L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a annoncé, le 2 avril 2026, la signature d’un marché public avec l’entreprise allemande Gauff Engineering pour la mise en œuvre d’un projet d’électrification couvrant 36 territoires en République démocratique du Congo. Selon l’agence, cette étape intervient après la structuration du financement du projet et l’achèvement de plusieurs formalités préalables, dont la validation du contrat par les instances compétentes.
En mars 2025, l’ANSER et Gauff Engineering avaient signé à Berlin un contrat commercial de 150 millions d’euros portant sur la construction de centrales solaires photovoltaïques et de mini-centrales hydroélectriques destinées à améliorer l’accès à l’électricité dans des zones rurales et périurbaines. À l’époque, l’agence précisait déjà qu’une convention de financement devait encore être conclue pour permettre le déploiement effectif du projet.
Dans sa communication récente, l’ANSER indique que le financement du projet a été approuvé par le conseil d’administration de la Commerzbank, avant la conclusion d’un accord de financement avec le ministère congolais des Finances.
Le projet prévoit la construction de 230 centrales photovoltaïques et de mini-centrales hydroélectriques pour un montant de 150 millions d’euros, soit environ 172,8 millions de dollars au taux de change actuel, avec un délai d’exécution de quatre ans.
Boaz Kabeya
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Les États-Unis ont placé le projet de transaction entre Glencore et le consortium Orion Critical Mineral parmi les dossiers jugés prioritaires en République démocratique du Congo (RDC). Le 19 mars 2026, lors d’une allocution à Washington, Nick Checker, haut responsable du Bureau des affaires africaines du Département d’État, a cité la finalisation de cette opération parmi les trois projets « fondamentaux » pour la mise en œuvre du partenariat stratégique conclu entre Washington et Kinshasa.
Le 3 février 2026, Glencore a annoncé la signature d’un memorandum d’entente non contraignant avec Orion Critical Mineral Consortium (Orion CMC) en vue d’une acquisition potentielle de 40 % de ses intérêts dans Mutanda Mining (MUMI) et Kamoto Copper Company (KCC), deux actifs majeurs situés dans la province du Lualaba. Glencore a précisé que les deux sociétés continueraient d’être opérées par le groupe, même en cas de conclusion de la transaction.
Les deux sites occupent une place importante dans l’offre congolaise de cuivre et de cobalt. Selon Glencore, MUMI et KCC ont produit ensemble, en 2025, environ 247 800 tonnes de cuivre et 33 500 tonnes de cobalt contenu.
Washington voit dans ce projet un levier pour renforcer la sécurité de ses chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Cette orientation s’inscrit dans le cadre du partenariat stratégique signé le 4 décembre 2025 entre les États-Unis et la RDC, centré sur le cuivre, le cobalt et d’autres minerais jugés essentiels pour l’industrie, les batteries et la défense.
Lancé en octobre 2025, Orion CMC est piloté par Orion Resource Partners en partenariat avec la U.S. International Development Finance Corporation (DFC). Le consortium dispose d’une capacité d’investissement initiale de 1,8 milliard de dollars, avec l’appui d’Orion, de la DFC et d’ADQ, le fonds souverain d’Abou Dhabi.
Pour les autorités américaines, la concrétisation de cette opération constituerait à la fois un appui à la sécurisation de leurs approvisionnements et un signal adressé au secteur privé sur l’attractivité du marché minier congolais.
Ronsard Luabeya
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Les États-Unis ont publiquement placé l’attribution à Mota-Engil de la concession du segment congolais du corridor de Lobito parmi les projets jugés prioritaires pour la mise en œuvre du partenariat stratégique conclu le 4 décembre 2025 avec la République démocratique du Congo (RDC). Dans une allocution prononcée le 19 mars 2026 au Powering Africa Summit, à Washington, Nick Checker, haut responsable du Bureau des affaires africaines du Département d’État, a cité cette attribution parmi les trois projets « fondamentaux pour la mise en œuvre réussie de ce partenariat ».
Les deux autres projets mentionnés par Washington sont l’acquisition des actifs de Chemaf par un consortium conduit par Virtus, approuvée par le ministère congolais des Mines le 13 mars 2026, et la transaction envisagée entre Orion Critical Mineral Consortium et Glencore sur des actifs miniers en RDC, encore présentée publiquement comme une opération proposée dans le cadre d’un mémorandum d’entente non contraignant.
