La société OK Plast Sarl, spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques en République démocratique du Congo (RDC), pourrait bénéficier du renouvellement des exonérations fiscales accordées par le décret du 19 décembre 2023. Lors de la 76ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le 2 janvier 2026, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndembo, a présenté les conclusions de l’évaluation de ce texte, portant suspension de la perception de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des droits de douane sur certaines matières et biens issus du recyclage des déchets plastiques.
Selon la ministre, la commission ad hoc mixte chargée d’analyser l’impact de ce texte a émis un avis technique favorable à son renouvellement, en faveur des opérateurs du secteur. Les travaux de cette commission mettent notamment en avant la contribution du dispositif à la réduction de la pollution plastique, ainsi que son impact positif sur la création d’emplois.
À l’issue de cette présentation, le Conseil des ministres a recommandé que le dossier soit soumis formellement lors d’une prochaine réunion, afin de permettre un examen approfondi, assorti d’un avis circonstancié et de délibérations devant aboutir à une décision, notamment sur la gestion des déchets plastiques à Kinshasa et à l’échelle nationale.
Pour rappel, le décret concerné prévoit, pour une durée de 24 mois, la suspension des droits de douane et de la TVA à l’importation sur certaines matières premières utilisées dans la fabrication de préformes issues du recyclage des déchets plastiques. Les produits concernés incluent notamment le polyéthylène téréphtalate (PET), la soude caustique, les agents de surface organiques à usage industriel, les silicones sous forme primaire, le chlorure de sodium, ainsi que les colorants.
Ce texte fait suite à la convention de partenariat signée en 2022 entre le ministère de l’Environnement et OK Plast. Cette convention vise à encadrer leur collaboration dans le domaine de l’assainissement, en particulier pour la collecte, le traitement et le recyclage des déchets plastiques. Elle est conclue pour une durée de cinq ans, renouvelable après évaluation.
Ronsard Luabeya
Ce 6 janvier 2026, la nouvelle plaque d’immatriculation de la République démocratique du Congo (RDC) est entrée en vigueur. Ces plaques seront produites par Castillo Valere. Selon des documents consultés par Bankable, le marché de la fourniture a été attribué en août 2025 à cette entreprise belge. D’après ces mêmes documents, le contrat s’élève à 7 456 416 dollars pour la fourniture de 100 000 paires de plaques, soit 74,5 dollars l’unité.
Cette attribution est intervenue à l’issue d’un processus d’appel d’offres ayant suscité des débats sur le respect des procédures et la transparence. Castillo Valere est toutefois présentée comme un acteur de référence sur le marché belge des plaques d’immatriculation, avec une présence déjà en Afrique, notamment en Côte d’Ivoire et en Mauritanie.
Selon les services du ministère des Finances cités par Top Congo FM, l’ensemble des spécificités techniques de la nouvelle plaque est encore en instance d’entérinement par décret du Premier ministre afin de produire pleinement ses effets juridiques. De son côté, la Direction générale des impôts (DGI) soutient que la nouvelle plaque est « conçue conformément aux normes internationales ».
En 2023, l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) et la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) avaient accusé l’ancienne société chargée de la fourniture des plaques de les produire avec le code du Congo-Brazzaville (CGO), alors que le code attribué à la République démocratique du Congo est « COD ».
Polémiques
Selon l’administration fiscale, cette initiative vise aussi à améliorer la sécurité des automobilistes, à harmoniser le système national d’immatriculation des véhicules et à faciliter le contrôle routier par les services de la police. Elle devrait également contribuer à renflouer les caisses de l’État.
L’arrêté du ministère des Finances, signé en novembre 2025, fixant les taux des opérations relatives à l’immatriculation des véhicules automobiles et aux services connexes, prévoit qu’une première immatriculation coûtera 115 dollars, un changement de plaques 72 dollars, la mutation d’un véhicule 24 dollars, le duplicata d’une paire de plaques 54 dollars, celui d’une demi-paire 30 dollars, le duplicata du certificat d’immatriculation 24 dollars, et le même tarif pour un changement d’adresse sur le certificat. L’ensemble de ces montants est majoré de 50 % lorsque les opérations sont réalisées au nom d’une personne morale.
Le lancement de cette nouvelle plaque d’immatriculation suscite toutefois de vives réactions au sein de l’opinion congolaise. Les critiques portent notamment sur la capacité de l’administration à fournir ces nouvelles plaques, alors que plusieurs anciennes demandes peinent encore à être satisfaites. Castillo Valere sera donc attendue sur sa capacité à produire les plaques avec célérité.
