L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (Anser) a signé, le 21 avril 2026, un contrat commercial avec la société allemande Off-Grid Europe en vue du déploiement de mini-réseaux solaires photovoltaïques en République démocratique du Congo.
Selon une communication de l’Anser, l’accord porte sur un projet de 25 millions d’euros. Cette première phase prévoit l’installation d’une capacité totale de 8,5 mégawatts-crête (MWc), avec un impact attendu sur 27 700 ménages répartis dans six agglomérations du pays.
L’agence précise qu’il s’agit d’une phase pilote d’un programme plus large, dont l’objectif final est d’électrifier 27 agglomérations à travers le pays. L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme national d’électrification par mini-réseaux solaires photovoltaïques, mis en place pour accélérer l’accès à l’électricité dans les zones rurales et périurbaines.
À ce stade, l’accord signé avec Off-Grid Europe marque une étape commerciale dans la préparation du projet, qui devra encore se traduire par une structuration opérationnelle et technique des infrastructures à déployer.
Basée en Allemagne, Off-Grid Europe se présente comme une entreprise spécialisée dans les solutions énergétiques hors réseau. Fondée en 2010, elle conçoit, installe et maintient des systèmes photovoltaïques associés à des solutions de stockage par batteries, destinés aux zones non connectées au réseau national.
L’entreprise met également en avant plusieurs réalisations en Afrique, notamment au Sénégal, ainsi que des interventions au Nigeria, au Cameroun et en Guinée, dans le domaine des systèmes énergétiques autonomes.
Avec cet accord, l’Anser poursuit sa stratégie de mobilisation de partenaires techniques et financiers pour renforcer l’électrification rurale, dans un pays où l’accès à l’électricité demeure encore très limité en dehors des grands centres urbains.
Ronsard Luabeya
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L’aéroport de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, a franchi un nouveau palier opérationnel avec la possibilité d’accueillir désormais des avions à réaction de plus grande capacité. Selon les autorités, la mise en service de la piste modernisée permet désormais à des appareils de type Airbus d’atterrir sans difficulté, élargissant les capacités de desserte de cette plateforme aéroportuaire.
Cette évolution intervient après plusieurs années durant lesquelles le trafic aérien de Bunia était limité par les caractéristiques techniques de l’ancienne piste. L’un des faits marquants de cette nouvelle phase a été l’arrivée, le 20 avril 2026, d’un vol exploité par la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA), citée comme illustration concrète de l’adaptation de l’aéroport aux exigences d’exploitation des avions à réaction. Des passagers et des membres d’équipage ont salué la qualité de la piste, désormais plus longue et mieux aménagée pour les opérations d’atterrissage.
Ces avancées font suite aux travaux de réhabilitation et de modernisation lancés en juin 2022. Le chantier a été exécuté par Mont Gabaon SARLU, sous la coordination du Bureau central de coordination (BCECO), pour un coût évalué à plus de 48 millions de dollars, selon des chiffres avancés par le ministère des Finances. Il comprenait notamment l’allongement de la piste à 2 500 mètres, son élargissement, l’extension de l’aire de stationnement, ainsi que la construction d’une nouvelle aérogare et d’une tour de contrôle.
Le projet avait été initialement annoncé pour une durée de 36 mois, mais son exécution a été ralentie par plusieurs contraintes techniques et logistiques, notamment la nature du sol, l’approvisionnement en matériaux et certaines difficultés liées au chantier. Pendant toute cette période, l’aéroport est resté en activité, notamment pour les besoins humanitaires et logistiques.
Grâce à cette montée en capacité, l’aéroport de Bunia dispose désormais d’infrastructures mieux adaptées à l’accueil d’appareils plus performants, ce qui pourrait faciliter le transport de passagers et de fret à plus grande échelle. À terme, cette modernisation est aussi appelée à renforcer la connectivité de l’Ituri avec les principaux centres économiques du pays et à soutenir le désenclavement de la province.
Boaz Kabeya
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A travers le projet Transforme, porté avec l’appui de la Banque mondiale, la République démocratique du Congo engage une digitalisation du secteur de la microfinance, en s’appuyant sur un opérateur technologique appelé à jouer un rôle central : Paycode Fintech Congo. Le 15 avril 2026 à Kinshasa, la filiale locale de Paycode, fintech africaine spécialisée dans les paiements digitaux et l’identité biométrique, a signé un accord avec l’Association nationale des institutions de microfinance (ANIMF) et l’Association professionnelle des coopératives d’épargne et de crédit (Aprocec).
