The Democratic Republic of Congo is targeting foreign exchange reserves equivalent to at least three months of import cover by 2027 under its program with the International Monetary Fund. A memorandum by the authorities, included in a report published in January 2026, says reaching this goal requires accumulating about $1.5 billion per year.
The World Bank said in a March 2026 report that reserves rose from $6.2 billion at end-2024 to $7.9 billion at end-2025, equivalent to just over 2.5 months of import cover. The IMF said reserves “continued to increase [...] but remain below the recommended adequacy level.”
This trend reflects a broader improvement in the country’s external position. The IMF said higher copper export volumes and favourable prices helped improve the current account in 2025, despite a temporary suspension of cobalt exports. The current account deficit narrowed to around 3.6% of GDP in 2025, from 4.2% in 2024.
The IMF expects this trend to continue. Reserves are forecast to reach about 12.8 weeks of import cover in 2026 and nearly 13 weeks in 2027, bringing them closer to the three-month threshold.
Middle East war
The outlook remains dependent on global conditions. The IMF warned that it is still exposed to commodity price volatility and external shocks. In an analysis published in March 2026, the Fund said tensions in the Middle East are starting to affect global markets, particularly through “rising energy prices and transportation costs.”
Since the start of the year, gas prices have nearly doubled to around $60, while Brent crude has traded at about $100 per barrel, compared with an average of $60 to $70 before the conflict.
These developments could weigh on net fuel-importing countries. For DR Congo, this is a significant vulnerability. The country relies entirely on imports for petroleum products. A sustained rise in oil prices could increase the import bill and slow reserve accumulation by offsetting gains from the improved current account.
Beyond their accounting role, foreign exchange reserves play a central role in DR Congo: they finance imports, help absorb external shocks and support the stability of the Congolese franc in an economy heavily dependent on mining exports.
Pierre Mukoko & Boaz Kabeya
La République démocratique du Congo (RDC) a exporté plus de 28,2 tonnes d’or en 2025, soit une quasi-stagnation par rapport aux 27,93 tonnes enregistrées en 2024, selon les données consolidées de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCMP).
Cette évolution limitée des volumes contraste toutefois avec une hausse marquée de la valeur des exportations. Celle-ci est passée de 1,53 milliard de dollars en 2024 à 2,84 milliards de dollars en 2025, soit une progression d’environ 85,6 %. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de hausse des prix de l’or sur les marchés internationaux.
Selon le World Gold Council, le prix moyen annuel de l’or a progressé de 44 % pour atteindre 110 280 dollars le kilogramme en 2025. Cette tendance est soutenue par une demande élevée et un environnement géopolitique et financier favorable au métal précieux.
Du côté de l’exploitation artisanale, les exportations affichent une progression notable, passant de 1 755,82 kg en 2024 à 2 834,72 kg en 2025, soit une hausse d’environ 61,4 %. Cette performance intervient malgré la prise de la ville de Bukavu par les rebelles du M23, alors qu’elle constituait auparavant la principale plateforme d’exportation d’or artisanal du pays.
Pour compenser cette perte, l’entreprise publique chargée de la commercialisation de l’or artisanal a élargi son dispositif opérationnel en ouvrant plusieurs succursales à travers le territoire en 2025, contribuant ainsi à soutenir les flux d’exportation.
Par ailleurs, la mine industrielle de Kibali Gold Mine illustre également l’effet prix sur les performances du secteur. Exploitée par Barrick Mining, elle a généré un chiffre d’affaires estimé à 2,3 milliards de dollars en 2025, en hausse de 40 % sur un an, malgré une baisse de la production de 2 %, à environ 673 000 onces, un niveau inférieur à l’objectif annuel d’au moins 688 000 onces.
Le groupe attribue cet écart à une diminution des teneurs des minerais traités ainsi qu’à une réduction des volumes extraits dans les zones souterraines les plus riches. Les opérations ont également été perturbées au quatrième trimestre par un incident mortel ayant entraîné l’arrêt temporaire de certaines activités, ce qui a pesé sur les volumes produits en fin d’exercice.
