China's Chengtun Mining Group is deepening its presence in the Democratic Republic of Congo. After finalizing the acquisition of Loncor Gold, which owns the Adumbi gold project in Ituri, for C$267 million, the group is now targeting a copper-cobalt asset in Lualaba.
According to an announcement published on April 8, 2026, on the Shanghai Stock Exchange, Chengtun Mining plans to invest $300 million to acquire a 50% stake in Nkoyi Leopard Mining and Investment. The company holds 60% of the mining rights to a copper-cobalt project in Lualaba. The transaction would give Chengtun an indirect 30% interest in the project.
Chengtun does not identify the permit concerned in its announcement. Several details, however, suggest the asset is the Kabulungu project, held through Kabulungu Kamilombe Mining (KKM). These include its location in the Congolese Copperbelt, an area exceeding 10.9 square kilometers, and a mining permit valid until January 2040, according to records from the Congolese mining cadastre.
According to Africa Intelligence, KKM is owned 40% by Gécamines and 60% by Nkoyi Leopard Mining, which has ties to the Emirati firm International Resources Holding (IRH).
Chengtun highlighted the project's proximity to its existing industrial facilities in Lualaba, notably Chengtun Congo Mining (CCM S.A.), Chengtun Congo Ressources SARL (CCR), and Kalongwe Mining SA (KMSA). According to the company, the mine is located about 20 kilometers north of the CCR and CCM smelters and 51 kilometers southwest of the KMSA smelter. Its proximity to these facilities would facilitate ore transport and integration with the group's processing operations.
Chengtun said the proximity was one of the deal's main strategic advantages. The company is seeking to better integrate its mining and metallurgical assets in the Congolese Copperbelt, where it already operates processing facilities.
The announcement also states that, based on preliminary estimates from Chengtun's technical teams using available drilling data, the project has average grades of 1.66% copper and 0.67% cobalt. Chengtun added that the deposit exceeds the resource threshold under Chinese standards for large copper mines.
Timothée Manoke
FINCA RDC a annoncé la reprise normale de ses opérations avec la réouverture de son siège et de son agence de Gombe, à Kinshasa.
« Toutes nos opérations reprennent normalement et nos équipes sont prêtes à vous accueillir dans les meilleures conditions », a indiqué la direction de l’institution de microfinance dans un communiqué adressé à sa clientèle.
Cette annonce intervient après le scellement, par la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), de la direction générale d’une institution financière située à Gombe pour non-paiement de taxes, selon l’Agence congolaise de presse.
Dans une précédente communication, FINCA RDC avait évoqué une suspension temporaire de l’accès à ses locaux pour des « raisons administratives indépendantes de notre volonté », tout en invitant ses clients à utiliser ses canaux digitaux, notamment FINCA Mobile, CLICK et FINCA Express full option.
L’épisode intervient dans un contexte de renforcement de la mobilisation fiscale à Kinshasa. Depuis le début de l’année 2026, les autorités provinciales et la DGRK ont intensifié les campagnes de sensibilisation et de recouvrement relatives notamment à l’impôt foncier et à l’impôt sur les revenus locatifs.
Plusieurs opérations de contrôle et de scellement visant des immeubles et établissements commerciaux ont été rapportées ces derniers mois dans la capitale congolaise, dans le cadre de cette stratégie de mobilisation des recettes provinciales.
À ce stade, FINCA RDC confirme la réouverture de ses locaux de Gombe et la reprise normale de ses services. L’institution n’a pas détaillé publiquement le motif exact de la fermeture temporaire.
Boaz Kabeya
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Après avoir finalisé l’acquisition de Loncor Gold, propriétaire du projet aurifère Adumbi, en Ituri, pour 267 millions de dollars canadiens, le groupe chinois Chengtun Mining Group poursuit son offensive en République démocratique du Congo.