Cet accord s’inscrit dans la continuité du contrat signé en février 2025 entre le projet Transforme et un consortium comprenant Paycode Fintech Congo, Banktech Software Services Limited et Hong-Kong Top Wise Communications, portant sur la digitalisation du secteur de la microfinance et la fourniture de 10 000 terminaux de paiement, pour un montant qui n’a pas été communiqué.
Selon une communication du projet Transforme, cette initiative vise à moderniser les institutions de microfinance (IMF) et les coopératives d’épargne et de crédit (COOPEC), tout en les intégrant au système financier formel. L’accord confie à Paycode la mise en œuvre opérationnelle et technique d’une plateforme intégrée. Celle-ci devrait notamment comprendre un système de core banking, un progiciel de gestion intégré (ERP), un module monétique, ainsi que la production de cartes de paiement Mosolo. L’objectif est de faciliter l’interconnexion des IMF et des COOPEC au switch monétique national, une étape clé pour leur intégration dans le système financier formel et pour l’élargissement de l’usage des paiements électroniques.
La solution repose sur une infrastructure technologique complète incluant serveurs, capacités de stockage, dispositifs de sécurité et réseaux de télécommunications. Paycode assurera également l’hébergement, la maintenance des systèmes, la formation des utilisateurs ainsi que l’enrôlement des commerçants, afin de favoriser l’appropriation locale des outils.
Dans ce cadre, l’entreprise développe la plateforme e-Dapt, conçue pour répondre aux contraintes du marché congolais. Elle devrait notamment permettre le traitement de paiements groupés, la compensation et le règlement par lots, ainsi que l’exécution de transactions hors ligne en temps réel via des cartes biométriques, adaptées aux zones à faible connectivité.
Le projet prévoit par ailleurs le déploiement de 10 000 terminaux de paiement électronique (TPE) à travers les 145 territoires de la République démocratique du Congo. Ces équipements intégreront des solutions d’identification biométrique et seront associés à des cartes multi-applicatives conformes aux standards EMV (Europay, Mastercard et Visa).
Selon le projet Transforme, cette initiative devrait améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises, notamment dans le commerce, l’agriculture et les services, aux services financiers, à l’épargne formelle et au crédit. Elle s’inscrit également dans une stratégie nationale visant à réduire l’usage des espèces au profit des paiements électroniques.
En RDC, le taux d’inclusion financière est passé de 38,5 % en 2022 à 50 % actuellement, une progression attribuée en grande partie au déploiement des solutions de paiement mobile. Cette dynamique s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2023-2028, adoptée en juillet 2023, et repose sur le renforcement des infrastructures et des instruments de paiement.
Ronsard Luabeya
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Carrigrès, la carrière de granulats de construction du groupe TEXAF, a clôturé l’année 2025 sur une baisse de ses revenus de l’ordre de 17 %, à 4,2 millions d’euros, contre environ 5 millions d’euros en 2024. Cette évolution intervient dans un contexte où la demande a certes connu une reprise au cours de la seconde moitié de l’année, sans suffire à compenser la dégradation des conditions de marché.
Le groupe attribue principalement ce recul à une baisse du prix moyen de vente de ses produits de l’ordre de 26 %. Cette pression sur les prix a pesé sur la performance globale de l’activité, qui a clôturé l’exercice sur une perte nette de 20 000 euros, selon les résultats annuels du groupe, malgré une augmentation du volume des ventes d’environ 10 %.
TEXAF présente cette activité comme particulièrement volatile, en raison de sa dépendance à la dynamique du marché de la construction et aux conditions de concurrence. Cette volatilité apparaît clairement à la lecture de l’évolution récente des performances. En 2023, l’activité avait bénéficié d’une forte demande et de prix soutenus, portant son chiffre d’affaires à environ 6,29 millions d’euros, en dépit d’un recul d’environ 4 % des volumes vendus par rapport à 2022. En 2024, les revenus avaient ensuite chuté d’environ 19 %, dans un contexte marqué par des incertitudes sur les investissements publics, selon les indications du groupe.
