Alors que son certificat de transporteur aérien (CTA) arrive à expiration en décembre, Congo Airways a renforcé sa flotte par l’acquisition d’un Embraer E-190 d’une capacité de 90 passagers. Cette opération permet à la compagnie nationale d’éviter le risque de perte de son CTA, laquelle aurait entraîné la suspension du droit de voler, la résiliation des contrats d’assurance et la caducité des engagements commerciaux. Une telle situation aurait contraint Congo Airways à reprendre l’ensemble du processus de certification, long et coûteux.
L’appareil, âgé de 18 ans et précédemment exploité par la compagnie dominicaine Sky High, a subi une révision à Toulouse, en France, avant d’être réceptionné le 24 décembre à l’aéroport international de N’djili, à Kinshasa.
Il a été acquis dans le cadre d’un partenariat entre Congo Airways et la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), actionnaire de la compagnie à hauteur de 31 %. Selon nos informations, l’avion reste la propriété de la CNSS, qui le met en location auprès de la compagnie aérienne à des conditions non dévoilées pour l’instant. Selon les responsables de la CNSS, deux autres aéronefs devraient prochainement rejoindre la flotte.
Cette acquisition intervient dans un contexte de tentative de relance de Congo Airways, dont les activités sont suspendues depuis le 12 avril 2025, à la suite de l’expiration des contrats de wet-lease conclus avec la société lituanienne KlasJet. Par ailleurs, les avions détenus en propre par la compagnie restent immobilisés en raison de difficultés techniques, notamment liées au manque de moteurs et à l’insuffisance de maintenance. La compagnie traine également une importante dette commerciale et sociale.
Présenté fin janvier 2025, le plan de relance prévoit notamment l’acquisition de trois Airbus A320, en leasing ou par achat étalé sur cinq ans, ainsi qu’une réorganisation de la gouvernance. Il repose également sur le soutien des autorités publiques et la mobilisation de financements, en particulier via la CNSS et l’État congolais.
En janvier 2025, une nouvelle équipe dirigeante avait été nommée, avec Alexandre Tshikala Mukendi au poste de directeur général et Mamitsho Pontshia comme directeur général adjoint. Mais le processus s’est ensuite enlisé. En novembre dernier, lors du Forum Makutano, le ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, avait indiqué que la mise en œuvre du plan était bloquée par le refus de la CNSS de garantir un prêt bancaire.
Affaiblie par des difficultés financières et techniques persistantes, Congo Airways a vu sa flotte opérationnelle passer de quatre à deux avions, avant l’arrêt total de ses activités en juillet 2024, consécutif à des pannes techniques récurrentes.
Après plusieurs mois de démarches, la compagnie avait annoncé, dans un communiqué publié le 3 novembre 2024, une reprise progressive de ses opérations, avec un premier vol initialement programmé le 10 novembre, avant de suspendre à nouveau ses activités le 12 avril 2025.
Ronsard Luabeya
Lire aussi :
Congo Airways : Jean-Pierre Bemba attribue le blocage de la relance à la CNSS
Congo Airways annonce la reprise de ses vols, après 4 mois d’arrêt
L’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) a engagé une procédure de mise en concurrence pour un projet de production d’électricité hydroélectrique sur les chutes de Nfuka Mukaji, situées dans le territoire de Bukama, dans la province du Haut-Lomami. L’appel à manifestation d’intérêt, publié le 24 décembre 2025, porte sur une centrale d’une puissance installée de 94,5 MW, à développer sur financement propre.
Cette démarche intervient après le dépôt, auprès de l’ARE, d’une demande de concession par la société Umeme Energy Sarl. À l’issue de l’analyse du dossier, l’Autorité a établi que le projet est localisé sur le domaine public. Conformément au cadre juridique en vigueur dans le secteur de l’électricité, cette qualification impose à l’ARE d’ouvrir le projet à la concurrence.
Les acteurs intéressés sont appelés à soumettre un dossier démontrant leur capacité à développer et exploiter une installation de production d’électricité. Les éléments attendus portent notamment sur l’expertise technique, la solidité financière, les références de projets comparables déjà réalisés, ainsi que la disponibilité de ressources humaines qualifiées.
