRC also has access to the 2Africa cable. Its landing in Muanda was reported in September 2023, with commercial service expected to begin in late 2025.
The country also relies on regional terrestrial interconnections, including a fibre link reported via Lake Albert toward Uganda, according to industry media. It is therefore possible that the DRC is also experiencing knock-on effects from the internet shutdown in Uganda, imposed on the eve of the presidential and parliamentary elections being held on Jan. 15.
Infrastructure investment
On the investment front, authorities recently announced the signing of a $150 million partnership with the investment firm United Investment LMT (UIL), based in Mauritius. The deal was presented as a way to strengthen digital infrastructure.
Publicly available information highlights investments in connectivity and infrastructure. However, accessible sources do not yet provide consistent, detailed documentation confirming the effective installation of a new international undersea cable as part of the initiative.
The episode also recalls vulnerabilities exposed during major outages affecting several undersea cables in March 2024, which caused significant disruptions across multiple African countries. At the time, analysts and industry players regularly pointed to diversification of cable routes and the use of satellite solutions among the options to improve resilience.
Satellite resilience
Satellite connectivity is one of the options frequently cited in this context. The Global System for Mobile Communications Association (GSMA), for example, has highlighted satellite services as a complement to terrestrial networks and a potential lever to strengthen resilience.
Zimbabwe, a landlocked country with no direct access to a cable landing point, has said it is exploring partnerships with Low Earth Orbit (LEO) connectivity providers, according to public announcements relayed by local and international media. The DRC is also pursuing a telecommunications satellite project, which authorities have framed as part of a broader push for sovereignty and improved connectivity.
ARPTC’s statement follows instructions from President Felix Tshisekedi, who asked the relevant authorities to take measures to end recurring disruptions affecting telecommunications networks and systems nationwide. This included the possibility of sanctions against operators deemed to be failing to meet their obligations.
Isaac K. Kassouwi, with Ecofin Agency
The legal dispute between the Democratic Republic of Congo (DRC) and PayServices now focuses on whether memorandums of understanding signed in early 2024 are legally binding. The agreements were signed between the U.S. company and several ministerial departments and public entities as part of a project to digitize public services.
PayServices maintains that these documents amount to contracts. On Jan. 8, the company filed a lawsuit in Idaho, where it is based, alleging a breach of the agreements and seeking $4 billion in damages. Africa Intelligence reported the case in an article published Jan. 13.
According to the outlet, the company claims the state was required to pay it $20 million by the end of March 2024, but that the payment was halted. Africa Intelligence also reports that PayServices estimates it has invested more than $90 million with no return. This includes $72 million for deploying its technology in the systems of the Caisse Générale d'Épargne du Congo (Cadeco), a public financial institution.
Preliminary documents
DRC authorities reacted to the publication. In a statement released Jan. 14, the Ministry of Finance said that the protocols and memorandums of understanding signed with PayServices were preliminary and non-binding. For the offices of Doudou Fwamba, these instruments did not create any financial obligation for the public treasury. The ministry emphasized that no financial transaction, no state equity participation, and no budgetary commitment was validly agreed.
Following due diligence carried out by the Ministry of Finance after a $20 million payment request, the ministry concluded that it could not legally proceed with the payment. The statement added that this conclusion was supported by decisions from several U.S. authorities prohibiting PayServices from holding itself out as a bank or engaging in banking activities.
The Ministry of Portfolio adopted a similar stance in a statement published the same day as the article. It stated that PayServices never had the legal status of a banking institution under U.S. law and accused it of creating a misleading appearance of regulation and solvency.
Corruption allegations
For that administration, the claims of a $72 million investment lack any legal, budgetary, or accounting basis and do not correspond to any actual commitment or disbursement by PayServices. It referred to a fraudulent scheme intended to obtain improper access to sovereign state resources. It further stated that internal checks found PayServices was neither authorized nor empowered to receive or manage public funds.
In its complaint, the U.S. company maintains that the project was sabotaged because it refused to comply with bribe requests made by several officials involved in the case. The Ministry of Finance replied that the Congolese government formally and categorically denies this allegation.
Several lawyers consulted said that a memorandum of understanding can indeed be legally binding. One lawyer argued that in civil law, it is the commitment made by the parties that matters, not the name of the document. According to them, only an analysis of the documents will allow for a determination. However, this analysis remains difficult at this stage as the protocols are not public, making it impossible to precisely verify the relevance of the arguments raised by each party.