Par ailleurs, un écart de plus de 4 tonnes apparaît entre les sources : selon la CTCMP, Kibali aurait produit plus de 25 tonnes d’or en 2025, tandis que les chiffres de Barrick situent la production à 673 333 onces, soit près de 21 tonnes. Il faut néanmoins préciser que les chiffres de la CTCPM proviennent d’une statistique publique harmonisée, établie à partir de déclarations et de rapprochements administratifs, avec des limites de collecte que l’institution reconnaît elle-même. Ceux de Barrick relèvent, en revanche, de comptes publiés selon des normes internationales d’information financière, ce qui peut contribuer à expliquer une partie des écarts observés.
Timothée Manoke
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La République démocratique du Congo (RDC) vise un niveau de réserves de change équivalant à au moins trois mois d’importations d’ici 2027, dans le cadre de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Dans le mémorandum des autorités annexé au rapport publié en janvier 2026, cet objectif suppose un rythme d’accumulation d’environ 1,5 milliard de dollars par an.
La Banque mondiale, dans son rapport de mars 2026, indique que les réserves sont passées de 6,2 milliards de dollars à fin 2024 à 7,9 milliards à fin 2025, soit une couverture d’un peu plus de 2,5 mois d’importations. Selon le FMI, « les réserves ont continué d’augmenter (…) mais restent en dessous du niveau d’adéquation recommandé ».
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de renforcement de la position extérieure. Le Fonds indique que la hausse des exportations de cuivre et les prix favorables ont contribué à améliorer le compte courant en 2025, malgré l’impact de la suspension temporaire des exportations de cobalt. Le déficit courant s’est ainsi réduit à environ 3,6 % du PIB en 2025, après 4,2 % en 2024.
Dans ses projections, l’institution anticipe une poursuite de cette tendance. Les réserves devraient atteindre environ 12,8 semaines d’importations en 2026, puis près de 13 semaines en 2027, soit une progression graduelle vers le seuil de trois mois.
Guerre au Moyen-Orient
Cette trajectoire reste toutefois dépendante de l’évolution de l’environnement international. Le FMI souligne que les perspectives demeurent exposées à la volatilité des prix des matières premières et aux chocs extérieurs. Dans une analyse publiée en mars 2026, l’institution note que les tensions au Moyen-Orient commencent à affecter les marchés mondiaux, en particulier à travers « une hausse des prix de l’énergie et des coûts de transport ».
Depuis le début de l’année, les prix du gaz ont presque doublé pour atteindre environ 60 dollars, tandis que ceux du baril de Brent oscillent autour de 100 dollars, contre 60 à 70 dollars en moyenne avant le début du conflit.
Ces évolutions pourraient peser sur les pays importateurs nets de carburants. Pour la RDC, cette contrainte est significative. Le pays dépend entièrement des importations de produits pétroliers. Une hausse durable des prix du pétrole pourrait ainsi alourdir la facture d’importation et ralentir l’accumulation des réserves, en réduisant les gains liés à l’amélioration du compte courant.
Au-delà du simple niveau comptable, les réserves de change jouent un rôle clé pour la RDC : elles permettent de couvrir les importations, de renforcer la capacité du pays à absorber des chocs extérieurs et de soutenir la stabilité du franc congolais dans une économie très dépendante des exportations minières.
Pierre Mukoko et Boaz Kabeya
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Road traffic has resumed on National Highway No. 5 between Bukavu and Uvira in South Kivu province after roughly two weeks of disruption. Local media reported in early April 2026, quoting several transporters, that traffic was gradually picking up, although it remains limited.
The closure began on March 15, 2026, at Kasambura in the Ruzizi plain. The Armed Forces of the Democratic Republic of Congo (FARDC) had barred vehicles, motorcycles and pedestrians from moving from rebel-held areas into government-controlled zones, citing a deteriorating security situation and the risk of an AFC/M23 advance toward southern South Kivu.
The closure quickly disrupted trade between the two cities. Radio Okapi reported on March 25, 2026, that goods had begun to perish, causing heavy losses for traders. Many were operating on credit, further worsening the financial impact of the standstill.
The reopening follows another major disruption on the same route. In 2025, clashes between FARDC and AFC/M23 rebels had already affected road transport.
The situation has not fully returned to normal. Local media report that roadblocks and other restrictions continue to limit traffic. Still, the reopening offers some relief to commuters and businesses in a region where insecurity directly affects trade, supply chains and prices.
