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Equipe Publication

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Alors que le partenariat stratégique conclu à Washington le 4 décembre 2025 entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis d’Amérique (USA) entre dans sa phase opérationnelle, l’ancien ministre congolais Alain Lubamba se prononce sur cet accord. Dans une tribune libre intitulée « Deal RDC–USA : Transformer la rente minière en puissance industrielle ou perdre une nouvelle fois l’histoire », publiée dans la presse en fin d’année dernière, l’ancien vice-ministre des Affaires étrangères sous le régime de Joseph Kabila (2007-2008) estime que ce deal constitue une « chance civilisationnelle » pour son pays.

Pour l’ancien vice-président de la commission des relations extérieures de l’Assemblée nationale, ce partenariat conclu autour des minerais critiques pourrait permettre à la RDC, pour la première fois, de transformer sa rente minière en puissance industrielle, tout en assainissant sa gouvernance, et ainsi éviter de reproduire le cycle historique où le pays enrichit le monde sans se développer. Alain Lubamba présente d’ailleurs cet accord comme « un instrument potentiel de transformation structurelle » capable de « reconfigurer un modèle économique trop longtemps fondé sur l’exportation brute des ressources naturelles ».

Pour soutenir son analyse, l’ancien vice-ministre du Budget (2008-2010) met en avant l’engagement de transformation locale contenu dans l’accord. Le texte prévoit en effet un appui des États-Unis à la transformation locale des minerais — raffinage, unités de transformation, participation à des projets en aval à l’étranger. « Ne pas transformer chez nous, c’est rester dépendants ; transformer chez nous, c’est affirmer notre souveraineté », soutient Alain Lubamba.

« Nettoyer les pratiques toxiques »

Autre argument central : l’ancien président du conseil d’administration du Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC) présente la nature des investisseurs américains comme un élément différenciant. Il affirme que les standards américains — « compliance, audits permanents, obligation de transparence » — seraient incompatibles avec les pratiques opaques qui ont marqué une partie du secteur extractif.

« Cette configuration représente un levier unique pour nettoyer les pratiques économiques toxiques, crédibiliser l’État auprès des marchés et institutions internationales, et envoyer un signal fort : l’ère de l’opacité touche à sa fin ». L’auteur soutient ainsi que le partenariat pourrait agir comme une contrainte extérieure favorisant une meilleure gouvernance interne : « C’est donc à la fois un partenariat économique et un outil de reconstruction morale de la gouvernance publique ».

En effet, pour consolider son rôle de « partenaire stratégique fiable des États-Unis », la RDC doit, selon l’accord, mettre en œuvre des politiques renforçant la gouvernance, la transparence et l’État de droit. Le texte exige notamment une réforme du cadre fiscal dans les douze mois : stabilisation fiscale de dix ans, remboursement de TVA sous 90 jours, guichet unique, et création d’une autorité fiscale centralisée responsable de toutes les interactions avec les investisseurs du secteur minier. Dans ce secteur, Kinshasa devra, avec l’aide de Washington, renforcer également la régulation, améliorer la transparence des entreprises publiques, consolider les capacités douanières et intensifier la lutte contre les trafics.

Risques à éviter

Si le texte insiste sur les opportunités, il met implicitement en garde contre plusieurs risques. Le premier est institutionnel : le partenariat ne produirait d’effets que si la RDC parvient à bâtir un environnement économique et réglementaire cohérent. L’ancien député national insiste sur la nécessité de créer des conditions industrielles (zones spécialisées, énergie fiable, logistique modernisée) et de garantir une gouvernance fondée sur la transparence et la traçabilité.

Pour lui, l’opportunité pourrait être perdue sans une « discipline » collective : « La vraie question n’est plus de savoir si la RDC peut réussir, mais si elle (…) aura la discipline, la vision collective et l’audace de saisir cette occasion historique », avertit-il.

