Chinese mining company Congo Dongfang Mining (CDM), which operates in Lubumbashi in Haut-Katanga province, faces strict conditions before resuming operations following an environmental incident on Nov. 4, 2025. The company was suspended for three months beginning Nov. 6, 2025.
In a Feb. 13, 2026 statement, the Congolese Ministry of Mines outlined requirements for CDM's Joli-Site facility to restart operations, including full compliance of all installations, validation of updated environmental and social impact studies, complete structural certification by independent experts, and implementation of strengthened environmental monitoring. The ministry also mandated fulfillment of social obligations to neighboring communities and establishment of sustainable control, prevention and alert mechanisms to prevent future incidents.
These conditions stem from findings by a special interministerial commission established after the incident. According to the ministry, "concrete, measurable and verifiable" actions have been implemented across health, humanitarian and environmental areas.
On health, 670 people received treatment at Jason Sendwe General Reference Hospital. For humanitarian relief, 350 affected households received direct assistance, while 30,000 liters of drinking water are distributed daily to affected populations. To ensure sustainable water access, 15 boreholes were planned, with seven completed by end-December 2025.
Environmental remediation included decontamination, pumping and effluent neutralization operations, alongside construction of an emergency retention basin. The formal compensation process for victims has also begun in accordance with legal and regulatory procedures.
During a November 2025 site visit, Mines Minister Louis Watum Kabamba required the company to continue paying all affected personnel during the suspension, cover full repair costs for environmental damage, compensate affected populations and pay penalties under the Mining Code and applicable regulations.
Ronsard Luabeya
Après une suspension initiale de trois mois décidée le 6 novembre 2025, l’entreprise chinoise Congo Dongfang Mining (CDM), active à Lubumbashi (Haut-Katanga), reste soumise à des restrictions avant toute reprise de ses opérations, à la suite de l’incident environnemental du 4 novembre 2025.
Dans un communiqué publié le 13 février 2026, le ministère congolais des Mines précise que la reprise des activités sur le site CDM/Joli-Site est strictement subordonnée à la « mise en conformité intégrale » des installations, à la validation d’études environnementales et sociales actualisées, à la sécurisation complète des ouvrages par une expertise indépendante, ainsi qu’à la mise en place d’un suivi environnemental renforcé et permanent. Le ministère exige également le respect effectif des obligations sociales envers les communautés riveraines et la consolidation de mécanismes durables de contrôle, de prévention et d’alerte afin d’éviter la récurrence de tels incidents.
Ces conditions s’inscrivent dans les conclusions des travaux d’une commission interministérielle spéciale mise en place après l’incident. Selon le ministère, des actions « concrètes, mesurables et vérifiables » ont été engagées sur les volets sanitaire, humanitaire et environnemental.
Sur le plan sanitaire, 670 personnes ont été prises en charge à l’Hôpital général de référence Jason Sendwe. Sur le plan humanitaire, 350 ménages affectés ont bénéficié d’une assistance directe, tandis que 30 000 litres d’eau potable sont distribués quotidiennement aux populations concernées. Pour garantir un accès durable à l’eau, 15 forages ont été programmés, dont sept étaient déjà réalisés fin décembre 2025.
Sur le plan environnemental, des opérations de dépollution, de pompage et de neutralisation des effluents ont été menées, parallèlement à la construction d’un bassin de rétention de secours. Le processus d’indemnisation des victimes a également été formellement engagé, conformément aux procédures légales et réglementaires en vigueur.
Lors d’une visite sur le site en novembre 2025, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a par ailleurs exigé que l’entreprise continue de rémunérer l’ensemble du personnel concerné pendant la période de suspension, qu’elle prenne en charge l’intégralité des réparations liées aux dommages environnementaux, qu’elle indemnise les populations touchées et qu’elle s’acquitte des pénalités prévues par le Code minier et la réglementation en vigueur.
Ronsard Luabeya
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A memorandum of understanding for the redevelopment and modernization of the Port of Boma was signed on Feb. 7, 2026, between Peters Group Limited, the Ministry of Transport and the National Office of Transport (Onatra). Businessman Benedict Peters traveled to Kinshasa to sign the agreement.
