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Equipe Publication

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The Democratic Republic of Congo and the Republic of Congo signed a bilateral agreement on May 7 in Kinshasa setting out the tax, customs and non-tax revenue arrangements for the planned road-rail bridge between Kinshasa and Brazzaville.

The document was signed during a ceremony attended by DRC Deputy Prime Minister and Minister of Transport, Waterways and Connectivity Jean-Pierre Bemba and Republic of Congo Deputy Prime Minister for Territorial Planning and Major Works Jean-Jacques Bouya.

According to the DRC Ministry of Transport, the agreement establishes a common framework for taxation and customs procedures related to the project. It aims to eliminate the risk of double taxation and harmonize tariff procedures applicable to goods in transit as well as future toll revenue.

The signing follows technical discussions held in February 2026 in Kinshasa. At the time, officials from both countries said finalizing the framework was a necessary step before relaunching the process to select the concessionaire responsible for developing the project. The selection is expected to pave the way for financial close.

“The project is now moving into the implementation phase,” the Ministry of Transport said after the May 7 ceremony.

Currently estimated at more than $800 million, according to Congolese authorities, the project is being developed by Africa50 alongside the African Development Bank. The lead developer is responsible for structuring the public-private partnership with the future concessionaire.

The project involves the construction of a 1.575-km toll bridge incorporating a railway line, a road and border control posts on both banks of the Congo River. The infrastructure is intended to strengthen trade and passenger flows between Kinshasa and Brazzaville, which currently rely mainly on river crossings for transport links.

Boaz Kabeya

À l’approche de l’échéance de plusieurs contrats liés à la gestion du commerce extérieur en République démocratique du Congo (RDC), les groupes Intertek et Bureau Veritas multiplient les démarches auprès des autorités congolaises.

Le 6 mai 2026, une délégation du groupe britannique Intertek, conduite par Jeremy Gaspard, son vice-président chargé des services gouvernementaux et commerciaux, a été reçue à Kinshasa par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya. Selon le compte rendu officiel, l’entreprise a proposé un partenariat public-privé avec l’État congolais, via l’Office congolais de contrôle (OCC), portant sur « l’inspection, les tests physiques et la certification des produits » à l’importation et à l’exportation.

Cette initiative intervient dans un secteur déjà largement structuré autour de Bureau Veritas BIVAC. Depuis plusieurs années, le groupe français opère en RDC deux dispositifs majeurs : le programme de vérification de conformité des importations (VOC), sous mandat de l’OCC, ainsi que le Guichet unique du commerce extérieur (SEGUCE).

Mais ces contrats, dont la valeur n’est pas connue, arrivent à échéance cette année. Le premier, attribué en 2006 à la filiale BIVAC, s’achève en novembre, tandis que le second, signé en 2013 avec le consortium BIVAC/Soget, arrive à échéance en octobre. Après respectivement une reconduction et une prolongation de deux ans, le gouvernement envisagerait d’ouvrir à la concurrence le processus de sélection du prochain concessionnaire.

Selon la presse locale, lors de la dernière réunion du comité de pilotage du contrat OCC-BIVAC, tenue en janvier, Étienne Tshimanga, alors directeur général de l’OCC, avait indiqué qu’un « appel d’offres international sera lancé conformément aux règles en vigueur ».

En avril 2025, Stéphane Gaudechon, vice-président de Bureau Veritas chargé des contrats gouvernementaux, avait rencontré la Première ministre Judith Suminwa à Abu Dhabi. Selon le compte rendu des services de communication de la Primature, l’entretien a principalement porté sur ces deux contrats. « Il y a une réelle volonté de solidifier un partenariat vieux de 20 ans avec Bureau Veritas », avait indiqué Stéphane Gaudechon au sortir de l’audience.

« Failles »

Cet optimisme est affiché alors que la mise en œuvre des contrats a souvent fait l’objet de critiques de la part des plus hautes autorités du pays. Le président Félix Tshisekedi avait demandé, en 2023, à l’Inspection générale des finances (IGF) d’évaluer l’exécution du contrat liant l’OCC à BIVAC. Il évoquait alors des « failles » dans l’exécution du partenariat, tandis que certaines sources officielles faisaient état d’un taux d’exécution inférieur à 35 % plusieurs années après la reconduction du contrat. Des responsables congolais ont également évoqué des coûts jugés excessifs pour l’OCC, ainsi que des retards dans la mise à disposition de certains équipements et infrastructures.

