Le gouvernement congolais envisage la construction d’un viaduc urbain dit de la « Baie de Ngaliema » à Kinshasa. Le projet a été présenté par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, lors du Conseil des ministres du 10 avril 2026, qui en a pris acte à titre d’information.
Selon le compte rendu officiel, cette infrastructure vise à répondre à la congestion persistante qui affecte plusieurs axes majeurs de la capitale, notamment ceux reliant les zones périphériques au centre-ville.
Le projet prévoit la réalisation d’un viaduc de 3,5 kilomètres, en configuration 2x2 voies, destiné à améliorer la fluidité du trafic dans la partie ouest de la ville.
L’ouvrage doit notamment contribuer à la décongestion de la Rocade Nord-Ouest ainsi que de la route de Matadi (avenue de la Montagne), deux axes régulièrement saturés aux heures de pointe. Il permettra également de contourner des zones identifiées comme particulièrement encombrées, notamment Kintambo-Magasin et l’axe Kintambo–boulevard Mondjiba–Socimat.
Selon les éléments présentés au Conseil, le tracé partira de l’avenue du Tourisme, à hauteur de l’Hôpital de la Rive, traversera la zone de Chanic, avant de déboucher sur le boulevard Tshiatshi, à proximité de l’hôtel Pullman.
Conçu comme un viaduc urbain, l’ouvrage intégrera des échangeurs et des rampes d’accès contrôlés, avec une vitesse de référence estimée entre 60 et 80 km/h. Une partie du tracé longera la bordure fluviale, dans une logique d’optimisation des flux et de continuité urbaine.
Ce projet s’inscrit dans une dynamique plus large de modernisation des infrastructures routières à Kinshasa, où la pression sur la mobilité urbaine reste élevée.
En 2025, le gouvernement avait notamment décaissé 40 millions de dollars pour la réhabilitation d’environ 30 kilomètres de routes, en complément de financements déjà engagés sur près de 115 kilomètres de voiries urbaines. En août de la même année, 51 millions de dollars supplémentaires avaient été annoncés pour accélérer plusieurs chantiers dans la capitale.
À ce stade, le projet de viaduc de la Baie de Ngaliema en est encore au stade de la présentation. Son calendrier de mise en œuvre et ses modalités de financement n’ont pas encore été précisés par les autorités.
Ronsard Luabeya
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Heineken a annoncé, le 10 avril 2026, la cession de sa participation dans Brasseries, Limonaderies et Malteries S.A. (Bralima) à la société mauricienne ELNA Holdings Ltd, marquant un nouveau tournant dans sa présence en République démocratique du Congo (RDC). Le groupe néerlandais précise que cette opération, dont le montant n’a pas été révélé, concerne sa filiale congolaise, qui exploite trois brasseries à Kinshasa, Kisangani et Lubumbashi.
Selon les termes de l’opération, ELNA Holdings prendra en charge l’ensemble des opérations locales, y compris la production, la distribution, la gestion des employés et les relations avec les parties prenantes. De son côté, Heineken conserve la propriété de ses marques internationales et locales brassées en RDC, notamment Heineken, Primus, Turbo King, Legend et Mützig, et continuera d’opérer sur le marché congolais à travers des accords de licence à long terme.
Ce montage permet ainsi au groupe de préserver sa présence commerciale sans continuer à assumer directement l’exploitation industrielle. Pour Heineken, il n’est donc pas question de quitter le marché congolais, mais d’y rester sous une forme plus légère, davantage centrée sur la marque et la monétisation de ses droits que sur la gestion quotidienne des sites de production.
Dans son communiqué, Heineken explique d’ailleurs que l’opération s’inscrit dans sa stratégie EverGreen 2030, qui prévoit une gestion active du portefeuille, une optimisation de l’empreinte opérationnelle et une évolution vers un modèle plus asset-light sur certains marchés. Dans ce cadre, le groupe entend également concentrer davantage ses efforts sur un nombre limité de marchés à fort potentiel.
