French public port authority Haropa Port has signaled interest in providing technical assistance for the development of river transport along the Kisangani-Kinshasa corridor in the Democratic Republic of Congo.
The possibility was discussed during a meeting held on Wednesday, April 22, 2026, when Vice Prime Minister and Transport Minister Jean-Pierre Bemba received French Ambassador to the DRC Rémi Maréchaux. Representatives from the French Development Agency (AFD) and Haropa Port also attended.
Haropa Port is a French public institution and the largest river-maritime port complex on the Seine axis, bringing together the ports of Le Havre, Rouen and Paris. It is France’s leading port and the fourth-largest in northern Europe by tonnage, with global maritime connections. The group serves a hinterland including the Seine Valley and the greater Paris region, representing a market of about 25 million people.
Internationally, Haropa Port develops partnerships focused primarily on technical cooperation and sharing port and logistics expertise. In Africa, the group has established collaborations with the Autonomous Port of Pointe-Noire in Congo and the Port of Kribi in Cameroon. These partnerships aim to improve port performance, digitalize operations and develop integrated logistics solutions.
In the case of the DRC, discussions are still at an early stage. Haropa Port’s interest is limited to technical support, and no concrete project or formal commitment has been announced.
Boaz Kabeya
The Democratic Republic of Congo's rural electrification agency signed a commercial contract on April 21, 2026, with German company Off-Grid Europe to deploy solar photovoltaic mini-grids across the country.
According to a statement from the National Agency for Rural and Peri-Urban Electrification and Energy Services (ANSER), the agreement covers a €25 million project. The first phase includes the installation of 8.5 megawatt-peak capacity, expected to benefit 27,700 households across six localities.
ANSER said the deal represents a pilot phase of a broader program aimed at electrifying 27 agglomerations nationwide. The initiative is part of the national solar mini-grid program designed to accelerate access to electricity in rural and peri-urban areas.
At this stage, the agreement with Off-Grid Europe marks a key commercial step in the project, which will still require further technical and operational planning.
Based in Germany, Off-Grid Europe says it specializes in off-grid energy solutions. Founded in 2010, it designs, installs and maintains photovoltaic systems combined with battery storage for areas not connected to the national grid.
The company reports projects in Africa, including in Senegal, and operations in Nigeria, Cameroon and Guinea focused on autonomous energy systems.
With this agreement, ANSER continues its strategy of mobilizing technical and financial partners to expand rural electrification in a country where access to electricity remains limited outside major urban centers.
Ronsard Luabeya
Le groupe chinois Zijin Mining structure le corridor logistique destiné à relier son projet de lithium de Manono, dans la province du Tanganyika, aux infrastructures portuaires tanzaniennes. Il finalise actuellement la construction de quatre navires cargos appelés à opérer sur le lac Tanganyika.
Selon le média tanzanien The Citizen, le chantier de ces quatre navires avait dépassé 95 % d’exécution en mars 2026. Le journal indique que deux unités étaient alors achevées, qu’une troisième attendait l’approbation de la Tanzania Shipping Agencies Corporation (TASAC), et que le quatrième navire venait d’être mis à l’eau, avec une finalisation attendue en juillet 2026.
Zijin avait déjà annoncé, en novembre 2025, la mise à l’eau du premier vraquier de la série, Golden Voyage No.1, présenté comme un maillon clé de la future route d’exportation entre la RDC et la Tanzanie. Le groupe précise que chaque navire mesure 70,08 mètres de long sur 15 mètres de large, avec une capacité de transport de 2 000 tonnes et une autonomie de 1 000 milles nautiques.
Les navires ont été fabriqués sous forme modulaire en Chine par Shandong Xinneng Shipbuilding, puis expédiés en Tanzanie pour assemblage final au port de Karema. D’après The Citizen, c’est en octobre 2023 que Golden Voyage Logistics, filiale de Zijin, a sollicité un espace dans ce port pour lancer le projet.