Selon une annonce publiée le 8 avril 2026 par la Bourse de Shanghai, Chengtun Mining prévoit d’investir 300 millions de dollars pour acquérir 50 % de Nkoyi Leopard Mining and Investment. Cette société détient 60 % des droits miniers d’un projet cuivre-cobalt situé dans le Lualaba. L’opération permettrait ainsi à Chengtun d’obtenir indirectement 30 % des intérêts du projet.
Le groupe chinois ne nomme pas explicitement le permis concerné dans son communiqué. Mais plusieurs indices permettent de rapprocher cette opération du projet Kabulungu, logé au sein de Kabulungu Kamilombe Mining (KKM) : sa localisation dans la Copperbelt congolaise, sa superficie de plus de 10,9 km², ainsi que la date d’expiration du permis d’exploitation, indiquée en janvier 2040, qui correspond aux informations disponibles auprès du cadastre minier congolais pour le permis associé au projet.
Selon les informations rapportées par Africa Intelligence, KKM serait détenue à 40 % par la Gécamines et à 60 % par Nkoyi Leopard Mining, qui porte les intérêts liés à l’émirati International Resources Holding (IRH).
Chengtun met en avant la proximité du projet avec ses installations industrielles existantes dans le Lualaba. Le groupe cite notamment Chengtun Congo Mining (CCM S.A.), Chengtun Congo Ressources SARL (CCR) et Kalongwe Mining SA (KMSA). Selon son communiqué, la mine se situe à environ 20 km au nord des fonderies CCR et CCM, et à 51 km au sud-ouest de la fonderie KMSA. Cette localisation faciliterait le transport du minerai et son intégration dans la chaîne industrielle du groupe.
Cette proximité constitue l’un des principaux intérêts stratégiques de l’opération pour Chengtun, qui cherche à renforcer l’intégration entre ses actifs miniers et métallurgiques dans la Copperbelt congolaise, où il dispose déjà d’unités de traitement.
Le communiqué précise par ailleurs que, selon les estimations préliminaires de ses équipes techniques fondées sur les données de forage disponibles, le projet présenterait des teneurs moyennes de 1,66 % pour le cuivre et de 0,67 % pour le cobalt. Chengtun estime également que les ressources en cuivre du projet dépasseraient les standards chinois applicables aux grandes mines de cuivre.
Timothée Manoke
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The Democratic Republic of Congo's Ministry of Foreign Trade announced on Wednesday the validation of a prototype for the country's Commercial Information Portal, known by its French acronym PIC. The digital platform is intended to centralize the rules and procedures governing import, export and transit operations.
According to the ministry, the PIC will provide economic operators, investors and public institutions with a single access point for official information related to foreign trade. This includes customs formalities, documentary requirements, regulatory texts, administrative procedures and rules governing cross-border trade.
Officials presented the platform as a tool to improve transparency and facilitate trade. The project forms part of commitments made by the DRC under the World Trade Organization's Trade Facilitation Agreement, which requires member states to publish foreign trade regulations, improve administrative transparency and simplify cross-border procedures.
The initiative, supported technically by TradeMark Africa and Alerte Internationale, aims to address a longstanding challenge in the Congolese business environment: the lack of clarity surrounding trade regulations.
Improving Trade Competitiveness
Importers and exporters operating in the DRC often have to deal with multiple agencies, procedures and requirements that are not always fully aligned. Businesses regularly cite the large number of required documents, regulatory instability, administrative costs, delays and the difficulty of accessing centralized and up-to-date official information as major constraints.
In that context, the PIC represents an effort to standardize and centralize public trade information. Authorities say the portal should make trade procedures more predictable and reduce administrative barriers, with the broader goal of strengthening the country's competitiveness. The ministry also said the platform would enable the DRC to compare its trade procedures with those of other WTO member states.
Next steps include a formal presentation of the portal to the government by Foreign Trade Minister Julien Paluku Kahongya, ahead of its operational launch and official notification to international partners, including the WTO and the African Continental Free Trade Area.