Pierre Mukoko
Les réseaux de télécommunications en République démocratique du Congo (RDC) connaissent depuis quelques jours des perturbations, selon le régulateur du secteur. Dans un communiqué publié le mercredi 14 janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) indique que ces dysfonctionnements sont liés à « une panne technique générale » sur la liaison internationale sous-marine à fibre optique West Africa Cable System (WACS), qui relie l’Europe au continent africain et dont l’incident « impacte les services Internet » dans le pays.
L’ARPTC précise que des opérations de maintenance sont en cours afin de rétablir les services « dans les meilleurs délais ». Elle indique également travailler avec les opérateurs télécoms à la mise en œuvre de « mesures appropriées de prise en charge des abonnés », conformément aux dispositions applicables en cas de force majeure.
Cette panne relance des interrogations sur la robustesse de l’infrastructure numérique de la RDC, alors même que les autorités font des TIC un levier du développement socio-économique. Le WACS est l’une des principales liaisons sous-marines internationales utilisées pour l’accès au réseau Internet mondial. La RDC dispose aussi du câble 2Africa, dont l’atterrissement à Muanda a été rapporté en septembre 2023, avec une mise en service commerciale annoncée pour fin 2025.
Le pays s’appuie par ailleurs sur des interconnexions terrestres régionales, notamment une liaison fibre évoquée via le lac Albert vers l’Ouganda, selon la presse spécialisée. Il n’est donc pas exclu que la RDC soit aussi affectée par la coupure de la connexion en Ouganda, décidée à la veille des élections présidentielle et législatives qui se tiennent ce 15 janvier.
Sur le plan des investissements, les autorités ont récemment communiqué sur la signature d’un partenariat de 150 millions de dollars avec la société d’investissement United Investment LMT (UIL), basée à Maurice, présenté comme visant à renforcer l’infrastructure numérique. Les éléments publics disponibles mettent l’accent sur des investissements de connectivité et d’infrastructures, sans que l’installation effective d’un nouveau câble sous-marin international ne soit, à ce stade, explicitement documentée de manière uniforme dans les informations accessibles.
L’épisode rappelle les vulnérabilités mises en évidence lors des coupures majeures survenues sur plusieurs câbles sous-marins en mars 2024, qui avaient provoqué de fortes perturbations dans plusieurs pays africains. À l’époque, parmi les pistes régulièrement évoquées par des analystes et des acteurs du secteur figuraient la diversification des routes de câbles et le recours à des solutions satellitaires.
Cette dernière option est notamment mise en avant par la Global System for Mobile Communications Association (GSMA), qui présente le satellite comme un complément possible des réseaux terrestres et un levier de résilience. À titre d’exemple, le Zimbabwe, pays enclavé sans accès direct à un point d’atterrissement de câble sous-marin, a indiqué explorer des partenariats avec des fournisseurs de connectivité en orbite terrestre basse (LEO), selon des annonces relayées publiquement. La RDC porte également un projet de satellite de télécommunications, présenté comme un axe de souveraineté et de connectivité.
Cette communication de l’ARPTC intervient enfin après des instructions du président de la République, Félix Tshisekedi, demandant aux autorités compétentes de prendre des mesures pour mettre fin aux perturbations récurrentes affectant les réseaux et systèmes de télécommunications sur l’ensemble du territoire, avec la possibilité de sanctions à l’encontre d’opérateurs jugés défaillants.
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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Le différend opposant la République démocratique du Congo (RDC) à PayServices se cristallise autour d’un point central : la portée juridique des protocoles d’accord signés, début 2024, entre la société américaine et certains départements ministériels ainsi que des entités publiques, dans le cadre d’un projet de digitalisation de services publics.
Soutenant que ces documents ont valeur de « contrats », PayServices a saisi, le 8 janvier 2026, la justice de l’État de l’Idaho, où l’entreprise est basée, pour dénoncer leur « violation » et réclamer des dommages évalués à 4 milliards de dollars, selon Africa Intelligence, qui a révélé l’affaire dans un article publié le 13 janvier.
D’après ce média, l’entreprise affirme que l’État devait lui verser 20 millions de dollars au plus tard fin mars 2024, mais que ce paiement aurait été bloqué. Africa Intelligence rapporte aussi que PayServices estime avoir investi à perte plus de 90 millions de dollars, dont 72 millions de dollars pour le déploiement de sa « technologie » dans les systèmes de la Caisse générale d’épargne du Congo (Cadeco), un établissement financier public.