Le Guichet unique du commerce extérieur a lui aussi fait l’objet de critiques récurrentes de la part d’opérateurs économiques. Malgré les avancées de la dématérialisation, plusieurs acteurs du secteur privé dénoncent encore des lenteurs administratives, des doublons de procédures et des difficultés d’intégration complète entre les administrations impliquées dans le commerce extérieur. En novembre 2025, les autorités indiquaient que 67 des 77 documents du commerce extérieur avaient été numérisés. En avril, Stéphane Gaudechon avait pour sa part assuré à Judith Suminwa que le projet de guichet unique est arrivait « à la fin du processus d’implémentation ».

Ces fragilités créent un contexte favorable à l’émergence de nouveaux prétendants. Déjà présent en RDC à travers le programme Eco-Levy, relatif aux certificats environnementaux sur certains produits importés, Intertek semble désormais chercher à élargir son périmètre vers les fonctions centrales de contrôle et de certification du commerce extérieur.

À ce stade, aucun appel d’offres officiel n’a été lancé. Mais les démarches entreprises auprès des autorités illustrent la bataille de positionnement qui se joue autour d’infrastructures considérées comme stratégiques pour la gestion des flux commerciaux, des recettes et des données du commerce extérieur congolais.

Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya

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HT DRC Infraco, entité opérationnelle de Helios Towers en RDC, a signé, le 7 mai 2026, un protocole d’accord avec l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE). L’accord, signé par la directrice générale de l’ARE, Soraya Aziz Moto, et le gérant de HT DRC Infraco, Maixent Bekangba, vise à encadrer l’alimentation énergétique des sites télécoms exploités par le groupe dans le pays.

Selon l’ARE, ce protocole doit faciliter l’accès des infrastructures télécoms à des solutions électriques réglementées, améliorer la coordination avec les opérateurs énergétiques agréés et renforcer la transparence tarifaire. Il prévoit aussi une collaboration autour de solutions adaptées aux sites situés hors réseau ou dans les zones confrontées à des difficultés d’approvisionnement électrique.

En RDC, Helios Towers exploite près de 2 800 sites télécoms, dont une part importante en zones rurales. Dans ces localités, l’alimentation des tours repose souvent sur des groupes électrogènes, des batteries ou des solutions solaires hybrides, afin d’assurer la continuité du service. Le groupe prévoit en outre d’investir plus de 100 millions de dollars pour étendre ses infrastructures dans 23 provinces, ce qui devrait accroître ses besoins en énergie dans un pays où le taux d’accès à l’électricité dépasse à peine les 21%.

L’accord entre l’ARE et HT DRC Infraco illustre le poids croissant de l’énergie dans le modèle économique des opérateurs d’infrastructures télécoms en RDC, un marché où l’internet mobile et le mobile money continuent de progresser.

Selon les dernières données de l’ARPTC, la RDC comptait 73,9 millions d’abonnements mobiles actifs au quatrième trimestre 2025, pour une population estimée à 112,2 millions d’habitants, soit un taux de pénétration de 65,9 %. L’internet mobile représente désormais plus de 55 % du chiffre d’affaires total du secteur, tandis que le taux de pénétration de la monnaie mobile atteignait 30,6 % à fin 2025.

Boaz Kabeya

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La République démocratique du Congo et la République du Congo ont signé, le 7 mai 2026 à Kinshasa, un accord bilatéral encadrant le régime fiscal, douanier et des recettes non fiscales applicable au projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville.

Le document a été signé lors d’une cérémonie présidée, côté RDC, par le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, et, côté République du Congo, par le vice-Premier ministre de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux, Jean-Jacques Bouya.

Selon le ministère des Transports de la RDC, cet accord fixe un cadre commun pour la fiscalité et les procédures douanières liées au projet. Il vise à éviter les risques de double imposition et à harmoniser les procédures tarifaires applicables aux marchandises en transit ainsi qu’aux futures recettes de péage.

Cette signature intervient après des travaux techniques organisés en février 2026 à Kinshasa. À cette occasion, les responsables des deux pays avaient expliqué que la finalisation de ce cadre constituait une étape nécessaire avant la relance du processus de sélection du concessionnaire chargé du développement du projet. Cette sélection devrait elle-même conduire au closing financier.

« Ce projet structurant entre désormais dans sa phase d’opérationnalisation », indique d’ailleurs le ministère des Transports à l’issue de la cérémonie du 7 mai.

