La République démocratique du Congo se rapproche d’une sortie de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI). Mais la dernière étape du processus reste suspendue à l’évolution de la situation sanitaire, dans un contexte marqué par l’épidémie d’Ebola en cours dans l’est du pays.
Dans une communication publiée le 19 juin 2026 à l’issue de sa plénière, le GAFI indique que la RDC a « substantiellement achevé son plan d’action » en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et le financement de la prolifération des armes.
Cette appréciation constitue une étape importante pour Kinshasa. Pour la première fois depuis son placement sous surveillance renforcée en octobre 2022, le GAFI estime que le pays remplit les conditions pour faire l’objet d’une évaluation sur place, préalable indispensable à une éventuelle sortie de la liste grise.
Cette mission doit permettre de vérifier que les réformes engagées ne sont pas seulement adoptées sur papier, mais qu’elles sont effectivement mises en œuvre, soutenues dans la durée et appuyées par l’engagement politique nécessaire.
Progrès accomplis
Le GAFI précise toutefois qu’il suivra l’évolution de la situation sanitaire afin de s’assurer que toute évaluation sur place puisse se dérouler dans des conditions sûres. Une épidémie d’Ebola due à l’espèce Bundibugyo a été confirmée en mai 2026 par l’Organisation mondiale de la santé dans l’est de la RDC. Dans ce contexte, la mission pourrait être retardée jusqu’à ce que les conditions sanitaires permettent sa tenue.
Sur le fond, le GAFI reconnaît plusieurs progrès réalisés par la RDC. Le pays a finalisé son évaluation nationale des risques de blanchiment de capitaux et de financement du terrorisme, puis adopté une stratégie nationale de lutte contre ces phénomènes.
La RDC a également désigné des autorités de supervision pour l’ensemble des professions et entreprises non financières concernées, tout en développant un plan de supervision fondé sur les risques.
Le GAFI relève aussi le renforcement de la Cellule nationale des renseignements financiers, notamment en ressources et en capacités d’analyse opérationnelle et stratégique. Les capacités des autorités chargées des enquêtes et des poursuites en matière de blanchiment et de financement du terrorisme ont également été renforcées.
L’organisme souligne enfin que la RDC a démontré une mise en œuvre effective des sanctions financières ciblées liées au financement du terrorisme et au financement de la prolifération.
Objectif manqué
En octobre 2024, lors des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international et de la Banque mondiale à Washington, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde Li-Botayi, avait indiqué au secrétaire adjoint au Trésor américain, Scott Rembrandt, que la RDC visait une sortie de la liste grise en 2025.
À cette période, le GAFI estimait encore que plusieurs actions restaient à accomplir, notamment le renforcement de la supervision fondée sur les risques, des capacités de la CENAREF et des autorités judiciaires, ainsi que la démonstration de l’efficacité des sanctions financières ciblées.
La communication de juin 2026 montre donc que Kinshasa a franchi une étape importante. Mais la sortie effective de la liste grise n’est pas encore acquise. Elle dépendra du résultat de l’évaluation sur place, qui devra confirmer que les réformes sont appliquées de manière effective et durable.
Pour la RDC, l’enjeu est stratégique. Une sortie de la liste grise améliorerait la perception du risque pays, réduirait la pression de conformité sur les transactions internationales et renforcerait la crédibilité du système financier congolais auprès des banques, investisseurs et partenaires étrangers.
Boaz Kabeya
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The Democratic Republic of Congo's Ministry of Higher Education, Scientific Research and Innovation has signed a memorandum of understanding with Germany's Karl Kolb GmbH & Co. KG to support the strengthening of university laboratories and research centers across the country.
The ministry presented the agreement as a step toward modernizing the country's scientific infrastructure. The partnership aims to equip laboratories at higher education institutions and research centers at a time when the quality of laboratory facilities remains critical for practical training, applied research and innovation.
According to the ministry, the initiative is part of its effort to make higher education and research an engine of development. It comes as the Ministry of Higher Education, Scientific Research and Innovation (ESURSI) continues to implement reforms aimed at strengthening the position of Congolese universities within international academic and scientific networks.
In recent months, the ministry has also advanced the ratification process for UNESCO’s Global Convention on the Recognition of Qualifications concerning Higher Education. The convention is expected to facilitate academic and professional mobility, strengthen university cooperation and improve the international recognition of Congolese degrees.
