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Equipe Publication

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The Democratic Republic of Congo's rural electrification agency has awarded two solar power plant contracts to Solution For Africa SAS worth more than $3.5 million less than two weeks apart.

The most recent decision, signed on May 20, 2026, by ANSER Director General Cyprien Musimar Ndele, covers the construction of a 500 kWc photovoltaic solar power plant in Lusambo, the administrative capital of Sankuru province. The contract has a maximum value of $2.22 million, tax included.

Several days earlier, on May 8, 2026, ANSER had provisionally awarded the same company a separate contract for the construction of a 250 kWc photovoltaic solar plant in Djolu, in Tshuapa province, worth up to $1.29 million, tax included.

Both projects target urban centers in provinces that remain poorly connected to the national grid. They are part of ANSER's strategy, which relies heavily on decentralized solutions, especially solar energy, to accelerate electricity access in rural and peri-urban areas.

According to the procurement decisions reviewed, both awards followed public procurement procedures, including the opening and evaluation of bids, the drafting of procurement commission minutes, and the issuance of non-objection notices by the General Directorate for Public Procurement Control (DGCMP).

At this stage, however, the awards remain provisional. The contracts must still undergo additional regulatory review before final agreements are signed and construction work can begin.

Solution For Africa SAS is a Lubumbashi-based company historically active in drilling, water solutions and technical services. Through its Solution4Energy division, the company also operates in solar energy, including the design, supply and construction of solar power plants, as well as solar pumping, lighting and backup power systems.The company will need to demonstrate strong execution capacity to handle two projects simultaneously in landlocked provinces with limited infrastructure access.

Ronsard Luabeya

United Bank for Africa inaugurated a branch in Kolwezi, capital of Lualaba province, on May 20, 2025, marking its entry into one of the Democratic Republic of Congo's most strategic mining regions.

The opening is part of UBA's expansion strategy in the DRC under its 2024-2028 strategic plan. In its Pillar 3 report published in March 2025, the Congolese subsidiary of the Nigerian banking group said it plans to expand its network from three branches in 2024 to 21 by 2028.

The strategy aims to strengthen the bank's presence in the country's main economic hubs, particularly mining, commercial and port areas, while increasing customer deposits. By establishing itself in Kolwezi, UBA is seeking to attract more funds generated by mining operations and subcontracting firms active in Lualaba, a province driven by copper and cobalt production.

The bank aims to raise deposits to $1.8 billion by 2028, up from about $269 million in 2023. UBA DRC's strategic plan projects average deposit growth of 30% in fiscal years 2024 and 2025, accelerating to 40% in subsequent years.

Figures published by the bank show the strategy initially produced strong growth. Customer deposits rose from 236.3 billion naira in 2023 to 476.3 billion naira in 2024, representing a year-on-year increase of 101.6%.

Profitability Under Pressure

That momentum reversed in 2025, with deposits falling 19.9% to 381.5 billion naira. The bank attributed the decline to slower commodity-related flows and more cautious liquidity management by some large mining-sector clients.

Despite the decline, deposit levels remain above those recorded in 2023, reflecting the continued expansion of UBA's presence in the Congolese market.

With new branches in Matadi and now Kolwezi, the bank appears to be pursuing a medium-term growth strategy focused on the country's main economic corridors. It aims to gradually increase its market share in a banking sector still dominated by Rawbank and EquityBCDC.

The expansion drive has weighed on the bank's financial performance. According to data published for fiscal year 2025, UBA's DRC subsidiary posted a pre-tax profit of 14.8 billion naira, down from 22.8 billion naira in 2024, a decline of 35.1%. Net profit fell 43.3% to 11.9 billion naira from 20.9 billion naira a year earlier.

The bank said the decline in profitability was partly due to a 12.9% year-on-year increase in operating expenses. According to the financial report, the rise was driven by investment in digital infrastructure and costs linked to expanding the bank's branch network in a country with significant logistical constraints.

