Le gouvernement congolais veut tester au Kasaï-Central un modèle de production locale de semences certifiées, avec l’objectif de pouvoir le répliquer progressivement dans d’autres bassins agricoles du pays.
Selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale relayé par l’Agence congolaise de presse, le Fonds de régulation économique (FOREC) a engagé, lundi 22 juin 2026, un programme pilote destiné à renforcer la production semencière dans cette province du centre de la RDC.
Dans le cadre de la campagne agricole 2026-2027, le FOREC a signé un protocole d’accord avec LATENBA SARL pour la mise en œuvre d’un projet de multiplication semencière R1.
D’après le ministère, cette initiative vise à tester « en conditions réelles » un modèle structuré d’appui à la production locale de semences certifiées, à l’encadrement des producteurs et au renforcement des capacités agricoles.
Les enseignements tirés de cette phase pilote devraient permettre d’envisager une duplication progressive du dispositif dans d’autres zones de production, en tenant compte des spécificités agroécologiques, logistiques et économiques de chaque bassin agricole.
Sécurité alimentaire
Le projet vise notamment à accroître la disponibilité de semences de qualité, à améliorer l’accès des producteurs aux intrants essentiels et à contribuer au renforcement de la sécurité alimentaire dans le Kasaï-Central.
Cette intervention confirme l’élargissement du rôle du FOREC dans les chaînes de valeur agricoles. Moins d’une semaine plus tôt, l’établissement public avait signé un autre protocole d’accord avec la Société rizicole de Bumba afin de soutenir le développement de la filière rizicole dans la province de la Mongala.
À travers ces initiatives, Kinshasa cherche à utiliser le FOREC comme instrument d’appui à l’approvisionnement du pays en produits de base, à la stabilisation des prix et à la promotion progressive de l’autosuffisance alimentaire.
À ce stade, aucun détail n’a été communiqué sur le coût du programme, les superficies concernées, les cultures ciblées ni les volumes de semences attendus dans le cadre de cette phase pilote.
Boaz Kabeya
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Élu de Kolwezi et membre de la majorité présidentielle, le député national Eddy Ilunga Kalenga a demandé la suspension des activités de Ruashi Mining et de Commus. Il accuse les deux sociétés minières d’être à l’origine de nuisances environnementales et sanitaires affectant plusieurs communautés du Lualaba.
Cette requête a été formulée dans une motion d’information présentée à l’Assemblée nationale lors de la session ordinaire du mois de juin 2026. L’élu estime que les activités des deux entreprises devraient être interrompues jusqu’à la mise en œuvre effective de mesures de protection et de relocalisation des populations concernées.
Ruashi Mining pointée à Dilungu
Dans son intervention, Eddy Ilunga affirme que les habitants du quartier Dilungu, à Kolwezi, subissent les effets d’une pollution qu’il attribue aux activités de Ruashi Mining.
Selon lui, la ministre nationale de l’Environnement s’était rendue sur place il y a environ trois mois afin d’évaluer la situation. À l’issue de cette visite, elle aurait recommandé la délocalisation urgente des populations exposées. Cette mesure n’aurait toutefois pas encore été exécutée, malgré la mise en place de commissions chargées d’identifier les personnes concernées et d’assurer leur prise en charge sanitaire.
Le député évoque notamment des cas de saignements de nez chez certains enfants ainsi que des dégradations constatées sur des habitations riveraines. Il estime que l’entreprise devrait contribuer à la relocalisation des populations, indemniser les préjudices déjà subis et prendre en charge d’éventuelles conséquences sanitaires futures.
Ces accusations s’inscrivent dans un débat plus large sur les impacts environnementaux des activités minières dans le Grand Katanga. En mai dernier, l’ONG Initiative Bonne Gouvernance et Droits Humains (IBGDH) avait déjà appelé à la suspension des essais industriels de Ruashi Mining, estimant que des mesures supplémentaires étaient nécessaires pour protéger les communautés riveraines.
Commus également visée
Eddy Ilunga a aussi mis en cause Commus, société contrôlée par le groupe chinois Zijin Mining. Selon lui, les opérations de minage menées par l’entreprise affecteraient plusieurs quartiers de Kolwezi, notamment les cités Gécamines, Musonoie, Biashara et Tshimpuki.
