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La République démocratique du Congo prépare un appel d’offres international pour la construction et l’exploitation d’un backbone national en fibre optique de plus de 11 500 kilomètres, dont 1 500 kilomètres de liaisons internationales. Ce réseau doit constituer l’une des principales infrastructures du Projet de transformation numérique (PTN) du pays.

Le processus a franchi une nouvelle étape le 19 juin 2026 à Kinshasa, avec l’ouverture d’un atelier de mobilisation précoce du marché présidé par le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda. Cette rencontre a réuni des opérateurs télécoms, des investisseurs, des institutions financières ainsi que des partenaires techniques et financiers.

L’objectif de l’atelier était de présenter les grandes orientations du futur appel d’offres, de recueillir les observations des acteurs du marché et de préparer un processus de passation transparent et compétitif. Le gouvernement entend ainsi mettre en place un cadre contractuel susceptible d’attirer les investisseurs privés, tout en respectant les standards des partenaires financiers du projet.

Renforcer l’ossature numérique

Le Projet de transformation numérique bénéficie d’un financement de 400 millions de dollars de la Banque mondiale et d’un cofinancement de 100 millions d’euros de l’Agence française de développement. L’enveloppe globale représente environ 510 millions de dollars, selon le taux de change retenu.

Le futur backbone doit permettre de renforcer l’ossature numérique du pays et d’améliorer l’interconnexion nationale et internationale de la RDC. Selon les explications fournies par les responsables du projet, le réseau inclura des liaisons internationales avec plusieurs pays voisins, notamment l’Angola, l’Ouganda, le Burundi et la République centrafricaine.

Au-delà de l’infrastructure de fibre optique, le programme vise à élargir l’accès aux services numériques, réduire le coût d’Internet, améliorer la qualité de la connectivité et renforcer la résilience des réseaux. Il doit également contribuer à l’extension de la couverture mobile dans des zones encore mal desservies.

Services publics numériques

Le projet ambitionne notamment de faciliter l’accès aux services numériques pour plus de 30 millions de Congolais et d’étendre la couverture mobile à 650 nouvelles communautés ou localités. Il prévoit aussi de connecter davantage d’établissements publics et d’améliorer l’accès aux services administratifs numériques.

Parmi les composantes du programme figure la connectivité des institutions publiques. Une phase pilote prévoit la connexion de 35 bureaux administratifs stratégiques à Kinshasa, avec un système centralisé de gestion et de supervision des performances du réseau.

Le projet comprend également un volet consacré à l’amélioration de la connectivité dans les 145 territoires du pays. Une phase pilote concerne sept gouvernorats et 44 bureaux administratifs, avec l’objectif de rapprocher les services publics numériques des populations.

Équipements 4G et 5G

Le gouvernement prévoit aussi d’appuyer l’extension de la couverture mobile à haut débit à travers le Fonds de développement du service universel. Les financements doivent servir à construire de nouveaux sites télécoms, déployer des équipements 4G et 5G, assurer l’alimentation énergétique des infrastructures et renforcer les systèmes de transmission, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Pour les autorités congolaises, le backbone national doit devenir l’ossature de la transformation numérique du pays. Il doit soutenir la modernisation de l’administration publique, le développement de services numériques, l’inclusion financière, l’innovation technologique et l’amélioration de la connectivité des territoires.

Mais le projet reste à une étape préparatoire. L’appel d’offres international n’est pas encore lancé. L’atelier du 19 juin constitue plutôt une phase de consultation du marché destinée à affiner le montage technique, financier et contractuel avant la publication du dossier d’appel d’offres.

Ronsard Luabeya

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Les États partenaires de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) veulent harmoniser leurs procédures d’inspection phytosanitaire afin de fluidifier le commerce régional des produits agricoles. Des experts des huit pays membres se sont réunis à Kampala pour finaliser des cadres communs d’analyse des risques phytosanitaires et des procédures opérationnelles standard.

