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Equipe Publication

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La transformation industrielle de la mine de coltan de Rubaya, dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, nécessiterait un investissement compris entre 50 et 150 millions de dollars. Selon l’agence de presse Reuters, cette estimation figure dans la liste initiale de 25 actifs proposés aux investisseurs américains dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat stratégique sur les minerais critiques, signé entre la République démocratique du Congo (RDC) et les États-Unis le 4 décembre dernier. D’après ce document, ces investissements permettraient d’accélérer une production commerciale structurée, avec un retour sur investissement jugé rapide en raison de la forte demande mondiale de tantale, métal stratégique extrait du coltan.

Selon les autorités congolaises, la mine de coltan de Rubaya présente un intérêt particulier pour Washington, dans le contexte des efforts américains visant à sécuriser des chaînes d’approvisionnement occidentales en matériaux critiques destinés aux industries électroniques, énergétiques et de défense. Le site est régulièrement présenté comme l’un des gisements de coltan les plus importants au monde. Il représenterait environ 15 % de la production mondiale de coltan, avec des teneurs en tantale comprises entre 20 % et 40 %.

Dans le cadre de l’accord entre Kinshasa et Washington, les entreprises américaines bénéficient d’un droit de première offre sur les actifs retenus. Bien avant la signature de cet accord, des groupes occidentaux avaient déjà manifesté leur intérêt pour le site. Selon Bloomberg, repris par plusieurs médias spécialisés, le négociant suisse Mercuria Energy Group et la société d’investissement TechMet, soutenue notamment par la U.S. International Development Finance Corporation (DFC), étudient la possibilité de développer et de moderniser l’exploitation du gisement de tantale situé près de Rubaya. Le Financial Times a également rapporté l’intérêt de l’homme d’affaires texan Gentry Beach, présenté comme proche de Donald Trump, à travers sa société America First Global.

Zone sous occupation

Malgré cette importance stratégique, l’exploitation du site reste largement artisanale et informelle. Ces conditions précaires sont régulièrement à l’origine d’accidents meurtriers. Dans un communiqué publié le 4 mars 2026, le ministère congolais des Mines a par exemple fait état d’un éboulement survenu le 3 mars sur les sites miniers de Rubaya, provoqué par de fortes pluies. Le bilan provisoire communiqué par les autorités fait état de plus de 200 morts, dont environ 70 enfants, ainsi que de nombreux blessés évacués vers les structures sanitaires de Goma. Un nombre de victimes similaire avait déjà été évoqué après des éboulements de terrain survenus dans la mine fin janvier.

Dans ce contexte, l’industrialisation du site est présentée comme un moyen de sécuriser davantage l’exploitation et de réduire les risques humains, en remplaçant progressivement les pratiques artisanales par des opérations minières mieux encadrées. La concrétisation d’un tel projet reste toutefois conditionnée à une amélioration de la situation sécuritaire. Depuis avril 2024, la zone de Rubaya est passée sous le contrôle du mouvement rebelle AFC/M23, soutenu par le Rwanda. Les experts des Nations unies ont indiqué que les minerais extraits dans la région sont en partie acheminés clandestinement vers le Rwanda, tandis que le groupe armé tirerait en moyenne 800 000 dollars par mois de la taxation de l’activité minière.

« Le développement des sites qui figurent sur la liste et se trouvent en zone occupée passe par le retrait des troupes rwandaises, tel que prévu dans l’accord de paix RDC-Rwanda conclu en juin 2025 », a indiqué, dans une interview accordée au journal Jeune Afrique en février dernier, le vice-Premier ministre congolais chargé de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, signataire pour son pays de l’accord stratégique avec les États-Unis.

Conscient de cela, Washington multiplie la pression sur Kigali. Le département du Trésor américain a annoncé, le 2 mars 2026, une nouvelle série de sanctions visant les Rwanda Defence Force (RDF) et quatre hauts responsables militaires. En 2025, les États-Unis avaient déjà sanctionné le groupe armé PARECO-FF, la Coopérative des artisans miniers du Congo (CDMC) et les entreprises chinoises East Rise Corporation et Star Dragon Corporation, accusés d’être impliqués dans le commerce illégal de minerais issus des sites de Rubaya.

Litige autour du permis

« Nous ne sommes pas les auteurs, mais les principales victimes », avait réagi la CDMC. L’entreprise avait par ailleurs accusé certains responsables congolais, « soutenus par des canaux diplomatiques et financiers opaques », de mener « un effort coordonné pour saper » la propriété de son permis minier à Rubaya.

Les registres miniers congolais indiquent que la Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA), entreprise publique, détient le permis couvrant la zone de Rubaya. Mais ces droits sont contestés par la CDMC, qui estime que la concession revient à sa filiale Congo Fair Mining (CFM), coentreprise formée avec SAKIMA, qui y détient 30 % de parts. Cette position est confortée par des décisions rendues, notamment les 30 avril et 4 septembre 2025, par le Conseil d’État, plus haute juridiction administrative congolaise.