L’élu affirme que les vibrations provoquées par les tirs de mine auraient causé des fissures dans certaines habitations, des dommages aux toitures et des dégradations structurelles sur plusieurs bâtiments.
Il soutient également qu’un processus d’identification des ménages concernés par une éventuelle délocalisation serait en cours depuis près d’un an, sans solution définitive à ce stade. Il demande, là aussi, la suspension des activités de Commus jusqu’à la sécurisation et à la relocalisation des populations exposées.
Mission parlementaire demandée
Les préoccupations soulevées par le député interviennent alors que plusieurs organisations de la société civile alertent sur les conséquences environnementales de l’exploitation minière dans le Lualaba.
Une étude publiée début juin par RAID, Afrewatch et Source International a notamment fait état de niveaux élevés de pollution de l’air, de l’eau et des sols à proximité de plusieurs sites miniers de la région, dont ceux exploités par Tenke Fungurume Mining (TFM), Commus et Mutanda Mining (MUMI), contrôlé respectivement par les géants CMOC, Zijin Mining et Glencore.
Les auteurs du rapport indiquent avoir relevé des concentrations importantes de particules fines et de métaux lourds susceptibles de présenter des risques pour la santé des populations riveraines. Les entreprises concernées mettent, pour leur part, régulièrement en avant leurs programmes de gestion environnementale et leurs engagements en matière de conformité réglementaire.
Dans sa motion, Eddy Ilunga a demandé au bureau de l’Assemblée nationale de dépêcher une mission parlementaire à Kolwezi afin d’évaluer la situation sur le terrain et de formuler des recommandations aux autorités compétentes.
« Il y a péril en la demeure », a déclaré le député, estimant que la protection des populations exposées doit primer sur toute autre considération.
Ronsard Luabeya
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Vodacom RDC a annoncé ne plus être en mesure d’assurer la continuité normale de certains services à Goma et Bukavu, après avoir perdu l’accès à ses sites techniques dans ces deux villes.
Dans un communiqué relayé le 23 juin 2026, l’opérateur indique que cette situation est « indépendante » de sa volonté. Il affirme suivre l’évolution de près et rester mobilisé afin de rétablir l’accès à ses infrastructures et reprendre la fourniture de tous ses services dans les meilleurs délais.
Vodacom ne précise toutefois pas les circonstances ayant conduit à cette perte d’accès. Le communiqué ne mentionne ni intrusion, ni sabotage, ni responsabilité particulière. L’entreprise ne détaille pas non plus les infrastructures concernées ni la liste des services affectés.
Avant cette communication officielle, des témoignages publiés localement sur les réseaux sociaux faisaient déjà état de perturbations du réseau Vodacom à Goma depuis plus de 48 heures. Des abonnés évoquaient notamment des difficultés d’accès aux services de communication et de connexion.
Cet épisode intervient dans un contexte sécuritaire et administratif particulièrement fragile à Goma et Bukavu, deux villes passées sous contrôle de la rébellion de l’AFC/M23. Dans ce type d’environnement, l’accès physique aux infrastructures techniques devient un enjeu déterminant pour la continuité des services télécoms.
Risque pour les paiements mobiles
Ce n’est pas la première fois que Vodacom fait état de perturbations majeures dans cette zone. En janvier 2026, l’opérateur avait annoncé une intrusion dans son centre technique de Goma, entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau. À l’époque, les services affectés comprenaient les appels vocaux, les SMS, l’Internet mobile ainsi que M-Pesa.
La communication actuelle reste toutefois différente. Cette fois, Vodacom parle d’une perte d’accès à ses sites techniques de Goma et Bukavu, sans préciser si les services financiers mobiles sont concernés.
L’absence de détails ne permet donc pas d’évaluer l’ampleur exacte des perturbations. Elle ne permet pas non plus de déterminer si l’ensemble des services de l’opérateur est affecté ou si les difficultés concernent seulement certaines fonctionnalités ou certaines zones de couverture.