Les travaux ont porté sur quatre produits agricoles considérés comme prioritaires dans les échanges régionaux : le soja, les arachides, les ananas et les avocats. L’objectif est de réduire les délais et les formalités aux frontières, tout en maintenant les mesures nécessaires pour éviter la propagation des ravageurs et des maladies des plantes.

L’atelier technique s’est tenu du 26 au 29 mai 2026 dans la capitale ougandaise. Il a réuni des spécialistes de la santé végétale, des régulateurs agricoles et des experts des politiques publiques venus de l’Ouganda, du Kenya, de la Tanzanie, du Rwanda, du Burundi, du Soudan du Sud, de la Somalie et de la République démocratique du Congo.

Les cadres harmonisés élaborés à Kampala doivent encore être soumis aux instances sectorielles compétentes de l’EAC sur l’agriculture et la sécurité alimentaire avant leur adoption et leur mise en œuvre dans l’ensemble de la région.

Commerce régional

Pour l’EAC, l’enjeu est économique autant que sanitaire. Selon David Wafula, coordinateur du Programme global de développement agricole de l’Afrique au sein de l’EAC, les produits agricoles représentent environ 65 % des échanges au sein de la communauté. L’harmonisation des contrôles dans ce secteur pourrait donc contribuer à réduire les coûts logistiques et à accélérer les flux commerciaux.

Aujourd’hui, les exportateurs sont souvent confrontés à des exigences différentes selon les pays traversés. Ces divergences dans les procédures d’inspection créent des retards, des surcoûts et parfois des litiges aux postes frontaliers.

Le poste de Namanga, entre le Kenya et la Tanzanie, illustre ces difficultés. Environ 350 camions y transiteraient chaque jour. En l’absence de procédures harmonisées, un camion peut rester immobilisé pendant une journée entière avant d’obtenir l’autorisation de poursuivre son trajet. L’objectif affiché est de ramener ce délai à environ deux heures grâce à l’application de règles communes.

Les nouvelles procédures doivent fournir des références communes aux inspecteurs opérant aux frontières. Elles visent à limiter les décisions arbitraires, à réduire les interactions inutiles entre opérateurs et services de contrôle, et à rendre les exigences plus prévisibles pour les exportateurs.

Risques phytosanitaires

Le processus repose aussi sur les principes de l’Organisation mondiale du commerce et de la Convention internationale pour la protection des végétaux. Les experts des États partenaires ont été appelés à déclarer les ravageurs et maladies déjà présents sur leurs territoires.

L’idée est d’éviter qu’un pays impose une mesure de quarantaine contre un ravageur déjà présent chez lui, ce qui pourrait constituer une barrière technique injustifiée au commerce.

Certaines restrictions resteront toutefois nécessaires lorsque le risque est jugé élevé. Les experts citent notamment le mouvement des rejets de bananiers, qui peut être limité afin d’éviter la propagation du Banana Bunchy Top Virus, une maladie susceptible de provoquer d’importantes pertes dans les plantations.

À titre d’illustration, un exportateur d’avocats de RDC transitant par l’Ouganda avant d’atteindre les ports de Mombasa ou de Dar es Salaam pourrait, à terme, bénéficier de critères d’inspection plus prévisibles et mieux alignés entre les pays traversés. L’enjeu est de réduire les ruptures administratives sans affaiblir la protection phytosanitaire.

Cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de l’EAC visant à réduire les barrières non tarifaires au commerce régional. Les dirigeants de la communauté ont fixé au 30 juin 2026 l’échéance pour résoudre les barrières encore en vigueur dans le bloc.

L’harmonisation des inspections phytosanitaires apparaît ainsi comme une mesure technique importante pour faciliter les échanges agricoles. Sa réussite dépendra toutefois de l’adoption formelle des cadres proposés, de la formation des inspecteurs et de l’application effective des nouvelles procédures aux principaux postes frontaliers de la région.

