Après une première acquisition dans le Nord-Kivu, Copper Intelligence étend ses activités dans le sud de la République démocratique du Congo. La société a annoncé l’acquisition du permis de recherche PR-15880, correspondant au projet Kitungu, situé dans le territoire de Kasenga, dans la province du Haut-Katanga.
Dans une communication datée du 29 avril 2026, l’entreprise indique que le permis couvre une superficie de 764,55 hectares et se trouve dans le Copperbelt congolais, à environ 73 kilomètres à vol d’oiseau de Lubumbashi. Le site serait accessible depuis la capitale provinciale par la route nationale 5.
Cette acquisition marque une nouvelle étape dans la stratégie de Copper Intelligence en RDC. La société s’était auparavant positionnée dans le Nord-Kivu, à travers le projet cuprifère de Butembo, où elle affirme poursuivre des travaux d’exploration, notamment en vue d’une campagne de forages.
Données historiques
Copper Intelligence cible des actifs présentant déjà des indications géologiques préliminaires. À Butembo, l’intérêt du projet reposait notamment sur des échantillons de surface et des données issues de puits artisanaux et de tranchées d’exploration, avec des teneurs ponctuelles en cuivre pouvant atteindre 18 %. Ces résultats restent toutefois préliminaires et ne constituent pas une estimation certifiée de ressources.
Pour le projet Kitungu, l’intérêt de l’acquisition repose en partie sur des données historiques. Selon Copper Intelligence, d’anciens opérateurs avaient estimé la présence d’environ 18,2 millions de tonnes de minerai à une teneur moyenne de 1,74 % de cuivre.
En retraitant ces anciennes données avec ses propres modèles, la société évoque une estimation conceptuelle plus large, pouvant aller jusqu’à environ 27 millions de tonnes à une teneur moyenne de 1,54 % de cuivre. Dans un scénario plus prudent, limité aux zones les plus riches, elle mentionne environ 24,8 millions de tonnes à 1,62 % de cuivre.
Ces chiffres doivent cependant être interprétés avec prudence. Ils ne proviennent pas de nouveaux forages réalisés par Copper Intelligence, mais d’une réinterprétation de données anciennes. Ils ne constituent donc ni des réserves minières ni des ressources certifiées au sens des standards internationaux.
Exploration à confirmer
La société précise que les neuf forages historiques disponibles ne couvrent qu’une portion limitée du terrain, sur environ 700 mètres. Cette information suggère un potentiel d’extension de la zone minéralisée, qui devra toutefois être confirmé par des travaux supplémentaires.
Copper Intelligence indique également avoir réalisé de premières simulations économiques pour tester le potentiel du projet. Ces analyses restent préliminaires et dépendront des résultats de futurs forages, étape nécessaire avant toute estimation de ressources conforme aux standards internationaux et toute décision de développement industriel.
D’après les éléments disponibles auprès du Cadastre minier, le permis PR-15880 était précédemment associé à Rock Mining SARL. Les informations publiées par cette société sur son site Internet la présentent comme une structure engagée dans l’exploration et la valorisation de projets miniers en RDC.
L’opération intervient dans un contexte international marqué par une compétition accrue autour du cuivre et des minerais critiques, alors que les acteurs industriels cherchent à sécuriser de nouvelles sources d’approvisionnement.
À ce stade, les actifs de Copper Intelligence en RDC demeurent en phase d’exploration. Leur développement éventuel dépendra des résultats des programmes de forages, de la certification des ressources, des études techniques et économiques, ainsi que des autorisations réglementaires nécessaires.
Timothée Manoke
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More than two months after the takeover of Chemaf was finalised, the role of Lloyds Metals and Energy, Virtus Minerals' partner in the deal, in the management of the Congolese mining assets is coming into focus. A new Chemaf organisational chart, dated late May to early June and reviewed by Bankable, places several executives from the Lloyds-Thriveni ecosystem in key positions.
The document lists Virtus chief executive Phillip Braun as Chemaf's CEO. It also identifies Sooryanarayanan (Soorya) Prabhakaran, executive director of the Lloyds & Thriveni group, as the copper-cobalt producer's CEO-designate. "He is currently tasked with setting up, operationalising and ramping up Chemaf's mining assets in the Democratic Republic of Congo," the document states.
The new organisational chart also shows Subramanian Alagappan as deputy chief executive. Alagappan is the Lloyds & Thriveni group's country head in the DRC.