The project comes amid renewed interest in the strategic port in Kongo Central province. Abu Dhabi Ports has also shown interest in Congolese port infrastructure, following a meeting on Nov. 16, 2025, between President Felix Tshisekedi and the United Arab Emirates’ Minister of State for Foreign Affairs, Sheikh Shakhboot Nahyan Al Nahyan. Discussions at this stage remain exploratory.
A final agreement between Peters Group and the Democratic Republic of Congo will depend on financing arrangements, technical studies and potential competition from other international investors.
If completed, the project would complement the Nigerian group’s mining operations in the DRC by adding a logistics and infrastructure component. Benedict Peters operates in the country through Bravura Congo S.A., a subsidiary that holds assets near the main logistics corridor in Kongo Central, about 200 kilometers from the Port of Boma, as well as in the Tanganyika mining basin.
According to the Mining Cadastre (CAMI), as of Sept. 30, 2025, Bravura Congo held four mining rights: an exploration permit in Tanganyika province, Manono territory, currently being converted into an operating permit; two quarry exploration authorizations in Kongo Central province, Songololo territory, in the process of being converted into permanent operating permits; and one operating permit in Lualaba province, Lubudi territory.
Beyond the Nigerian investor’s interests, the port’s modernization would also benefit the city of Boma. “The port exists, but activity has collapsed, which means the city’s economy is struggling,” interim mayor Claudelle Phemba Kiadi told Top Congo FM in June 2025.
The Port of Boma received the vessel Apalos, operated by Maersk Congo, on Oct. 7, 2025, raising hopes of a revival in commercial activity after several years of low traffic. Heavily reliant on used vehicle imports, the port had experienced a decline in traffic following successive changes in regulations governing the age of imported vehicles, with knock-on effects on the local economy.
Timothée Manoke
Un mémorandum d’entente portant sur le réaménagement et la modernisation du port de Boma lie, depuis le 7 février 2026, la société Peters Group Limited au ministère des Transports et à l’Office national des transports (Onatra). Pour signer cet accord de principe, l’homme d’affaires Benedict Peters a lui-même fait le déplacement à Kinshasa.
Son projet intervient dans un contexte de regain d’intérêt pour cette infrastructure stratégique du Kongo Central. Le port de Boma suscite également l’attention d’Abu Dhabi Ports, dont l’intérêt pour les ports congolais a été évoqué à la suite d’une audience entre le président Félix Tshisekedi et le ministre d’État émirati aux Affaires étrangères, Sheikh Shakhboot Nahyan Al Nahyan, le 16 novembre 2025. À ce stade, il s’agit de discussions exploratoires.
L’accord définitif entre Peters Group et la RDC pour la modernisation du port de Boma dépendra notamment de la structuration financière, des études techniques et de la concurrence éventuelle d’autres investisseurs internationaux intéressés par cette plateforme portuaire.
Si le projet aboutit, il viendrait compléter la présence minière du groupe nigérian en RDC, en y intégrant une dimension logistique et infrastructurelle. Benedict Peters est présent en République démocratique du Congo via Bravura Congo S.A., filiale de son groupe, qui possède des actifs à proximité du corridor logistique du Kongo Central, à environ 200 kilomètres du port de Boma, ainsi que dans le bassin minier du Tanganyika.
Selon le registre des droits miniers du Cadastre minier (CAMI), dans sa situation arrêtée au 30 septembre 2025, Bravura Congo détient quatre droits miniers : un permis de recherche en transformation en permis d’exploitation dans la province du Tanganyika, territoire de Manono ; deux autorisations de recherche de produits de carrière en transformation en autorisations d’exploitation permanente dans la province du Kongo Central, territoire de Songololo ; ainsi qu’un permis d’exploitation dans la province du Lualaba, territoire de Lubudi.
Au-delà des intérêts de l’investisseur nigérian, la modernisation du port de Boma serait aussi une bonne nouvelle pour la ville. « Le port existe mais ses activités sont à genoux, ce qui fait qu’aujourd’hui l’économie de la ville est par terre », déclarait en juin 2025 la maire intérimaire de la ville, Claudelle Phemba Kiadi, sur Top Congo FM.