L’accord de partenariat stratégique présente le corridor Sakania-Lobito comme un projet d’infrastructure stratégique pour les deux parties et comme un élément essentiel de la stratégie industrielle et commerciale congolaise. Il fixe des objectifs de transit précis : 50 % du cuivre, 30 % du cobalt et 90 % du zinc commercialisés par les entreprises publiques devront transiter par ce corridor au cours des cinq prochaines années.
Washington ne cache pas l’objectif géoéconomique poursuivi. Dans le même discours, Nick Checker a déclaré que l’objectif américain est de faire en sorte que les minerais critiques africains « commencent à affluer vers l’ouest, en direction des États-Unis », en citant le corridor de Lobito comme illustration de ce modèle. Il a également estimé que ces projets apporteraient à la fois des avantages aux chaînes d’approvisionnement américaines et un signal positif au secteur privé sur l’ouverture de la RDC aux affaires. « Avec l’engagement constant et le leadership du président Tshisekedi, nous sommes optimistes quant à la réalisation rapide de ces premiers projets », a-t-il indiqué.
Appel d’offres
Ce soutien américain à l’option Mota-Engil n’est pas nouveau. Le 5 décembre 2025, la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) a annoncé une lettre d’intention avec le groupe portugais pour appuyer la réhabilitation, l’exploitation et le transfert de la ligne Dilolo-Sakania en RDC. Selon la DFC, ce soutien pourrait atteindre un milliard de dollars, sous réserve de l’instruction complète du dossier.
Côté congolais, les autorités continuent toutefois d’afficher une démarche formellement ouverte. Lors de la première réunion de coordination du corridor, tenue à Luanda en février 2026, le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a indiqué que la RDC préparait un appel d’offres international pour la réhabilitation du tronçon Tenke-Kolwezi-Dilolo, avec une option privilégiée de partenariat public-privé et un lancement des travaux attendu au quatrième trimestre 2026.
En attendant la structuration complète du projet, la société publique congolaise SNCC reste active sur ce tronçon où des travaux d’urgence sont déjà engagés. Il est notamment question de traiter environ 80 km de zones critiques afin d’assurer la continuité du trafic. Selon les autorités, 100 millions de dollars ont déjà été investis pour la réhabilitation de 60 à 70 kilomètres de voie ferrée.
Selon les projections officielles, le corridor doit rendre le port de Lobito plus compétitif que ceux de Durban, en Afrique du Sud, de Dar es Salaam, en Tanzanie, de Beira, au Mozambique, ou encore de Walvis Bay, en Namibie, pour les exportations congolaises à partir du sud du pays. À titre de comparaison, il faudrait entre 5 et 8 jours pour acheminer le fret des villes minières de Tenke ou Kolwezi jusqu’au port de Lobito, contre près de 25 jours pour Durban. Cette réduction des délais permettrait, selon le ministre des Transports, de diminuer les coûts logistiques jusqu’à 30 %. Dès la première année d’exploitation, un volume d’un million de tonnes à l’export et de 500 000 tonnes à l’import est prévu.
Sur le segment angolais, Mota-Engil, Trafigura et Vecturis opèrent déjà via le consortium Lobito Atlantic Railway (LAR), titulaire d’une concession de 30 ans sur la ligne Lobito-Luau. Cette section est exploitée depuis 2023.
Ronsard Luabeya
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The Democratic Republic of Congo exported more than 28.2 metric tons of gold in 2025, little changed from 27.93 tons in 2024, according to data from the Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCPM).
Flat export volumes contrasted with a sharp rise in revenue. The value of gold exports reached $2.84 billion in 2025, up from $1.53 billion in 2024, an increase of about 85.6%, driven by higher international gold prices.
The average annual gold price rose 44% to $110,280 per kilogram in 2025, according to the World Gold Council, which cited strong demand and a geopolitical and financial environment supportive of the metal.
Artisanal gold exports rose to 2,834.72 kilograms in 2025 from 1,755.82 kilograms in 2024, an increase of around 61.4%. This came despite the fall of Bukavu to M23 rebels, previously the country’s main artisanal gold export hub.
To compensate, the state-owned gold marketing company set up offices across the country in 2025, helping sustain export flows.
The Kibali Gold Mine, operated by Barrick Mining, also reflects the effect of higher prices. The industrial mine generated an estimated $2.3 billion in revenue in 2025, up 40% year on year, even as production fell 2% to about 673,000 ounces, below its annual target of at least 688,000 ounces.