Lloyds Metals and Energy, the operator of Chemaf's mining and industrial assets, is historically an iron ore producer, while Thriveni Earthmovers has established itself as one of India's leading private mining contractors, particularly in coal and large-scale mining operations. In 2025, Lloyds strengthened its control over Thriveni by raising its stake to nearly 80%.
Like their employers, the executives now overseeing Chemaf's restart have backgrounds in running large-scale mining operations. Their direct exposure to the copper and cobalt sector, however, remains more limited.
Before taking on responsibility for Chemaf, Soorya Prabhakaran led Thriveni's iron ore operations in the Indian state of Odisha, where he helped double output from 20 million to 40 million tonnes per year.
Subramanian Alagappan has nearly three decades of experience in coal mining, iron ore and large open-pit mining projects in India, Indonesia, China and Mozambique. He also heads Surya Mines SARL, indirectly controlled by the group through its acquisition of 50% of Nexus Holdco, which holds 90% of Surya, according to a group statement dated January 6, 2026.
Key shareholder
Lloyds' first asset in Africa, Surya Mines operates in Haut-Katanga and holds a hydrometallurgical plant at Kitemina with an announced annual capacity of 30,000 tonnes of copper cathodes and 5,000 tonnes of cobalt hydroxide. Operations began there in March 2026, according to a company document. Surya is also carrying out exploration activities across 16 mining concessions in the Likasi region.
Beyond its operational role, Lloyds is also a key shareholder in Chemaf. According to an investor note dated March 30 and obtained by Bankable, the Indian group controls 41% of Virtus Lloyds Minerals Holding (VLMH), the vehicle that acquired 100% of Chemaf's assets for $30 million. Virtus Minerals holds 51%.
Even with the announced transfer of a 10% stake to the Congolese state, Lloyds' weight in Chemaf's shareholding structure is expected to remain significant. The success of efforts to revive Chemaf therefore rests largely on the Indian group. It will need to overcome several challenges: debt estimated at close to one billion dollars, production facilities to restart, the Mutoshi project to complete, and significant social obligations, including arrears owed to more than 3,000 employees and subcontractors.
For now, details of the restart remain limited. In its communications with investors, Lloyds has focused mainly on Chemaf's industrial potential.
According to the Indian group, Chemaf currently has an industrial capacity of 20,000 tonnes per year of copper cathodes and 4,000 tonnes per year of cobalt, centred on the Etoile plant. Once completed, the Mutoshi project is expected to add 50,000 tonnes per year of copper and 16,000 tonnes per year of cobalt. In total, Chemaf's capacity could reach 70,000 tonnes of copper and 20,000 tonnes of cobalt per year, if the expansion projects are completed as planned.
Factoring in Lloyds' other DRC operations through Surya Mines, the Indian group is targeting a total capacity of around 100,000 tonnes of copper and 20,000 tonnes of cobalt per year in the country.
Pierre Mukoko
Congo Motors et Case IH ambitionnent de lancer, avant la fin de l’année 2026, une première phase d’assemblage local de tracteurs agricoles en République démocratique du Congo. Le 5 juin 2026, le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a présidé la cérémonie de pose de la première pierre de l’usine d’assemblage à Kinzalandi, dans le territoire de Mbanza-Ngungu, au Kongo Central.
Selon le ministère de l’Agriculture, l’unité est portée par Congo Motors et la marque américaine Case IH apporte un appui technologique. Dans sa première phase, l’usine sera consacrée à l’assemblage de tracteurs. L’objectif est ensuite d’accroître progressivement la part de fabrication locale, afin de développer une filière nationale d’équipements agricoles et de réduire la dépendance aux matériels importés.
Le projet s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de mécanisation agricole. Le ministère estime que la RDC a besoin d’environ 5 000 tracteurs par an pour répondre aux besoins des producteurs, améliorer les rendements et soutenir la transformation du secteur rural. Le gouvernement affirme avoir déjà passé une commande ferme de 3 000 tracteurs destinés aux producteurs agricoles sur l’ensemble du territoire national. Cette commande pourrait constituer l’un des premiers débouchés de la future unité d’assemblage.
