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Equipe Publication

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Advans Congo prépare l’ouverture d’une nouvelle agence à Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo par sa population et son poids économique. Située au marché Kenya, cette agence devrait ouvrir dans les prochains jours.

Le bâtiment devant l’abriter est quasiment prêt, a constaté Jean-Luc Nzoubou, directeur général d’Advans Congo, lors d’une visite effectuée sur le site le 19 juin 2026.

Cette ouverture s’inscrit dans le plan d’expansion de l’institution de microfinance dans le Grand Katanga. Elle fait partie des nouvelles implantations envisagées dans la région après les agences de Lubumbashi et de Kolwezi, ouvertes au quatrième trimestre 2024.

Une autre ouverture pourrait suivre à Likasi ou à Fungurume. Dans ces deux villes minières, situées respectivement à environ 120 et 200 kilomètres de Lubumbashi, Advans Congo dispose déjà d’une présence commerciale à travers des équipes dépêchées par l’agence de Lubumbashi. Celles-ci proposent des services aux entrepreneurs, commerçants et particuliers afin de tester la profondeur du marché avant une éventuelle implantation, explique Hermann Foko, directeur marketing et commercial.

Relais de croissance

Le processus semble toutefois plus avancé pour Likasi, troisième ville du Grand Katanga et important centre économique. Plusieurs offres d’emploi publiées ces derniers mois par Advans Congo pour des postes de chargés de clientèle mentionnent en effet cette localité parmi les zones concernées.

Cette expansion régionale fait suite aux performances enregistrées par les agences de Lubumbashi et de Kolwezi depuis leur ouverture. Dans son rapport Pilier III 2025, Advans Congo souligne que ces deux implantations ont connu une évolution significative de leurs activités, portée par le dynamisme économique des zones minières et commerciales, ainsi que par une demande croissante en services financiers adaptés aux PME, aux commerçants et aux particuliers.

« Leur contribution progressive aux performances commerciales et opérationnelles confirme la pertinence de la stratégie d’expansion géographique d’Advans Congo vers les pôles économiques à fort potentiel », peut-on lire dans le rapport.

Selon Hermann Foko, Lubumbashi et Kolwezi ont contribué à hauteur de 24% au produit net bancaire de l’institution, s’imposant ainsi comme l’un de ses principaux relais de croissance en République démocratique du Congo.

Cap sur les sous-traitants miniers

Le potentiel demeure important, d’autant que ces résultats ont été obtenus en dehors du secteur minier, principale activité économique de la région. Les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba abritent les principaux sites de production de cuivre et de cobalt, les deux premiers produits d’exportation de la RDC.

Pour se positionner dans cet écosystème, Advans Congo travaille actuellement sur une stratégie dédiée. L’objectif est notamment de concevoir des offres de crédit adaptées au cycle d’activité des sous-traitants miniers, ainsi que des services répondant aux besoins des communautés locales dans la gestion de la dotation minimum obligatoire de 0,3 % du chiffre d’affaires par les entreprises minières.

Dans cette perspective, l’institution de microfinance a participé, du 17 au 19 juin 2026, pour la première fois, à la DRC Mining Week, principal rendez-vous annuel du secteur minier en RDC, qui en était à sa 21e édition.

Cette présence marque une étape dans la volonté d’Advans Congo de mieux comprendre les besoins financiers liés à l’écosystème minier du Grand Katanga, au-delà de sa clientèle traditionnelle de PME, de commerçants et de particuliers.

Pierre Mukoko et Timothée Manoke 

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Les autorités provinciales de la Tshopo ont suspendu, pour une durée de 60 jours, la perception de certaines taxes, droits et redevances appliqués à la circulation et à la commercialisation de produits alimentaires de première nécessité. La mesure vise notamment le riz, le maïs et le manioc.

Annoncée à la mi-juin, cette décision intervient dans un contexte de forte pression sur le coût de la vie à Kisangani et dans plusieurs localités de la province. Elle vise à alléger les charges supportées par les opérateurs économiques et à contribuer à la stabilisation des prix sur les marchés.

Selon les informations rapportées par Actualité.cd, la suspension concerne notamment plusieurs prélèvements appliqués au commerce du riz, dont la taxe d’emballage, la taxe provinciale et l’estampillage. Ces frais étaient régulièrement dénoncés par les opérateurs comme l’un des facteurs alourdissant les coûts de commercialisation.

Prix du riz

La mesure intervient alors que le prix du riz blanc a fortement augmenté à Kisangani. Le sac de 100 kg se vend désormais à plus de 800 000 francs congolais, contre environ 300 000 à 350 000 francs auparavant, selon les estimations relayées par des acteurs de la société civile. Cette évolution représente une hausse comprise entre 128 % et 167 %, selon le prix de référence retenu.

La flambée est attribuée à plusieurs facteurs. La dégradation des routes de desserte agricole, notamment sur les axes reliant le territoire d’Opala à Kisangani, est régulièrement citée comme l’une des principales causes. Opala est considéré comme l’un des grands bassins de production rizicole de la province, mais l’évacuation des récoltes vers les centres de consommation reste difficile.