Enfin, l’expert en développement de performance des politiques publiques évoque un risque de contestation politique et sociale, en référence aux critiques de certains leaders religieux qu’il juge fondées sur une lecture erronée : « Certains leaders religieux l’ont présenté comme un bradage, mais il s’agit d’une interprétation erronée ».

Pour l’ancien ministre, l’adhésion nationale à ce partenariat devient un enjeu stratégique, car l’accord doit être compris comme « une décision d’État pour assainir la gouvernance, sécuriser l’intérêt national et construire la prospérité des Congolais ».

Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya

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Dans une annonce publiée sur son site officiel le 30 décembre 2025, Access Bank RDC, filiale du groupe nigérian Access Bank Plc, a indiqué avoir obtenu l’aval de la Banque centrale du Congo (BCC) pour la nomination d’Isaac Adeboye Ayewamide en qualité de directeur général. D’après cette annonce, la nomination a pris effet le 4 décembre 2025. Isaac Adeboye succède à Arinze Osuachala, qui a dirigé l’institution pendant huit ans.

Cette transition intervient alors que des objectifs stratégiques précis sont déjà fixés. Selon les prévisions contenues dans le rapport Pilier 3 pour l’exercice 2024, la banque s’est donnée pour cap de porter son bilan total à 1 milliard de dollars américains à l’horizon 2027, après une trajectoire projetée à 750 millions de dollars en 2025 et 865 millions de dollars en 2026.

Parallèlement à cet objectif de bilan, Access Bank RDC ambitionne également d’améliorer sensiblement sa performance financière. Toujours selon le rapport Pilier 3, la banque vise pour 2027 un résultat avant impôts de 31,75 millions de dollars, soit une progression projetée d’environ 164,6 % par rapport à 2024, exercice au cours duquel le résultat avant impôts s’élevait à près de 12 millions de dollars.

Ces objectifs s’inscrivent dans la continuité de la dynamique impulsée par le prédécesseur du nouveau directeur général. Le mandat d’Arinze Osuachala à la tête d’Access Bank RDC a en effet été marqué par une progression significative des indicateurs financiers.

Entre sa première année complète de fonction en 2017 et l’exercice 2024, le produit net bancaire de la banque a été multiplié nominalement par six, passant de 15,7 milliards de francs congolais à 97,3 milliards de francs congolais. Sur la même période, le résultat net a progressé de plus de trente fois, passant de 874 millions de francs congolais à environ 27 milliards de francs congolais à la fin de l’exercice 2024.

Des leviers déjà identifiés

Pour atteindre ces nouveaux objectifs de croissance, la stratégie de la banque est déjà balisée au moment où Isaac Adeboye prend les rênes. L’un des axes majeurs porte sur le financement des petites et moyennes entreprises. Dans ce cadre, un programme dédié avait été enclenché sous la direction de son prédécesseur. Le 28 juin 2025, Access Bank RDC a ainsi signé un protocole d’accord avec l’Agence pour la promotion des classes moyennes congolaises (Aprocm), en vue d’injecter 25 millions de dollars dans le financement des PME au cours du second semestre 2025.

Outre ce programme, le rapport Pilier 3 2024 met en avant plusieurs autres leviers de développement, notamment l’accroissement des parts de marché dans le secteur minier, le déploiement des agents bancaires, l’amélioration de l’offre de transferts de fonds, ainsi que l’augmentation du nombre de comptes courants et d’épargne.

Entré au sein du groupe en 2007 en tant que gestionnaire des relations, Isaac Adeboye Ayewamide cumule 18 années d’expérience bancaire acquises exclusivement chez Access Bank, où il a occupé diverses fonctions de responsabilité.

Sur le plan académique, selon le communiqué de la banque, il est passé par la Harvard Business School, Wharton, IMD et Lagos Business School. Il est également titulaire d’un Chartered MBA de l’Université de Bangor ainsi que d’un MBA en finance de l’Université Obafemi Awolowo.