Concrètement, ce schéma permet au groupe de réduire son exposition industrielle directe tout en continuant à capter de la valeur via ses marques, ses licences et les redevances associées. Pour certains acteurs du secteur, l’opération vise ainsi à améliorer le rendement en RDC : Heineken reste présent sur le marché, mais avec moins d’actifs à porter et potentiellement moins de coûts fixes à supporter.
La décision de Heineken de céder ses actions dans Bralima intervient quelques mois après le transfert de la brasserie de Bukavu à Synergy Ventures Holdings Ltd pour un euro symbolique, à la suite de la perte du contrôle opérationnel du site dans un contexte de dégradation sécuritaire dans l’est de la RDC. Heineken avait alors indiqué avoir perdu le contrôle de ses installations de Bukavu, Goma et des environs, après leur prise par des hommes armés.
Dans ses comptes 2025, le groupe a également fait état d’une dépréciation de 113 millions d’euros liée à ses activités en RDC, signe d’un impact financier tangible des perturbations subies par Bralima.
Cette décision s’inscrit aussi dans un contexte plus large de rationalisation au sein du groupe. Reuters a rapporté, en février 2026, que Heineken visait jusqu’à 6 000 suppressions de postes à l’échelle mondiale dans le cadre de ses efforts d’efficacité. En mars, le groupe a également annoncé l’arrêt progressif de la production à grande échelle dans sa brasserie de Tuas, à Singapour, d’ici 2027, avec un transfert vers d’autres sites régionaux.
Timothée Manoke
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La société publique Transco prévoit de basculer vers la billetterie électronique à partir du 1er mai 2026, dans le cadre de la modernisation de son système de vente de titres de transport à Kinshasa. Le projet, soutenu par le ministère des Transports, s’inscrit dans un chantier engagé depuis au moins octobre 2025 pour dématérialiser la vente des tickets et mieux encadrer les flux financiers de l’entreprise.
Selon la communication de Transco, ce dispositif doit introduire l’usage d’une carte de transport intelligente pour accéder à bord. Celle-ci pourra être obtenue auprès des agents de Transco et rechargée en ligne via les plateformes de mobile money ou directement dans certains arrêts de la société.
La réforme vise un abandon progressif des tickets physiques et des paiements en espèces, plutôt qu’une suppression immédiate de tous les anciens modes de paiement. L’objectif affiché est double : fluidifier l’accès aux bus pour les usagers et renforcer la traçabilité des recettes de Transco. Dès octobre 2025, l’ex-directrice générale intérimaire de l’entreprise, Solange Kabedi Odra, expliquait que la digitalisation devait permettre de mieux équiper le service et de mieux canaliser les flux dans la capitale.
Le projet est conduit avec l’appui de la société congolaise Pimacle et de la banque Equity BCDC. Les échanges organisés autour de cette réforme montrent que Pimacle a été retenue parmi plusieurs propositions techniques, tandis qu’Equity BCDC accompagne l’initiative sur les volets financier et d’inclusion numérique.
Cette modernisation intervient alors que la pression reste forte sur la mobilité urbaine à Kinshasa. Pour renforcer son offre, Transco poursuit parallèlement ses efforts de reconstitution de flotte. En mars 2026, plusieurs médias ont rapporté que l’entreprise comptait encore récupérer 80 bus dans le cadre du contrat de 230 véhicules conclu avec Congo Suprême Automobile. En parallèle, la société a aussi annoncé un projet de partenariat public-privé pour l’acquisition de 1 000 bus de marque Foton.
Au-delà du changement technologique, la digitalisation de la billetterie s’inscrit dans une stratégie plus large de redressement de Transco, qui cherche à mieux sécuriser ses recettes, à améliorer la qualité du service et à moderniser sa gestion. Si l’échéance du 1er mai 2026 est bien mise en avant dans la communication de l’entreprise, le déploiement effectif du système permettra de mesurer, dans les prochains mois, sa capacité à transformer durablement l’expérience des usagers du transport public à Kinshasa.