Si M-Pesa devait faire partie des services touchés, les conséquences pourraient être importantes pour les populations locales. Dans plusieurs zones sous contrôle de l’AFC/M23, les services bancaires traditionnels fonctionnent difficilement depuis plusieurs mois.
Plusieurs banques et institutions de microfinance ont suspendu leurs activités ou fermé leurs agences, renforçant la dépendance des ménages et des commerçants aux solutions de paiement mobile.
Une interruption prolongée des services financiers numériques pourrait alors affecter les transferts d’argent, les paiements courants et certaines opérations liées aux rémunérations ou aux activités commerciales.
Timothée Manoke
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Kamoa Copper a lancé un appel à manifestation d’intérêt pour présélectionner des entreprises spécialisées dans le dédouanement de ses exportations minières. Le processus vise à retenir des fournisseurs qui participeront ensuite à un appel d’offres consacré aux services de dédouanement à l’exportation.
Selon le document publié le 16 juin 2026, le périmètre concerne les matériaux exportés depuis la mine de Kakula vers différents acheteurs, via plusieurs ports ou points de destination. Kamoa Copper recherche des agents expérimentés capables d’assurer, de manière fiable, rentable, sécurisée et conforme, les opérations de dédouanement et de transfert local liées à ses exportations.
Le futur prestataire devra prendre en charge une partie essentielle de la chaîne administrative et douanière. Il devra notamment s’assurer que toute la documentation nécessaire est disponible et correctement transmise à Kamoa Copper, aux autres contractants et aux autorités douanières compétentes.
Il devra aussi veiller à l’application correcte des droits et taxes à l’exportation, conformément aux pratiques douanières en vigueur. Cette mission est stratégique pour une entreprise dont les flux export dépendent de la coordination entre les sites miniers, les administrations, les points de contrôle et les frontières de sortie de la RDC.
Chaîne logistique
Le document précise que les prestations couvriront plusieurs maillons de la chaîne logistique export. Le prestataire devra assurer une représentation opérationnelle à Lubumbashi et Kolwezi, ainsi qu’une présence aux frontières de sortie de la RDC et à certains points de contrôle, notamment WHISKI, Kanyaka et Kisanga.
Kamoa Copper indique également que le partenaire retenu devra être en mesure d’assurer une représentation à Kinshasa ou hors du pays, notamment pour répondre aux demandes liées aux clients et aux procédures administratives associées aux exportations.
D’après les termes de référence, l’opérateur sélectionné jouera aussi un rôle de coordination entre Kamoa Copper et les services publics impliqués dans la traçabilité des cargaisons minières. Il devra notamment désigner et gérer les agents de l’État intervenant sur le site de Kakula ou sur tout autre site de chargement de l’entreprise, afin de faciliter le transfert des marchandises et la validation de la documentation d’exportation.
Le prestataire sera par ailleurs responsable des paiements effectués au nom de Kamoa Copper dans le cadre des opérations de clearing. Ces paiements incluent notamment les frais de dédouanement, les droits dus à la Direction générale des douanes et accises, ainsi que les coûts associés aux formalités auprès des autorités compétentes.
La mission prévoit également la supervision et la coordination du dédouanement de toutes les marchandises exportées par route. Le prestataire devra s’assurer que les opérations sont réalisées conformément aux procédures locales et internationales applicables, ainsi qu’aux exigences opérationnelles de Kamoa Copper.
Deux ans de contrat
Pour participer à la procédure, les entreprises candidates devront justifier d’une expérience de cinq à dix ans dans l’industrie minière pour des services similaires. Elles devront aussi présenter trois références récentes et vérifiables, la liste de leurs sites opérationnels actuels, ainsi que leurs procédures de conformité et de gestion des litiges douaniers.
Kamoa Copper exige également des documents prouvant la régularité fiscale et sociale des soumissionnaires auprès des autorités compétentes en RDC. Les candidats devront fournir un certificat ARSP ou tout autre document pertinent attestant de leur conformité aux exigences de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé.
Les sociétés étrangères restent éligibles, à condition d’indiquer l’entité locale à travers laquelle elles prévoient d’opérer en République démocratique du Congo.
