Les Lignes maritimes congolaises (LMC SA) and Société congolaise de transport maritime (SOCOTRAM) signed an agreement on May 26, 2026, in Kinshasa to launch a joint feeder and coastal shipping service between the ports of Pointe-Noire and Matadi.
According to LMC SA, the partnership marks the start of a joint service aimed at strengthening maritime and trade integration between the Democratic Republic of Congo and the Republic of Congo. The service is expected to facilitate the transhipment of containers between Pointe-Noire, Congo-Brazzaville’s main seaport, and Matadi, the DRC’s main Atlantic gateway.
LMC’s five-year recovery plan
For LMC SA, the agreement comes as the state-owned shipping company seeks to implement its 2023-2027 recovery plan. The plan targets an increase in market share from 0.3% in 2021 to 2% by 2027, with transported volumes projected to rise from 45,000 metric tons to 395,195 metric tons.
In recent months, the company has taken steps to reposition itself through ship acquisition projects and by signalling interest in handling Congolese freight transiting through Dar es Salaam. The partnership with SOCOTRAM could allow LMC to resume maritime operations before completing its fleet renewal programme.
According to LMC, the joint service forms part of wider efforts to modernize the Congolese maritime sector and strengthen bilateral cooperation between Kinshasa and Brazzaville. Operational details, including rotation frequency, vessels to be deployed, targeted volumes and the launch date, have not yet been disclosed.
Matadi’s connectivity challenge
For Matadi, the project is strategically important. The Congolese port is seeking to improve its connectivity with major regional hubs, as Pointe-Noire has emerged as one of Central Africa’s leading logistics platforms.
Speaking at the signing ceremony, LMC SA acting director general Gisèle Mbwansiem Mbiung Mupa described the partnership as combining LMC’s maritime and port expertise with SOCOTRAM’s operational capacity.
“Through this signing, our two companies demonstrate that with trust, vision and shared commitment, our countries can jointly develop long-term solutions for regional development,” she said.
SOCOTRAM director general Louis-Gabriel Missatou welcomed what he described as “the beginning of a strong, ambitious and lasting partnership” between the two countries.
Ronsard Luabeya
Les Lignes maritimes congolaises (LMC SA) et la Société congolaise de transport maritime (SOCOTRAM) ont signé, le 26 mai 2026 à Kinshasa, un contrat d’exploitation d’un service commun de feedering-cabotage entre les ports de Pointe-Noire et de Matadi.
Selon LMC SA, cet accord marque le lancement effectif d’un service conjoint destiné à renforcer l’intégration maritime et commerciale entre la République démocratique du Congo et la République du Congo. Le dispositif doit permettre d’organiser le transport de conteneurs en transbordement entre Pointe-Noire, principal port maritime du Congo-Brazzaville, et Matadi, principale porte maritime de la RDC sur l’Atlantique.
Pour LMC SA, ce contrat intervient alors que l’armateur public cherche à redonner un contenu opérationnel à son plan de relance quinquennal 2023-2027. Ce plan vise notamment à faire passer la part de marché de l’entreprise de 0,3 % en 2021 à 2 % en 2027, soit une progression du volume transporté de 45 000 tonnes à 395 195 tonnes.
Ces derniers mois, l’entreprise a multiplié les signaux de repositionnement, notamment avec ses projets d’acquisition de navires et son intérêt pour le fret congolais transitant par Dar es-Salaam. Le partenariat avec SOCOTRAM pourrait ainsi permettre à LMC de reprendre pied dans l’exploitation maritime sans attendre la reconstitution complète de sa flotte.
Selon LMC, le service commun s’inscrit dans une dynamique de modernisation du secteur maritime congolais et de renforcement de la coopération bilatérale entre Kinshasa et Brazzaville. Les détails opérationnels — fréquence des rotations, navires mobilisés, volumes ciblés et calendrier de démarrage effectif — n’ont pas encore été précisés.
Pour Matadi, l’enjeu est important. Le port congolais cherche à améliorer sa connectivité avec les grandes plateformes régionales, dans un contexte où Pointe-Noire s’est imposé comme l’un des hubs logistiques majeurs d’Afrique centrale.
Dans son allocution, la directrice générale ad intérim de LMC SA, Gisèle Mbwansiem Mbiung Mupa, a présenté ce partenariat comme l’association de « deux forces complémentaires » : l’expérience maritime et portuaire de LMC et la capacité de SOCOTRAM à « impulser le changement ».