Timothée Manoke

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The Democratic Republic of Congo’s regulator has extended the deadline for using cobalt export quotas to March 31, 2026, from the last quarter of 2025, according to a statement reported by Reuters on Wednesday.

The move eases uncertainty caused by bottlenecks in DRC’s new cobalt export process. After imposing an embargo on shipments of the battery metal in February, Kinshasa introduced an export quota system in October. Under that system, 18,125 metric tons of cobalt were allocated for export between October and December 2025.

Several companies were unable to use their quotas because the regulatory framework does not allow the transfer or deferral of shipments. Finance Minister Doudou Fwamba said recently that cobalt exports had “resumed,” without providing details on volumes or companies involved.

CMOC, a major cobalt producer in DRC with a fourth-quarter 2025 export quota of 6,650 tons, said the first shipments were unlikely to depart before January. Administrative procedures extended into the final weeks of 2025, including sampling under the new quota system and customs payments.

While the extension removes uncertainty over unused 2025 quotas, other challenges remain for the Congolese government, which must show it can implement the new framework sustainably. The February embargo, imposed amid a surplus market that had weighed on prices, coincided with a surge in cobalt prices in 2025.

Even if the policy succeeds in supporting prices, Kinshasa must manage the risk of substitution. Some analysts warn that restrictions on Congolese supply could prompt manufacturers to accelerate efforts to reduce cobalt use in electric vehicle batteries.

Emiliano Tossou

Les quotas d’exportation accordés aux producteurs de cobalt en République démocratique du Congo (RDC) pour le dernier trimestre 2025 pourront être utilisés jusqu’au 31 mars 2026. C’est ce qu’a déclaré le régulateur congolais dans un communiqué daté du dimanche 28 décembre, cité notamment par Reuters.

Cette annonce vient lever des incertitudes créées par les goulots d’étranglement dans le nouveau processus d’exportation du cobalt congolais. Après avoir imposé un embargo sur les expéditions de ce métal stratégique pour l’industrie des batteries de véhicules électriques, Kinshasa l’a remplacé, en octobre, par un régime de quotas d’exportation.

Selon ce système, 18 125 tonnes de cobalt étaient prévues à l’exportation entre octobre et décembre 2025. Toutefois, plusieurs entreprises n’ont pas pu utiliser leurs quotas, alors que le cadre réglementaire n’autorise pas, en principe, le report des quotas d’une année sur l’autre.

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a affirmé il y a quelques jours que les exportations de cobalt avaient « repris » le 19 décembre, sans fournir de précisions sur les volumes exportés ni sur les compagnies concernées.

CMOC, l’un des principaux producteurs de cobalt en RDC et titulaire d’un quota d’exportation de 6 650 tonnes pour le quatrième trimestre 2025, a indiqué que les premières cargaisons ne devraient pas quitter le pays avant janvier. Le processus administratif s’est poursuivi durant les dernières semaines de 2025, avec notamment le prélèvement d’échantillons en vue des premières expéditions sous le nouveau régime.

Si l’incertitude liée aux quotas non utilisés en 2025 se dissipe, d’autres défis demeurent pour le gouvernement congolais, qui doit démontrer sa capacité à appliquer durablement ce nouveau cadre.

L’embargo imposé en février, dans un contexte de marché excédentaire pesant sur les prix, a coïncidé avec une envolée des cours du métal, qui ont progressé de plus de 100 % et ont clôturé l’année à plus de 53 355 dollars la tonne.

Si l’objectif d’amélioration des prix semble atteint, Kinshasa doit aussi gérer les risques de substitution du cobalt par d’autres métaux. Certains analystes avertissent que les restrictions sur l’offre congolaise pourraient pousser les industriels à accélérer leurs efforts pour se détourner du cobalt dans la fabrication des batteries électriques.