La procédure est réservée aux personnes physiques ou morales de droit congolais répondant aux critères fixés par la loi sur l’électricité et ses textes d’application.
Les dossiers de manifestation d’intérêt doivent être déposés au siège de l’ARE à Kinshasa-Gombe, sous pli fermé, au plus tard le 31 décembre 2025 à 12 heures, heure de Kinshasa.
À l’issue de l’examen des candidatures, l’ARE prévoit l’établissement éventuel d’une liste restreinte de cinq opérateurs, sous réserve que le nombre et la qualité des dossiers reçus satisfassent aux exigences réglementaires.
Boaz Kabeya
Lire aussi :
Haut-Lomami : une centrale hydroélectrique de 140 MW pour alimenter les mines de Zijin
Manono : la phase 3 de la centrale hydroélectrique de Mpiana-Mwanga prévue à 108 MW
Plus de deux ans après avoir obtenu l’autorisation d’opérer en République démocratique du Congo (RDC), CRDB Bank Congo, filiale du groupe tanzanien CRDB Bank, poursuit la mise en œuvre de son plan d’implantation. La banque a procédé, le 12 décembre 2025, à l’inauguration officielle d’une agence à Kinshasa, située dans la commune de la Gombe. Il s’agit de sa première implantation dans la capitale, marquant ainsi son entrée sur le principal marché bancaire du pays.
Selon le communiqué de la banque, la cérémonie s’est tenue en présence du ministre provincial des Finances, de l’Économie et de la Digitalisation, Magloire Kabemba Kabemba, représentant le gouverneur de la ville de Kinshasa. Plusieurs personnalités des secteurs public et privé y ont également pris part, notamment des représentants de la Banque centrale du Congo, ainsi que l’ambassadeur de la République-Unie de Tanzanie en RDC.
Jusqu’à cette ouverture, CRDB Bank Congo n’était implantée qu’à Lubumbashi, où se situe également son siège. L’arrivée à Kinshasa constitue ainsi une évolution de son dispositif opérationnel en RDC, la capitale concentrant l’essentiel de l’activité économique, financière et institutionnelle du pays.
Dans son rapport annuel 2024, le groupe indiquait déjà que sa filiale congolaise avait engagé des actions ciblées d’acquisition de clients stratégiques à Kinshasa, tout en travaillant au renforcement de la visibilité de la marque et à la préparation de la pénétration du marché. L’ouverture de l’agence de la Gombe apparaît ainsi comme la traduction concrète d’une stratégie annoncée en amont.
Revenus peu diversifiés
La portée de cette implantation est renforcée par le poids de Kinshasa dans l’activité bancaire nationale. Selon une étude sur le paysage bancaire en RDC réalisée par le cabinet Target Sarl, 42 % des agences et guichets bancaires du pays étaient situés à Kinshasa en 2023, confirmant la centralité de la capitale dans la distribution des services financiers.
L’ouverture de cette agence pourrait par ailleurs rapprocher CRDB Bank Congo d’une clientèle plus large et contribuer à une évolution de la structure de ses revenus. D’après son rapport Pilier 3 du premier semestre 2025, la performance de la banque reste largement portée par les intérêts sur les bons du Trésor, qui représentaient environ 8 milliards de francs congolais sur un produit net bancaire de 10,4 milliards de francs congolais, soit près de 77 %.
Les intérêts et commissions nets liés aux opérations avec la clientèle, notamment sur les crédits, se sont quant à eux établis à 1,6 milliard de francs congolais, représentant environ 15,6 % du PNB sur la même période.
Dans ce contexte, l’ancrage à Kinshasa pourrait constituer un levier pour renforcer les activités commerciales auprès de la clientèle et rééquilibrer progressivement les sources de revenus de la banque.
Timothée Manoke
Lire aussi :
Logement : Shelter Afrique et CRDB Bank préparent une facilité de 10 millions $ pour la RDC
CRDB Bank perd 2,5 millions $ en RDC en 2024, mais reste optimiste
The Democratic Republic of Congo has suspended the activities of all artisanal copper-cobalt mineral processing entities across the country since December 19, 2025, under an order signed by Mines Minister Louis Watum Kabamba.