« À travers cette signature, nos deux entreprises démontrent qu’avec de la confiance, de la vision et une volonté partagée, nos pays peuvent construire ensemble des solutions durables au service du développement régional », a-t-elle déclaré.
De son côté, le directeur général de la SOCOTRAM, Louis-Gabriel Missatou, a salué « le début d’une coopération forte, ambitieuse et porteuse d’avenir » entre les deux pays.
Ronsard Luabeya
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Bienvenu Bolangi has become the first Congolese player to enter the ATP rankings, marking a milestone for tennis in the Democratic Republic of Congo. The 25-year-old earned his place in the professional rankings after two victories at a tournament in the neighbouring Republic of Congo.
At Cercle Elaïs, a tennis club in Kinshasa's Gombe district, Bolangi moved quietly through a morning training session on May 26, repeating baseline drills and serve routines with measured focus.
Ranked 1,565th in the world, Bolangi knows he still has a long way to go. But he remains focused on improving and establishing himself on the international circuit.
"My biggest dream is to play in the Roland Garros qualifiers, win a round and become the first Congolese player to compete there," he said.
Born in Goma, in North Kivu province, Bolangi built his career largely away from the spotlight. Before entering the ATP rankings, he had already collected more than 20 titles across various competitions.
We Act de Rawbank
His journey has also been shaped by difficult moments, including the capture of Goma by M23 rebels in January 2025, which disrupted his routine and forced him to adapt. Like many athletes facing instability, he chose to continue pursuing his ambitions.
After that period, he spent time in Europe, where he worked to better structure his career and gain access to higher-level tournaments. The move brought him closer to the professional circuit.
He later competed in his first professional tournament in Angola. He lost in the opening round. The result was modest, but he drew lessons from it for his continued progress.
His entry into the ATP rankings represents more than a personal achievement. It marks an important step for Congolese tennis, a sport that is still developing in the country but showing growing potential.
As an ambassador for Rawbank's We Act programme, Bolangi is also active off the court. He encourages young people to believe in their ambitions and develop their skills.
"Every young person with a dream in entrepreneurship or in sports, I invite them to join the programme to bring their projects to life," he said, convinced that hard work and opportunity can change lives.
Ronsard Luabeya
Premier Congolais à intégrer le classement ATP, Bienvenu Bolangi, 25 ans, marque une étape historique pour le tennis en République démocratique du Congo. Son entrée dans le classement mondial des joueurs professionnels fait suite à deux victoires obtenues lors d’un tournoi organisé en République du Congo, un résultat qui lui permet de franchir un cap important dans son parcours.
En ce 26 mai 2026, c’est au Cercle Elaïs, dans la commune de la Gombe, à Kinshasa, que le joueur poursuit sa préparation. Dans une atmosphère calme, raquette en main, il répète ses gammes, concentré sur chaque geste.
Classé 1 565ᵉ mondial, Bienvenu Bolangi sait que le chemin reste long. Mais son regard demeure tourné vers l’essentiel : progresser et s’installer durablement sur le circuit international.
« Mon plus grand rêve est de jouer les qualifications de Roland-Garros, passer un tour et devenir le premier Congolais à y participer », confie-t-il.
Originaire de Goma, dans la province du Nord-Kivu, Bienvenu Bolangi a construit son parcours loin des projecteurs. Avant d’atteindre ce niveau, il compte déjà plus d’une vingtaine de titres remportés dans différentes compétitions.
We Act de Rawbank
Son histoire sportive est aussi marquée par des moments difficiles, notamment les événements liés à la prise de Goma par le M23 en janvier 2025, qui ont bouleversé son environnement et ses repères. Comme beaucoup d’athlètes confrontés à l’instabilité, il a choisi de continuer à avancer.
Après cette période, il passe par l’Europe, où il tente de structurer davantage son parcours et d’accéder à des compétitions plus relevées. Cette transition lui permet de se rapprocher progressivement du circuit professionnel.
Il dispute ensuite sa première compétition professionnelle en Angola. L’expérience est brève, puisqu’il s’incline dès le premier tour. Un résultat modeste, mais formateur, qui ne freine pas sa motivation. Au contraire, il en tire des enseignements pour la suite de sa progression.
