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Equipe Publication

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The Democratic Republic of the Congo is set to strengthen its legal framework governing subcontracting in the private sector. A bill amending Law No. 17/001 of Feb. 8, 2017, introduced by Minister of Entrepreneurship and SME Development Justin Kalumba Mwana-Ngongo, has been approved by both chambers of Parliament. It will now be sent to the President for promulgation.

According to the minister who introduced the bill, the new legislation aims to address shortcomings identified in the implementation of the original law. It reaffirms the principle that subcontracting activities are reserved exclusively for companies with majority Congolese ownership, while expanding the powers of the Regulatory Authority for Subcontracting in the Private Sector (ARSP).

Among the proposed measures are the introduction of a preliminary registration certificate for subcontractors, the establishment of a dispute resolution mechanism for subcontracting contracts, and stricter oversight of contractual relationships between lead companies and subcontractors.

Stronger sanctions

The most sensitive aspect of the reform concerns penalties. Lead companies that enter into subcontracting agreements in violation of legal provisions would face fines ranging from 200 million to 300 million Congolese francs. This represents a significant increase from the 2017 law, which provided for fines of between 50 million and 150 million Congolese francs.

In cases of repeat violations, a temporary closure could be imposed until compliance is achieved.

The bill also introduces sanctions against subcontractors themselves, particularly when they fail to meet their obligations after receiving advance payments. In the event of a repeat offense, a company found in violation could be barred from carrying out any subcontracting activity for up to three years.

Another major innovation is the introduction of Article 13 bis, which grants the ARSP the authority to develop a mandatory standard contract for subcontracting operations. The regulator would also be empowered to identify clauses deemed abusive, one-sided or unfair, and require their amendment in order to better protect Congolese subcontractors in their dealings with major contractors.

Legal debate

The reform comes as the ARSP has stepped up compliance and enforcement actions in recent months. Between February and April 2026, more than 450 subcontracting contracts signed by various companies, including Kibali Gold Mine, Matadi Gateway Terminal, CILU, CICO, PPC Barnet and CIMKO, were the subject of enforcement decisions issued by the authority.

The ARSP ordered those companies to cancel or bring contracts into compliance where they were deemed non-compliant, particularly when the subcontractors involved did not meet the eligibility requirements established under Congolese law.

However, the regulator’s growing role has also fueled a legal debate. Some legal practitioners argue that the ARSP cannot replace the courts in annulling contracts. Under this interpretation, its role should be limited to oversight, identifying irregularities and ordering compliance measures, while the final cancellation of a contract should fall under the authority of the judiciary or dispute resolution mechanisms provided for by law.

Economic stakes

The strengthening of the legal framework could therefore help clarify some of these tensions by giving the ARSP more precise tools to oversee contracts, prevent abuses and resolve certain disputes. But it could also increase the constraints facing large companies, which are already under growing pressure to open more of their value chains to Congolese firms.

For the government, the issue is both economic and political. Subcontracting is presented as a tool for economic sovereignty, job creation and the emergence of a Congolese middle class. However, its effectiveness will also depend on the ability of local SMEs to meet the technical, financial and operational standards required by major contractors.

The reform therefore marks a new stage in the Congolese state’s effort to strengthen the integration of domestic companies into private-sector markets. It remains to be seen whether the tougher framework will effectively strengthen the local entrepreneurial ecosystem or lead to a new wave of disputes involving the ARSP, large companies and the affected subcontractors.

Ronsard Luabeya 

Le gouvernement congolais veut accélérer la structuration de son marché des capitaux avec l’appui de la Société financière internationale (SFI, ou IFC en anglais). Le 18 juin 2026 à Kinshasa, le ministère des Finances et la filiale du Groupe Banque mondiale ont signé un protocole de partenariat destiné à accompagner le développement de la future Bourse de Kinshasa.

L’accord a été paraphé par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, et le directeur pays de la SFI, Malick Fall.

Selon la communication du ministère des Finances, ce partenariat doit couvrir plusieurs axes stratégiques. Il s’agit notamment du développement du cadre réglementaire, de la mise en place des infrastructures du marché financier, du renforcement des capacités des acteurs, du partage de connaissances, de l’élargissement de la base des investisseurs et de l’accompagnement des premières opérations boursières.