The decision directly targets the downstream segment that makes illegal mining economically viable. A processing entity is defined as an individual business, commercial company, or mining cooperative that uses mineralogical and/or metallurgical processes to produce marketable mineral products, such as concentrates or refined metals. These entities are authorized to source minerals from artisanal miners, traders, approved mining cooperatives, and even from operating mining concessions.
According to the order, the suspension is a precautionary measure aimed at enabling a comprehensive audit. An ad hoc commission has been established to verify the administrative, legal, and technical compliance of all processing entities, as well as the traceability and lawful origin of the minerals they process.
While a separate order will define the commission’s composition and operating procedures, the current text sets out a tight timeline. Suspended entities have ten days from notification to submit documentation proving compliance with legal and regulatory requirements, along with evidence of the lawful origin of their supplies. The commission will then have fifteen days from receipt of a complete file to conduct its review and must submit its report to the minister within seven working days after the audit ends. Any resumption of activity will depend on operators’ ability to demonstrate compliance.
The mines minister said the decision was justified by findings that several processing entities were sourcing minerals from industrial concessions without authorization from rights holders, fueling encroachment and fraud. He also said these entities were failing to comply with OECD due diligence standards, undermining the international credibility of Congolese mineral products.
Decision welcomed by industrial miners
The move has been welcomed by several industrial mining operators. A member of the Chamber of Mines of the Federation of Congolese Enterprises said many processing entities violate regulations and enrich criminal networks involved in mineral theft. The federation estimates that Eurasian Resources Group alone has lost close to $3 billion due to the spoliation of its deposits.
Beyond easing pressure on industrial concessions and restoring the credibility of Congolese exports, the measure could also strengthen the role of the state-owned Enterprise Générale du Cobalt. To enable its Gécamines subsidiary to fully exercise its legal monopoly over the trade in artisanal strategic minerals such as cobalt, President Félix Tshisekedi had called in June for strict enforcement of rules and sanctions against plants and processing entities illegally purchasing artisanal cobalt outside the EGC framework.
In the short term, the suspension could disrupt the artisanal mining ecosystem and create social tensions, particularly for cooperatives and local traders. The shutdown of artisanal copper and cobalt processing units is expected to cause an immediate loss of market outlets for the sector, with the overall impact depending on the state’s ability to enforce the decision.
Although artisanal mining contributes only marginally to national copper and cobalt output, it is estimated to employ between 1.5 million and 2 million Congolese people and indirectly support more than 10 million livelihoods, according to EGC estimates.
Pierre Mukoko
Depuis le 19 décembre 2025, les activités de toutes les entités de traitement des minerais artisanaux de la filière cuivre-cobalt sont suspendues sur l’ensemble du territoire de la République démocratique du Congo (RDC). La décision est contenue dans un arrêté signé par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba.
Avec cette décision, l’État cible directement le maillon économique qui rend l’exploitation illégale rentable : l’aval. Une entité de traitement désigne une entreprise individuelle, une société commerciale ou une coopérative minière qui, par des procédés minéralogiques et/ou métallurgiques, obtient, à partir des minerais, un produit minier marchand sous forme de concentré ou de métal affiné ou raffiné. Elle est autorisée à s’approvisionner auprès des exploitants artisanaux, des négociants, des coopératives minières agréées et même des concessions minières en cours d’exploitation.
Selon le texte, il s’agit d’une mesure « conservatoire » destinée à permettre un audit généralisé. À cet effet, une commission ad hoc a été instituée. Elle est chargée de vérifier la conformité administrative, juridique et technique de toutes les entités de traitement, ainsi que la traçabilité et l’origine licite des minerais traités.
La composition, l’organisation et les modalités de fonctionnement de cette commission seront fixées par un autre arrêté. Mais l’arrêté prévoit déjà un calendrier serré : les entités suspendues disposent de dix jours francs à compter de la notification pour transmettre à la commission l’ensemble des éléments probants attestant leur conformité au cadre légal et réglementaire, ainsi que toute preuve relative à l’origine licite de leurs approvisionnements. La commission dispose ensuite de quinze jours, à compter de la réception du dossier complet, pour mener ses travaux. Elle est tenue de remettre son rapport au ministre dans un délai de sept jours ouvrables après la fin de l’audit. La reprise des activités dépendra de la capacité des opérateurs à démontrer leur conformité.