Malgré ces résultats en 2025, TEXAF indique poursuivre ses investissements dans cette activité. Le groupe précise dans son rapport avoir déjà versé un acompte pour l’acquisition d’un nouveau crible et d’un concasseur destinés à la carrière, avec pour objectif d’améliorer la performance opérationnelle.
La carrière de Carrigrès, exploitée par le groupe depuis les années 1950, dispose d’une capacité annuelle estimée à 600 000 tonnes. Le groupe évalue par ailleurs le gisement exploitable à environ 25 millions de tonnes. Elle produit une gamme de granulats destinés au secteur de la construction, allant des moellons au sable concassé, en passant par différents types de graves et de gravillons utilisés dans le béton, les routes et les travaux de génie civil.
Le groupe souligne toutefois qu’une partie du terrain de la carrière est occupée illégalement par des « squatters », une situation qui pourrait, à plus long terme, limiter les possibilités d’expansion de l’exploitation.
Timothée Manoke
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Plantations et Huileries du Congo (PHC), controlled by Kuramo Capital Management with an approximately 76% stake since 2021, plans to build a palm oil refinery.
In an interview with Forbes Afrique magazine published in April 2026, Managing Director Monique Gieskes said the facility is expected to come online within the next two years, pointing to a completion date around 2028.
According to the executive, the project is part of a broader vertical integration strategy. PHC has mainly produced crude palm oil and palm kernel oil, which it sells to refiners in Kinshasa and Kongo Central. The company now plans to refine part of its output while continuing to supply its existing customers with crude oil. This move would allow PHC to capture more value in the domestic market. The planned refinery’s capacity has not been disclosed.
The integration strategy will require higher output. However, data shared by Gieskes indicates stagnation over the past two years. After reaching 80,000 tons in 2023, production is expected to reach 81,000 tons in 2025. PHC nonetheless maintains its target of 100,000 tons by 2026.
The company operates three industrial sites in Boteka (Equateur), Yaligimba (Mongala), and Lokutu (Tshopo). According to management, its concessions span around 106,000 hectares, including 30,000 hectares planted with oil palms. The remaining land offers room for expansion.
PHC also points to genetic research conducted at its CREATY center in Yaligimba. Gieskes referred to experimental seeds described as “albino”, with low beta-carotene content, which could produce a lighter oil directly upon extraction. Management presents this as a promising avenue, though it has not yet been independently validated in publicly available research.
These ambitions come against the backdrop of a structurally undersupplied Congolese market. According to estimates from the United States Department of Agriculture (USDA), national palm oil production stands at around 300,000 tons per year, while demand exceeds 500,000 tons.
Timothée Manoke
The commissioning of the Katanda cement plant, a project led by Cement Kasai SAS and initially announced for February 2026, did not take place as scheduled and is facing delays due to persistent logistical constraints.
According to a report published by the Kasai Oriental governorate following an April 20, 2026 meeting between company officials and Governor Jean-Paul Mbwebwa, work on the site remains limited to preparatory activities. These include the construction of a living base and administrative facilities, as well as foundations for industrial equipment.
Project officials attribute the delay to difficulties in procuring equipment, compounded by poor road conditions and recent weather.
The governorate said the condition of the Lubumbashi–Mbujimayi road is severely disrupting the transport of materials. Some sections have become nearly impassable, forcing several trucks to turn back, particularly between Nguba and Likasi.
Heavy rains in recent weeks have also slowed work on the site, project managers said.
In response, the company is exploring alternative options to ensure equipment delivery. The Mbujimayi–Kalemie route was assessed, revealing more than 300 kilometers of severely degraded roads requiring rehabilitation.
Cement Kasai SAS is relying on the start of the dry season to resume work while awaiting new equipment. Governor Jean-Paul Mbwebwa reiterated the commitment of provincial authorities to help address the identified obstacles.
Launched in August 2024, the project involves the construction of a cement plant with an annual capacity of 1.2 million tons. The first phase, estimated at $400 million, targets initial production of 300,000 tons per year, with gradual expansion in later phases.
Initially expected in 2026, commissioning of the plant now depends on how quickly logistical constraints are resolved. Infrastructure remains a key factor for large-scale industrial projects in the region.