Le contrat de joint-venture portant création de CFM, signé en 2020 entre SAKIMA et la CDMC, prévoyait la signature d’un contrat de cession du permis d’exploitation de la mine de Rubaya entre CFM et l’entreprise publique. Ce document aurait été signé le 11 mars 2021, donnant lieu à l’inscription de la cession du permis dans le registre du Cadastre minier en date du 20 mai 2022.

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, avait indiqué à Bloomberg en octobre 2025 vouloir réunir les parties pour discuter de ce dossier. À ce stade, on ignore si cette réunion a effectivement eu lieu à ce jour. Mais Kinshasa a bien intégré le gisement de coltan de Rubaya dans la liste des actifs miniers stratégiques proposés aux investisseurs américains. L’enjeu, pour les autorités congolaises, est désormais double : sécuriser le site et lever les ambiguïtés juridiques afin de rendre possible une industrialisation effective.

Pierre Mukoko et Timothée Manoke

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Traffic on the Mweha-Mukwija section of National Road 2 (RN2), which links North and South Kivu through Kalehe territory, has been severely disrupted.

According to Actualité.cd, several muddy stretches have formed along the road, making parts of it impassable for vehicles and motorcycles. Drivers and motorcyclists face a high risk of accidents and long delays, even though the road remains a key corridor for the movement of people and goods.

The RN2 plays a key role in the regional economy, allowing agricultural produce from rural areas of Kalehe to reach the cities of Bukavu and Goma.

Local officials warn that the road’s deterioration is already affecting trade. Farmers are struggling to get their produce to urban markets, causing significant financial losses and potentially pushing prices higher. The most affected areas include Mweha, Makengere, Chez les Français and Lukera in Mukwija. The heavily damaged Mweha and Lukera bridges are further complicating traffic.

BK

La circulation sur le tronçon Mweha–Mukwija de la Route nationale n°2 (RN2), axe reliant le Nord-Kivu au Sud-Kivu via le territoire de Kalehe, est désormais fortement perturbée. Selon Actualité.cd, des bourbiers se sont multipliés sur ce segment, rendant certains passages impraticables pour les véhicules et les motos. Les usagers sont exposés à des risques d’accidents et à des blocages prolongés, alors que cette route demeure un corridor important pour le transport des personnes et des marchandises.

La RN2 joue un rôle clé dans l’économie régionale. Elle assure l’acheminement des produits agricoles des zones rurales de Kalehe vers Bukavu et Goma. Les responsables locaux alertent sur les effets de cette dégradation : les récoltes peinent à atteindre les marchés urbains, ce qui entraîne des pertes financières significatives pour les agriculteurs et pourrait provoquer une hausse des prix. Les secteurs les plus touchés sont Mweha, Makengere, Chez les Français et Lukera, à Mukwija, tandis que les ponts de Mweha et de Lukera, fortement endommagés, compliquent davantage la circulation.

BK

Construction of Provincial Road 231 linking Batshamba to Kakobola via Gungu was launched on March 3 in Kwilu province by Infrastructure and Public Works Minister John Banza Lunda.

The 69-kilometre road connects the towns of Batshamba, Gungu and Kakobola, all located in Gungu territory.

Chinese company CISC-SA is carrying out the works under the Sino-Congolese cooperation programme for infrastructure development. The Congolese Agency for Major Works (ACGT) is overseeing the project.

According to ACGT Director General Nico Nzau Nzau, the works include clearing the road corridor, laying the different pavement layers, building drainage structures and reinforcing existing crossings. Road signage and safety equipment will also be installed along the route.

The project will be implemented in two phases. The first phase will reopen the road along its entire length to restore traffic between the three towns. The second phase will involve paving the road to transform the current dirt track into a developed road.

The poor condition of the road currently hampers the movement of people and the transport of agricultural products to markets. Modernising the Batshamba-Gungu-Kakobola section should therefore improve mobility in this part of Kwilu province and strengthen connections between rural areas and the region’s main transport corridors.

Boaz Kabeya

Les travaux de construction de la route provinciale 231 reliant Batshamba à Kakobola, en passant par Gungu, ont été lancés le 3 mars dans la province du Kwilu par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda. Le projet porte sur un linéaire de 69 kilomètres reliant Batshamba, Gungu et Kakobola, trois localités situées dans le territoire de Gungu.

Le projet est exécuté par l’entreprise chinoise CISC-SA et financé dans le cadre du programme de coopération sino-congolaise consacré à la construction d’infrastructures. Le chantier est placé sous la coordination de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).

