DR Congo’s Ministry of National Economy said compensation payments for losses in the oil sector in the third and fourth quarters of 2025 will be made once fourth-quarter figures are certified, a process due by end-January 2026. The ministry said so in a statement on Jan. 12.
It said third-quarter certification was completed in December and validated about $34 million for the western region, before nationwide consolidation, according to official figures cited by local media. Payments for the second half of 2025 now depend on the fuel price monitoring committee’s final approval of fourth-quarter figures.
For the first half of 2025, the committee certified $15.97 million for the first and second quarters, which the ministry said has been paid in full.
The statement also said arrears from 2020 and 2021 have been settled for oil companies in the southern region (Katanga). It added that debts owed by state oil firms to storage and refining companies, as well as Cobil SPSA, for the same period have also been paid.
Fuel compensation payments fell to $31.5 million in 2024 from $288.6 million in 2023, a drop of nearly 90%, according to available data.
Boaz Kabeya
Le Comité de politique monétaire (CPM) de la Banque centrale du Congo (BCC) a décidé, le 8 janvier 2026, de poursuivre l’assouplissement amorcé au dernier trimestre 2025. Le taux directeur, déjà passé de 25 % à 17,5 % lors du précédent CPM, recule de nouveau à 15 %, tandis que le taux de la facilité de prêt marginal est ramené à 19 %, après une baisse de 30 % à 21,5 %, soit une réduction de 250 points de base.
« Ces décisions s’inscrivent dans notre volonté constante de conduire une politique monétaire rigoureuse, anticipative et crédible, visant à préserver la stabilité du niveau général des prix, à consolider le raffermissement du franc congolais et à renforcer la confiance dans le système financier national », explique le gouverneur André Wameso (photo), qui s’est fixé pour objectif de réduire la dépendance structurelle au dollar et de restaurer la confiance dans le franc congolais (FC).
À fin décembre 2025, l’inflation est tombée à 2,27 %, contre 11,69 % un an plus tôt. Sur le marché interbancaire et le marché parallèle, le franc congolais s’est apprécié respectivement de 30,44 % et 24,09 % par rapport à fin 2024, s’établissant à 2 181,39 FC pour un dollar américain sur le marché interbancaire et à 2 309,38 FC sur le marché parallèle. La banque centrale revendique également un renforcement des réserves internationales, qui atteignent 7,886 milliards de dollars à fin décembre 2025, soit environ trois mois d’importations de biens et services.
Il apparaît ainsi qu’avec ces décisions, la BCC cherche à transformer les acquis de 2025 en un cycle plus favorable, dans lequel le franc congolais retrouverait progressivement un rôle plus central. Cet assouplissement devrait réduire le coût du crédit et faciliter le financement de l’économie en FC, rendant la monnaie nationale plus utile à l’économie réelle.
Mais la réussite de cette politique de dédollarisation dépendra de la capacité à maintenir la stabilité du change, une inflation basse et des réserves solides, signes d’une confiance durable dans le franc congolais. Cette nouvelle baisse des taux constitue ainsi un véritable test de confiance : elle permettra de mesurer la capacité du franc congolais à rester stable dans un contexte de liquidité accrue, sans raviver les pressions sur le marché de change ni renforcer les comportements de dollarisation.
Assouplissement prudent
Pour 2026, le CPM projette une évolution maîtrisée du rythme de formation des prix, une stabilisation du taux de change et le maintien d’une croissance économique robuste. « L’économie devrait bénéficier des effets de l’évolution favorable du cours des métaux et d’une atténuation des conflits dans la partie Est du pays, en lien avec les engagements pris par les différentes parties », estime le CPM. Ces facteurs devraient, selon la BCC, soutenir la demande de monnaie locale.
Seulement, deux jours après l’annonce de l’assouplissement monétaire, la banque centrale signale déjà « certaines tensions sur le segment parallèle », qu’elle attribue à des « spéculations » liées à des « anticipations négatives » de quelques opérateurs. Elle est même intervenue sur le marché des changes pour injecter 50 millions de dollars au taux de 2 040 FC le dollar américain et prévoyait une nouvelle vente de devises le 12 janvier 2026.
Globalement, la BCC reste prudente. Elle a d’ailleurs maintenu inchangés les taux de réserves obligatoires : 10,5 % et 0 % respectivement pour les dépôts à vue et à terme en FC, et 11,5 % et 10,5 % respectivement pour les dépôts à vue et à terme en devises. Le CPM, qui dit maintenir un suivi rigoureux de l’évolution de la conjoncture économique et de la liquidité au sein de l’économie, se tient par ailleurs prêt « à ajuster ses instruments de politique monétaire si les conditions l’exigent ».