Ronsard Luabeya
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KoBold Metals has launched a lithium exploration campaign in the Democratic Republic of Congo, with plans to invest approximately $50 million by the end of the first quarter of 2027. The U.S. company said it will conduct exploration across 13 licenses in the country's southeast, with a particular focus on the Manono region in Tanganyika province.
According to data released by the company and reported by several international media outlets, the program covers permits spanning more than 3,000 square kilometers, with plans to expand that area to 5,000 square kilometers by year-end. It includes airborne surveys over 30,000 square kilometers, as well as drilling and sampling work aimed at identifying new lithium resources. Of the total announced budget, $20 million has already been committed to securing the permits.
KoBold says it intends to use its artificial intelligence-driven approach to sharpen geological analysis and accelerate the identification of the most promising targets. This approach is central to the company's strategy as it seeks to reduce the time required to discover economically viable deposits.
The campaign launches several months after KoBold stepped up its expansion in the DRC. In August 2025, the group secured seven exploration permits in the country, including four in Manono and three in Malemba Nkulu, before further expanding its portfolio in early 2026. Africa Intelligence reported in early March that the company then held rights covering around 3,500 mining blocks in the former Grand Katanga, with ambitions to continue acquiring more.
Manono Deposit
On social media, KoBold DRC Chief Executive Benjamin Katabuka described the initiative as a large-scale operation and said the DRC was emerging as one of the world's future major sources of lithium. The comment comes as competition intensifies over the Manono region, which is home to one of the most coveted lithium deposits in the world.
KoBold's ambitions, however, extend beyond its own permits. The group is also seeking a stake in the development of the Manono lithium deposit, which is the subject of a dispute between AVZ Minerals and the Congolese state. To proceed, KoBold will need to resolve the dispute. On May 6, 2025, the two companies announced a framework agreement under which "AVZ would transfer its commercial interests in the Manono lithium deposit to KoBold, at fair value." No final agreement has been reached since then.
Already active in Zambia at the Mingomba copper deposit, KoBold is seeking to strengthen its footprint in critical metals across central Africa. In the DRC, the campaign’s success will depend on early field results. While new discoveries would mark an important milestone for the group, the potential development of a large-scale lithium mine will require several more years of investment and work.
The campaign is being launched as ties between Washington and Kinshasa deepen over critical minerals. The United States and the DRC signed a strategic partnership on Dec. 4, 2025, designed to facilitate access for American investors to certain strategic mineral resources in the country, including copper, cobalt, lithium and tantalum.
Pierre Mukoko
The Democratic Republic of Congo’s central bank has begun building gold reserves, marking a shift in its reserve strategy. It received its first shipments of raw artisanal gold from state-owned DRC Gold Trading SA, which it will refine for inclusion in its reserves.
In a Monetary Policy Committee statement published on April 9, 2026, Governor André Wameso said the move aims to “diversify international reserves, strengthen confidence in monetary policy and build a buffer against market fluctuations.”
The initiative is based on a partnership signed in February 2026 between the BCC and DRC Gold Trading, under which the central bank purchases a share of artisanal gold output. Until now, the DRC’s reserves were mainly held in foreign currencies, particularly the U.S. dollar, with little or no physical gold.
The arrangement uses a centralized supply chain: DRC Gold Trading oversees collection, certification and tracking before transferring the gold to the central bank, which then adds it to its reserves. The company aims to channel up to 15 metric tons of artisanal gold this year, up from 2.3 metric tons in 2025.
Through this mechanism, the BCC aims to position itself as a key buyer and capture output that largely flows through informal networks. Its success will partly depend on whether the prices offered to producers can compete with those available in parallel markets.