Permettre aux Congolais de devenir actionnaires

Pour Malick Fall, l’enjeu dépasse le simple appui technique à la création d’une bourse. « Des marchés de capitaux solides, c’est l’accès au financement à long terme pour les entreprises, la possibilité pour les Congolais de devenir actionnaires de leur propre économie, et un levier puissant pour diversifier les sources de croissance bien au-delà des ressources naturelles », a-t-il déclaré.

Doudou Fwamba a, de son côté, insisté sur la nécessité d’adopter des mesures incitatives pour encourager les entreprises à recourir au futur marché boursier. Il a notamment évoqué la possibilité, à terme, d’exiger de certaines grandes entreprises qu’elles réalisent leurs opérations d’augmentation ou de cession de capital à travers la future Bourse de Kinshasa.

L’objectif affiché est double : renforcer la transparence des opérations de capital et mobiliser davantage l’épargne nationale. Pour le ministre des Finances, cette réforme doit aussi permettre aux Congolais de devenir actionnaires d’entreprises opérant dans des secteurs stratégiques, notamment les mines, les télécommunications et les infrastructures.

L’accord intervient alors que la RDC poursuit le processus législatif devant conduire à la création d’un marché boursier national.

Projet de loi

Le projet de loi relatif aux marchés financiers et à la création de la Bourse de Kinshasa a été adopté à l’Assemblée nationale, puis déclaré recevable au Sénat. Le texte prévoit notamment l’organisation du marché boursier national, l’encadrement des instruments financiers comme les actions, les obligations et les contrats financiers, ainsi que la création d’une Autorité des marchés boursiers.

Cette autorité devrait être chargée de garantir la transparence, la crédibilité et la sécurité des opérations sur le futur marché financier. Sa mise en place sera déterminante pour assurer la confiance des investisseurs, des émetteurs et du public.

En avril 2025, un appel à manifestation d’intérêt avait déjà été lancé avec l’appui du Fonds africain de développement pour recruter une firme chargée de réaliser l’étude de faisabilité et d’élaborer le plan d’affaires d’une bourse de valeurs mobilières en RDC.

Le partenariat avec la SFI apparaît donc comme une nouvelle étape dans la structuration du futur marché des capitaux congolais. Mais sa réussite dépendra de la qualité du cadre réglementaire, de la crédibilité de l’autorité de supervision, de l’adhésion des grandes entreprises et de la capacité à attirer une base suffisante d’investisseurs locaux et institutionnels.

Ronsard Luabeya 

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Des commerçants du Kasaï-Central mettent en cause la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC) après l’immobilisation prolongée de treize wagons transportant plus de 350 tonnes de poissons à Luena, dans la province du Haut-Lomami.

Selon des opérateurs économiques, intervenu sur Radio Okapi le 17 juin 2026, ces cargaisons, destinées aux marchés de Kananga, sont bloquées depuis janvier. Elles comprennent notamment du poisson salé, du poisson fumé et des fretins.

Les commerçants affirment subir d’importantes pertes financières. Ils disent également continuer à payer diverses taxes et charges logistiques, alors qu’ils ne peuvent toujours pas disposer de leurs marchandises.

Pour ces opérateurs, l’immobilisation des wagons perturbe la chaîne d’approvisionnement du Kasaï-Central, où les produits halieutiques constituent une denrée importante pour les marchés locaux.

Soupçons rejetés

L’Association nationale des vendeurs de poissons évoque aussi des soupçons de détournement. Son président provincial, Léonard Mpumbu, affirme qu’une partie des produits destinés à Kananga aurait été écoulée localement à Luena par des personnes chargées d’escorter les wagons.

Ces accusations sont rejetées par la SNCC. Emmanuel Kalonji, représentant de l’entreprise ferroviaire, explique les retards par des contraintes techniques, notamment le manque de carburant et les pannes récurrentes de locomotives.