Ronsard Luabeya
Le trafic routier entre Bukavu et Uvira, dans la province du Sud-Kivu, a repris après environ deux semaines d’interruption sur la Route nationale n°5. Des médias locaux ont signalé, au début du mois d’avril 2026, la reprise progressive des rotations sur cet axe, même si la circulation reste encore limitée, selon plusieurs témoignages de transporteurs.
La coupure était intervenue le 15 mars 2026 à Kasambura, dans la plaine de la Ruzizi. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) avaient alors interdit le passage aux véhicules, aux motos et aux piétons en provenance des zones sous contrôle rebelle vers les zones tenues par les forces pro-gouvernementales. Cette mesure était justifiée par la dégradation de la situation sécuritaire et la menace d’une progression de l’AFC/M23 vers le sud du Sud-Kivu.
Cette fermeture a rapidement pesé sur les échanges commerciaux entre les deux villes. Radio Okapi rapportait, le 25 mars 2026, que plusieurs marchandises avaient commencé à périr, entraînant de lourdes pertes pour les commerçants. La radio soulignait aussi que nombre d’entre eux travaillaient à crédit, ce qui augmentait l’impact financier de la paralysie du trafic.
La reprise actuelle intervient après un autre épisode de perturbation majeure sur ce même axe. En 2025, le transport routier avait déjà été affecté par les affrontements entre les FARDC et les rebelles de l’AFC/M23.
À ce stade, le retour à la normale semble encore partiel. Des médias locaux évoquent la persistance de barrières et d’autres contraintes sur la route, ce qui limite encore la fluidité du trafic. La reprise de la circulation constitue néanmoins un soulagement pour les usagers et les opérateurs économiques, dans une zone où les perturbations sécuritaires affectent directement les échanges commerciaux, l’approvisionnement et les prix.
Ronsard Luabeya
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The Democratic Republic of Congo, Tanzania and Burundi are advancing a proposed electrified standard-gauge railway linking Uvinza, Musongati, Gitega, Bujumbura, Uvira and Kindu.
On March 31, 2026, the three countries’ transport ministers met in Kinshasa to review progress on feasibility work for the corridor, which spans more than 800 km, according to the Congolese Ministry of Transport. The meeting was chaired by Deputy Prime Minister and Transport Minister Jean-Pierre Bemba.
The project is being developed under the Central Corridor framework by the Central Corridor Transit Transport Facilitation Agency (CCTTFA), which has coordinated studies and the institutional framework of the regional rail corridor for several years. In March 2023, the agency announced the signing of a feasibility study and preliminary design contract for the Gitega-Bujumbura-Uvira-Kindu segment, awarded to a consortium of CPCS and Zutari on behalf of Burundi and the DRC.
The corridor is expected to reduce transport costs, facilitate the movement of people and goods, and better integrate landlocked countries in the Great Lakes region with the port of Dar es Salaam. It is also seen as supporting the energy transition, as electrified rail produces fewer greenhouse gas emissions than road transport.
Technical progress on the Burundi-DRC segment
On the Burundi-DRC segment, technical studies reached a milestone in November 2025 in Kindu, where six reports were presented to the steering committee. The documents covered traffic demand, railway operations, signalling, telecommunications and energy systems. The studies also defined a preliminary alignment for the Congolese section, running from Nyamoma through Sange, Luberizi, Nyangezi, Walungu, Mwenga, Kamituga, Kalole and Pangi before reaching Kindu. Extensions toward Uvira, Bukavu and Shabunda are also under consideration.
The final cost of the Congolese and Burundian segments has yet to be determined and will depend on ongoing studies. The Uvinza-Musongati section, on the Tanzanian and Burundian side, is further advanced, with several sources estimating costs at around $2.15 billion and pointing to expected support from the African Development Bank. Estimates nonetheless vary on key technical parameters, including the exact length of the segment and the construction timeline.
The project is progressing in phases. The Tanzania-Burundi segment is further advanced, while the Burundi-DRC section remains at the feasibility stage. The Kinshasa meeting reaffirmed the three countries’ commitment to move the project forward, which they see as a key regional connectivity project.
Ronsard Luabeya
La République démocratique du Congo, la Tanzanie et le Burundi poursuivent les travaux préparatoires du projet de chemin de fer électrifié à écartement standard reliant Uvinza, Musongati, Gitega, Bujumbura, Uvira et Kindu. Le 31 mars 2026, les ministres des Transports des trois pays se sont réunis à Kinshasa pour évaluer l’état d’avancement des études de faisabilité de ce corridor de plus de 800 km, selon le ministère congolais des Transports. La réunion a été présidée par le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba.