Le port de Boma a accueilli, le 7 octobre 2025, le navire Apalos, exploité par Maersk Congo, faisant naître l’espoir d’un retour de l’activité commerciale après plusieurs années de faible trafic. Essentiellement dépendant des importations de véhicules d’occasion, il avait vu son activité chuter, affectée par les évolutions successives de la réglementation sur l’âge des véhicules importés, avec des répercussions sur l’économie locale.
Timothée Manoke
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DRC’s Fonds de Promotion de l'Industrie (FPI) and South Africa's Industrial Development Corporation (IDC) signed a memorandum of understanding on Feb. 12, 2026, to support industrialization in the Democratic Republic of Congo, focusing on capital mobilization and project co-financing.
The agreement was signed in the presence of South Africa’s Minister of Trade, Industry and Competition, Parks Tau. Under the deal, the IDC will deploy investment capital to support FPI initiatives and facilitate co-investments across a portfolio of projects, particularly in infrastructure.
The two institutions also plan to work together on a long-term sustainable growth strategy in selected industrial sectors. The FPI has set a fundraising target of at least $100 million as a baseline to strengthen its role in industrial and economic development. The broader agreement aims to establish co-financing mechanisms between the two development finance institutions.
FPI Director General Hervé Claude Ntumba Batukonke said closer cooperation between national development finance institutions could improve risk-sharing and help finance large-scale structural projects.
IDC Chief Executive Mmakgoshi Lekhethe said the partnership could increase co-investments in strategic sectors, including green hydrogen, critical minerals, the electric vehicle value chain, advanced manufacturing, and high-value agriculture and agro-processing.
Founded in 1940, the IDC is a South African public development finance institution that supports industrialization by providing funding and technical support to companies and projects.
Ronsard Luabeya
(CCNE) - En marge de la 32ᵉ édition du forum Investing in Mining Indaba 2026, tenue à Cape Town (Afrique du Sud), la Chambre de Commerce Nationale et Économique (CCNE) et LA CASA Africa, institution de microfinance panafricaine basée à Maurice, ont procédé à la signature d’un protocole d’accord (MoU) visant à la mise en place d’une centrale d’achat dédiée à la sous-traitance congolaise, avec une priorité accordée aux PME nationales actives dans les secteurs minier et industriel.
Cette initiative stratégique vise à faciliter l’accès au marché, structurer les achats et sécuriser l’exécution des contrats de sous-traitance, tout en réduisant les risques opérationnels et financiers auxquels sont confrontées les entreprises locales.

La signature est intervenue dans un environnement international réunissant groupes miniers, institutions financières, investisseurs africains et acteurs institutionnels, confirmant la volonté commune de professionnaliser et de fiabiliser la sous-traitance africaine.
La cérémonie s’est tenue en présence de représentants économiques et institutionnels congolais, notamment l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC), avec lesquels des échanges techniques sont en cours afin d’assurer la pleine conformité du dispositif avec le cadre réglementaire national.
Une initiative alignée sur la vision du Chef de l’État
Pour Mike Luntadila Koketua, président de la Chambre de Commerce Nationale et Économique, ce protocole d’accord s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, visant à faire émerger des opérateurs économiques nationaux structurés, compétitifs et capables d’exécuter durablement des marchés de sous-traitance.
« Le contenu local ne doit plus se limiter à une obligation réglementaire. Il doit devenir un levier économique structuré, capable de produire des entreprises congolaises crédibles, performantes et intégrées dans les chaînes de valeur minières et industrielles », a déclaré Mike Luntadila.
LA CASA Africa : un opérateur panafricain structurant au service de la sous-traitance congolaise
LA CASA, institution de microfinance panafricaine basée à Maurice et dirigée par son président-directeur général, Patrick Palmi, intervient comme opérateur de la centrale d’achat, avec pour mission de structurer, sécuriser et professionnaliser les achats liés à la sous-traitance africaine.
« À travers notre centrale d’achat, la Casa Africa permet aux sous-traitants africains d’accéder à des conditions d’achat structurées, financées et sécurisées, afin que les contraintes de trésorerie, d’approvisionnement ou de coordination ne compromettent plus l’exécution des contrats », a souligné Patrick Palmi.
Déjà active en Afrique du Sud et en Zambie, la Casa Africa collabore avec plusieurs banques commerciales de premier plan afin de structurer des mécanismes de financement et de sécurisation des flux d’achats au bénéfice des PME sous-traitantes de la sous-région.