La SNCC assure que les marchandises restent sécurisées et sous surveillance. Elle affirme également que la situation est en voie de normalisation, les wagons ayant quitté Luena pour poursuivre leur acheminement vers Kananga.

Selon Emmanuel Kalonji, les wagons se trouvaient à Kamina au moment de sa réaction, en route vers leur destination finale. L’entreprise ferroviaire soutient donc que l’acheminement a repris, même si les commerçants restent préoccupés par les pertes déjà subies.

Transport fragile

Cette affaire met en lumière la fragilité du transport ferroviaire sur les corridors reliant les zones d’approvisionnement au Kasaï-Central. Les difficultés techniques de la SNCC, combinées aux retards d’acheminement, peuvent rapidement provoquer des tensions sur les marchés et fragiliser les activités des commerçants.

Au-delà du cas de ces treize wagons, l’enjeu porte sur la capacité de la SNCC à assurer un transport régulier et fiable des marchandises vers Kananga. Pour les commerçants, la reprise de l’acheminement ne suffira pas à elle seule : ils attendent aussi des garanties sur la sécurisation des cargaisons et le respect des délais de livraison.

Ronsard Luabeya 

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La République démocratique du Congo s’apprête à renforcer son arsenal juridique sur la sous-traitance dans le secteur privé. Le projet de loi modifiant et complétant la loi n°17/001 du 8 février 2017, porté par le ministre de l’Entrepreneuriat et du Développement des PME, Justin Kalumba Mwana-Ngongo, a été adopté par les deux chambres du Parlement. Il doit désormais être transmis au Président de la République pour promulgation.

Selon son initiateur, le nouveau texte vise à corriger les insuffisances constatées dans l’application de la loi initiale. Il réaffirme le principe d’exclusivité des activités de sous-traitance au profit des entreprises à capitaux majoritairement congolais, tout en renforçant les prérogatives de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP).

Parmi les innovations prévues figurent l’instauration d’une attestation préalable d’enregistrement pour les sous-traitants, la mise en place d’un mécanisme de règlement des différends liés aux marchés de sous-traitance, ainsi qu’un encadrement plus strict des relations contractuelles entre entreprises principales et sous-traitants.

Sanctions renforcées

Le volet le plus sensible concerne les sanctions. Les entreprises principales qui concluent des contrats de sous-traitance en violation des dispositions légales s’exposeraient désormais à des amendes comprises entre 200 et 300 millions de francs congolais. Cette fourchette marque un net durcissement par rapport à la loi de 2017, qui prévoyait des amendes de 50 à 150 millions de francs congolais.

En cas de récidive, une fermeture temporaire pourrait être prononcée jusqu’à la mise en conformité.

Le texte introduit également des sanctions contre les sous-traitants eux-mêmes, notamment lorsqu’ils ne respectent pas leurs engagements après avoir bénéficié d’un préfinancement. En cas de récidive, une entreprise fautive pourrait être interdite d’exercer toute activité de sous-traitance pour une durée pouvant aller jusqu’à trois ans.

Autre innovation majeure : l’introduction d’un article 13 bis, qui confère à l’ARSP le pouvoir d’élaborer un contrat-type obligatoire pour les opérations de sous-traitance. L’autorité de régulation pourrait également identifier les clauses jugées abusives, léonines ou déséquilibrées, et exiger leur modification afin de mieux protéger les sous-traitants congolais dans leurs relations avec les grands donneurs d’ordre.

Débat juridique

Cette réforme intervient alors que l’ARSP a multiplié, ces derniers mois, les décisions de contrôle et de mise en conformité. Entre février et avril 2026, plus de 450 contrats de sous-traitance conclus par différentes entreprises, dont Kibali Gold Mine, Matadi Gateway Terminal, CILU, CICO, PPC Barnet et CIMKO, ont été visés par des décisions de l’autorité.

L’ARSP a enjoint à ces entreprises de procéder à l’annulation ou à la régularisation de contrats jugés non conformes, notamment lorsque les sous-traitants concernés ne remplissaient pas les conditions d’éligibilité prévues par la législation congolaise.