Framework Agreement
The memorandum with Karl Kolb is presented as the infrastructure component of that broader effort. It seeks to address a longstanding weakness in the Congolese university system: the lack of laboratory equipment for teaching, experimental work and research.
At this stage, however, the agreement remains a framework for cooperation. The ministry has not disclosed the value of the agreement, an implementation timeline, the list of beneficiary institutions or details of the equipment that could be supplied.
The financing arrangements have also not been disclosed. The ministry’s statement does not specify whether the partnership will be structured as a commercial contract, public funding, external support, a future procurement process or a broader technical cooperation program.
Karl Kolb GmbH & Co. KG, based in Germany, specializes in supplying scientific and laboratory equipment. The company says it has been serving medical and scientific institutes, research organizations, universities and industrial clients for more than seven decades.
Its product range includes laboratory consumables and basic instruments, as well as analytical equipment and more complex technical installations. The company says it offers a portfolio of tens of thousands of products for teaching, research and analytical laboratories.
Boaz Kabeya
Le ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovations a signé un mémorandum d’entente avec l’entreprise allemande Karl Kolb GmbH & Co. KG pour accompagner le renforcement des laboratoires universitaires et des centres de recherche en République démocratique du Congo.
L’accord a été présenté par le ministère comme une étape dans la modernisation des infrastructures scientifiques du pays. Il vise à appuyer l’équipement des laboratoires des établissements d’enseignement supérieur, des universités et des centres de recherche, dans un contexte où la qualité des installations reste déterminante pour la formation pratique, la recherche appliquée et l’innovation.
Selon le ministère, cette initiative s’inscrit dans la volonté de faire de l’enseignement supérieur et de la recherche un levier de développement. Elle intervient alors que l’ESURSI multiplie les réformes destinées à repositionner les universités congolaises dans les circuits académiques et scientifiques internationaux.
Ces derniers mois, le ministère a notamment porté le processus de ratification de la Convention mondiale de l’UNESCO sur la reconnaissance des qualifications relatives à l’enseignement supérieur. Ce texte doit faciliter la mobilité académique et professionnelle, renforcer la coopération universitaire et améliorer la reconnaissance internationale des diplômes congolais.
Un accord-cadre
Le mémorandum avec Karl Kolb apparaît ainsi comme le volet plus infrastructurel de cette dynamique. Il vise à répondre à une faiblesse concrète du système universitaire congolais : l’insuffisance d’équipements de laboratoire adaptés aux besoins de formation, d’expérimentation et de recherche.
Mais l’accord reste, à ce stade, un cadre de coopération. Le ministère n’a pas communiqué de montant, de calendrier d’exécution, de liste d’établissements bénéficiaires ni de détails sur les équipements qui pourraient être fournis.
Les modalités de financement ne sont pas non plus connues. Le communiqué ne précise pas si le partenariat prendra la forme d’un contrat commercial, d’un financement public, d’un appui extérieur, d’un marché à venir ou d’un programme plus large de coopération technique.
Équipements scientifiques
Basée en Allemagne, Karl Kolb GmbH & Co. KG est spécialisée dans la fourniture d’équipements scientifiques et de laboratoire. L’entreprise se présente comme un fournisseur actif depuis plus de sept décennies auprès d’instituts médicaux et scientifiques, d’établissements de recherche, d’universités et d’acteurs industriels.
Son offre couvre un large éventail de produits, allant des consommables et instruments de laboratoire de base aux équipements analytiques et installations techniques plus complexes. Elle revendique un portefeuille de plusieurs dizaines de milliers de produits destinés notamment aux laboratoires d’enseignement, de recherche et d’analyse.
Boaz Kabeya
A series of commercial infrastructure projects in South Kivu will resume after construction was cleared to restart on June 24, 2026, in Kinshasa during the sixth regular meeting of the Interministerial Steering Committee for the Great Lakes Trade Facilitation and Integration Project. The meeting was chaired by Foreign Trade Minister Julien Paluku Kahongya.
According to the Ministry of Foreign Trade, construction is resuming after being halted for several months because of insecurity linked to the conflict in the Uvira area. Improving security conditions and progress on the ground prompted the World Bank to lift the suspension of the projects, the ministry said.