Maintenance locale
Au-delà de l’assemblage, le projet doit aussi répondre au défi de la maintenance. Selon le ministère, de nombreux tracteurs acquis ces dernières années sont restés immobilisés faute de techniciens qualifiés ou de pièces de rechange disponibles. La future unité devrait donc intégrer un centre de formation pour techniciens spécialisés, un service de maintenance et un dispositif d’approvisionnement en pièces détachées. L’objectif est de prolonger la durée d’utilisation des équipements et d’éviter que les tracteurs distribués aux producteurs ne restent hors service.
Congo Motors est déjà positionné en RDC dans la distribution de véhicules, d’équipements et de services après-vente. Son implication dans ce projet marque une tentative de passage de la distribution de matériels importés vers une première capacité industrielle locale dans les machines agricoles. Case IH, marque internationale spécialisée dans les équipements agricoles, doit apporter l’appui technologique au projet.
Pour Kinshasa, cette collaboration doit permettre d’installer progressivement un savoir-faire local dans l’assemblage, l’entretien et, à terme, la fabrication de certains composants. À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué de détails sur le coût global du projet, la capacité annuelle initiale de l’usine, la part exacte des composants qui seront produits localement ni le calendrier de montée en puissance vers une fabrication plus complète.
Ronsard Luabeya
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Plus de deux mois après la finalisation de la reprise de Chemaf, le rôle dans l’exploitation des actifs miniers congolais de Lloyds Metals and Energy, partenaire de Virtus Minerals dans cette opération, prend forme. Un nouvel organigramme de Chemaf, daté de fin mai-début juin et consulté par Bankable, place désormais plusieurs dirigeants issus de l’écosystème Lloyds-Thriveni à des postes clés.
Le document présente certes le directeur général de Virtus, Phillip Braun, comme directeur général (CEO) de Chemaf. Mais, il indique également que Sooryanarayanan (Soorya) Prabhakaran, directeur exécutif du groupe Lloyds & Thriveni, est le directeur général « désigné » du producteur de cuivre-cobalt. « Il est actuellement chargé de la mise en place, de l’opérationnalisation et de la montée en puissance des actifs miniers de Chemaf en République démocratique du Congo », précise le document.
Le nouvel organigramme fait également apparaître Subramanian Alagappan au poste de directeur général adjoint. Ce dernier est le responsable pays du groupe Lloyds & Thriveni en RDC.
Lloyds Metals and Energy, opérateur des actifs miniers et industriels de Chemaf, est historiquement un producteur de minerai de fer, tandis que Thriveni Earthmovers s’est imposé comme l’un des principaux prestataires miniers privés d’Inde, notamment dans le charbon et les travaux miniers de grande échelle. En 2025, Lloyds a renforcé son contrôle sur Thriveni en portant sa participation à près de 80 % du capital.
Comme leurs employeurs, les dirigeants désormais en charge de la relance opérationnelle de Chemaf disposent d’une expérience dans la conduite d’opérations minières industrielles. Leur exposition directe à l’univers du cuivre et du cobalt reste toutefois plus limitée.
Avant d’être associé au dossier Chemaf, Soorya Prabhakaran dirigeait notamment l’activité minerai de fer de Thriveni dans l’État indien d’Odisha, où il a contribué à doubler la production, passée de 20 à 40 millions de tonnes par an.
De son côté, Subramanian Alagappan totalise près de trois décennies d’expérience dans les mines de charbon, le minerai de fer et les grands projets miniers à ciel ouvert en Inde, en Indonésie, en Chine et au Mozambique. Il dirige également Surya Mines SARL, indirectement contrôlée par le groupe grâce à l’acquisition de 50 % de Nexus Holdco, qui détient 90 % de Surya, selon une communication du groupe datée du 6 janvier 2026.
Actionnaire clé
Premier actif de Lloyds en Afrique, Surya Mines, active dans le Haut-Katanga, détient une usine hydrométallurgique à Kitemina, d’une capacité annuelle annoncée de 30 000 tonnes de cathodes de cuivre et 5 000 tonnes d’hydroxyde de cobalt. Ses opérations ont débuté en mars 2026, selon un document de l’entreprise. Surya mène également des activités d’exploration sur 16 concessions minières dans la région de Likasi.
Au-delà de son rôle opérationnel, Lloyds est aussi un actionnaire de référence de Chemaf. Selon une note produite, le 30 mars dernier, à l’attention des investisseurs, dont Bankable a obtenu copie, le groupe indien contrôle 49 % de Virtus Lloyds Minerals Holding (VLMH), le véhicule qui a acquis 100 % des actifs de Chemaf pour 30 millions de dollars. Virtus Minerals en détient 51 %.