D’après les précisions fournies par le directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzau, les travaux prévus sur cet axe comprennent le dégagement de l’emprise, la mise en œuvre des différentes couches de chaussée, la construction d’ouvrages d’assainissement ainsi que le renforcement des ouvrages de franchissement existants. Le projet prévoit également la mise en place de la signalisation et de dispositifs de sécurité routière sur l’ensemble du tracé.

Il a également indiqué que la réalisation du projet est planifiée en deux étapes. La première phase consiste à rouvrir la route sur toute sa longueur afin de permettre la circulation entre les localités concernées. Dans un second temps, la chaussée sera revêtue afin de transformer progressivement la piste actuelle en route aménagée.

L’état de dégradation de cet axe constitue un obstacle à la circulation des personnes et au transport des produits agricoles vers les centres de consommation. Dans cette perspective, la modernisation du tronçon Batshamba–Gungu–Kakobola devrait faciliter les déplacements dans cette partie de la province du Kwilu et améliorer la liaison entre les zones rurales et les principaux axes de transport de la région.


Boaz Kabeya

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Democratic Republic of Congo's state water utility, Regideso, plans to launch a bottled water production plant in Kinshasa.

Speaking on Top Congo radio on March 4, 2026, Director General David Tshilumba Mutombo said the company is preparing a tender for the project.

According to him, construction of the plant could begin within three to four months. The project will include a bottle recycling system designed to collect used packaging across the city of Kinshasa. In the longer term, Regideso plans to replicate the model in several cities across the country.

The public utility also plans to develop payment service provider (PSP) technology. Tshilumba said the activity could become an additional revenue stream for the company. Regideso has also created a subsidiary dedicated to electricity production, RégiEnergies.

These initiatives form part of a diversification strategy aimed at reducing the company's financial dependence on payments from the State, which Tshilumba described as a "bad payer."

"When the State does not pay, it disrupts our business plan, our annual budget and our performance," he said, noting that government payments can sometimes be delayed by 10 to 12 months.

To better manage water consumption by public institutions, Regideso also plans to install smart meters, mostly prepaid. The company is awaiting the delivery of 80,000 to 90,000 units within three to four months.

These meters will be installed mainly in government offices and at certain institutional clients. The system will operate on a prepaid basis, meaning access to water will depend on the credit available on the meter.

"As with a telephone: if there are no units, the meter does not work. No units, no water," Tshilumba said.

Ronsard Luabeya

La Régie de distribution d’eau (Regideso) projette de lancer une usine de production d’eau en bouteille à Kinshasa. Lors d’une émission diffusée le 4 mars 2026 sur Top Congo, son directeur général, David Tshilumba Mutombo, a indiqué qu’un dossier d’appel d’offres est actuellement en préparation pour la mise en œuvre de ce projet.

Selon lui, les travaux de montage de l’usine pourraient démarrer dans un délai de trois à quatre mois. Le projet sera accompagné d’un système de recyclage des bouteilles, destiné à récupérer les emballages utilisés dans l’ensemble de la ville de Kinshasa. À terme, la Regideso envisage de reproduire ce modèle industriel dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo.

En parallèle, l’entreprise publique prévoit de développer la technologie Payment Service Provider (PSP), c’est-à-dire un fournisseur de services de paiements électroniques. Selon David Tshilumba, cette activité pourrait constituer une source de revenus supplémentaire pour l’entreprise. Dans cette dynamique, la Regideso a également mis en place une filiale dédiée à la production d’électricité, RégiEnergies.

Ces initiatives s’inscrivent dans la stratégie de diversification de la Regideso, destinée à réduire la dépendance financière de l’entreprise vis-à-vis des paiements de l’État, que son directeur général qualifie de « mauvais payeur ». « Lorsque l’État ne paie pas, cela perturbe notre plan d’affaires, notre budget annuel et nos performances », a-t-il expliqué, précisant que les paiements publics interviennent parfois avec des délais pouvant atteindre 10 à 12 mois.

Pour améliorer la gestion de la consommation publique, la Regideso prévoit également d’installer des compteurs intelligents, majoritairement en mode prépaiement. L’entreprise attend la livraison de 80 000 à 90 000 unités dans un délai de trois à quatre mois.

Ces compteurs seront installés notamment dans les administrations et chez certains clients institutionnels. Le système fonctionnera sur le principe du prépaiement, selon lequel l’accès à l’eau dépendra du crédit disponible sur le compteur. « Comme pour un téléphone : s’il n’y a pas d’unités, le compteur ne fonctionne pas. Pas d’unités, pas d’eau », a précisé David Tshilumba.

Ronsard Luabeya

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An audit of the teacher payroll system aimed at eliminating ghost workers saved the public treasury 11 billion Congolese francs (CDF) in 2025, according to the annual activity report of the Ministry of National Education and New Citizenship.