Mais cette montée en puissance alimente aussi un débat juridique. Pour certains praticiens du droit, l’ARSP ne peut pas se substituer au juge dans l’annulation des contrats. Selon cette lecture, son rôle devrait se limiter au contrôle, à la constatation des irrégularités et à l’injonction de mise en conformité, tandis que l’annulation définitive d’un contrat relèverait de l’autorité judiciaire ou des mécanismes de règlement prévus par la loi.

Enjeu économique

Le renforcement du cadre légal pourrait donc clarifier une partie de ces tensions, en donnant à l’ARSP des outils plus précis pour encadrer les contrats, prévenir les abus et régler certains différends. Mais il pourrait aussi accroître les contraintes pesant sur les grandes entreprises, déjà soumises à une pression croissante pour ouvrir davantage leurs chaînes de valeur aux sociétés congolaises.

Pour le gouvernement, l’enjeu est économique autant que politique. La sous-traitance est présentée comme un levier de souveraineté économique, de création d’emplois et d’émergence d’une classe moyenne congolaise. Mais son efficacité dépendra aussi de la capacité des PME locales à répondre aux standards techniques, financiers et opérationnels des grands donneurs d’ordre.

La réforme marque ainsi une nouvelle étape dans la volonté de l’État congolais de renforcer l’intégration des entreprises nationales dans les marchés privés. Reste à savoir si ce durcissement permettra réellement de consolider le tissu entrepreneurial local ou s’il ouvrira une nouvelle séquence de contentieux entre l’ARSP, les grandes entreprises et les sous-traitants concernés.

Ronsard Luabeya 

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Le Fonds de régulation économique (FOREC) et la Société Rizicole de Bumba (SRB) ont signé, le 18 juin 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord destiné à soutenir le développement de la filière rizicole dans la province de la Mongala.

L’accord établit un cadre de collaboration entre le ministère de l’Économie nationale, à travers le FOREC, et la SRB, autour d’un objectif central : renforcer la production locale de riz et contribuer à la réduction progressive de la dépendance de la RDC aux importations alimentaires.

Le partenariat doit s’appuyer sur le potentiel agricole de la région de Bumba, dans la province de la Mongala. Les parties entendent développer un programme intégré de structuration de la filière rizicole, axé notamment sur la modernisation de la production, l’amélioration de la productivité, le développement d’infrastructures de soutien et la création d’opportunités économiques pour les communautés locales.

La Société Rizicole de Bumba interviendra comme agrégateur de la filière. Ce rôle doit permettre d’organiser les producteurs, d’appuyer la production, de faciliter la transformation et de structurer les débouchés commerciaux autour du riz produit localement.

La SRB est une société de droit congolais détenue à 100 % par Plantations et Huileries du Congo (PHC). Le communiqué souligne que cette structure doit permettre à la SRB de s’appuyer sur l’expérience et l’ancrage territorial de PHC, tout en développant une filière spécialisée dans le riz.

Mobilisation d’acteurs privés

Le gouvernement présente ce partenariat comme une étape dans la mobilisation d’acteurs publics et privés autour de la sécurité alimentaire. L’objectif est à la fois d’augmenter la production nationale de riz, de soutenir les producteurs congolais et de renforcer l’économie des territoires ruraux.

L’annonce ne précise toutefois pas encore les modalités opérationnelles du projet. Aucun chiffre n’est communiqué sur les investissements prévus, les superficies concernées, les volumes de production attendus, les infrastructures à développer ou le calendrier détaillé de mise en œuvre. Le communiqué indique seulement que les prochaines étapes doivent conduire au lancement officiel du projet dans les prochains jours sur l’un des sites d’intervention dans la province de la Mongala.

Selon le communiqué du ministère de l’Économie nationale, cette initiative s’inscrit dans la vision du gouvernement visant à renforcer durablement la sécurité alimentaire, promouvoir la production nationale et soutenir les filières agricoles considérées comme stratégiques.

Elle intervient dans un contexte de relance des activités rizicoles à Bumba. En octobre 2025, lors d’une mission dans la Mongala, le vice-Premier ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, avait déjà annoncé la volonté du gouvernement de relancer le Programme national riz dans cette partie du pays.