Separately, authorities are working to establish a national system to track gold flows and transactions. Proposed by President Félix Tshisekedi at a Council of Ministers meeting on Feb. 20, 2026, the system would connect licensed traders with the central bank and the mining administration, with the aim of securing transactions, routing payments through the formal banking system and enabling real-time monitoring of traded volumes.
Ronsard Luabeya
DR Congo’s rural electrification agency, ANSER, and a financial advisory firm signed an agreement on March 30 to structure and raise financing for electrification projects across the country.
ANSER and Brazzaville-based Infinite Capital signed the memorandum of understanding in Kinshasa, according to a document seen by this publication. The partnership covers financial structuring, promotion, and the mobilization of public and private resources for rural and peri-urban electrification infrastructure.
Under the agreement, Infinite Capital will support ANSER in raising funds by acting as an intermediary with institutional investors, investment funds, development banks, and technical and financial partners. The firm will also provide financial engineering support for project structuring and monitor fundraising efforts.
ANSER, for its part, will provide a portfolio of electrification projects with strong financing potential, along with the technical, institutional, and financial data needed for discussions with partners. The memorandum is valid for six months from the date of signing.
A $100 million target
While the agreement does not specify a precise funding figure, Infinite Capital Managing Partner Théophane Mokoko said the partnership could help mobilize around $100 million to finance electrification projects. He said the mechanism would involve establishing credit lines with financial institutions, with disbursements made progressively based on project progress and repayments tied to revenues generated by the infrastructure.
The model is designed to enable the gradual mobilization of resources and their reuse to support new projects as part of a sustainable financing approach.
The partnership is part of ANSER’s strategy to accelerate electricity access in rural and peri-urban areas, where coverage remains low. The projects are expected to focus on decentralized energy infrastructure, particularly off-grid electrification, in line with sector priorities.
The deal comes as electrification partnerships in the DRC continue to expand. In February 2026, ANSER signed a memorandum of understanding with U.S. firm Cybastion Institute LLC covering the design, financial structuring, and implementation of energy projects, including solar, in rural and peri-urban areas.
Infinite Capital is a financial advisory firm active in Central Africa. The company acts as an intermediary between investors and project developers, particularly in infrastructure, energy, and natural resources. According to its company materials, it advises governments, companies, and institutions on financing structures and capital mobilization for high-impact projects.
Ronsard Luabeya
The Democratic Republic of Congo is considering limiting the number of SIM cards an individual can hold, as part of efforts to curb crime linked to telecommunications services. The proposal was discussed at the government’s 86th cabinet meeting on April 10, 2026.
According to an official statement, a working session brought together security officials, the Ministry of Posts and Telecommunications, the telecoms regulator ARPTC, and operators. Officials said the analysis showed widespread use of telecom services by criminal networks.
Until a national identification database is fully operational, the government said it would adopt “urgent and practical” measures. These include stricter ID requirements for SIM purchases, a cap on the number of SIM cards per person, a nationwide SIM registration and awareness campaign extending to rural areas, and specific rules for identifying foreign users.
The move comes amid persistent irregularities in SIM card sales. At many retail outlets, cards are sold using pre-registered identities, meaning buyers often use lines not registered in their name.
To comply with regulations, affected users must visit operator agencies with valid ID to update their details. As a result, many subscribers remain poorly registered, making it harder to trace communications. By late March 2026, authorities were already working to ban pre-registered SIM cards and strengthen re-registration.
The reform affects a large market. As of end-September 2025, the DRC had 73.28 million active mobile subscriptions, with a penetration rate of 65.3%. Mobile internet penetration stood at 32.2%, based on an estimated population of 112.2 million, according to ARPTC.
No detailed regulation has yet been issued specifying a cap per subscriber. The government has so far outlined its approach: improve user identification and reduce anonymity in telecom services to strengthen public security.