La République démocratique du Congo constitue désormais un axe stratégique majeur de son déploiement panafricain.
Des rôles clairement définis
Dans le cadre de ce partenariat :
Le dispositif prévoit également l’implication de partenaires clés tels que le FOGEC, l’ARSP et des banques commerciales, notamment à travers des comptes séquestres (escrow) et des mécanismes de garantie destinés à renforcer la confiance entre donneurs d’ordres, sous-traitants et financeurs.
Une centrale d’achat complémentaire au système bancaire
La centrale d’achat congolaise mise en place n’a pas vocation à exercer une activité bancaire. Elle agira comme un outil de structuration et de sécurisation des achats, permettant notamment : la validation et la sécurisation des bons de commande ; la mutualisation et l’optimisation des achats ; la mise en place de mécanismes d’escrow ; l’apport de garanties financières adaptées ; la réduction du taux de défaut ; l’amélioration progressive de la bancabilité des sous-traitants africains.
L’objectif est de dérisquer les opérations pour les groupes miniers et industriels, tout en facilitant l’intervention des banques commerciales dans un cadre structuré et sécurisé.
Un levier stratégique pour le contenu local
Pour la CCNE, cette centrale d’achat constitue un outil structurant pour transformer le contenu local en un véritable moteur de performance économique. « Il s’agit de passer de la sous-traitance informelle à une sous-traitance organisée, financée et exécutée aux standards internationaux. »
La signature de ce protocole à Cape Town envoie un signal fort : la RDC s’inscrit dans une dynamique de structuration moderne de sa sous-traitance, appuyée par des outils financiers et opérationnels régionaux.
À travers cette centrale d’achat congolaise, LA CASA Africa et la CCNE ambitionnent de contribuer à l’émergence d’un tissu de sous-traitants congolais crédibles, bancables et capables d’opérer à l’échelle continentale, au service de l’industrialisation et de la souveraineté économique africaine.

Power requirements for Asia Minerals Limited’s manganese project in Luozi, Kongo Central province, are projected to exceed 300 megawatts (MW), company officials said on November 26 at the Makutano Forum.
Fely Samuna, managing director of Kerith Resources, the Congolese partner of the Japanese multinational, said the total demand would comprise around 120 MW for mining operations and nearly 200 MW for in-country processing, in line with the government’s push to boost value addition and local employment.
Demand is not expected before just over three years. “Exploration will take three years, and mine development will start after that,” Samuna said, asking whether the country would be able to meet the project’s power needs.
Aimé Molendo Sakombi, Minister of Hydraulic Resources and Electricity, said the project area includes hydroelectric sites capable of supplying the operations, notably the Mpioka site on the Inkisi River. Jean-Pierre Mukadi Kalombo, coordinator of the Energy Ministry’s Project Coordination and Management Unit, said Mpioka has an estimated capacity of about 6,000 MW.
He said the site could help supply Kinshasa, including as the city expands, as well as meet rising demand from the mining sector. Feasibility studies are scheduled to begin next year to provide the government with the technical data required for the next phase of the project.
Samuna also questioned the competitiveness of electricity tariffs in the Democratic Republic of Congo. He noted that the group’s Malaysian smelter, Pertama Ferroalloys, commissioned in 2016, operates under a power purchase agreement at roughly $0.04 per kilowatt-hour. He asked whether lower tariffs could be offered in the DRC to ensure the competitiveness of local operations and encourage on-site processing.
Bob Mabiala Mvumbi, managing director of the Agency for the Development and Promotion of the Grand Inga Project (ADPI), said discussions on a future PPA were possible. “You will set a price and we will discuss it,” he said, adding that ADPI is working to secure firm demand for Inga 3, whose installed capacity is projected at between 3,000 MW and 11,000 MW.
However, the economics remain challenging. The National Electricity Company (SNEL) says the average tariff of $0.17 per kilowatt-hour is below cost and is seeking an increase. By comparison, mini-grid operators charge between $0.25 and $0.70 per kilowatt-hour.
Timothée Manoke
The Manono lithium project will require nearly $1 billion in investment, according to Alpha Monga Mwidia, chief executive of state-owned Congolaise d'exploitation minière (Cominière), in a Reuters interview at the Mining Indaba conference in Cape Town, South Africa, which concluded on February 12, 2026.