Barrick attributed the shortfall to lower ore grades and reduced output from its richest underground zones. A fatal incident in the fourth quarter also led to a temporary suspension of some operations, weighing on year-end output.
There is a discrepancy of more than four metric tons between two sets of figures. The CTCPM reported Kibali’s 2025 output at more than 25 metric tons, while Barrick reported 673,333 ounces, or about 21 metric tons.
The CTCPM has acknowledged limits in its data collection. Its figures are based on company declarations and administrative reconciliations, while Barrick’s data are reported under international financial reporting standards, which may partly explain the gap.
Timothée Manoke
The Democratic Republic of Congo is targeting foreign exchange reserves equivalent to at least three months of import cover by 2027 under its program with the International Monetary Fund. A memorandum by the authorities, included in a report published in January 2026, says reaching this goal requires accumulating about $1.5 billion per year.
The World Bank said in a March 2026 report that reserves rose from $6.2 billion at end-2024 to $7.9 billion at end-2025, equivalent to just over 2.5 months of import cover. The IMF said reserves “continued to increase [...] but remain below the recommended adequacy level.”
This trend reflects a broader improvement in the country’s external position. The IMF said higher copper export volumes and favourable prices helped improve the current account in 2025, despite a temporary suspension of cobalt exports. The current account deficit narrowed to around 3.6% of GDP in 2025, from 4.2% in 2024.
The IMF expects this trend to continue. Reserves are forecast to reach about 12.8 weeks of import cover in 2026 and nearly 13 weeks in 2027, bringing them closer to the three-month threshold.
Middle East war
The outlook remains dependent on global conditions. The IMF warned that it is still exposed to commodity price volatility and external shocks. In an analysis published in March 2026, the Fund said tensions in the Middle East are starting to affect global markets, particularly through “rising energy prices and transportation costs.”
Since the start of the year, gas prices have nearly doubled to around $60, while Brent crude has traded at about $100 per barrel, compared with an average of $60 to $70 before the conflict.
These developments could weigh on net fuel-importing countries. For DR Congo, this is a significant vulnerability. The country relies entirely on imports for petroleum products. A sustained rise in oil prices could increase the import bill and slow reserve accumulation by offsetting gains from the improved current account.
Beyond their accounting role, foreign exchange reserves play a central role in DR Congo: they finance imports, help absorb external shocks and support the stability of the Congolese franc in an economy heavily dependent on mining exports.
Pierre Mukoko & Boaz Kabeya
La République démocratique du Congo (RDC) a exporté plus de 28,2 tonnes d’or en 2025, soit une quasi-stagnation par rapport aux 27,93 tonnes enregistrées en 2024, selon les données consolidées de la Cellule technique de coordination et de planification minière (CTCMP).
Cette évolution limitée des volumes contraste toutefois avec une hausse marquée de la valeur des exportations. Celle-ci est passée de 1,53 milliard de dollars en 2024 à 2,84 milliards de dollars en 2025, soit une progression d’environ 85,6 %. Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de hausse des prix de l’or sur les marchés internationaux.
Selon le World Gold Council, le prix moyen annuel de l’or a progressé de 44 % pour atteindre 110 280 dollars le kilogramme en 2025. Cette tendance est soutenue par une demande élevée et un environnement géopolitique et financier favorable au métal précieux.
Du côté de l’exploitation artisanale, les exportations affichent une progression notable, passant de 1 755,82 kg en 2024 à 2 834,72 kg en 2025, soit une hausse d’environ 61,4 %. Cette performance intervient malgré la prise de la ville de Bukavu par les rebelles du M23, alors qu’elle constituait auparavant la principale plateforme d’exportation d’or artisanal du pays.
Pour compenser cette perte, l’entreprise publique chargée de la commercialisation de l’or artisanal a élargi son dispositif opérationnel en ouvrant plusieurs succursales à travers le territoire en 2025, contribuant ainsi à soutenir les flux d’exportation.
Par ailleurs, la mine industrielle de Kibali Gold Mine illustre également l’effet prix sur les performances du secteur. Exploitée par Barrick Mining, elle a généré un chiffre d’affaires estimé à 2,3 milliards de dollars en 2025, en hausse de 40 % sur un an, malgré une baisse de la production de 2 %, à environ 673 000 onces, un niveau inférieur à l’objectif annuel d’au moins 688 000 onces.