Le projet est piloté, dans le cadre du Corridor central, par la Central Corridor Transit Transport Facilitation Agency (CCTTFA/AFTTCC), qui coordonne depuis plusieurs années les études et la structuration institutionnelle du corridor ferroviaire régional. La CCTTFA avait déjà annoncé, en mars 2023, la signature du contrat d’étude de faisabilité et d’avant-projet sommaire pour le tronçon Gitega-Bujumbura-Uvira-Kindu, confié au groupement CPCS et Zutari pour le compte du Burundi et de la RDC.
Selon les autorités, ce corridor doit contribuer à réduire les coûts de transport, à fluidifier la circulation des personnes et des marchandises et à améliorer l’intégration des pays enclavés de la région des Grands Lacs avec le port de Dar es Salaam. Le projet est également présenté comme un levier de transition énergétique, grâce à une solution ferroviaire électrifiée moins émettrice de gaz à effet de serre que le transport routier.
Sur le segment Burundi-RDC, les études techniques ont franchi une étape en novembre 2025 à Kindu, où six rapports ont été présentés au comité de pilotage. Les documents portaient notamment sur la demande de trafic, l’exploitation ferroviaire, la signalisation, les télécommunications et les systèmes d’énergie. Ces travaux ont aussi permis de préciser un tracé préliminaire pour la partie congolaise, partant de Nyamoma pour desservir Sange, Luberizi, Nyangezi, Walungu, Mwenga, Kamituga, Kalole et Pangi, avant d’atteindre Kindu. Des extensions vers Uvira, Bukavu et Shabunda sont également envisagées à ce stade.
Le coût définitif des segments congolais et burundais n’est pas encore arrêté et dépendra de l’issue des études en cours. En revanche, le tronçon Uvinza-Musongati, côté tanzanien et burundais, fait déjà l’objet d’estimations plus avancées. Plusieurs sources évoquent un coût d’environ 2,15 milliards de dollars, avec un appui attendu de la Banque africaine de développement. Les données disponibles divergent toutefois sur certains paramètres techniques, notamment la longueur exacte du tronçon et la durée prévisionnelle des travaux, selon les sources consultées.
À ce stade, le projet reste donc engagé selon une logique en plusieurs phases : le segment Tanzanie-Burundi est plus avancé, tandis que la section Burundi-RDC demeure au stade des études de faisabilité. La réunion de Kinshasa a surtout permis de confirmer la volonté commune des trois États de poursuivre ce chantier, considéré comme structurant pour la connectivité régionale.
Ronsard Luabeya
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Telecom tower operator Helios Towers on Tuesday announced a $100 million expansion program to extend its network coverage in the Democratic Republic of Congo (DRC), aiming to improve access to telecommunications services, particularly in underserved areas.
The National Investment Promotion Agency (ANAPI) is backing the program under an agreement signed with Helios Towers DRC. The agency said it supports investment through an integrated framework covering all stages of a project, from design to implementation.
According to ANAPI, the expansion will span 23 provinces, including Kinshasa, Haut-Katanga, Kongo Central, Maniema, Ituri, Kasai Central, Kasai Oriental, Nord-Kivu, Sud-Kivu, Lualaba, Tanganyika, Equateur, Haut-Uele and Kasai.
Improving coverage and service adoption
The move comes as authorities seek to expand network coverage and boost telecom service adoption as part of their digital transformation agenda. In 2024, 2G, 3G and 4G networks covered 75%, 55% and 45% of the population respectively, according to the International Telecommunication Union (ITU). Mobile penetration stood at 44.3%, compared with 19.7% for internet use.
The company did not disclose detailed figures for the investment. Helios Towers operates by building, acquiring and managing shared telecom towers that host multiple operators. It provides passive infrastructure and energy services, including site acquisition, construction, maintenance, security and power management.
“Our infrastructure-sharing model helps MNOs expand and densify networks more quickly and at lower cost, while reducing emissions - accelerating digital inclusion for millions of people,” the company says on its website.
Expanding network coverage can drive adoption by improving both access and service quality. Extending infrastructure into rural and underserved areas enables first-time access to voice and internet services, while densifying networks in existing areas reduces congestion and improves reliability.