With financing secured, work will resume on several major infrastructure projects, including the rehabilitation of Kalundu Lake Port, the construction of border posts at Kavimvira, Sange and Luvungi, and the construction of the Kavimvira cross-border market between the Democratic Republic of Congo and Burundi.
The projects are part of the World Bank-financed Great Lakes Trade Facilitation and Integration Project. The program aims to modernize trade infrastructure, facilitate cross-border trade and strengthen regional value chains, with particular attention to small-scale traders and women engaged in cross-border commerce.
Economic Corridors
The interministerial committee also approved a revised 2026 budget of $17.5 million and endorsed measures to strengthen the project’s governance and speed up implementation.
The committee also approved extending the Great Lakes Trade Facilitation and Integration Project to the Lobito and Banana corridors as part of a broader strategy to develop trade and industrial corridors. The move is intended to expand the project’s impact beyond the border posts already covered by integrating it into a wider strategy for trade facilitation and regional economic development.
Projects located in occupied areas will remain part of the project, but work will begin only once security conditions permit, the ministry said.
The committee also recommended that the World Bank include a green corridor project in the Greater Équateur region and support the construction of one-stop border posts equipped with digital systems in Haut-Uele province.
Cross-border Trade
During the meeting, Paluku called for implementing the simplified trade regime between the Democratic Republic of Congo and Burundi, with Uganda expected to follow. The mechanism is intended to make cross-border trade easier for small-scale traders and communities living along the borders.
The Great Lakes Trade Facilitation and Integration Project is financed with $250 million from the World Bank, allocated to the Democratic Republic of Congo, Burundi and COMESA. The funding includes $152 million for the Democratic Republic of Congo, $90 million for Burundi and $8 million for COMESA.
The project forms part of broader regional efforts to improve border infrastructure, reduce barriers to trade and strengthen economic integration across the Great Lakes region.
Ronsard Luabeya
La reprise de plusieurs projets d’infrastructures commerciales au Sud-Kivu a été actée le 24 juin 2026 à Kinshasa, à l’issue de la 6e session ordinaire du Comité interministériel de pilotage du Projet de facilitation du commerce et d’intégration dans la région des Grands Lacs. La réunion était présidée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya.
Selon le ministère du Commerce extérieur, la relance des travaux intervient après plusieurs mois de suspension liés à l’impact sécuritaire de la guerre dans la zone d’Uvira. Les avancées enregistrées et la stabilisation progressive de la situation dans cette partie du Sud-Kivu auraient permis d’obtenir de la Banque mondiale la levée de ces suspensions.
Grâce à la disponibilité immédiate des financements, la reprise des grands travaux est désormais actée pour plusieurs infrastructures. Il s’agit notamment de la réhabilitation du port lacustre de Kalundu, de la construction des postes frontaliers de Kavimvira, Sange et Luvungi, ainsi que du déploiement du marché transfrontalier de Kavimvira, entre la RDC et le Burundi.
Ces chantiers s’inscrivent dans le cadre du Projet de facilitation du commerce et d’intégration dans la région des Grands Lacs, financé par la Banque mondiale. Le projet vise à moderniser les infrastructures commerciales, fluidifier les échanges transfrontaliers et soutenir les chaînes de valeur, avec une attention particulière aux petits commerçants et aux femmes transfrontalières.
Corridors économiques
La session du comité interministériel a également adopté le réajustement du budget 2026 à 17,5 millions de dollars. Elle a aussi acté le renforcement de la gouvernance du projet et l’accélération de l’exécution des travaux sur le terrain.
Le comité indique par ailleurs avoir adopté l’extension du PFCIGL aux corridors de Lobito et de Banana, dans une logique de développement de corridors industriels. Cette orientation vise à élargir l’impact du projet au-delà des seuls postes frontaliers déjà couverts, en l’inscrivant dans une stratégie plus large de facilitation du commerce et de développement des corridors économiques.
Les projets situés dans les zones sous occupation sont maintenus dans le portefeuille du programme, mais leur exécution reste conditionnée au rétablissement de la paix. Le ministère précise que ces projets seront mis en œuvre une fois les conditions sécuritaires réunies.
Plusieurs recommandations ont également été formulées à l’endroit de la Banque mondiale. Elles portent notamment sur l’intégration d’un projet de corridor vert dans le Grand Équateur, ainsi que sur la construction et la digitalisation de postes frontaliers à arrêt unique dans la province du Haut-Uele.