Les détenteurs des anciennes plaques questionnent également la légalité de l’opération. Ils invoquent notamment le Code de la route en vigueur en RDC, qui interdit la réimmatriculation des véhicules déjà en circulation. Mais selon les services du ministère des Finances, le processus ne prévoit pas de réimmatriculation, mais un simple changement de plaque, sans modification des éléments enregistrés lors de l’immatriculation initiale. Selon l’administration, cette phase devrait intervenir à partir de fin décembre 2026.
Timothée Manoke
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The Democratic Republic of Congo signed a ministerial declaration on Dec. 19, 2025, with Mozambique, Malawi, and Zambia to extend the Nacala railway corridor toward Congolese borders. The extension would give DR Congo rail access to the Indian Ocean through Mozambique’s port of Nacala.
The project plans to create an integrated rail network of about 2,400 kilometers linking Chipata in eastern Zambia to Malawi and Mozambique. The plan also includes a potential extension into southern DR Congo.
Transport and infrastructure ministers from the four countries said the corridor will reduce transport costs, shorten transit times, and strengthen export competitiveness. They also said the project should stimulate industrial growth, improve food security, and consolidate regional value chains.
The ministerial declaration confirms the commitment of the signatory countries to mobilize joint financing and attract strategic partners. It also provides for the harmonization of policies, technical standards, and regulatory frameworks to ensure smooth cross-border rail operations.
The governments plan to finalize an implementation framework in early 2026. The framework will define governance structures, financing models, and construction phases.
Mozambique’s Minister of Transport and Logistics João Matlombe said the next step will involve signing an agreement to appoint a strategic partner for the construction of the railway line and logistics infrastructure. He said authorities plan this step for the first quarter of 2026.
The port of Nacala, located in northern Mozambique, serves as a strategic maritime trade hub in eastern and southern Africa. The port handled 1.4 million tonnes of cargo in 2024, equivalent to 100,000 twenty-foot equivalent units. Mozambican authorities projected traffic of 1.8 million tonnes, or 115,100 TEUs, for 2025.
This article was initially published in French by Ronsard Luabeya
Afdapted in English by Ange Jason Quenum
La filiale en République démocratique du Congo (RDC) de la banque nigériane United Bank for Africa (UBA) est désormais dirigée par le Congolais Michael Kayembe. Jusqu’ici, le poste de directeur général était occupé par le Nigérian Sampson Aneke. Il était secondé par Gisèle Bondo, nommée directrice générale adjointe en février 2024.
Cette nomination s’inscrit dans la stratégie de congolisation du management annoncée en novembre 2025 par le président du conseil d’administration du groupe, Tony Elumelu, lors de sa visite en RDC. À cette occasion, ce dernier avait indiqué que la direction de la filiale congolaise serait désormais confiée à un ressortissant congolais. Cette orientation prévoit également l’entrée de neuf Congolais au conseil d’administration de la banque.
Michael Kayembe dispose de plus de vingt ans d’expérience dans le secteur bancaire en RDC. Avant de rejoindre UBA RDC, il a occupé des fonctions de direction au sein de Rawbank, où il a notamment exercé comme responsable du Corporate & Investment Banking et directeur régional pour l’Est du pays, supervisant les opérations dans plusieurs provinces.
Il a également passé plus de quatorze ans chez Citigroup Congo, où il a dirigé les activités de banque d’entreprises et le réseau bancaire global, après avoir été responsable de succursale à Lubumbashi.
Titulaire d’un MBA de l’Université d’État de Kennesaw, Michael Kayembe est spécialisé en stratégie, analyse financière et développement commercial. Conformément à l’annonce, à la tête d’UBA RDC, il aura pour mission de piloter la stratégie de croissance de la filiale, d’améliorer la performance opérationnelle et de renforcer les partenariats institutionnels.
Cette nomination intervient dans un contexte d’expansion du groupe UBA en RDC. Présente dans le pays depuis 2011, la banque opère actuellement à Kinshasa, Lubumbashi et Matadi. Son plan stratégique 2024-2028 prévoit l’extension du réseau à 21 agences d’ici 2028, contre trois actuellement, ainsi qu’un renforcement du parc de distributeurs automatiques.
Sur le plan financier, UBA RDC a enregistré une progression significative de ses performances en 2024. Son bénéfice net s’est établi à 21 milliards de nairas, contre 4,3 milliards l’année précédente, porté par la hausse du résultat d’exploitation, passé à 22,8 milliards de nairas. Le groupe vise, à l’horizon 2028, une base de dépôts de 1,8 milliard de dollars.