Aujourd’hui, son entrée dans le classement ATP dépasse sa seule trajectoire individuelle. Elle représente un signal pour le tennis congolais, encore en construction, mais porteur de potentiel.
Ambassadeur du programme We Act de Rawbank, Bienvenu Bolangi s’engage aussi en dehors des courts. Il encourage les jeunes à croire en leurs projets et à développer leurs compétences.
« Tout jeune qui a un rêve en entrepreneuriat ou dans le sport, je les invite à rejoindre le programme pour concrétiser leurs projets », affirme-t-il, convaincu que le travail et l’opportunité peuvent changer des trajectoires.
Ronsard Luabeya
Democratic Republic of Congo President Felix Tshisekedi instructed the government on May 22 to accelerate work on a new national forest policy and produce, within 30 days, an interministerial road map for the management of forest and environmental resources.
The initiative forms part of Kinshasa’s strategy to leverage the country’s vast forest resources to attract more climate financing, strengthen its diplomatic position and reinforce its role in the global energy transition.
The DRC holds around 60% of the Congo Basin rainforest, the world’s second-largest tropical forest after the Amazon. The country also possesses substantial reserves of critical minerals needed for the energy transition. It is the world’s leading cobalt producer, with 220,000 tonnes produced in 2024, representing 76% of global output, and the second-largest copper producer, with nearly 3.5 million tonnes produced in 2025. The country is also a major producer of coltan, with the Rubaya site alone accounting for around 15% of global production.
Those resources place the DRC at the center of global discussions on climate and energy security. Tshisekedi, however, said that position could not gain lasting international credibility without stronger forest governance based on transparency, accountability, respect for local communities and coherent public policies.
Governance challenges remain
Kinshasa has for several years sought to capitalize on its forest resources in discussions with international donors, multilateral institutions and investors specializing in low-carbon projects. In June 2025, the World Bank announced the disbursement of $19.47 million to the DRC under the Forest Carbon Partnership Facility in exchange for reducing 3.89 million tonnes of carbon emissions in Mai-Ndombe province.
That ambition nevertheless faces persistent challenges. International partners regularly cite weaknesses in governance, institutional coordination, legal certainty and transparency in project implementation. The new forest policy is intended to address those concerns through a cross-ministerial road map.
According to the minutes of the Council of Ministers meeting, the road map will cover priorities including forest governance, environmental monitoring systems, community forest concessions and the principle of free, prior and informed consent.
Tshisekedi also wants to integrate the Kivu-Kinshasa Green Corridor project into the new framework. Authorities present the initiative as a strategic program combining forest conservation, local development and green transition objectives.
The president further stressed that environmental governance standards are becoming increasingly important in international financing mechanisms and in the investment criteria used by industrial and financial partners.
Against that backdrop, the government plans to coordinate forest policy with strategic sectors including mining, agriculture, infrastructure, energy, finance and land-use planning. The approach is also intended to attract ESG-focused investment, as environmental, social and governance standards play a growing role in global capital allocation decisions.
Pierre Mukoko & Boaz Kabeya
Le président Félix Tshisekedi veut repositionner la gouvernance forestière de la République démocratique du Congo au cœur de la stratégie économique du pays. Lors de la 90ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres du 22 mai 2026, le chef de l’État a demandé au gouvernement d’accélérer la finalisation de la nouvelle politique forestière nationale et d’élaborer, dans un délai de 30 jours, une feuille de route interministérielle sur la gestion des ressources forestières et environnementales.
L’objectif affiché est de faire des forêts congolaises un actif stratégique capable d’attirer davantage de financements climatiques, de renforcer la position diplomatique de la RDC et de soutenir son ambition de « pays-solution » face à la transition énergétique mondiale.
La RDC abrite environ 60 % des forêts du bassin du Congo, deuxième massif forestier tropical de la planète après l’Amazonie. Le pays possède aussi un potentiel considérable en minerais critiques indispensables à la transition énergétique mondiale. Il est notamment le premier producteur mondial de cobalt, avec 220 000 tonnes produites en 2024, soit 76 % de la production mondiale, ainsi que le deuxième producteur mondial de cuivre, avec près de 3,5 millions de tonnes produites en 2025. Le pays est aussi un important producteur de coltan. Le seul site de Rubaya représenterait environ 15 % de la production mondiale.
