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Equipe Publication

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L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a annoncé, le 8 avril 2026, la conclusion d’un accord commercial avec la société britannique Propav Infrastructure Limited pour le développement de deux centrales solaires dans la province du Lualaba.

Le projet porte sur une centrale solaire de 55,4 MWc à Kyamasumba et une autre de 65,2 MWc à Kapanga. Ces capacités correspondent à la production maximale théorique dans des conditions standard.

À ce stade, l’accord ouvre surtout une phase de structuration du projet. Selon les éléments communiqués, il doit permettre d’engager les discussions financières détaillées et de préparer les études techniques préalables à la réalisation des infrastructures. Le schéma envisagé repose sur un mécanisme de crédit-export britannique, avec l’appui attendu d’institutions financières du Royaume-Uni, en vue de mobiliser les ressources nécessaires à la concrétisation du projet.

Selon les informations rendues publiques, le projet intègre également des composantes liées au contenu local, au transfert de compétences et à la formation des équipes de l’ANSER ainsi que des acteurs locaux.

Basée au Royaume-Uni, Propav Infrastructure Limited est une société enregistrée en novembre 2021. Les données publiques britanniques indiquent qu’elle intervient dans les activités d’ingénierie, de construction et de développement de projets, y compris dans le domaine des infrastructures.

Ce partenariat s’inscrit dans la stratégie de l’ANSER visant à accélérer l’électrification hors réseau et périurbaine, alors que la RDC cherche à élargir l’accès à l’électricité dans les zones encore mal desservies. Mais la réalisation effective des deux centrales dépendra encore de la finalisation des études techniques, du bouclage du financement et de la formalisation des arrangements opérationnels.

Boaz Kabeya 

Pour son premier eurobond, la République démocratique du Congo (RDC) est parvenue à lever 1,25 milliard de dollars alors qu’elle avait revu ses ambitions à la baisse, à 750 millions de dollars, à la fin du mois de janvier. Selon un communiqué de Rawbank, co-coordinateur et co-chef de file de l’émission, publié le 9 avril 2026, l’emprunt est structuré en deux tranches de 5 ans (échéance 2032) et de 10 ans (échéance 2037), avec des rendements respectifs de 8,75 % et 9,50 %. Ces résultats contrastent avec les projections de plusieurs analystes, qui anticipaient des taux d’intérêt à deux chiffres.

Les conditions obtenues par la RDC, primo-émetteur noté spéculatif, sont d’ailleurs inférieures à celles de pays voisins disposant d’un historique de crédit. L’Angola, noté B3 par Moody’s Investors Service et B- par S&P Global Ratings — soit au même niveau que la RDC — a payé 9,5 % lors de son retour sur le marché en octobre 2025, son plus bas rendement en six ans, selon des données compilées par l’Agence Ecofin. La République du Congo, son voisin pétrolier au nord-ouest, a émis en novembre 2025 un eurobond à échéance 2032 au taux de 9,875 %. Le Kenya, première économie d’Afrique de l’Est, a payé 10,375 % pour un titre à sept ans en février 2024.

Pour Rawbank, ces rendements reflètent « une demande soutenue des investisseurs », qui ont souscrit pour plus de 5 milliards de dollars sur les maturités combinées à 5 et 10 ans, et illustrent « la capacité d’ingénierie financière mobilisée pour aligner les attentes des investisseurs avec les fondamentaux du pays ». Une partie de ce savoir-faire a été portée par Rawbank. En sa qualité de co-coordinateur et co-chef de file de l’émission, la première banque du pays a participé à la structuration de l’opération et au placement des titres aux côtés de banques internationales comme Citigroup et Standard Chartered.

« Pour Rawbank, l’objectif est très concret : positionner et valoriser le crédit de la RDC sur les marchés internationaux, aux niveaux adéquats et conformément aux attentes des investisseurs. Nous sommes fiers d’avoir accompagné cette opération, qui ouvre la voie à de nouveaux financements internationaux, y compris pour les émetteurs non souverains », a déclaré Mustafa Rawji, directeur général de la banque.

« Succès total »

Il est aussi possible que le faible niveau d’endettement de la RDC ait joué en faveur du pays dans les calculs des investisseurs. Le ratio dette publique/PIB de la RDC est proche de 18 %, bien en deçà de la médiane subsaharienne d’environ 60 % atteinte à fin 2025, selon des données du FMI. À cela s’ajoutent une inflation maîtrisée autour de 2,3 % et une croissance attendue à plus de 5 %, soutenue par l’activité minière qui, selon la Banque mondiale, devrait également améliorer la position extérieure du pays.