Boaz Kabeya
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La République démocratique du Congo (RDC) a signé, le 19 décembre 2025, une déclaration ministérielle avec le Mozambique, le Malawi et la Zambie, visant à étendre le corridor ferroviaire de Nacala, notamment jusqu’aux frontières congolaises. Cette extension permettrait à la RDC d’accéder par voie ferroviaire à l’océan Indien via le port de Nacala, au Mozambique.
Le projet prévoit la création d’un réseau ferroviaire intégré d’environ 2 400 kilomètres, reliant Chipata, à l’est de la Zambie, au Malawi et au Mozambique, avec un prolongement potentiel jusqu’au sud de la RDC.
Selon les ministres des Transports et des Infrastructures des quatre pays, le corridor devrait réduire les coûts de transport, raccourcir les délais de transit et renforcer la compétitivité des exportations. Il est également attendu que le projet stimule la croissance industrielle, améliore la sécurité alimentaire et consolide les chaînes de valeur régionales.
La déclaration ministérielle souligne l’engagement des pays signataires à mobiliser des financements conjoints et à attirer des partenaires stratégiques. Elle prévoit également l’harmonisation des politiques, des normes techniques et des cadres réglementaires afin d’assurer la fluidité des opérations ferroviaires transfrontalières.
Un cadre de mise en œuvre, détaillant la gouvernance, les modèles de financement et les étapes de construction, devrait être finalisé début 2026.
Selon João Matlombe, ministre mozambicain des Transports et de la Logistique, la prochaine étape sera la signature d’un accord permettant de désigner un partenaire stratégique pour la construction de la ligne ferroviaire et des infrastructures logistiques. Cette initiative est prévue, selon lui, au premier trimestre 2026.
Le port de Nacala, situé dans le nord du Mozambique, constitue un point stratégique pour le commerce maritime en Afrique de l’Est et australe. En 2024, il a traité 1,4 million de tonnes de marchandises, équivalant à 100 000 conteneurs de 20 pieds (EVP). Les autorités mozambicaines prévoyaient un trafic de 1,8 million de tonnes, soit 115 100 EVP, pour 2025.
Ronsard Luabeya
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La nouvelle fonderie du complexe cuprifère Kamoa-Kakula, situé dans la province du Lualaba et opéré par Kamoa Copper SA, a produit ses premières anodes de cuivre pur à 99,7 % le 29 décembre 2025. Ivanhoe Mines, développeur et actionnaire du projet, en a fait l’annonce le 2 janvier 2026. Il s’agit d’une avancée industrielle notable pour ce complexe minier, dont la montée en puissance est suivie de près par les observateurs du marché des métaux.
D’un coût annoncé de 700 millions de dollars, la fonderie vise une capacité nominale de traitement de 500 000 tonnes de concentré par an, ce qui en fait, selon Ivanhoe, la plus grande installation de ce type en Afrique. L’infrastructure permettra, à terme, de transformer sur place le concentré issu des trois unités de traitement du site minier.
En attendant sa pleine montée en régime, la compagnie prévoit que ses ventes de cuivre excéderont sa production annuelle, en raison de la commercialisation progressive de stocks antérieurs constitués avant l’entrée en service de la fonderie.
Jusqu’à 700 000 tonnes d’acide sulfurique par an
Le site produira également jusqu’à 700 000 tonnes par an d’acide sulfurique, un sous-produit utilisé dans l’industrie minière régionale et dont la demande s’est accrue depuis l’interdiction d’exportation imposée par la Zambie en septembre 2025. Les premières ventes ont d’ores et déjà été conclues, selon la compagnie.
Au-delà des chiffres, cette entrée en production concrétise un changement de paradigme industriel pour Kamoa-Kakula. Depuis sa mise en service en 2021, la mine exportait la majeure partie de son concentré de cuivre vers des fonderies situées hors du territoire congolais. Une partie — environ 35 % selon plusieurs sources concordantes — était également traitée localement à l’usine de Lualaba.
« Cette installation livrera les anodes de cuivre congolais de la plus haute qualité aux marchés internationaux, établissant une nouvelle référence mondiale en termes d’échelle, d’efficacité et de durabilité », a commenté l’homme d’affaires canado-américain Robert Friedland, l’un des dirigeants d’Ivanhoe Mines.
