In addition to producing 500,000 metric tons per year of 99.7% pure copper anodes, Kamoa Copper’s smelter can generate 700,000 metric tons of sulfuric acid annually, a byproduct that is gaining value in the Congolese Copperbelt amid conflict in the Middle East.
Sulfuric acid is a key input in the leaching process used to extract copper from oxide ores. A significant share of Congolese output, estimated at 3.5 million metric tons in 2025, relies on such deposits, particularly in Lualaba and Haut-Katanga provinces. The availability of this input directly affects production volumes and operating costs.
So far, most of the sulfuric acid used in the region has been produced from imported sulfur. According to Robert Friedland, executive co-chairman of Ivanhoe Mines, which holds a 39.6% stake in Kamoa Copper, up to 80% of the sulfur imported into the Copperbelt passes through the Strait of Hormuz, a corridor now disrupted by the conflict in the Middle East.
“Over the past week, we have begun to observe an increase in the price of acid in the Congolese Copperbelt due to the lack of sulfur exported from the Middle East via the Strait of Hormuz. If supply remains constrained, prices should continue to rise,” Friedland said in a March 23 post on X.
This makes the Kamoa Copper smelter more important. Unlike most operators, the project processes sulfide ore, which does not require sulfuric acid. The refining process also produces it as a byproduct. This allows Kamoa to avoid the constraint and become a key supplier to the rest of the sector.
Additional revenue
According to Friedland, the smelter currently produces 1,600 metric tons per day of high-concentration sulfuric acid, sold for between $470 and $500 per metric ton to mining operations in the Congolese Copperbelt. He described the price as competitive, noting that even before the outbreak of the war in the Middle East, sulfur prices had risen sharply in recent months due to global supply constraints, reaching between $500 and $600 per metric ton in January depending on the region.
The situation is also boosting the project’s profitability. At current price levels, sulfuric acid sales could generate more than $300 million in annual revenue. This additional stream complements copper production, which is expected to reach between 370,000 and 420,000 metric tons in 2026. The smelter also allows Kamoa Copper to nearly halve its logistics costs by exporting copper anodes rather than concentrate, according to company executives.
By contrast, most other operators in the Copperbelt are directly affected by the shock due to their reliance on sulfuric acid. Higher input costs are weighing on margins and widening competitive gaps within the sector.
More broadly, this highlights a structural issue for the Democratic Republic of Congo: securing the industrial inputs needed to develop its mining resources. As the country strengthens its position as a major global producer of copper and cobalt, control over these inputs is becoming critical to its resilience.
Pierre Mukoko
Une intervention d’urgence est en cours à Kikwit, dans la province du Kwilu, après que la route Wazabanga, reliant la Route nationale n°1 (RN1) au centre-ville, a été coupée en deux par une érosion provoquée par les pluies diluviennes tombées dans la nuit du 24 au 25 mars 2026, selon une communication du ministère des Infrastructures et Travaux publics.
Le communiqué précise que ces intempéries ont également causé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.
Dépêché sur place sur instruction du président de la République, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, s’est rendu à Kikwit le 25 mars pour évaluer l’ampleur des dégâts. Sur le terrain, il a conduit une mission d’inspection au niveau de la grande érosion de Wazabanga, dans la commune de Nzinda, avant de convoquer une réunion d’urgence avec les structures techniques de son ministère.
À l’issue de cette évaluation, il a été décidé de lancer des travaux express visant à sécuriser la route endommagée, à protéger le réseau de la Société nationale d’électricité (SNEL) et, à terme, à rétablir la mobilité des habitants.
La section touchée constitue un axe important pour la circulation locale et le désengorgement de la RN1, selon des sources locales. Son interruption perturbe les déplacements et l’approvisionnement de la ville.
Cet effondrement intervient dans un contexte de forte érosion à Kikwit. En février 2026, le bourgmestre de la commune de Nzinda avait déjà alerté sur la progression d’un ravin dans la zone, qui avait entraîné la destruction de plusieurs habitations et exposé des familles à des conditions précaires, selon une information relayée par l’Agence congolaise de presse (ACP).
L’autorité locale avait également évoqué le risque de coupure de la route Wazabanga en raison de l’avancée de l’érosion.
Boaz Kabeya
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En plus d’être capable de produire 500 000 tonnes d’anodes de cuivre pur à 99,7 % par an, la fonderie de cuivre de Kamoa Copper peut aussi générer, sur la même période, 700 000 tonnes d’acide sulfurique, un sous-produit dont la valeur augmente dans la Copperbelt congolaise sur fond de guerre au Moyen-Orient.