The initiative complements the Integrated Single Window for Foreign Trade, known as GUICE, which is managed by SEGUCE RDC. While the GUICE handles the processing of foreign trade operations - including requests, validations, payments, documentation and import, export and transit procedures - the PIC will centralize information on the rules, procedures, required documents, costs, timelines and administrative requirements associated with those operations. It could therefore serve as an information gateway to the single-window system.
Ronsard Luabeya
Le ministère du Commerce extérieur a annoncé, le 21 mai à Kinshasa, la validation du prototype du Portail d’informations commerciales de la RDC (PIC). Cette plateforme numérique est destinée à centraliser les règles et procédures applicables aux opérations d’importation, d’exportation et de transit.
Selon le ministère, le PIC doit permettre aux opérateurs économiques, aux investisseurs et aux administrations d’accéder, à partir d’un point unique, aux informations officielles liées au commerce extérieur : formalités douanières, exigences documentaires, textes réglementaires, procédures administratives et règles applicables aux échanges transfrontaliers.
Présenté comme un outil de transparence et de facilitation des échanges, le projet s’inscrit dans les engagements pris par la RDC dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), notamment au titre de l’Accord sur la facilitation des échanges (AFE). Celui-ci prévoit notamment la publication des règles liées au commerce extérieur, l’amélioration de la transparence administrative et la simplification des formalités transfrontalières.
Derrière cette initiative, qui bénéficie aussi de l’appui technique de TradeMark Africa et d’Alerte Internationale, se trouve un enjeu ancien du climat des affaires congolais : la faible lisibilité des règles commerciales.
Instrument de compétitivité
Les importateurs et exportateurs opérant en RDC doivent souvent naviguer entre plusieurs administrations, procédures et exigences parfois peu harmonisées. Les opérateurs dénoncent régulièrement la multiplicité des documents, l’instabilité réglementaire, les coûts administratifs, les délais, ainsi que la difficulté d’obtenir une information officielle centralisée et actualisée.
Dans ce contexte, le PIC apparaît comme une tentative de standardisation de l’information commerciale publique. L’objectif affiché est double : améliorer la prévisibilité des opérations commerciales et réduire les obstacles administratifs qui pèsent sur les échanges, afin de renforcer la compétitivité du pays. Le ministère souligne d’ailleurs que le PIC permettra à la RDC de comparer ses procédures commerciales avec celles des autres États membres de l’OMC.
Les prochaines étapes prévoient la présentation officielle du portail au gouvernement par le ministre Julien Paluku Kahongya, avant son lancement opérationnel et sa notification aux partenaires internationaux, notamment l’OMC et la Zone de libre-échange continentale africaine.
Cette initiative est complémentaire au Guichet unique intégral du commerce extérieur (GUICE), géré par SEGUCE RDC. Alors que le GUICE permet de traiter les opérations liées au commerce extérieur — demandes, validations, paiements, documents et formalités d’importation, d’exportation et de transit —, le PIC centralise les règles, procédures, documents, coûts, délais et exigences applicables à ces opérations. Il peut donc devenir la porte d’entrée pédagogique du guichet unique.
Ronsard Luabeya
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Uganda announced a series of temporary restrictions on transport links with the Democratic Republic of Congo on Wednesday, citing the risk of cross-border Ebola transmission after new cases were reported in eastern DR Congo.
The measures were approved on May 21, 2026, following a meeting of the National Health Emergency Task Force chaired by Ugandan Vice President Jessica Alupo, according to Ugandan media reports.
Under the measures, Kampala plans to suspend all direct flights between Uganda and DR Congo within 48 hours. Authorities also suspended cross-border public road transport and passenger ferry services on the Semuliki River for an initial four-week period.
Freight traffic and the movement of essential goods will continue, however, to prevent supply disruptions. Ugandan authorities also ordered the temporary suspension of certain weekly markets in border areas, along with cultural gatherings likely to attract large crowds in districts near Congo.