Commerce transfrontalier
Au cours de la réunion, Julien Paluku a aussi insisté sur l’effectivité du Régime commercial simplifié entre la RDC et le Burundi, puis avec l’Ouganda. Ce mécanisme vise à accorder davantage de facilités aux petits commerçants transfrontaliers et aux populations vivant le long des frontières.
Financé à hauteur de 250 millions de dollars par la Banque mondiale, le PFCIGL est réparti entre la RDC, le Burundi et le COMESA. L’enveloppe comprend 152 millions de dollars pour la RDC, 90 millions pour le Burundi et 8 millions pour le COMESA.
Le projet s’inscrit dans les efforts régionaux visant à améliorer les infrastructures frontalières, réduire les obstacles au commerce et renforcer l’intégration économique dans la région des Grands Lacs.
Ronsard Luabeya
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For Kinshasa, the challenge will be to strike a balance between the political objective of increasing Congolese participation, ensuring legal certainty for investors, and enabling employees to become shareholders through a transparent and sustainable framework.
Pierre Mukoko
Le plaidoyer des opérateurs miniers actifs en République démocratique du Congo est en passe de produire des effets. Une modification du règlement minier est en préparation afin de préciser les modalités de participation des travailleurs congolais au capital des sociétés minières.
Le premier enjeu concerne le calendrier. Selon un projet de décret dont Bankable a obtenu copie, les sociétés minières non conformes disposeraient d’un délai de six mois, à compter de l’entrée en vigueur du texte, pour se mettre en règle. Cette disposition modifierait le calendrier actuel, qui fixe au 31 juillet 2026 l’échéance de mise en conformité. Les syndicats, de leur côté, plaident pour une application immédiate.
Champ d’application
Le projet précise que l’obligation de participation de personnes physiques congolaises à hauteur d’au moins 10 % du capital social, prévue par le Code minier, ne concernerait que les titulaires de permis d’exploitation et les requérants à l’octroi d’un permis d’exploitation. Les détenteurs de permis de recherche ne seraient donc pas visés.
Cette participation serait répartie en deux blocs : au moins 5 % pour les travailleurs congolais de la société minière et au moins 5 % pour d’autres personnes physiques congolaises capables d’acquérir les parts ou actions.
Le texte précise aussi les modalités d’accès des salariés au capital. Les 5 % réservés aux employés congolais seraient portés par une société coopérative formée par les travailleurs de l’entreprise. Cette option vise à éviter une détention individuelle dispersée et à organiser collectivement leur participation.
Acquisition à crédit
La participation des salariés ne serait toutefois pas gratuite. Le projet prévoit que la société minière cède les parts ou actions à crédit à la coopérative des employés, sans intérêts. Pour rembourser le prix d’acquisition, l’entreprise pourrait retenir jusqu’à 80 % des dividendes revenant à la coopérative, jusqu’à l’apurement complet de la dette.
Mais cette solution pourrait aussi retarder les bénéfices économiques réels pour les salariés. Tout dépendra du prix des parts, des résultats de l’entreprise, de sa politique de distribution de dividendes et de d’autres modalités à fixer par arrêté ministériel.
La valorisation devient ainsi l’un des points les plus sensibles de la réforme. Le projet indique que le prix de vente des parts ou actions devra être fixé conformément à la valeur de la société et aux conditions du marché. En cas de désaccord, une conciliation pourrait être engagée auprès du Secrétariat général aux Mines, avant une éventuelle saisine du juge des référés du tribunal de commerce compétent.
Pour les grandes sociétés minières opérant en RDC, l’enjeu est majeur. Dans des entreprises fortement capitalisées, 5 % du capital peuvent représenter des montants très importants. Les modalités de valorisation seront donc déterminantes pour mesurer la portée réelle du dispositif et son acceptabilité par les opérateurs comme par les travailleurs.
Mécanismes contre les contournements
Le projet cherche également à éviter que la participation congolaise soit réduite par de futures opérations sur le capital. Il prévoit que les augmentations de capital ne devront pas avoir pour effet de diluer les parts réservées aux personnes physiques congolaises, qu’il s’agisse des employés ou des autres bénéficiaires.
