Le Royaume-Uni a mobilisé, via le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO), un financement de 2,3 millions de livres sterling (environ 3,1 millions de dollars) en faveur du secteur de l’agrobusiness en République démocratique du Congo (RDC). L’annonce a été faite le 16 avril 2026 dans un communiqué conjoint avec la Société financière internationale (IFC).
Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un partenariat visant à améliorer l’accès au crédit pour les entreprises agroalimentaires, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), les agriculteurs et les acteurs des chaînes de valeur agricoles.
Prévu sur une durée de quatre ans, le programme ambitionne de contribuer à faire de l’agriculture un moteur de croissance inclusive. Il prévoit notamment le renforcement des capacités des institutions financières locales, l’amélioration de l’environnement réglementaire, ainsi que l’accompagnement d’entreprises à fort potentiel afin de faciliter leur accès aux financements.
Dans sa mise en œuvre, l’initiative combinera appui technique et services de conseil, avec pour objectif de mobiliser davantage d’investissements privés dans le secteur. Elle devrait notamment bénéficier à plus de 300 PME détenues par des femmes et permettre à au moins 5 000 agriculteurs et entreprises agroalimentaires d’accéder à des financements et à des équipements modernes.
Le dispositif repose sur un fonds fiduciaire (trust fund) administré par l’IFC, qui sera opérationnel jusqu’en décembre 2029. Ce mécanisme vise à catalyser les capitaux privés, améliorer les conditions de vie des populations et réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires.
Le programme s’inscrit dans l’initiative AgriConnect du Groupe de la Banque mondiale. Il mettra l’accent sur le financement agricole résilient au climat, le développement de produits financiers adaptés aux femmes entrepreneures, la promotion de solutions de crédit-bail, ainsi que des réformes visant à améliorer le climat des affaires, notamment dans les zones économiques spéciales.
Selon Malick Fall, responsable pays de l’IFC, ce partenariat devrait contribuer au renforcement des chaînes de valeur agricoles, à la création d’emplois et à l’amélioration de la sécurité alimentaire. De son côté, Peter Fernandes Cardy, directeur du développement à l’ambassade britannique à Kinshasa, estime que l’initiative permettra de lever les contraintes à l’investissement et de soutenir une croissance agricole durable et résiliente face au changement climatique.
Ronsard Luabeya
Lire aussi :
Financement des PME : Rawbank mobilise 265 millions $ auprès d’un pool conduit par IFC
Malick Fall (IFC) : « Nous travaillons pour développer le marché des capitaux en RDC »
Comment gérer les stocks de cobalt qui s’accumulent depuis la suspension des exportations en février 2025 et la mise en place de la politique des quotas en octobre, afin qu’ils n’augmentent pas brutalement l’offre et ne tirent pas les prix vers le bas ? C’est à cette question que tente de répondre la République démocratique du Congo (RDC) avec sa réserve stratégique.
Lors du Conseil des ministres du 10 avril 2026, le gouvernement congolais a adopté un projet de décret instituant une réserve stratégique des substances minérales stratégiques, dont la signature et la publication au journal officiel restent attendues. Depuis novembre 2018, le cobalt, le germanium et le coltan (colombo-tantalite) ont été érigés en substances minérales stratégiques, mais selon des sources proches du dossier, c’est le cobalt qui est prioritairement visé.
Selon les mêmes sources, cette réserve stratégique doit permettre de gérer les stocks qui s’accumulent à la suite des restrictions à l’exportation. D’après les statistiques officielles, malgré ces restrictions, la RDC a produit 100 015,28 tonnes de cobalt en 2025. Avec 44 338,47 tonnes exportées la même année, il en résulte un excédent de 55 676,81 tonnes.
