Three state-owned mining companies in the Democratic Republic of Congo (DRC) have undergone leadership changes following presidential decrees read on state television on Feb. 23, 2026. The appointments concern Société aurifère du Kivu et du Maniema (Sakima), Société de Kilo-Moto (Sokimo) and Générale des carrières et des mines (Gécamines).
Sakima
Guy Robert Lukama was appointed director general, replacing Fidèle Babala Wandu. A former banker who worked in the DRC and Belgium, Lukama has spent several years in the mining sector. Since February 2023, he has served as chairman of the board of Gécamines. He will be supported by deputy director general Théodore Ngwama. Mokolo Kamuena Kanana was appointed chairman of Sakima’s board.
The appointments come as the company continues a technical, social and financial restructuring under a recovery plan launched in 2024. Sakima holds 47 operating permits in Maniema, North Kivu and South Kivu provinces, as well as five hydroelectric power plants.
Sokimo
Yannick Nzonde Mulundu was appointed director general of Sokimo, replacing Pistis Bonongo. An entrepreneur, he founded Mulundu Investment Holdings and Chi Groupe, and was listed by Forbes Africa in 2018 among high-potential young entrepreneurs. Placide Nkala was named deputy director general, while François Kakese was appointed chairman of the board.
In 2024, Sokimo resumed mining operations after several years of inactivity. The new management team faces major challenges, including strengthening resource governance and modernising production infrastructure.
Gécamines
Baraka Kabemba was appointed director general of Gécamines. A consultant by training, he was a partner at Ernst & Young (EY), where he led advisory operations in Central Africa, covering CEMAC countries and the DRC. He also oversaw the energy sector, including mining.
He will be supported by Jacques Masangu, deputy director general in charge of financial operations, and Ludovic Monga, deputy director general in charge of mining operations and development, both of whom remain in their positions. Deogratias Ngele Masudi, former secretary general of the company until 2021 and a former justice minister, was appointed chairman of the board.
The appointments come as state mining companies reposition strategically. Gécamines in particular is expected to play a key role in implementing the DRC-United States strategic partnership signed on Dec. 4, 2025, which focuses on critical minerals. In May 2025, Deogratias Ngele Masudi and Baraka Kabemba were appointed to the strategic coordination unit tasked with overseeing the partnership.
Ronsard Luabeya
Trois entreprises minières publiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont enregistré des changements de leadership à la suite d’ordonnances présidentielles lues le 23 février 2026 à la télévision publique. Les nominations concernent la Société aurifère du Kivu et du Maniema (Sakima), la Société de Kilo-Moto (Sokimo) et la Générale des carrières et des mines (Gécamines).
À la Sakima, Guy Robert Lukama est nommé directeur général en remplacement de Fidèle Babala Wandu. Ancien banquier ayant exercé en RDC et en Belgique, il évolue depuis plusieurs années dans le secteur minier. Il occupait, depuis février 2023, la présidence du conseil d’administration de la Gécamines. Il sera épaulé par Théodore Ngwama, nommé directeur général adjoint. Le conseil d’administration de la Sakima est désormais présidé par Mokolo Kamuena Kanana.
Ces désignations interviennent alors que l’entreprise, engagée depuis 2024 dans un processus de relance, poursuit une restructuration technique, sociale et financière. La société détient 47 permis d’exploitation situés dans les provinces du Maniema, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que cinq centrales hydroélectriques.
La direction générale de la Sokimo a été confiée à Yannick Nzonde Mulundu, en remplacement de Pistis Bonongo. Entrepreneur, il est fondateur de Mulundu Investment Holdings et de Chi Groupe, et a été cité en 2018 par Forbes Africa parmi de jeunes entrepreneurs à fort potentiel. Placide Nkala est nommé directeur général adjoint. François Kakese prend la présidence du conseil d’administration.
Courant 2024, la Sokimo a relancé ses activités minières après plusieurs années d’inactivité. Dans ce contexte, la nouvelle équipe devra relever des défis majeurs, notamment la gestion efficace des ressources et la modernisation des infrastructures de production.