The report says the amount concerns only the city of Kinshasa, where the first campaign to verify and clean up payroll records was carried out.

The operation involved the biometric identification of employees, allowing the administration to remove ineligible individuals from the payroll. Following the initial results, the ministry said the payroll clean-up operation has been extended to all provinces to strengthen long-term workforce management and prevent the reappearance of ghost workers.

The initiative comes as part of broader reforms aimed at improving control of the size of the public workforce and the wage bill. In a report published in 2026, the International Monetary Fund (IMF) noted that the public wage bill more than doubled in nominal terms between 2021 and 2025 and rose by 46% in real terms, now exceeding 50% of tax revenue.

Within this context, authorities are seeking to strengthen payroll control mechanisms and transparency. In August 2025, the Ministry of Public Service announced plans for a biometric identification exercise targeting employees paid through the central government’s auxiliary budget. The objective is to interconnect the cleaned records with payroll databases in order to eliminate duplicates and ineligible employees.

Timothée Manoke

L’opération d’assainissement du fichier de paie des enseignants, visant à supprimer les agents fictifs, a permis au Trésor public d’économiser 11 milliards de francs congolais (CDF) en 2025. L’information figure dans le rapport d’activités annuel du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté. Selon ce document, ce montant concerne uniquement la ville de Kinshasa, où la première campagne de vérification et de nettoyage du fichier de paie a été menée.

L’opération a consisté à identifier biométriquement les agents afin de permettre à l’administration de retirer des listes de paiement ceux qui ne remplissaient pas les critères d’éligibilité. Le ministère indique par ailleurs que, « fort de ce succès », le nettoyage du fichier de paie a été étendu à l’ensemble des provinces pour fiabiliser durablement la gestion du personnel et prévenir la réapparition d’agents fictifs.

Cette démarche s’inscrit dans un contexte plus large de réformes visant à mieux maîtriser les effectifs et la masse salariale de l’État. Dans un rapport publié en 2026, le Fonds monétaire international (FMI) souligne que la masse salariale publique a plus que doublé en termes nominaux entre 2021 et 2025 et a progressé de 46 % en termes réels, dépassant désormais 50 % des recettes fiscales.

Dans cette dynamique, les autorités cherchent à renforcer les outils de contrôle et la transparence de la paie. En août 2025, le ministère de la Fonction publique avait annoncé la préparation d’une opération d’identification biométrique des agents émargeant au budget annexe du pouvoir central, avec l’objectif d’interconnecter les fichiers assainis et les bases de données de la paie, afin d’éliminer les doublons et les agents non éligibles.

Timothée Manoke

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Rawbank said on March 4, 2026 it has secured $265 million in financing to support small and medium-sized enterprises (SMEs) in the Democratic Republic of Congo. The International Finance Corporation (IFC) led the deal, with participation from Proparco, British International Investment (BII), the eco.business Fund and the OPEC Fund for International Development.

The financing aims to expand access to credit for SMEs, support private sector growth and create jobs in the country, Rawbank said. The IFC added that the program could provide financing to at least 1,500 additional SMEs over the next four years, particularly in sectors such as telecommunications and fast-moving consumer goods.

This operation represents a strategic allocation of international capital to a local financial intermediary able to channel these resources into productive financing,” said Mustafa Rawji, chief executive of Rawbank. “Our goal is to finance more Congolese SMEs, strengthen local production and support sustainable job creation across the country.

A two-part financing structure

The deal has two components. The first is a $165 million senior credit facility arranged by the IFC, including $50 million provided directly by the institution. The remaining $115 million was mobilized from financial partners: Proparco ($50 million), eco.business Fund ($20 million), the OPEC Fund ($20 million) and British International Investment ($25 million).

The second component is a $100 million risk-sharing agreement between the IFC and Rawbank. Under this arrangement, the IFC covers 50% of the exposure, equivalent to $50 million, allowing Rawbank to extend credit to a larger number of SMEs. The mechanism is supported by the European Commission and the International Development Association (IDA) through the Small Loan Guarantee Program.

In addition to financing, the IFC will provide advisory services to strengthen Rawbank’s capacity in several areas, including climate finance, agricultural financing and support for women entrepreneurs.

Additional support for SME financing

According to Rawbank, the deal is “the largest transaction ever arranged by the IFC for a financial institution in the DRC.”

The financing forms part of the bank’s broader strategy to expand access to credit for Congolese SMEs. Rawbank participates in the “20,000 SMEs” program, a $200 million initiative designed to help integrate local companies into the value chains of large firms operating in the DRC.

Under this program, Rawbank works with the Regulatory Authority for Subcontracting in the Private Sector (ARSP) and the Guarantee Fund for Entrepreneurship in Congo (FOGEC) to expand access to financing for local businesses.

Ronsard Luabeya

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