At the same time, health surveillance systems are being reinforced at border entry points and in high-risk districts. The measures include enhanced screening, contact tracing, expanded isolation capacity and patrols aimed at curbing uncontrolled border crossings.
Regional travel curbs
The restrictions come after Uganda confirmed imported cases linked to the outbreak declared in eastern DR Congo. Ugandan authorities described the measures as temporary and preventive.
Amid tensions with DR Congo, Rwanda has also imposed restrictions. Several international media outlets reported that the border between Goma, controlled by AFC/M23 rebels, and Rwanda had been closed.
The United States has also barred entry since May 18 to any non-American citizen or permanent resident who has been in DR Congo, Uganda or South Sudan during the previous three weeks. The measures have drawn criticism from Africa CDC.
“Broad travel and trade restrictions are not the solution to outbreaks,” the pan-African health agency said, calling instead for stronger regional coordination and improved local health capacity.
Africa CDC also warned about the economic impact that widespread travel and movement restrictions could have across the region.
On Friday, WHO Director-General Tedros Adhanom Ghebreyesus published updated outbreak figures showing 82 confirmed cases, seven confirmed deaths, nearly 750 suspected cases and 177 suspected deaths.
An official report released on May 20 had recorded 64 confirmed cases and six confirmed deaths. The latest figures show 18 additional confirmed cases and one more death over two days.
Ronsard Luabeya
Face au risque de propagation transfrontalière d’Ébola, l’Ouganda a annoncé une série de restrictions temporaires sur les liaisons avec la République démocratique du Congo, où de nouveaux cas ont été signalés dans l’est du pays.
La décision a été prise le 21 mai 2026, à l’issue d’une réunion du Groupe national de travail sur les urgences sanitaires, présidée par la vice-présidente ougandaise Jessica Alupo, selon la presse ougandaise.
Dans le cadre de ces mesures, Kampala prévoit la suspension de tous les vols directs entre l’Ouganda et la RDC dans un délai de 48 heures. Les autorités ont également annoncé l’arrêt temporaire du transport public routier transfrontalier et des services de ferry pour passagers sur la rivière Semuliki, pour une durée initiale de quatre semaines.
Le trafic de marchandises et l’acheminement des biens essentiels doivent, en revanche, se poursuivre afin d’éviter toute rupture d’approvisionnement.
Les autorités ougandaises ont aussi ordonné la suspension temporaire de certains marchés hebdomadaires dans les zones frontalières, ainsi que des rassemblements culturels susceptibles d’attirer une forte affluence dans les districts proches de la RDC.
Parallèlement, les dispositifs de surveillance sanitaire sont renforcés aux points d’entrée et dans les districts jugés à risque. Les mesures annoncées incluent un dépistage accru, la recherche des contacts, le renforcement des capacités d’isolement et des patrouilles destinées à limiter les traversées non contrôlées.
Multiplication des restrictions de voyage
Ces restrictions interviennent alors que l’Ouganda a confirmé des cas importés liés à l’épidémie déclarée dans l’est de la RDC. Les autorités ougandaises présentent ces mesures comme temporaires et préventives.
Dans un contexte de tensions avec la RDC, le Rwanda a également pris des mesures de restriction. Plusieurs médias internationaux ont indiqué que la frontière entre la ville de Goma, sous le contrôle des rebelles de l’AFC/M23, et le Rwanda était fermée.
De leur côté, les États-Unis interdisent, depuis le 18 mai, l’entrée sur leur territoire à toute personne non américaine ou non résidente permanente légale ayant séjourné, au cours des trois dernières semaines, en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud.
Ces mesures sont désapprouvées par l’Africa CDC. « Les restrictions généralisées de voyage et de commerce ne constituent pas la solution aux épidémies », souligne l’agence de santé panafricaine, qui appelle plutôt à une réponse fondée sur la coordination régionale et le renforcement des capacités sanitaires locales.
