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Equipe Publication

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Glencore and the Orion Critical Mineral Consortium (Orion CMC) are signaling plans for closer coordination in the Democratic Republic of Congo (DRC) that go beyond the recently announced capital deal. Orion CMC was established in October 2025 to help supply critical minerals to the United States and its allies.

In a joint statement released Feb. 3, 2026, the two parties said they will also explore opportunities to expand and extend the life of the Mutanda Mining (Mumi) and Kamoto Copper Company (KCC) copper and cobalt mines. These assets are currently valued at about $9 billion, including debt.

Details have not been disclosed at this stage. Potential investments could aim to accelerate production or extend the mining concessions. In its 2025 resources and reserves report published Jan. 29, the Anglo-Swiss group put ore reserves at 107 million tonnes for MUMI and 137 million tonnes for KCC.

The mines are estimated to operate for 22 years in the case of MUMI, until 2047, and 18 years for KCC, until 2043. Current permits expire in 2037 and 2039, respectively. The review is reportedly being conducted alongside the Congolese government and the state-owned company Gécamines, a long-standing partner within KCC.

The statement also mentioned the study of potential acquisitions of additional mining projects and assets in the DRC and more broadly across the African Copperbelt. The wording suggests the possibility of a joint development platform, although no target assets, timelines, or investment budgets have been specified so far.

Proposed stake sale

The announcement follows a non-binding memorandum of understanding on Orion CMC’s proposed purchase of 40% of Glencore’s interests in MUMI and KCC. Glencore currently holds 95% of MUMI, with the state holding 5%, and 70% of KCC, with Gécamines holding 30%.

If completed, the transaction would bring in a third major shareholder. Orion CMC, a consortium led by Orion Resource Partners and backed by the U.S. International Development Finance Corporation (DFC), would hold 38% of MUMI and 28% of KCC. Glencore’s stakes would fall to 57% and 42%, respectively.

The statement said Glencore, as the majority shareholder of both mines, would retain operational control. Orion CMC would have limited governance rights, including the appointment of non-executive directors.

The consortium would also be responsible for marketing its share of output to designated buyers. This would take place within the framework of the strategic partnership on critical minerals signed between the United States and the DRC on Dec. 4 in Washington.

The arrangement reflects a clear division of roles. Glencore remains the industrial operator in the DRC, while Orion CMC provides capital, sales channels, and U.S. institutional backing, particularly through the DFC. On this basis, the two groups are discussing possible joint action, with each party operating on a distinct but coordinated segment of the value chain.

Institutional interest

According to Glencore’s 2025 production report, the Mutanda and KCC mines provided the group with 247.8 thousand tonnes of copper metal and 33.5 thousand tonnes of cobalt in 2025. Based on a 40% share of Glencore’s interests, the maximum portion likely to be marketed by Orion CMC would be about 100 thousand tonnes of copper and 13.4 thousand tonnes of cobalt. However, exports of cobalt remain constrained by quotas introduced by the Congolese government in October 2025.

In light of the strategic agreement between the DRC and the United States on critical minerals, the partnership also carries institutional value for Glencore. The group has operated in the DRC in an often tense environment marked by tax disputes and governance controversies. The entry of a U.S.-backed partner reshapes the dynamics.

On one hand, it brings American political and institutional support into strategic assets, which may help rebalance relations with the Congolese state. On the other, the presence of the DFC implies stricter requirements for compliance, transparency, and traceability. These factors could strengthen the credibility of the arrangement with tax and regulatory authorities.

Unknowns

The separation of roles, with Glencore handling operations and Orion CMC marketing its share, may also improve the clarity of sales flows. This is relevant in a context where transfer pricing and mining taxation remain sensitive issues in the DRC.

Despite these broad plans, the statement remains cautious. Terms such as “will examine” and “will consider” indicate that the parties are still at an early, exploratory stage. The transaction remains subject to audits, final contractual agreements, and regulatory approvals.

No public information yet details specific financial commitments regarding employment, local subcontracting, or an investment program. Similarly, any potential consequences of this cooperation for preliminary discussions between Glencore and Rio Tinto have not been documented at this stage.

Pierre Mukoko

Les opérations d’identification des causes des récentes dégradations de la qualité des services Internet devraient débuter le 3 février 2026, a annoncé l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) dans un communiqué publié le 31 janvier 2026.