Le texte introduit aussi des mécanismes contre les contournements. Les sociétés qui feraient obstacle à l’application des nouvelles dispositions pourraient s’exposer aux sanctions prévues par le Code minier. Les actes frauduleux destinés à contourner la règle, notamment par des prête-noms illégaux, des associés fictifs ou des sociétés écrans, pourraient également être réprimés.
Cette réforme s’inscrit dans la volonté des autorités congolaises de renforcer la participation nationale dans un secteur minier encore largement dominé par des capitaux étrangers. Elle répond aussi à une revendication ancienne : permettre aux travailleurs congolais de bénéficier plus directement de la valeur créée par les entreprises minières.
Zones grises
Plusieurs points restent toutefois à préciser. Le projet renvoie à des arrêtés ministériels pour fixer les modalités concrètes d’acquisition des parts, de fonctionnement des coopératives, de valorisation, de remboursement et d’application pratique du dispositif.
La gouvernance des coopératives d’employés sera pourtant centrale. Il faudra déterminer comment les travailleurs seront représentés, comment les décisions seront prises, comment les dividendes seront gérés et ce qu’il adviendra des droits d’un salarié en cas de départ, de retraite, de licenciement ou de décès.
Au-delà du principe des 5 %, l’enjeu est donc de savoir si cette réforme créera une véritable participation économique des salariés ou un mécanisme surtout symbolique. Tout dépendra de la transparence de la valorisation, de la capacité des coopératives à fonctionner efficacement et de la volonté des entreprises minières d’appliquer le dispositif sans le vider de sa substance.
Le projet de décret marque ainsi une étape importante. Il donne une architecture plus précise à une obligation qui faisait l’objet de fortes divergences d’interprétation, mais ouvre aussi une nouvelle phase de négociations entre le gouvernement, les sociétés minières, les travailleurs et les organisations professionnelles du secteur.
Pour Kinshasa, le défi sera de trouver un équilibre entre l’objectif politique de participation congolaise, la sécurité juridique des investisseurs et la capacité réelle des salariés à devenir actionnaires dans des conditions transparentes et soutenables.
Pierre Mukoko
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The Private Sector Subcontracting Regulatory Authority (ARSP) has introduced a reporting and complaint management mechanism aimed at strengthening transparency in its dealings with economic operators.
In a statement signed on June 24, 2026, Director General Ted Beleshayi Kasanda said the system is intended for all stakeholders, “prime contractors particularly.”
The mechanism is designed to enable the reporting of any conduct that violates regulations, ethical standards or the institution’s public-service responsibilities. Complaints may be submitted by email at Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser. or by phone through the dedicated numbers (+243) 830 543 909, (+243) 962 200 002 and (+243) 800 120 000.
ARSP said the channels are available on working days, Monday through Friday, from 8:30 a.m. to 4:30 p.m. Reports may be submitted anonymously, and each complaint must be handled confidentially, in accordance with the rights of the individuals concerned and applicable regulations. The institution said any misconduct found to violate procedural or ethical standards will be subject to sanctions.
Resumption of Inspections
The initiative comes as ARSP resumes inspections of contracting authorities and prime contractors. Under directives issued on June 12, 2026, inspectors deployed in the field must carry a mission order signed by the director general. They may also request certain documents, including the financial statements of the companies being inspected.
Following these missions, ARSP plans to use the data collected to produce indicators on the participation of companies majority-owned by Congolese nationals in subcontracting contracts. For Ted Beleshayi, who was recently appointed to lead the institution, the mechanism reflects stronger internal governance practices. As ARSP strengthens its oversight authority over companies, it is also seeking to ensure greater accountability in its own procedures.
Ronsard Luabeya
L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) met en place un mécanisme de signalement et de gestion des plaintes destiné à renforcer la transparence dans ses relations avec les opérateurs économiques.
Dans un communiqué signé le 24 juin 2026 par son directeur général, Ted Beleshayi Kasanda, l’ARSP indique que ce dispositif s’adresse à l’ensemble des parties prenantes, « plus particulièrement les entreprises principales ».
Il doit permettre de signaler tout comportement contraire à la réglementation, aux règles déontologiques ou aux missions de service public de l’institution. Les plaintes peuvent être transmises par courriel, à l’adresse Cette adresse e-mail est protégée contre les robots spammeurs. Vous devez activer le JavaScript pour la visualiser., ou par téléphone aux numéros dédiés : (+243) 830 543 909, (+243) 962 200 002 et (+243) 800 120 000.