Ronsard Luabeya
Annoncée pour février 2026, la mise en service de la cimenterie de Katanda, portée par la société Cement Kasaï SAS, n’a pas eu lieu à la date prévue. Le projet accuse un retard, dans un contexte marqué par des contraintes logistiques persistantes.
Selon un compte rendu publié par le gouvernorat du Kasaï oriental à l’issue d’une réunion tenue le 20 avril 2026 entre les responsables de l’entreprise et le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa, l’avancement du chantier reste à ce stade limité aux travaux préparatoires. Ceux-ci portent notamment sur la construction de la base-vie, des infrastructures administratives ainsi que sur la réalisation des fondations destinées à accueillir les équipements industriels.
Les responsables du projet expliquent ce retard par des difficultés d’approvisionnement en équipements, aggravées par l’état des infrastructures routières et les conditions climatiques récentes.
Selon les éléments communiqués par le gouvernorat, la dégradation de la route Lubumbashi–Mbujimayi perturbe fortement le transport des matériels. Certains tronçons sont devenus difficilement praticables, contraignant plusieurs convois de camions à faire demi-tour, notamment entre Nguba et Likasi.
Les fortes pluies enregistrées ces dernières semaines ont également ralenti les travaux sur le site, selon les responsables du projet.
Face à ces contraintes, l’entreprise examine des solutions alternatives pour sécuriser l’acheminement des équipements. Une évaluation de l’axe Mbujimayi–Kalemie a notamment été réalisée, mettant en évidence plus de 300 kilomètres de routes fortement dégradées, nécessitant des travaux de réhabilitation.
Dans ce contexte, Cement Kasaï SAS mise sur le début de la saison sèche pour relancer le chantier, en attendant l’arrivée de nouveaux équipements. De son côté, le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa a réaffirmé l’engagement des autorités provinciales à contribuer à la levée des obstacles identifiés.
Lancé en août 2024, le projet prévoit la construction d’une cimenterie d’une capacité annuelle de 1,2 million de tonnes. La première phase, estimée à 400 millions de dollars, vise une production initiale de 300 000 tonnes par an, avec une montée en puissance progressive dans les phases suivantes.
Initialement attendue en 2026, la mise en service de l’usine dépend désormais du rythme de résolution des contraintes logistiques, dans une région où les infrastructures de transport restent un facteur déterminant pour les projets industriels de grande envergure.
Ronsard Luabeya
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Plantations et Huileries du Congo (PHC), contrôlée à environ 76,2 % par Kuramo Capital Management depuis 2020, prévoit de se doter de sa propre raffinerie d’huile de palme. Dans un entretien accordé au magazine Forbes Afrique, publié en avril 2026, sa directrice générale, Monique Gieskes (photo), affirme que cette unité « sera opérationnelle dans les deux prochaines années », ce qui situe le projet à l’horizon 2028.
Selon la dirigeante, ce projet s’inscrit dans une stratégie d’intégration complète de la chaîne de valeur. Jusqu’ici, PHC produisait principalement de l’huile de palme brute et de l’huile de palmiste, vendues notamment à des raffineurs basés à Kinshasa et dans le Kongo Central. L’entreprise entend désormais raffiner elle-même une partie de sa production, tout en continuant à approvisionner ses clients actuels en huile brute. Ce choix permettrait à PHC de capter une plus grande part de la valeur ajoutée sur le marché congolais. À ce stade, la capacité de la future raffinerie n’a pas été rendue publique.
Cette intégration suppose toutefois une hausse de la production. Mais les données communiquées par Monique Gieskes montrent une stagnation depuis deux ans. Après avoir atteint 80 000 tonnes d’huile en 2023, la production est annoncée à 81 000 tonnes en 2025. PHC maintient néanmoins son objectif d’atteindre 100 000 tonnes à l’horizon 2026.
L’entreprise dispose de trois sites industriels situés à Boteka (Équateur), Yaligimba (Mongala) et Lokutu (Tshopo). D’après sa directrice générale, ses concessions couvrent environ 106 000 hectares, dont 30 000 hectares plantés en palmiers à huile. Ce foncier encore inexploité est présenté comme un levier potentiel d’expansion.
PHC met également en avant des travaux de recherche génétique menés via son centre CREATY à Yaligimba. Monique Gieskes évoque notamment des semences expérimentales, qu’elle décrit comme « albinos » ou à faible teneur en bêta-carotène, susceptibles de produire une huile plus claire dès l’extraction. Cette innovation est présentée par la direction comme une piste prometteuse, mais elle n’est pas documentée, à ce stade, par une validation scientifique indépendante rendue publique.