L’Africa CDC met également en garde contre les conséquences économiques que pourraient entraîner des restrictions généralisées de voyage et de circulation dans la région.
Ce vendredi, le directeur général de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a publié les derniers chiffres de l’épidémie : 82 cas confirmés, 7 décès confirmés, près de 750 cas suspects et 177 décès suspects. Le rapport officiel du 20 mai faisait état de 64 cas confirmés et 6 décès confirmés. En deux jours, 18 nouveaux cas confirmés et un décès confirmé se sont donc ajoutés au bilan.
Ronsard Luabeya
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The Facilitating Inclusive, Resilient and Sustainable Trade (FIRST) project, a Canadian-funded program operating in the Democratic Republic of Congo, Zambia and Mozambique, is supporting the rollout of a simplified trade regime between the DRC and Zambia to ease small-scale cross-border trade.
Implemented by Cowater International with support from Global Affairs Canada, the five-year project has a budget of 9.7 million Canadian dollars.
In the DRC, the project is helping implement the Simplified Trade Regime (RECOS) between the DRC and Zambia. A technical meeting on the issue was held on May 19, 2026, in Kinshasa between Benezeth Musafiri Kyakakala, chief of staff to the minister of foreign trade, and Nadira Bayat, FIRST project team leader for Cowater International, according to the Congolese Ministry of Foreign Trade.
Following the meeting, a joint technical commission of experts was set up to prepare the signing of a memorandum of understanding and develop a roadmap for implementing RECOS between the two countries, according to a ministry statement.
RECOS is a COMESA mechanism designed to facilitate small-scale cross-border trade through simplified customs procedures. It is based on a common list of eligible products, a simplified customs document and a simplified certificate of origin for goods eligible for preferential treatment.
The DRC previously launched the mechanism with Burundi in October 2024 at the Kavimvira and Gatumba border posts. Under that arrangement, 66 products were selected for customs duty exemptions, with a ceiling of $500 per transaction per day for eligible small traders.
Focus on Kasumbalesa
The initiative aims to better regulate cross-border trade, reduce border delays, limit administrative barriers and encourage informal traders to enter the formal economy.
Through the FIRST project, Congolese authorities and their partners now aim to extend this trade facilitation approach to the DRC-Zambia corridor, particularly at the Kasumbalesa border post, one of the region’s main commercial crossing points.
More broadly, the FIRST project seeks to support trade ministries, professional associations and small cross-border traders in the targeted countries. It places particular emphasis on women, youth and people with disabilities involved in regional trade.
The program includes support for trade policies, the reduction of non-tariff barriers, the participation of micro, small and medium-sized enterprises in regional trade and improved access to trade data.
The initiative forms part of broader efforts to support implementation of the African Continental Free Trade Area (AfCFTA), particularly by making small-scale cross-border trade more inclusive, formalized and resilient.
Timothée Manoke
Le projet Facilitating Inclusive, Resilient and Sustainable Trade (FIRST), financé par le Canada, doit appuyer la facilitation du commerce transfrontalier en République démocratique du Congo, en Zambie et au Mozambique. Doté de 9,7 millions de dollars canadiens sur cinq ans, ce programme est mis en œuvre par Cowater International avec l’appui d’Affaires mondiales Canada.
En RDC, ce projet est notamment mobilisé pour soutenir la mise en œuvre du Régime commercial simplifié (RECOS) entre la RDC et la Zambie. Selon le ministère congolais du Commerce extérieur, une réunion technique consacrée à ce dossier s’est tenue le 19 mai 2026 à Kinshasa entre le directeur de cabinet du ministre du Commerce extérieur, Benezeth Musafiri Kyakakala, et Nadira Bayat, cheffe d’équipe du projet FIRST pour Cowater International.