A model at the core of public strategy
The model is also supported by Congolese authorities and sits at the centre of the Universal Service Development Fund’s (FDSU) 2026-2035 strategy. Known as “TowerCo Lead,” the approach promotes tower companies that finance and deploy passive infrastructure — including towers, energy and backhaul — on an open-access basis. Mobile operators then install active equipment to deliver services. The goal is to connect nearly 68 million people, mainly in rural areas.
Authorities favour this approach for its economic efficiency, given the scale of the digital divide. According to the GSMA, the DRC has one of the world’s largest coverage gaps: 46% of the population lacks mobile broadband access, while 25% have no mobile coverage at all, including 2G.
The GSMA notes that expanding into so-called “white zones” requires sharply higher investment. Increasing coverage from 75% to 80% of the population requires about 150 new sites. Reaching 95% would require nearly 5,700 sites, while moving from 98% to 99% would need more than 2,000 additional sites. This makes extending coverage to remote areas particularly costly due to low population density.
The Democratic Republic of Congo has begun implementing a Health Promotion Tax (TPS), aimed at strengthening financing for the country’s Universal Health Coverage program.
A joint ministerial order setting out the tax’s implementation was signed on Jan. 21, 2026, by the finance and health ministers and published in the Official Gazette on Feb. 3, 2026. The order took effect upon signing and implements a decree issued on July 17, 2025, establishing the tax.
The TPS is set at 2% of the customs value of imported goods, calculated on a cost, insurance and freight (CIF) basis. It applies to all goods subject to import duties and taxes, except for explicitly exempt categories. The tax covers only goods declared for permanent domestic consumption. Goods in transit, held in bonded warehouses, or placed under other suspensive customs regimes are excluded.
Exemptions include basic necessities, agricultural inputs and equipment, pharmaceutical products and inputs, medical devices, and raw materials imported by local pharmaceutical manufacturers. Goods already exempt under existing laws and regulations are also excluded. The Official Gazette annexes set out these categories in detailed tariff lists.
The General Directorate of Customs and Excise (DGDA) is responsible for collecting the TPS under the same conditions as standard customs duties. The customs officer at the relevant office calculates the amount due based on the goods declaration. Oversight is jointly handled by the Health Promotion Fund (FPS) and the DGDA, with collected amounts paid directly into the FPS account.
Broader financing strategy
The measure reflects the authorities’ effort to mobilize additional domestic resources for the health sector amid rising financing needs. In July 2025, Health Minister Roger Kamba said the mechanism was intended in part to reduce reliance on Treasury allocations, which are often disrupted by competing budget priorities, particularly security spending.
A second financing mechanism has also been approved following consultations with social partners. It sets a 2.5% health contribution on gross salary, split between employees (0.5%) and employers (2%). For a gross monthly salary of $130, this amounts to $0.65 from the worker and $2.60 from the employer.
Authorities are counting on both mechanisms to place Universal Health Coverage financing on a more sustainable footing. The program, launched in September 2023, initially covers free maternity care and newborn services, with gradual expansion to additional benefits planned.
Ronsard Luabeya
Heavy rains in North Kivu have worsened damage to the road linking Masisi to Goma, disrupting trade between the two areas.
According to Radio Okapi, several sections are obstructing traffic along this strategic route. In Matanda, a landslide is partially blocking the road despite ongoing repairs. At the Nyakajanga River, flooding makes crossing difficult and becomes impassable during heavy rain. In the Bihambwe area on the Rubaya axis, road users report another severely degraded stretch of road.
On March 25, 2026, several cargo trucks, along with motorcycles carrying passengers from Masisi, were stranded in Lushebere and Katale, further disrupting traffic.
Local civil society groups warned that these transport constraints could affect markets in Goma. Food prices may rise in both Masisi and Goma. Goma depends heavily on agricultural produce from Masisi, while Masisi relies on essential goods transported from Goma.
Poor road access is also increasing travel times. Transporters say the journey to Nyabiondo’s main market, usually about four hours, can now take up to seven.
This situation adds to existing price pressures in Goma. Radio Okapi recently reported sharp increases in the cost of several goods in local markets, with some prices doubling or tripling. Traders blamed supply shortages and, in part, disruptions linked to tensions in the Middle East.
The deterioration of the Masisi-Goma road is increasing the risk of supply shortages in a province already weakened by insecurity and transport challenges.
Ronsard Luabeya