Timothée Manoke 

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L’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI) a retenu le groupe américain Aecom pour actualiser les études préparatoires du projet hydroélectrique Inga 3, en République démocratique du Congo. Le contrat, d’un montant de 4,7 millions de dollars, porte sur l’un des premiers marchés structurants de la nouvelle phase de relance du projet.

Selon les informations publiées le 15 juin 2026 par Africa Intelligence et confirmées à Bankable par plusieurs sources proches du processus, la mission confiée à Aecom doit couvrir la mise à jour des options techniques de l’infrastructure, l’évaluation de la demande électrique susceptible de soutenir la bancabilité du projet, ainsi que de nouvelles reconnaissances géologiques sur le site d’Inga. La mission devrait s’étendre sur 24 mois.

D’après des informations obtenues par Bankable auprès d’acteurs internes au processus, la procédure, pourtant engagée de gré à gré, aurait duré plus d’un an en raison de préoccupations liées à de possibles conflits d’intérêts. Deux éléments auraient particulièrement retenu l’attention de la Banque mondiale, qui finance ces études dans le cadre du Programme de développement d’Inga 3 : la proximité entre l’offre financière d’Aecom et l’enveloppe budgétaire prévue pour cette activité, ainsi que les liens de parenté présumés entre les dirigeants du partenaire local initialement associé à l’entreprise américaine et un responsable de premier plan de l’ADPI.

Selon les mêmes sources, une équipe venue de Washington aurait été dépêchée pour examiner le dossier. Cet examen aurait notamment conduit à la mise à l’écart du partenaire local pressenti, tandis qu’Aecom aurait été maintenu dans le processus.

Continuité technique

La Banque mondiale se serait alors trouvée face à un arbitrage délicat. Le marché avait été conçu pour permettre l’actualisation des études par le consortium Aecom- Électricité de France (EDF), qui avait réalisé les études de faisabilité initiales. Mais EDF aurait décliné l’offre, laissant Aecom comme seul acteur disposé à poursuivre la mission. Écarter Aecom aurait impliqué de reprendre le processus à zéro, sans garantie d’obtenir ensuite la collaboration du groupe américain pour actualiser les études.

Le choix d’Aecom s’inscrit donc dans la continuité de son implication historique dans le dossier Inga 3. En 2011, le groupe américain, en association avec Électricité de France, avait obtenu un contrat de 13,4 millions de dollars pour réaliser les études de faisabilité du projet.

Ces travaux portaient sur le développement hydroélectrique du site, les lignes de transport et d’interconnexion associées, ainsi que les dimensions techniques, financières, commerciales, environnementales et socio-économiques du projet.

Les études réalisées par le groupement Aecom-EDF avaient notamment examiné deux principales hypothèses. La première portait sur une option dite Inga 3 Basse Chute, d’une capacité de 4 800 MW. La seconde retenait une configuration plus ambitieuse, avec un aménagement de 11 050 MW associé au projet Grand Inga.

Selon les documents de l’ADPI, cette seconde option était présentée comme ne compromettant pas le fonctionnement des centrales existantes Inga 1 et Inga 2.

Les anciennes études faisaient également ressortir un coût total intérieur estimé à 17,9 milliards de dollars, dont 13,9 milliards pour la production et 4 milliards pour les lignes intérieures.

Bancabilité du projet

Sur le plan commercial, les études précédentes identifiaient plusieurs débouchés potentiels pour l’électricité produite. L’Afrique du Sud apparaissait comme l’un des principaux acheteurs envisagés, avec une demande évaluée entre 2 500 et 5 000 MW.

Les sociétés minières opérant en RDC étaient également identifiées comme de gros consommateurs potentiels, avec des besoins projetés entre 3 000 et 5 000 MW. La SNEL et les industries des zones économiques spéciales figuraient aussi parmi les clients envisagés.

Sur la base de ces études et des offres reçues en 2016, les autorités congolaises avaient un temps privilégié un schéma de développement impliquant des candidats chinois et espagnols, réunis autour d’un consortium développeur unique. Le projet devait être réalisé selon un modèle de partenariat public-privé de type BOT, avec un contrat de concession à négocier.