D’autres facteurs sont également évoqués par les acteurs locaux, notamment les tracasseries, les frais perçus sur la chaîne de commercialisation, les contraintes logistiques et la spéculation. La suspension temporaire des taxes apparaît donc comme une mesure d’urgence, mais elle ne règle pas à elle seule les problèmes structurels de la filière.

Mesure partielle

Le gouvernement provincial souligne le caractère transitoire de cette décision. Les autorités indiquent vouloir travailler avec les services économiques, les acteurs agricoles et les opérateurs commerciaux afin d’identifier des solutions plus durables aux difficultés d’approvisionnement et aux tensions observées sur les marchés.

Lors d’une réunion tenue le 13 juin à Kisangani, les autorités provinciales, les services économiques et agricoles ainsi que les opérateurs du secteur rizicole ont analysé les causes de la rareté du riz et de la hausse des prix. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives d’amélioration de l’offre avec la reprise des récoltes à Banalia et le lancement de la saison agricole B à Opala.

Du côté du secteur privé, certains importateurs, dont Socimex et Alimentation Shekinah, ont annoncé l’arrivée prochaine de nouvelles cargaisons de riz. Ces approvisionnements devraient contribuer à renforcer l’offre sur le marché de Kisangani et pourraient atténuer les tensions sur les prix dans les prochains jours.

La Fédération des entreprises du Congo dans la Tshopo juge toutefois la mesure partielle. Elle estime que la suspension des taxes ne produira des effets durables que si elle est accompagnée d’actions sur le désenclavement des zones de production, la réhabilitation des routes agricoles et la réduction des autres coûts supportés par les opérateurs.

Ronsard Luabeya 

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À Goma, dans la province du Nord-Kivu, des importateurs de produits pétroliers dénoncent des écarts importants dans l’application des frais douaniers au poste frontalier de la Grande Barrière. Cette situation, rapportée par Radio Okapi, alimente les tensions sur un marché local déjà fragilisé par la crise sécuritaire.

Selon des opérateurs du secteur, les droits appliqués à l’importation d’un camion-citerne de 40 mètres cubes peuvent atteindre environ 11 500 dollars pour certains importateurs. D’autres bénéficieraient, en revanche, d’un niveau de taxation réduit, autour de 7 000 dollars pour un chargement similaire.

Ces avantages fiscaux ne concerneraient qu’un nombre restreint d’opérateurs. D’après les informations rapportées par Radio Okapi, cinq importateurs sur une quarantaine actifs dans la filière bénéficieraient de ces allègements.

Les opérateurs qui s’estiment lésés dénoncent une situation de concurrence déséquilibrée. Ils affirment que les stations-service approvisionnées par les importateurs bénéficiant de ces réductions peuvent proposer le litre d’essence à environ 3 000 francs congolais, tandis que les autres peinent à rester compétitifs.

Cette différence de coûts à l’entrée du marché pèse directement sur les marges des importateurs non bénéficiaires. Plusieurs acteurs du secteur estiment que l’importation directe devient difficilement viable dans les conditions actuelles.

Menace pour la filière

Dans ce contexte, certains opérateurs envisagent de réduire leurs activités. D’autres privilégient la mise en location de leurs stations-service ou se retirent progressivement de l’importation de produits pétroliers.

La situation intervient dans le contexte du contrôle de Goma par les rebelles de l’AFC-M23. Les opérateurs pétroliers attribuent ces écarts de traitement aux autorités de fait qui administrent la ville. Ces accusations n’ont toutefois pas fait l’objet, à ce stade, d’une réaction détaillée de la rébellion mis en cause.

Au-delà du cas du carburant, Radio Okapi indique que des plaintes similaires seraient rapportées dans d’autres secteurs d’importation, notamment le riz, le sucre, la farine et le ciment. Les opérateurs concernés dénoncent, là aussi, des différences de traitement susceptibles de favoriser certains acteurs au détriment d’autres.

Pour les importateurs de produits pétroliers, l’enjeu dépasse la seule question fiscale. Ils alertent sur le risque d’un affaiblissement durable de la filière si les règles d’importation ne sont pas appliquées de manière uniforme. Dans une ville où le carburant reste essentiel au transport, au commerce et aux activités quotidiennes, ces distorsions pourraient ainsi accentuer les tensions sur le marché local.

Ronsard Luabeya 

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Après avoir intégré la République démocratique du Congo en 2025 dans Business Ready (B-READY), son nouveau baromètre sur l’environnement des affaires, la Banque mondiale publie un nouveau rapport consacré au climat des affaires dans le pays. Après avoir identifié la faiblesse des services publics comme l’un des principaux freins, l’institution analyse cette fois le parcours concret des entreprises dans quatre villes : Kinshasa, Matadi, Kananga et Kisangani. Matadi apparaît comme la ville où l’environnement des affaires est relativement le moins contraignant, tandis que Kananga ressort comme la plus pénalisée.

