Artisanal mineral processing units in the copper-cobalt sector face an uncertain future after compliance inspections launched by the Ministry of Mines in late December 2025. The continuation of their activities, following a moratorium granted by the authorities, is now conditional on correcting the irregularities identified by an ad hoc Commission and communicated to each operator, as well as on the payment of the penalties imposed.
According to a Ministry of Mines statement dated Jan. 28, 2026, the Commission identified thirteen entities in Lualaba, including one that failed to appear. In Haut-Katanga, twenty-seven units were identified. Nineteen appeared before the Commission, four are no longer operational, three are undergoing administrative regularization before starting operations, and one did not attend the proceedings.
Several irregularities and cases of non-compliance were observed. The report cites breaches of shareholding requirements, with Congolese participation below 50%, as well as the unauthorized holding of multiple permits or approvals, notably mining exploitation licenses and processing authorizations. It also notes the absence of contracts with approved cooperatives, the lack of proof of training for Congolese employees, shortcomings in the submission of mandatory reports, and serious weaknesses in traceability and transparency.
This process is part of a decision to impose a general suspension of mining and commercial activities by processing entities, taken on Dec. 19, 2025, across the entire national territory. The measure aims to bring a sector already identified as largely non-compliant with the Mining Code and Regulations into line, notably based on the findings of the National Commission for the Fight Against Mining Fraud.
Internal checks announced
To assess the situation on the ground, an ad hoc Commission was established on Dec. 26, 2025, to carry out inspections of administrative, legal and technical compliance, as well as the traceability of processing units. It focused on the provinces of Lualaba and Haut-Katanga, where most of the activity takes place.
Following the inspection missions, Minister of Mines Louis Watum Kabamba announced, on Jan. 5 and Jan. 22, 2026, a partial and temporary lifting of the suspension for processing entities located in the provinces of Lualaba and Haut-Katanga respectively. This was subject to strict compliance with the administrative, technical and traceability requirements communicated to them. The measure was presented as transitional, allowing the operators concerned to regularize their situation.
Initially excluded from this partial and temporary lifting, Luilu Resources, operating in Lualaba province, was ultimately declared eligible after appearing before the Commission.
In its statement of Jan. 28, 2026, the ministry said the maintenance or definitive lifting of the suspension would remain strictly conditional on the effective regularization of each unit. Any continued violation of laws and regulations exposes operators to sanctions provided under current mining legislation.
The ministry also announced internal inspections within its services throughout the Republic. These are intended to establish responsibilities and, where applicable, identify any direct or indirect complicity linked to failure to comply with the moratorium and the repeated violations observed.
Boaz Kabeya
A la suite du contrôle de conformité engagés par le ministère des Mines depuis fin décembre 2025, les unités de traitement des minerais artisanaux de la filière cuivre-cobalt se retrouvent en situation de sursis. La poursuite de leurs activités, après le moratoire obtenu, est désormais conditionnée à la correction effective des irrégularités constatées par la Commission ad hoc, notifiées à chaque structure, ainsi qu’au paiement des pénalités infligées.
Selon un communiqué du ministère des Mines daté du 28 janvier 2026, la Commission a recensé treize entités dans le Lualaba, dont une absente. Dans le Haut-Katanga, vingt-sept unités ont été identifiées : dix-neuf se sont présentées, quatre ne sont plus fonctionnelles, trois sont en cours de régularisation administrative avant le début de leurs activités et une ne s’est pas présentée aux travaux.
Plusieurs irrégularités et non-conformités ont été constatées. Le rapport cite notamment la non-conformité du capital social (participation congolaise en deçà de 50 %), le cumul non autorisé de certaines qualités ou titres (notamment titre minier d’exploitation et agrément en qualité d’entité de traitement), l’absence de contrats avec des coopératives agréées, l’absence de preuve de formation au profit des employés congolais, des insuffisances dans la transmission des rapports obligatoires, ainsi que de graves faiblesses en matière de traçabilité et de transparence.
Ce processus s’inscrit dans la décision de suspension générale des activités minières et commerciales des entités de traitement, prise le 19 décembre 2025 sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure vise à assainir une filière déjà identifiée comme largement non conforme au Code et au Règlement miniers, notamment sur la base des conclusions de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière.