L’ARSP précise que ces canaux sont accessibles les jours ouvrables, du lundi au vendredi, de 8h30 à 16h30. Les signalements peuvent être effectués de manière anonyme et chaque saisine doit faire l’objet d’un traitement confidentiel, dans le respect des droits des personnes concernées et des textes en vigueur.
L’institution prévient que tout comportement inapproprié avéré, au regard des règles de procédure et de probité, sera sanctionné.
Reprise des contrôles
Cette initiative intervient dans un contexte de reprise des contrôles de l’ARSP auprès des donneurs d’ordre et des entreprises principales. Selon les directives fixées le 12 juin 2026, les inspecteurs déployés doivent être munis d’un ordre de mission signé par la direction générale. Ils peuvent aussi requérir certains documents, notamment les états financiers des entreprises contrôlées.
À l’issue de ces missions, l’ARSP prévoit d’exploiter les données collectées afin de produire des indicateurs sur la participation des entreprises à capitaux majoritairement congolais dans les marchés de sous-traitance.
Pour Ted Beleshayi, récemment nommé à la tête de l’institution, ce mécanisme apparaît comme un signal de gouvernance interne. Alors que l’ARSP renforce son pouvoir de contrôle sur les entreprises, elle cherche aussi à encadrer les pratiques liées à ses propres procédures.
Ronsard Luabeya
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Equity BCDC sharply increased its exposure to the agricultural sector in 2025. According to data published in its Pillar III report as of Dec. 31, 2025, the bank's gross agricultural loan portfolio reached 172.9 billion Congolese francs, equivalent to about $79.3 million at the average exchange rate for the year.
A year earlier, the portfolio stood at 23.98 billion Congolese francs, or roughly $8.4 million at the average 2024 exchange rate. In local currency terms, the agricultural loan book expanded by 621% year-on-year. In dollar terms, its volume increased nearly tenfold.
The growth also increased agriculture's share of the bank's overall lending portfolio. The sector accounted for 3.08% of total gross loans at the end of 2025, compared with 0.38% a year earlier.
Agricultural partnerships
The expansion comes as part of a broader strategy to develop agricultural financing, supported by several partnerships highlighted by the bank in its annual report.
Among them is a program conducted with Glencore's Congolese subsidiaries, Kamoto Copper Company (KCC) and Mutanda Mining (MUMI). According to Equity BCDC, the initiative mobilized a total of $396,000 in financing for market gardeners, fish farmers and maize producers, combining technical support, financial education and market access.
The bank also highlighted its involvement in a program financed by the Central African Forest Initiative (CAFI) and implemented with the Ministry of Agriculture and Food Security. According to the bank, the initiative helped build the capacity of 26 producer alliances comprising 7,437 farmers in the Kwilu and Tshopo provinces, while helping open 1,200 new bank accounts.
Another initiative highlighted by the bank is the Women THRIVE program, developed with Opportunity International. According to the bank, the project enabled 4,795 women to gain access to formal financial services, disbursed $4.9 million in loans and provided training to 525 beneficiaries.
Overall, Equity BCDC said its Agriculture and Food program supported 23,535 farmers in 2025, including 9,414 women.
Non-performing loans
The growth of the agricultural portfolio was accompanied by a marked deterioration in asset quality. Net non-performing agricultural loans rose to 111.29 billion Congolese francs at the end of 2025 from 1.65 billion Congolese francs a year earlier. Over the same period, provisions set aside for the agricultural portfolio increased to 5.11 billion Congolese francs from 1.02 billion Congolese francs.
Relative to the amount of non-performing agricultural loans, total provisions represented about 61.8% of the exposure at the end of 2024, compared with 4.6% at the end of 2025. These ratios should be interpreted with caution, however, as prudential reports alone do not make it possible to determine the full range of risk coverage mechanisms applied by the bank across individual portfolio segments.
The trend highlights the challenges that continue to accompany agricultural financing in the Democratic Republic of Congo. Despite its growth potential, the sector remains exposed to numerous risks, including climate-related shocks, difficulties in accessing markets, weak insurance mechanisms and the still-limited level of organization among some producers.
The figures published by Equity BCDC therefore reflect both a significant expansion of agricultural lending within the bank and the constraints facing financial institutions seeking to increase their presence in the sector.
Timothée Manoke