La construction d’une fonderie sur site s’inscrit dans une logique de valorisation locale formulée dès 2021 par la compagnie, afin de réduire les coûts logistiques — le volume de cuivre contenu par chargement étant plus élevé une fois transformé —, de sécuriser les débouchés et de diversifier ses sources de revenus.
D’après les dernières données disponibles, l’ensemble de la production d’anodes de la fonderie est déjà couvert par des contrats de vente à long terme, conclus avec les groupes chinois CITIC Metal et Zijin Mining, ainsi qu’avec le négociant suisse Trafigura.
Un marché sous tension
L’entrée en production de cette infrastructure survient dans un contexte de tensions persistantes sur l’offre mondiale de cuivre et d’anticipations haussières sur les prix. Le cours du métal rouge a affiché une tendance haussière en décembre et s’est même approché des 13 000 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME) en fin de mois, porté par l’anticipation de droits de douane américains sur les importations de cuivre raffiné, ainsi que par les préoccupations sur l’approvisionnement.
Parmi les facteurs d’inquiétude figurent plusieurs incidents survenus en 2025, dont un séisme ayant affecté Kamoa-Kakula en mai dernier. Ce sinistre a conduit Ivanhoe à revoir à la baisse ses prévisions de production, désormais attendue à environ 420 000 tonnes en 2025 et 2026, contre plus de 500 000 initialement escomptées.
Dans ce climat, plusieurs analystes s’attendent à une poursuite de la hausse des prix au cours des prochains mois. Le groupe Citigroup estime que le cuivre pourrait dépasser 13 000 dollars la tonne d’ici le deuxième trimestre 2026 et anticipe une hausse de 2,5 % de la consommation mondiale finale sur l’année. Gregory Shearer, stratège métaux chez J.P. Morgan, considère que la conjonction entre « stocks disloqués » et « perturbations aiguës de l’offre minière » crée les conditions d’un marché haussier durable.
Cette dynamique confère à l’entrée en production de la fonderie de Kamoa-Kakula une signification particulière, tant pour les actionnaires que pour le pays hôte, en offrant un levier économique supplémentaire.
Pour rappel, le complexe minier est détenu à 39,6 % par Ivanhoe Mines, 39,6 % par le groupe chinois Zijin Mining, 20 % par l’État congolais, et 0,8 % par Crystal River Global Limited.
Louis-Nino Kansoun, Agence Ecofin
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NIU Invest SE, the majority shareholder of Critical Metals, has granted the company a loan of £2.1 million, equivalent to about $2.84 million, to finance its activities, notably at the Molulu copper and cobalt project in the Haut-Katanga province of the Democratic Republic of Congo.
The company announced the financing on December 31, 2025. The loan has an 18-month maturity and carries an annual interest rate of 10%, payable at the end of the term.
According to the disclosed terms, the loan takes the form of a convertible bond. This structure allows NIU Invest SE to convert the loan into equity in Critical Metals at any time and under certain conditions.
NIU Invest has used similar instruments to gradually increase its stake in the company. Its participation has now reached 69.62%, giving it effective control over Critical Metals.
The financing provides short-term relief for Critical Metals, whose Molulu project—70% owned by the company—has yet to generate commercial sales. The company remains loss-making.
For the financial year ended June 30, 2025, Critical Metals reported losses of about £2.4 million. This marked a reduction of roughly 13% compared with the previous financial year, when losses stood near £2.8 million.
According to the financial report, the improvement primarily reflects a reduction of about 25% in salary expenses. The company also implemented significant workforce cuts in the Democratic Republic of Congo, particularly among technical staff.
Cost-cutting measures extended to senior management. Since January 1, 2025, remuneration for the chief executive position has been reduced by as much as 30%.
First Sales Expected in 2026
Alongside its financial restructuring, Critical Metals has undergone several leadership changes. Russell Fryer stepped down as chief executive on September 4, 2025, and Ali Farid Khwaja replaced him. Khwaja subsequently resigned on December 16, 2025.
Since then, Danilo Lange has served as interim chief executive.
In its announcement, the company described Lange as an internationally experienced executive with more than 25 years of experience across the mining, consumer goods and marketing sectors. He previously held senior roles at companies including Yahoo and Red Bull and served as chief executive of Auriant Mining AB, a Swedish mining company listed on Nasdaq in the United States.
Critical Metals said his profile suits the company’s transition phase, as the board continues its search for a permanent chief executive.
The loan from NIU Invest again signals the majority shareholder’s confidence in the Molulu project, despite the company’s continued financial losses since launch.
The funding secures short-term operational financing while the company prepares for a ramp-up in activity.