Il faut rappeler que, le 19 décembre 2025, à l’issue des dernières revues de son programme avec la RDC, le Fonds monétaire international (FMI) a appelé à une politique monétaire prudente et fondée sur les données. « Les fortes incertitudes soulignent l’importance de suivre de près les conditions de liquidité et de se tenir prêt à ajuster la politique monétaire si nécessaire », estime le Fonds, qui demande au pays de continuer d’accumuler des réserves, de préserver la flexibilité du change, d’éviter les taux multiples et de renforcer la gouvernance, la transparence et l’indépendance de la banque centrale.
Pierre Mukoko
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Le ministère de l’Économie nationale a annoncé que le remboursement des pertes et manques à gagner du troisième et du quatrième trimestre 2025 dans le secteur pétrolier interviendra après la certification du quatrième trimestre, prévue pour fin janvier 2026. Cette annonce figure dans un communiqué de presse rendu public le 12 janvier 2026.
Selon le ministère, la certification du troisième trimestre 2025 a déjà été réalisée en décembre 2025. Pour ce trimestre, les autorités ont certifié environ 34 millions de dollars pour la zone Ouest, avant consolidation nationale, selon des données officielles reprises par la presse économique. Le paiement des montants dus pour l’ensemble du second semestre 2025 dépend désormais de la validation finale du quatrième trimestre par le Comité de suivi des prix des produits pétroliers, qui réunit les ministères concernés, la profession pétrolière et les organismes publics impliqués.
Pour le premier semestre 2025, le Comité de suivi a certifié un total de 15,97 millions de dollars, couvrant le premier et le deuxième trimestre. Ces montants ont déjà été entièrement apurés, selon le ministère de l’Économie nationale.
Le communiqué rappelle également que les arriérés des exercices 2020 et 2021 ont été remboursés pour les sociétés pétrolières de la zone Sud (Katanga). Les dettes des sociétés pétrolières nationales envers la Société d’entreposage des produits pétroliers, la Société congolaise des industries de raffinage et la Cobil SPSA, pour la même période, ont aussi été réglées.
D’après les données disponibles, les compensations liées aux carburants en République démocratique du Congo étaient passées de 288,6 millions de dollars en 2023 à 31,5 millions de dollars en 2024, soit une baisse de près de 90 %.
Boaz Kabeya
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Gécamines plans to sell part of the copper output from Tenke Fungurume Mining (TFM) to the United States through its new trading subsidiary, Gécamines Trading. TFM is 80% controlled by China’s CMOC.
The Congolese state miner said it has decided, for the first time, to exercise its contractual right to buy the share of production linked to its 20% stake in the mine and resell it to U.S. buyers. It put the volume at 100,000 tonnes for 2026.
“This first marketing operation represents an expansion of the competitive bidding system for output from Gécamines’ partnerships, a system introduced in 2023 and successfully implemented since then,” Guy-Robert Lukama, chairman of Gécamines’ board, said in a statement.
Gécamines said the decision to market the production share from its joint ventures is intended to address transfer-pricing practices used by some operators. Under such practices, output is sold at below-market prices to related entities, reducing dividends paid to Gécamines and mining revenues for the state.
The company said the strategy should lead to better pricing of Congolese minerals, higher tax revenues and a broader base of buyers, strengthening the country’s commercial independence.
“We welcome this first operation, which follows more than a year of work to strengthen the Democratic Republic of Congo’s position in global raw materials markets and to assert the state’s sovereignty over its mineral resources,” said Placide Nkala Basadilua, Gécamines’ chief executive, in the statement.
In the longer term, the state-owned company aims to secure sales rights of up to 500,000 tonnes of copper and 40,000 tonnes of cobalt, underlining its ambition to re-establish itself as a global player in critical minerals.
Strategic agreement
Before exercising its purchase right, Gécamines said it carried out a market consultation in late 2025. Several U.S. buyers agreed to purchase the 100,000 tonnes of copper at the end of the process under terms the company described as favourable.
Copper prices surged in 2025, rising 44% to a record $12,960 per tonne on the London Metal Exchange. Analysts expect momentum to remain strong in 2026.