Après son rapport de décembre 2025, la Banque mondiale a publié, le 11 juin dernier, une nouvelle étude sur le climat des affaires en RDC. Contrairement aux évaluations nationales habituelles, ce diagnostic descend au niveau local pour comparer le parcours des entreprises dans quatre villes : Kinshasa, Matadi, Kananga et Kisangani.

L’étude montre que les obstacles à l’investissement et au développement des activités économiques ne se manifestent pas de la même manière selon les villes. Création d’entreprise, permis de construire, transfert de propriété ou résolution des litiges : chaque procédure révèle des écarts importants entre le cadre réglementaire national et son application locale.

Selon la Banque mondiale, les scores obtenus par les villes étudiées restent faibles dans les quatre domaines évalués. Les performances moyennes demeurent inférieures à 40 points sur 100 pour la création d’entreprise, les permis de construire, le transfert de propriété et la résolution des différends commerciaux. Ce résultat confirme l’ampleur des réformes encore nécessaires.

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Le rapport souligne que la RDC dispose de certains cadres juridiques relativement harmonisés, notamment grâce à l’adoption du droit OHADA. Mais l’application concrète de ces règles reste freinée par la faiblesse des services publics, l’absence de digitalisation, la fragmentation administrative, le manque de transparence et la persistance de pratiques informelles.

Matadi, moins contraignante

Parmi les quatre villes étudiées, Matadi apparaît comme celle où l’environnement des affaires est relativement le moins contraignant. La ville portuaire ressort mieux que les autres dans plusieurs domaines, notamment la création d’entreprise, le transfert de propriété et la résolution des litiges.

Pour la création d’entreprise, Matadi affiche le délai le plus court, avec 41 jours, contre 70 jours à Kisangani, 80 jours à Kananga et 117 jours à Kinshasa. Cette performance reste toutefois relative, car le coût et la complexité des formalités demeurent élevés au regard des standards internationaux.

Matadi est aussi mieux positionnée dans le transfert de propriété. Le rapport lui attribue le meilleur score global dans ce domaine, en raison d’une meilleure efficacité opérationnelle. Mais là encore, les procédures restent largement manuelles et dépendantes de démarches physiques auprès des administrations foncières.

La ville se distingue également dans la résolution des litiges commerciaux, avec un délai estimé à 98 jours, contre 172 jours à Kananga. Dans un pays où la sécurité juridique demeure un enjeu majeur pour les entreprises, cet écart montre l’importance du fonctionnement local des tribunaux et des mécanismes d’exécution des décisions.

Matadi n’échappe toutefois pas aux difficultés. Le permis de construire y constitue un point faible majeur, avec un délai pouvant atteindre 150 jours, soit le niveau le plus élevé parmi les villes étudiées.

Kinshasa, plus équipée mais plus lente

Kinshasa présente un profil contrasté. La capitale dispose de davantage d’institutions, d’administrations et de guichets spécialisés. Mais cette concentration administrative ne se traduit pas toujours par une meilleure efficacité pour les entreprises.

La création d’entreprise y prend jusqu’à 117 jours, soit le délai le plus long parmi les quatre villes. Le coût global peut atteindre 261 % du revenu national brut par habitant, ce qui constitue un frein important à la formalisation des activités économiques.

La capitale est également pénalisée dans le transfert de propriété. Le délai y atteint 84 jours, contre 49 jours à Kisangani. L’intervention de plusieurs niveaux de vérification, notamment dans certaines opérations foncières, rallonge les procédures et augmente les coûts.

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Kinshasa affiche cependant un meilleur résultat dans les permis de construire, avec un délai relativement court. Mais la Banque mondiale nuance cette performance : cette rapidité peut refléter des pratiques informelles ou un contrôle technique insuffisant, plutôt qu’une administration pleinement efficace et transparente.

Kananga, la plus pénalisée

Kananga apparaît comme la ville où le climat des affaires est le plus difficile parmi les quatre étudiées. Elle cumule plusieurs fragilités : lourdeur des procédures, faiblesse des services publics, coûts élevés et difficultés dans le règlement des litiges commerciaux.

En matière de création d’entreprise, Kananga n’est pas la ville la plus lente, mais elle enregistre le plus grand nombre de procédures. Les formalités post-enregistrement y allongent fortement le parcours de l’entrepreneur, notamment pour l’obtention de certains documents administratifs.

La ville est également pénalisée dans les permis de construire, où les coûts figurent parmi les plus élevés. Comme ailleurs, le manque de digitalisation, l’absence de suivi électronique et les paiements informels accroissent l’incertitude pour les opérateurs.

Le point le plus préoccupant concerne la résolution des litiges. Kananga affiche le délai le plus long, avec 172 jours pour le règlement d’un différend commercial. Le rapport relève aussi une faible confiance des entreprises dans l’indépendance et l’impartialité des juridictions commerciales.

Kisangani, position intermédiaire

Kisangani se situe dans une position intermédiaire. La ville affiche certains résultats moins défavorables, notamment dans le transfert de propriété, où le délai est le plus court parmi les quatre villes, avec 49 jours.