Aujourd’hui estimé à plus de 800 millions de dollars selon les autorités congolaises, le projet est développé par Africa50 aux côtés de la Banque africaine de développement (BAD). C’est au principal développeur qu’il revient de structurer le partenariat public-privé (PPP) avec le concessionnaire qui sera sélectionné.

Le projet prévoit la construction d’un pont à péage de 1,575 km comprenant une voie ferrée, une route ainsi que des postes de contrôle frontalier de part et d’autre du fleuve Congo. Cette infrastructure doit renforcer les échanges commerciaux et les déplacements entre Kinshasa et Brazzaville, actuellement assurés principalement par voie fluviale.

Boaz Kabeya

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Ivanhoe Mines is accelerating exploration in the Western Forelands in the Democratic Republic of Congo, with the Canadian mining group now planning to spend $86 million there in 2026, up from the $50 million announced in February, according to its quarterly report published on May 6. The revised figure marks a $36 million increase.

The spending will account for most of Ivanhoe’s global exploration budget, which has been raised to $127 million. The remainder is earmarked for projects in Kazakhstan, Angola, Zambia and South Africa. The increase reflects growing confidence in the potential of the company’s Congolese assets, particularly around Makoko, near the Kamoa-Kakula copper complex.

The 2026 exploration campaign will be Ivanhoe’s largest ever in the Western Forelands. The company plans to drill nearly 100,000 meters to identify new copper-rich zones and further define the district’s resource potential. An updated resource estimate is expected in the third quarter of 2026.

Makoko at the Center of Ivanhoe’s Expansion Strategy

The Western Forelands covers 2,427 square kilometers, roughly six times the size of the Kamoa-Kakula complex, the largest copper operation in the country. Within that area, Makoko has emerged as the company’s key exploration target. Ivanhoe says the district already hosts substantial copper resources and describes it as the world’s fifth-largest copper discovery since Kakula in 2016.

The 2026 program aims both to improve confidence in identified resources and extend exploration further across the district. Since the 2025 resource estimate, the Makoko district has expanded by two kilometers to reach 15 kilometers in length. It is now located less than eight kilometers from Kakula West, strengthening the prospect of a broader copper corridor around Kamoa-Kakula.

We have extremely strong momentum in the discovery process for major copper systems. The Makoko District copper discovery in the Western Forelands is an emerging giant in the making, and its significance is growing around the clock. Soon, we will reveal our development plans for the Western Forelands,” said Robert Friedland, founder and co-chairman of Ivanhoe Mines.

Copper Demand Supports Long-Term Expansion Plans

The expansion comes as copper prices remain supported by rising demand linked to electrification, power grids, electric vehicles, data centers and artificial intelligence infrastructure. Copper prices reached record highs in 2026, briefly surpassing $14,500 per metric ton in January, according to the International Energy Agency.

For Ivanhoe, the market environment reinforces the strategic value of its Congolese assets. Friedland has described copper as the “king of metals” and says global demand is entering a prolonged growth cycle driven by electrification and digital infrastructure. While Kamoa-Kakula remains the company’s main production engine, the Western Forelands is increasingly positioned as its next growth platform.

That outlook is supported by international forecasts. Global copper demand is expected to rise by more than 40% by 2040, while supply growth is struggling to keep pace, according to UNCTAD. The organization estimates that around 80 new copper mines and $250 billion in investment will be needed by 2030 to meet demand tied to the energy transition and expanding digital infrastructure.

The development timeline nonetheless remains long term. Ivanhoe expects to publish a new resource estimate in the third quarter of 2026, ahead of a preliminary technical study planned for 2027. Those milestones will help determine the economic viability of a future mining project in the Western Forelands.

Pierre Mukoko

Kinshasa is preparing to commission eight fishing boats ordered from Egypt under a government program aimed at improving food and nutritional security. The Cabinet approved the project during its April 24, 2026 meeting following a presentation by the minister of Fisheries and Livestock.

According to an official government statement, the order includes three 27-meter vessels and five 8-meter vessels, all of which have already arrived in the country. Radio Okapi previously described the three larger units as industrial fishing boats acquired for $15 million.

Before putting the vessels into service, the Ministry of Fisheries and Livestock commissioned an expert assessment to evaluate their seaworthiness and economic viability. Three companies were approached, but only Mercure Logistics agreed to conduct the evaluation.

A key technical distinction

The assessment also highlighted an important technical distinction. According to the government statement, the vessels are seiners designed for pelagic fishing at depths of up to around 200 meters, rather than trawlers, which are generally used to harvest fish stocks at depths of up to 500 meters.