En 2026, la RDC devrait continuer de produire du cobalt, car cette substance est un sous-produit du cuivre, dont les cours suivent en outre une tendance haussière. Il n’est donc pas exclu que les stocks excédentaires augmentent, même si la RDC devrait voir ses exportations de cobalt progresser en 2026. Celles-ci pourraient se situer à 114 316,55 tonnes. Ce chiffre comprend les 87 000 tonnes de quotas alloués aux compagnies minières, les 9 600 tonnes de quotas stratégiques et les 17 716,55 tonnes de quotas de 2025 non utilisés en raison des difficultés liées à la nouvelle procédure d’exportation, dont la validité a d’abord été prolongée jusqu’au 31 mars, puis au 30 avril 2026.
« Sans mécanisme adapté, ces stocks risqueraient de s’accumuler, et cela poserait des problèmes tant pour les producteurs que pour l’État », souligne, dans Jeune Afrique, Patrick Luabeya, président de l’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (Arecoms), à qui la constitution et la gestion de cette réserve ont été confiées. Un projet de décret modifiant le décret du 5 novembre 2019 portant création, organisation et fonctionnement de l’Arecoms a également été adopté à cette fin.
Une hausse des prix encore fragile
L’accumulation des stocks immobilise une part importante de la production, pèse sur la trésorerie et augmente les coûts de stockage pour les entreprises minières, tout en créant une pression à la vente susceptible de tirer les prix vers le bas. Or, en l’absence d’un mécanisme de régulation, la remise brutale de ces volumes sur le marché pourrait provoquer une nouvelle chute des prix, annulant en partie les effets recherchés par la suspension temporaire des exportations et les quotas.
La réserve stratégique est donc conçue comme un outil de gestion des stocks excédentaires, afin d’éviter qu’ils ne déstabilisent à nouveau le marché et ne fassent chuter les prix du cobalt. Le gouvernement affirme d’ailleurs que la création de cette réserve vise à contribuer à la stabilisation des marchés, à soutenir la politique de valorisation de ces substances et à renforcer la souveraineté économique de la RDC.
Selon Jeune Afrique, qui dit avoir consulté le projet de décret instituant la réserve stratégique, celle-ci sera partiellement stockée en RDC et à l’étranger, et constituée grâce au rachat d’une partie des stocks des sociétés minières opérant dans le pays. On ignore pour l’instant comment l’Arecoms compte financer ces achats.
Selon la Banque mondiale, malgré la politique de restriction mise en place en RDC, premier producteur mondial avec plus de 76 % de la production en 2024, le prix moyen s’est situé à 33 910 dollars la tonne, se maintenant bien en deçà de la barre de 80 000 dollars franchie en avril 2022. « Cette faible reprise des prix s’explique principalement par la persistance de stocks excédentaires, l’expansion rapide des sources alternatives (en particulier le précipité mixte d’hydroxyde à base de nickel en Indonésie) ainsi que l’accélération de la transition vers des composés lithium-ion sans cobalt dans la production des batteries pour véhicules électriques, autant de facteurs qui réduisent la pression sur le marché des matériaux traditionnels riches en cobalt », estime l’institution de Bretton Woods dans son rapport sur la situation économique de la RDC, paru en mars dernier. Selon le document, les prix du cobalt devraient même baisser ou rester globalement stables en 2026.
Pierre Mukoko
Lire aussi :
Cobalt : comment Glencore ajuste sa stratégie en RDC face aux quotas à l’exportation
Cobalt : la RDC prolonge jusqu’au 31 mars 2026 les quotas d’exportation de 2025
Cobalt : la RDC attribue les quotas, CMOC capte la plus grosse part mais…
The Democratic Republic of Congo’s Ministry of National Economy has announced $7.7 million in funding for an agricultural program in Sud-Ubangi province in northwestern DRC. According to a statement published on April 16, 2026, the project will be implemented in partnership with Centre de développement intégral Bwamanda (CDI-Bwamanda).
The ministry said the program aims to boost local production and improve food security by supporting farmers, strengthening corn and soybean supply chains, and upgrading rural roads. It will also reinforce the value chain from production to markets in Kinshasa, the country’s main market.
The initiative is part of a broader strategy to curb the high cost of living, boost local economic activity and position agriculture as a key sector of the economy.
CDI-Bwamanda, the implementing partner, is a development NGO founded in the region in 1969. It follows a holistic approach combining agriculture, health, education, community development and technical support, with the aim of improving living standards and promoting economic independence.