Même avec la cession annoncée de 10 % des parts à l’État congolais, le poids de Lloyds dans l’actionnariat de Chemaf devrait rester significatif. Le succès de la relance repose donc en grande partie sur le groupe indien. Il devra surmonter plusieurs défis : une dette estimée à près d’un milliard de dollars, une production à relancer, le projet Mutoshi à finaliser, ainsi que d’importantes attentes sociales, avec des arriérés dus à plus de 3 000 employés et sous-traitants.
Pour l’heure, les modalités concrètes de la relance restent peu détaillées. Devant les investisseurs, Lloyds met surtout en avant le potentiel industriel de Chemaf.
Selon le groupe indien, Chemaf dispose aujourd’hui d’une capacité industrielle de 20 000 tonnes par an de cathodes de cuivre et de 4 000 tonnes par an de cobalt, concentrée autour de l’usine d’Étoile. Une fois achevée, le projet Mutoshi est censé ajouter 50 000 tonnes par an de cuivre et 16 000 tonnes par an de cobalt. Au total, les capacités de Chemaf pourraient donc atteindre 70 000 tonnes de cuivre et 20 000 tonnes de cobalt par an, si les projets d’expansion sont finalisés comme prévu.
En intégrant les autres opérations de Lloyds en RDC via Surya Mines, le groupe indien vise une capacité totale d’environ 100 000 tonnes de cuivre et 20 000 tonnes de cobalt par an dans le pays.
Pierre Mukoko
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Repeated power outages in the DRC territories of Sakania, Kasenga and Pweto, as well as in the commune of Mokambo in Haut-Katanga province, are linked to a financial dispute between state utility Société nationale d'électricité (SNEL) and Zambian power company ZESCO.
At the 11th edition of the ExpoBeton forum, held May 27-30, 2026 in Kalemie, Hydraulic and Electrical Resources Minister Aimé Molendo Sakombi said the dispute centers on a claim estimated at $33 million. SNEL disputes the claim, saying the alleged debt has not been substantiated, the minister said.
In February and again in May 2026, the Zambian company suspended electricity supply to several localities in Haut-Katanga, citing unpaid obligations and issues related to the contractual framework between the two companies.
Also speaking at the forum, SNEL's director of studies and planning, Albéric Tukuzu, said the outages were carried out in violation of established procedures. Congolese authorities moved quickly to limit disruptions and reduce the affected communities' reliance on imported electricity, he said.
Alternatives
Generators have already been deployed to maintain supply in the affected areas, Tukuzu said. He added that SNEL's studies and planning department has completed assessments for the installation of two 2-MW solar power plants intended to serve Mokambo and Pweto. The facilities will operate on a hybrid energy system combining solar power and generators.
As explained at the forum, solar panels will generate electricity during periods of sufficient sunlight. When solar conditions are inadequate, generators will provide backup power and recharge the batteries. The hybrid setup is expected to provide up to 22 hours of electricity per day in the affected areas.
For Sakania, Tukuzu said a separate solution is under way, involving the construction of an approximately four-kilometer power line that would allow the town to be supplied from an alternative energy source.
SNEL has described these projects as transitional measures aimed at strengthening energy resilience in border areas, pending the implementation of longer-term solutions.
According to media reports, the 2026 outages are not an isolated occurrence. Similar episodes were recorded in the same border zone as early as 2016, also in the context of debt disputes involving ZESCO.
Timothée Manoke
Les coupures répétées d’électricité observées ces derniers mois dans les territoires de Sakania, Kasenga et Pweto, ainsi que dans la commune de Mokambo, dans la province du Haut-Katanga, seraient liées à un différend financier opposant la Société nationale d’électricité (SNEL) à la société zambienne ZESCO.
Lors de la 11e édition du forum ExpoBeton, tenue du 27 au 30 mai 2026 à Kalemie, le ministre des Ressources hydrauliques et électriques, Aimé Molendo Sakombi, a expliqué que le litige porterait sur un montant estimé à 33 millions de dollars. Selon le ministre, la SNEL considère toutefois cette créance comme « non établie » et la conteste.