Emiliano Tossou, Agence Ecofin

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Equity BCDC, the Congolese subsidiary of Kenyan banking group Equity Group, signed a memorandum of understanding with the Special Fund for the Promotion of Youth Entrepreneurship and Employment (FSPEEJ) on December 27, 2025, the bank said in a statement. The agreement aims to boost financing and support for microenterprises and small and medium-sized enterprises, mostly run by young entrepreneurs in the Democratic Republic of Congo.

The bank said the memorandum formalizes the two parties’ intention to work together to facilitate access to financing for these businesses nationwide, while providing technical support focused on financial inclusion and financial education. No timeline has been set for a definitive agreement.

For Equity BCDC, the initiative is part of its strategy to promote socio-economic prosperity. For the FSPEEJ, the planned collaboration represents a “major step in consolidating the entrepreneurial ecosystem for young Congolese.”

During the signing ceremony, the institution handed over business formalization documents to several young entrepreneurs. The move is seen as essential, enabling them to access formal finance, partnerships and structured markets.

The formalization drive resulted from a collaboration between the FSPEEJ and the One-Stop Shop for Business Creation (GUCE). The beneficiaries, mainly from Kinshasa and Matadi in Kongo Central province, make up the program’s first cohort.

Initially planned for 500 businesses, the pilot phase led to the formalization of 343 entrepreneurs. According to the FSPEEJ, this first cohort signals the start of a nationwide effort to professionalize and sustain youth-led entrepreneurial initiatives.

Launched on November 15, 2025, the program aims to formalize 5,000 businesses run by young people across all provinces of the DRC, divided into ten cohorts.

Created in 2018, the FSPEEJ’s mandate is to mobilize financial resources and deploy mechanisms to promote youth entrepreneurship, employment access and project financing. The fund operates through loans, guarantees, participatory financing and equity investments in high-potential projects.

Ronsard Luabeya

Le 27 décembre 2025, Equity BCDC, filiale congolaise du groupe bancaire kényan, et le Fonds spécial pour la promotion de l’entrepreneuriat et de l’emploi des jeunes (FSPEEJ) ont signé un protocole d’accord visant à renforcer le financement et l’accompagnement des très petites entreprises (TPE) et des petites et moyennes entreprises (PME), portées majoritairement par des jeunes en République démocratique du Congo.

Selon la banque, ce texte matérialise l’intention des deux parties de collaborer en vue de faciliter l’accès au financement des TPE sur l’ensemble du territoire national, tout en offrant un accompagnement technique axé sur l’inclusion et l’éducation financières, au bénéfice de ces entreprises. Pour l’heure on ignore quand est-ce qu’un accord définitif interviendra.

Pour Equity BCDC, cette initiative s’inscrit dans le cadre de sa vision de promouvoir la prospérité socio-économique. Pour le FSPEEJ, cette collaboration envisagée constitue une « étape majeure dans la consolidation de l’écosystème entrepreneurial des jeunes congolais ».

À l’occasion de la signature du protocole d’accord, l’institution a procédé à la remise officielle des documents de formalisation à plusieurs jeunes entrepreneurs, une démarche indispensable pour leur permettre d’accéder aux financements formels, aux partenariats économiques et aux marchés structurés.

Cette opération de formalisation résulte d’une collaboration entre le FSPEEJ et le Guichet unique de création d’entreprise (GUCE). Les bénéficiaires, issus notamment de Kinshasa et de Matadi, dans la province du Kongo Central, constituent la première cohorte du programme.

Initialement prévue pour 500 entreprises, cette phase pilote a permis la formalisation de 343 entrepreneurs. Selon le FSPEEJ, cette première cohorte marque le lancement d’une dynamique nationale de professionnalisation et de pérennisation des initiatives entrepreneuriales portées par les jeunes. Lancé le 15 novembre 2025, le programme prévoit la formalisation de 5 000 entreprises dirigées par des jeunes issus de l’ensemble des provinces de la RDC, réparties en dix cohortes.