Cette réalité confère à la RDC un rôle naturel de « pays-solution » face à la transition énergétique mondiale. Pour Félix Tshisekedi, ce leadership ne pourra toutefois être durablement reconnu sans « une gouvernance forestière exemplaire, fondée sur la transparence, la redevabilité, le respect des communautés locales ainsi que la cohérence des politiques publiques ».
Depuis plusieurs années, Kinshasa cherche à valoriser son capital forestier auprès des bailleurs internationaux, des institutions multilatérales et des investisseurs spécialisés dans les projets bas carbone. En juin 2025, la Banque mondiale a annoncé un décaissement de 19,47 millions de dollars en faveur de la RDC dans le cadre du Fonds de partenariat pour le carbone forestier (FCPF), en contrepartie de la réduction de 3,89 millions de tonnes d’émissions de carbone dans la province du Mai-Ndombe.
Gouvernance à renforcer
Cette volonté se heurte toutefois à plusieurs défis. Les partenaires internationaux pointent régulièrement des faiblesses liées à la gouvernance, à la traçabilité des projets, à la coordination institutionnelle et à la sécurité juridique. La nouvelle politique forestière vise à répondre à ces critiques à travers une feuille de route impliquant plusieurs ministères.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, cette feuille de route devra intégrer plusieurs priorités, notamment la gouvernance forestière, les mécanismes de surveillance environnementale, les concessions forestières des communautés locales (CFCL) ainsi que le principe du consentement libre, informé et préalable (CLIP).
Le chef de l’État souhaite également intégrer le projet du Couloir vert Kivu-Kinshasa dans cette nouvelle dynamique. Ce programme est présenté par Kinshasa comme une initiative stratégique combinant conservation des forêts, développement local et transition verte.
Félix Tshisekedi a aussi souligné que les enjeux liés à la gouvernance environnementale prennent une place croissante dans les mécanismes internationaux de financement et dans les critères d’investissement appliqués par plusieurs partenaires financiers et industriels.
Dans cette perspective, le gouvernement prévoit d’articuler la politique forestière avec plusieurs secteurs stratégiques, notamment les mines, l’agriculture, les infrastructures, l’énergie, les finances et l’aménagement du territoire. Cette approche vise aussi à attirer des investissements dits « responsables », de plus en plus sensibles aux critères environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).
Pierre Mukoko et Boaz Kabeya
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The Congolese government on May 22 adopted a national road connectivity program covering 22,000 km of roads, according to a summary issued after the 90th ordinary meeting of the Council of Ministers.
Infrastructure and Public Works Minister John Banza Lunda said the program aims to link provincial and territorial capitals, maintain existing roads and gradually modernize the national road network.
The plan includes the stabilization, paving or concreting of roads according to their economic, strategic and security importance, the government said.
A priority network
The program reflects a scaling back of the government's road rehabilitation ambitions since 2025. Earlier that year, authorities launched a nationwide program targeting 38,000 km of rural roads and 11,423 km of priority routes to improve transport links and support agricultural production areas.
The initiative relied partly on road maintenance brigades deployed across the provinces and on rehabilitation work along major national corridors used for trade and transport.
But implementation later exposed major financial, logistical and technical constraints. Government figures released at the end of 2025 showed that only about 8,000 km of rural roads had been rehabilitated, far below the initial 38,000-km target.
Some work nevertheless progressed in provinces including Kasai-Oriental, Haut-Katanga, Tshopo and Kongo-Central, where authorities deployed road brigades and rehabilitated sections considered priorities.
Narrowed objectives
Faced with these constraints, the government shifted toward more limited and targeted projects. In his State of the Nation address on Dec. 8, 2025, President Felix Tshisekedi announced plans to rehabilitate 3,735 km of rural roads in 2026, with a stronger focus on strategic corridors.
He cited several priority sections, including 115 km between Tshikapa and the Angolan border on National Road 1; 229 km on National Road 39 between Kamwesha, Bakwanga, Tshimbulu and Mbuji-Mayi; 475 km on National Road 2 linking Mbuji-Mayi to Bukavu; 1,184 km on National Road 7 between Kananga and Kisangani; 856 km on National Road 8 between Mbandaka and Ikela; and 750 km on National Road 4 between Kisangani, Bunia and Mahagi.
Tshisekedi also announced plans to modernize the Kisangani-Ubundu rail section through a public-private partnership.