Ces interventions font suite à une « panne technique générale » ayant affecté, en janvier, la liaison internationale sous-marine à fibre optique West Africa Cable System (WACS). Les travaux seront menés à Muanda, en République démocratique du Congo (RDC), et à Pointe-Noire, en République du Congo, avec pour objectif le « rétablissement normal » des services Internet, précise le régulateur.

L’ARPTC avertit que ces opérations pourraient occasionner de nouvelles perturbations temporaires. Elle indique toutefois que les opérateurs concernés ont mis en place des mesures de redondance afin de limiter l’impact sur la continuité des services.

Le régulateur dit suivre de près l’évolution des travaux et s’engage à informer les usagers en temps utile des dispositions à prendre en fonction de la situation.

Lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit les autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires afin de contenir les perturbations récurrentes affectant les réseaux et systèmes de télécommunications sur l’ensemble du territoire national.

Ces dysfonctionnements ont concerné notamment la téléphonie mobile et fixe, l’Internet, la transmission de données, les services numériques, l’interconnexion des réseaux, ainsi que la radiodiffusion et la télévision numérique.

Le chef de l’État a également demandé le renforcement des mécanismes de régulation, de contrôle et de suivi permanent de la qualité des réseaux et des services, ainsi qu’une coordination effective entre les ministères sectoriels, les autorités de régulation et les services techniques spécialisés.

Ronsard Luabeya

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Glencore et le consortium Orion Critical Mineral Consortium (Orion CMC), créé en octobre 2025 pour contribuer à l’approvisionnement des États-Unis et de leurs alliés en minerais critiques, laissent entrevoir une logique d’action coordonnée en République démocratique du Congo (RDC), au-delà de la seule opération capitalistique annoncée. Dans un communiqué conjoint publié le 3 février 2026, les deux parties indiquent qu’elles examineront également des « opportunités d’extension et de développement » pour les mines de cuivre et de cobalt de Mutanda Mining (Mumi) et Kamoto Copper Company (KCC), aujourd’hui valorisées à environ 9 milliards de dollars, dette comprise.

Les contours de ce qui est envisagé ne sont pas précisés à ce stade. Il pourrait s’agir d’investissements visant à accélérer la production ou prolonger la durée de la concession. Dans son rapport 2025 sur les ressources et réserves, publié le 29 janvier, le groupe anglo-suisse estime les réserves en minerai de MUMI et de KCC respectivement à 107 millions et 137 millions de tonnes. La durée de vie des mines est évaluée à 22 ans (jusqu’en 2047) pour MUMI et 18 ans (jusqu’en 2043) pour KCC, alors que les permis expirent respectivement en 2037 et 2039. Ces réflexions seraient menées conjointement avec le gouvernement congolais et la société publique Gécamines, qualifiée de « partenaire historique » au sein de KCC.

Le communiqué mentionne également l’étude d’éventuelles acquisitions de projets et d’actifs miniers supplémentaires, en RDC et plus largement dans la ceinture cuprifère africaine. La formulation suggère une logique de plateforme commune de développement, sans qu’aucun actif cible, calendrier ou enveloppe d’investissement ne soit précisé à ce stade.

Entrée envisagée au capital

L’annonce s’inscrit dans le cadre d’un protocole d’accord non contraignant portant sur l’entrée envisagée d’Orion CMC à hauteur de 40 % dans les intérêts détenus par Glencore au sein de MUMI et KCC. À ce jour, Glencore détient 95 % de MUMI (contre 5 % pour l’État) et 70 % de KCC (Gécamines détenant 30 %). Si l’opération aboutit, la nouvelle géographie du capital introduirait un troisième pôle : Orion CMC — consortium mené par Orion Resource Partners et soutenu par la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) — détiendrait 38 % de MUMI et 28 % de KCC, tandis que les participations de Glencore se réduiraient respectivement à 57 % et 42 %.

Le communiqué précise que, Glencore, actionnaire majoritaire des deux mines, conserverait leur gestion opérationnelle, tandis qu’Orion CMC disposerait de droits de gouvernance limités, notamment la nomination d’administrateurs non exécutifs. Le consortium serait en outre chargé de la commercialisation du volume de production correspondant à sa participation, auprès d’« acheteurs désignés », dans le cadre du partenariat stratégique entre les États-Unis et la RDC sur les minerais critiques, signé le 4 décembre dernier à Washington.  