À la Gécamines, Baraka Kabemba est désigné directeur général. Consultant de carrière, il était associé au cabinet Ernst & Young (EY), où il dirigeait les activités de conseil en Afrique centrale (pays de la zone CEMAC et RDC). Il était aussi responsable du secteur Énergie, mines incluses. Il sera assisté de Jacques Masangu, directeur général adjoint chargé des opérations financières, et de Ludovic Monga, directeur général adjoint en charge des opérations minières et du développement, tous deux maintenus à leur poste. La présidence du conseil d’administration de la Gécamines revient à Deogratias Ngele Masudi, ancien secrétaire général de l’entreprise jusqu’en 2021 et ex-ministre de la Justice.
Ces nominations interviennent dans un contexte de repositionnement stratégique des entreprises minières publiques. La Gécamines, en particulier, est appelée à jouer un rôle important dans la mise en œuvre du partenariat stratégique RDC–États-Unis, conclu le 4 décembre 2025 et axé sur les minerais critiques. En mai 2025, Deogratias Ngele Masudi et Baraka Kabemba avaient été désignés membres de la cellule de coordination stratégique chargée de piloter ce partenariat.
Ronsard Luabeya
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The Democratic Republic of Congo and Gabon have signed an agreement to develop mobile roaming services between the two countries.
The memorandum of understanding was signed on Feb. 19, 2026, on the sidelines of the 10th ordinary session of the regulators’ conference held in Kinshasa, according to the Congolese Press Agency (ACP).
The agreement aims to allow users to make calls, send text messages and use mobile data in the other country through a partner network without changing their phone numbers.
Christian Katende, head of Congo’s Postal and Telecommunications Regulatory Authority (ARPTC), said the cooperation is intended to improve user mobility and lower the cost of cross-border communications, with the goal of strengthening connectivity between the two countries, ACP reported.
The protocol was initialed by the heads of the two regulatory bodies, ARPTC for Congo and ARCEP for Gabon, according to Congolese media reports.
No timeline has been announced for implementation. Lower-cost roaming typically requires technical coordination and pricing agreements between operators, including reduced roaming fees or harmonized tariffs, depending on the terms negotiated.
The initiative comes amid a broader regional push. In Central Africa, the Economic and Monetary Community of Central Africa (CEMAC) relaunched efforts in March 2025 to introduce free roaming, meaning services without extra charges, and called for obstacles to its implementation to be removed, though timelines and modalities vary by country and operator.
Ronsard Luabeya
La République démocratique du Congo et le Gabon envisagent de développer le roaming mobile entre leurs territoires. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), les deux pays ont signé, le 19 février 2026, un protocole d’accord à ce sujet, en marge de la 10ᵉ session ordinaire de la conférence des régulateurs tenue à Kinshasa.
L’objectif est de faciliter l’utilisation du téléphone mobile (appels, SMS et internet) dans l’autre pays en s’appuyant sur un réseau partenaire, sans changer de numéro. D’après l’ACP, le président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), Christian Katende, a indiqué que cette coopération vise notamment à améliorer la mobilité des usagers et à réduire le coût des communications transfrontalières, dans la perspective d’une interconnexion plus intégrée entre populations.
Le protocole a été paraphé par les responsables des régulateurs des deux pays : l’ARPTC pour la partie congolaise et l’ARCEP pour la partie gabonaise, selon les informations reprises par des médias congolais.
À ce stade, aucun calendrier public n’a été communiqué sur la mise en œuvre opérationnelle. La concrétisation d’un roaming à coût réduit implique généralement des ajustements techniques et tarifaires entre opérateurs, pouvant aller d’une baisse des frais d’itinérance à des grilles de tarifs harmonisées, selon les modalités retenues par les parties.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique sous-régionale plus large. En Afrique centrale, la CEMAC a relancé en mars 2025 le chantier du “free roaming” (itinérance sans surcoût) et appelé à lever les blocages à son opérationnalisation, même si les modalités et le calendrier restent variables selon les pays et les opérateurs.