That distinction is significant in assessing the project's economic potential. It could affect the fishing grounds accessible to the fleet, the species targeted, expected catch volumes and, more broadly, the return on the state's investment.

The Cabinet nevertheless approved the proposal presented by the minister of Fisheries and Livestock. No date has yet been announced for the vessels to enter service. According to a Dec. 27, 2024 government statement, the fleet will be managed by the National Office of Fisheries and Aquaculture (ONPA).

The vessels are expected to strengthen the Democratic Republic of Congo's fishing capacity at a time when domestic production remains insufficient to meet food demand. Key operational details, including the business model, operating costs, management arrangements and deployment conditions, have yet to be clarified.

Timothée Manoke 

The construction and concession of the Congolese dry port of Kwala in Tanzania will require an estimated investment of $291.3 million, according to a public-private partnership approval document signed on April 11, 2026, by Prime Minister Judith Suminwa Tuluka.

The document, published on April 30, approves the contract awarded to Dubai-based Boston Developers Ltd., which signed the agreement with the Congolese government on March 12. At the time, the financial terms of the partnership had not been disclosed.

The newly released figure provides the first clear indication of the project’s scale. The initiative is part of broader logistics cooperation between Kinshasa and Dodoma along the central transport corridor. However, several key elements remain unspecified in the document reviewed, including the concession period, projected revenues, construction schedule and the concessionaire’s detailed obligations.

According to official statements about the project, financing is expected to come from the private partner.

A Hub 60 Kilometres from Dar es Salaam

The Congolese dry port of Kwala will be part of the Kwala logistics hub, located about 60 kilometres from the port of Dar es Salaam. The platform was opened on July 31, 2025, by Tanzanian President Samia Suluhu Hassan. Tanzanian authorities have presented it as a strategic tool to ease congestion at Dar es Salaam and strengthen the country’s role as a regional transit hub.

Under the arrangement, the Democratic Republic of Congo has been allocated 45 hectares at the Kwala site. The facilities are expected to streamline customs procedures, improve cargo tracking for imports and exports, and reduce logistics costs.

According to projections, the integration of the Kwala dry port could cut transit times for Congolese goods by around 10 days, reducing them from roughly 15-16 days to between five and six days.

The project is part of wider logistics cooperation between the DRC and Tanzania. In return for the land allocated to the DRC in Tanzania, the Congolese government has granted Tanzania sites in Haut-Katanga, including in Kasenga and Kasumbalesa, as well as a location at Kasanbondo in Tanganyika province.

In addition to Kwala, the DRC also has access to a 15-hectare site at the port of Katosho in Kigoma, on the Tanzanian shore of Lake Tanganyika. The facility is expected to support Congolese logistics operations in Tanzania, particularly trade flows serving eastern DRC.

Timothée Manoke 

China Railway Resources Universal Limited (CRRU) is seeking to expand its strategic metals production in the Democratic Republic of Congo through a partnership with state mining company Minière de Bakwanga (MIBA). The project, presented on May 6, 2026, to Mines Minister Louis Watum Kabamba in the presence of MIBA Director General André Kabanda, aims to develop an integrated copper-cobalt complex in the Grand Kasai region.

According to materials presented by the Chinese delegation, the project would target the territories of Miabi and Kabeya-Kamwanga in Kasai-Oriental province. Planned production capacity ranges from 200,000 to 500,000 tonnes of copper per year, alongside an energy component combining hydropower and solar generation with installed capacity of between 250 MW and 500 MW.

The Mines Ministry described the initiative as a major strategic project for the mining, industrial and energy development of Grand Kasai, as part of efforts to implement presidential commitments to revive the mining and energy sectors.

MIBA Assets Back in Focus

The project draws on mining assets previously identified by MIBA. Several contracts signed between 2020 and 2021 with the company Comikas referenced copper-cobalt deposits across various permits held by the state enterprise in Kasai-Oriental, including permits PR 11858, PR 11859 and PE 410.

Those documents also indicated that the project’s mineral potential had yet to be fully confirmed. In one of the contracts, MIBA acknowledged that it did not have “sufficient information to determine the grades and quantities of copper-cobalt” present within the licence area. The document specified that exploration work would be required to establish “the quantity, quality and delineation” of potential resources.

The contracts also referred to exploration work aimed at identifying copper-cobalt deposits between the Lukula and Lubi rivers, northwest of the SACIM concession. It remains unclear whether that work was ever completed.