Selon le document consulté, le contrat envisagé porterait sur une période initiale de deux ans. Il pourrait être renouvelé sur la base d’une évaluation globale de la performance du prestataire, mesurée à partir d’indicateurs clés et de procédures opérationnelles standard définis par Kamoa Copper.
Les manifestations d’intérêt doivent être transmises à l’entreprise au plus tard le 30 juin 2026 à 16h00, heure de Kolwezi.
Kamoa Copper est propriétaire du complexe cuprifère Kamoa-Kakula, l’un des plus importants de la RDC. L’entreprise a vendu 351 674 tonnes de cuivre en 2025. Elle projette une production comprise entre 290 000 et 330 000 tonnes de cuivre en 2026, puis entre 380 000 et 420 000 tonnes en 2027.
Boaz Kabeya
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In Goma, North Kivu province, importers of petroleum products are alleging major discrepancies in customs duties at the Grande Barrière border crossing. The situation, reported by Radio Okapi, is fueling tensions in a local market already weakened by ongoing insecurity.
According to industry operators, import duties on a 40-cubic-meter fuel tanker can reach about $11,500 for some importers. Others, however, reportedly pay around $7,000 for a similar shipment.
The reduced rates reportedly benefit only a small number of operators. According to information reported by Radio Okapi, five importers out of roughly 40 active in the sector receive these reductions.
Importers who say they are disadvantaged argue that the system creates an uneven playing field. They say service stations supplied by operators benefiting from the reductions can sell gasoline at about 3,000 Congolese francs per liter, while others struggle to remain competitive.
The disparity in import costs is directly affecting the margins of operators that do not receive the reductions. Several industry participants say it is becoming increasingly difficult to continue importing fuel directly under current conditions.
Threat to the Sector
In this context, some operators are considering scaling back their activities. Others are opting to lease their service stations or are gradually withdrawing from the importation of petroleum products.
The allegations come while Goma remains under the control of AFC-M23 rebels. Petroleum operators attribute the disparities to the de facto authorities running the city. The rebel group has not yet provided a detailed response to those accusations.
Beyond the fuel sector, Radio Okapi reports that similar complaints have emerged in other import industries, including rice, sugar, flour and cement. The operators concerned also allege unequal treatment that they say could favor certain businesses at the expense of others.
For petroleum product importers, the issue extends beyond taxation alone. They warn that the sector could suffer long-term damage if import rules are not applied uniformly. In a city where fuel remains essential for transportation, trade and daily activities, such market distortions could further heighten tensions in the local market.
Ronsard Luabeya
Advans Congo will soon open a new branch in Lubumbashi, the Democratic Republic of Congo's second-largest city by population and economic importance. Located at Kenya Market, the branch is expected to open in the coming days.
The building that will house the branch is nearly complete, Jean-Luc Nzoubou, Advans Congo's chief executive officer, observed during a site visit on June 19, 2026.
The opening is part of the microfinance institution's expansion plan in the Greater Katanga region. It follows the launch of branches in Lubumbashi and Kolwezi in the fourth quarter of 2024 and marks another step in the lender's push into one of the country's most economically strategic regions.
Further expansion could follow in Likasi or Fungurume. In the two mining towns, located about 120 kilometers and 200 kilometers respectively from Lubumbashi, Advans Congo already serves clients through teams deployed from its Lubumbashi branch. The teams work with entrepreneurs, traders and individuals while gauging local demand ahead of a potential branch opening, according to Hermann Foko, the institution's marketing and commercial director.
Growth Drivers
Plans appear to be further along in Likasi, the third-largest city in Greater Katanga and a major economic hub. Several job postings published by Advans Congo in recent months for customer relationship officer positions list the city among the targeted locations.
The regional expansion follows strong results from the Lubumbashi and Kolwezi branches since their launch. In its 2025 Pillar III report, Advans Congo said the two branches had recorded significant growth, supported by robust economic activity in mining and commercial areas and rising demand for financial services tailored to small and medium-sized enterprises, traders and individuals.
"Their gradual contribution to Advans Congo's business and operational performance confirms the relevance of the institution's geographic expansion strategy toward high-potential economic centers," the report said.