Corridor logistique multimodal
Ce dispositif doit soutenir en priorité la chaîne logistique du projet de lithium de Manono. Selon les informations déjà publiées sur ce dossier, les produits issus du projet doivent être transportés par route sur environ 440 kilomètres entre Manono et Kalemie, avant d’être chargés sur le lac Tanganyika en direction de Kigoma, puis acheminés par voie terrestre vers Dar es Salaam pour exportation.
Cette organisation s’inscrit dans une stratégie logistique plus large. En août 2025, Zijin a signé en Tanzanie un accord de concession pour exploiter le port de Kigoma ainsi que le terminal de Malindi, au port de Dar es Salaam, avec un programme de modernisation des entrepôts, des zones de stockage et des équipements de manutention.
Sur le plan industriel, le projet de Manono est dimensionné pour une capacité annuelle d’exploitation et de traitement de 5 millions de tonnes de minerai. L’unité est appelée à traiter 500 000 tonnes de concentré de spodumène afin de produire environ 95 170 tonnes de sulfate de lithium brut par an, avec une mise en service annoncée pour le 30 juin 2026.
Dans ce contexte, le déploiement des navires sur le lac Tanganyika apparaît comme un élément central de la sécurisation du corridor d’exportation de Zijin depuis l’est de la RDC vers l’océan Indien.
Timothée Manoke
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Le groupe portuaire français Haropa Port a exprimé son intérêt pour apporter un appui technique au développement du transport fluvial sur l’axe Kisangani–Kinshasa. Cette perspective a été évoquée lors d’une audience accordée, mercredi 22 avril 2026, par le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, à l’ambassadeur de France en RDC, Rémi Maréchaux, accompagné notamment de représentants de l’Agence française de développement (AFD) et de Haropa Port.
Établissement public français, Haropa Port constitue le grand ensemble portuaire fluvio-maritime de l’axe Seine, regroupant les ports du Havre, de Rouen et de Paris. Il s’agit du premier port de France et du quatrième port nord-européen en tonnage, connecté à l’ensemble des continents grâce à une offre maritime internationale. Cet ensemble s’appuie sur un hinterland couvrant notamment la vallée de la Seine et la région parisienne, soit un marché d’environ 25 millions de consommateurs.
À l’international, Haropa Port développe des partenariats principalement fondés sur la coopération technique et le partage d’expertise portuaire et logistique. En Afrique, le groupe a notamment engagé des collaborations avec le Port autonome de Pointe-Noire, au Congo, et avec le Port de Kribi, au Cameroun. Ces partenariats portent sur l’amélioration de la performance portuaire, la digitalisation des opérations et le développement de solutions logistiques intégrées.
Dans le cas de la RDC, les échanges s’inscrivent à ce stade dans une phase exploratoire. L’intérêt exprimé par Haropa Port porte sur un appui technique, sans qu’un projet concret ni un engagement formel n’aient encore été annoncés.
Boaz Kabeya
L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (Anser) a signé, le 21 avril 2026, un contrat commercial avec la société allemande Off-Grid Europe en vue du déploiement de mini-réseaux solaires photovoltaïques en République démocratique du Congo.
Selon une communication de l’Anser, l’accord porte sur un projet de 25 millions d’euros. Cette première phase prévoit l’installation d’une capacité totale de 8,5 mégawatts-crête (MWc), avec un impact attendu sur 27 700 ménages répartis dans six agglomérations du pays.
L’agence précise qu’il s’agit d’une phase pilote d’un programme plus large, dont l’objectif final est d’électrifier 27 agglomérations à travers le pays. L’initiative s’inscrit dans le cadre du programme national d’électrification par mini-réseaux solaires photovoltaïques, mis en place pour accélérer l’accès à l’électricité dans les zones rurales et périurbaines.
À ce stade, l’accord signé avec Off-Grid Europe marque une étape commerciale dans la préparation du projet, qui devra encore se traduire par une structuration opérationnelle et technique des infrastructures à déployer.