Des documents « à caractère exploratoire »
La publication a fait réagir les autorités congolaises. Dans un communiqué publié le 14 janvier, le ministère des Finances affirme que les protocoles d’accord et mémorandums d’entente signés avec PayServices sont « à caractère exploratoire ». Pour les services de Doudou Fwamba, ces instruments « ne constituaient pas (…) des actes de nature à engager financièrement le Trésor public ». Le ministère souligne qu’« aucune opération financière, aucune prise de participation de l’État, ni aucun engagement budgétaire » n’a été valablement conclu.
Dans ce contexte, les diligences menées par les services du ministère des Finances, après l’introduction d’une demande de paiement de 20 millions de dollars, ont conclu à « l’impossibilité légale de donner suite ». Une conclusion confortée, ajoute le communiqué, par l’existence de décisions de plusieurs autorités américaines « interdisant à la société PayServices de se présenter comme une banque ou d’exercer des activités bancaires ».
Dans un communiqué publié le jour même de la parution de l’article, le ministère du Portefeuille adopte une ligne similaire. Il affirme que PayServices « n’a jamais disposé de la qualité juridique d’établissement bancaire » au regard du droit américain et dénonce une « fausse apparence de régulation et de solvabilité ».
Accusations de corruption
Pour cette administration, les affirmations faisant état d’un investissement de 72 millions de dollars sont dépourvues de toute base juridique, budgétaire ou comptable, et ne correspondraient à aucun engagement ni décaissement effectif de la part de PayServices. Elle évoque une « manœuvre dolosive » visant à obtenir indûment l’accès aux ressources souveraines de l’État, et affirme que les vérifications internes ont établi que PayServices « n’était ni autorisée ni habilitée à recevoir ou gérer des fonds publics ».
Dans sa plainte, la société américaine soutient, pour sa part, que le projet a été saboté parce qu’elle a refusé de donner suite à des demandes de paiement de « pot-de-vin » formulées par plusieurs officiels impliqués dans le dossier. Le gouvernement congolais dément « formellement et catégoriquement » cette allégation, répond le ministère des Finances.
Pour plusieurs juristes approchés, un protocole d’accord peut, en effet, avoir valeur de contrat. « En droit civil, ce qui compte ce n’est pas le nom du document mais l’engagement pris par les parties », soutient l’un d’eux. À les en croire, seule une analyse des documents permettra de trancher. Or, cette analyse reste, pour l’instant, difficile : les protocoles n’étant pas publics, il est impossible de vérifier précisément la pertinence des arguments évoqués par chacune des parties.
Pierre Mukoko
Democratic Republic of Congo Mining Minister Louis Watum Kabamba has unveiled details of a major iron ore project, after a pledge made at the Makutano 2025 forum last November.
He presented the project at the Council of Ministers meeting on Jan. 9. The minutes refer to the initiative as Mines de fer de la grande Orientale (Mifor), describing it as a major strategic shift in the country’s mining strategy, long dominated by copper and cobalt.
The project is based on deposits in the former Orientale province, now divided into Ituri, Haut-Uele, Bas-Uele and Tshopo. The document estimates reserves of between 15 billion and 20 billion tonnes, with an average grade above 60%. It does not say how the estimates were calculated.
According to the minister’s presentation, Mifor would be developed in several phases. The first phase targets output of 50 million tonnes a year, with capacity rising gradually to 300 million tonnes a year. The plan goes beyond extraction, including local processing units and a multimodal logistics corridor combining a heavy-haul railway, river transport and a connection to the deep-water port of Banana.
The initial investment for the first stage is estimated at $28.9 billion. Over 25 years, the minister cited cumulative revenue of $679.3 billion and net cash flow of $308.2 billion, based on conservative market assumptions. For the state, the document refers to significant and wide-ranging benefits, without providing figures.
Iron ore currently trades at around $105 a tonne. However, the start of production at Guinea’s Simandou mine, announced last November, could put downward pressure on prices in the medium term. If the project stays on schedule, Simandou could produce up to 120 million tonnes as early as 2028 and add supply to the market.
At this stage, Mifor has not yet moved into formal negotiations. Without naming specific entities, the report cites interest from international institutional investors with a track record in structuring and financing large-scale projects. The government says this is a positive sign for the project’s bankability and international credibility, while stressing that no binding commitments have been made. The financing structure, partners and implementation timeline have not been announced.