Pour justifier cette décision, le ministre des Mines affirme que plusieurs entités de traitement s’approvisionnaient en minerais issus de concessions industrielles sans autorisation des titulaires de droits miniers, alimentant l’envahissement des périmètres concédés et la fraude. Il estime également qu’elles ne respectent pas les exigences de diligence raisonnable prévues par le guide de l’OCDE, ce qui jetterait le discrédit sur les produits congolais.
Décision saluée par les industriels
La décision est soutenue par plusieurs opérateurs miniers industriels. « C’est une bonne décision. Trop d'entités de traitement violent les règles et enrichissent les réseaux criminels qui pillent les minerais », se réjouit un membre de la Chambre des mines de la Fédération des entreprises du Congo, contacté par Bankable. Selon la FEC, Eurasian Resources Group (ERG) aurait déjà perdu près de 3 milliards de dollars à cause de la spoliation de ses gisements.
Au-delà de la réduction de la pression sur les concessions industrielles et de la restauration de la crédibilité internationale des produits congolais, la mesure pourrait également renforcer le rôle de l’Entreprise générale du cobalt (EGC). Pour permettre à la filiale de la Gécamines d’exercer pleinement son monopole sur le négoce artisanal des minerais stratégiques comme le cobalt, le président Félix Tshisekedi avait demandé, lors d’un Conseil des ministres tenu le 13 juin 2025, l’application stricte de toutes les règles — y compris les sanctions — contre les usines et entités de traitement qui achètent illégalement du cobalt artisanal en contournant le monopole légal de l’EGC.
À court terme, la suspension des entités de traitement pourrait perturber l’écosystème artisanal et générer des tensions sociales, notamment pour les coopératives et les négociants locaux. L’arrêt des unités de traitement du cuivre et du cobalt artisanal devrait entraîner une perte immédiate de débouchés pour la filière. L’ampleur de l’impact dépendra toutefois de la capacité de l’État à faire respecter sa décision.
Bien que contribuant de manière marginale à la production du cuivre et du cobalt du pays, l’exploitation artisanale emploierait entre 1,5 et 2 millions de Congolais et ferait vivent indirectement plus de 10 millions de personnes, selon les estimations d’EGC.
Pierre Mukoko
Lire aussi :
Exploitation artisanale : la tragédie de Kalando réveille le plan de Tshisekedi
Cobalt artisanal : EGC mise sur 1 000 tonnes « traçables » pour attirer les investisseurs
Guillaume Ngefa s’attaque à l’exploitation minière illégale dans le Lualaba
The Democratic Republic of Congo plans to begin construction work on the Kinshasa city expansion project in the first quarter of 2026. The timeline was confirmed on December 22, 2025, during the official groundbreaking ceremony led by President Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo at Maluku, on the eastern outskirts of the capital.
The ceremony marked the launch of two flagship components of the project: the Sino-Congolese Industrial City and the Infirmière Maman Marthe Kasalu hospital platform. According to the Strategic Supervisory Committee for the Kinshasa City Extension Project (CSSPEVK), the event formally initiated the project phase, with physical works expected to start in early 2026.
The Sino-Congolese Industrial City stems from a cooperation agreement signed in October 2025 between the Democratic Republic of Congo and the Sino-Congo Special Economic Development Zone (SCSZ) consortium. The project represents an estimated investment of about $12 billion.
It provides for the phased installation of 1,200 factories over a five-year period, structured into industrial parks averaging 20 factories each. The presidency said the industrial city is expected to create up to 225,000 direct jobs once fully operational, including 30,000 jobs in its first year of activity.
The Infirmière Maman Marthe Kasalu hospital platform is designed as a multidisciplinary medical complex with subregional reach, specializing in oncology and advanced medical care. The facility will cover a built-up area of 36,000 square meters within a 10-hectare site.