Cette articulation dessine une complémentarité fonctionnelle : Glencore demeure l’opérateur industriel en RDC, tandis qu’Orion CMC apporte capital, relais commerciaux et adossement institutionnel américain, notamment via la DFC. C’est sur cette base que les deux groupes évoquent une possible action en tandem, chacun intervenant sur un segment distinct — mais coordonné — de la chaîne de valeur.

Intérêt institutionnel

Selon le rapport de production 2025 de Glencore, les mines de Mutanda et KCC ont apporté au groupe 247,8 milliers de tonnes de cuivre métal et 33,5 milliers de tonnes de cobalt en 2025. Rapportée à une participation de 40 % dans les intérêts de Glencore, la quote-part maximale susceptible d’être commercialisée par Orion CMC s’établirait à environ 100 milliers de tonnes de cuivre et 13,4 milliers de tonnes de cobalt. Mais l’exportation de ce dernier produit reste limitée par les quotas à l’exportation instaurés par le gouvernement congolais depuis octobre 2025.

À la lumière de l’accord stratégique entre la RDC et les États-Unis sur les minerais critiques, ce tandem présente aussi un intérêt institutionnel pour Glencore. Le groupe a opéré en RDC dans un environnement parfois tendu, marqué par des différends fiscaux et des controverses de gouvernance. L’entrée d’un partenaire soutenu par les États-Unis modifie le cadre de référence.

D’une part, elle introduit un adossement politique et institutionnel américain dans des actifs stratégiques, ce qui peut contribuer à rééquilibrer les relations avec l’État congolais. D’autre part, la présence de la DFC implique des exigences accrues en matière de conformité, de transparence et de traçabilité, susceptibles de renforcer la crédibilité du dispositif vis-à-vis des autorités fiscales et réglementaires.

Inconnues

La séparation des rôles — Glencore à l’exploitation, Orion CMC à la commercialisation de sa quote-part — peut également améliorer la lisibilité des flux commerciaux, dans un contexte où la question des prix de transfert et de la fiscalité minière demeure sensible en RDC.

Malgré cette feuille de route esquissée, le communiqué demeure prudent. Les termes employés — « examineront », « envisageront » — confirment que les parties se situent au stade de l’exploration stratégique. La transaction reste conditionnée aux audits, à la finalisation des accords contractuels et aux autorisations réglementaires.

Surtout, aucun élément public ne détaille encore d’engagements chiffrés sur l’emploi, la sous-traitance locale ou un programme d’investissements. De même, les conséquences éventuelles de cette coopération sur les discussions préliminaires entre Glencore et Rio Tinto ne sont pas documentées à ce stade.

Pierre Mukoko

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The Democratic Republic of Congo (DRC) and the United Arab Emirates (UAE) signed a Comprehensive Economic Partnership Agreement (CEPA) on Feb. 2 in Abu Dhabi, alongside three memorandums of understanding.

The signing ceremony was attended by Congolese President Felix Tshisekedi and UAE President Sheikh Mohamed bin Zayed Al Nahyan.

Congolese officials said the agreement aims to boost investment in key sectors and deepen economic cooperation. Through the partnership, Kinshasa and Abu Dhabi hope to double bilateral trade to $10 billion by 2030, up from $5 billion.

The target reflects strong growth in recent years. Data from the Congolese Ministry of Foreign Trade show trade between the two countries rose from $1.2 billion in 2020 to $4.5 billion in 2024.

The Congolese presidency said the CEPA will open the Emirati market to around 6,000 Congolese products, cut customs duties for Congolese businesses, secure commercial transactions and strengthen efforts to combat smuggling.

A free trade agreement had been under discussion for several months and appears to have been incorporated into the CEPA. Both sides also plan to establish joint monitoring committees to oversee implementation.

Memorandums of understanding

The signing was followed by three memorandums of understanding.

The first, signed with the National Transport Office (ONATRA), concerns the Banana deep-water port project in Moanda, in Kongo Central province. Details of the agreement were not disclosed.

The port, currently under construction, is already being developed in partnership with Emirati logistics group DP World. It is intended to provide the DRC with a strategic maritime hub. The facility is expected to include a 600-metre quay, a 30-hectare storage area and capacity for around 450,000 containers, enabling large vessels to dock directly.