Mais cette performance ne suffit pas à masquer les faiblesses du système. Les procédures restent essentiellement basées sur des documents papier, sans registres fonciers numériques ni cadastre intégré. Les usagers doivent suivre physiquement leurs dossiers, ce qui accroît les risques de retards et de paiements informels.

Dans la création d’entreprise, Kisangani affiche un délai de 70 jours. Le rapport souligne toutefois les limites liées à la faible interconnexion entre administrations et à l’obligation pour les entrepreneurs de multiplier les démarches auprès de plusieurs services publics.

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La résolution des litiges y reste également fragile. Comme à Kananga, une part importante des entreprises interrogées exprime des doutes sur l’impartialité des juridictions commerciales.

Financement, premier obstacle

Au-delà des écarts entre villes, le rapport identifie des contraintes communes aux entreprises congolaises. La première reste l’accès au financement.

Selon les enquêtes menées auprès de plus de 1 000 entreprises, 35,3 % des répondants considèrent l’accès au crédit comme leur principal obstacle. Cette contrainte touche particulièrement les petites et moyennes entreprises, souvent dépourvues de garanties suffisantes ou d’historique financier solide.

L’instabilité politique arrive en deuxième position, citée par 19,2 % des entreprises, suivie par l’insécurité, les vols et les troubles à l’ordre public, mentionnés par 17,5 % des répondants. L’électricité, la concurrence du secteur informel, l’administration fiscale, la corruption, les taxes et les procédures douanières figurent également parmi les obstacles signalés.

Le foncier constitue un autre frein structurel. Selon la Banque mondiale, 65 % des entreprises considèrent l’accès à la terre comme une contrainte pour leurs activités. À Matadi, cette proportion atteint 83,4 %, malgré les meilleures performances relatives de la ville dans certaines procédures.

Exécution des réformes

Le message du rapport est clair : la RDC ne souffre pas seulement d’un problème de textes. Le principal défi réside dans l’exécution des règles existantes.

Les lois et règlements peuvent être harmonisés au niveau national, mais leur application varie fortement selon les villes. Les écarts tiennent à la qualité des services publics locaux, à la disponibilité des guichets, à la digitalisation, aux capacités administratives et à la prévalence des pratiques informelles.

La Banque mondiale recommande donc de concentrer les réformes sur l’exécution : digitalisation complète de la création d’entreprise, interconnexion des administrations, modernisation du GUPEC, numérisation des registres fonciers et du cadastre, mise en place de systèmes numériques de gestion des dossiers judiciaires et publication plus transparente des frais, délais et statistiques administratives.

L’institution plaide aussi pour un renforcement des mécanismes de redevabilité des agents publics et de lutte contre la corruption.

La comparaison entre Kinshasa, Matadi, Kananga et Kisangani montre que les réformes nationales doivent désormais être suivies d’une mise en œuvre locale plus rigoureuse. Sans services publics plus efficaces, sans procédures numérisées et sans transparence administrative, les avancées réglementaires resteront insuffisantes pour améliorer durablement le climat des affaires en RDC.

Pierre Mukoko et Boaz Kabeya 

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Mining companies operating in the Democratic Republic of Congo have asked the government for more time to comply with a requirement to grant Congolese workers a 5% equity stake. The current moratorium expires on July 31, 2026.

According to Reuters, the request for an extension is being led by the Chamber of Mines of the Federation of Enterprises of Congo (FEC), which says further consultations with stakeholders are needed before the measure can be fully implemented. Labor unions, meanwhile, are calling for immediate enforcement.

Before the extension request was made, several major mining groups operating in the DRC, including CMOC, Ivanhoe Mines, Glencore and Eurasian Resources Group, met with the Chamber of Mines on June 11, 2026, to coordinate their position on the issue, according to information reported by Reuters.

At this stage, no mining company has yet fully implemented the provision. The companies involved say they are waiting for clarification of the regulatory framework before taking the necessary steps.

In a letter dated Jan. 30, 2026, Congo's mines minister reminded mining companies of their obligation to grant Congolese employees a 5% ownership stake. Companies that have not yet complied have until July 31, 2026, under a moratorium, to submit proof of compliance.

Legal Debate

The requirement is part of the government's effort to increase Congolese participation in a sector dominated by large foreign investors. However, its implementation has raised a number of legal, operational and financial questions.

The debate centers on the interpretation of the relevant laws and regulations. Article 71 bis of the Mining Code requires that at least 10% of the capital of mining companies be held by Congolese individuals. Article 144 bis of the Mining Regulations states that this participation may be shared between Congolese individuals and the company's Congolese workers.

Several industry participants argue that the Mining Regulations leave room for interpretation regarding how that participation should be allocated, while the ministerial letter now presents the 5% stake for workers as a mandatory requirement. This difference has fueled a legal debate over the exact scope of the measure.

Concerns have also been raised about the retroactive application of the requirement. Several participants in an informal discussion held in April noted that no transitional provision explicitly states that the obligation applies to companies established before the 2018 revision of the Mining Code. Some stakeholders therefore believe that mining rights granted before the reform should remain subject to the previous rules.