Le contexte géopolitique a ajouté un facteur de soutien. La RDC a signé avec les États-Unis, en décembre 2025, un accord bilatéral sur les minerais stratégiques, accordant aux entreprises américaines un accès prioritaire aux futures concessions minières en échange d’un engagement diplomatique et sécuritaire face aux rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda. S&P Global a relevé cette année la perspective souveraine de la RDC à positive en citant ce rapprochement.

L’opération peut aussi avoir bénéficié d’un contexte de marché plus favorable. Le cessez-le-feu de deux semaines entre les États-Unis et l’Iran, annoncé le 8 avril, a rouvert une fenêtre sur les marchés obligataires des pays émergents, temporairement fermée en raison des tensions géopolitiques au Moyen-Orient.

Pour le ministère des Finances, la RDC réalise ainsi une « entrée historique » sur les marchés financiers internationaux. Les services de communication du ministre Doudou Fwamba (photo) parlent d’un « succès total ». Il faut dire que l’opération a aussi été bouclée plus vite qu’attendu. L’objectif affiché par les autorités congolaises était de la finaliser avant la fin du premier semestre 2026. Mais dans un rapport publié en janvier dernier, le FMI estimait « peu probable » une émission avant la mi-2026, compte tenu des diligences techniques encore nécessaires, des échanges à conduire avec les investisseurs et de la nécessité d’obtenir une approbation parlementaire préalable.

Pierre Mukoko avec l’Agence Ecofin

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Fonds de promotion de l'industrie (FPI), a public institution that finances industrial projects in the Democratic Republic of Congo, has awarded KPMG RDC a consulting contract to restructure its loan portfolio. The decision, signed on April 2, 2026, by Director General Hervé Claude Ntumba Batukonke, awards the contract for $138,729 before tax, or $160,925.64 including tax.

The award notice does not detail the exact scope of the mission assigned to KPMG. It states that the contract follows a procurement process launched in 2024, involving several no-objection clearances from Direction générale du contrôle des marchés publics covering the procurement plan, shortlist, request for proposals, and technical and financial evaluations. KPMG's offer, dated March 6, 2024, indicates that the process lasted at least two years.

Debt recovery a priority

The award comes as FPI has brought debt recovery back to the forefront. When he took office in August 2025, the director general identified loan repayment as a key priority of his tenure, arguing that the institution's ability to finance new industrial projects depends in part on recovering funds already lent.

In a statement issued at the time, FPI said all receivables would be identified and recovered, and pledged to establish a mechanism to ensure full repayment of both existing and future loans. It added that non-repayment was undermining its core mission of supporting industrialization.

This is not a new issue. In March 2020, then-Industry Minister Julien Paluku said about $150 million was already outstanding and gave borrowers 48 hours before forced recovery measures would be triggered.

The contract award to KPMG therefore reflects FPI’s ongoing effort to better structure the management of its loan portfolio, as debt recovery becomes a central lever to restore financial flexibility and support new industrial projects.

Timothée Manoke

Le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) a attribué à KPMG RDC un marché de consultance portant sur l’assainissement de son portefeuille de prêts, selon une décision d’attribution définitive signée le 2 avril 2026 par son directeur général, Hervé Claude Ntumba Batukonke. Le marché a été attribué pour un montant de 138 729 dollars hors taxes, soit 160 925,64 dollars toutes taxes comprises.

La décision ne détaille pas le contenu exact de la mission confiée à KPMG. Elle indique en revanche que le marché est l’aboutissement d’une procédure engagée en 2024, avec plusieurs avis de non-objection de la Direction générale du contrôle des marchés publics sur le plan de passation, la liste restreinte, la demande de propositions, puis les évaluations technique et combinée. L’offre de KPMG mentionnée dans la décision est datée du 6 mars 2024, ce qui confirme que la procédure s’est étalée sur au moins deux ans.

Cette attribution intervient dans un contexte où le FPI remet au premier plan la question du recouvrement de ses créances. Lors de sa prise de fonction en août 2025, le directeur général avait présenté le remboursement des prêts comme une priorité de son mandat, estimant que la capacité de l’institution à financer de nouveaux projets industriels dépendait aussi du recouvrement effectif des fonds déjà engagés.

Dans un communiqué publié à cette occasion, la direction du FPI affirmait que « toutes les créances, sans exception, seront méticuleusement recensées et recouvrées », en promettant la mise en place d’un mécanisme destiné à assurer le remboursement intégral des prêts anciens et futurs. Le même texte soulignait que le non-remboursement des créances fragilisait la mission même du fonds, censé soutenir l’industrialisation du pays.