Basée en Allemagne, Off-Grid Europe se présente comme une entreprise spécialisée dans les solutions énergétiques hors réseau. Fondée en 2010, elle conçoit, installe et maintient des systèmes photovoltaïques associés à des solutions de stockage par batteries, destinés aux zones non connectées au réseau national.
L’entreprise met également en avant plusieurs réalisations en Afrique, notamment au Sénégal, ainsi que des interventions au Nigeria, au Cameroun et en Guinée, dans le domaine des systèmes énergétiques autonomes.
Avec cet accord, l’Anser poursuit sa stratégie de mobilisation de partenaires techniques et financiers pour renforcer l’électrification rurale, dans un pays où l’accès à l’électricité demeure encore très limité en dehors des grands centres urbains.
Ronsard Luabeya
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L’aéroport de Bunia, chef-lieu de la province de l’Ituri, a franchi un nouveau palier opérationnel avec la possibilité d’accueillir désormais des avions à réaction de plus grande capacité. Selon les autorités, la mise en service de la piste modernisée permet désormais à des appareils de type Airbus d’atterrir sans difficulté, élargissant les capacités de desserte de cette plateforme aéroportuaire.
Cette évolution intervient après plusieurs années durant lesquelles le trafic aérien de Bunia était limité par les caractéristiques techniques de l’ancienne piste. L’un des faits marquants de cette nouvelle phase a été l’arrivée, le 20 avril 2026, d’un vol exploité par la Compagnie Africaine d’Aviation (CAA), citée comme illustration concrète de l’adaptation de l’aéroport aux exigences d’exploitation des avions à réaction. Des passagers et des membres d’équipage ont salué la qualité de la piste, désormais plus longue et mieux aménagée pour les opérations d’atterrissage.
Ces avancées font suite aux travaux de réhabilitation et de modernisation lancés en juin 2022. Le chantier a été exécuté par Mont Gabaon SARLU, sous la coordination du Bureau central de coordination (BCECO), pour un coût évalué à plus de 48 millions de dollars, selon des chiffres avancés par le ministère des Finances. Il comprenait notamment l’allongement de la piste à 2 500 mètres, son élargissement, l’extension de l’aire de stationnement, ainsi que la construction d’une nouvelle aérogare et d’une tour de contrôle.
Le projet avait été initialement annoncé pour une durée de 36 mois, mais son exécution a été ralentie par plusieurs contraintes techniques et logistiques, notamment la nature du sol, l’approvisionnement en matériaux et certaines difficultés liées au chantier. Pendant toute cette période, l’aéroport est resté en activité, notamment pour les besoins humanitaires et logistiques.
Grâce à cette montée en capacité, l’aéroport de Bunia dispose désormais d’infrastructures mieux adaptées à l’accueil d’appareils plus performants, ce qui pourrait faciliter le transport de passagers et de fret à plus grande échelle. À terme, cette modernisation est aussi appelée à renforcer la connectivité de l’Ituri avec les principaux centres économiques du pays et à soutenir le désenclavement de la province.
Boaz Kabeya
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A travers le projet Transforme, porté avec l’appui de la Banque mondiale, la République démocratique du Congo engage une digitalisation du secteur de la microfinance, en s’appuyant sur un opérateur technologique appelé à jouer un rôle central : Paycode Fintech Congo. Le 15 avril 2026 à Kinshasa, la filiale locale de Paycode, fintech africaine spécialisée dans les paiements digitaux et l’identité biométrique, a signé un accord avec l’Association nationale des institutions de microfinance (ANIMF) et l’Association professionnelle des coopératives d’épargne et de crédit (Aprocec).
Cet accord s’inscrit dans la continuité du contrat signé en février 2025 entre le projet Transforme et un consortium comprenant Paycode Fintech Congo, Banktech Software Services Limited et Hong-Kong Top Wise Communications, portant sur la digitalisation du secteur de la microfinance et la fourniture de 10 000 terminaux de paiement, pour un montant qui n’a pas été communiqué.