Cominière partnered with Chinese group Zijin Mining to form the Manono Lithium joint venture, which is developing the northeastern section of the Manono lithium deposit in Tanganyika province, southeastern Democratic Republic of Congo. The project holds an estimated 6.47 million tonnes of lithium carbonate equivalent, with an average grade of 1.5% lithium oxide, making it one of the world's largest lithium deposits.
Zijin Mining is financing the entire investment, according to Alpha Monga Mwidia. However, updated figures show the Chinese group now holds 54.9% of the project, down from its initial 61% stake. The reasons for this ownership change remain unexplained.
Production timeline revised
While the investment breakdown has not been disclosed, Zijin describes the project as encompassing mine construction, a concentration unit, a conversion plant with calcination kiln, and logistics facilities. The operation is designed to extract and process 5 million tonnes of ore annually and convert 500,000 tonnes of spodumene concentrate into 95,170 tonnes of crude lithium sulfate per year.
"The mining, processing and conversion projects, as well as the logistics facilities and river diversion works are progressing on schedule, with commissioning planned for June 30, 2026," Zijin stated, noting that the accommodation camp and Phase I solar plant are already operational. This represents a three-month delay from the company's early 2025 projection of first-quarter production, though no explanation was provided.
The Mpiana-Mwanga hydroelectric plant rehabilitation was completed in 2024 by Katamba Mining (70% owned by Zijin and 30% by Cominière), boosting capacity to 40 MW. A planned expansion will add another 108 MW.
Export logistics
Lithium sulfate will be transported along the 440-kilometer Manono-Kalemie road to the industrial port of Kalemie, then shipped via Kigoma to Dar es Salaam, Tanzania.
Road construction began in October 2024 under a public-private partnership with Chinese company Phaepon Construction and is scheduled for completion in five years. The first phase will create a passable dirt road before paving begins.
This phase "is almost complete and we hope to have lithium production by June 2026," Tanganyika Governor Christian Kitungwa Muteba said in a promotional video for Expobeton's 11th edition, a trade fair focused on urban development and special economic zones, scheduled for May 27-30, 2026, in Kalemie.
Market headwinds
The Kalemie industrial port is also under construction through a partnership with Jintai Mining PTE Ltd and Tembo Majengo Company SARL, with the first phase (requiring an estimated $70 million) expected to be operational by late 2026.
Given its investment, Zijin will market all production and share revenues proportionally with its stake in the joint venture after deducting production costs, according to the Cominière chief executive.
The project appears undeterred by the oversupplied global lithium market, driven largely by Chinese production, which has depressed prices significantly. Spodumene prices have plummeted more than 80% from their 2022 peak, dropping from over $80,000 per tonne to around $10,000 in 2025.
Pierre Mukoko
L’investissement nécessaire pour développer le projet de lithium de Manono est estimé à près d’un milliard de dollars, a indiqué l’agence de presse Reuters, après un entretien avec le directeur financier de la Congolaise d’exploitation minière (Cominière), Alpha Monga Mwidia, en marge de la conférence Mining Indaba, qui s’est achevée le 12 février 2026 à Cape Town (Afrique du Sud).
Cominière est l’entreprise publique avec laquelle le groupe chinois Zijin Mining a formé la coentreprise Manono Lithium pour exploiter la partie nord-est du gisement de lithium de Manono, situé dans la province du Tanganyika, au sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Les promoteurs estiment les ressources à 6,47 millions de tonnes d’équivalent carbonate de lithium, avec une teneur moyenne de 1,5 % en oxyde de lithium, inscrivant le projet parmi les plus grands à l’échelle mondiale.
Selon Alpha Monga, cité par Reuters, Zijin Mining supporte seul cet investissement. Pourtant, d’après les données actualisées, le groupe chinois détient désormais 54,9 % des parts du projet, contre 61 % initialement. Ces évolutions dans l’actionnariat n’ont pas été expliquées.