Clarifications Needed

Mining companies are also seeking guidance on the source of the shares to be allocated. Should the 5% stake come from shares already held by existing shareholders, or from the issuance of new shares that would dilute existing ownership? The issue is particularly sensitive for joint ventures involving state-owned partners, notably Gécamines.

The valuation of the shares is another point of contention. Operators are questioning which basis should be used: the nominal value of share capital, book value, updated equity value, or an economic valuation that takes into account reserves accumulated by mining companies.

Discussions have also focused on identifying the beneficiaries. Should all Congolese workers be included, including temporary employees, or should specific categories be defined? What happens to the shares in the event of resignation, retirement or dismissal? According to industry participants, these questions remain insufficiently clarified.

For labor unions, these issues should not further delay implementation of a measure they describe as beneficial to Congolese workers. They argue that equity participation would allow employees to benefit more directly from the economic gains generated by the mining sector.

Operators, however, say the absence of a consistent implementation framework creates legal and financial risks. The Chamber of Mines is therefore calling for a rapid clarification of the rules governing implementation, involving the relevant government agencies, including the ministries responsible for Mines, Employment, Finance and Industry.

Beyond the July 31, 2026 deadline, the issue highlights broader tensions surrounding local content requirements in Congo's mining sector. The principle of increasing Congolese participation in mining ownership is now at the center of public policy. But its effective implementation will depend on the ability of the government and industry operators to agree on a mechanism that is clear, practical and legally robust.

Pierre Mukoko & Ronsard Luabeya 

Les sociétés minières opérant en République démocratique du Congo demandent un délai supplémentaire pour appliquer l’obligation d’attribuer 5 % de leur capital aux travailleurs congolais. L’échéance actuelle du moratoire est fixée au 31 juillet 2026.

Selon Reuters, cette demande de prolongation est portée par la Chambre des mines de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), qui estime nécessaire de poursuivre les consultations avec les différentes parties prenantes avant toute application effective de la mesure. Les syndicats, de leur côté, plaident pour une mise en œuvre immédiate.

Avant cette demande de prolongation, plusieurs grands groupes miniers actifs en RDC, dont CMOC, Ivanhoe Mines, Glencore et Eurasian Resources Group, se sont réunis le 11 juin 2026 avec la Chambre des mines afin d’harmoniser leur position sur ce dossier, selon les informations rapportées par Reuters.

À ce stade, aucune entreprise minière n’aurait encore pleinement appliqué cette disposition. Les sociétés concernées disent attendre des clarifications sur le cadre réglementaire avant d’engager les démarches nécessaires.

Le gouvernement congolais avait rappelé, dans une correspondance du ministre des Mines datée du 30 janvier 2026, l’obligation faite aux sociétés minières d’accorder aux employés congolais une participation de 5 % dans leur capital social. Les entreprises non encore conformes disposent d’un moratoire expirant le 31 juillet 2026 pour transmettre les preuves de leur conformité.

Débat juridique

Cette exigence s’inscrit dans la volonté des autorités de renforcer la participation congolaise dans un secteur dominé par de grands investisseurs étrangers. Mais sa mise en œuvre soulève de nombreuses interrogations juridiques, opérationnelles et financières.

Les débats portent d’abord sur l’interprétation des textes. L’article 71 bis du Code minier impose qu’au moins 10 % du capital des sociétés minières soient détenus par des personnes physiques congolaises. L’article 144 bis du Règlement minier prévoit, lui, que cette participation peut être répartie entre des personnes physiques congolaises et les travailleurs congolais de l’entreprise.

Plusieurs acteurs du secteur estiment que le Règlement minier laisse une marge d’interprétation sur la répartition de cette participation, alors que la correspondance ministérielle présente désormais les 5 % destinés aux travailleurs comme une obligation impérative. Cette divergence alimente un débat juridique sur la portée exacte de la mesure.

La rétroactivité de la mesure suscite aussi des réserves. Plusieurs participants à un échange informel en avril dernier ont rappelé qu’aucune disposition transitoire ne prévoit explicitement l’application de cette obligation aux sociétés constituées avant la révision du Code minier de 2018. Certains acteurs estiment donc que les droits miniers octroyés avant cette réforme devraient rester soumis aux obligations antérieures.

Modalités à clarifier

Les sociétés minières demandent aussi des précisions sur l’origine des actions à attribuer. Les 5 % doivent-ils provenir d’une cession des parts déjà détenues par les actionnaires existants ou d’une émission de nouveaux titres entraînant une dilution du capital ? La question est particulièrement sensible pour les joint-ventures impliquant des partenaires publics, notamment la Gécamines.

La valorisation des actions constitue un autre point de friction. Les opérateurs s’interrogent sur la base à retenir : valeur nominale du capital social, valeur comptable, capitaux propres actualisés ou valeur économique tenant compte des réserves accumulées par les entreprises minières.

Les discussions portent également sur l’identification des bénéficiaires. Faut-il inclure tous les travailleurs congolais, y compris les temporaires, ou définir des catégories particulières ? Que deviennent les parts en cas de départ, de retraite ou de licenciement ? Ces questions restent, selon les acteurs du secteur, insuffisamment clarifiées.

