The Democratic Republic of Congo (DRC) plans to raise $750 million in its first foray into the international bond market, Bloomberg News reported after interviewing Finance Minister Doudou Fwamba Likunde on Jan. 22, 2026.
The figure is a 50% reduction from the country’s original target. Last August, the minister secured authorization from the Council of Ministers to prepare a debut Eurobond issuance of $1.5 billion.
Analysts say the country is not abandoning the $1.5 billion goal. Instead, the objective is expected to be achieved through several operations. Doudou Fwamba said the intention is to issue a first Eurobond, followed by a second, third and fourth, and so on, according to Bloomberg. He did not provide a specific timetable.
Bloomberg did not explain what appears to be a change in strategy. However, the International Monetary Fund (IMF) noted in its latest mid-January report on the country that authorities could scale back their initial plans. The IMF said the issuance would depend on market conditions and the identification of high-yield projects. The fund is overseeing the implementation of a three-year economic and financial program in the DRC, launched in 2025 after a previous program.
Several analysts believe current market conditions are favorable. Yield spreads for African sovereign debt in dollars have narrowed to their lowest levels in several years. However, for the DRC, a first-time issuer with a speculative rating, investors are expected to demand double-digit interest rates. These rates would depend on the maturity of the securities, which remains unknown.
Preparations at a “preliminary stage”
This outlook could explain the government’s caution, as it says it is seeking conditions that guarantee fiscal sustainability. This is particularly significant as the IMF estimates that any issuance will require a recalibration of the program to preserve debt sustainability and ensure the transparent and efficient use of the raised funds. A source familiar with the matter said the Eurobond is possible, but only under conditions of fiscal discipline and governance.
For now, the IMF says the work is at a preliminary stage. An issuance before mid-2026 is unlikely due to due diligence requirements, discussions with investors, and parliamentary approval constraints. Authorities have committed to the IMF to seek prior approval from Parliament before any issuance. The government has set a deadline of June 30 to complete the operation. Bloomberg, for its part, mentions April.
According to the finance minister, the government is still working on the maturity of the bonds. It has held only preliminary meetings with institutional investors, including BlackRock Inc., Finisterre Capital, Amundi Group, and JP Morgan. Nevertheless, the institutions expected to lead the operation have reportedly been identified.
According to Bloomberg, Citigroup would lead the operation with the support of Rawbank SA. Rothschild & Co. and White & Case LLP would handle the structuring as financial and legal advisors. Based on publicly available information, Rawbank’s exact role is not clear. It is not specified whether it will serve as a co-arranger, a local reference bank for payments and escrow accounts, provide investor marketing support, or offer technical support in document preparation.
Pierre Mukoko
Pour sa première opération sur le marché international obligataire, la République démocratique du Congo (RDC) prévoit désormais de lever 750 millions de dollars, affirme l’agence de presse américaine Bloomberg, après un entretien, le 22 janvier 2026, avec le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde (photo). Le pays réduit ainsi de moitié ses ambitions. En août dernier, le ministre avait obtenu du Conseil des ministres l’autorisation de préparer une première émission d’eurobond d’un montant de 1,5 milliard de dollars.
D’ailleurs, la Stratégie d’endettement à moyen terme (2026–2028) du pays, publiée en décembre dernier, ne prévoit qu’une émission d’eurobond de 750 millions de dollars pour couvrir les besoins de financement de l'Etat en 2026, évalués à près de 3 milliards de dollars. Néanmoins, après cette première opération, la RDC envisage de revenir sur le marché international de la dette. « Nous avons donc l’intention d’émettre un premier eurobond, un deuxième, un troisième, un quatrième, indéfiniment », a déclaré Doudou Fwamba, selon des propos rapportés par Bloomberg, sans indiquer de calendrier précis.
Dans son article, l’agence de presse américaine n’explique pas ce changement d’objectif. Mais, dans son dernier rapport sur le pays, paru mi-janvier, le Fonds monétaire international (FMI) annonçait déjà que « les autorités pourraient réduire leurs ambitions initiales ». L’émission dépend des conditions de marché et de l’identification de projets à fort rendement, justifie le FMI, qui supervise la mise en œuvre en RDC d’un programme économique et financier triennal, lancé en 2025, après un précédent programme.
Selon plusieurs analystes, les conditions de marché actuelles sont favorables : les écarts de rendement des dettes souveraines africaines en dollars se sont resserrés et atteignent leurs niveaux les plus bas depuis plusieurs années. Mais pour la RDC, primo-émetteur noté spéculatif, les investisseurs devraient exiger des taux d’intérêt atteignant les deux chiffres, en fonction de la maturité des titres, qui reste pour l’instant inconnue.