En avril 2026, plusieurs tonnes de semences améliorées de riz avaient également été acheminées à Bumba, dans le cadre de la campagne agricole nationale destinée à relancer la riziculture et à renforcer la production vivrière.

Boaz Kabeya 

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Le trafic voyageurs sur la ligne ferroviaire Kinshasa-Matadi pourrait reprendre prochainement, après environ deux mois d’interruption. L’annonce a été faite par Jean-Claude Ngoma Moussa, directeur délégué des chemins de fer à Matadi, dans un entretien accordé à Radio Okapi.

Selon ce responsable de l’Office national des transports (Onatra), la suspension du service est liée à des contraintes techniques affectant le matériel roulant. Les voitures automotrices affectées à la desserte Kinshasa-Matadi sont actuellement en maintenance au dépôt de l’entreprise à Kinshasa.

Jean-Claude Ngoma Moussa assure que les opérations de maintenance sont « presque achevées ». Des essais techniques devraient être réalisés dans les prochains jours avant une reprise progressive de la circulation des trains voyageurs sur cet axe.

À ce stade, aucune date ferme n’a toutefois été annoncée. L’Onatra évoque une reprise « très prochainement », mais celle-ci reste conditionnée à la fin des travaux de maintenance et aux résultats des essais préalables.

La suspension du trafic préoccupe les usagers de la ligne, en particulier à Matadi. Pour de nombreux voyageurs, le train constitue une alternative importante sur l’axe reliant la capitale au principal port du pays, même si le transport routier reste largement dominant.

Service fragile

La ligne Kinshasa-Matadi avait été relancée au second semestre 2025, après plusieurs années de perturbations et d’interruptions. Cette reprise devait permettre de rétablir une desserte ferroviaire régulière entre Kinshasa et le Kongo Central, sur un corridor stratégique pour la mobilité des personnes et les échanges économiques.

Mais depuis sa reprise, le service a connu plusieurs interruptions. En novembre 2025, l’Onatra avait déjà suspendu le trafic ferroviaire sur la ligne Matadi-Kinshasa, notamment sur la section Kimwenza-Lemba, à la suite de dégâts causés par les intempéries. L’entreprise avait alors invoqué des impératifs de sécurité d’exploitation.

En mars 2026, un autre incident technique avait été rapporté par des médias locaux. Un train express parti de Matadi vers Kinshasa avait été immobilisé en pleine brousse, à environ 40 kilomètres de Kisantu, entraînant plus de 24 heures de retard pour plusieurs centaines de voyageurs.

Ces épisodes successifs montrent que la reprise durable du trafic voyageurs reste fragile. Au-delà de la remise en service des automotrices, l’enjeu porte aussi sur la fiabilité du matériel, la qualité de la maintenance et la sécurisation de l’infrastructure ferroviaire.

Ronsard Luabeya 

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U.S.-based Dynamic Aviation has proposed a national critical minerals data program to the Democratic Republic of Congo. The project aims to improve knowledge of the country's geological and mining potential through aerial imaging, remote sensing and geospatial data processing technologies.

According to the Congolese presidency, President Felix Tshisekedi met with Dynamic Aviation Chairman and CEO Michael Stoltzfus on June 16, 2026, in Houston. Their discussions focused on the possibility of a strategic partnership in geological and mining data.

Dynamic Aviation has proposed supporting the mapping of Congo's mineral resources through advanced technological solutions. The stated objective is to generate high-quality data that could strengthen the attractiveness of the country's extractive sector for international investors.

Strategic stakes

The U.S. company operates aerial platforms used for imaging, surveillance, reconnaissance and data collection for civilian and security purposes. In Congo's case, the focus is primarily on producing and using geospatial data for mineral resource assessment.

For Kinshasa, this is a strategic issue. The Democratic Republic of Congo holds significant reserves of minerals sought after in global energy transition and technology supply chains, including copper, cobalt, lithium, tantalum, tin, tungsten and rare earth elements.

Improved mapping could help provide a clearer picture of the country's resource potential, support the development of mining projects and attract investors on a stronger technical basis.