According to Critical Metals’ most recent report, the first mineral sales from the Molulu mine are now expected by mid-2026.
This article was initially published in French by Timothée Manoke
Adapted in English by Ange Jason Quenum
NIU Invest SE, actionnaire majoritaire de Critical Metals, a accordé à cette dernière un prêt de 2,1 millions de livres sterling, soit environ 2,84 millions de dollars américains, afin de financer notamment ses activités sur le projet cuprifère et cobaltifère de Molulu, situé à près de 100 kilomètres au nord de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Ce financement, annoncé par l’entreprise le 31 décembre 2025, est consenti sur une échéance de 18 mois, avec un taux d’intérêt de 10 % l’an, payable à la fin de la période.
Selon les termes communiqués, ce prêt prend la forme d’une obligation convertible, un mécanisme qui permet à NIU Invest SE de convertir, à tout moment et sous certaines conditions, le montant prêté en parts dans le capital de Critical Metals. C’est par ce même type de mécanisme que la société d’investissement a progressivement renforcé sa position au capital, portant sa participation à 69,62 % et s’imposant comme actionnaire de contrôle.
Ce financement apporte un nouveau souffle à Critical Metals, dont le projet de Molulu, détenu à 70 %, n’a pas encore généré de ventes commerciales. L’entreprise évolue toujours dans le rouge. Pour l’exercice financier clos le 30 juin 2025, elle a enregistré des pertes d’environ 2,4 millions de livres sterling, en baisse d’environ 13 % par rapport à l’exercice précédent, clos le 30 juin 2024, au cours duquel les pertes s’élevaient à près de 2,8 millions de livres.
D’après le rapport financier, cette amélioration relative s’explique principalement par une réduction d’environ 25 % des charges salariales, combinée à des coupes importantes dans les effectifs en République démocratique du Congo (RDC), notamment parmi les techniciens. Les mesures de réduction des coûts ont également concerné la direction, avec des baisses de rémunération du poste de directeur général allant jusqu’à 30 % depuis le 1er janvier 2025.
Premières ventes annoncées en 2026
Parallèlement à ces ajustements financiers, Critical Metals a connu plusieurs changements à sa tête. Après la démission de Russell Fryer le 4 septembre 2025, remplacé par Ali Farid Khwaja, ce dernier a à son tour quitté ses fonctions le 16 décembre 2025. Depuis cette date, Danilo Lange assure le rôle de directeur général par intérim.
Dans son annonce, l’entreprise présente Danilo Lange comme un dirigeant international expérimenté, fort de plus de 25 ans de carrière dans les secteurs minier, des biens de consommation et du marketing. Il a notamment occupé des postes de direction au sein de groupes tels que Yahoo et Red Bull, et a précédemment été directeur général de Auriant Mining AB, une société minière suédoise cotée sur la bourse américaine Nasdaq.
Selon Critical Metals, son profil est jugé adapté pour accompagner l’entreprise dans une phase de transition, alors que le conseil d’administration mène un processus de recherche pour un directeur général permanent.
Ce prêt accordé par NIU Invest traduit une nouvelle fois la confiance de l’actionnaire majoritaire dans le potentiel du projet de Molulu, malgré des résultats financiers négatifs enregistrés depuis le lancement. Il permet à l’entreprise de sécuriser le financement de ses activités à court terme, dans l’attente d’une montée en puissance opérationnelle.
Selon le rapport le plus récent de Critical Metals, les premières ventes de minerais issues de la mine de Molulu sont désormais envisagées à l’horizon de la mi-2026.
Timothée Manoke
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The Democratic Republic of Congo partially eased restrictions on artisanal copper-cobalt processing in Lualaba, the country’s main hub for artisanal activity in the sector.
Mines Minister Louis Watum Kabamba lifted “partially and temporarily” the suspension of mining and commercial activities for artisanal mineral processing entities in the copper-cobalt value chain operating in Lualaba. The ministry announced the decision in a statement published on January 5, 2026, following compliance inspections conducted in Kolwezi.
“At the end of the commission’s work (established on December 26), organized into three sub-commissions (administrative and legal, technical, and traceability and compliance), the commission found violations of the Mining Code and Mining Regulations by all processing entities,” the statement said.
The minister framed the decision as a transitional measure, allowing operators time to regularize their status. “The maintenance or definitive lifting of the suspension will remain conditional on the effective regularization of each processing entity,” the document added.