Le sujet n’est cependant pas nouveau. En mars 2020, le ministre de l’Industrie de l’époque, Julien Paluku, évoquait déjà environ 150 millions de dollars à récupérer auprès des débiteurs du FPI et annonçait un délai de 48 heures avant le déclenchement de mesures de recouvrement forcé pour les emprunteurs défaillants.

L’attribution de ce marché à KPMG peut ainsi être lue comme une nouvelle étape dans la tentative du FPI de mieux structurer la gestion et le nettoyage de son portefeuille de prêts, dans un contexte où la récupération des créances apparaît comme un levier central pour restaurer ses marges de manœuvre financières et relancer le financement de nouveaux projets industriels.

Timothée Manoke

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The expiration of the Fina Log concession on Dec. 31, 2025, has reshaped the oil logistics chain between Matadi and Kinshasa by bringing in a new state entity. This corridor is the main transit route for fuel consumed in the western region of the Democratic Republic of Congo (DRC) and accounts for about 80% of fuel bound for the Central African Republic.

The National Petroleum Infrastructure Management Company (ENGIP) was established in January 2026 to manage the corridor’s operations. The public company took over Fina Log’s assets, including pipelines, pumping stations and depots, which returned to the Congolese state at no cost.

On April 7, 2026, the new state enterprise signed operating agreements covering these assets with SEP Congo, the long-standing operator of the Matadi-Kinshasa logistics chain.

These agreements do not affect the price structure in any way. On the contrary, they could help reduce logistics costs and strengthen price stability,” ENGIP Director General Richard Beya Ilunga said, according to remarks reported by Actualite.cd.

The official fuel pricing structure for the western zone, set in December 2025, highlights the impact of logistics on final consumer prices. For gasoline, distribution costs amount to 724.03 Congolese francs (FC) per liter, compared with a pump price of 2,440 FC, nearly 30% of the final price.

For kerosene, these costs reach 516.06 FC per liter, or about 24% of a pump price of 2,130 FC. Diesel logistics costs stand at 688.78 FC per liter for a pump price of 2,430 FC, representing 28.3% of the final price. SEP Congo alone accounts for 192.79 FC per liter, about 8% to 9% of the final price and more than a quarter of total logistics costs.

Unanswered questions

According to the pricing structure, logistics is the second-largest cost component after international procurement. Lower logistics costs could therefore support price stability, a critical factor as conflict in the Middle East fuels uncertainty over global oil prices.

However, it remains difficult to assess the expected cost reductions, as the details of the contracts between ENGIP and SEP Congo have not been made public.

These agreements will allow us to operate in a stable environment, with the objective of delivering positive outcomes for our company, government ministries and, above all, citizens,” SEP Congo Director General Malick Ndiaye said. Ndiaye, cited by Actualite.cd, added that negotiations lasted several months but provided no further details.

One point is clear: the state, through ENGIP, now owns 100% of the assets along the Matadi-Kinshasa corridor, compared with 40% before the end of the Fina Log concession. This gives the government greater room to influence logistics costs.

The state must nevertheless balance this with the need to ensure service continuity, which requires maintaining and expanding infrastructure. This also involves mobilising resources, particularly for new investments. For now, ENGIP has not outlined how it plans to address these competing challenges.

Pierre Mukoko & Ronsard Luabeya

Avec la fin de la concession de la société Fina Log le 31 décembre 2025, un nouvel acteur a fait son entrée dans la chaîne logistique pétrolière entre Matadi et Kinshasa, axe de transit de l’ensemble des carburants consommés dans la zone ouest, qui représente une large part du marché de la République démocratique du Congo (RDC), ainsi qu’environ 80 % des carburants destinés à la République centrafricaine (RCA). Il s’agit de l’Entreprise nationale de gestion des infrastructures pétrolières (ENGIP). Créée en janvier 2026, cette société publique a repris les actifs de Fina Log — pipelines, stations de pompage et dépôts — revenus gratuitement à l’État congolais.

Le 7 avril 2026, la nouvelle entreprise publique a signé de nouveaux contrats d’exploitation de ces infrastructures avec SEP Congo, opérateur historique de la chaîne logistique pétrolière entre Matadi et Kinshasa. « Ces accords n’affectent en rien la structure des prix. Ils pourraient, au contraire, contribuer à la réduction des coûts logistiques et renforcer la stabilité des prix », a indiqué à cette occasion le directeur général d’ENGIP, Richard Beya Ilunga, selon des propos rapportés par Actualite.cd.