According to Hermann Foko, Lubumbashi and Kolwezi accounted for 24% of the institution's net banking income, making them key drivers of its growth in the Democratic Republic of Congo.
Focus on Mining Contractors
Growth potential remains significant, particularly because these results were achieved largely outside the mining sector, the region's main economic activity. The provinces of Haut-Katanga and Lualaba host the country's principal copper and cobalt production sites, linked to the Democratic Republic of Congo's two leading export commodities.
To strengthen its presence in the mining economy, Advans Congo is developing a dedicated strategy. The plan includes designing credit products adapted to the operating cycles of mining contractors, as well as services aimed at helping local communities manage the mandatory allocation of 0.3% of mining companies' revenue.
As part of that effort, the microfinance institution participated for the first time in DRC Mining Week, the Democratic Republic of Congo's leading annual mining industry event, held from June 17 to June 19, 2026. The event marked its 21st edition.
The participation reflects Advans Congo's effort to better understand the financial needs generated by the Greater Katanga mining ecosystem, beyond its traditional customer base of SMEs, traders and individuals.
Pierre Mukoko & Timothée Manoke
Provincial authorities in Tshopo province have suspended for 60 days the collection of certain taxes, duties and fees applied to the transport and sale of staple food products. The measure covers rice, maize and cassava.
Announced in mid-June, the decision comes amid mounting pressure from the rising cost of living in Kisangani and several other parts of the province. It is intended to reduce costs borne by businesses and help stabilize prices in local markets.
According to information reported by Actualité.cd, the suspension covers several levies applied to the rice trade, including packaging fees, a provincial tax and stamping charges. Businesses had regularly criticized these costs for raising the expense of bringing rice to market.
Rice Prices
The measure comes as the price of white rice has risen sharply in Kisangani. A 100-kilogram sack now sells for more than 800,000 Congolese francs, compared with about 300,000 to 350,000 francs previously, according to estimates cited by civil society actors. This represents an increase of between 128% and 167%, depending on the reference price used.
The surge has been attributed to several factors. The deterioration of agricultural access roads, particularly on routes linking the Opala territory to Kisangani, is frequently cited as one of the main causes. Opala is considered one of the province's major rice-producing areas, but transporting harvests to major markets remains difficult.
Other factors have also been cited by local stakeholders, including bureaucratic obstacles, fees collected throughout the supply chain, logistical constraints and speculation. The temporary suspension of taxes is therefore being presented as an emergency measure, but it does not by itself resolve the sector's structural problems.
Partial Measure
The provincial government has emphasized the temporary nature of the decision. Authorities said they intend to work with government economic departments, agricultural stakeholders and commercial operators to identify more durable solutions to supply difficulties and market pressures.
During a meeting held on June 13 in Kisangani, provincial authorities, economic and agricultural agencies, and operators in the rice industry examined the causes of rice shortages and rising prices. Discussions focused in part on prospects for improving supply through the resumption of harvests in Banalia and the launch of the Season B agricultural campaign in Opala.
On the private sector side, some importers, including Socimex and Alimentation Shekinah, announced the imminent arrival of new rice shipments. These supplies are expected to increase availability in the Kisangani market and could help ease price pressures in the coming days.
The Tshopo representation of the Federation of Enterprises of the Congo nevertheless considers the measure incomplete. It said the suspension of taxes would produce lasting effects only if accompanied by efforts to improve access to production areas, rehabilitate agricultural roads and reduce other costs borne by operators.
Ronsard Luabeya
After its December 2025 report, the World Bank on June 11 released a new study on the business climate in the Democratic Republic of Congo. Unlike its usual national-level assessments, the report examines conditions at the local level by comparing the experience of businesses in four cities: Kinshasa, Matadi, Kananga and Kisangani.
The study found that obstacles to investment and business development do not affect all cities in the same way. Business registration, construction permits, property transfers and commercial dispute resolution all reveal significant gaps between the national regulatory framework and its implementation at the local level.