Ronsard Luabeya
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The Democratic Republic of Congo's central bank has moved to add gold to its official reserves, signing an agreement on Feb. 20 with DRC Gold Trading, the state-owned company responsible for collecting and exporting artisanal gold.
Under the deal, the Central Bank of the Congo (BCC) will serve as the primary buyer of gold produced by the country's artisanal miners through DRC Gold Trading, Governor André Wameso said at the signing ceremony.
The project is designed to “correct a major historical anomaly”: the fact that a leading gold producer holds no physical gold in its vaults. For the BCC, the initiative also aims to reinforce the stability of the Congolese franc and strengthen the country's financial sovereignty, against a backdrop of rising gold prices and a broader push to diversify reserve assets.
The move is consistent with the priorities Wameso has pursued since his appointment as central bank governor in July 2025: reducing the country's structural dependence on the dollar and restoring confidence in the Congolese franc. Since September 2025, the national currency has appreciated 19%.
The financial terms of the BCC-DRC Gold Trading partnership, including the payment currency, purchase price, volumes, timeline, delivery arrangements, storage, auditing and transparency mechanisms, have not been publicly disclosed. Those details are critical to assessing Wameso’s strategy.
Challenges
The BCC said that holding monetary gold will protect its reserves against inflation and geopolitical shocks. Described as a safe-haven asset with no counterparty risk, gold would help reduce the reserves’ exposure to fiat currency depreciation and bolster confidence in the national currency. The extent of that effect will depend, in part, on gold’s eventual share of total reserves.
According to several monetarists, the project’s impact on franc stability will also hinge on the purchasing framework, particularly the payment currency. If gold is purchased in Congolese francs, the operation could support use of the national currency, but it would strengthen the franc only if the BCC prevents those purchases from generating uncontrolled monetary expansion. If the liquidity injected into the economy is not subsequently absorbed or offset, the operation could stoke inflation and increase demand for dollars. Conversely, if gold is purchased in dollars, the arrangement could enhance the appeal of the official channel in a heavily dollarized sector, but it could also strain foreign currency liquidity if payments draw down foreign exchange reserves.
Wameso must also contend with competition from informal supply networks. To draw gold away from those channels, the official buyer must offer sufficiently attractive pricing and payment terms while guarding against the re-labeling of smuggled gold. For several players in the sector, payments in Congolese francs are widely seen as a drawback.
In 2025, the DRC channeled 2.3 metric tons of artisanal gold through official channels, according to official statistics described as preliminary and incomplete. For 2026, DRC Gold Trading is targeting 15 to 18 metric tons of artisanal gold per year and more than $2 billion in export revenues. To establish itself as the primary buyer, the BCC must also address a liquidity challenge: balancing foreign exchange interventions, which involve selling dollars, buying francs and meeting priority public import needs, with gold purchases.
Pierre Mukoko & Ronsard Luabeya
La Banque centrale du Congo (BCC) veut désormais intégrer l’or dans ses réserves officielles. Elle a conclu, le 20 février 2026, un contrat avec DRC Gold Trading, l’entreprise publique spécialisée dans la collecte et l’exportation de l’or artisanal. Avec cet accord, la Banque centrale se positionne comme « le principal off-taker (acheteur) de l’or produit par nos creuseurs artisanaux au travers de la société DRC Gold », a précisé le gouverneur André Wameso lors de la signature de la convention de partenariat.
Le projet devrait « corriger une anomalie historique majeure » : l’absence totale d’or physique dans les coffres d’un pays producteur de premier plan. Au-delà, pour la BCC, l’initiative vise à renforcer la stabilité du franc congolais et la souveraineté financière du pays, dans un contexte de hausse des prix de l’or et de recherche de diversification des actifs de réserve.