The program comes alongside another ongoing agricultural initiative in the province. Since April 6, 2026, Sud-Ubangi has been part of the Integrated Program for Reducing Emissions from Deforestation and Forest Degradation (PIREDD), backed by a $25 million budget.
Funded by the Central African Forest Initiative (CAFI) through the national REDD+ fund (FONAREDD) and implemented by Belgian agency Enabel from 2026 to 2030, the project focuses on balancing agricultural production with forest conservation. PIREDD includes support for sustainable farming practices, agroforestry development, and perennial crops such as coffee and cocoa.
Ronsard Luabeya
Le ministère de l’Économie nationale a annoncé un appui de 7,7 millions de dollars en faveur d’un programme agricole dans la province du Sud-Ubangi, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo. Selon une communication officielle publiée le 16 avril 2026, ce projet sera mis en œuvre en partenariat avec le Centre de développement intégral Bwamanda (CDI-Bwamanda).
Présenté par le ministère comme une avancée concrète en faveur de la production locale et de la sécurité alimentaire, le programme vise à soutenir les producteurs du Sud-Ubangi, à relancer les filières maïs et soja et à améliorer les routes agricoles. Il entend également renforcer l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production jusqu’aux marchés de Kinshasa, principal bassin de consommation du pays.
Pour le ministère de l’Économie nationale, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la vie chère, de création de valeur locale et de repositionnement de l’agriculture comme pilier stratégique de l’économie nationale.
Partenaire du projet, le CDI-Bwamanda est une organisation non gouvernementale de développement fondée en 1969 dans la région. Son approche repose sur le concept de développement intégral, qui combine des interventions dans les domaines agricole, sanitaire, éducatif, socioculturel et technique. L’organisation se donne pour objectif d’améliorer durablement les conditions de vie des populations locales, en favorisant à la fois leur autonomie économique et leur bien-être social.
Ce programme vient s’ajouter à une autre initiative agricole en cours dans la province. Depuis le 6 avril 2026, le Sud-Ubangi bénéficie du Programme intégré de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (PIREDD), doté de 25 millions de dollars. Financé par l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD) et mis en œuvre par l’agence belge Enabel sur la période 2026-2030, ce projet met l’accent sur une approche conciliant production agricole et préservation des ressources forestières.
Le PIREDD prévoit notamment la promotion de pratiques agricoles durables, le développement de systèmes agroforestiers et l’appui à des cultures pérennes comme le café et le cacao.
Ronsard Luabeya
New petroleum product prices took effect in the Democratic Republic of Congo (DRC) on April 17, 2026, raising pump prices and further increasing costs for the mining sector, which has been excluded from fuel subsidies since mid-2025.
Under the new pricing, gasoline in the West Zone—used as a benchmark—rose to 2,640 Congolese francs (FC) per liter from 2,440 FC, while diesel increased to 2,635 FC from 2,430 FC, marking rises of 8.2% and 8.4%, respectively. In the North Zone, prices stand at 3,350 FC for gasoline and 3,345 FC for diesel.
In the South Zone, gasoline and diesel are priced at 3,930 FC and 4,465 FC per liter, respectively. In the east, where logistical constraints are greater, prices have reached 4,400 FC for gasoline and 5,600 FC for diesel.
In the mining sector in the South Zone, gasoline and diesel prices rose by 22.6% and 28.4%, to $2.55 and $3.12 per liter, respectively, from $2.08 and $2.43. This follows increases of 30% for gasoline and 43% for diesel in mid-March, bringing cumulative rises over one month to 59.4% and 83.5%.
In the East Zone, mining-sector prices climbed to $2.06 for gasoline and $3.10 for diesel, up from $1.60 and $1.65 in July 2025, representing increases of 28.7% and 88%.
Supply security
According to a statement from the Ministry of National Economy, the revision was approved after a meeting of the Petroleum Products Price Monitoring Committee (CSPPP) held from April 15 to 16. It aims to balance household purchasing power with adjustments to international market conditions.