Timothée Manoke 

Africa CDC, l’agence de santé publique de l’Union africaine, estime à 318,97 millions de dollars le coût du plan continental conjoint de riposte à l’épidémie d’Ébola en cours en République démocratique du Congo et en Ouganda. L’annonce a été faite le 24 mai dernier.

Prévu sur six mois, de juin à novembre 2026, ce budget a été approuvé dans le cadre d’une réponse régionale impliquant les partenaires africains et internationaux de santé publique. L’objectif est de contenir rapidement la flambée actuelle et d’empêcher une propagation du virus en Afrique centrale et de l’Est, où plusieurs pays disposent encore de systèmes de santé fragiles et de capacités de surveillance limitées.

Selon le plan, 264,97 millions de dollars, soit 84,1 % de l’enveloppe totale, seront consacrés à la riposte directe dans les deux pays actuellement touchés. Ces fonds couvriront notamment les centres de traitement, la surveillance, le dépistage, la prévention des infections, la prise en charge des cas ainsi que les campagnes de sensibilisation.

Parallèlement, 54 millions de dollars seront mobilisés pour renforcer la préparation sanitaire dans dix pays africains considérés comme à haut risque. Ces ressources serviront à améliorer les plans de contingence, la surveillance aux points d’entrée, les capacités des laboratoires, la prévention des infections et la constitution de stocks stratégiques de matériel médical.

Le programme prévoit également des actions de communication des risques et d’engagement communautaire afin de renforcer l’adhésion des populations aux mesures sanitaires. Il inclut aussi un appui à la recherche sur les contre-mesures médicales, afin de consolider durablement les capacités de réponse face au virus.

Cette mobilisation intervient dans un contexte de vigilance accrue des autorités sanitaires africaines, après plusieurs flambées majeures enregistrées ces dernières années en RDC. Elle traduit aussi la volonté d’Africa CDC et de l’Union africaine de renforcer les mécanismes continentaux de gestion des urgences sanitaires.

Selon l’OMS en RDC, plus de 900 cas suspects ont été recensés à ce jour, dont 101 cas confirmés.

« L’Union africaine exprime sa pleine solidarité avec les peuples et les gouvernements de la République démocratique du Congo et de l’Ouganda en cette période critique », a déclaré Mahmoud Ali Youssouf, président de la Commission de l’UA, lors de la déclaration de presse. « L’Afrique a déjà surmonté de grands défis de santé publique, et grâce à l’unité, à la coordination et à l’action collective, nous surmonterons également celui-ci », a-t-il ajouté.

Carelle Yourann, Agence Ecofin

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Le 20 mai 2025, United Bank for Africa (UBA) a inauguré une agence bancaire à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, marquant ainsi son entrée dans cette province minière stratégique de la République démocratique du Congo.

L’ouverture de cette agence s’inscrit dans la stratégie d’expansion d’UBA en RDC, conformément à son plan stratégique 2024-2028. Dans son rapport Pilier 3 publié en mars 2025, la filiale congolaise du groupe bancaire nigérian indique vouloir porter son réseau de trois agences en 2024 à 21 agences d’ici 2028.

Cette stratégie vise à renforcer la présence de la banque dans les principaux pôles économiques du pays, notamment les zones minières, commerciales et portuaires, avec l’objectif stratégique de mobilisation des dépôts clients. En s’implantant à Kolwezi, UBA cherche notamment à capter davantage de liquidités issues des activités minières et des entreprises de sous-traitance opérant dans le Lualaba, un secteur en expansion portée par l’exploitation du cuivre et du cobalt.

La banque ambitionne d’atteindre 1,8 milliard de dollars de dépôts d’ici 2028, contre environ 269 millions dollars en 2023. Dans son plan stratégique, UBA RDC projette une croissance moyenne des dépôts de 30 % sur les exercices 2024 et 2025, avant une accélération à 40 % au cours des années suivantes.