The project also includes the construction of a heliport to support medical evacuations and critical interventions. Implementation of the hospital infrastructure has been entrusted to the Belgian-Moroccan consortium IIDG/TGCC.
Financing for the hospital platform is being provided through a joint credit facility from France’s public investment bank Bpifrance and Germany’s Commerzbank, amounting to a total of €133 million.
Boaz Kabeya
Le 22 décembre 2025, le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a procédé à la cérémonie officielle de pose de la première pierre des travaux de la Cité industrielle sino-congolaise et de la plateforme hospitalière Infirmière Maman Marthe Kasalu, deux composantes majeures du projet d’extension de la ville de Kinshasa à Maluku. Cette cérémonie marque le lancement du projet, dont le démarrage des travaux est annoncé pour le premier trimestre de 2026, a précisé le Comité stratégique de supervision du projet d’extension de la ville de Kinshasa (CSSPEVK).
La Cité industrielle sino-congolaise s’inscrit dans le cadre d’une convention de collaboration signée en octobre 2025 entre la République démocratique du Congo et le consortium Sino-Congo Special Economic Development Zone (SCSZ). Le projet représente un investissement estimé à environ 12 milliards de dollars.
Il prévoit l’implantation progressive de 1 200 usines sur cinq ans, organisées en parcs industriels comptant en moyenne 20 usines chacun. Selon la présidence de la République, la cité industrielle devrait générer à terme 225 000 emplois directs, dont 30 000 dès la première année d’exploitation.
La plateforme hospitalière Infirmière Maman Marthe Kasalu est conçue comme un complexe hospitalier pluridisciplinaire de référence sous-régionale, spécialisé notamment en oncologie et en soins hautement spécialisés. Elle s’étendra sur une superficie bâtie de 36 000 m², au sein d’un site de 10 hectares.
Le projet prévoit notamment la construction d’un héliport, destiné aux évacuations sanitaires et aux interventions critiques. La réalisation de cette infrastructure est confiée au consortium belgo-marocain IIDG/TGCC.
Le financement de la plateforme hospitalière est assuré par un crédit conjoint de la Banque publique d’investissement française (Bpifrance) et de la banque allemande Commerzbank, pour un montant total de 133 millions d’euros.
Boaz Kabeya
Lire aussi :
Extension de Kinshasa : Vingroup dévoile son projet de 6 300 hectares à Maluku
Cité industrielle sino-congolaise : un projet désormais estimé à 12 milliards $
Company is assessing the economic viability of copper at Bisie North
Ongoing metallurgical tests target copper zones above tin mineralization
Tin remains the main exploration focus at the project
UK-based Rome Resources is assessing the economic potential of copper mining at its Bisie North project in the Democratic Republic of Congo. In an update published on December 23, 2025, the company said it is on track to finalize studies under way, at a site where tin remains, at this stage, the primary exploration target.
Over the course of the year, Rome Resources commissioned metallurgical work to assess processing methods that could allow for the economic recovery of significant copper resources located above the tin zones at Mount Agoma. The first phase of this work is nearing completion, with results expected soon, according to the company.
Published in late October 2025, Rome Resources’ maiden resource estimate highlighted the polymetallic nature of Bisie North. The estimate identified 10,600 tons of tin and 46,900 tons of copper. It is this copper potential that the company is now seeking to better develop through the metallurgical work currently in progress.
The studies involve a series of tests designed to assess the conditions under which copper extraction could be economically viable. This includes identifying the most suitable processing method and evaluating the quality of the final product.
By focusing on the copper resources at Bisie North, Rome Resources is also positioning itself in a strategic market. Copper is essential to key sectors such as electronics, renewable energy, and electric mobility and is now widely regarded as a critical metal. In this context, the International Energy Agency has warned of a potential supply shortfall by 2035, driven by demand expected to rise sharply.
Rome Resources’ ability to capitalize on these opportunities will depend on the outcome of the ongoing work, with no indication at this stage of its likelihood of success. In the meantime, the company plans to continue exploration activities, including the launch of a new drilling campaign in the first quarter of 2026.