Préparatifs à « un stade préliminaire »
Cette perspective pourrait justifier la prudence du pays, qui dit rechercher des conditions garantissant la « soutenabilité budgétaire ». Cela est d’autant plus important que le FMI estime que « toute émission entraînera un recalibrage du programme (…) afin de préserver la soutenabilité de la dette et d’assurer une utilisation transparente et efficiente des fonds levés ». En d’autres termes, explique une source interne : « l’eurobond est possible, mais sous conditions de discipline budgétaire et de gouvernance ».
Pour l’heure, le FMI estime que « le travail en est à un stade préliminaire » et qu’« une émission avant la mi-2026 est peu probable », en raison des exigences de due diligence, des échanges avec les investisseurs et des contraintes d’approbation parlementaire. Les autorités se sont engagées auprès du FMI à solliciter « l’approbation préalable du Parlement avant toute émission ». Le gouvernement s’est donné jusqu’au 30 juin pour réaliser l’opération. Bloomberg évoque, de son côté, le mois d’avril.
Selon le ministre des Finances, le gouvernement travaille encore sur la maturité des obligations et n’a tenu pour l’instant que des réunions préliminaires avec des investisseurs institutionnels, dont BlackRock Inc., Finisterre Capital, Amundi Group, ou encore JP Morgan. Néanmoins, les institutions appelées à conduire l’opération seraient déjà identifiées.
D’après Bloomberg, Citigroup piloterait l’opération avec l’appui de Rawbank SA, tandis que Rothschild & Co. et White & Case LLP interviendraient sur la structuration (conseil financier et conseil juridique). Dans l’état actuel des informations publiques, le rôle exact de Rawbank n’est pas détaillé : il n’est pas précisé s’il s’agit d’un rôle de co-arrangeur, de banque locale de référence (paiements, comptes de séquestre, logistique locale), de soutien au marketing investisseurs ou d’un appui plus technique dans la préparation des documents.
Pierre Mukoko
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A reform of tax breaks on imports of refined petroleum products boosted Democratic Republic of Congo revenue in 2025, the finance ministry said.
In a Jan. 20 statement, the ministry said oil-related receipts jumped nearly 1,700% after the government scrapped exemptions for mining companies and their subcontractors in late July.
It said monthly revenue rose from an average 4.43 billion Congolese francs ($2 million) between January and July 2025 to 78.5 billion francs ($36 million) between August and December 2025. Total receipts for the year reached 423.6 billion francs ($194 million).
“Thanks to this coordinated reform, the DGDA significantly increased revenue collection, reaching 6,848 billion Congolese francs ($3.13 billion) at the end of December 2025, compared with 6,280 billion Congolese francs ($2.87 billion) budgeted in the 2025 Treasury Plan (PTR),” the ministry said, exceeding the target by 9%.
The ministry said fuel tax breaks totalled $1.6 billion in 2022 and $1.1 billion in 2023, equivalent to an average 15% of state revenue over the two fiscal years. It said the scale of subsidies, exemptions and preferential tax treatment had significantly reduced public resources, prompting the government to overhaul tax breaks on petroleum product imports.
Under Article 22 of the 2025 finance law, the government removed subsidies and exemptions from import duties and taxes, including customs duties and VAT, for fuels used in mining operations or sold to mining companies and their subcontractors. The measure covered products including gasoline, kerosene, diesel, fuel oil, lamp oil and LPG.
The decision was implemented through an inter-ministerial decree signed on May 2, 2025, by the ministries of National Economy, Finance and Hydrocarbons.
The reform took effect in late July 2025 with the publication of a new pricing schedule for fuels sold to the mining sector, mainly in the country’s southern and eastern regions. At the same time, the finance ministry suspended certain import exemptions, while the hydrocarbons ministry stepped up inspections and fuel tracking operations.
Boaz Kabeya
La réforme de la dépense fiscale liée à l’importation des produits pétroliers finis, engagée par le gouvernement congolais, a renforcé les recettes du pays en 2025. Selon un communiqué du ministère des Finances daté du 20 janvier 2026, les recettes pétrolières ont enregistré une hausse de près de 1 700 % à la suite de la fin des exonérations accordées aux sociétés minières et à leurs sous-traitants depuis fin juillet.
Le communiqué indique que ces recettes sont passées d’une moyenne mensuelle de 4,43 milliards de francs congolais (soit environ 2 millions de dollars) entre janvier et juillet 2025 à 78,5 milliards (soit environ 36 millions de dollars) entre août et décembre 2025, soit une hausse de près de 1 700 %. Sur l’ensemble de l’année, les recettes mobilisées ont atteint 423,6 milliards de francs congolais (soit près de 194 millions de dollars).