Les chiffres publiés par la banque montrent qu’une première phase de croissance importante a déjà été enregistrée. Les dépôts clients sont passés de 236,3 milliards de nairas en 2023 à 476,3 milliards en 2024, soit une progression de 101,6 % sur un an.

Rentabilité sous pression

Cette dynamique s’est toutefois inversée en 2025, avec un recul de 19,9 %, les dépôts retombant à 381,5 milliards de nairas. Selon la banque, cette baisse intervient dans un contexte marqué par le ralentissement des flux liés aux matières premières et par une gestion plus prudente des liquidités de certains grands clients opérant dans le secteur minier.

Malgré ce repli, le niveau des dépôts reste supérieur à celui observé en 2023, traduisant la poursuite de la montée en puissance d’UBA sur le marché congolais.

Avec ses nouvelles implantations à Matadi et désormais à Kolwezi, la banque semble privilégier une stratégie de croissance à moyen terme centrée sur les principaux corridors économiques du pays. L’objectif est de renforcer progressivement sa part de marché dans un secteur bancaire encore dominé par Rawbank et EquityBCDC.

Cette politique d’expansion n’est toutefois pas sans conséquence sur les résultats financiers de la banque. Selon les données publiées pour l’exercice 2025, la filiale en RDC de UBA a enregistré un bénéfice avant impôts de 14,8 milliards de nairas, contre 22,8 milliards en 2024, soit une baisse de 35,1 %. Le bénéfice net a également reculé de 43,3 %, passant de 20,9 milliards à 11,9 milliards de nairas.

Parmi les facteurs expliquant cette contraction de la rentabilité, la banque cite notamment la hausse des charges d’exploitation, qui ont progressé de 12,9 % sur un an. Selon le rapport financier, cette augmentation est portée par les investissements dans l’infrastructure numérique ainsi que par les coûts liés à l’expansion du réseau de distribution dans un pays confronté à d’importants défis logistiques.

Timothée Manoke 

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L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a attribué à Solution For Africa SAS deux marchés de construction de centrales solaires photovoltaïques en moins de deux semaines, pour un montant cumulé de plus de 3,5 millions de dollars.

La dernière décision, signée le 20 mai 2026 par le directeur général de l’ANSER, Cyprien Musimar Ndele, concerne la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 500 kWc à Lusambo, chef-lieu de la province du Sankuru. Le montant du marché est plafonné à 2,22 millions de dollars TTC.

Quelques jours plus tôt, le 8 mai 2026, l’ANSER avait déjà attribué provisoirement à la même entreprise un autre marché portant sur la construction d’une centrale solaire photovoltaïque de 250 kWc à Djolu, dans la province de la Tshuapa, pour un montant maximal de 1,29 million de dollars TTC.

Ces deux projets visent à électrifier des centres urbains situés dans des provinces encore faiblement desservies par le réseau national. Ils s’inscrivent dans la stratégie de l’ANSER, qui mise notamment sur des solutions décentralisées, en particulier solaires, pour accélérer l’accès à l’électricité dans les zones rurales et périurbaines.

Selon les décisions consultées, les deux attributions sont intervenues après les étapes prévues par la procédure de passation des marchés publics, notamment l’ouverture et l’évaluation des offres, le procès-verbal de la commission des marchés publics ainsi que les avis de non-objection de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP).

À ce stade, il s’agit toutefois d’attributions provisoires. Les marchés devront encore franchir les étapes prévues par la réglementation avant la signature définitive des contrats et le démarrage effectif des travaux.

Solution For Africa SAS est une société basée à Lubumbashi, historiquement active dans le forage, les solutions d’eau et les services techniques. À travers sa branche Solution4Energy, elle revendique également une activité dans les solutions solaires, notamment la conception, la fourniture et la construction de centrales solaires, le pompage solaire, l’éclairage solaire et les systèmes de secours.