Créé en 2018, le FSPEEJ a pour mission de mobiliser des ressources financières et de mettre en place des mécanismes dédiés à la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes, à l’accès à l’emploi et au financement de projets, notamment à travers des prêts, des garanties, des financements participatifs ou des investissements dans des projets à fort potentiel.

Ronsard Luabeya

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Vietnam’s Vingroup has provided further details on a planned green mobility project in Kinshasa, following a preliminary agreement signed with the city in October.

In a Dec. 29 statement, Vingroup said it signed a trilateral memorandum of understanding on Dec. 24 with Kinshasa’s provincial ministry in charge of transport and urban mobility and a Congolese company, Exposure Sarl. The memorandum sets out a framework for cooperation to develop a modern, sustainable and accessible urban transport system.

Vingroup, through its electric vehicle unit VinFast, plans to introduce between 60,000 and 120,000 electric vehicles to the local market. This includes 10,000 to 20,000 cars and 50,000 to 100,000 scooters. The initiative is part of a broader strategy to develop a full green mobility ecosystem in Kinshasa.

Roadmap

The initial phase of the project, running through the end of the first quarter of 2026, is expected to deploy an initial fleet of about 500 electric buses and 1,000 electric cars for public transport operations. The parties have agreed on a roadmap covering the period from the signing of the memorandum to the end of Q1 2026.

Under the plan, Exposure Sarl will be responsible for preparing a detailed business plan, including vehicle acquisition, the development of maintenance and repair infrastructure for electric vehicles, and the launch of the administrative and legal procedures required for import, distribution and operations.

Over the same period, VinFast will submit detailed technical and commercial proposals for fleets of electric buses, cars and scooters intended for the Kinshasa market. A dedicated authority will be appointed to manage and oversee the electric bus fleet, the statement said.

Kinshasa will propose sites for the installation of charging infrastructure, as previously announced in October. It will also work on tax incentives and a regulatory framework to support the adoption of green mobility solutions, while ensuring a reliable electricity supply for the project.

Complete green ecosystem

The announcement follows Vingroup’s ambitions outlined in October 2025, when the group discussed the gradual conversion of around 300,000 internal combustion engine vehicles to electric vehicles in Kinshasa.

"The deployment of green and smart mobility solutions will gradually transform Kinshasa’s urban transport landscape and create long-term value by improving residents’ quality of life and supporting the city’s sustainable development goals, Phuong Nguyen," CEO of Vingroup Africa, said.

The parties also plan to develop a wide network of charging stations and authorised after-sales service centres to ensure operational stability and user convenience. The project includes training programmes for drivers, technicians and on-site operational staff, as well as technical support for the design of electrified transport infrastructure.

Beyond mobility

Limited information is available on the Congolese partner Exposure Sarl. At the signing of the memorandum, the company was represented by Fely Samuna, who is also managing director of Kerith Resources. Kerith Resources is the Congolese partner of Japanese multinational Asia Minerals Limited in a manganese mining and processing project in Kongo Central province.

The signing comes weeks after specialised economic media reported a planned Vingroup investment of about $28 million in the Democratic Republic of Congo and the creation of a local subsidiary, Vingroup DRC Holdings Sarl. The subsidiary is expected to be based in Kinshasa and to develop projects, including in real estate.

Projects discussed at the October 2025 signing between Vingroup and Kinshasa also included urban expansion. The group expressed interest in a 6,300-hectare urban development project comprising residential areas, villas, apartments, hospitals, schools, shopping malls, hotels, leisure facilities and a future administrative district for ministries and government agencies. According to VinFast, the city would provide the land for the project free of charge.

Timothée Manoke

On en sait désormais un peu plus sur le projet de mobilité verte du groupe vietnamien Vingroup à Kinshasa, annoncé en octobre dernier lors de la signature d’un protocole d’accord avec la ville-province de Kinshasa.