The move comes amid tight global oil market conditions. Since the start of the Middle East conflict, Brent crude has hovered around $100 per barrel, compared with a previous range of $60 to $70.
To secure domestic supply, the government plans to introduce an advance payment mechanism for distributors, with support from sectoral ministries. The CSPPP also approved early payments for losses and shortfalls ahead of the quarterly certification process to ease operators’ cash flow constraints.
Separately, authorities are exploring alternative supply routes. Economy Minister Daniel Mukoko Samba is considering sourcing from Nigeria’s Dangote refinery to diversify imports and ease pressure on the logistics chain.
Ronsard Luabeya
The Ministry of National Education and New Citizenship has issued a call for tenders to recruit a caterer to provide meals for staff involved in preparing and printing the 2026 state examinations and the national short-cycle exam board.
According to tender documents dated April 13, 2026, the contract covers 440 staff and is divided into two lots. The first concerns 130 people involved in drafting the exams over 24 days. The second covers 310 staff assigned to printing over 50 days.
Interested bidders can obtain the full tender file from the ministry’s Project Management and Public Procurement Unit for a non-refundable fee of $750. Bids must be submitted by April 22, 2026 at 11:00 a.m., along with a bid guarantee equal to 1% of the offer amount for each lot.
Applicants must provide standard administrative documents, certified financial statements for 2023–2025, and proof of at least two similar contracts completed between 2021 and 2025. They must also demonstrate the ability to pre-finance operations, supported by a bank certificate covering at least 5% of the bid amount.
The scale of the contract can be gauged from previous awards. In 2025, a similar catering contract for exam staff was awarded to Etablissements Ralph Services Print for $1.50 million, including taxes. This included $200,257 for the first lot and $1.30 million for the second.
Procurement records also show the company secured several other contracts from the ministry that year related to national exams, including office supplies and IT equipment ($1.07 million), the national school and vocational selection test ($1.49 million), and the primary school leaving exam ($1.91 million). Together, these contracts total nearly $6 million.
Ralph Services Print therefore appears to be a well-established contractor in public tenders linked to national examinations.
Timothée Manoke
The Democratic Republic of Congo has invited expressions of interest to select a consulting firm to carry out technical and economic studies for the Penemwanga–Bukavu section of National Road 2 (RN2).
The 214-mile (344 km) project also covers the preparation of tender documents for the road’s rehabilitation and paving. The notice was issued as part of the World Bank-funded Transport and Connectivity Support Project (PACT).
The assignment comprises three phases. The selected firm will first identify the most suitable design option for the Bukavu–Penemwanga road based on a comparative assessment of alternatives, taking into account technical, economic and environmental criteria.
It will then carry out detailed technical studies for the selected option. Finally, it will prepare the tender documents, which may be divided into several packages to facilitate implementation.
The services are expected to start in October 2026 and last 16 months. Firms will be selected under the Quality and Cost-Based Selection (QCBS) method, in line with World Bank procurement rules.
Applicants must demonstrate experience in road engineering and project management, as well as strong knowledge of World Bank procedures and at least 10 years of experience in public works. The notice also requires at least two relevant references in paved road projects, including one in sub-Saharan Africa. Firms must also show experience in technical and economic studies over substantial road lengths.
The project is part of PACT’s broader strategy to rehabilitate key road links and improve connectivity across several provinces. For the government, it is also a step toward developing a strategic corridor serving South Kivu.
The initiative comes amid growing mobility needs, efforts to reduce logistics costs, and the need to improve access to remote areas. Expressions of interest must be submitted to the Infrastructure Cell by April 22, 2026.
Boaz Kabeya
Following a $1.25 billion Eurobond issuance, President Felix Tshisekedi has made clear that the operation’s success will hinge on strict fund management and the swift delivery of projects.
At an extraordinary Council of Ministers meeting on April 15, he said investors were not just buying debt but backing a commitment to disciplined and responsible governance. The bond, oversubscribed more than four times, signals strong investor confidence that must now be matched by results.