L’entreprise devra faire preuve de solides capacités d’exécution pour conduire deux chantiers distincts dans deux provinces enclavées.

Ronsard Luabeya

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The Congolese government is once again tightening control over the mining sector in South Kivu. In a ministerial decree signed on May 22, 2026, Mines Minister Louis Watum Kabamba suspended all mining activities for three months in the territories of Mwenga and Shabunda — two sensitive mining zones that have long been associated with illicit mineral extraction, fraud and the financing of insecurity in eastern Democratic Republic of Congo.

South Kivu is one of the DRC’s main artisanal mining regions, producing gold, tin and coltan, a strategic mineral used in high-tech manufacturing. Much of the extraction in the province is carried out by artisanal miners operating in remote and weakly regulated areas.

The ministry said the suspension was prompted by a “resurgence of illegal mining activities” reported in South Kivu province, particularly in Mwenga and Shabunda. The decree also cites the impact of these activities on national security and territorial integrity, saying revenues generated from illegal exploitation contribute to destabilizing activities in eastern Congo.

The measure follows a pattern already seen several times in South Kivu: temporary suspensions, administrative inspections, selective reopening for compliant operators, followed by renewed illegal practices. The latest decision highlights the government’s continued struggle to establish lasting control over the mining sector in the east of the country, where armed groups and smuggling networks remain deeply entrenched.

Minister Watum Kabamba has recently intensified enforcement operations against illegal mineral exploitation in eastern DRC. During an inspection tour last April in the provinces of Ituri, Bas-Uélé and Maniema, he ordered the closure of several gold mining sites operating without valid mining titles or extraction permits. He also denounced fraud and smuggling networks accused of weakening state control over the country’s mineral resources.

Under the decree, an inspection mission led by the General Mining Inspectorate will be deployed in coordination with other state authorities. The mission will verify the legality of ongoing operations, investigate reported violations, identify those responsible and recommend corrective measures.

Boaz Kabeya

Le gouvernement congolais remet sous pression la filière minière au Sud-Kivu. Dans un arrêté ministériel signé le 22 mai 2026, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba (photo), a suspendu pour trois mois toutes les activités minières dans les territoires de Mwenga et Shabunda, deux zones minières sensibles, régulièrement citées dans les débats sur l’exploitation illicite des minerais, la fraude et le financement de l’insécurité dans l’Est de la RDC. L'or, l'étain et le coltan, minerai stratégique pour la haute technologie, provenant du Sud-Kivu sont principalement extraits par des mineurs artisanaux.

Dans son arrêté, le ministère évoque la « recrudescence des activités minières illicites » dénoncées dans la province du Sud-Kivu, particulièrement à Mwenga et Shabunda. Le texte mentionne également l’impact négatif de ces activités sur la sécurité et l’intégrité du territoire national, notamment à travers le financement de projets de déstabilisation des institutions de la République.

La mesure n’est pas une première. Elle s’inscrit dans un cycle déjà observé au Sud-Kivu : suspension des activités, contrôles administratifs, reprise sélective pour les opérateurs en règle, puis retour des pratiques illégales. Cette nouvelle décision souligne donc la difficulté persistante de l’État à normaliser durablement le secteur minier local et même dans toute la région de l’est.

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a d’ailleurs récemment multiplié les opérations de contrôle contre l’exploitation illégale des minerais dans l’Est de la RDC. En avril dernier, lors d’une mission d’itinérance dans les provinces de l’Ituri, du Bas-Uélé et du Maniema, il avait ordonné la fermeture de plusieurs sites aurifères illégaux exploités sans titres miniers ni permis d’exploitation, dénonçant des réseaux de fraude et de contrebande portant atteinte à la souveraineté minière du pays.

L’arrêté prévoit le déploiement d’une mission de contrôle de l’Inspection générale des Mines, en collaboration avec les autres services compétents. Cette mission devra vérifier la légalité des exploitations, documenter les faits dénoncés, identifier les responsables et proposer des mesures correctives.