But the presidency has emphasized a red line: national sovereignty over natural resources and strategic data. Felix Tshisekedi welcomed Dynamic Aviation's interest in Congo's mining potential while reiterating that control over those resources and the related data remains a non-negotiable principle.

Proposal under review

The president invited the project's proponents to continue discussions with the government, particularly with the prime minister, and to submit a detailed technical and financial proposal.

At this stage, no contract has been concluded, and the initiative remains a partnership proposal under consideration.

The case highlights a growing concern for the Democratic Republic of Congo: gaining a better understanding of its mineral resources, capturing more value from its critical minerals and strengthening its negotiating position, while avoiding a situation in which strategic data generated on those resources is controlled by external actors.

Ronsard Luabeya 

La société américaine Dynamic Aviation propose à la République démocratique du Congo un programme national de données sur les minerais critiques. Le projet vise à améliorer la connaissance du potentiel géologique et minier du pays grâce à des technologies d’imagerie aérienne, de télédétection et de traitement de données géospatiales.

Selon la Présidence congolaise, le président Félix Tshisekedi a reçu, le 16 juin 2026 à Houston, Michael Stoltzfus, Chairman et CEO de Dynamic Aviation. Les échanges ont porté sur la possibilité d’un partenariat stratégique dans le domaine des données géologiques et minières.

Dynamic Aviation propose de contribuer à la cartographie des ressources minières congolaises à travers des solutions technologiques avancées. L’objectif affiché est de produire des données de qualité susceptibles de renforcer l’attractivité du secteur extractif congolais auprès des investisseurs internationaux.

Enjeu stratégique

L’entreprise américaine est active dans l’exploitation de plateformes aériennes destinées notamment à l’imagerie, à la surveillance, à la reconnaissance et à la collecte de données pour des usages civils ou sécuritaires. Dans le cas congolais, l’intérêt porte principalement sur la production et l’exploitation de données géospatiales appliquées aux ressources minières.

Pour Kinshasa, l’enjeu est stratégique. La RDC dispose d’importantes réserves de minerais recherchés dans les chaînes mondiales de transition énergétique et technologique, notamment le cuivre, le cobalt, le lithium, le tantale, l’étain, le tungstène ou encore les terres rares.

Une meilleure cartographie pourrait permettre de mieux documenter le potentiel du pays, de structurer les projets miniers et d’attirer des investisseurs sur des bases techniques plus solides.

Mais la Présidence insiste sur une ligne rouge : la souveraineté nationale sur les ressources naturelles et les données stratégiques. Félix Tshisekedi a salué l’intérêt de Dynamic Aviation pour le potentiel minier congolais, tout en rappelant que le contrôle de ces ressources et des données qui y sont liées demeure un principe non négociable.

Proposition à examiner

Le chef de l’État a invité les promoteurs du projet à poursuivre les discussions avec le gouvernement, notamment avec la Première ministre, et à soumettre une proposition technique et financière détaillée.

À ce stade, il ne s’agit donc pas encore d’un contrat conclu, mais d’une proposition de partenariat à examiner.

Ce dossier illustre une préoccupation croissante de la RDC : mieux connaître son sous-sol, valoriser ses minerais critiques et renforcer son pouvoir de négociation, tout en évitant que les données stratégiques produites sur ses ressources ne soient contrôlées par des acteurs extérieurs.

Ronsard Luabeya 

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The Congolese government is launching a pilot project to digitize border procedures in South Kivu. The stated goal is to reduce fraud, dumping and revenue leakage in a province where losses are estimated at nearly $33 million per month, according to the Ministry of Foreign Trade.

The initiative was discussed on June 17, 2026, in Kinshasa during a meeting between Foreign Trade Minister Julien Paluku Kahongya, South Kivu Governor Jean-Jacques Purusi Sadiki and Mohamed Eidha Awadh, chief executive officer of Azania Group.

The ministry said Azania Group would contribute Tanzanian expertise in the digitization of border procedures.

According to the official announcement, the future system is intended to replace paper-based procedures with digital processes. It is expected to improve the monitoring of cross-border trade flows, strengthen the traceability of operations and enhance the collection of taxes linked to border trade.