« Grâce à cette réforme menée par le Gouvernement de manière solidaire, la DGDA a pu améliorer considérablement le niveau des recettes mobilisées, en atteignant 6 848 milliards de francs congolais (soit environ 3,13 milliards de dollars) à fin décembre 2025, contre 6 280 milliards de francs congolais (soit environ 2,87 milliards de dollars) prévues dans le Plan de trésorerie 2025 (PTR), soit un taux de réalisation de 109 % », souligne le ministère des Finances.
D’après le ministère, la dépense fiscale pétrolière avait atteint 1,6 milliard de dollars en 2022, puis 1,1 milliard de dollars en 2023, représentant en moyenne 15 % des recettes courantes de l’État sur ces deux exercices. Ce niveau élevé de subventions, d’exonérations et de facilités fiscales — qui réduisaient significativement les ressources publiques — a poussé le gouvernement à engager la réforme de la dépense fiscale liée à l’importation des produits pétroliers.
Dans la loi de finances 2025 (article 22), le pays a ainsi exclu les carburants terrestres et d’aviation (essence, kérosène, gasoil, fuel, pétrole lampant, GPL) destinés à l’activité minière ou cédés aux entreprises minières et à leurs sous-traitants de la subvention accordée par l’État et de toutes formes d’exonérations des droits et taxes à l’importation, notamment les droits de douane et la TVA. La décision a été rendue opérationnelle par un arrêté interministériel signé le 2 mai 2025 par les ministères de l’Économie nationale, des Finances et des Hydrocarbures.
La réforme est entrée en application effective à partir de fin juillet 2025, avec la publication d’une structure des prix spécifique aux carburants du secteur minier, principalement dans les zones sud et est du pays. Parallèlement, le ministère des Finances a suspendu certaines exonérations et facilités à l’importation, tandis que le ministère des Hydrocarbures a renforcé les opérations de contrôle et de traçabilité.
Boaz Kabeya
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The Democratic Republic of Congo’s Ministry of Foreign Trade has announced the signing of several ministerial decrees extending temporary import restriction measures. The renewal, valid for 12 months, is part of a national strategy to reduce import spending and protect local production, which the government presents as a way to strengthen the Made in Congo initiative.
The decrees specify which parts of the country are affected by these restrictions. In western DRC, the measures apply to earthenware and tiles, iron bars, ethyl alcohol, as well as low-voltage copper electrical conductors and cables. In the south-east, they cover stainless steel cathodes, liquid and powder detergents, and low-voltage copper electrical conductors. In the south, they concern copper and aluminium electrical conductors, unarmoured cables, copper and lead anodes, and rigid polyethylene tubes and pipes. For imports of beer and soft drinks, the ban applies nationwide.
Impact of the measures
Foreign Trade Minister Julien Paluku said these measures have already produced tangible effects. In an interview in June 2025, he reported a sharp drop in tile prices on the Kinshasa market, which he attributed to an increase in local production. The government also says that certain products that were previously imported are now being exported. Copper electrical cables manufactured in the DRC are shipped to several countries in the region, including Tanzania, Kenya and Zambia. In 2025, the ministry also said that Saphir Ceramics, located in western DRC, exported around 300,000 square metres of tiles per month to Congo-Brazzaville.
Several local companies are directly affected by these new measures, which extend an existing protection framework. Proton, part of the Rawji Group, produces electrical cables in the western zone. Mining Engineering Services (MES) manufactures copper electrical cables in Lubumbashi, in the south-east. Fameco operates in iron bar production in the west. Brewing companies and soft drink producers, including Bralima, Bracongo, Brasimba and Varun Beverages, which manufactures Pepsi in Kinshasa and is developing a production unit in Lubumbashi, are also among the potential beneficiaries.
Timothée Manoke
Le ministère du Commerce extérieur de la République démocratique du Congo a annoncé la signature de plusieurs arrêtés ministériels portant reconduction des mesures de restriction temporaire d’importation. Ce renouvellement, valable pour douze mois, s’inscrit dans la stratégie nationale de réduction de la facture des importations et de protection de la production locale, présentée comme un levier de consolidation du Made in Congo.