L’acide sulfurique constitue en effet un intrant essentiel dans le processus de lixiviation, utilisé pour extraire le cuivre à partir des minerais oxydés. Or, une part significative de la production congolaise, chiffrée à 3,5 millions de tonnes en 2025, repose sur ce type de gisements, notamment dans le Lualaba et le Haut-Katanga. La disponibilité de cet intrant conditionne donc directement les volumes produits et les coûts d’exploitation.
Jusqu’à présent, l’essentiel de l’acide sulfurique consommé dans la région est produit à partir de soufre importé. Or, selon Robert Friedland, co-président exécutif d’Ivanhoe Mines, actionnaire de Kamoa Copper à hauteur de 39,6 %, jusqu’à 80 % du soufre importé dans la Copperbelt transite par le détroit d’Ormuz, un corridor aujourd’hui affecté par le conflit au Moyen-Orient.
« Au cours de la semaine écoulée, nous avons commencé à observer une hausse du prix de l’acide dans la Copperbelt congolaise, en raison du manque de soufre exporté depuis le Moyen-Orient via le détroit d’Ormuz. Si l’approvisionnement reste contraint, les prix devraient continuer à augmenter », a tweeté Robert Friedland le 23 mars dernier.
Dans ce contexte, la fonderie de Kamoa Copper prend une importance accrue. Contrairement à la plupart des opérateurs, le projet exploite un minerai sulfuré qui ne nécessite pas l’utilisation d’acide sulfurique. Mieux, le processus de transformation permet d’en produire comme sous-produit. Cette configuration permet à Kamoa non seulement de s’affranchir de cette contrainte, mais aussi de devenir un fournisseur clé pour le reste du secteur.
Revenus supplémentaires
Selon Robert Friedland, cette fonderie produit actuellement 1 600 tonnes d’acide sulfurique à haute concentration par jour, vendues entre 470 et 500 dollars la tonne aux exploitations minières de la Copperbelt en RDC. Un prix jugé compétitif, car avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les prix du soufre avaient déjà fortement progressé ces derniers mois sous l’effet de contraintes d’approvisionnement mondiales, atteignant en janvier entre 500 et 600 dollars la tonne selon les régions du monde.
Cette situation renforce également la rentabilité du projet. Aux niveaux de prix actuels, les ventes d’acide sulfurique pourraient générer plus de 300 millions de dollars de revenus annuels. Cette source de revenus additionnelle s’ajoute à la production de cuivre, attendue entre 370 000 et 420 000 tonnes en 2026. De l’avis même de ses dirigeants, la fonderie permet aussi à Kamoa Copper de diviser pratiquement par deux ses coûts logistiques en exportant des anodes de cuivre plutôt que du concentré.
À l’inverse, la plupart des autres opérateurs de la Copperbelt subissent directement ce choc, en raison de leur dépendance à l’acide sulfurique pour leurs opérations. La hausse des prix de cet intrant pèse sur leurs marges, accentuant les écarts de compétitivité au sein du secteur.
Au-delà de ses implications immédiates, cette dynamique met en évidence un enjeu structurel pour la RDC : la sécurisation des intrants industriels nécessaires à l’exploitation de ses ressources minières. Alors que le pays s’impose comme un acteur clé de la production mondiale de cuivre et de cobalt, la maîtrise locale de ces intrants devient un facteur déterminant de résilience.
Pierre Mukoko
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La zone du remblai T17, située à Kolwezi, dans la province du Lualaba, a été officiellement placée en situation d’urgence radiologique par les autorités congolaises, à la suite de la découverte de matières radioactives sur un site exploité par des creuseurs artisanaux.
Dans une déclaration rendue publique le 23 mars 2026, la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovation, Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse, agissant en qualité d’autorité nucléaire, évoque un risque majeur pour la santé publique, la sécurité nationale et l’environnement.
Selon des informations concordantes relayées par la presse, cette décision fait suite à une exploitation artisanale incontrôlée ayant mis au jour des substances radioactives sur le site, exposant potentiellement les populations et les écosystèmes environnants. Le communiqué officiel indique que cette mesure vise à circonscrire toute contamination, à sécuriser le périmètre concerné et à protéger les populations exposées.
Les autorités annoncent notamment le déploiement d’équipes spécialisées sur le terrain, l’intervention d’experts qualifiés pour évaluer le niveau de risque, ainsi que la mise en place de dispositifs de décontamination, de protection et de surveillance continue. Le gouvernement insiste également sur la nécessité d’une intervention rapide et coordonnée afin d’éviter toute aggravation de la situation.