À l’époque, le coût global du projet était estimé à près de 17,9 milliards de dollars. Le processus s’est toutefois enlisé, notamment après le retrait de la Banque mondiale en 2016.

L’institution de Bretton Woods est désormais revenue dans le dossier. En juin 2025, la Banque mondiale a approuvé une première enveloppe de 250 millions de dollars dans le cadre d’un programme pouvant atteindre 1 milliard de dollars. Ce financement doit soutenir les études techniques, le renforcement de la gouvernance du projet, les infrastructures locales ainsi que des initiatives de développement au bénéfice des communautés riveraines.

Nouvelle orientation

Cette nouvelle phase intervient après plusieurs revers. Le groupe australien Fortescue Energy, qui avait obtenu en 2021 une exclusivité pour développer le projet, s’est finalement retiré en 2024.

La relance des études préparatoires vise donc à remettre à jour les bases techniques et commerciales d’un projet régulièrement présenté comme stratégique pour l’avenir énergétique de la RDC, mais longtemps freiné par des incertitudes institutionnelles, financières et industrielles. Cette actualisation devrait se faire à la lumière de la nouvelle orientation du projet. Selon les responsables de la Banque mondiale, il est aujourd’hui question de répondre en priorité aux besoins internes du pays.

Avec ce nouveau contrat, Aecom revient donc au cœur du dossier Inga 3, après avoir poursuivi sa collaboration avec la RDC dans le secteur énergétique. En 2022, l’entreprise avait été sélectionnée pour fournir des services de conseil dans le cadre du projet d’interconnexion électrique entre l’Ouganda et la RDC. Cette mission portait sur l’évaluation de la faisabilité d’une ligne de transport destinée à relier l’ouest de l’Ouganda à l’est de la RDC.

Mais l’actualisation des études ne constitue pas encore un lancement des travaux. Elle marque plutôt une étape préparatoire destinée à remettre à niveau les données techniques, financières et commerciales nécessaires à une éventuelle relance du projet sur des bases jugées plus bancables.

Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya

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The government of the Democratic Republic of Congo (DRC) is seeking to accelerate the development of its capital market with support from the International Finance Corporation (IFC).

On June 18, 2026, the Ministry of Finance and the World Bank Group member signed a partnership agreement in Kinshasa aimed at supporting the development of the planned Kinshasa Stock Exchange.

The agreement was signed by Finance Minister Doudou Fwamba and IFC Country Director Malick Fall.

According to a statement from the Ministry of Finance, the partnership will cover several strategic areas, including the development of the regulatory framework, the establishment of financial market infrastructure, capacity building for market participants, knowledge sharing, expansion of the investor base and support for the first stock market transactions.

Allowing Congolese Citizens to Become Shareholders

For Malick Fall, the initiative goes beyond providing technical support for the creation of a stock exchange.

"Strong capital markets mean access to long-term financing for companies, the opportunity for Congolese citizens to become shareholders in their own economy, and a powerful tool for diversifying sources of growth well beyond natural resources," he said.

Fwamba also emphasized the need to introduce incentives that would encourage companies to use the future market. He said authorities could eventually require certain large companies to raise capital or sell shares through the planned Kinshasa Stock Exchange.

The government's objective is twofold: to improve transparency in capital market transactions and channel more domestic savings into productive investment. According to the finance minister, the reform should also enable Congolese citizens to acquire stakes in companies operating in strategic sectors such as mining, telecommunications and infrastructure.

The agreement comes as the DRC continues the legislative process required to establish a national stock market.

Draft Law

The draft law governing financial markets and establishing the Kinshasa Stock Exchange has already been approved by the National Assembly and accepted for consideration by the Senate.

The legislation provides for the organization of the national stock market, the regulation of financial instruments such as shares, bonds and financial contracts, and the creation of a Capital Markets Authority.