To ensure proper use of the funds, Tshisekedi called for a strict oversight framework. He tasked Prime Minister Judith Suminwa with setting up an inter-institutional commission to supervise investment execution, bringing together the ministries of Planning and Finance, relevant agencies and the presidency.
He also stressed the need for full traceability of funds. Finance Minister Doudou Fwamba was instructed to put in place a clear and enforceable tracking system, alongside the mobilization of oversight bodies. The General Inspectorate of Finance (IGF) will carry out annual compliance audits, while the Court of Auditors will report to Parliament on how the funds are used.
The government is also required to publish quarterly reports detailing project progress, funds allocated and any discrepancies.
Speaking at a press conference in Kinshasa on April 13, the finance minister said the United Nations Development Program (UNDP) could act as an independent observer to monitor the use of funds. He also pledged to inform the public about how the $1.25 billion is spent and to invite investors within a year to review progress on funded projects.
Project portfolio
Tshisekedi set out a guiding principle: debt is sustainable only if it generates economic value. Funds will therefore be directed toward large-scale, bankable projects with clear returns.
According to Fwamba, only projects at an advanced stage, including those with completed feasibility studies, were selected, in a bid to avoid inefficient spending given borrowing costs of around 9%.
Seven projects have been retained under the 2024–2028 National Strategic Development Plan.
The first group focuses on transport. It includes the construction of a 49,000-square-metre terminal at N’djili airport, with capacity for 5 million passengers a year. It also covers the rehabilitation of 750 km of road between Kisangani and Beni, a key route in the northeast. In Kinshasa, plans include 300 km of urban roads and a 31-km bypass with interchanges and bridges to ease congestion.
The second group targets energy. It includes a 330 kV transmission line linking Zambia to the Congolese copper belt, as well as the Katende hydropower plant, which will be accompanied by distribution networks in Kasaï-Central. Authorities see these projects as key to boosting electricity supply while generating revenue.
The third group focuses on human capital, with plans to build vocational training centers in Kinshasa, Kisangani, Mbuji-Mayi and Lubumbashi, aimed at better matching skills to labor market needs.
Pierre Mukoko & Boaz Kabeya
Le ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté a lancé un appel d’offres en vue de recruter un prestataire de services, en l’occurrence un traiteur, chargé de la restauration des intervenants mobilisés pour la composition et l’impression des épreuves de l’Examen d’État et du Jury national du cycle court 2026.
Selon le dossier d’appel d’offres, daté du 13 avril 2026, le marché porte sur la restauration de 440 intervenants et est structuré en deux lots. Le premier concerne 130 intervenants affectés à la composition des épreuves pendant 24 jours. Le second porte sur 310 intervenants mobilisés pour l’impression des épreuves pendant 50 jours.
Les candidats intéressés peuvent obtenir le dossier complet auprès de la Cellule de gestion des projets et des marchés publics du ministère, contre un paiement non remboursable fixé à 750 dollars. Les offres doivent être déposées au plus tard le 22 avril 2026 à 11 heures, avec une garantie bancaire équivalente à 1 % du montant de l’offre par lot.
Les conditions de qualification exigent notamment la présentation des documents administratifs usuels, d’états financiers certifiés pour 2023, 2024 et 2025, ainsi qu’une expérience d’au moins deux marchés similaires exécutés entre 2021 et 2025. Les soumissionnaires devront également justifier d’une capacité de préfinancement appuyée par une attestation bancaire représentant au moins 5 % du montant de l’offre.
L’ordre de grandeur financier de ce marché peut être apprécié à partir de l’exercice précédent. En 2025, le marché comparable de restauration des intervenants pour l’Examen d’État et le Jury national du cycle court avait été attribué aux Établissements Ralph Services Print pour un montant total de 1 504 379,70 dollars TTC, réparti entre 200 257,20 dollars pour le premier lot et 1 304 122,50 dollars pour le second.