Le groupe attribue cet écart à une diminution des teneurs des minerais traités ainsi qu’à une réduction des volumes extraits dans les zones souterraines les plus riches. Les opérations ont également été perturbées au quatrième trimestre par un incident mortel ayant entraîné l’arrêt temporaire de certaines activités, ce qui a pesé sur les volumes produits en fin d’exercice.
Par ailleurs, un écart de plus de 4 tonnes apparaît entre les sources : selon la CTCMP, Kibali aurait produit plus de 25 tonnes d’or en 2025, tandis que les chiffres de Barrick situent la production à 673 333 onces, soit près de 21 tonnes. Il faut néanmoins préciser que les chiffres de la CTCPM proviennent d’une statistique publique harmonisée, établie à partir de déclarations et de rapprochements administratifs, avec des limites de collecte que l’institution reconnaît elle-même. Ceux de Barrick relèvent, en revanche, de comptes publiés selon des normes internationales d’information financière, ce qui peut contribuer à expliquer une partie des écarts observés.
Timothée Manoke
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La République démocratique du Congo (RDC) vise un niveau de réserves de change équivalant à au moins trois mois d’importations d’ici 2027, dans le cadre de son programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Dans le mémorandum des autorités annexé au rapport publié en janvier 2026, cet objectif suppose un rythme d’accumulation d’environ 1,5 milliard de dollars par an.
La Banque mondiale, dans son rapport de mars 2026, indique que les réserves sont passées de 6,2 milliards de dollars à fin 2024 à 7,9 milliards à fin 2025, soit une couverture d’un peu plus de 2,5 mois d’importations. Selon le FMI, « les réserves ont continué d’augmenter (…) mais restent en dessous du niveau d’adéquation recommandé ».
Cette dynamique s’inscrit dans un contexte de renforcement de la position extérieure. Le Fonds indique que la hausse des exportations de cuivre et les prix favorables ont contribué à améliorer le compte courant en 2025, malgré l’impact de la suspension temporaire des exportations de cobalt. Le déficit courant s’est ainsi réduit à environ 3,6 % du PIB en 2025, après 4,2 % en 2024.
Dans ses projections, l’institution anticipe une poursuite de cette tendance. Les réserves devraient atteindre environ 12,8 semaines d’importations en 2026, puis près de 13 semaines en 2027, soit une progression graduelle vers le seuil de trois mois.
Guerre au Moyen-Orient
Cette trajectoire reste toutefois dépendante de l’évolution de l’environnement international. Le FMI souligne que les perspectives demeurent exposées à la volatilité des prix des matières premières et aux chocs extérieurs. Dans une analyse publiée en mars 2026, l’institution note que les tensions au Moyen-Orient commencent à affecter les marchés mondiaux, en particulier à travers « une hausse des prix de l’énergie et des coûts de transport ».
Depuis le début de l’année, les prix du gaz ont presque doublé pour atteindre environ 60 dollars, tandis que ceux du baril de Brent oscillent autour de 100 dollars, contre 60 à 70 dollars en moyenne avant le début du conflit.
Ces évolutions pourraient peser sur les pays importateurs nets de carburants. Pour la RDC, cette contrainte est significative. Le pays dépend entièrement des importations de produits pétroliers. Une hausse durable des prix du pétrole pourrait ainsi alourdir la facture d’importation et ralentir l’accumulation des réserves, en réduisant les gains liés à l’amélioration du compte courant.
Au-delà du simple niveau comptable, les réserves de change jouent un rôle clé pour la RDC : elles permettent de couvrir les importations, de renforcer la capacité du pays à absorber des chocs extérieurs et de soutenir la stabilité du franc congolais dans une économie très dépendante des exportations minières.
Pierre Mukoko et Boaz Kabeya
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Road traffic has resumed on National Highway No. 5 between Bukavu and Uvira in South Kivu province after roughly two weeks of disruption. Local media reported in early April 2026, quoting several transporters, that traffic was gradually picking up, although it remains limited.
The closure began on March 15, 2026, at Kasambura in the Ruzizi plain. The Armed Forces of the Democratic Republic of Congo (FARDC) had barred vehicles, motorcycles and pedestrians from moving from rebel-held areas into government-controlled zones, citing a deteriorating security situation and the risk of an AFC/M23 advance toward southern South Kivu.
The closure quickly disrupted trade between the two cities. Radio Okapi reported on March 25, 2026, that goods had begun to perish, causing heavy losses for traders. Many were operating on credit, further worsening the financial impact of the standstill.