Aurel Sèdjro Houenou, Ecofin Agency
La société britannique Rome Resources évalue le potentiel économique d’une exploitation du cuivre sur le projet Bisie North, en République démocratique du Congo (RDC). Dans une mise à jour publiée le 23 décembre 2025, l’entreprise indique être en bonne voie pour finaliser les études engagées à cette fin, sur un projet où l’étain demeure, à ce stade, le principal produit d’exploration.
« Au cours de l'année, des travaux métallurgiques ont également été commandés afin d'évaluer les procédés de traitement permettant de récupérer économiquement les importantes ressources de cuivre situées au-dessus des zones d'étain de Mont Agoma. La première phase de ces travaux est presque terminée et les résultats sont attendus prochainement », peut-on lire dans la note publiée par la société.
Publiée fin octobre 2025, la première estimation de ressources de Rome Resources a mis en évidence un système polymétallique à Bisie North, faisant ressortir 10 600 tonnes d’étain et 46 900 tonnes de cuivre. C’est ce potentiel cuprifère que la société cherche désormais à mieux valoriser à travers les travaux métallurgiques en cours.
Ces travaux consistent en une série de tests destinés à évaluer les conditions dans lesquelles l’exploitation du cuivre pourrait être économiquement viable, notamment par l’identification du procédé de traitement le plus adapté et l’évaluation de la qualité du produit final.
En s’intéressant à la valorisation des ressources de cuivre de Bisie North, Rome Resources cherche également à se positionner sur un marché stratégique. Essentiel à des secteurs clés tels que l’électronique, les énergies renouvelables et la mobilité électrique, le cuivre s’impose aujourd’hui comme un métal critique. Dans ce contexte, l’Agence internationale de l’énergie (AIE) alerte sur le risque d’un déficit d’approvisionnement à l’horizon 2035, sous l’effet d’une demande appelée à croître fortement.
La capacité de Rome Resources à tirer parti de ces opportunités dépendra toutefois de l’issue des travaux en cours, aucun élément ne permettant à ce stade d’en apprécier les chances de succès. En attendant, la société prévoit de poursuivre ses efforts d’exploration, avec le lancement d’une nouvelle campagne de forage au premier trimestre 2026.
Aurel Sèdjro Houenou, Agence Ecofin
Lire aussi :
Bisie North : Rome Resources veut lever 2,4 millions $ pour ses forages
The Democratic Republic of Congo and the Republic of Congo signed an agreement on December 20, 2025, to share up to 30 MW of electricity. The contract was concluded between the Congolese national power utility SNEL SA and Énergie électrique du Congo (E2C SAU) during a ceremony attended by the two countries’ energy ministers, Aimé Sakombi Molendo for the DR Congo and Émile Ouosso for the Republic of Congo.
Until now, the power interconnection between the two countries had operated without a structured contractual framework, limiting effective management of electricity flows and financial reconciliation. The new agreement establishes a formal basis for cooperation, covering power exchanges, billing and settlement, and the development of regional energy integration projects intended to benefit consumers on both sides of the Congo River.
To oversee implementation, the two utilities have set up a joint commission, which will serve as a permanent consultation mechanism between SNEL and E2C.
According to a statement from the Congolese Ministry of Water Resources and Electricity, the agreement concludes three years of negotiations. These talks led to consensus on key technical, commercial, and financial parameters, including the maximum exchange capacity of 30 MW, pricing mechanisms, power quality standards, and operational monitoring arrangements.
Minister Aimé Sakombi Molendo said the establishment of a clear, consensual, and transparent contractual framework marks a decisive step toward more structured and sustainable energy cooperation. His counterpart, Émile Ouosso, highlighted the central role of electricity in supporting industrial and social development in both countries.
The electrical interconnection between the DR Congo and the Republic of Congo dates back to 1982 and is described as one of the earliest examples of energy integration in Central Africa, aligned with the regional power pool. Both countries are also involved in another project, known as the Energy Friendship Loop, which aims to secure electricity supply for Kinshasa, Brazzaville, and Cabinda by linking them to major generation centers, including Inga in the DR Congo and Pointe-Noire in the Republic of Congo.
Ronsard Luabeya