Des risques sanitaires bien documentés
Sur le plan scientifique, les risques associés à l’exposition à des matières radioactives sont largement documentés. Les rayonnements ionisants peuvent pénétrer les tissus biologiques, altérer l’ADN et entraîner des effets graves sur la santé, notamment des lésions cellulaires ou des pathologies à long terme. L’exposition peut intervenir par inhalation de particules contaminées, ingestion ou contact prolongé, des situations particulièrement plausibles dans des environnements d’exploitation minière artisanale.
Cette déclaration d’urgence s’inscrit dans une logique de gestion des risques conforme aux principes internationaux. Les cadres de référence en matière de sûreté radiologique, notamment ceux promus par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), mettent l’accent sur la préparation, la détection et la réponse rapide aux incidents impliquant des substances radioactives.
Dans ce contexte, les autorités congolaises affirment leur engagement à mobiliser les ressources nécessaires, à agir avec transparence et à assurer une gestion coordonnée de la situation. Le gouvernement appelle enfin la population au respect strict des consignes de sécurité émises sur le terrain, dans un contexte où la présence de matières radioactives, bien que localisée, représente un risque potentiellement grave si elle n’est pas maîtrisée.
Boaz Kabeya
La République démocratique du Congo (RDC), la Zambie et la Tanzanie travaillent à la mise en place de mécanismes destinés à sécuriser et à moderniser la route Sud du corridor central, un axe stratégique reliant le port de Dar es Salaam aux principaux centres commerciaux et miniers de la région.
Selon des informations relayées par des médias locaux, les représentants des trois pays se sont réunis le 24 mars 2026 à Lubumbashi pour valider des études de faisabilité visant à améliorer la circulation des marchandises et à renforcer la sécurité le long de cet itinéraire. L’initiative est appuyée par TradeMark Africa, avec un financement du Royaume-Uni via le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO).
Les études proposent plusieurs mesures, parmi lesquelles l’introduction de systèmes de paiement électronique aux postes frontaliers et le déploiement de dispositifs technologiques de surveillance, notamment la vidéosurveillance et le suivi des cargaisons. Elles mettent également l’accent sur la coordination entre les pays et l’amélioration des procédures aux frontières. Ces recommandations reposent sur des consultations menées auprès des transporteurs, des services douaniers, des forces de l’ordre et des opérateurs privés.
Selon TradeMark Africa, ces travaux, engagés depuis novembre 2025 dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence de facilitation du transport de transit du corridor central (AFTTCC), ont permis d’identifier plusieurs défis, notamment la persistance des paiements en espèces, les risques sécuritaires, les vols de cargaisons, la multiplication des postes de contrôle non officiels et les difficultés de coordination entre institutions transfrontalières.
Dans ce contexte, la RDC a engagé des mesures de sécurisation sur certains tronçons du corridor, notamment entre Tunduma et Lubumbashi, en coordination avec les pays voisins.
Ces initiatives s’inscrivent dans le prolongement des actions déjà entreprises au niveau régional. En janvier 2026, la RDC et la Zambie s’étaient engagées à renforcer la sécurité sur le corridor Kolwezi–Kasumbalesa, après des attaques répétées visant des camions transportant du cuivre et du cobalt, parfois accompagnées de violences contre les chauffeurs.
Ronsard Luabeya
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China Minmetals Corporation (CMC), the indirect majority shareholder of MMG, is seeking to acquire new mining permits in the Democratic Republic of Congo (DRC) after a March 24, 2026 meeting in Beijing with Mines Minister Louis Watum Kabamba.
Discussions focused on expanding the group’s operations in the country, the ministry said. China Minmetals also expressed interest in technical collaboration with the National Geological Service to accelerate the identification of new deposits.
During the meeting, the minister outlined the DRC’s strategic priorities, emphasizing geological research, local processing of mineral resources, job creation, and greater Congolese participation in the mining value chain.
The ministry said the meeting supports a model based on productive investment, local value addition, and the sustainable development of the mining sector.
Kinsevere central to CMC’s operations
In the DRC, the group’s main asset is the Kinsevere mine, operated by MMG, located about 30 km north of Lubumbashi in Haut-Katanga. Historically focused on copper production, the site has been expanded to include copper sulfide and cobalt processing.
Approved in March 2022, the project aimed for total investment of $550 million to $600 million, with a target annual output of 80,000 tonnes of copper cathode and 4,000 to 6,000 tonnes of cobalt at full capacity. As part of the project, $300 million in financing was secured in December 2023 from Top Create Resources Limited, an entity linked to CMC.