In the near term, the executive has decided to set up a dedicated governance structure. The Council of Ministers approved the creation of an expanded inter-ministerial commission to oversee strategic direction, coordination and the project’s phased development.
Boaz Kabeya
Comme promis en novembre dernier lors du Makutano 2025, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a dévoilé, lors de la 74ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, les contours du projet d’exploitation du fer en République démocratique du Congo (RDC).
Selon le compte rendu de cette réunion, le projet, présenté comme « une inflexion stratégique majeure » dans le modèle extractif du pays — concentré depuis plus de 100 ans sur le cuivre et le cobalt — est dénommé Mines de fer de la grande Orientale (Mifor). Il repose sur les réserves de l’ancienne province Orientale, aujourd’hui divisée en Ituri, Haut-Uélé, Bas-Uélé et Tshopo. Elles sont estimées entre 15 et 20 milliards de tonnes, avec une teneur moyenne supérieure à 60 %, indique le document, sans préciser la méthodologie utilisée pour ces estimations.
Selon la présentation du ministre des Mines, le projet Mifor doit être développé en plusieurs phases. La première prévoit une capacité de production de 50 millions de tonnes par an, progressivement extensible jusqu’à 300 millions de tonnes par an. Le schéma présenté ne se limite pas à l’extraction : il inclut des unités de transformation locale ainsi qu’un corridor logistique dit « multimodal », combinant notamment un chemin de fer lourd, la voie fluviale et une connexion au port en eaux profondes de Banana.
D’après la même source, l’investissement initial de la première étape est évalué à 28,9 milliards de dollars américains. Sur une projection de 25 ans, le ministre avance un chiffre d’affaires cumulé de 679,3 milliards de dollars et un « cash-flow net » de 308,2 milliards de dollars, sur la base « d’hypothèses prudentes de marché ». Pour l’État, le document évoque des « retombées substantielles et diversifiées », sans en préciser le montant.
Actuellement, la tonne de fer s’échange autour de 105 dollars. Mais avec l’entrée en production, annoncée en novembre dernier, de la gigantesque mine de Simandou en Guinée, les cours pourraient être tirés vers le bas à moyen terme. Si le calendrier de ce projet est respecté, cette mine pourrait produire jusqu’à 120 millions de tonnes de minerai dès 2028 et peser sur le marché.
À ce stade, le projet Mifor n’est toutefois pas encore entré dans une phase d’engagement formel. Sans citer de noms, le compte rendu souligne l’intérêt d’investisseurs institutionnels internationaux disposant de capacités reconnues de structuration et de financement de projets macroéconomiques. Pour le gouvernement, cela constitue un « signal favorable de bancabilité et de crédibilité internationale », « sans préjuger des décisions souveraines à venir » et « sans créer d’engagement juridique à ce stade ». Autrement dit, les modalités exactes de financement, les partenaires retenus et le calendrier de mise en œuvre n’ont pas été officialisés.
Dans l’immédiat, l’exécutif a décidé la mise en place d’une gouvernance dédiée. Le Conseil des ministres a acté la création d’une commission interministérielle élargie chargée d’assurer le pilotage stratégique, la coordination et la structuration progressive du projet.
Boaz Kabeya
State-owned enterprise DRC Gold Trading said it will continue its nationwide expansion after an annual performance review held on Jan. 9, 2025. The company plans to open a branch in Mbujimayi shortly and another in Kinshasa by the end of March 2026.
The strategy targets the establishment of 10 operational sites nationwide, with the aim of reaching annual artisanal gold volumes of 15 to 18 tonnes and generating more than $2 billion in export revenues.
DRC Gold Trading currently operates five branches, including one in Bukavu that has been inactive since AFC/M23 rebels seized the city in March 2025. Hitting the upper target of 18 tonnes will be challenging, given that the company has exported about 10 tonnes of artisanal gold since beginning operations in early 2023.
Another challenge is uncertainty over the contribution of the Bukavu branch this year. That branch alone accounted for more than 90% of legal artisanal gold exports between 2023 and 2024, with a monthly average of over 420 kg sourced from South Kivu in 2023.
The state-owned company has, however, opened a branch in Kindu, in Maniema province, partially offsetting the loss of revenue from South Kivu. With a monthly average of around 114 kg of artisanal gold exported, Maniema has become the country’s leading artisanal gold exporting province. By the end of the third quarter of 2025, it accounted for 34% of national artisanal gold exports, totaling 683.67 kg, according to data from the Mining Technical Coordination and Planning Unit.
Timothée Manoke