Selon une communication du projet Transforme, cette initiative vise à moderniser les institutions de microfinance (IMF) et les coopératives d’épargne et de crédit (COOPEC), tout en les intégrant au système financier formel. L’accord confie à Paycode la mise en œuvre opérationnelle et technique d’une plateforme intégrée. Celle-ci devrait notamment comprendre un système de core banking, un progiciel de gestion intégré (ERP), un module monétique, ainsi que la production de cartes de paiement Mosolo. L’objectif est de faciliter l’interconnexion des IMF et des COOPEC au switch monétique national, une étape clé pour leur intégration dans le système financier formel et pour l’élargissement de l’usage des paiements électroniques.
La solution repose sur une infrastructure technologique complète incluant serveurs, capacités de stockage, dispositifs de sécurité et réseaux de télécommunications. Paycode assurera également l’hébergement, la maintenance des systèmes, la formation des utilisateurs ainsi que l’enrôlement des commerçants, afin de favoriser l’appropriation locale des outils.
Dans ce cadre, l’entreprise développe la plateforme e-Dapt, conçue pour répondre aux contraintes du marché congolais. Elle devrait notamment permettre le traitement de paiements groupés, la compensation et le règlement par lots, ainsi que l’exécution de transactions hors ligne en temps réel via des cartes biométriques, adaptées aux zones à faible connectivité.
Le projet prévoit par ailleurs le déploiement de 10 000 terminaux de paiement électronique (TPE) à travers les 145 territoires de la République démocratique du Congo. Ces équipements intégreront des solutions d’identification biométrique et seront associés à des cartes multi-applicatives conformes aux standards EMV (Europay, Mastercard et Visa).
Selon le projet Transforme, cette initiative devrait améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises, notamment dans le commerce, l’agriculture et les services, aux services financiers, à l’épargne formelle et au crédit. Elle s’inscrit également dans une stratégie nationale visant à réduire l’usage des espèces au profit des paiements électroniques.
En RDC, le taux d’inclusion financière est passé de 38,5 % en 2022 à 50 % actuellement, une progression attribuée en grande partie au déploiement des solutions de paiement mobile. Cette dynamique s’inscrit dans la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’inclusion financière 2023-2028, adoptée en juillet 2023, et repose sur le renforcement des infrastructures et des instruments de paiement.
Ronsard Luabeya
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Carrigrès, la carrière de granulats de construction du groupe TEXAF, a clôturé l’année 2025 sur une baisse de ses revenus de l’ordre de 17 %, à 4,2 millions d’euros, contre environ 5 millions d’euros en 2024. Cette évolution intervient dans un contexte où la demande a certes connu une reprise au cours de la seconde moitié de l’année, sans suffire à compenser la dégradation des conditions de marché.
Le groupe attribue principalement ce recul à une baisse du prix moyen de vente de ses produits de l’ordre de 26 %. Cette pression sur les prix a pesé sur la performance globale de l’activité, qui a clôturé l’exercice sur une perte nette de 20 000 euros, selon les résultats annuels du groupe, malgré une augmentation du volume des ventes d’environ 10 %.
TEXAF présente cette activité comme particulièrement volatile, en raison de sa dépendance à la dynamique du marché de la construction et aux conditions de concurrence. Cette volatilité apparaît clairement à la lecture de l’évolution récente des performances. En 2023, l’activité avait bénéficié d’une forte demande et de prix soutenus, portant son chiffre d’affaires à environ 6,29 millions d’euros, en dépit d’un recul d’environ 4 % des volumes vendus par rapport à 2022. En 2024, les revenus avaient ensuite chuté d’environ 19 %, dans un contexte marqué par des incertitudes sur les investissements publics, selon les indications du groupe.
Malgré ces résultats en 2025, TEXAF indique poursuivre ses investissements dans cette activité. Le groupe précise dans son rapport avoir déjà versé un acompte pour l’acquisition d’un nouveau crible et d’un concasseur destinés à la carrière, avec pour objectif d’améliorer la performance opérationnelle.