La structure officielle des prix des carburants en RDC pour la zone ouest, arrêtée en décembre 2025, met en évidence le poids déterminant des coûts logistiques dans le prix final payé par les consommateurs. Pour l’essence, les frais de distribution atteignent 724,03 francs congolais (FC) par litre, pour un prix à la pompe de 2 440 FC. Cela représente près de 30 % du prix final. Pour le pétrole, ces coûts s’élèvent à 516,06 FC par litre, soit environ 24 % d’un prix à la pompe de 2 130 FC. Pour le gasoil, ils atteignent 688,78 FC par litre pour un prix à la pompe de 2 430 FC, soit 28,3 % du prix final. À lui seul, SEP Congo représente 192,79 FC par litre, soit environ 8 à 9 % du prix final et plus d’un quart des coûts logistiques.

Zones d’ombre

Au regard de cette structure des prix, la logistique constitue le deuxième poste de coût après l’approvisionnement international. Une réduction des coûts logistiques pourrait ainsi renforcer la stabilité des prix, un levier important alors que la guerre au Moyen-Orient fait peser des incertitudes sur les cours mondiaux des produits pétroliers. Pour l’heure, il reste néanmoins difficile d’avoir de la visibilité sur la baisse des coûts logistiques évoquée, le contenu des contrats entre ENGIP et SEP Congo n’ayant pas été rendu public.

« Ces accords nous permettront de travailler dans un climat de sérénité, avec pour objectif d’obtenir des résultats bénéfiques pour notre entreprise, les ministères concernés et surtout pour les citoyens », a indiqué le directeur général de SEP Congo, Malick Ndiaye. Ce dernier, cité par Actualite.cd, a ajouté que les négociations avaient duré plusieurs mois, sans plus de détails.

Une chose est certaine : devenu propriétaire à 100 % des actifs sur le corridor Matadi–Kinshasa, contre 40 % avant la fin de la concession de Fina Log, l’État, à travers ENGIP, dispose désormais d’une marge de manœuvre accrue pour influer sur les coûts logistiques. Il doit néanmoins composer avec la nécessité de garantir la continuité du service, ce qui suppose d’assurer la maintenance et de développer les infrastructures. Cela implique aussi de mobiliser des ressources, notamment pour réaliser de nouveaux investissements. Pour l’instant, la stratégie d’ENGIP pour concilier l’ensemble de ces enjeux n’a pas encore été précisée.

Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya

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Kinshasa's provincial government launched a registration drive on April 7, 2026, to allocate stalls in the new central market. The initiative also enables city authorities to issue business licenses and distribute business registration forms for the 2026 fiscal year.

The move is aimed at expanding the capital’s tax base. To secure a stall in the market, which the governorate says will have around 11,000 spaces, vendors must show proof they have paid either property tax or rental income tax in order to obtain a tax clearance certificate. They must also pay the patente, an annual tax applied to small traders.

The requirement follows the suspension of patente payments in 2024 and 2025, after disputes between vendors’ representatives and the provincial government. Guylain Lokofe, president of the Syndicat des vendeurs du Congo, said the city had initially planned to collect the tax for both years at once, which traders rejected, arguing that the patente is annual and cannot be accumulated. Both sides have since reached an agreement allowing payments to resume.

On the digital platform "irms-dgrk.com," launched in March 2026 by Kinshasa’s General Directorate of Revenue (DGRK), the patente is set on a tiered system based on activity category: 56,000 Congolese francs (FC) for Category A, 42,000 FC for Category B, 28,000 FC for Category C, and 14,000 FC for Category D.

Timothée Manoke

Le gouvernement congolais a engagé une nouvelle étape dans l’encadrement de sa coopération avec le CIFOR-ICRAF autour du projet de Couloir vert Kivu–Kinshasa. Le 7 avril 2026, à Kinshasa, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a reçu Robert Nasi, directeur général du CIFOR-ICRAF, dans le cadre d’échanges portant sur une coopération scientifique renforcée et sur l’expertise que l’organisation pourrait apporter à ce vaste projet environnemental congolais.

Selon la communication officielle relayée autour de cette rencontre, cette démarche a déjà abouti à la signature d’un accord de siège, destiné à encadrer juridiquement la présence du CIFOR-ICRAF en République démocratique du Congo. L’enjeu est de formaliser un partenariat avec une institution déjà active dans le pays depuis plus de deux décennies, notamment sur les questions de foresterie, de restauration des paysages, de climat et d’appui aux politiques publiques.