The latest strategy suggests the government is now focusing on a smaller core road network to improve transport and trade links in a country where many rural areas remain hard to reach. Authorities have not yet provided details on implementation.
Boaz Kabeya
Danilo Lange has been confirmed as chief executive officer of Critical Metals, the company announced on May 12, 2026. The London-listed miner holds a 70% stake in the Molulu copper-cobalt project in Haut-Katanga province in the Democratic Republic of Congo.
Lange had been serving in the role on an interim basis since December 2025, following the resignation of Ali Farid Khwaja. Khwaja had replaced Russell Fryer, who stepped down on Sept. 4, 2025. The successive management changes came as the company pursued restructuring efforts while facing persistent financial difficulties.
In the announcement, non-executive director Kelvin Williams said the board based its decision on Lange’s performance during his interim tenure. Williams said Lange had demonstrated a strong understanding of the company’s operations, convincing the board he was the best candidate to advance the group’s strategy.
NIU Invest’s financial backing
Critical Metals continues to operate in a difficult financial environment. The Molulu project, located about 100 kilometers north of Lubumbashi, has yet to generate commercial copper or cobalt sales.
For the financial year ended June 30, 2025, the company reported a loss of about 2.4 million pounds sterling, equivalent to roughly $3.2 million. The result marked an improvement from the previous financial year, helped partly by a roughly 25% reduction in salary expenses and significant workforce cuts in the DRC, particularly among field technicians.
The company remains heavily reliant on the financial backing of its majority shareholder, NIU Invest SE, which holds about 70% of Critical Metals. In late December 2025, the investment firm led by Austrian businessman Cevdet Caner extended the miner a convertible loan of 2.1 million pounds sterling, or about $2.84 million, partly intended to finance operations at the Molulu project. The loan can be converted into Critical Metals shares, potentially increasing NIU Invest’s stake in the company.
According to Africa Intelligence, Caner was also among the parties interested in acquiring Chemaf’s mining assets in the DRC through Global Critical Resources (GCR), a mining company established in the United States and backed by American investors.
The developments underscore growing ambitions by NIU Invest and its partners in Congo’s mining sector, as copper and cobalt assets attract increasing international competition.
Timothée Manoke
Le gouvernement congolais a adopté, lors de la 90ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres du 22 mai 2026, un programme national de désenclavement et de connectivité routière portant sur un réseau identifié de 22 000 kilomètres.
Présenté par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, ce programme vise à connecter les chefs-lieux des provinces et des territoires, à préserver les axes déjà ouverts ou réhabilités et à moderniser progressivement le réseau routier national.
Selon le compte rendu du Conseil des ministres, il prévoit notamment la stabilisation, le bitumage ou le bétonnage des routes en fonction de leur importance économique, stratégique et sécuritaire.
Un réseau prioritaire
Ce programme intervient après plusieurs réajustements opérés dans la stratégie gouvernementale de désenclavement routier engagée depuis 2025. Au début de cette période, les autorités avaient lancé un vaste programme de réhabilitation de 38 000 km de routes de desserte agricole et de 11 423 km de routes prioritaires à travers le pays, avec l’objectif de renforcer l’intégration territoriale et de soutenir les bassins de production agricole.
Le projet reposait notamment sur le déploiement de brigades routières dans les provinces, ainsi que sur la réhabilitation de plusieurs corridors nationaux jugés structurants pour les échanges économiques.
Mais au fil des mois, son exécution a mis en évidence les contraintes financières, logistiques et techniques liées à l’ampleur des objectifs annoncés. Des données relayées fin 2025 indiquaient qu’environ 8 000 km de routes de desserte agricole avaient été réhabilités, un niveau inférieur aux 38 000 km initialement projetés.
Dans plusieurs provinces, des travaux ciblés ont néanmoins été engagés avec le déploiement progressif de brigades routières et la réhabilitation de certains tronçons prioritaires, notamment dans le Kasaï-Oriental, le Haut-Katanga, la Tshopo et le Kongo-Central.
Des objectifs resserrés
Face à ces contraintes, le gouvernement a progressivement réorienté son approche vers des objectifs plus ciblés. Lors de son discours sur l’état de la Nation du 8 décembre 2025, Félix Tshisekedi a ainsi annoncé la réhabilitation de 3 735 km de routes de desserte agricole pour l’année 2026, en mettant davantage l’accent sur des corridors stratégiques précis.