Les décisions d’attribution provisoire consultées montrent aussi que cette entreprise a obtenu, la même année, plusieurs autres marchés du ministère liés à l’organisation des examens nationaux. Il s’agit notamment de l’acquisition de fournitures de bureau et d’équipements informatiques pour la session ordinaire de l’Examen d’État et du Jury national du cycle court, pour 1 071 883,67 dollars TTC, du Test national de sélection et d’orientation scolaire et professionnelle 2025, pour 1 494 880,32 dollars TTC, et de l’Examen national de fin d’études primaires 2025, pour 1 907 580,52 dollars TTC. Au total, ces contrats représentent près de 6 millions de dollars.
Dans ce contexte, Ralph Services Print apparaît comme un opérateur déjà bien positionné sur les marchés publics liés aux évaluations certificatives.
Timothée Manoke
Depuis ce 17 avril 2026, de nouveaux prix des produits pétroliers sont en vigueur en République démocratique du Congo (RDC). Ils consacrent une hausse des prix à la pompe ainsi qu’une nouvelle augmentation pour le secteur minier, exclu des subventions aux carburants depuis la mi-2025.
Selon les nouvelles structures des prix, dans la zone Ouest, qui sert généralement de référence, le prix à la pompe du litre d’essence est relevé de 2 440 à 2 640 francs congolais (FC), tandis que celui du litre de gasoil passe de 2 430 à 2 635 FC, soit une hausse respective de 8,2 % et de 8,4 %. Dans la zone Nord, ces prix s’établissent respectivement à 3 350 FC et 3 345 FC.
Dans la zone Sud, les prix du litre d’essence et du litre de gasoil sont fixés respectivement à 3 930 FC et 4 465 FC. À l’est du pays, où les contraintes logistiques sont plus importantes, le litre d’essence et le litre de gasoil passent respectivement à 4 400 FC et 5 600 FC.
S’agissant du secteur minier, dans la zone Sud, les prix du litre d’essence et du litre de gasoil ont été relevés de 22,6 % et de 28,4 %, passant respectivement de 2,08 à 2,55 dollars et de 2,43 à 3,12 dollars. Cette hausse intervient après une première augmentation de 30 % pour l’essence et de 43 % pour le gasoil à la mi-mars. Cela porte la hausse cumulée à 59,4 % pour l’essence et à 83,5 % pour le gasoil en l’espace d’un mois.
Pour la zone Est, les prix du litre d’essence et du litre de gasoil sont passés respectivement à 2,06 dollars et 3,1 dollars contre 1,60 dollars et 1,65 dollars en juillet 2025, soit une hausse de 28,7% et 88%.
Sécurisation de l’approvisionnement
Selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale, cette révision a été validée à l’issue de la réunion du Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP), tenue du 15 au 16 avril. Elle vise à concilier la préservation du pouvoir d’achat des ménages avec l’adaptation aux fluctuations du marché international.
Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions sur les marchés internationaux des hydrocarbures. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix du baril de Brent oscillent autour de 100 dollars, contre 60 à 70 dollars en moyenne auparavant.
Pour sécuriser l’approvisionnement du marché intérieur en produits pétroliers, le gouvernement prévoit la mise en place d’un mécanisme de paiement d’avances en faveur des sociétés commerciales, avec l’appui des ministères sectoriels. Par ailleurs, le CSPPP a retenu le principe du paiement anticipé des avances liées aux pertes et au manque à gagner, en amont du processus de certification trimestrielle, afin de répondre aux contraintes de trésorerie des opérateurs dans un environnement économique sous pression.
Dans la même dynamique, les autorités congolaises explorent également de nouveaux circuits d’approvisionnement. Le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, étudie notamment la possibilité de recourir à la raffinerie Dangote, au Nigeria, afin de diversifier les sources d’importation et de réduire les tensions sur la chaîne logistique.
Ronsard Luabeya
Lire aussi :
Carburants : de nouveaux prix attendus en RDC cette semaine
Carburants : Kinshasa prépare l’opinion à une possible hausse des prix à la pompe
Carburants : la RDC explore la piste Dangote, déjà convoitée en Afrique
Carburants : la fin des exonérations fiscales des miniers fait bondir les recettes en RDC