Pour les syndicats, ces interrogations ne doivent pas retarder davantage l’application d’une mesure présentée comme favorable aux travailleurs congolais. Ils considèrent que la participation au capital doit permettre aux employés de bénéficier plus directement des retombées économiques du secteur minier.

Pour les opérateurs, en revanche, l’absence de mécanisme harmonisé crée un risque juridique et financier. La Chambre des mines plaide ainsi pour une clarification rapide du cadre d’application, impliquant les administrations concernées, notamment les Mines, l’Emploi, les Finances et l’Industrie.

Au-delà du calendrier du 31 juillet 2026, ce dossier illustre les tensions autour du contenu local dans le secteur minier congolais. Le principe d’une plus grande participation des Congolais au capital minier est désormais au cœur de la politique publique. Mais son application effective dépendra de la capacité du gouvernement et des opérateurs à trouver un mécanisme clair, réaliste et juridiquement sécurisé.

Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya 

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The Democratic Republic of Congo plans an international tender for the construction and operation of a national fiber-optic backbone spanning more than 11,500 kilometers, including 1,500 kilometers of international links.

The process reached a new milestone on June 19, 2026, in Kinshasa with the opening of a market engagement workshop chaired by Posts, Telecommunications and Digital Affairs Minister José Mpanda. The meeting brought together telecom operators, investors, financial institutions, and international development partners.

The workshop aimed to present the main parameters of the upcoming tender, gather feedback from market participants, and prepare a transparent and competitive procurement process. The government intends to establish a contractual framework capable of attracting private investors while complying with the standards required by the project's funding partners.

Strengthening the Digital Backbone

The Digital Transformation Project is backed by $400 million in financing from the World Bank and co-financed with €100 million ($115 million) from the French Development Agency.

The combined financing package amounts to approximately $515 million.

The planned backbone network is intended to strengthen the country's digital infrastructure and improve both domestic and international interconnection across the DRC. According to project officials, the network will include international links with several neighboring countries, including Angola, Uganda, Burundi and the Central African Republic.

Beyond the fiber-optic infrastructure, the program aims to expand access to digital services, reduce internet costs, improve connectivity quality and strengthen network resilience. It is also expected to support the expansion of mobile coverage in areas that remain underserved.

Digital Public Services

The project aims to facilitate access to digital services for more than 30 million Congolese citizens and extend mobile coverage to 650 additional communities. It also plans to connect more government institutions and improve access to digital public services.

One component of the program focuses on connectivity for public-sector entities. A pilot phase calls for connecting 35 strategic government offices in Kinshasa through a centralized network management and performance monitoring system.

The project also includes measures to improve connectivity across the country's 145 territories. A pilot phase will cover seven provincial administrations and 44 administrative offices, with the goal of making digital public services more accessible to local residents.

4G and 5G Equipment

The government also plans to support the expansion of high-speed mobile coverage through the Universal Service Development Fund.

The financing is expected to be used to build new telecom sites, deploy 4G and 5G equipment, provide reliable power for telecom infrastructure, and strengthen transmission systems, particularly in rural and peri-urban areas.

For Congolese authorities, the national backbone is expected to become the foundation of the country's digital transformation. It is intended to support the modernization of public administration, the development of digital services, financial inclusion, technological innovation and improved connectivity throughout the DRC.

However, the project remains in a preparatory phase. The international tender has not yet been launched. The June 19 workshop was instead a market consultation phase designed to refine the technical, financial and contractual structure of the project before the publication of the tender documents.

Ronsard Luabeya

Trucks carrying agricultural products can spend up to a full day waiting for phytosanitary clearance at some East African border crossings, increasing costs and slowing regional trade. The East African Community (EAC) is now seeking to harmonize inspection procedures across its member states to reduce those delays.

Experts from the bloc’s eight member countries met in Kampala to finalize common frameworks for phytosanitary risk analysis and standard operating procedures.

The discussions focused on four agricultural products regarded as priorities for regional trade: soybeans, groundnuts, pineapples and avocados. The aim is to reduce delays and border formalities while maintaining safeguards needed to prevent the spread of plant pests and diseases.

The technical workshop was held in the Ugandan capital from May 26 to May 29, 2026. It brought together phytosanitary experts, agricultural regulators and public policy specialists from Uganda, Kenya, Tanzania, Rwanda, Burundi, South Sudan, Somalia and the Democratic Republic of Congo.

The harmonized frameworks developed in Kampala must still be submitted to the EAC’s relevant sectoral bodies responsible for agriculture and food security before they can be adopted and implemented across the region.

Regional Trade

For the EAC, the issue is both economic and sanitary. According to David Wafula, coordinator of the Comprehensive Africa Agriculture Development Programme at the EAC, agricultural products account for about 65% of trade within the bloc. Harmonizing inspections in the sector could therefore help lower logistics costs and accelerate trade flows.

Exporters currently face differing requirements depending on the countries through which their goods transit.