Boaz Kabeya
L’entreprise américaine Kobold Metals a lancé une campagne d’exploration du lithium en République démocratique du Congo, avec un investissement annoncé d’environ 50 millions de dollars d’ici à la fin du premier trimestre 2027. L’entreprise a indiqué qu’elle allait déployer ses travaux sur 13 licences situées dans le sud-est du pays, avec un accent particulier sur la région de Manono, dans la province du Tanganyika.
Selon les informations communiquées par la société et reprises par plusieurs médias internationaux, le programme portera sur des permis couvrant plus de 3 000 km², avec un objectif d’extension à 5 000 km² d’ici à la fin de l’année. Il comprendra notamment des levés aéroportés sur 30 000 km², ainsi que des travaux de forage et d’échantillonnage destinés à identifier de nouveaux gisements de lithium. Sur l’enveloppe annoncée, 20 millions de dollars ont déjà été engagés pour sécuriser les permis.
Kobold affirme vouloir s’appuyer sur son approche technologique fondée sur l’intelligence artificielle pour affiner l’analyse géologique et accélérer l’identification des cibles les plus prometteuses. Cette méthode est au cœur du positionnement de l’entreprise, qui cherche à réduire le temps nécessaire à la découverte de gisements économiquement exploitables.
Ce lancement intervient quelques mois après l’accélération de l’implantation de Kobold en RDC. En août 2025, le groupe avait obtenu sept permis d’exploration dans le pays, dont quatre à Manono et trois à Malemba Nkulu, avant d’élargir encore son portefeuille au début de 2026. Africa Intelligence rapportait, début mars, que l’entreprise détenait alors environ 3 500 carrés miniers dans l’ex-Grand Katanga, avec l’ambition de poursuivre ses acquisitions.
Gisement de Manono
Sur les réseaux sociaux, le directeur général de Kobold RDC, Benjamin Katabuka, a présenté cette initiative comme une opération de grande ampleur et estimé que la RDC était en train d’émerger comme l’une des futures grandes sources mondiales de lithium. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de concurrence accrue autour de la région de Manono, qui abrite l’un des gisements de lithium les plus convoités au monde.
Kobold ne se limite toutefois pas à ses propres permis. Le groupe s’intéresse également à une participation au développement du gisement de lithium de Manono, qui fait l’objet d’un litige entre AVZ Minerals et l’État congolais. Dans cette perspective, Kobold devra trouver une solution à ce différend. Le 6 mai 2025, les deux entreprises ont annoncé un accord-cadre prévoyant qu’« AVZ cède ses intérêts commerciaux dans le gisement de lithium de Manono à Kobold, à une juste valeur ». Depuis lors, aucun accord définitif n’a été conclu.
Déjà active en Zambie sur le gisement de cuivre de Mingomba, Kobold cherche ainsi à renforcer sa présence dans les métaux critiques en Afrique centrale. En RDC, la réussite de cette campagne dépendra désormais des résultats des premiers travaux de terrain. Si de nouvelles découvertes constituaient un jalon important pour le groupe, le développement éventuel d’une mine de lithium à grande échelle nécessitera encore plusieurs années d’investissements et de travaux.
La campagne est lancée dans un contexte de rapprochement entre Washington et Kinshasa autour des minerais critiques. Les États-Unis et la RDC ont, en effet, signé le 4 décembre 2025 un partenariat stratégique destiné à faciliter l’accès d’investisseurs américains à certaines ressources minérales stratégiques du pays, comme le cuivre, le cobalt, le lithium et le tantale.
Pierre Mukoko avec Agence Ecofin
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Fonds de promotion de l'industrie (FPI), DRC’s state-run industrial development fund, holds a bad-debt portfolio worth nearly $300 million, according to a note presented at an April 10, 2026 cabinet meeting by interim Industry Minister Justin Kalumba Mwana-Ngongo.
The figure is roughly double the level recorded in 2019, when former Industry Minister Julien Paluku cited more than $150 million in outstanding debt.