The reopening follows another major disruption on the same route. In 2025, clashes between FARDC and AFC/M23 rebels had already affected road transport.
The situation has not fully returned to normal. Local media report that roadblocks and other restrictions continue to limit traffic. Still, the reopening offers some relief to commuters and businesses in a region where insecurity directly affects trade, supply chains and prices.
Ronsard Luabeya
Le trafic routier entre Bukavu et Uvira, dans la province du Sud-Kivu, a repris après environ deux semaines d’interruption sur la Route nationale n°5. Des médias locaux ont signalé, au début du mois d’avril 2026, la reprise progressive des rotations sur cet axe, même si la circulation reste encore limitée, selon plusieurs témoignages de transporteurs.
La coupure était intervenue le 15 mars 2026 à Kasambura, dans la plaine de la Ruzizi. Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) avaient alors interdit le passage aux véhicules, aux motos et aux piétons en provenance des zones sous contrôle rebelle vers les zones tenues par les forces pro-gouvernementales. Cette mesure était justifiée par la dégradation de la situation sécuritaire et la menace d’une progression de l’AFC/M23 vers le sud du Sud-Kivu.
Cette fermeture a rapidement pesé sur les échanges commerciaux entre les deux villes. Radio Okapi rapportait, le 25 mars 2026, que plusieurs marchandises avaient commencé à périr, entraînant de lourdes pertes pour les commerçants. La radio soulignait aussi que nombre d’entre eux travaillaient à crédit, ce qui augmentait l’impact financier de la paralysie du trafic.
La reprise actuelle intervient après un autre épisode de perturbation majeure sur ce même axe. En 2025, le transport routier avait déjà été affecté par les affrontements entre les FARDC et les rebelles de l’AFC/M23.
À ce stade, le retour à la normale semble encore partiel. Des médias locaux évoquent la persistance de barrières et d’autres contraintes sur la route, ce qui limite encore la fluidité du trafic. La reprise de la circulation constitue néanmoins un soulagement pour les usagers et les opérateurs économiques, dans une zone où les perturbations sécuritaires affectent directement les échanges commerciaux, l’approvisionnement et les prix.
Ronsard Luabeya
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The Democratic Republic of Congo, Tanzania and Burundi are advancing a proposed electrified standard-gauge railway linking Uvinza, Musongati, Gitega, Bujumbura, Uvira and Kindu.
On March 31, 2026, the three countries’ transport ministers met in Kinshasa to review progress on feasibility work for the corridor, which spans more than 800 km, according to the Congolese Ministry of Transport. The meeting was chaired by Deputy Prime Minister and Transport Minister Jean-Pierre Bemba.
The project is being developed under the Central Corridor framework by the Central Corridor Transit Transport Facilitation Agency (CCTTFA), which has coordinated studies and the institutional framework of the regional rail corridor for several years. In March 2023, the agency announced the signing of a feasibility study and preliminary design contract for the Gitega-Bujumbura-Uvira-Kindu segment, awarded to a consortium of CPCS and Zutari on behalf of Burundi and the DRC.
The corridor is expected to reduce transport costs, facilitate the movement of people and goods, and better integrate landlocked countries in the Great Lakes region with the port of Dar es Salaam. It is also seen as supporting the energy transition, as electrified rail produces fewer greenhouse gas emissions than road transport.
Technical progress on the Burundi-DRC segment
On the Burundi-DRC segment, technical studies reached a milestone in November 2025 in Kindu, where six reports were presented to the steering committee. The documents covered traffic demand, railway operations, signalling, telecommunications and energy systems. The studies also defined a preliminary alignment for the Congolese section, running from Nyamoma through Sange, Luberizi, Nyangezi, Walungu, Mwenga, Kamituga, Kalole and Pangi before reaching Kindu. Extensions toward Uvira, Bukavu and Shabunda are also under consideration.
The final cost of the Congolese and Burundian segments has yet to be determined and will depend on ongoing studies. The Uvinza-Musongati section, on the Tanzanian and Burundian side, is further advanced, with several sources estimating costs at around $2.15 billion and pointing to expected support from the African Development Bank. Estimates nonetheless vary on key technical parameters, including the exact length of the segment and the construction timeline.
The project is progressing in phases. The Tanzania-Burundi segment is further advanced, while the Burundi-DRC section remains at the feasibility stage. The Kinshasa meeting reaffirmed the three countries’ commitment to move the project forward, which they see as a key regional connectivity project.
Ronsard Luabeya