According to the World Bank, the scores recorded by the cities surveyed remain low across the four areas assessed. Average performance remained below 40 points out of 100 for business registration, construction permits, property transfers and commercial dispute resolution. The result underscores the scale of reforms still needed.
The report said the DRC has established some relatively harmonized legal frameworks, notably through the adoption of OHADA law. However, the practical application of those rules continues to be hindered by weak public services, limited digitalization, administrative fragmentation, a lack of transparency and the persistence of informal practices.
Matadi, Less Restrictive
Among the four cities surveyed, Matadi emerged as the city with the least restrictive business environment. The port city performed better than the others in several areas, particularly business registration, property transfers and dispute resolution.
For business registration, Matadi recorded the shortest processing time at 41 days, compared with 70 days in Kisangani, 80 days in Kananga and 117 days in Kinshasa. The advantage should be viewed in context, however, as costs and administrative complexity remain high by international standards.
Matadi also ranked better in property transfers. The report gave it the highest overall score in that category due to stronger operational efficiency. Even so, procedures remain largely manual and dependent on in-person interactions with land administration offices.
The city also stood out in resolving commercial disputes, with an estimated processing time of 98 days, compared with 172 days in Kananga. In a country where legal certainty remains a major concern for businesses, the gap highlights the importance of the performance of local courts and enforcement mechanisms.
Matadi is not immune to challenges. Construction permits represent a major weakness, with processing times reaching as long as 150 days, the highest among the cities surveyed.
Kinshasa, Better Equipped but Slower
Kinshasa presents a mixed picture. The capital has a larger number of institutions, government agencies and specialized service centers. However, that concentration of administrative structures does not always translate into greater efficiency for businesses.
Business registration can take as long as 117 days in Kinshasa, the longest delay among the four cities. Total costs can reach 261% of gross national income per capita, creating a significant obstacle to the formalization of economic activity.
The capital also performs poorly in property transfers. Processing times reach 84 days, compared with 49 days in Kisangani. The involvement of multiple layers of verification, particularly in certain land transactions, extends procedures and increases costs.
Kinshasa posted a better result in construction permits, with a relatively short processing time. The World Bank, however, qualified that performance, saying the speed may reflect informal practices or insufficient technical oversight rather than a fully efficient and transparent administration.
Kananga, the Most Constrained
Kananga appears to have the most difficult business environment among the four cities surveyed. It faces several weaknesses, including cumbersome procedures, weak public services, high costs and challenges in resolving commercial disputes.
In business registration, Kananga is not the slowest city, but it requires the largest number of procedures. Post-registration requirements significantly lengthen the process for entrepreneurs, particularly when obtaining certain administrative documents.
The city is also disadvantaged in construction permits, where costs are among the highest. As elsewhere, limited digitalization, the absence of electronic tracking systems and informal payments increase uncertainty for businesses.
The most concerning issue is dispute resolution. Kananga records the longest delay, with 172 days required to settle a commercial dispute. The report also noted low levels of confidence among businesses in the independence and impartiality of commercial courts.
Kisangani, an Intermediate Position
Kisangani ranks in the middle of the group. The city posted some comparatively better results, particularly in property transfers, where processing time is the shortest among the four cities at 49 days.
However, that performance does not offset broader weaknesses in the system. Procedures remain largely paper-based, with no digital land registries or integrated cadastre. Users must physically track their files, increasing the risk of delays and informal payments.
For business registration, Kisangani records a processing time of 70 days. The report nevertheless highlighted limitations linked to weak coordination among government agencies and the requirement for entrepreneurs to complete procedures with multiple public services.
Commercial dispute resolution also remains fragile. As in Kananga, a significant share of businesses surveyed expressed doubts about the impartiality of commercial courts.
Access to Financing, the Main Obstacle
Beyond differences among cities, the report identified challenges common to Congolese businesses. The primary challenge remains access to financing.
According to surveys conducted among more than 1,000 companies, 35.3% of respondents identified access to credit as their main obstacle. The constraint particularly affects small and medium-sized enterprises, which often lack sufficient collateral or a solid financial history.
Political instability ranked second, cited by 19.2% of businesses, followed by insecurity, theft and public disorder, which were mentioned by 17.5% of respondents. Electricity, competition from the informal sector, tax administration, corruption, taxes and customs procedures were also listed among the obstacles identified.