La démarche s’inscrit dans la continuité des priorités que s’est fixées André Wameso depuis sa nomination à la tête de la Banque centrale, en juillet 2025 : réduire la dépendance structurelle au dollar et restaurer la confiance dans le franc congolais. Depuis septembre 2025, la monnaie nationale s’est appréciée de 19 %.
À ce stade, les termes financiers du partenariat BCC–DRC Gold Trading (devise de paiement, prix d’achat, volumes, calendrier, modalités de livraison, stockage, audit et mécanismes de transparence) n’ont pas été détaillés publiquement. Ces éléments sont pourtant déterminants pour mieux cerner la stratégie d’André Wameso.
Contraintes
Selon la BCC, la détention d’or monétaire protègera ses réserves contre l’inflation et les chocs géopolitiques. Présenté comme une valeur refuge sans risque de contrepartie, l’or contribuerait ainsi à limiter l’exposition des réserves à la dépréciation des monnaies fiduciaires et à soutenir la confiance dans la monnaie nationale. Mais l’effet dépendra notamment de la part de l’or monétaire dans les réserves.
Selon plusieurs monétaristes, l’impact du projet sur la stabilité du franc congolais dépend aussi du schéma d’achat, notamment de la devise de paiement. Si l’or est acheté en francs congolais, l’opération peut soutenir l’usage de la monnaie nationale, mais elle ne contribuera à son renforcement que si la BCC évite que ces achats ne se traduisent par une création monétaire non maîtrisée : si l’argent injecté dans l’économie n’est pas ensuite absorbé ou compensé, l’opération peut alimenter l’inflation et accroître la demande de dollars. À l’inverse, si l’or est acheté en dollars, le dispositif peut renforcer l’attractivité du canal officiel dans une filière très dollarisée, mais il peut aussi peser sur la liquidité en devises si les paiements se font au détriment des réserves de change.
André Wameso doit aussi composer avec une autre contrainte : la concurrence des filières parallèles. Pour détourner l’or de ces circuits, l’acheteur officiel doit proposer un prix et des modalités de paiement suffisamment attractifs, tout en évitant la « re-labellisation » d’or de contrebande. Pour plusieurs acteurs de la filière, des paiements en francs congolais sont plutôt perçus comme un handicap.
En 2025, la RDC a canalisé dans le circuit officiel 2,3 tonnes d’or artisanal, selon les statistiques officielles présentées comme « provisoires et partielles ». Pour 2026, DRC Gold Trading vise 15 à 18 tonnes d’or artisanal par an et plus de 2 milliards de dollars de recettes d’exportation. Pour se positionner comme principal acheteur, la BCC doit donc aussi relever le défi de la liquidité : arbitrer entre les interventions sur le marché des changes (vendre des dollars, acheter des francs, payer des importations publiques urgentes) et l’achat d’or.
Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya
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Anhui Foreign Economic Construction Ltd Congo Corp (SACIM) has completed its first public sale of 288,000 carats of industrial diamonds in Antwerp, Belgium, the Consulate General of the Democratic Republic of Congo in the city said.
The sale was held from Feb. 16 to Feb. 20, 2026, with technical support from Belgian firm Samir Gems, active in the diamond and jewelry trade, and the Antwerp World Diamond Centre (AWDC). A total of 67 international companies took part, with leading buyers from China, India, the United States and Italy.
The transaction marks the return of Congolese industrial diamonds to the Antwerp market after more than a decade, the Consulate said. However, the interruption did not affect all exports. Official statistics show Belgium among the importers of Congolese industrial diamonds in 2024 and 2025, with 3.96 million and 1.7 million carats respectively.
Following the sale, Sacim, Samir Gems and the AWDC agreed on an annual schedule of public sales and a framework for technical and institutional support aimed at strengthening the long-term presence of Congolese diamonds in Antwerp.
The sale comes eight months after the liberalization of diamond trading by Congolese producers. In June 2025, then-Minister of Mines Kizito Pakabomba repealed a 2022 decree that regulated mineral sales through the Center for Expertise, Evaluation and Certification of Precious and Semi-Precious Mineral Substances (CEEC). The framework limited producers to a restricted list of buyers, a system that could influence prices. As a major player in the sector, Sacim was among the companies most affected.