La carrière de Carrigrès, exploitée par le groupe depuis les années 1950, dispose d’une capacité annuelle estimée à 600 000 tonnes. Le groupe évalue par ailleurs le gisement exploitable à environ 25 millions de tonnes. Elle produit une gamme de granulats destinés au secteur de la construction, allant des moellons au sable concassé, en passant par différents types de graves et de gravillons utilisés dans le béton, les routes et les travaux de génie civil.
Le groupe souligne toutefois qu’une partie du terrain de la carrière est occupée illégalement par des « squatters », une situation qui pourrait, à plus long terme, limiter les possibilités d’expansion de l’exploitation.
Timothée Manoke
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Plantations et Huileries du Congo (PHC), controlled by Kuramo Capital Management with an approximately 76% stake since 2021, plans to build a palm oil refinery.
In an interview with Forbes Afrique magazine published in April 2026, Managing Director Monique Gieskes said the facility is expected to come online within the next two years, pointing to a completion date around 2028.
According to the executive, the project is part of a broader vertical integration strategy. PHC has mainly produced crude palm oil and palm kernel oil, which it sells to refiners in Kinshasa and Kongo Central. The company now plans to refine part of its output while continuing to supply its existing customers with crude oil. This move would allow PHC to capture more value in the domestic market. The planned refinery’s capacity has not been disclosed.
The integration strategy will require higher output. However, data shared by Gieskes indicates stagnation over the past two years. After reaching 80,000 tons in 2023, production is expected to reach 81,000 tons in 2025. PHC nonetheless maintains its target of 100,000 tons by 2026.
The company operates three industrial sites in Boteka (Equateur), Yaligimba (Mongala), and Lokutu (Tshopo). According to management, its concessions span around 106,000 hectares, including 30,000 hectares planted with oil palms. The remaining land offers room for expansion.
PHC also points to genetic research conducted at its CREATY center in Yaligimba. Gieskes referred to experimental seeds described as “albino”, with low beta-carotene content, which could produce a lighter oil directly upon extraction. Management presents this as a promising avenue, though it has not yet been independently validated in publicly available research.
These ambitions come against the backdrop of a structurally undersupplied Congolese market. According to estimates from the United States Department of Agriculture (USDA), national palm oil production stands at around 300,000 tons per year, while demand exceeds 500,000 tons.
Timothée Manoke
The commissioning of the Katanda cement plant, a project led by Cement Kasai SAS and initially announced for February 2026, did not take place as scheduled and is facing delays due to persistent logistical constraints.
According to a report published by the Kasai Oriental governorate following an April 20, 2026 meeting between company officials and Governor Jean-Paul Mbwebwa, work on the site remains limited to preparatory activities. These include the construction of a living base and administrative facilities, as well as foundations for industrial equipment.
Project officials attribute the delay to difficulties in procuring equipment, compounded by poor road conditions and recent weather.
The governorate said the condition of the Lubumbashi–Mbujimayi road is severely disrupting the transport of materials. Some sections have become nearly impassable, forcing several trucks to turn back, particularly between Nguba and Likasi.
Heavy rains in recent weeks have also slowed work on the site, project managers said.
In response, the company is exploring alternative options to ensure equipment delivery. The Mbujimayi–Kalemie route was assessed, revealing more than 300 kilometers of severely degraded roads requiring rehabilitation.
Cement Kasai SAS is relying on the start of the dry season to resume work while awaiting new equipment. Governor Jean-Paul Mbwebwa reiterated the commitment of provincial authorities to help address the identified obstacles.
Launched in August 2024, the project involves the construction of a cement plant with an annual capacity of 1.2 million tons. The first phase, estimated at $400 million, targets initial production of 300,000 tons per year, with gradual expansion in later phases.
Initially expected in 2026, commissioning of the plant now depends on how quickly logistical constraints are resolved. Infrastructure remains a key factor for large-scale industrial projects in the region.
Ronsard Luabeya