Boaz Kabeya

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Ivanhoe Mines has launched a tender for a 10-MW solar power plant with battery storage to supply its Kipushi zinc mine in the Democratic Republic of Congo, the company said in its first-quarter 2026 financial report published May 6.

The facility is intended to provide stable baseload power, supported by storage capacity of up to 200 MWh over 24 hours. The project will be built on a 70-hectare site near the mine and developed, owned and operated by a third-party partner under a take-or-pay agreement. Commissioning is expected in late 2027.

The project comes as Kipushi continues to face unstable electricity supply. In its financial report published Aug. 27, 2025, Ivanhoe said it was strengthening backup capacity by installing an additional 6 MW of generators to support operations during periods of grid instability.

In annual results released Jan. 15, 2026, the company said it had further expanded backup generation capacity at Kipushi during the fourth quarter of 2025 to reduce disruptions linked to instability on the Congolese power grid.

Despite those measures, Ivanhoe acknowledged in its first-quarter 2026 report that grid instability continued to disrupt concentrator operations. The company said it had increased backup generator capacity at the site by 20%, bringing total installed backup capacity to 20 MW.

Separately, upgrades to Kipushi’s 120-kV electricity substation were completed and commissioned at the end of the first quarter of 2026. According to Ivanhoe, the upgrades should improve management of grid fluctuations and help protect strategic infrastructure, including the concentrator.

Production ramp-up

The solar project is intended to reduce reliance on diesel backup generators, which are currently used intermittently.

At the same time, Kipushi is undergoing a rapid production ramp-up. According to operational results published Jan. 15, 2026, the zinc mine — owned 62% by Ivanhoe Mines and 38% by Gécamines — quadrupled output in 2025 to 203,168 tonnes of zinc concentrate, from 50,307 tonnes in 2024.

The increase followed engineering work launched in September 2024 to expand concentrator processing capacity by 20%. The optimization program was completed in early August 2025.

Production growth continued into the first quarter of 2026. Ivanhoe said Kipushi produced 65,044 tonnes of zinc in concentrate during the first three months of the year, compared with 42,736 tonnes a year earlier. Sales reached 54,940 tonnes of zinc, up from 30,108 tonnes in the first quarter of 2025, at an average realized price of $1.47 per pound.

For 2026, the company is targeting production of between 240,000 and 290,000 tonnes of concentrate. With output rising, securing reliable electricity supply has become critical to stabilizing operations and sustaining the mine’s expansion.

The energy strategy forms part of broader investments by Ivanhoe in the DRC. At Kamoa Copper — a joint venture between Ivanhoe Mines, Zijin Mining Group, Crystal River Global Limited and the Congolese state — a 60-MW solar plant is under construction near Kolwezi. The company has also started signing contracts for a second phase of the program, which aims to increase total solar capacity to 120 MW.

Timothée Manoke 

Dans son rapport financier du premier trimestre 2026, publié le 6 mai, Ivanhoe Mines annonce avoir lancé un appel d’offres pour le développement d’une centrale solaire de 10 MW avec système de stockage par batteries, destinée à alimenter la mine de zinc de Kipushi, en République démocratique du Congo.

Selon le groupe, l’installation doit fournir une alimentation de base continue grâce à une capacité de stockage pouvant atteindre 200 MWh sur 24 heures. Le projet sera implanté sur un site de 70 hectares situé à proximité de la mine. Il devrait être développé, détenu et exploité par un partenaire tiers dans le cadre d’un contrat de type « take-or-pay ». Sa mise en service est visée pour fin 2027.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par des difficultés persistantes d’approvisionnement électrique à Kipushi. Dans son rapport financier publié le 27 août 2025, Ivanhoe indiquait déjà poursuivre le renforcement de ses capacités de secours avec l’installation de 6 MW additionnels de générateurs destinés à soutenir les opérations pendant les périodes d’instabilité du réseau.