Despite the scale of the ambitions announced, several key parameters remain undisclosed. No official estimate of mineral reserves has been published, while the total project cost, development timeline, financing arrangements and the exact division of equity stakes between CRRU and MIBA have not been made public.

Visible Political Backing

The Mines Ministry said discussions focused on implementation arrangements for the project. Minister Kabamba reaffirmed “the government’s commitment to supporting strategic investments capable of contributing to the country’s economic transformation.”

He added that the project is receiving particular attention from President Félix Tshisekedi, who wants to see it move forward rapidly.

The involvement of CRRU, a subsidiary of the state-owned China Railway group, underscores the continued expansion of Chinese companies in the DRC’s strategic mining sector. Presentation materials linked the project to several flagship investments associated with China’s mining ecosystem in the country, including Sicomines, the Busanga hydropower dam and ore processing facilities.

Copper prices have maintained strong momentum for several months, supported by demand linked to electrification, electric vehicles, data centres and energy infrastructure. Copper prices reached record highs in 2026, briefly exceeding $14,500 per tonne in January, according to the International Energy Agency.

Several international organisations, including UNCTAD, estimate that the world will need to develop new large-scale mining projects over the next decade to meet rising demand.

Pierre Mukoko & Ronsard Luabeya

Le groupe chinois China Railway Resources Universal Limited (CRRU) veut renforcer sa production de métaux stratégiques en République démocratique du Congo (RDC) à travers un partenariat avec la Minière de Bakwanga (MIBA). Le projet, présenté le 6 mai 2026 au ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, en présence du directeur général de la MIBA, André Kabanda, vise le développement d’un complexe intégré cuivre-cobalt dans le Grand Kasaï, avec des ambitions industrielles et énergétiques de grande ampleur.

Selon les éléments présentés par la délégation chinoise, le projet ciblerait les territoires de Miabi et de Kabeya-Kamwanga, au Kasaï-Oriental. Les capacités évoquées atteindraient entre 200 000 et 500 000 tonnes de cuivre par an, avec un volet énergétique combinant hydroélectricité et solaire pour une capacité comprise entre 250 MW et 500 MW.

Le ministère des Mines présente l’initiative comme un « important projet structurant de développement minier, industriel et énergétique du Grand Kasaï », inscrit dans le cadre du suivi des engagements présidentiels sur la relance du secteur minier et énergétique.

Des actifs de la MIBA remis en avant

Le projet s’appuie sur des actifs miniers déjà identifiés par la MIBA dans le passé. Plusieurs contrats conclus entre 2020 et 2021 avec la société Comikas mentionnaient en effet des indices cuivre-cobalt sur différents permis détenus par l’entreprise publique au Kasaï-Oriental, notamment les permis PR 11858, PR 11859 et PE 410.

Mais ces documents montrent aussi que le potentiel du projet restait encore largement à confirmer. Dans l’un de ces contrats, la MIBA reconnaissait explicitement ne pas disposer « d’informations suffisantes pour déterminer les teneurs et les quantités de cuivre-cobalt » présentes sur le périmètre concerné. Le document précisait que des opérations de recherche devaient être menées afin de déterminer « la quantité, la qualité et la délimitation » des ressources potentielles.

Ces contrats évoquaient également des travaux de recherche destinés à mettre en évidence les gisements cuivre-cobalt localisés entre les rivières Lukula et Lubi, au nord-ouest de la concession de SACIM. On ignore toutefois si ces travaux ont été réalisés.

Malgré les ambitions affichées, plusieurs paramètres essentiels restent donc inconnus à ce stade. Aucune estimation officielle des réserves minières n’a été publiée. Le coût global du projet, le calendrier de développement, les modalités de financement ainsi que la répartition exacte des participations entre CRRU et la MIBA n’ont pas non plus été communiqués.

Un soutien politique affiché

Le ministère des Mines indique néanmoins que les discussions ont porté sur « les mécanismes de mise en œuvre du projet ». Louis Watum Kabamba a réaffirmé « l’engagement du gouvernement à accompagner les investissements structurants susceptibles de contribuer à la transformation économique du pays ». Il a ajouté que le dossier bénéficie d’un suivi particulier du président Félix Tshisekedi, qui souhaite voir le projet se concrétiser rapidement.

La présence de CRRU, filiale du groupe public China Railway, illustre également la volonté des groupes chinois de continuer à renforcer leurs positions dans les projets miniers stratégiques en RDC. Les supports de présentation du projet mettent d’ailleurs en avant plusieurs références associées à l’écosystème minier chinois en RDC, notamment Sicomines, le barrage de Busanga ou encore certains projets de traitement de minerais.