The terms of the Antwerp sale were not disclosed. Official 2025 mining statistics nonetheless show an improvement in Sacim’s average sales price. In 2024, when the sector’s average price stood at $9.63 per carat, Sacim recorded $11.38. In 2025, the company maintained an average price of $11 while the sector average fell to $7.4 per carat. Natural diamond prices have been declining for several years.
According to official data, exports by Sacim, jointly owned by China’s Anhui Foreign Economic Construction Corporation (AFECC) and the Congolese state, were halved, falling from 2,887,100.25 carats in 2024 to 1,151,865.58 carats in 2025. The company accounted for 13.5% of national output, producing just over 1.1 million carats.
Ronsard Luabeya
La Société Anhui Congo d’investissement minier (Sacim) a réalisé une première vente publique de 288 000 carats de diamants industriels à Anvers, en Belgique. L’information a été confirmée par le Consulat général de la République démocratique du Congo basé dans la ville.
Organisée du 16 au 20 février 2026, la vente a bénéficié de la coordination technique de la société belge Samir Gems, active dans le négoce de diamants et de bijoux, ainsi que de l’Antwerp World Diamond Centre (AWDC). Au total, 67 entreprises internationales ont pris part à l’opération. Les principaux acheteurs provenaient de Chine, d’Inde, des États-Unis et d’Italie.
Selon le Consulat, cette transaction marque le « retour des diamants industriels congolais sur le marché anversois après plus de dix ans d’interruption ». Mais cette interruption ne concernerait pas l’ensemble du pays : la Belgique apparaît, par exemple, parmi les importateurs de diamants industriels congolais dans les statistiques officielles de 2024 et 2025, avec respectivement 3,96 millions et 1,7 million de carats.
Le Consulat précise qu’une réunion technique entre les responsables de la Sacim, Samir Gems et l’AWDC a permis d’établir un calendrier annuel des prochaines ventes publiques, assorti d’un dispositif d’accompagnement technique et institutionnel destiné à consolider durablement la présence des diamants congolais sur ce marché stratégique.
Cette opération intervient huit mois après la libéralisation de la commercialisation des diamants par les producteurs congolais. En juin 2025, le ministre des Mines d’alors, Kizito Pakabomba, avait abrogé l’arrêté ministériel de 2022 qui encadrait les ventes de substances minérales supervisées par le Centre d’expertise, d’évaluation et de certification des substances minérales précieuses et semi-précieuses (CEEC).
Ce cadre limitait les producteurs à une liste restreinte d’acheteurs, susceptible d’influencer les prix. Acteur majeur du secteur diamantifère congolais, la Sacim se considérait parmi les entreprises les plus affectées par ce dispositif.
Les conditions de la vente d’Anvers n’ont pas été publiées. Mais les statistiques minières officielles de 2025 montrent une amélioration du prix moyen de vente enregistré par la Sacim : en 2024, alors que le prix moyen se situait à 9,63 dollars le carat, la Sacim affichait un prix moyen de 11,38 dollars. En 2025, la société est parvenue à se maintenir à 11 dollars alors que le prix moyen est tombé à 7,4 dollars le carat. Il faut dire que les prix des diamants naturels sont en baisse continue depuis plusieurs années.
Selon les données officielles, les exportations de la Sacim, détenue à parts égales par le groupe chinois Anhui Foreign Economic Construction Corporation (AFECC) et l’État congolais, ont néanmoins été divisées par deux, passant de 2 887 100,25 carats en 2024 à 1 151 865,58 carats en 2025. L’entreprise n’a contribué qu’à hauteur de 13,5 % à la production nationale totale, avec à peine 1,1 million de carats produits.
Ronsard Luabeya
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Tshopo province, in north-central Democratic Republic of Congo, has recorded its first official exports of artisanal gold, according to 2025 mining statistics released on Feb. 3.