Dans une communication datée du 29 décembre 2025, Vingroup indique avoir signé, le 24 décembre 2025, un mémorandum d’entente (MoU) trilatéral avec le ministère provincial en charge des Transports et de la mobilité urbaine de Kinshasa, ainsi qu’une entreprise congolaise dénommée Exposure Sarl. Ce document établit les bases d’un cadre de coopération en vue de la mise en place d’un système de transport urbain moderne, durable et accessible dans la capitale congolaise.

Selon le communiqué, Vingroup, à travers sa filiale VinFast spécialisée dans la production et la commercialisation de véhicules électriques, ambitionne d’introduire sur le marché local entre 60 000 et 120 000 véhicules électriques dont entre 10 000 et 20 000 voitures et entre 50 000 et 100 000 scooters. Cette stratégie s’inscrit dans une vision plus large visant le développement d’un écosystème complet de mobilité verte à Kinshasa.

Feuille de route

Selon la communication du 29 décembre, la phase initiale du projet — prévue jusqu’à la fin du premier trimestre 2026 — prévoit l’arrivée d’un premier lot composé d’environ 500 bus électriques et de 1 000 voitures électriques destinés aux opérations de transport public. Pour concrétiser cette ambition, les trois parties se sont entendues sur une feuille de route couvrant la période allant de la signature du MoU à la fin du premier trimestre 2026.

Dans ce cadre, le partenaire congolais Exposure Sarl est chargé de la conception d’un business plan détaillé portant notamment sur l’acquisition des véhicules, le développement d’infrastructures d’entretien et de réparation des véhicules électriques, ainsi que sur le lancement des procédures administratives et juridiques nécessaires à l’importation, à la distribution et aux opérations.

Durant la même période, VinFast devra fournir des propositions détaillées sur les aspects techniques et commerciaux relatifs aux flottes de bus, de voitures et de scooters électriques appelées à être introduites sur le marché kinois. Le texte précise par ailleurs qu’une autorité dédiée sera désignée pour gérer et superviser la flotte de bus électriques.

De son côté, la ville-province de Kinshasa devra, comme annoncé dès octobre, proposer des sites destinés à l’installation des infrastructures de recharge. Elle devra également travailler à la mise en place d’incitations fiscales et d’un cadre réglementaire visant à encourager l’adoption des solutions de mobilité verte, tout en veillant à garantir un approvisionnement fiable en électricité pour le projet.

Écosystème vert complet

Ce nouveau développement s’inscrit dans la continuité des ambitions affichées par Vingroup en octobre 2025, lorsque le groupe avait évoqué la conversion progressive d’environ 300 000 véhicules thermiques en véhicules électriques à Kinshasa.

« Le déploiement de solutions de mobilité vertes et intelligentes transformera progressivement le paysage des transports urbains de Kinshasa et créera une valeur tangible à long terme en améliorant la qualité de vie des résidents et en aidant la ville à atteindre ses futurs objectifs de développement durable », a déclaré Phuong Nguyen, directrice générale de Vingroup Africa, citée dans le communiqué.

Dans la perspective de la mise en place d’un écosystème vert complet, les parties prévoient de coopérer au développement d’un vaste réseau de stations de recharge et de services après-vente agréés, afin d’assurer la stabilité des opérations et la commodité pour les utilisateurs de véhicules électriques.

L’initiative inclut également des programmes de formation destinés aux conducteurs, aux techniciens et au personnel opérationnel sur site, ainsi qu’un appui technique à la conception des infrastructures de transport électrifié.

Au-delà de la mobilité

Peu d’éléments sont en revanche connus à ce stade sur Exposure Sarl, partenaire congolais du projet. Lors de la signature du mémorandum, l’entreprise était représentée par Fely Samuna, également directeur général de Kerith Resources, partenaire congolais de la multinationale japonaise Asia Minerals Limited dans un projet d’exploitation et de transformation du manganèse dans la province du Kongo Central.