En février puis en mai 2026, l’entreprise zambienne a suspendu la fourniture d’électricité à certaines localités du Haut-Katanga, invoquant notamment l’absence de règlement de certaines obligations ainsi que des questions liées au cadre contractuel entre les deux sociétés.
Présent également à ce forum, le directeur des études et de la planification de la SNEL, Albéric Tukuzu, a affirmé que les interruptions observées ont été exécutées « en dehors des normes et des standards ». Selon lui, les autorités congolaises ont réagi rapidement afin de limiter les conséquences de ces coupures sur les populations concernées et de réduire la dépendance de ces localités à l’électricité importée.
Alternatives
Selon Albéric Tukuzu, des groupes électrogènes ont déjà été déployés pour assurer l’approvisionnement dans les zones affectées. Le responsable a également indiqué que le département des études et de la planification de la SNEL a finalisé les études relatives à l’installation de deux microcentrales solaires de 2 MW destinées à Mokambo et à Pweto. Ces infrastructures fonctionneront selon un système de mix énergétique associant l’énergie solaire et des groupes électrogènes.
Selon les explications fournies lors du forum, les panneaux solaires assureront la production d’électricité pendant les périodes d’ensoleillement. Lorsque les conditions solaires seront insuffisantes, les groupes électrogènes prendront le relais afin d’alimenter le système et de recharger les batteries. Ce dispositif hybride devrait permettre d’assurer une disponibilité de l’électricité pouvant atteindre 22 heures sur 24 dans les localités concernées.
Pour Sakania, Albéric Tukuzu a indiqué qu’une autre solution est en cours de mise en œuvre, avec la construction d’une ligne électrique d’environ quatre kilomètres destinée à permettre l’alimentation de la cité à partir d’une autre source d’énergie.
Ces projets sont présentés par la SNEL comme des mesures transitoires visant à renforcer la résilience énergétique des zones frontalières, en attendant la mise en place de solutions plus durables.
D’après plusieurs informations relayées par les médias, les interruptions enregistrées en 2026 ne constituent toutefois pas un cas isolé. La rédaction a notamment retrouvé des épisodes similaires survenus dans cette zone frontalière dès 2016, dans un contexte déjà marqué par des différends liés à des créances réclamées par ZESCO.
Timothée Manoke
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The International Civil Aviation Organization (ICAO) has lifted a Significant Security Concern (SSeC) flagged against the Democratic Republic of Congo, the Ministry of Transport, Communication Routes and Regional Connectivity said on June 5, 2026.
The decision follows a civil aviation security oversight audit conducted from March 18 to 30, 2026, and a validation mission carried out by ICAO from May 25 to 29, 2026, at the international airports of Kinshasa/N'djili and Lubumbashi/Luano.
According to the ministry, the validation mission was intended to verify the effective implementation of corrective actions taken by Congolese authorities within the 30-day deadline set after the March audit. ICAO ultimately determined that the measures taken were sufficient to lift the significant security concern identified during the audit.
The audit report now credits the DRC with a 69.15% implementation rate for the critical elements of its civil aviation security oversight system. That marks a significant improvement over the previous audit in November 2017, when the country scored 49.84%. It also exceeds the African average cited by the ministry, which stands at 64.5%.
Recognised progress
The improvement forms part of broader reforms in the Congolese aviation sector. A separate ICAO audit in 2023 had already documented an improvement in the DRC's compliance with international civil aviation standards, with a score of 64.07%, compared with 50% in 2018 and 11% in 2006.
The lifting of the SSeC reflects efforts by the Civil Aviation Authority (AAC), the Air Routes Authority (RVA) and other aviation sector stakeholders to strengthen national aviation security mechanisms. It also improves the country's standing with ICAO and international air transport partners.
The development does not, however, remove all obstacles facing Congolese carriers. In its update of Dec. 8, 2025, the European Commission kept carriers certified by Congolese authorities on its list of airlines banned or subject to restrictions in European Union airspace.
The restriction relates to aviation safety and is not automatically lifted when an ICAO security concern is removed. The ICAO decision could nevertheless support efforts by Congolese authorities to secure broader international recognition of their aviation oversight system.
Boaz Kabeya
Belgium's development finance institution BIO has granted a $5 million loan to microcredit company SMICO, a microfinance institution operating in the Democratic Republic of Congo. The financing agreement was signed on May 21, 2026, in Brussels.