Porté par l’électrification, les véhicules électriques, les centres de données et les infrastructures énergétiques, le cuivre bénéficie d’une forte dynamique de prix depuis plusieurs mois. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les prix du cuivre ont atteint des niveaux record en 2026, dépassant brièvement 14 500 dollars la tonne en janvier. Plusieurs institutions internationales, dont la CNUCED, estiment que le monde devra développer de nouvelles mines de grande capacité au cours de la prochaine décennie pour répondre à la demande.

Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya

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Ivanhoe Mines accélère son programme d’exploration dans les Western Forelands, en République démocratique du Congo, dans un contexte de forte tension sur le marché mondial du cuivre. Selon son rapport trimestriel publié le 6 mai, le groupe canadien prévoit désormais d’y consacrer 86 millions de dollars en 2026, contre 50 millions annoncés en février, soit une hausse de 36 millions de dollars.

Cette enveloppe représente l’essentiel du budget mondial d’exploration d’Ivanhoe Mines, désormais porté à 127 millions de dollars. Le reste sera réparti entre le Kazakhstan, l’Angola, la Zambie et l’Afrique du Sud. Pour le groupe, cette hausse traduit une confiance accrue dans le potentiel de ses projets congolais, en particulier autour de Makoko, situé près du complexe cuprifère de Kamoa-Kakula.

Le programme 2026 sera le plus important jamais mené par Ivanhoe dans les Western Forelands. Il prévoit près de 100 000 mètres de forage afin d’identifier de nouvelles zones riches en cuivre et de mieux évaluer le potentiel du district de Makoko. Une mise à jour des estimations est attendue au troisième trimestre 2026.

Makoko, actif stratégique

Western Forelands couvre 2 427 km², soit environ six fois la superficie du complexe Kamoa-Kakula, le plus important du pays. Dans cet ensemble, Makoko occupe une place centrale. Ivanhoe estime que cette zone contient déjà d’importantes ressources en cuivre et la présente comme la cinquième plus grande découverte mondiale de cuivre depuis Kakula en 2016.

L’objectif du programme 2026 est double : mieux confirmer les volumes de cuivre déjà identifiés et étendre la zone d’exploration. Depuis l’estimation publiée en 2025, le district de Makoko s’est déjà étendu de 2 km, pour atteindre 15 km. Il se situe désormais à moins de 8 km de Kakula West, ce qui renforce l’idée d’un nouveau grand corridor cuprifère autour de Kamoa-Kakula.

« Nous progressons à grands pas dans le processus de découverte de gisements majeurs. (…) Le district de Makoko, dans les Western Forelands, est un géant émergent en devenir, et son importance grandit à toute vitesse. Nous dévoilerons prochainement nos plans de développement pour les Western Forelands », a déclaré Robert Friedland, fondateur et coprésident d’Ivanhoe Mines.

Pari sur la hausse du cuivre

Cette accélération intervient dans un contexte favorable au cuivre. Le métal rouge est porté par la demande liée à l’électrification, aux réseaux électriques, aux véhicules électriques, aux centres de données et aux infrastructures d’intelligence artificielle. Selon l’Agence internationale de l’énergie, les prix du cuivre ont atteint des niveaux record en 2026, dépassant brièvement 14 500 dollars la tonne en janvier.

Pour Ivanhoe, cette dynamique renforce la valeur stratégique de ses actifs congolais. Robert Friedland présente le cuivre comme le « roi des métaux » et estime que la demande mondiale entre dans une phase durablement soutenue par l’électrification et les nouvelles infrastructures numériques. Dans cette perspective, Kamoa-Kakula reste le principal moteur actuel du groupe, tandis que Western Forelands apparaît comme son prochain relais de croissance.

Cette lecture est confortée par les projections internationales. Selon la CNUCED, la demande mondiale de cuivre devrait progresser de plus de 40 % d’ici 2040, alors que l’offre peine à suivre. L’organisation estime qu’il faudrait développer environ 80 nouvelles mines de cuivre et mobiliser 250 milliards de dollars d’investissements d’ici 2030 pour répondre aux besoins liés à la transition énergétique et numérique.

Le pari reste toutefois de long terme. Une nouvelle estimation des ressources est attendue au troisième trimestre 2026, avant une première étude technique prévue en 2027. Ces étapes seront déterminantes pour évaluer la viabilité économique d’un futur projet minier dans les Western Forelands.

Pierre Mukoko

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