Des contrôles internes annoncés
Afin d’évaluer la situation sur le terrain, une Commission ad hoc a été instituée le 26 décembre 2025 pour procéder au contrôle de la conformité administrative, juridique, technique et de la traçabilité des unités de traitement. Elle s’est concentrée sur les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, où s’exerce l’essentiel de l’activité.
À l’issue des missions de contrôle, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a annoncé, les 5 et 22 janvier 2026, une levée partielle et temporaire de la suspension pour les entités de traitement localisées respectivement dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, « sous réserve du respect strict des prescriptions administratives, techniques et de traçabilité qui leur ont été notifiées ». La mesure a été présentée comme transitoire, afin de permettre aux opérateurs concernés de régulariser leur situation.
Initialement exclue du bénéfice de cette levée partielle et temporaire, Luilu Resources, opérant dans la province du Lualaba, a finalement été déclarée éligible après s’être présentée devant la Commission.
Dans son communiqué du 28 janvier 2026, le ministère rappelle que le maintien ou la levée définitive de la suspension demeurera strictement conditionné à la régularisation effective de chaque unité. Toute persistance dans la violation des lois et règlements expose les opérateurs aux sanctions prévues par la législation minière en vigueur.
Cette administration annonce en outre des contrôles internes au sein de ses services à travers toute la République, « en vue d’établir les responsabilités et, le cas échéant, toute complicité directe ou indirecte liée au non-respect du moratoire et aux violations répétées constatées ».
Boaz Kabeya
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The provincial government of Kinshasa has given telecom operators 60 days to remove fiber optic cables laid in the city’s storm drains. The measure was announced in a statement from the provincial Ministry of Infrastructure, Public Works, Land Affairs, Urban Planning and Housing in late January.
Provincial authorities say the drains have repeatedly been used as conduits for fiber optic cables, in violation of regulations governing the use of public land. They argue the practice disrupts the sanitation system by obstructing rainwater flow and contributing to recurring floods, particularly along major roads such as Boulevard du 30 Juin.
The ministry instructed operators to remove the cables in full within the deadline. After that, the provincial government says it may dismantle the installations without further notice, at the expense of non-compliant operators, in addition to any penalties предусмотрed under current regulations.
Authorities also reiterated that any occupation of urban road space falls under the exclusive jurisdiction of the provincial ministry, adding that authorizations issued outside the legal framework are invalid.
The decision comes amid repeated internet disruptions in the Democratic Republic of Congo. In mid-January, the telecom regulator ARPTC said network problems were caused by a technical failure on the West Africa Cable System (WACS) submarine cable, one of the country’s main international links.
Boaz Kabeya
Le gouvernement provincial de Kinshasa a accordé un délai de soixante jours aux opérateurs concernés pour retirer les câbles de fibre optique installés dans les caniveaux de la voirie urbaine. La mesure est annoncée dans un communiqué du ministère provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat, publié fin janvier.
Selon les autorités provinciales, les caniveaux sont utilisés de manière récurrente comme galeries de passage pour des câbles de fibre optique, en violation des règles d’aménagement et d’exploitation du domaine public. Cette pratique est jugée préjudiciable au fonctionnement du système d’assainissement : elle entraverait l’écoulement des eaux pluviales et contribuerait à la récurrence des inondations, notamment sur des axes structurants comme le boulevard du 30 Juin.
🚨 COMMUNIQUÉ 🚨#kinshasa : Mesures relatives à l'évacuation des câbles à fibres optiques, des câbles électriques et des conduites d'eau installés dans les caniveaux délai de 60 jours
— Kinshasa • Infrastructures et Travaux Publics (@KinshasaITP) January 28, 2026
Le Ministère Provincial des Infrastructures, Travaux Publics, Affaires Foncières, Urbanisme… pic.twitter.com/XjRWuVdTcm
Le ministère enjoint ainsi les opérateurs de télécommunications à procéder, sous leur entière responsabilité, à l’évacuation complète et effective des câbles concernés dans le délai imparti, à compter de la date de publication du communiqué. Passé ce délai, le gouvernement provincial se réserve le droit de procéder d’office au retrait des installations, aux frais des opérateurs défaillants, sans préjudice des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Les autorités rappellent par ailleurs que toute occupation ou exploitation de l’espace public routier urbain relève exclusivement de la compétence du ministère provincial. Elles précisent que toute autorisation délivrée en dehors du cadre réglementaire est réputée nulle et sans effet juridique.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par des perturbations récurrentes des services Internet en République démocratique du Congo. Mi-janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a attribué les dysfonctionnements observés sur les réseaux à une panne technique sur le câble sous-marin West Africa Cable System (WACS), l’une des principales liaisons internationales utilisées par le pays.