Entrée en production repoussée
Les charges couvertes par cet investissement n’ont pas été détaillées. Mais, sur son site, Zijin présente le projet comme un chantier à plusieurs composantes : construction de la mine, de l’unité de concentration, de l’usine de conversion — incluant notamment un four de calcination — et des installations logistiques. Il est conçu pour une capacité annuelle d’extraction et de traitement de 5 millions de tonnes de minerai, ainsi que la conversion de 500 000 tonnes de concentré de spodumène, afin de produire 95 170 tonnes de sulfate de lithium brut par an.
« Les projets miniers, de traitement et de conversion, ainsi que les installations logistiques et les travaux de déviation du cours d’eau progressent conformément au calendrier, avec une mise en service prévue pour le 30 juin 2026 », affirme le groupe chinois, qui précise que le camp d’hébergement ainsi que la centrale solaire de la phase I sont déjà mis en service. Zijin, qui projetait début 2025 le lancement de la production au premier trimestre de cette année, n’a pas expliqué ce décalage de trois mois.
La réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Mpiana-Mwanga, qui doit aussi approvisionner le complexe minier en électricité, a finalement été achevée en novembre 2025. Les travaux menés par Katamba Mining — société détenue à 70 % par Zijin et à 30 % par Cominière — ont porté la capacité de la centrale à 40 MW. Une extension est en projet afin d’ajouter 108 MW supplémentaires.
Voie de l’export
Pour sortir de la RDC, le sulfate de lithium empruntera la route Manono–Kalemie (440 km) jusqu’au port industriel de Kalemie. À partir de là, il sera acheminé vers le port de Dar es Salaam, en Tanzanie, via le port de Kigoma.
Grâce à un partenariat public-privé (PPP) avec l’entreprise chinoise Phaepon Construction, la route est en construction depuis octobre 2024. Les travaux sont prévus pour durer cinq ans. La première phase doit permettre de disposer d’une route carrossable en terre battue avant l’asphaltage.
Cette phase « est presque fin prête et nous espérons l'exploitation du lithium d'ici juin 2026 », a indiqué le gouverneur du Tanganyika, Christian Kitungwa Muteba, dans une vidéo de promotion de la 11e édition d’Expobeton, salon dédié au développement des villes, des corridors et des zones économiques spéciales, qui se tiendra à Kalemie du 27 au 30 mai 2026.
Prix en chute
Le port industriel de Kalemie est également en chantier grâce à un PPP avec le consortium formé par Jintai Mining PTE Ltd et Tembo Majengo Company SARL. La mise en service de la première phase — pour un investissement estimé à 70 millions de dollars — est prévue d’ici fin 2026.
Selon le DG de Cominière, compte tenu de son investissement, Zijin aura le privilège de commercialiser toute la production et partagera les revenus proportionnellement à sa participation dans la coentreprise Manono Lithium, après déduction des coûts de production.
Le développement du projet ne semble donc pas perturbé par un marché mondial du lithium excédentaire, porté notamment par la Chine, une situation qui tire les prix vers le bas. Le prix du spodumène a chuté de plus de 80 % depuis son pic de 2022. Il est passé de plus de 80 000 dollars la tonne à environ 10 000 dollars en 2025.
Pierre Mukoko
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CrossBoundary Energy DRC received regulatory approval from the Electricity Sector Regulatory Authority (ARE) on Feb. 11, 2026, for its solar power project at the Kamoa-Kakula copper complex in Lualaba province. The clearance follows a similar approval granted to Green World Énergie in January.
ARE issued two rulings covering independent power generation and electricity sales, clearing the way for the Energy Minister to issue generation and sales licences.
The project involves installing 233.8 MWp of solar capacity across more than 400,000 photovoltaic panels. Combined with battery storage, the plant will supply 30 MW of baseload power to Kamoa Copper under a power purchase agreement signed in 2025. Construction was 42% complete as of late October 2025, with commercial operations expected in the second quarter of 2026.
ARE said the project will create about 900 temporary construction jobs and 22 permanent positions. The plant is expected to cut carbon emissions by 78,750 tonnes annually by reducing reliance on diesel generation.
The project mirrors a similar development by Green World Énergie, approved on Jan. 27, 2026. Together, the two plants are set to provide 60 MW of continuous power to Kamoa-Kakula, reinforcing the site’s supply of reliable renewable energy as part of efforts to decarbonise the DRC’s mining sector.
Boaz Kabeya