La signature de ce mémorandum intervient quelques semaines après que certains médias spécialisés dans l’information économique ont fait état d’un projet d’investissement d’environ 28 millions de dollars de Vingroup en RDC, ainsi que de la création annoncée d’une filiale locale, Vingroup DRC Holdings Sarl, qui devrait être implantée à Kinshasa pour développer des projets, notamment dans l’immobilier.

Parmi les projets évoqués lors de la signature du protocole d’accord d’octobre 2025 entre Vingroup et la ville-province de Kinshasa figure également l’extension de la ville. Le groupe vietnamien a manifesté son intérêt pour un projet urbain d’environ 6 300 hectares, comprenant des zones résidentielles, des villas, des appartements, des hôpitaux, des écoles, des centres commerciaux, des hôtels, des complexes de loisirs, ainsi qu’un futur quartier administratif destiné aux ministères et agences gouvernementales. Selon VinFast, le terrain destiné à ce projet serait octroyé gratuitement par la ville.

Timothée Manoke

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President Felix Tshisekedi has instructed the government to design a system to register vehicles immediately after customs clearance. The directive was issued during the 72nd ordinary meeting of the Council of Ministers on Dec. 26.

Tshisekedi said the measure aims to end recurrent shortages of license plates and strengthen the registration process for imported vehicles. He noted that persistent shortages have led many owners to drive without proper plates or to use unauthorized temporary plates.

This situation makes it harder to identify vehicles involved in offenses, accidents or criminal acts, he said. It also results in revenue losses for the state and undermines administrative oversight in the transport sector.

An initial modernization of the vehicle registration system was launched by the finance ministry in February 2024. The reform introduced an online application process, allowing applicants to submit documents and pay fees through the Directorate General of Taxes without visiting offices in person. It also provided for the free issuance of “cartes roses” (pink cards), the official vehicle registration certificates.

Following this reform, Tshisekedi has asked Finance Minister Doudou Fwamba to propose a secure system ensuring traceability, transparency and fraud prevention. A detailed report outlining concrete proposals, an implementation timetable and clear lines of responsibility is expected in the second half of January 2026.

Boaz Kabeya

Lors de la soixante-douzième réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le 26 décembre 2025, le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit le gouvernement de réfléchir à un mécanisme permettant d’immatriculer les véhicules dès leur dédouanement. Cette mesure vise à mettre fin à la pénurie récurrente de plaques d’immatriculation et à sécuriser le processus d’enregistrement des véhicules importés.

Le chef de l’État a relevé que la persistance de la pénurie de plaques d’immatriculation a conduit de nombreux propriétaires à circuler sans plaques réglementaires ou à recourir à des plaques temporaires délivrées de manière irrégulière. Cette situation complique l’identification des véhicules impliqués dans des infractions, des accidents ou des actes criminels. Elle entraîne également des pertes de recettes pour le Trésor public et contribue à une dégradation de la gouvernance administrative dans le secteur des transports.

Une première initiative de modernisation du système d’enregistrement des véhicules avait été engagée par le ministère des Finances en février 2024. Cette réforme avait introduit une procédure de demande de plaques d’immatriculation en ligne, permettant aux requérants de soumettre leurs dossiers et de s’acquitter des frais correspondants via la Direction générale des Impôts, sans déplacement physique. Elle avait également prévu la remise gratuite des cartes roses aux détenteurs de véhicules.

S’inscrivant dans cette dynamique, Félix Tshisekedi a demandé au ministre des Finances, Doudou Fwamba, de proposer un mécanisme sécurisé garantissant la traçabilité, la transparence et la prévention de toute fraude. Un rapport détaillé, assorti de propositions concrètes, d’un calendrier de mise en œuvre et de responsabilités clairement établies, est attendu au cours de la deuxième quinzaine de janvier 2026.

Boaz Kabeya

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