After mechanical completion of the expansion in September 2024, MMG targeted production of 63,000 to 69,000 tonnes of copper cathode at Kinsevere in 2025. The target was not met. According to MMG, the mine produced 52,791 tonnes of copper in 2025, an 18% increase year-on-year. This increase reflects the gradual ramp-up of the expansion.
Ronsard Luabeya
Le groupe chinois China Minmetals Corporation (CMC), actionnaire majoritaire indirect de MMG, a exprimé son intérêt pour l’acquisition de nouveaux permis miniers en République démocratique du Congo (RDC), à l’issue d’une réunion tenue le 24 mars 2026 à Beijing avec le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba.
Selon la communication du ministère, les échanges ont porté sur l’extension des opérations du groupe dans le pays. China Minmetals a également manifesté son intérêt pour une collaboration technique avec le Service géologique national, dans l’objectif d’accélérer l’identification de nouveaux gisements.
Lors de cette réunion à Beijing, le ministre des Mines a rappelé les priorités stratégiques de la RDC, en mettant l’accent sur l’intensification de la recherche géologique, la transformation locale des ressources, la création d’emplois durables et le renforcement de la participation congolaise dans la chaîne de valeur minière.
Le ministère présente cette rencontre comme un signal en faveur d’un modèle fondé sur l’investissement productif, la valorisation locale des ressources et le développement durable du secteur minier congolais.
Kinsevere au cœur de la présence de CMC
En RDC, l’actif central du groupe est la mine de Kinsevere, exploitée par MMG, à environ 30 kilomètres au nord de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. Historiquement centrée sur la production de cuivre, cette exploitation a fait l’objet d’une expansion destinée à intégrer le traitement du sulfure de cuivre et du cobalt.
Approuvé en mars 2022, ce projet visait un investissement total compris entre 550 et 600 millions de dollars, avec l’ambition d’atteindre, à pleine capacité, une production annuelle de 80 000 tonnes de cuivre cathodique et de 4 000 à 6 000 tonnes de cobalt. Dans ce cadre, un financement de 300 millions de dollars avait été accordé en décembre 2023 par Top Create Resources Limited, une entité liée au groupe CMC.
Après l’achèvement mécanique du projet d’expansion en septembre 2024, MMG visait pour 2025 une production comprise entre 63 000 et 69 000 tonnes de cuivre cathodique à Kinsevere. Cet objectif n’a finalement pas été atteint. Selon les résultats opérationnels publiés par MMG, la mine a produit 52 791 tonnes de cuivre en 2025, soit une hausse de 18 % par rapport à l’année précédente. Cette progression traduit néanmoins la montée en puissance graduelle du projet d’expansion.
Ronsard Luabeya
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Congolese company Benesha plans to build a factory in the Democratic Republic of Congo to manufacture disposable medical devices, according to a March 23 statement from the Agency for Special Economic Zones (AZES).
Benesha, which distributes medical consumables, has signed an occupancy agreement with AZES for a plot within a special economic zone (SEZ). The statement did not specify which zone is concerned.
Benesha Chief Executive Farah Kokobile said the project aims to reduce the country's dependence on imports amid sustained demand. “Our objective within the economic zone is to locally produce devices that we regularly import, in order to reduce reliance on external supplies,” she said.
She added that demand is particularly strong, with monthly consumption estimated at more than 10 million syringes in Kinshasa alone, a figure largely met through imports.
The Congolese market for disposable medical consumables also offers strong growth prospects. According to the Congo Medical Consumables Market study published in 2023, the segment is expected to grow at an average annual rate of more than 11% between 2025 and 2031, peaking at 12.27% in 2026 before gradually slowing to 10.24% by the end of the period.
According to AZES, Benesha’s project includes the manufacture of syringes and infusion equipment. The agency added that the initiative is expected to create around 200 jobs by 2030 and described it as strategic, saying it could help strengthen the country’s health security by providing a local alternative to imported medical consumables.
Local production of disposable medical devices in the DRC remains limited despite rising demand from health facilities. To date, only a handful of companies, such as LabPro Pharma RDC, manufacture certain consumables, while others, including Afrimed RDC and Essor Equipements, focus on distributing imported products.
In January 2021, African Medical Solutions (AMS) announced plans to build a factory in Kinshasa. No further public updates on the project have been released since.
Ronsard Luabeya
La société Benesha envisage de construire une usine dédiée à la fabrication de dispositifs médicaux jetables en République démocratique du Congo (RDC). À cette fin, l’entreprise, active notamment dans la distribution de consommables médicaux, a signé avec l’Agence des zones économiques spéciales (AZES) une convention d’occupation au sein d’une zone économique spéciale (ZES), selon une communication de l’AZES datée du 23 mars 2026. Celle-ci ne précise pas la ZES concernée.