The transaction also allows the DRC to implement commitments under a strategic agreement signed with the United States in Washington on Dec. 4, 2025. Under the agreement, “the DRC and its public enterprises will use their marketing rights linked to participation and contracts to provide offtake access to American and allied persons.”
The mechanism requires Gécamines, or any other state-owned company, to offer its marketable volumes to U.S. companies before other buyers, provided commercial terms are comparable and aligned with international prices.
The deal is being carried out by Gécamines Trading, a joint venture with Geneva-based Mercuria Energy Trading. The venture markets copper, cobalt and other critical minerals, including germanium and gallium, produced in the DRC.
The project is backed by the U.S. International Development Finance Corp (DFC). The agency said it has issued a letter of intent for an equity investment in the joint venture, aimed at securing U.S. supply chains for strategic minerals.
Pierre Mukoko
À travers Gécamines Trading, sa nouvelle filiale dédiée au trading des minerais, Gécamines veut orienter vers les États-Unis une partie de la production de cuivre de Tenke Fungurume Mining (TFM), contrôlée à 80 % par le groupe chinois CMOC. Pour ce faire, l’entreprise publique congolaise annonce avoir décidé d’utiliser, pour la première fois, son droit contractuel d’acheter la part de production correspondant à sa participation de 20 % dans cette mine afin de la revendre aux États-Unis. Elle chiffre ce volume à 100 000 tonnes pour l’année 2026.
«Cette première opération de commercialisation constitue le prolongement et le développement du dispositif d’offre compétitive des productions des partenariats de Gecamines, dispositif mis en place depuis 2023 et exécuté jusqu’à présent avec succès », a indiqué le président du Conseil d’administration de Gécamines, Guy-Robert Lukama, cité dans le communiqué de l’entreprise.
L’idée de commercialiser elle-même la part de production correspondant à sa participation dans les coentreprises minières découle, selon Gécamines, de la volonté de contourner la pratique des prix de transfert utilisée par plusieurs opérateurs. Cette pratique consiste à vendre la production à bas prix à une société liée, réduisant d’autant les dividendes versés à Gécamines et les recettes minières reversées à l’État. Avec cette démarche, l’entreprise espère une meilleure valorisation des produits congolais, une augmentation de la base taxable pour l’État et une diversification des acheteurs, renforçant l’indépendance commerciale du pays.
« Nous sommes heureux de cette première opération qui concrétise un travail mené depuis plus d’une année désormais pour renforcer la position de la République Démocratique du Congo sur l’échiquier mondial des matières premières et concrétiser la volonté de l’Etat congolais d’asseoir sa souveraineté sur son sous-sol », a précisé la directeur général de Gécamines, Placide Nkala Basadilua, repris dans le même communiqué. À terme, la compagnie publique ambitionne des droits de vente pouvant atteindre 500 000 tonnes de cuivre et 40 000 tonnes de cobalt, confirmant sa volonté de redevenir un acteur global du marché des matières premières critiques.
Accord stratégique
Avant de décider d’exercer son droit d’achat, Gécamines dit avoir réalisé, fin 2025, une consultation de marché. Selon nos informations, à l’issue de cette consultation, plusieurs acteurs américains se sont portés acquéreurs des 100 000 tonnes de cuivre, à des conditions jugées avantageuses pour Gécamines. Il faut dire que le cuivre a signé une année 2025 exceptionnelle, avec une hausse de prix de 44 % et un record à 12 960 dollars la tonne sur le London Metal Exchange (LME). Selon les analystes, la dynamique resterait favorable en 2026.
L’opération permet également à la RDC de mettre en œuvre les engagements pris dans l’accord stratégique signé le 4 décembre 2025 à Washington avec les États-Unis. Selon le texte, « la RDC et ses entreprises publiques utiliseront leurs droits de commercialisation liés à la participation et aux contrats pour fournir un accès à l’offtake aux personnes américaines et alliées ». Ce dispositif oblige Gécamines, ou toute autre entreprise publique, à proposer en premier lieu ses volumes commercialisables aux sociétés américaines avant tout autre acheteur, sous réserve de « conditions commerciales comparables », afin de garantir une conformité aux prix internationaux.
Gécamines Trading, qui porte l’opération, est une joint-venture mise en place en partenariat avec le groupe genevois Mercuria Energy Trading. Chargée de commercialiser le cuivre, le cobalt et d’autres minerais critiques, comme le germanium ou le gallium, provenant du sous-sol congolais, elle est également soutenue par la US International Development Finance Corp (DFC). L’agence publique américaine, qui appuie le développement d’entreprises américaines sur les marchés émergents, dit même avoir émis une lettre d’intention en vue d’un « investissement en actions » dans cette joint-venture. Objectif : « sécuriser les chaînes d’approvisionnement américaines en minéraux stratégiques », souligne-t-elle.