According to a joint statement released at the signing ceremony, the funds are intended to help SMICO expand its operations beyond its traditional areas of operation in the Kivu region.
Those areas are currently affected by a security crisis that has weakened the institution's activities. At the end of the first half of 2025, SMICO recorded a loss of 1.29 billion Congolese francs.
In Goma and Bukavu, where the institution operates two major branches, banking activity has been suspended since AFC/M23 rebels seized those cities in early 2025. In Uvira, where SMICO also has a branch, operations remain dependent on developments in the security situation.
Responding to the crisis
The transaction partly reflects a response to that crisis. "This financing undeniably contributes to strengthening the institution's financial resilience and its ability to continue its mission despite a complex economic and security environment," SMICO said.
The institution, however, cautioned against a narrow reading of the deal. "It would be misleading to view this operation solely as a crisis-response measure," it said.
SMICO framed the loan primarily as part of its ambition to accelerate its growth strategy and strengthen its presence in several high-potential markets.
In the near term, the institution plans to continue its expansion into Isiro, in Haut-Uele province, and Butembo, in North Kivu, while consolidating its network in provinces where it already operates.
In addition to its branches in Goma, Bukavu and Uvira, SMICO has a presence in Bunia, Kalemie, Kisangani, Lubumbashi, Kolwezi, Kindu and Likasi.
As part of its 2030 development strategy, the institution also aims to progressively extend its reach into the central and western provinces of the country to strengthen financial inclusion nationwide.
Fighting poverty
"This expansion will be based on an approach combining the opening of new branches, the development of banking agent and super-agent networks, and the strengthening of digital channels," SMICO said.
The strategy is expected to broaden the institution's client base, which currently serves more than 92,000 customers, and grow its loan portfolio.
The financing is explicitly targeting Congolese micro-entrepreneurs, particularly women and young people. "BIO's support will sustainably strengthen our capacity to finance and support Congolese entrepreneurs, stimulating entrepreneurship, job creation and financial inclusion," said Pacifique Ndagano, SMICO's chief executive.
At BIO, the loan, which is guaranteed by EDFI Management Company, is presented as an investment in the fight against poverty.
"Access to financial services is a key tool in the fight against poverty, particularly in fragile countries," said Joris Totté, BIO's chief executive, whose institution marks its 25th anniversary this year. "This investment illustrates our mission: supporting high-impact local actors for inclusive and sustainable development," he added.
Pierre Mukoko
La République démocratique du Congo enregistre une avancée dans le renforcement de son dispositif de sûreté de l’aviation civile. Le ministère des Transports, Voies de communication et Désenclavement a annoncé, le 5 juin 2026, la levée par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) de la Préoccupation significative de sûreté, ou SSeC, qui pesait sur le pays.
Cette décision intervient à la suite d’un audit de supervision de la sûreté de l’aviation civile mené du 18 au 30 mars 2026. Elle fait également suite à une mission de validation conduite par l’OACI du 25 au 29 mai 2026 dans les aéroports internationaux de Kinshasa/N’djili et de Lubumbashi/Luano.
Selon le ministère, cette mission visait à vérifier la mise en œuvre effective des actions correctives engagées par les autorités congolaises dans le délai de 30 jours fixé après l’audit de mars. L’OACI a finalement estimé que les mesures prises permettaient de lever la préoccupation significative de sûreté relevée à l’issue de cet audit.
Le rapport d’audit crédite désormais la RDC d’un taux de 69,15 % pour la mise en œuvre effective des éléments cruciaux du système de supervision de la sûreté de l’aviation civile. Ce niveau marque une nette progression par rapport au précédent audit de novembre 2017, où le pays avait obtenu 49,84 %. Il dépasse également la moyenne africaine indiquée par le ministère, estimée à 64,5 %.
Progrès reconnus
Cette évolution s’inscrit dans un processus plus large de réformes du secteur aérien congolais. En 2023, un autre audit de l’OACI avait déjà mis en évidence une progression du niveau de conformité de la RDC aux standards internationaux de l’aviation civile, avec un score de 64,07 %, contre 50 % en 2018 et 11 % en 2006.
La levée de la SSeC constitue donc une reconnaissance des actions menées par l’Autorité de l’aviation civile (AAC), la Régie des voies aériennes (RVA) et les autres acteurs du secteur pour renforcer les mécanismes nationaux de sûreté aérienne. Elle améliore aussi la crédibilité du pays auprès de l’OACI et des partenaires internationaux du transport aérien.