Land access represents another structural challenge. According to the World Bank, 65% of businesses consider access to land a constraint on their operations. In Matadi, that figure reaches 83.4%, despite the city's relatively stronger performance in some procedures.
Implementing Reforms
The report's message is clear: the DRC does not suffer solely from a problem of legislation. The main challenge lies in implementing existing rules.
Laws and regulations may be harmonized at the national level, but their application varies significantly from one city to another. The differences stem from the quality of local public services, the availability of service centers, digitalization, administrative capacity and the prevalence of informal practices.
The World Bank therefore recommends focusing reforms on implementation, including the full digitalization of business registration, integration of government systems, modernization of the GUPEC system, digitization of land registries and the cadastre, the introduction of digital case-management systems for courts, and more transparent publication of administrative fees, processing times and statistics.
The institution also called for stronger accountability mechanisms for public officials and intensified efforts to combat corruption.
The comparison of Kinshasa, Matadi, Kananga and Kisangani shows that national reforms must now be followed by more rigorous implementation at the local level. Without more efficient public services, digitized procedures and greater administrative transparency, regulatory progress will remain insufficient to sustainably improve the business climate in the DRC.
Pierre Mukoko & Boaz Kabeya
Advans Congo prépare l’ouverture d’une nouvelle agence à Lubumbashi, deuxième ville de la République démocratique du Congo par sa population et son poids économique. Située au marché Kenya, cette agence devrait ouvrir dans les prochains jours.
Le bâtiment devant l’abriter est quasiment prêt, a constaté Jean-Luc Nzoubou, directeur général d’Advans Congo, lors d’une visite effectuée sur le site le 19 juin 2026.
Cette ouverture s’inscrit dans le plan d’expansion de l’institution de microfinance dans le Grand Katanga. Elle fait partie des nouvelles implantations envisagées dans la région après les agences de Lubumbashi et de Kolwezi, ouvertes au quatrième trimestre 2024.
Une autre ouverture pourrait suivre à Likasi ou à Fungurume. Dans ces deux villes minières, situées respectivement à environ 120 et 200 kilomètres de Lubumbashi, Advans Congo dispose déjà d’une présence commerciale à travers des équipes dépêchées par l’agence de Lubumbashi. Celles-ci proposent des services aux entrepreneurs, commerçants et particuliers afin de tester la profondeur du marché avant une éventuelle implantation, explique Hermann Foko, directeur marketing et commercial.
Relais de croissance
Le processus semble toutefois plus avancé pour Likasi, troisième ville du Grand Katanga et important centre économique. Plusieurs offres d’emploi publiées ces derniers mois par Advans Congo pour des postes de chargés de clientèle mentionnent en effet cette localité parmi les zones concernées.
Cette expansion régionale fait suite aux performances enregistrées par les agences de Lubumbashi et de Kolwezi depuis leur ouverture. Dans son rapport Pilier III 2025, Advans Congo souligne que ces deux implantations ont connu une évolution significative de leurs activités, portée par le dynamisme économique des zones minières et commerciales, ainsi que par une demande croissante en services financiers adaptés aux PME, aux commerçants et aux particuliers.
« Leur contribution progressive aux performances commerciales et opérationnelles confirme la pertinence de la stratégie d’expansion géographique d’Advans Congo vers les pôles économiques à fort potentiel », peut-on lire dans le rapport.
Selon Hermann Foko, Lubumbashi et Kolwezi ont contribué à hauteur de 24% au produit net bancaire de l’institution, s’imposant ainsi comme l’un de ses principaux relais de croissance en République démocratique du Congo.
Cap sur les sous-traitants miniers
Le potentiel demeure important, d’autant que ces résultats ont été obtenus en dehors du secteur minier, principale activité économique de la région. Les provinces du Haut-Katanga et du Lualaba abritent les principaux sites de production de cuivre et de cobalt, les deux premiers produits d’exportation de la RDC.