Pierre Mukoko
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À l’issue de la réunion annuelle d’évaluation tenue le 9 janvier 2025, l’entreprise publique DRC Gold Trading a annoncé la poursuite de son expansion sur le territoire national, avec l’ouverture imminente d’une succursale à Mbujimayi et d’une autre à Kinshasa d’ici fin mars 2026. Cette stratégie vise à atteindre l’objectif fixé : disposer de dix sièges opérationnels à travers le pays, afin d’atteindre un volume compris entre 15 et 18 tonnes d’or artisanal et des recettes d’exportation de plus de 2 milliards de dollars.
À ce stade, l’entreprise compte cinq succursales pleinement opérationnelles, auxquelles s’ajoute celle de Bukavu, non fonctionnelle depuis l’occupation de la ville par les rebelles de l’AFC/M23 en mars 2025. L’atteinte de l’objectif haut de gamme, soit 18 tonnes, constitue un défi majeur, d’autant que depuis son entrée en service début 2023, DRC Gold Trading SA a exporté environ 10 tonnes d’or artisanal.
Une difficulté supplémentaire réside dans l’incertitude entourant la contribution de la succursale de Bukavu cette année, alors qu’elle représentait à elle seule plus de 90 % des exportations légales d’or artisanal entre 2023 et 2024, avec, en 2023, une moyenne mensuelle de plus de 420 kg en provenance du Sud-Kivu.
L’entreprise publique a toutefois ouvert une succursale à Kindu, dans le Maniema, qui compense partiellement le manque à gagner du Sud-Kivu. Avec une moyenne d’environ 114 kg d’or artisanal exporté chaque mois, cette province est devenue la première zone exportatrice du pays. À la fin du troisième trimestre 2025, elle représentait 34 % des exportations nationales d’or artisanal, pour un total de 683,67 kg, selon les données de la Cellule technique de coordination et de planification minière.
Timothée Manoke
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The Regulatory Authority for Subcontracting in the Private Sector (ARSP) has issued a decision that directly affects mining supply chains in the Democratic Republic of Congo.
In a decision published on Jan. 7, 2026, the regulator ruled that the supply of sulfuric acid, chemical reagents and similar inputs will be restricted exclusively to licensed subcontracting companies, in line with Law No. 17/001 governing private-sector subcontracting.
According to the decision, the supply of sulfuric acid, lime, flotation reagents, extractants and other chemicals used in ore processing is classified as a subcontracting activity in its own right. As a result, these supplies may no longer be provided directly by mining companies or by firms that are not listed in the ARSP’s official register.
The ARSP said the move was prompted by ongoing attempts to bypass subcontracting rules, which have allowed ineligible operators to dominate a strategic segment of the mining industry. Such practices, the regulator said, run counter to the law’s objective of ensuring meaningful participation by Congolese companies in markets generated by mining activity.
Under the new rules, mining companies must source acid and processing reagents exclusively from ARSP-approved subcontractors or face administrative sanctions under existing regulations.
The authority said it focused on the acid and reagents market because of the central role these products play in ore processing, particularly in copper and cobalt production. They are essential to leaching techniques used to extract metals from ore.
Until now, these inputs were largely supplied by foreign firms or entities integrated into major mining groups, limiting access for local suppliers. This, the regulator said, justified targeting the segment for stricter enforcement of subcontracting rules.
The decision forms part of the government’s broader strategy to promote local content and strengthen Congolese small and medium-sized enterprises. It aims to deepen the integration of national companies into the mining value chain and support job creation.
Boaz Kabeya
The Ministry of Employment and Labour said in a statement published on Jan. 7, 2025, that it will launch an inspection mission in February to oversee private placement services (SPPs) operating in the Democratic Republic of Congo.
The mission will check whether recruitment operations and practices comply with regulations and whether employers are meeting their legal obligations toward the national workforce.
The announcement follows the completion of administrative inspections launched in October 2025 under the Labour Code and a decree governing the licensing of private placement services. As a result of the process, 176 of the 625 SPPs inspected were found to be compliant with current regulations.