À l’issue de cette rencontre, une commission technique mixte d’experts a été mise en place afin de préparer la signature d’un mémorandum d’entente ainsi que l’élaboration d’une feuille de route pour l’opérationnalisation du RECOS entre les deux pays, selon la communication du ministère.
Le RECOS est un mécanisme du COMESA destiné à faciliter le petit commerce transfrontalier grâce à des procédures douanières simplifiées. Il repose notamment sur une liste commune de produits éligibles, un document douanier simplifié et un certificat d’origine simplifié pour les marchandises admises au régime préférentiel.
La RDC avait déjà lancé ce dispositif avec le Burundi en octobre 2024 aux postes frontaliers de Kavimvira et Gatumba. Dans ce cadre précis, 66 produits ont été retenus pour bénéficier d’une exemption des droits de douane, avec un plafond fixé à 500 dollars par transaction et par jour pour les petits commerçants concernés.
Cap sur Kasumbalesa
L’objectif poursuivi est de mieux encadrer les flux commerciaux transfrontaliers, de réduire les délais de passage aux frontières, de limiter les tracasseries administratives et de favoriser la formalisation d’une partie du commerce informel.
À travers le projet FIRST, les autorités congolaises et leurs partenaires veulent désormais étendre cette logique de facilitation commerciale au corridor RDC-Zambie, notamment au poste frontalier de Kasumbalesa, l’un des principaux points de passage commerciaux de la région.
Le projet FIRST vise plus largement à soutenir les ministères du commerce, les associations professionnelles et les petits commerçants transfrontaliers dans les pays ciblés. Il met un accent particulier sur les femmes, les jeunes et les personnes en situation de handicap impliqués dans les activités commerciales régionales. Le programme prévoit notamment des appuis en matière de politiques commerciales, de réduction des barrières non tarifaires, de participation des micro, petites et moyennes entreprises au commerce régional et d’accès aux données commerciales.
Cette initiative s’inscrit dans les efforts d’appui à la mise en œuvre de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), en particulier pour rendre le commerce transfrontalier de petite échelle plus inclusif, plus formel et plus résilient.
Timothée Manoke
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Work has resumed on the urban section of National Highway 5 (RN5) in Uvira, with crews laying the first asphalt layer, DR Congo’s Ministry of Infrastructure and Public Works announced on May 21. The project had been suspended since June 2025.
The works concern a roughly 10-kilometer stretch linking the Kavimvira roundabout to the public port of Kalundu. Contractor EIS-EKA said the project was 40% complete a month before work was halted. At the time, the company cited operational constraints. Local media later reported delays in the delivery of materials and equipment, alongside financial constraints and administrative and land-related hurdles.
Before the suspension, local sources had indicated that EIS-EKA was continuing part of the works with its own funds while awaiting the release of planned financing. Funding arrangements for the project remain unclear. Several sources mention support from the central government, sometimes combined with provincial funding and contributions from oil companies.
The section under construction is a key route to the port of Kalundu and to trade flows with neighboring Burundi. However, it represents only a small portion of the broader RN5 corridor, which stretches more than 1,300 kilometers from Bukavu to Lubumbashi.
On the ground, paving works are still focused on priority sections, particularly in South Kivu. The Bukavu-Nyangezi-Kamanyola section, spanning around 55 kilometers, is among the most advanced projects. That site falls under the Sino-Congolese cooperation program, with SISC SA as the main contractor and Sinohydro 14 as subcontractor.
Upgrading RN5 is considered an economic priority for eastern Congo. The corridor is expected to improve connectivity between Bukavu, Uvira, Baraka, Fizi, Kalemie and, further south, parts of Haut-Katanga province.
The road also provides a domestic alternative to routes that transit neighboring countries, especially for freight moving between South Kivu and the rest of the country. Commercially, the upgrade could reduce transport costs, ease the movement of agricultural goods and strengthen trade between eastern and southeastern provinces.
Boaz Kabeya