Cette avancée ne signifie toutefois pas que tous les obstacles sont levés pour les transporteurs congolais. Dans sa mise à jour du 8 décembre 2025, la Commission européenne a maintenu les transporteurs certifiés par les autorités congolaises sur la liste des compagnies interdites ou soumises à restrictions dans l’espace aérien de l’Union européenne.
Cette restriction porte sur la sécurité aérienne et ne disparaît pas automatiquement avec la levée d’une préoccupation de sûreté par l’OACI. La décision de l’OACI pourrait néanmoins constituer un élément favorable dans les démarches engagées par les autorités congolaises pour renforcer la reconnaissance internationale de leur système de supervision aérienne.
Boaz Kabeya
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La Société belge d’investissement pour les pays en développement (BIO) a octroyé un prêt de 5 millions de dollars à la Société de microcrédits congolais (SMICO), une institution de microfinance active en République démocratique du Congo. L’accord de financement a été signé le 21 mai 2026 à Bruxelles, en Belgique.
Selon le communiqué conjoint publié à l’issue de la cérémonie, cet apport doit permettre à SMICO d’étendre ses activités au-delà de « ses zones historiques d’implantation dans les régions du Kivu ».
Ces zones sont actuellement affectées par une crise sécuritaire qui a fragilisé les activités de l’institution. À la fin du premier semestre 2025, SMICO affichait une perte de 1,29 milliard de francs congolais.
À Goma et Bukavu, où l’institution dispose de deux agences importantes, l’activité bancaire est interdite depuis la prise de contrôle de ces villes par les rebelles de l’AFC/M23 au début de l’année 2025. À Uvira, où SMICO possède également une agence, l’activité reste dépendante de l’évolution de la situation sécuritaire.
Réponse à la crise
L’opération apparaît donc en partie comme une réponse à cette crise. « Ce financement contribue indéniablement à renforcer la résilience financière de l’institution et sa capacité à poursuivre sa mission malgré un contexte économique et sécuritaire complexe », reconnaît SMICO.
L’institution nuance toutefois cette lecture. « Cependant, il serait réducteur de considérer cette opération uniquement sous l’angle de la mitigation des effets de la crise », précise-t-elle.
SMICO inscrit surtout ce prêt dans sa volonté « d’accélérer sa stratégie de croissance et de renforcer sa présence dans plusieurs zones à fort potentiel économique ». À très court terme, l’institution envisage de poursuivre son expansion à Isiro, dans la province du Haut-Uele, et à Butembo, dans le Nord-Kivu, tout en consolidant son réseau dans les provinces où elle opère déjà.
En plus de ses agences de Goma, Bukavu et Uvira, SMICO est présente à Bunia, Kalemie, Kisangani, Lubumbashi, Kolwezi, Kindu et Likasi.
Dans le cadre de sa vision de développement à l’horizon 2030, l’institution ambitionne également d’étendre progressivement sa présence vers les provinces du centre et de l’ouest du pays afin de renforcer l’inclusion financière à l’échelle nationale.
Lutte contre la pauvreté
« Cette expansion reposera sur une approche combinant l’ouverture de nouveaux points de service, le développement du réseau d’agents bancaires et de super agents bancaires ainsi que le renforcement des canaux digitaux », explique SMICO.
Cette stratégie devrait permettre à l’institution d’élargir sa base clientèle, qui compte actuellement plus de 92 000 clients, et d’accroître son portefeuille de crédits.
Le financement vise expressément les micro-entrepreneurs congolais, notamment les femmes et les jeunes. « Cet appui de BIO permettra de renforcer durablement notre capacité à financer et accompagner les entrepreneurs congolais, en stimulant l’entrepreneuriat, la création d’emplois et l’inclusion financière », souligne Pacifique Ndagano, directeur général de SMICO.
Chez BIO, le financement, garanti par EDFI Management Company, est présenté comme un investissement en faveur de la lutte contre la pauvreté.
« L’accès aux services financiers est un levier essentiel contre la pauvreté, en particulier dans les pays fragiles », soutient Joris Totté, directeur général de BIO, qui célèbre cette année ses 25 ans d’existence. « Cet investissement illustre notre mission : soutenir des acteurs locaux à fort impact pour un développement inclusif et durable », ajoute-t-il.
Pierre Mukoko
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