The authority would be responsible for ensuring the transparency, credibility and security of operations on the future financial market. Its establishment will be critical to maintaining the confidence of investors, issuers and the broader public.

In April 2025, with support from the African Development Fund, the government invited firms to submit expressions of interest for a feasibility study and business plan for the establishment of a securities exchange in the DRC.

The partnership with the IFC therefore marks another step toward the development of the country's capital market. However, its success will depend on the strength of the regulatory framework, the credibility of the supervisory authority, the participation of major companies and the ability to attract a sufficiently broad base of local and institutional investors.

Ronsard Luabeya 

The Economic Regulation Fund (FOREC) and the Bumba Rice Company (SRB) signed a memorandum of understanding in Kinshasa on June 18, 2026, aimed at supporting the development of the rice sector in Mongala province.

The agreement establishes a framework for cooperation between the Ministry of National Economy, through FOREC, and SRB around a central objective: strengthening local rice production and contributing to the gradual reduction of the Democratic Republic of Congo's dependence on food imports.

The partnership aims to capitalize on the agricultural potential of the Bumba region in Mongala. The parties plan to develop an integrated program to strengthen the rice value chain, with a focus on modernizing production, improving productivity, developing agricultural infrastructure and creating economic opportunities for local communities.

The Bumba Rice Company will serve as the lead coordinating company for the sector. The company is expected to help organize producers, support production, facilitate processing and expand market channels for locally produced rice.

SRB is a Congolese company wholly owned by Plantations et Huileries du Congo (PHC). According to the statement, this structure will allow SRB to draw on PHC's experience and local presence while developing a business dedicated to rice production.

Public-Private Cooperation

The government presented the partnership as a step toward bringing together public- and private-sector stakeholders in support of food security. The objective is to increase national rice production, support Congolese producers and strengthen rural economies.

The announcement did not provide operational details of the project. No figures were disclosed regarding planned investments, the acreage involved, expected production volumes, infrastructure projects or a detailed implementation timetable. The statement said only that the next steps are expected to lead to the project's official launch in the coming days at one of the project sites in Mongala.

According to a statement from the Ministry of National Economy, the initiative forms part of the government's strategy to strengthen food security over the long term, promote domestic production and support agricultural sectors considered strategic.

The initiative comes amid broader efforts to revive rice production in Bumba. In October 2025, during a mission to Mongala, Deputy Prime Minister for National Economy Daniel Mukoko Samba announced the government's intention to relaunch the National Rice Program in that part of the country.

In April 2026, several tonnes of improved rice seed were delivered to Bumba as part of the national agricultural campaign aimed at reviving rice cultivation and strengthening domestic food production.

Boaz Kabeya 

Traders in the Democratic Republic of Congo's Kasaï-Central province have blamed the National Railways Company of Congo (SNCC) after 13 railcars carrying more than 350 metric tons of fish were stranded for several months in Luena, Haut-Lomami province.

According to traders speaking on Radio Okapi on June 17, 2026, the shipments have been stuck since January. The cargo includes salted fish, smoked fish and dried small fish.

The traders say they have suffered significant financial losses. They also say they continue to pay various taxes and logistics charges despite still being unable to access their goods.

According to the traders, the prolonged delay has disrupted the supply chain in Kasaï-Central, where fish products are an important commodity in local markets.

SNCC Rejects Diversion Allegations

The National Association of Fish Sellers has also alleged that some of the cargo may have been diverted. Its provincial president, Léonard Mpumbu, said part of the products destined for Kananga may have been sold locally in Luena by personnel accompanying the shipment.

The allegations have been rejected by SNCC. Emmanuel Kalonji, a representative of the railway company, said the delays were caused by technical constraints, including fuel shortages and recurring locomotive breakdowns.

SNCC says the goods remain secure and under surveillance. The company also said operations are gradually returning to normal, with the railcars having left Luena to continue their journey to Kananga.