Boaz Kabeya
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The Democratic Republic of Congo’s government approved a draft decree setting technical standards for new vehicle license plates at a Council of Ministers meeting on Jan. 23, 2026. The text amends a decree that has been in force since 2008.
According to the official meeting report, the changes are intended to support the rollout of regulations on automated traffic fines enforced through video surveillance. Those rules were adopted by the Council of Ministers in April 2025. The new decree provides the technical framework needed to implement the system effectively.
The report said the new plates will be made of plexiglass and will include a QR code as a security and tracking feature. The aim is to ensure more reliable vehicle identification, seen as essential for deploying automated camera enforcement systems.
A matter of public revenue
The video-based fine system could be launched as early as this year. The government’s investment plan includes the purchase of a road surveillance and license plate recognition system, at a total estimated cost of nearly $2 million, to be funded over 2026 and 2027.
The reform could also help boost public revenue from traffic fines, a sector that has underperformed so far. In 2024, official data showed a collection rate of only 8.6%, with 2.59 billion Congolese francs raised out of an expected 30.22 billion. For the 2026 fiscal year, the finance law targets 17 billion Congolese francs in revenue, nearly six times higher.
The Council of Ministers document also outlined other changes linked to the new plates, which will be supplied by Belgian company Castillo Valere. These include replacing the code “CGO” with “COD.” Until now, the DRC had used the “CGO” code, an abbreviation associated with Congo-Brazzaville.
The Observatory of Public Expenditure (ODEP) and the Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) had previously criticised the former license plate supplier for the confusion.
Timothée Manoke
Lors du dernier Conseil des ministres tenu le 23 janvier 2026, le gouvernement a adopté un projet de décret fixant les spécifications techniques des nouvelles plaques d’immatriculation. Le texte modifie et complète le décret en vigueur depuis 2008.
D’après le compte rendu officiel de cette réunion, les innovations introduites visent notamment à appuyer la mise en œuvre de la réglementation sur la vidéo-verbalisation en matière de contraventions routières en République démocratique du Congo (RDC), une réglementation déjà adoptée en Conseil des ministres en avril 2025. Le nouveau décret apporte ainsi le socle technique nécessaire à l’application effective de ce dispositif.
Selon le même compte rendu, les nouvelles plaques d’immatriculation, désormais en plexiglass, intégreront un code QR comme élément de sécurité et de traçabilité. Cette innovation doit permettre une identification plus fiable des véhicules, condition jugée essentielle au déploiement des systèmes de contrôle automatisé par caméra.
Un enjeu de recettes publiques
Tout porte à croire que l’opérationnalisation de la vidéo-verbalisation pourrait débuter dès cette année. Le plan d’investissement du gouvernement prévoit en effet l’acquisition d’un système de surveillance routière et de lecture des plaques d’immatriculation, pour un coût total estimé à près de 2 millions de dollars américains, répartis entre 2026 et 2027.
Cette réforme pourrait également contribuer à améliorer les recettes publiques issues des amendes transactionnelles de la police de roulage, un poste qui affiche jusqu’ici des performances limitées. En 2024, selon les données officielles, le taux de réalisation n’a été que de 8,6 %, (2,59 milliards de francs congolais réalisés sur 30,22 milliards attendus). Pour l’exercice 2026, la loi de finances table sur 17 milliards de francs congolais de recettes, soit près de 6 fois plus.
Le document du Conseil des ministres confirme par ailleurs d’autres innovations liées aux nouvelles plaques d’immatriculation, dont la fourniture sera assurée par l’entreprise belge Castillo Valere. Parmi elles figure le remplacement du code « CGO » par « COD ». Jusqu’ici, la République démocratique du Congo utilisait le code « CGO », une abréviation correspondant en réalité au Congo-Brazzaville, une confusion que l’Observatoire de la dépense publique (ODEP) et la Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) reprochaient déjà à l’ancien fournisseur des plaques d’immatriculation en RDC.
Timothée Manoke
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New applications for mining and research quarry rights in the Democratic Republic of Congo will be accepted again starting Feb. 2, 2026. The Mining Registry announced the information following periodic cleanup work on the cadastral database, which had led to the temporary suspension of application registrations.