The ministry said compliant SPPs either hold a valid operating licence or, for those in operation for less than two years, a temporary authorisation. It added that they are up to date with required declarations and employer contributions to the National Institute for Professional Preparation (INPP), the National Employment Office (ONEM) and the National Social Security Fund (CNSS), and have submitted the required quarterly reports.
The ministry warned that the use of unlicensed or unregulated private placement services constitutes a serious offence, punishable by administrative and criminal sanctions.
It also said that any SPP not listed officially must report to the ministry by Jan. 31, 2026, including those that consider themselves compliant but were omitted. The aim is to bring their status into compliance through an ad hoc commission. After the deadline, licences will be withdrawn, operations suspended and legal proceedings initiated.
Ronsard Luabeya
L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) a formalisé une décision majeure touchant directement la chaîne d’approvisionnement des entreprises minières en République démocratique du Congo. Dans une décision officielle rendue publique le 7 janvier 2026, le régulateur réserve désormais la fourniture de l’acide sulfurique, des réactifs chimiques et d’intrants assimilés aux seules entreprises de sous-traitance agréées, conformément à la loi n°17/001 relative à la sous-traitance dans le secteur privé.
Dans ce document, l’ARSP précise que la fourniture d’acide sulfurique, de chaux, de réactifs de flottation, d’extractants et d’autres produits chimiques utilisés dans le traitement des minerais constitue une activité de sous-traitance à part entière. À ce titre, elle ne peut plus être exercée directement par les sociétés minières ni par des entreprises non enregistrées dans le répertoire de l’ARSP.
L’ARSP justifie sa décision par la persistance de mécanismes de contournement de la loi sur la sous-traitance, qui auraient permis à des opérateurs non éligibles de capter un segment stratégique du secteur minier. Le régulateur rappelle que ces pratiques portent atteinte à l’objectif de la loi : garantir une participation effective des entreprises congolaises aux marchés générés par l’activité minière.
Désormais, toute société minière est tenue de s’approvisionner en acide et en réactifs exclusivement auprès de sous-traitants agréés par l’ARSP, sous peine de sanctions administratives prévues par les textes en vigueur.
Le choix de l’ARSP de cibler spécifiquement le marché de l’acide et des réactifs s’explique par leur rôle central dans les procédés de traitement des minerais, notamment du cuivre et du cobalt. Ces produits sont utilisés dans les procédés de lixiviation, qui permettent d’extraire les métaux des minerais.
Jusqu’ici, ces intrants étaient majoritairement fournis par des acteurs étrangers ou intégrés aux grandes sociétés minières, ce qui limitait l’accès des fournisseurs locaux et justifie l’orientation de la régulation vers les sous-traitants éligibles.
Cette décision s’inscrit dans la stratégie nationale de promotion du contenu local et de renforcement des PME congolaises. Elle vise à intégrer davantage les entreprises nationales dans la chaîne de valeur du secteur minier et à créer des emplois locaux.
Boaz Kabeya
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Selon un communiqué publié le 7 janvier 2025, le ministère de l’Emploi et du Travail a annoncé le déploiement, à partir de février prochain, d’une mission de contrôle auprès des services privés de placement (SPP) opérant en République démocratique du Congo. Cette mission vise à vérifier la conformité des opérations et des méthodes de placement, ainsi que le respect des obligations légales envers la main-d’œuvre nationale.
Cette annonce fait suite à la clôture des opérations de vérification administrative lancées en octobre 2025, conformément au Code du travail et à l’arrêté portant agrément des SPP. À l’issue de ce processus, 176 services privés de placement sur 625 ont été déclarés en règle avec la réglementation en vigueur.
Le ministère précise que les SPP reconnus conformes disposent soit d’un agrément valide, soit d’une autorisation de fonctionnement pour ceux ayant moins de deux ans d’existence. Ils justifient également d’une situation régulière en matière de déclarations et de paiements des contributions patronales auprès de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), de l’Office national de l’emploi (ONEM) et de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ainsi que de la production des rapports trimestriels requis.
Le ministère rappelle que le recours à un SPP non agréé ou non régularisé constitue une infraction grave, passible de sanctions administratives et pénales. Par ailleurs, tout SPP ne figurant pas sur la liste officielle — y compris ceux s’estimant conformes mais omis — est sommé de se présenter au ministère au plus tard le 31 janvier 2026 afin de régulariser sa situation auprès de la commission ad hoc. Passé ce délai, l’agrément sera retiré, l’activité suspendue et des poursuites judiciaires engagées.
Ronsard Luabeya
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