Les arrêtés précisent les zones du pays concernées par ces limitations. Dans la partie Ouest, les mesures portent sur les faïences et carreaux, les barres de fer, l’alcool éthylique, ainsi que les conducteurs et câbles électriques en cuivre basse tension. Dans la partie Sud-Est, elles visent les cathodes en acier inoxydable, les détergents liquides et en poudre, ainsi que les conducteurs électriques en cuivre basse tension. Dans la partie Sud, elles concernent les conducteurs électriques en cuivre et en aluminium, les câbles non armés, les anodes en cuivre et en plomb, ainsi que les tubes et tuyaux rigides en polymère de l’éthylène. Pour l’importation des bières et des boissons gazeuses, l’interdiction concerne l’ensemble du pays.
Pour le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku (photo), ces mesures ont déjà produit des effets tangibles. Lors d’une interview en juin 2025, il avait notamment signalé une baisse sensible des prix des carreaux sur le marché de Kinshasa, attribuée à la montée en puissance de la production locale. Le gouvernement affirme également que certains produits autrefois importés sont désormais exportés. Les câbles électriques en cuivre fabriqués en RDC sont expédiés vers plusieurs pays de la région, notamment la Tanzanie, le Kenya et la Zambie. En 2025, le ministère indiquait par ailleurs que l’entreprise Saphir Ceramics, implantée dans l’Ouest du pays, exportait environ 300 000 mètres carrés de carreaux par mois vers le Congo-Brazzaville.
Plusieurs entreprises locales sont directement concernées par ces nouvelles mesures, qui prolongent un cadre de protection déjà en place. Proton, du groupe Rawji, produit des câbles électriques dans la zone Ouest. Mining Engineering Services (MES) fabrique des câbles électriques en cuivre à Lubumbashi, dans la partie sud-est. Fameco opère dans la production de barres de fer dans l’Ouest. Les sociétés brassicoles ainsi que les producteurs de boissons gazeuses — notamment Bralima, Bracongo, Brasimba et Varun Beverages, qui fabrique Pepsi à Kinshasa et développe une unité de production à Lubumbashi — figurent également parmi les bénéficiaires potentiels.
Timothée Manoke
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Lualaba Governor Fifi Masuka Saini announced on Jan. 19, 2026, the signing of 16 agreements between the provincial government and Emirati companies at the Kolwezi Congress Village. These documents cover several sectors, including agriculture, mining, health, infrastructure, and tourism.
According to the governor, these partnerships aim to create mutually beneficial collaborations. They are part of President Félix Tshisekedi’s vision for tangible development for the benefit of local communities. At this stage, further details on the content of the documents and the identity of the companies involved are not yet available.
Since 2025, the United Arab Emirates has shown a growing interest in the DRC, particularly in the port, mining, and energy sectors. Abu Dhabi Ports announced its intention to invest in the ports of Matadi and Boma. The company also plans to invest in the development of the Lobito corridor, dry ports, and roads linking Lualaba to Zambia and Angola.
The mining sector is also in focus, with investments in the Bisie tin mine by the conglomerate IRH/IHC. Other projects concern the development of renewable energy. These are led by the companies Lone Star Ltd and Business Gate in the Tshopo province.
These initiatives are part of a broader context of cooperation between the DRC and Gulf countries. During the official visit of the Emir of Qatar, Sheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, to Kinshasa on Nov. 21, 2025, an agreement on visa exemptions for holders of diplomatic and special passports was signed. This was accompanied by five memorandums of understanding in the economic, legal, diplomatic, social, and sports fields. Among these initiatives are port projects, cooperation between ministries, and social programs in South Kivu.
Boaz Kabeya
La gouverneure du Lualaba, Fifi Masuka Saini, a annoncé, le 19 janvier 2026, la signature, au Village des Congrès de Kolwezi, de 16 protocoles d’accord entre le gouvernement provincial et des entreprises émiraties. Ces documents couvrent plusieurs secteurs, dont l’agriculture, les mines, la santé, les infrastructures et le tourisme.
Selon la gouverneure, ces partenariats visent à créer des collaborations « gagnant-gagnant » et s’inscrivent dans la vision du président Félix Tshisekedi pour un développement concret au service des populations. Mais, à ce stade, on n’en sait pas davantage sur le contenu des documents ni sur l’identité des entreprises impliquées.
Depuis 2025, les Émirats arabes unis ont montré un intérêt croissant pour la RDC, notamment dans les secteurs portuaire, minier et énergétique. Abu Dhabi Ports a annoncé son intention d’investir dans les ports de Matadi et de Boma, ainsi que dans la construction du corridor de Lobito, de ports secs et de routes reliant le Lualaba à la Zambie et à l’Angola. Le secteur minier est également ciblé, avec des investissements dans la mine d’étain de Bisie par le conglomérat IRH/IHC. D’autres projets concernent le développement des énergies renouvelables, portés par les sociétés Lone Star Ltd et Business Gate dans la province de la Tshopo.