According to Emmanuel Kalonji, the railcars were in Kamina at the time of his comments and were en route to their final destination. The railway company therefore maintains that freight services have resumed, although traders remain concerned about the losses already incurred.

The case highlights the fragility of rail transport along corridors linking supply areas to Kasaï-Central. SNCC's technical difficulties, combined with transport delays, can quickly create tensions in markets and weaken traders' business activities.

Beyond the case of the 13 railcars, the issue concerns SNCC's ability to provide regular and reliable freight transport to Kananga. For traders, the resumption of services alone will not be enough. They are also seeking guarantees on the security of cargo and adherence to delivery schedules.

Ronsard Luabeya 

Passenger traffic on the Kinshasa–Matadi railway line could resume soon after nearly two months of suspension, Jean-Claude Ngoma Moussa, Onatra's railway operations director in Matadi, told Radio Okapi.

According to the National Transport Office (Onatra), the service disruption is due to technical problems affecting the trains assigned to the route. The railcars operating between Kinshasa and Matadi are currently undergoing maintenance at the company’s depot in Kinshasa.

Ngoma Moussa said the maintenance work is “almost complete.” Technical tests are expected to be conducted in the coming days before passenger train services gradually resume.

At this stage, however, no firm date has been announced. Onatra says services will restart “very soon,” but the timeline remains dependent on the completion of maintenance work and the results of the final tests.

The suspension has raised concerns among passengers, particularly in Matadi. For many travelers, the train provides an important alternative to road transport on the route between Kinshasa and Matadi, the country’s main port city, even though road travel remains the dominant mode of transportation.

Fragile Service

The Kinshasa-Matadi line was relaunched in the second half of 2025 after several years of disruptions and interruptions. The relaunch aimed to restore regular train services along a strategic corridor that plays an important role in passenger mobility and economic activity between Kinshasa and Kongo Central.

Since returning to service, however, the line has faced several interruptions. In November 2025, Onatra suspended traffic on the route, particularly on the Kimwenza-Lemba section, after severe weather damaged parts of the infrastructure. The company said the suspension was necessary to ensure safe operations.

In March 2026, another technical incident was reported by local media. An express train traveling from Matadi to Kinshasa became stranded in a rural area about 40 kilometers from Kisantu, causing delays of more than 24 hours for several hundred passengers.

These successive incidents highlight the challenges of rebuilding reliable passenger rail services on the corridor. Beyond returning the trains to operation, the longer-term task will be to ensure the reliability of the equipment, maintain high maintenance standards, and improve the safety and resilience of the railway infrastructure.

Ronsard Luabeya 

The Democratic Republic of the Congo is set to strengthen its legal framework governing subcontracting in the private sector. A bill amending Law No. 17/001 of Feb. 8, 2017, introduced by Minister of Entrepreneurship and SME Development Justin Kalumba Mwana-Ngongo, has been approved by both chambers of Parliament. It will now be sent to the President for promulgation.

According to the minister who introduced the bill, the new legislation aims to address shortcomings identified in the implementation of the original law. It reaffirms the principle that subcontracting activities are reserved exclusively for companies with majority Congolese ownership, while expanding the powers of the Regulatory Authority for Subcontracting in the Private Sector (ARSP).

Among the proposed measures are the introduction of a preliminary registration certificate for subcontractors, the establishment of a dispute resolution mechanism for subcontracting contracts, and stricter oversight of contractual relationships between lead companies and subcontractors.

Stronger sanctions

The most sensitive aspect of the reform concerns penalties. Lead companies that enter into subcontracting agreements in violation of legal provisions would face fines ranging from 200 million to 300 million Congolese francs. This represents a significant increase from the 2017 law, which provided for fines of between 50 million and 150 million Congolese francs.

In cases of repeat violations, a temporary closure could be imposed until compliance is achieved.

The bill also introduces sanctions against subcontractors themselves, particularly when they fail to meet their obligations after receiving advance payments. In the event of a repeat offense, a company found in violation could be barred from carrying out any subcontracting activity for up to three years.