This resumption ends a suspension in effect since Dec. 17, 2025. On that date, authorities decided to interrupt the receipt of new applications until further notice to conduct a cleanup of the mining cadastral database. The objective was to improve its reliability and management.
The suspension measure did not affect already existing rights. During this period, applications for the transformation and renewal of mining rights continued to be processed by the administration. The registration of transfers, leasing agreements, options, and other related acts also continued.
According to the report published in August 2025, similar work conducted previously allowed the Congolese state to recover 594 mining and quarry titles, representing 37,253 mining squares. It also allowed for the regularization of 210 mining rights placed in a prolonged state of force majeure. This resulted in their reclassification as active rights and the restoration of corresponding fiscal, social, and technical obligations.
Boaz Kabeya
Provincial authorities in South Kivu have announced the reopening of the port of Kalundu in Uvira, on the shores of Lake Tanganyika. The move ends a period of halted shipping and disrupted cross-border trade in the border area. South Kivu Governor Jean-Jacques Purusi officially reopened the port during a ceremony held on Jan. 26, 2026, according to several local media reports.
Officials described the reopening as a step toward restoring normal activity. It comes a few days after the pullout of AFC/M23 forces from Uvira and is expected to help revive trade, with regular services from Uvira to regional ports including Mpulungu in Zambia, Kigoma in Tanzania, and Bujumbura in Burundi.
The public port of Kalundu remains a key hub for the movement of goods and travel for communities along the lake. However, beyond the security context, Congolese sources have warned in recent months about the deterioration of some facilities and berthing problems, linked in particular to rising water levels in Lake Tanganyika.
Local authorities have also urged vigilance, as security risks in the east remain a factor that could affect the continuity of traffic and the smooth flow of trade.
Boaz Kabeya
Les nouvelles demandes de droits miniers et de carrières de recherche en République démocratique du Congo seront de nouveau recevables à compter du 2 février 2026. L’information a été annoncée par le Cadastre minier à l’issue des travaux d’assainissement périodique du fichier cadastral, qui avaient conduit à la suspension temporaire de l’enregistrement de ces demandes.
Cette reprise met fin à une suspension en vigueur depuis le 17 décembre 2025. À cette date, les autorités avaient décidé d’interrompre, jusqu’à nouvel ordre, la réception des nouvelles demandes afin de procéder à l’assainissement du fichier cadastral minier, dans l’objectif d’en améliorer la fiabilité et la gestion.
La mesure de suspension n’avait toutefois pas concerné les droits déjà existants. Durant cette période, les demandes de transformation et de renouvellement de droits miniers, ainsi que l’enregistrement des cessions, amodiations, options et autres actes afférents, avaient continué à être traités par l’administration.
Selon le rapport publié en août 2025, des travaux similaires menés précédemment avaient permis à l’État congolais de reprendre 594 titres miniers et de carrières, représentant 37 253 carrés miniers, ainsi que de régulariser 210 droits miniers placés en situation prolongée de force majeure, entraînant leur reclassement comme droits actifs et le rétablissement des obligations fiscales, sociales et techniques correspondantes.
Boaz Kabeya
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Les autorités provinciales du Sud-Kivu ont annoncé la reprise des activités au port de Kalundu, à Uvira, sur les rives du lac Tanganyika, mettant fin à une période de suspension du trafic et de perturbation des échanges dans cette zone frontalière. Le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi, a procédé à la réouverture officielle du port lors d’une cérémonie tenue le 26 janvier 2026, selon plusieurs médias locaux.
Avec la réouverture de Kalundu, les autorités présentent la reprise comme un signal de normalisation progressive. Elle intervient quelques jours après le retrait de l’AFC/M23 d’Uvira. Elle devrait permettre de relancer les échanges, avec des liaisons régulières depuis Uvira vers des ports régionaux, notamment Mpulungu (Zambie), Kigoma (Tanzanie) et Bujumbura (Burundi).
Le port public de Kalundu reste un point d’appui majeur pour la circulation des marchandises et la mobilité des populations riveraines. Toutefois, au-delà du contexte sécuritaire, des sources congolaises ont déjà alerté ces derniers mois sur la dégradation d’une partie des infrastructures et les difficultés d’accostage liées, notamment, à la montée des eaux du lac Tanganyika.
Les autorités locales appellent par ailleurs à la vigilance, alors que les risques sécuritaires dans l’Est demeurent un facteur pouvant affecter la continuité du trafic et la fluidité des échanges.
Boaz Kabeya
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