Le chef de l’État avait alors cité plusieurs axes prioritaires, notamment 115 km entre Tshikapa et la frontière angolaise sur la RN1, 229 km sur la RN39 entre Kamwesha, Bakwanga, Tshimbulu et Mbuji-Mayi, 475 km sur la RN2 pour relier Mbuji-Mayi à Bukavu, 1 184 km sur la RN7 entre Kananga et Kisangani, 856 km sur la RN8 entre Mbandaka et Ikela, ainsi que 750 km sur la RN4 entre Kisangani, Bunia et Mahagi.
Le président congolais avait également annoncé la modernisation du tronçon ferroviaire Kisangani-Ubundu dans le cadre d’un partenariat public-privé.
À travers cette nouvelle orientation, l’exécutif semble désormais privilégier la consolidation d’un réseau routier prioritaire destiné à soutenir la circulation intérieure, les échanges économiques et l’intégration territoriale dans un pays où une grande partie des zones rurales reste difficilement accessible.
Les modalités de mise en œuvre du programme restent toutefois à préciser.
Boaz Kabeya
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Plusieurs mois après avoir été choisi pour assurer l’intérim, Danilo Lange a été confirmé au poste de directeur général de Critical Metals, société qui détient 70 % du projet cupro-cobaltifère de Molulu, dans le Haut-Katanga. C’est ce qui ressort d’une annonce publiée par l’entreprise le 12 mai 2026.
Depuis décembre 2025, Danilo Lange occupait cette fonction à titre intérimaire, à la suite de la démission d’Ali Farid Khwaja, qui avait lui-même remplacé Russell Fryer après son départ intervenu le 4 septembre 2025. Ces successions de dirigeants en quelques mois sont intervenues dans un contexte de restructuration et de difficultés financières persistantes pour l’opérateur minier coté à Londres.
Dans le communiqué, Kelvin Williams, administrateur non exécutif de Critical Metals, justifie cette décision du conseil d’administration par les performances de Danilo Lange durant son intérim. Selon lui, ce dernier a démontré une compréhension claire des activités de l’entreprise, ce qui a conduit le conseil à le considérer comme le meilleur candidat pour poursuivre la stratégie du groupe.
Critical Metals continue toutefois d’évoluer dans un environnement financier difficile. Le projet Molulu, situé à environ 100 kilomètres au nord de Lubumbashi, n’a pas encore généré de ventes commerciales de cuivre et de cobalt.
Pour l’exercice financier clôturé le 30 juin 2025, la société a enregistré une perte d’environ 2,4 millions de livres sterling, soit près de 3,2 millions de dollars. Ce résultat reste néanmoins meilleur que celui de l’exercice précédent, grâce notamment à une réduction d’environ 25 % des charges salariales et à des coupes importantes dans les effectifs en République démocratique du Congo, particulièrement parmi les techniciens présents sur le terrain.
NIU Invest en soutien
Dans ce contexte, l’entreprise dépend largement des appuis financiers de son actionnaire majoritaire, NIU Invest SE, qui contrôle près de 70 % du capital de Critical Metals. Fin décembre 2025, la société d’investissement dirigée par l’homme d’affaires autrichien Cevdet Caner avait accordé à Critical Metals un prêt convertible de 2,1 millions de livres sterling, soit environ 2,84 millions de dollars, destiné notamment au financement des activités sur le projet Molulu. Le mécanisme retenu permet à NIU Invest de convertir ce financement en actions de Critical Metals, ce qui pourrait renforcer davantage sa participation dans la société.
Cette stratégie de montée progressive au capital n’est pas anodine dans un contexte où Cevdet Caner cherche à se positionner plus largement dans le secteur des minerais critiques. Selon des informations publiées par Africa Intelligence, l’homme d’affaires autrichien figurait également parmi les acteurs intéressés par le rachat des actifs miniers de Chemaf en RDC à travers Global Critical Resources (GCR), une société minière créée aux États-Unis et soutenue par des intérêts américains.
Cette offensive illustre les ambitions croissantes de NIU Invest et de ses partenaires dans le secteur minier congolais, alors que les minerais critiques comme le cuivre et le cobalt attirent une concurrence internationale de plus en plus forte.
Timothée Manoke
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