Another major innovation is the introduction of Article 13 bis, which grants the ARSP the authority to develop a mandatory standard contract for subcontracting operations. The regulator would also be empowered to identify clauses deemed abusive, one-sided or unfair, and require their amendment in order to better protect Congolese subcontractors in their dealings with major contractors.

Legal debate

The reform comes as the ARSP has stepped up compliance and enforcement actions in recent months. Between February and April 2026, more than 450 subcontracting contracts signed by various companies, including Kibali Gold Mine, Matadi Gateway Terminal, CILU, CICO, PPC Barnet and CIMKO, were the subject of enforcement decisions issued by the authority.

The ARSP ordered those companies to cancel or bring contracts into compliance where they were deemed non-compliant, particularly when the subcontractors involved did not meet the eligibility requirements established under Congolese law.

However, the regulator’s growing role has also fueled a legal debate. Some legal practitioners argue that the ARSP cannot replace the courts in annulling contracts. Under this interpretation, its role should be limited to oversight, identifying irregularities and ordering compliance measures, while the final cancellation of a contract should fall under the authority of the judiciary or dispute resolution mechanisms provided for by law.

Economic stakes

The strengthening of the legal framework could therefore help clarify some of these tensions by giving the ARSP more precise tools to oversee contracts, prevent abuses and resolve certain disputes. But it could also increase the constraints facing large companies, which are already under growing pressure to open more of their value chains to Congolese firms.

For the government, the issue is both economic and political. Subcontracting is presented as a tool for economic sovereignty, job creation and the emergence of a Congolese middle class. However, its effectiveness will also depend on the ability of local SMEs to meet the technical, financial and operational standards required by major contractors.

The reform therefore marks a new stage in the Congolese state’s effort to strengthen the integration of domestic companies into private-sector markets. It remains to be seen whether the tougher framework will effectively strengthen the local entrepreneurial ecosystem or lead to a new wave of disputes involving the ARSP, large companies and the affected subcontractors.

Ronsard Luabeya 

Le gouvernement congolais veut accélérer la structuration de son marché des capitaux avec l’appui de la Société financière internationale (SFI, ou IFC en anglais). Le 18 juin 2026 à Kinshasa, le ministère des Finances et la filiale du Groupe Banque mondiale ont signé un protocole de partenariat destiné à accompagner le développement de la future Bourse de Kinshasa.

L’accord a été paraphé par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, et le directeur pays de la SFI, Malick Fall.

Selon la communication du ministère des Finances, ce partenariat doit couvrir plusieurs axes stratégiques. Il s’agit notamment du développement du cadre réglementaire, de la mise en place des infrastructures du marché financier, du renforcement des capacités des acteurs, du partage de connaissances, de l’élargissement de la base des investisseurs et de l’accompagnement des premières opérations boursières.

Permettre aux Congolais de devenir actionnaires

Pour Malick Fall, l’enjeu dépasse le simple appui technique à la création d’une bourse. « Des marchés de capitaux solides, c’est l’accès au financement à long terme pour les entreprises, la possibilité pour les Congolais de devenir actionnaires de leur propre économie, et un levier puissant pour diversifier les sources de croissance bien au-delà des ressources naturelles », a-t-il déclaré.

Doudou Fwamba a, de son côté, insisté sur la nécessité d’adopter des mesures incitatives pour encourager les entreprises à recourir au futur marché boursier. Il a notamment évoqué la possibilité, à terme, d’exiger de certaines grandes entreprises qu’elles réalisent leurs opérations d’augmentation ou de cession de capital à travers la future Bourse de Kinshasa.

L’objectif affiché est double : renforcer la transparence des opérations de capital et mobiliser davantage l’épargne nationale. Pour le ministre des Finances, cette réforme doit aussi permettre aux Congolais de devenir actionnaires d’entreprises opérant dans des secteurs stratégiques, notamment les mines, les télécommunications et les infrastructures.