South Kivu will serve as the pilot province for the initiative. The ministry said an assessment will be carried out within 45 days to evaluate the effectiveness of the system and determine whether it should be gradually rolled out nationwide.

For Kinshasa, the issue is both fiscal and economic. The digitization of border procedures is being presented as a tool to combat revenue leakage and as a way to help the provincial government raise resources needed to address security and development challenges, particularly infrastructure projects.

The initiative comes amid broader efforts to modernize cross-border trade in the Great Lakes region. Since Oct. 30, 2024, the Democratic Republic of Congo and Burundi have been implementing the Simplified Trade Regime, known as RECOS, at the Kavimvira border post on the Congolese side and Gatumba on the Burundian side.

The mechanism, implemented under the Common Market for Eastern and Southern Africa (COMESA), is designed to simplify customs clearance procedures and reduce transaction costs for small cross-border traders.

According to the Burundi Revenue Authority, 66 products originating from the Democratic Republic of Congo and Burundi benefit from simplified customs procedures under the regime.

RECOS is also intended to enable faster and more transparent border crossings. According to ACP, an assessment conducted in June 2025 by the Congolese Ministry of Foreign Trade and the South Kivu provincial government noted that the mechanism sets an initial threshold of $500 in goods per trader per day that are exempt from customs duties.

The Democratic Republic of Congo already has experience in digital cooperation with Tanzania in monitoring trade flows. An interconnection between the Congolese and Tanzanian customs administrations allows the exchange of data related to goods in transit exported to the Democratic Republic of Congo through the port of Dar es Salaam.

The newly announced project in South Kivu appears to follow the same approach: using digital tools to improve the monitoring of trade flows, reduce fiscal losses and generate more reliable data on cross-border trade.

At this stage, however, it remains a pilot project. Its actual impact will depend on effective implementation, the cooperation of customs and border agencies, interoperability with existing customs systems and the authorities' ability to oversee small-scale traders without increasing administrative burdens.

Boaz Kabeya

A first flight from Dar es Salaam landed at Kindu Airport in Maniema province on June 17, 2026, after a stopover in Kisangani. The inaugural flight was operated by a MASCO Airline Boeing 737-200.

The arrival marks an important step in efforts to establish an air connection between Maniema and Tanzania. However, it does not yet mean that a regular service has been fully established with a stable flight schedule.

MASCO Airline Chief Executive Georges Oyema said the carrier could gradually increase flight frequencies depending on cargo demand. The long-term viability of the route will therefore depend on market demand, regulatory approvals, freight volumes and the ability of businesses to make sustained use of the new service.

Commercial Corridor

For Maniema, the first flight nevertheless represents a positive development. In a province that faces significant geographic isolation, the launch of an air route to Dar es Salaam could provide a useful alternative for traders, importers and companies operating in the mining industry.

Maniema Vice Governor Corneille Katisamba said the route could facilitate trade with Tanzania and support local businesses.

Over the past several months, provincial authorities, the Federation of Enterprises of the Congo (FEC) in Maniema and members of the local business community have been working to establish an air link between Kindu and Dar es Salaam. Their objective is to improve the province’s connectivity and strengthen trade links with East Africa’s leading logistics hub.

In March, a delegation comprising Maniema provincial authorities, FEC representatives and local business leaders traveled to Tanzania to discuss the project. Following the visit, Tanzanian authorities granted preliminary approval, subject to the completion of the required administrative and technical procedures.

Logistics Option

For businesses in Maniema, the value of the connection lies in the possibility of gaining more direct access to Dar es Salaam without relying on transit routes that are often considered lengthy and costly. The Tanzanian city is home to the country’s principal port and serves as a major logistics hub for East Africa and a gateway for trade with parts of Central Africa.

The FEC in Maniema has presented the route as a means of reducing the province’s economic isolation. Its representatives have repeatedly stressed that Maniema continues to face transport infrastructure challenges that complicate the supply of goods to local markets and the movement of products to external destinations.

Businesses also view the connection as an opportunity to shorten freight transit times, reduce logistical bottlenecks and facilitate trade flows between Maniema and Tanzania.

Boaz Kabeya

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