Ces ambitions s’inscrivent dans un marché congolais structurellement déficitaire. Selon les estimations du Département américain de l’Agriculture (USDA), la production nationale d’huile de palme avoisine 300 000 tonnes par an, alors que la demande dépasse les 500 000 tonnes.
Timothée Manoke
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The Democratic Republic of Congo is moving to better structure its cocoa exports, with an emphasis on certification standards. Trade Minister Julien Paluku Kahongya said on April 20, 2026, after a meeting with cocoa and coffee exporters, that the country had secured U.S. support to train Congolese experts in certification.
He said the DRC “must no longer depend on external intermediaries that perpetuate the status quo and enable fraud,” without providing further details on the shift.
The move comes as compliance requirements tighten in international markets, particularly in the European Union. EU rules on deforestation-linked products now require exporters to demonstrate traceability and compliance with environmental standards.
Authorities say building local certification expertise is intended to secure access to export markets and strengthen the credibility of Congolese cocoa.
Structural challenges in the sector
This reorganization comes as the sector continues to face structural constraints, particularly in Ituri province.
Data released in October 2023 by the provincial director of the National Office for Agricultural Products of the Congo (ONAPAC) estimate coffee and cocoa production at 10,000 to 15,000 metric tons per season. Officially recorded volumes are far lower, at around 900 metric tons of coffee and nearly 1,000 metric tons of cocoa, according to the same sources cited by the Congolese Press Agency.
This gap is driven by several factors, including insecurity in some production areas, which disrupts farming activity, and limited local processing capacity. Part of Ituri’s cocoa is transported to North Kivu for processing before export.
Boaz Kabeya
The Democratic Republic of Congo has stepped up efforts to expand local participation in the transport of export goods.
In a decision signed on April 17, 2026, the director general of the Private Sector Subcontracting Regulatory Authority (ARSP), Miguel Katemb Kashal, gave foreign transporters 60 days to comply with a requirement to cede at least 50% of their market share to Congolese operators.
"Failing that, client companies are required to immediately terminate contracts with non-compliant transporters," the decision states. It specifically targets the mining sector, which accounts for a significant share of transport activity. After the deadline, any company — mining firms in particular — that continues to work with a non-compliant transporter will face sanctions under the Feb. 8, 2017 subcontracting law, the decision adds. Those sanctions can include a ban on operations.
The 50-50 principle was introduced by a ministerial decree in December 2024 but has yet to be enforced. With this decision, the ARSP is intensifying pressure on mining operators to comply. The stated objective is to rebalance a market dominated by foreign operators, particularly on the mining corridors linking Greater Katanga to regional ports, and retain a greater share of the value generated by the mining sector. Congo exports more than three million tons of copper per year.
On the ground, industry players are warning about the limits of such a rapid rollout. "In 2024, trucks registered in the DRC accounted for less than 5% of import-export transport flows," said a member of the Mining Chamber of the Federation of Congo Enterprises (FEC). "Going from 5% to 50% in 60 days is not realistic, even if the goal remains worthwhile and should ultimately be achieved," the person added. Local transporters also face insurance and compliance constraints that limit their access to international contracts.
Structural constraints
"Foreign transporters dominate the market because they are more competitive," the source said, before raising a pointed question: "Are the Congolese companies being asked to reclaim this market share in 60 days ready to offer their services under the same conditions?"
Regional obstacles compound domestic difficulties. "To enter Zambia, for example, drivers must obtain a visa in advance, limited to 180 days. With turnaround trips, that quota runs out quickly, while drivers from other countries often benefit from visas on arrival," the source said.
The logistical demands of the mining sector present another challenge. "Multiplying transporters for the same cargo increases risks. Quality differences on arrival can lead to a lower price for the product," another industry player said.
Caught between efforts to assert economic sovereignty and operational constraints, the transition to a 50-50 split is likely to be a long-term structural undertaking, whose outcome will depend as much on business climate reforms as on regulatory capacity. Several Congolese entrepreneurs prefer to register their companies in Zambia, Tanzania or South Africa, where business conditions are more favorable, according to multiple accounts.
Pierre Mukoko