Cette coopération annoncée s’inscrit dans le contexte du Couloir vert Kivu–Kinshasa, créé par décret le 15 janvier 2025. Le projet couvre 544 270 km², soit un peu plus du quart du territoire national, et prend la forme d’une aire protégée à vocation de réserve communautaire. Il vise à combiner protection des forêts, développement d’une économie verte et prévention des tensions dans des zones fragiles s’étendant de l’est à l’ouest du pays.

À ce stade, les contours opérationnels de l’appui du CIFOR-ICRAF n’ont pas encore été détaillés publiquement. Mais le profil de l’organisation, présente en RDC à travers plusieurs programmes de recherche et de terrain, laisse entrevoir une contribution possible sur les questions de science forestière, de gestion durable des paysages, de climat et de production de connaissances utiles à l’action publique. L’arrivée du CIFOR-ICRAF pourrait ainsi contribuer à consolider la dimension scientifique du projet.

Le projet de Couloir vert bénéficie déjà d’un soutien politique et financier international. En octobre 2025, l’Union européenne avait indiqué mettre 60,5 millions d’euros à disposition pour le développement du Couloir dans le cadre de l’initiative Gateway. Selon l’institution, un contrat de 57 millions d’euros a été attribué en février 2026 pour faciliter le lancement opérationnel du projet, sans que l’opérateur ni les modalités précises d’utilisation de ce financement aient été précisés.

Boaz Kabeya

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La campagne de souscription en vue de l’attribution des espaces commerciaux du nouveau Marché central de Kinshasa, lancée le 7 avril 2026, n’est pas seulement une étape destinée à offrir aux commerçants un espace structuré. Elle constitue également, pour l’exécutif de la ville-province de Kinshasa, une occasion de lancer la campagne de délivrance de la patente et de la fiche de recensement des activités économiques pour l’exercice 2026.

À travers cette démarche, les autorités de la capitale cherchent à élargir leur assiette fiscale. Parmi les préalables à l’attribution effective des emplacements dans cette infrastructure, qui devrait compter environ 11 000 espaces commerciaux selon le gouvernorat, figure l’obligation de présenter une preuve de paiement de l’impôt foncier ou de l’impôt sur les revenus locatifs afin d’obtenir un quitus fiscal. À cela s’ajoute l’exigence de s’acquitter de la patente, une taxe annuelle applicable aux petits commerçants.

Cette exigence intervient dans un contexte marqué par la suspension du paiement de la patente au cours des exercices 2024 et 2025, à la suite de divergences entre les représentants des vendeurs et l’exécutif provincial. Selon Guylain Lokofe, président du Syndicat des vendeurs du Congo, la ville avait envisagé de percevoir simultanément la patente pour ces deux années, une approche rejetée par les commerçants au motif que cette taxe est annuelle et ne peut être cumulée. Les deux parties seraient désormais parvenues à un accord permettant la reprise du processus.

Sur la plateforme numérique « irms-dgrk.com », lancée en mars 2026 par la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) pour permettre des déclarations fiscales en ligne plus traçables et transparentes, la patente repose sur une tarification différenciée selon les catégories d’activités : 56 000 francs congolais (FC) pour la catégorie A, 42 000 FC pour la catégorie B, 28 000 FC pour la catégorie C et 14 000 FC pour la catégorie D.

Timothée Manoke

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Coopérative U has entered the Democratic Republic of Congo through a partnership with the Biso na Biso group, operator of the Kin Marché brand. Announced on April 2, 2026, the deal includes supply and trademark licensing and represents a new phase in the French retailer’s international expansion.

The partnership is built around a dual-brand strategy. The Coopérative U logo will appear alongside Kin Marché, in what the group describes as a “hybrid” model. In Kinshasa, three stores will operate under the U Express format from 2026, with a gradual rollout of operational standards and private-label products.

Chief Executive Dominique Schelcher said the group’s international strategy relies on alliances with local partners that bring market expertise. This approach allows Coopérative U to build on an existing network while deploying its commercial know-how and brand.

According to the company, Biso na Biso operates 79 stores and plans to reach 116 by 2027. Store sizes range from 500 to 1,000 square metres. The Kin Marché brand is mainly present in Kinshasa, focusing on mid-sized outlets.

Coopérative U, which has more than 130 years of history, operates between 1,800 and 1,900 stores. Its expansion into the DRC is part of a broader strategy to grow outside France through local partnerships and convenience formats. It also reflects rising interest from international retailers in a Congolese market where modern retail is still developing.

Ronsard Luabeya

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