These differences in inspection procedures create delays, increase costs and sometimes lead to disputes at border posts.

The Namanga border crossing between Kenya and Tanzania illustrates these challenges. About 350 trucks are estimated to pass through the crossing each day. Without harmonized procedures, a truck can remain stranded for an entire day before receiving clearance to continue its journey. The goal is to reduce that delay to about two hours through the application of common rules.

The new procedures are intended to provide common reference standards for inspectors operating at border crossings. They are designed to limit arbitrary decisions, reduce unnecessary interactions between operators and inspection services, and make requirements more predictable for exporters.

Phytosanitary Risks

The process is also based on the principles of the World Trade Organization and the International Plant Protection Convention. Experts from the member states were asked to document the pests and diseases already present in their territories.

The aim is to prevent countries from imposing quarantine measures against pests that are already established within their borders, which could constitute unjustified technical barriers to trade.

Some restrictions will nevertheless remain necessary when the risk is considered high. Experts cited the movement of banana suckers as an example, noting that it may be restricted to prevent the spread of Banana Bunchy Top Virus, a disease capable of causing significant losses in plantations.

For example, an avocado exporter from the Democratic Republic of Congo shipping produce through Uganda before reaching the ports of Mombasa or Dar es Salaam could eventually benefit from inspection criteria that are more predictable and better aligned among the countries along the route. The objective is to reduce administrative delays without weakening phytosanitary protection.

The initiative is part of a broader EAC strategy to reduce non-tariff barriers to regional trade. Leaders of the bloc have set June 30, 2026, as the deadline for resolving the barriers that remain in place.

The harmonization of phytosanitary inspections is therefore seen as an important technical measure to facilitate agricultural trade. Its success will depend on the formal adoption of the proposed frameworks, the training of inspectors and the effective implementation of the new procedures at the region’s main border crossings.

Timothée Manoke 

The Agency for the Development and Promotion of the Grand Inga Project (ADPI) has selected U.S.-based engineering group Aecom to update the preparatory studies for the Inga 3 hydropower project in the Democratic Republic of Congo. The contract, valued at $4.7 million, is one of the first major awards in the project's new relaunch phase.

According to information published on June 15, 2026, by Africa Intelligence and confirmed to Bankable by several sources close to the process, Aecom's assignment will include reviewing the project's technical development scenarios, assessing electricity demand needed to underpin the project's bankability, and conducting new geological surveys at the Inga site. The work is expected to last 24 months.

According to information obtained by Bankable from individuals involved in the process, the procedure, although conducted through a single-source contracting process, took more than a year due to concerns over potential conflicts of interest. Two issues reportedly drew particular scrutiny from the World Bank, which is financing the studies under the Inga 3 Development Program: the proximity between Aecom's financial proposal and the budget earmarked for the assignment, and alleged family ties between executives of the local partner initially associated with the U.S. company and a senior ADPI official.

Sources familiar with the matter said a team from Washington was dispatched to review the concerns. The review reportedly resulted in the removal of the initially proposed local partner, while Aecom remained in the process.

Continuity of Technical Work

The World Bank was then reportedly faced with a difficult decision. The contract had been designed to allow the studies to be updated by the Aecom-Electricité de France (EDF) consortium, which carried out the original feasibility studies. However, EDF reportedly declined the offer, leaving Aecom as the only participant willing to continue the assignment. Excluding Aecom would have required restarting the process from scratch, with no guarantee that the U.S. group would later agree to update the studies.

Aecom's selection is therefore consistent with its longstanding involvement in the Inga 3 project. In 2011, the U.S. group, together with Électricité de France, won a $13.4 million contract to carry out the project's feasibility studies.

The work covered hydropower development at the site, associated transmission and interconnection lines, and the project's technical, financial, commercial, environmental and socio-economic dimensions.

The studies conducted by the Aecom-EDF consortium examined two main options. The first involved the so-called Inga 3 Low Head scheme, with a capacity of 4,800 megawatts. The second considered a more ambitious configuration featuring an 11,050-megawatt development linked to the Grand Inga project.

ADPI documents indicate that the second option was presented as compatible with the continued operation of the existing Inga 1 and Inga 2 power plants.

The earlier studies also estimated the cost of the project's domestic infrastructure at $17.9 billion, including $13.9 billion for generation facilities and $4 billion for domestic transmission lines.

Project Bankability

On the commercial side, the previous studies identified several potential markets for the electricity generated. South Africa was viewed as one of the main prospective buyers, with demand estimated at between 2,500 MW and 5,000 MW.

Mining companies operating in the Democratic Republic of Congo were also identified as major potential consumers, with projected demand ranging from 3,000 MW to 5,000 MW. State utility SNEL and industrial users in special economic zones were also among the prospective customers.

Based on those studies and bids received in 2016, Congolese authorities at one point favored a development plan involving Chinese and Spanish bidders grouped within a single developer consortium. The project was to be implemented under a build-operate-transfer public-private partnership model, with a concession agreement to be negotiated.