Le groupe précisait également, dans ses résultats annuels publiés le 15 janvier 2026, avoir renforcé les capacités des générateurs de secours de Kipushi au quatrième trimestre 2025 afin de limiter les perturbations liées au réseau électrique congolais.

Malgré ces mesures, Ivanhoe reconnaissait encore, dans son rapport du premier trimestre 2026, que la disponibilité du concentrateur de Kipushi restait affectée par l’instabilité du réseau électrique. Le groupe indique avoir augmenté de 20 % les capacités des générateurs de secours sur le site, désormais portées à 20 MW.

Parallèlement, les travaux de modernisation du poste électrique d’alimentation 120 kV de Kipushi ont été achevés et mis en service à la fin du premier trimestre 2026. Selon la compagnie, ces améliorations doivent permettre de mieux contrôler les fluctuations du réseau et de protéger des infrastructures stratégiques comme le concentrateur.

Montée en puissance

Le projet solaire vise ainsi à réduire la dépendance aux générateurs diesel de secours utilisés de manière intermittente.

La mine de Kipushi connaît, dans le même temps, une montée en puissance rapide de sa production. Selon les résultats opérationnels publiés le 15 janvier 2026, cette mine de zinc, détenue à 62 % par Ivanhoe Mines et à 38 % par la Gécamines, a quadruplé sa production en 2025 pour atteindre 203 168 tonnes de concentré de zinc, contre 50 307 tonnes en 2024.

Cette progression découle notamment de travaux d’ingénierie engagés dès septembre 2024 afin d’augmenter de 20 % les capacités du concentrateur de traitement du minerai. Le programme d’optimisation a été achevé début août 2025.

La dynamique s’est poursuivie au premier trimestre 2026. Ivanhoe rapporte que Kipushi a produit 65 044 tonnes de zinc en concentré sur les trois premiers mois de l’année, contre 42 736 tonnes un an plus tôt. Les ventes ont également atteint 54 940 tonnes de zinc, contre 30 108 tonnes au premier trimestre 2025, pour un prix moyen réalisé de 1,47 dollar par livre.

Pour 2026, le groupe vise une production comprise entre 240 000 et 290 000 tonnes de concentré. Dans ce contexte, la sécurisation de l’alimentation électrique apparaît comme un enjeu central pour stabiliser les opérations et soutenir la montée en cadence du site.

Cette stratégie énergétique s’inscrit plus largement dans les investissements engagés par Ivanhoe en RDC. À Kamoa Copper, coentreprise réunissant Ivanhoe Mines, Zijin Mining Group, Crystal River Global Limited et l’État congolais, une centrale solaire de 60 MW est actuellement en construction près de Kolwezi. L’entreprise a aussi entamé la signature de contrats pour la deuxième phase de ce programme, destinée à porter ses capacités solaires à 120 MW.

Timothée Manoke 

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The Congolese government on May 23 suspended all flights to and from Bunia, the capital of Ituri province, as part of measures aimed at containing an Ebola outbreak.

In a statement, the Ministry of Transport said no aircraft would be allowed to land at or depart from Bunia airport until further notice.

The restriction applies to commercial, private and charter flights operating to and from the city. Airlines and flight crews have been instructed to comply with health and security directives issued by the relevant authorities.

The ministry said humanitarian, medical and emergency flights could still be authorized on a case-by-case basis, subject to prior approval from aviation and health authorities.

According to the statement, the measure is intended to prevent further spread of the outbreak and protect passengers, crews and airport workers.

The suspension comes amid a resurgence of Ebola cases in Ituri, a province that has faced several outbreaks in recent years.

The decision also comes only weeks after modernization works were completed at Bunia airport. The facility, which authorities had promoted as a way to improve connectivity to the northeastern province, is now operating under restrictions linked to Ebola containment efforts.

Boaz Kabeya

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