Ces initiatives s’inscrivent dans un contexte plus large de coopération entre la RDC et les pays du Golfe. À l’occasion de la visite officielle de l’Émir du Qatar, Sheikh Tamim Ben Hamad Al Thani, à Kinshasa, le 21 novembre 2025, un accord sur l’exemption de visas pour les détenteurs de passeports diplomatiques et spéciaux a été signé, accompagné de cinq protocoles d’entente dans les domaines économique, juridique, diplomatique, social et sportif. Parmi ces initiatives figurent des projets portuaires, des coopérations entre ministères, ainsi que des programmes sociaux dans le Sud-Kivu.
Boaz Kabeya
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The launch of an interbank electronic payments group in the Democratic Republic of Congo (DRC) is expected by the end of March 2026. The IMF mentions this in its January country report on the DRC.
An interbank electronic payments group is a shared arrangement set up by banks, and sometimes the central bank, to jointly organize and manage electronic payments at the national level. It allows institutions to use common standards so that transactions move more smoothly from one bank to another. In its report, the IMF describes this launch as a key step in the modernization of the payments system.
In many countries, this type of interbank arrangement ensures interoperability, meaning that a customer of bank A can send money to a customer of bank B without friction. It manages shared infrastructure such as the national switch, clearing, and transaction routing. It can also deploy common services, including instant transfers, card or QR-code payments, and transfers across banks, microfinance institutions, and mobile money operators. In addition, it sets technical and security standards on cybersecurity and fraud prevention, while harmonizing certain fees and procedures.
To ensure “an orderly rollout consistent with technical and institutional requirements,” the establishment of the interbank electronic payments group in the DRC is being carried out with support from the International Finance Corporation (IFC), the World Bank Group’s private-sector arm.
In the DRC, financial inclusion rose from 38.5% in 2022 to 50% currently, mainly due to the expansion of mobile payment solutions. This progress is part of the National Financial Inclusion Strategy 2023-2028, adopted by the government in July 2023, which relies on strengthening payment infrastructure and tools. The report specifically cites the commissioning of the national electronic payment switch and the gradual interconnection of banks, microfinance institutions, and electronic money issuers.
The report adds that the launch of a platform called Visa Pay in September 2025, alongside the promotion of the Mosolo national card denominated in local currency, is part of these efforts aimed at “improving the range of digital financial services.”
Boaz Kabeya
Le lancement du groupe interbancaire de paiement électronique est prévu d’ici fin mars 2026 en République démocratique du Congo (RDC). L’information figure dans le rapport du Fonds monétaire international (FMI) consacré au pays et publié ce mois de janvier.
Un groupe interbancaire de paiement électronique est une structure commune créée par les banques — et parfois la banque centrale — pour organiser et gérer ensemble les paiements électroniques au niveau national. Il permet aux établissements de « parler le même langage » afin que les transactions circulent plus facilement d’une banque à l’autre. Dans son rapport, le FMI présente ce lancement comme une étape structurante du chantier de modernisation des paiements.
Dans de nombreux pays, ce type de groupement interbancaire assure l’interopérabilité (le fait qu’un client de la banque A puisse envoyer de l’argent à un client de la banque B sans blocage), gère des infrastructures communes (switch national, compensation, routage des transactions), déploie des services partagés (virements instantanés ou rapides, paiements par carte ou QR code, transferts entre banques, institutions de microfinance et mobile money), fixe des règles techniques et de sécurité (normes, cybersécurité, lutte contre la fraude) et harmonise certains tarifs et procédures.
Afin d’assurer « un déploiement structuré conforme aux exigences techniques et institutionnelles », la mise en place du groupe interbancaire de paiement électronique en RDC se fait avec l’appui de la Société financière internationale (IFC), branche du Groupe de la Banque mondiale dédiée au secteur privé.
En RDC, le taux d’inclusion financière est passé de 38,5 % en 2022 à 50 % aujourd’hui, « principalement grâce au déploiement des solutions de paiement par téléphone mobile ». Cette progression s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2023–2028, adoptée par le gouvernement en juillet 2023, et repose sur le renforcement des infrastructures et des outils de paiement. Le rapport cite notamment la mise en service du switch national de paiement électronique, ainsi que « l’interconnexion progressive » des banques, des institutions de microfinance et des émetteurs de monnaie électronique.
Le rapport ajoute que le lancement, en septembre 2025, d’une plateforme appelée Visa Pay, ainsi que la promotion de la carte nationale Mosolo, libellée en monnaie nationale, s’inscrivent dans ces efforts visant à « améliorer l’offre de services financiers numériques ».
Boaz Kabeya
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