Government calls for support
At the cabinet meeting, ministers were told that support across government was needed to accelerate debt recovery, which officials described as critical to financing major infrastructure projects. The minister proposed setting up a special commission to classify debtors based on their willingness to repay, negotiate out-of-court settlements, pursue enforcement actions with law enforcement support, and recommend asset-freeze measures against insolvent debtors, according to the cabinet readout.
The minister also asked the FPI’s board to commission an audit of the bad-debt portfolio to develop a more effective recovery strategy and identify internal weaknesses. These may stem from weak organizational structures, skills gaps, or entrenched informal practices in allocating resources to project developers, the readout said.
KPMG contract and new ERP system
On April 2, 2026, the FPI awarded consulting firm KPMG DRC a contract to review and restructure its loan portfolio to improve asset quality and strengthen debt-recovery mechanisms.
On April 8, the FPI launched an integrated management system (ERP) in Kinshasa, describing it as a tool to modernize operations. According to an official statement, the platform covers loan management, disbursement and project tracking, debt recovery, and administration of the Taxe de promotion de l'industrie (TPI).
The FPI’s broader challenge is to restore its lending capacity as rising unpaid debt continues to constrain funding for new industrial projects. The cabinet reviewed the minister’s briefing amid growing pressure to secure resources earmarked for industrialization.
Timothée Manoke
Le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) fait face à un stock de créances en souffrance estimé à près de 300 millions de dollars, selon la note d’information présentée au Conseil des ministres du 10 avril 2026 par le ministre de l’Industrie par intérim, Justin Kalumba Mwana-Ngongo. Ce niveau marque un doublement par rapport à 2019, lorsque l’ancien ministre de l’Industrie, Julien Paluku, évoquait plus de 150 millions de dollars d’impayés.
Au Conseil des ministres, le gouvernement a été saisi de la nécessité d’un large appui gouvernemental pour accélérer le recouvrement de ces créances, jugé crucial pour le financement des projets structurants. Le compte rendu officiel indique que le ministre a proposé la mise en place d’une commission spéciale chargée notamment de catégoriser les débiteurs selon leur degré de bonne ou de mauvaise foi, de négocier des protocoles de transaction pour les créances récupérables à l’amiable, d’engager des actions de recouvrement forcé avec l’appui de la force publique et de proposer des mesures conservatoires sur le patrimoine des débiteurs insolvables.
Le ministre a également demandé au conseil d’administration du FPI de faire auditer le portefeuille de ces créances afin de définir une stratégie de recouvrement plus efficiente et de détecter d’éventuels dysfonctionnements internes. Selon le compte rendu du Conseil, ces faiblesses pourraient découler d’une organisation inadaptée, d’un manque de compétences ou encore de la persistance de pratiques informelles dans l’octroi des ressources aux porteurs de projets.
Dans cette dynamique, le FPI a attribué, le 2 avril 2026, au cabinet KPMG RDC un marché de consultance portant sur l’assainissement de son portefeuille de prêts. Cette mission doit contribuer à améliorer la qualité du portefeuille et à renforcer les mécanismes de recouvrement de l’institution.
Quelques jours plus tard, le 8 avril 2026, le FPI a officiellement lancé à Kinshasa son système de gestion intégré (ERP), présenté comme un outil de modernisation de ses opérations. Selon la communication officielle de l’établissement, cette plateforme couvre notamment la gestion des dossiers de financement, le suivi des décaissements et des projets, le recouvrement des créances ainsi que la gestion de la Taxe de promotion de l’industrie (TPI).
L’enjeu pour le FPI est de restaurer sa capacité de financement dans un contexte où l’accumulation des impayés réduit les marges disponibles pour accompagner de nouveaux projets industriels. Le gouvernement a pris acte de la note présentée au Conseil, sur fond de pression croissante pour sécuriser les ressources destinées à l’industrialisation.
Timothée Manoke
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