Pour se positionner dans cet écosystème, Advans Congo travaille actuellement sur une stratégie dédiée. L’objectif est notamment de concevoir des offres de crédit adaptées au cycle d’activité des sous-traitants miniers, ainsi que des services répondant aux besoins des communautés locales dans la gestion de la dotation minimum obligatoire de 0,3 % du chiffre d’affaires par les entreprises minières.
Dans cette perspective, l’institution de microfinance a participé, du 17 au 19 juin 2026, pour la première fois, à la DRC Mining Week, principal rendez-vous annuel du secteur minier en RDC, qui en était à sa 21e édition.
Cette présence marque une étape dans la volonté d’Advans Congo de mieux comprendre les besoins financiers liés à l’écosystème minier du Grand Katanga, au-delà de sa clientèle traditionnelle de PME, de commerçants et de particuliers.
Pierre Mukoko et Timothée Manoke
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Les autorités provinciales de la Tshopo ont suspendu, pour une durée de 60 jours, la perception de certaines taxes, droits et redevances appliqués à la circulation et à la commercialisation de produits alimentaires de première nécessité. La mesure vise notamment le riz, le maïs et le manioc.
Annoncée à la mi-juin, cette décision intervient dans un contexte de forte pression sur le coût de la vie à Kisangani et dans plusieurs localités de la province. Elle vise à alléger les charges supportées par les opérateurs économiques et à contribuer à la stabilisation des prix sur les marchés.
Selon les informations rapportées par Actualité.cd, la suspension concerne notamment plusieurs prélèvements appliqués au commerce du riz, dont la taxe d’emballage, la taxe provinciale et l’estampillage. Ces frais étaient régulièrement dénoncés par les opérateurs comme l’un des facteurs alourdissant les coûts de commercialisation.
Prix du riz
La mesure intervient alors que le prix du riz blanc a fortement augmenté à Kisangani. Le sac de 100 kg se vend désormais à plus de 800 000 francs congolais, contre environ 300 000 à 350 000 francs auparavant, selon les estimations relayées par des acteurs de la société civile. Cette évolution représente une hausse comprise entre 128 % et 167 %, selon le prix de référence retenu.
La flambée est attribuée à plusieurs facteurs. La dégradation des routes de desserte agricole, notamment sur les axes reliant le territoire d’Opala à Kisangani, est régulièrement citée comme l’une des principales causes. Opala est considéré comme l’un des grands bassins de production rizicole de la province, mais l’évacuation des récoltes vers les centres de consommation reste difficile.
D’autres facteurs sont également évoqués par les acteurs locaux, notamment les tracasseries, les frais perçus sur la chaîne de commercialisation, les contraintes logistiques et la spéculation. La suspension temporaire des taxes apparaît donc comme une mesure d’urgence, mais elle ne règle pas à elle seule les problèmes structurels de la filière.
Mesure partielle
Le gouvernement provincial souligne le caractère transitoire de cette décision. Les autorités indiquent vouloir travailler avec les services économiques, les acteurs agricoles et les opérateurs commerciaux afin d’identifier des solutions plus durables aux difficultés d’approvisionnement et aux tensions observées sur les marchés.
Lors d’une réunion tenue le 13 juin à Kisangani, les autorités provinciales, les services économiques et agricoles ainsi que les opérateurs du secteur rizicole ont analysé les causes de la rareté du riz et de la hausse des prix. Les discussions ont notamment porté sur les perspectives d’amélioration de l’offre avec la reprise des récoltes à Banalia et le lancement de la saison agricole B à Opala.
Du côté du secteur privé, certains importateurs, dont Socimex et Alimentation Shekinah, ont annoncé l’arrivée prochaine de nouvelles cargaisons de riz. Ces approvisionnements devraient contribuer à renforcer l’offre sur le marché de Kisangani et pourraient atténuer les tensions sur les prix dans les prochains jours.
La Fédération des entreprises du Congo dans la Tshopo juge toutefois la mesure partielle. Elle estime que la suspension des taxes ne produira des effets durables que si elle est accompagnée d’actions sur le désenclavement des zones de production, la réhabilitation des routes agricoles et la réduction des autres coûts supportés par les opérateurs.
Ronsard Luabeya
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