The data, described as “provisional and partial,” show that Tshopo exported 125.26 kilograms of gold over five months. The figures may reflect the launch of DRC Gold Trading’s operations in the province. The state-owned company, which channels and exports Congolese artisanal gold, now lists Kisangani, the provincial capital, among its operational locations, though it has not disclosed when the branch opened.
Governor Paulin Lendongolia Lebabonga announced plans for the office as early as June 2025, saying it would help tighten oversight of gold trading, curb fraud and secure revenue for the province. Provincial authorities said transactions should go through licensed trading houses and be integrated into the formal banking system.
Mining Data
The move comes amid wider regulatory problems in the province’s mining sector. In January 2025, the provincial government suspended mining activities to compel companies to register with the authorities. Of 142 companies identified as operating in the province, the provincial mines minister said only one was compliant at the time, with the others accused of operating outside legal requirements.
Actualité.cd reported in February 2025 that civil society groups across several territories had flagged the presence of foreign nationals operating illegally and partnering with local cooperatives.
According to the Ministry of Mines, Tshopo has four active artisanal gold cooperatives, two of which are officially listed as “in production.” Despite being listed as active, the province had not appeared in national mining statistics before 2025.
Some buying houses reported monthly volumes of around 10 grams, figures considered too low to cover their operating costs. Provincial authorities suspect that part of the gold output is bypassing formal channels and being smuggled to Uganda, a country frequently cited as a transit hub in regional gold trafficking networks.
Timothée Manoke
La province de la Tshopo, située au centre-nord de la République démocratique du Congo, devient officiellement exportatrice d’or issu de l’exploitation artisanale. Elle figure dans les statistiques minières de 2025, publiées le 3 février dernier.
Selon ces données, présentées comme « provisoires et partielles », la Tshopo aurait exporté à elle seule un total de 125,26 kilogrammes d’or en l’espace de cinq mois. Ces résultats pourraient s’expliquer par l’implantation dans la province de DRC Gold Trading, l’entreprise publique chargée de canaliser et d’exporter l’or artisanal congolais. Ses communications mentionnent désormais Kisangani, chef-lieu de la province, parmi les localités où elle dispose d’une implantation opérationnelle, sans toutefois préciser la date exacte d’ouverture de cette succursale.
L’installation de ce bureau avait été annoncée dès juin 2025 par le gouverneur Paulin Lendongolia Lebabonga, dans un contexte de volonté affichée d’encadrer strictement la commercialisation de l’or, de lutter contre la fraude et d’assurer des recettes à la province. Les autorités provinciales avaient alors mis en avant la nécessité de faire transiter les transactions par des comptoirs agréés et de bancariser les opérations.
Cette évolution intervient dans un secteur minier provincial marqué par des dysfonctionnements. En janvier 2025, le gouvernement provincial avait annoncé la suspension des activités minières afin d’obliger les entreprises à se faire enregistrer auprès des services compétents. Sur 142 sociétés identifiées comme opérant dans la province, le ministre provincial des Mines indiquait qu’une seule était en ordre à cette date, les autres étant accusées d’opérer sans respecter les exigences légales.
Selon Actualité.cd, des membres de la société civile dans différents territoires de la province ont également signalé, en février 2025, la présence d’exploitants de nationalités étrangères opérant dans l’illégalité et nouant des partenariats avec des coopératives locales.
Pourtant, selon les données du ministère des Mines, la Tshopo compte quatre coopératives actives dans la filière aurifère artisanale, dont deux disposent du statut « en production ». Malgré cette activité déclarée, la province restait absente des statistiques nationales officielles jusqu’en 2025.
Par ailleurs, certaines maisons d’achat déclaraient des volumes mensuels de l’ordre de 10 grammes, des niveaux jugés peu cohérents avec les coûts de fonctionnement affichés. Les autorités provinciales soupçonnent qu’une partie des flux aurifères échappe au circuit formel et soit exportée illicitement vers l’Ouganda, un pays régulièrement cité dans les circuits régionaux de contrebande d’or.
Timothée Manoke
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