The project later stalled, particularly after the World Bank withdrew from the initiative in 2016. At the time, the total cost of the project was estimated at nearly $17.9 billion.

The Bretton Woods institution has since returned to the project. In June 2025, the World Bank approved an initial $250 million package under a program that could reach $1 billion. The funding is intended to support technical studies, strengthen project governance, develop local infrastructure and finance initiatives benefiting communities living near the site.

New Strategic Focus

This new phase follows several setbacks. Australian group Fortescue Energy, which obtained exclusive rights to develop the project in 2021, ultimately withdrew in 2024.

The renewed preparatory studies are intended to update the technical and commercial foundations of a project that has often been described as strategic for the Democratic Republic of Congo's energy future but has long been hindered by institutional, financial and industrial uncertainties. The update is expected to reflect the project's revised strategic priorities. According to World Bank officials, the emphasis is now on meeting the country's domestic electricity needs.

With the new contract, Aecom returns to a central role in the Inga 3 project after continuing its work with the Democratic Republic of Congo in the energy sector. In 2022, the company was selected to provide advisory services for the Uganda-DRC electricity interconnection project. The assignment involved assessing the feasibility of a transmission line linking western Uganda with eastern Democratic Republic of Congo.

However, updating the studies does not yet mark the start of construction. Rather, it represents a preparatory step aimed at refreshing the technical, financial and commercial data needed for a possible relaunch of the project on more bankable foundations.

Pierre Mukoko & Ronsard Luabeya

La République démocratique du Congo prépare un appel d’offres international pour la construction et l’exploitation d’un backbone national en fibre optique de plus de 11 500 kilomètres, dont 1 500 kilomètres de liaisons internationales. Ce réseau doit constituer l’une des principales infrastructures du Projet de transformation numérique (PTN) du pays.

Le processus a franchi une nouvelle étape le 19 juin 2026 à Kinshasa, avec l’ouverture d’un atelier de mobilisation précoce du marché présidé par le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda. Cette rencontre a réuni des opérateurs télécoms, des investisseurs, des institutions financières ainsi que des partenaires techniques et financiers.

L’objectif de l’atelier était de présenter les grandes orientations du futur appel d’offres, de recueillir les observations des acteurs du marché et de préparer un processus de passation transparent et compétitif. Le gouvernement entend ainsi mettre en place un cadre contractuel susceptible d’attirer les investisseurs privés, tout en respectant les standards des partenaires financiers du projet.

Renforcer l’ossature numérique

Le Projet de transformation numérique bénéficie d’un financement de 400 millions de dollars de la Banque mondiale et d’un cofinancement de 100 millions d’euros de l’Agence française de développement. L’enveloppe globale représente environ 510 millions de dollars, selon le taux de change retenu.

Le futur backbone doit permettre de renforcer l’ossature numérique du pays et d’améliorer l’interconnexion nationale et internationale de la RDC. Selon les explications fournies par les responsables du projet, le réseau inclura des liaisons internationales avec plusieurs pays voisins, notamment l’Angola, l’Ouganda, le Burundi et la République centrafricaine.

Au-delà de l’infrastructure de fibre optique, le programme vise à élargir l’accès aux services numériques, réduire le coût d’Internet, améliorer la qualité de la connectivité et renforcer la résilience des réseaux. Il doit également contribuer à l’extension de la couverture mobile dans des zones encore mal desservies.

Services publics numériques

Le projet ambitionne notamment de faciliter l’accès aux services numériques pour plus de 30 millions de Congolais et d’étendre la couverture mobile à 650 nouvelles communautés ou localités. Il prévoit aussi de connecter davantage d’établissements publics et d’améliorer l’accès aux services administratifs numériques.

Parmi les composantes du programme figure la connectivité des institutions publiques. Une phase pilote prévoit la connexion de 35 bureaux administratifs stratégiques à Kinshasa, avec un système centralisé de gestion et de supervision des performances du réseau.

Le projet comprend également un volet consacré à l’amélioration de la connectivité dans les 145 territoires du pays. Une phase pilote concerne sept gouvernorats et 44 bureaux administratifs, avec l’objectif de rapprocher les services publics numériques des populations.

Équipements 4G et 5G

Le gouvernement prévoit aussi d’appuyer l’extension de la couverture mobile à haut débit à travers le Fonds de développement du service universel. Les financements doivent servir à construire de nouveaux sites télécoms, déployer des équipements 4G et 5G, assurer l’alimentation énergétique des infrastructures et renforcer les systèmes de transmission, notamment dans les zones rurales et périurbaines.

Pour les autorités congolaises, le backbone national doit devenir l’ossature de la transformation numérique du pays. Il doit soutenir la modernisation de l’administration publique, le développement de services numériques, l’inclusion financière, l’innovation technologique et l’amélioration de la connectivité des territoires.

Mais le projet reste à une étape préparatoire. L’appel d’offres international n’est pas encore lancé. L’atelier du 19 juin constitue plutôt une phase de consultation du marché destinée à affiner le montage technique, financier et contractuel avant la publication du dossier d’appel d’offres.

Ronsard Luabeya

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