La directrice générale de Benesha, Farah Kokobile (photo), explique que cette orientation vise à réduire la dépendance du pays aux importations, dans un contexte de demande soutenue. « Notre demande dans la zone économique est de produire localement des dispositifs que nous importons régulièrement, afin de limiter les approvisionnements extérieurs », a-t-elle indiqué. Elle souligne que les besoins sont particulièrement élevés, avec une consommation mensuelle estimée à plus de 10 millions de seringues dans la seule ville de Kinshasa, majoritairement couverte par des importations.
Le marché congolais des consommables médicaux jetables présente en outre des perspectives de croissance. Selon l’étude Congo Medical Consumables Market publiée en 2023, ce segment devrait croître en moyenne de plus de 11 % par an entre 2025 et 2031, avec un pic attendu à 12,27 % en 2026, avant de ralentir progressivement à 10,24 % en fin de période.
Selon l’AZES, l’initiative de Benesha prévoit la fabrication de seringues et d’équipements de perfusion. Selon la même source, le projet devrait aussi créer environ 200 emplois à l’horizon 2030. L’Agence considère cette initiative comme stratégique, dans la mesure où elle pourrait contribuer à renforcer la souveraineté sanitaire du pays en proposant une alternative locale aux importations de consommables médicaux.
La production locale de dispositifs médicaux jetables en RDC reste en effet limitée, malgré une demande croissante dans les structures de santé. À ce jour, seules quelques entreprises, comme LabPro Pharma RDC, fabriquent certains consommables, tandis que d’autres acteurs, tels qu’Afrimed RDC et Essor Équipements, se concentrent sur la distribution de produits importés.
En janvier 2021, l’entreprise African Medical Solutions (AMS) avait annoncé un projet d’usine à Kinshasa. Depuis lors, aucune communication publique n’a été faite sur ce projet.
Ronsard Luabeya
Donors pledged more than $200 million to fund the Democratic Republic of Congo’s second general population and housing census (RGPH2) at a roundtable in Kinshasa on March 23, the presidency said.
World Bank country director Albert Zeufack said the institution is considering providing $100 million, with most of it allocated to the census. “Subject to board approval and the government meeting the conditions required to launch the project, the World Bank plans a $100 million programme, including $75 million for the census,” he said. The remaining funds would go toward strengthening the national statistical system, including institutions, staff training and data systems at both national and provincial levels.
The African Development Bank (AfDB) is considering contributing $80 million, divided between $50 million for census operations and $30 million for institutional capacity-building. This component will support the National Statistics Institute (INS) and other agencies involved in planning, budgeting, monitoring and evaluation. The aim is to ensure the census is carried out efficiently, transparently and sustainably. The proposal is still under review and is expected to be submitted to the AfDB board before the end of the year.
U.N. agencies will support the census in three ways. The U.N. Population Fund (UNFPA) and UNICEF have committed $3 million to launch initial activities. Several agencies will also provide technical, logistical and communications support, including coordination with the agricultural census. UNFPA will lead the effort and manage the funds through a basket fund in coordination with the authorities and partners.
What’s at stake
Côte d’Ivoire also pledged in-kind support, including technical assistance and equipment. This includes sharing experience in logistics, administration and financial management, as well as training Congolese technical and cartographic teams. The country also plans to provide 3,000 tablets and related equipment for mapping operations. Cooperation is already underway following a Congolese technical mission to Abidjan from March 9 to 13. A visit led by Planning Minister Guylain Nyembo is scheduled from March 30 to April 5 and is expected to lead to the signing of a framework agreement.
The roundtable comes as the DRC steps up preparations for the census, 42 years after the last one in 1984. Since then, the population has grown from about 30 million to nearly 112.8 million, according to the authorities, highlighting the need for updated data to guide public policy.
In his opening address, President Félix-Antoine Tshisekedi stressed the stakes, warning that “continuing to plan without complete, reliable and up-to-date demographic data would amount to governing without visibility and weaken the state’s ability to respond to people’s needs.” He said the census would allow the government to base decisions on reliable data. The state has already contributed $30 million to the basket fund managed by UNFPA.
At a cabinet meeting on January 30, the government described the roundtable as a strategic effort to secure funding for the project, whose total cost is estimated at $192 million. It said financing the project within current budget constraints was difficult, justifying the use of a basket fund to pool contributions from partners. The pledges announced exceed the estimated cost, potentially covering all identified needs. The next step is to turn commitments into action, as UNFPA Acting Executive Director Diene Keita said.
Boaz Kabeya