#RDC_MINES | COMMUNIQUÉ DE PRESSE pic.twitter.com/06YGkQgwcv
— Ministère des Mines - RDC (@MinMinesRDC) January 5, 2026
According to the statement, authorities will notify each processing entity within 72 hours of publication. The individual notices will detail corrective measures required to address administrative, technical, and traceability breaches and will specify, where applicable, financial penalties payable under current mining law.
However, the partial lifting does not apply to Luilu Resources. The ministry said the company failed to present credible documentation on technical operations and mineral traceability during the review. Authorities ordered the company to appear again before the commission in Lubumbashi within three days, with the required documents, or face sanctions proportionate to the seriousness of the violations.
Transitional Measure for Haut-Katanga
Authorities also adopted a transitional measure for Haut-Katanga, another province with significant artisanal copper-cobalt activity. Pending inspection results, authorities authorized processing entities on a temporary basis to receive minerals already present at legal or tolerated artisanal sites.
Provincial services will supervise the operation, including the provincial mining division, the provincial directorate of SAEMAPE, the provincial ministry of Mines, and representatives of cooperatives and traders.
Since December 19, 2025, authorities have suspended activities of all artisanal mineral processing entities in the copper-cobalt sector nationwide. The mines minister said the suspension forms part of the implementation of the roadmap of the National Commission to Combat Mining Fraud.
The measure aims to clean up the artisanal mineral supply chain and ensure compliance with OECD due diligence principles and the national traceability manual.
This article was initially published in French by Ronsard Luabeya
Adapted in English by Ange Jason Quenum
Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba (photo), a levé « partiellement et temporairement » la suspension des activités minières et commerciales des entités de traitement des minerais artisanaux de la filière cuivre-cobalt localisées dans le Lualaba, province qui abrite la plus importante activité artisanale de cette filière. L’annoncé est contenue dans un communiqué publié le 5 janvier 2026, à l’issue des travaux de contrôle de conformité menés à Kolwezi.
« À l’issue des travaux de la commission (instituée le 26 décembre), organisée en trois sous-commissions (administrative et juridique, technique, et traçabilité et conformité), il a été constaté une violation par toutes les entités de traitement du Code et du Règlement miniers », indique le communiqué.
La décision du ministre apparaît ainsi comme une mesure transitoire, le temps pour les acteurs concernés de régulariser leur situation. « Le maintien ou la levée définitive de la suspension restera conditionné par la régularisation effective de chaque entité de traitement », précise le document.
#RDC_MINES | COMMUNIQUÉ DE PRESSE pic.twitter.com/06YGkQgwcv
— Ministère des Mines - RDC (@MinMinesRDC) January 5, 2026
Selon le communiqué, chaque entité de traitement recevra, dans un délai de 72 heures à compter de sa publication, une notification individuelle. Celle-ci détaillera, au cas par cas, les mesures d’accompagnement requises pour la réparation des griefs administratifs, techniques et de traçabilité reprochés et précisera également, le cas échéant, les pénalités financières à acquitter, conformément aux dispositions de la loi minière en vigueur.
Toutefois, la société Luilu Resources n’est pas concernée par cette levée partielle. Selon le ministère, l’entreprise n’a présenté aucun document probant relatif aux aspects techniques et à la traçabilité des minerais devant la commission de contrôle. Elle est sommée de se présenter à nouveau devant la commission à Lubumbashi, dans un délai de trois jours, avec les pièces requises, sous peine de sanctions proportionnelles à la gravité des manquements constatés.
Mesure transitoire pour le Haut-Katanga
Pour le Haut-Katanga, autre province à forte activité artisanale dans la filière cuivre-cobalt, une mesure transitoire a également été prise. En attendant les conclusions du contrôle, les entités de traitement sont autorisées, à titre provisoire, à recevoir les minerais déjà présents sur les sites artisanaux légaux ou tolérés.
Cette opération se fera sous l’encadrement des services provinciaux compétents, notamment la division provinciale des Mines, la direction provinciale du SAEMAPE, le ministère provincial des Mines, ainsi que les représentants des coopératives et des négociants.
Depuis le 19 décembre 2025, les activités de toutes les entités de traitement des minerais artisanaux de la filière cuivre-cobalt sont suspendues sur l’ensemble du territoire. Le ministre des Mines rappelle que cette mesure s’inscrit dans la mise en œuvre de la feuille de route de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière.
Elle vise à assainir la chaîne d’approvisionnement des minerais artisanaux, tout en assurant le respect des principes de diligence raisonnable de l’OCDE et du Manuel national de traçabilité.
Ronsard Luabeya
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