L’accord intervient alors que la RDC poursuit le processus législatif devant conduire à la création d’un marché boursier national.

Projet de loi

Le projet de loi relatif aux marchés financiers et à la création de la Bourse de Kinshasa a été adopté à l’Assemblée nationale, puis déclaré recevable au Sénat. Le texte prévoit notamment l’organisation du marché boursier national, l’encadrement des instruments financiers comme les actions, les obligations et les contrats financiers, ainsi que la création d’une Autorité des marchés boursiers.

Cette autorité devrait être chargée de garantir la transparence, la crédibilité et la sécurité des opérations sur le futur marché financier. Sa mise en place sera déterminante pour assurer la confiance des investisseurs, des émetteurs et du public.

En avril 2025, un appel à manifestation d’intérêt avait déjà été lancé avec l’appui du Fonds africain de développement pour recruter une firme chargée de réaliser l’étude de faisabilité et d’élaborer le plan d’affaires d’une bourse de valeurs mobilières en RDC.

Le partenariat avec la SFI apparaît donc comme une nouvelle étape dans la structuration du futur marché des capitaux congolais. Mais sa réussite dépendra de la qualité du cadre réglementaire, de la crédibilité de l’autorité de supervision, de l’adhésion des grandes entreprises et de la capacité à attirer une base suffisante d’investisseurs locaux et institutionnels.

Ronsard Luabeya 

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Des commerçants du Kasaï-Central mettent en cause la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) après l’immobilisation prolongée de treize wagons transportant plus de 350 tonnes de poissons à Luena, dans la province du Haut-Lomami.

Selon des opérateurs économiques, intervenu sur Radio Okapi le 17 juin 2026, ces cargaisons, destinées aux marchés de Kananga, sont bloquées depuis janvier. Elles comprennent notamment du poisson salé, du poisson fumé et des fretins.

Les commerçants affirment subir d’importantes pertes financières. Ils disent également continuer à payer diverses taxes et charges logistiques, alors qu’ils ne peuvent toujours pas disposer de leurs marchandises.

Pour ces opérateurs, l’immobilisation des wagons perturbe la chaîne d’approvisionnement du Kasaï-Central, où les produits halieutiques constituent une denrée importante pour les marchés locaux.

Soupçons rejetés

L’Association nationale des vendeurs de poissons évoque aussi des soupçons de détournement. Son président provincial, Léonard Mpumbu, affirme qu’une partie des produits destinés à Kananga aurait été écoulée localement à Luena par des personnes chargées d’escorter les wagons.

Ces accusations sont rejetées par la SNCC. Emmanuel Kalonji, représentant de l’entreprise ferroviaire, explique les retards par des contraintes techniques, notamment le manque de carburant et les pannes récurrentes de locomotives.

La SNCC assure que les marchandises restent sécurisées et sous surveillance. Elle affirme également que la situation est en voie de normalisation, les wagons ayant quitté Luena pour poursuivre leur acheminement vers Kananga.

Selon Emmanuel Kalonji, les wagons se trouvaient à Kamina au moment de sa réaction, en route vers leur destination finale. L’entreprise ferroviaire soutient donc que l’acheminement a repris, même si les commerçants restent préoccupés par les pertes déjà subies.

Transport fragile

Cette affaire met en lumière la fragilité du transport ferroviaire sur les corridors reliant les zones d’approvisionnement au Kasaï-Central. Les difficultés techniques de la SNCC, combinées aux retards d’acheminement, peuvent rapidement provoquer des tensions sur les marchés et fragiliser les activités des commerçants.

Au-delà du cas de ces treize wagons, l’enjeu porte sur la capacité de la SNCC à assurer un transport régulier et fiable des marchandises vers Kananga. Pour les commerçants, la reprise de l’acheminement ne suffira pas à elle seule : ils attendent aussi des garanties sur la sécurisation des cargaisons et le respect des délais de livraison.

Ronsard Luabeya 

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