The second memorandum focuses on mining. It aims to strengthen cooperation on the traceability and security of critical mineral supply chains, supported by coordinated investments.

The third agreement covers diplomatic cooperation. It provides for closer exchanges between the DRC Diplomatic Academy and the UAE’s Anwar Gargash Diplomatic Academy, including knowledge-sharing, joint training and research programmes, and the organisation of joint events.

The new framework builds on growing commercial ties between the two countries. In 2023, the DRC and the UAE signed a partnership aimed at ensuring a more transparent and responsible trade in Congolese gold.

That agreement led to the creation of Primera Gold DRC SA, later renamed DRC Gold Trading, which is tasked with collecting and exporting artisanal gold.

The Ministry of Foreign Trade said the company exported around five tonnes of gold in 2023, more than the DRC had officially recorded over the previous 15 years combined. Exports in 2024 are estimated at between seven and nine tonnes, according to the same source.

Ronsard Luabeya

The Congolese government has instructed all mining companies operating in the Democratic Republic of Congo (DRC) to provide evidence of financial guarantees for environmental rehabilitation by Feb. 16, 2026.

The directive was set out in a Ministry of Mines letter dated Jan. 30 and applies to all active mining and quarrying projects licensed up to Dec. 31, 2025.

The ministry said affected companies must submit approved environmental management plans and documents confirming that the required financial guarantees have been put in place, in line with the Mining Code and its implementing regulations.

Under Congolese law, holders of mining or quarrying rights must establish a financial guarantee before operations begin. The security is intended to cover the costs of site rehabilitation and closure and is calculated based on the project’s environmental management plan as approved by authorities.

The guarantee must remain available for the state to draw on if an operator fails to meet its obligations.

Mining legislation allows the security to take the form of a bank guarantee, cash deposit, insurance policy or any other mechanism considered equivalent and accepted by regulators. It must be maintained throughout the life of the project and revised as work progresses and environmental impacts evolve.

Low compliance reported

The ministry’s move follows reports of weak compliance noted by government officials and development partners. During a workshop held in July 2025 in Lubumbashi on financial guarantees for environmental rehabilitation, participants highlighted a wide gap between legal requirements and their enforcement by operators.

Of 93 mining companies reviewed, only 10 had provided information on the establishment of such guarantees, pointing to limited compliance with a requirement central to the country’s environmental protection framework.

The Lubumbashi discussions also warned that the absence of effective financial guarantees leaves the environment and local communities exposed to long-term risks.

Jennyfer Imperator, deputy head of mission at the Netherlands embassy, who attended the workshop, said such guarantees ensure damage can still be repaired after operators leave, offering affected communities a safeguard.

Environmental rehabilitation is part of a broader pattern of shortcomings in mining companies’ social and financial obligations.

A report by the Court of Auditors published in June 2025 found that between 2018 and 2023, local communities missed out on nearly $198 million because of non-payment, partial payment or under-reporting of the mandatory minimum contribution of 0.3% of turnover intended to fund community projects.

The companies cited included Kamoa Copper (Ivanhoe Mines and Zijin Mining), Kamoto Copper Company (Glencore), Sicomines (Crec-Sinohydro-Zhejiang), and Tenke Fungurume Mining (CMOC). The Court of Auditors recommended corrective measures and sanctions that could include the suspension of operations, and noted a lack of effective action by oversight bodies during the period under review.

Boaz Kabeya

La République démocratique du Congo (RDC) et les Émirats arabes unis (EAU) ont signé, le 2 février 2026 à Abou Dhabi, un accord de partenariat économique global (APEG), assorti de trois mémorandums d’entente. La cérémonie s’est tenue en présence du président congolais Félix Tshisekedi et de son homologue émirati, Son Altesse Cheikh Mohamed ben Zayed Al Nahyane.

Les autorités congolaises indiquent que cet accord vise à « promouvoir des intérêts économiques partagés, en favorisant les investissements dans des secteurs jugés prioritaires ». À travers ce partenariat, Kinshasa et Abou Dhabi ambitionnent de doubler le flux des échanges commerciaux, pour le porter de 5 milliards à 10 milliards de dollars américains d’ici 2030.

Cette projection s’appuie sur la dynamique des échanges bilatéraux observée ces dernières années. D’après les données du ministère congolais du Commerce extérieur, les volumes d’échanges entre les deux pays sont passés de 1,2 milliard de dollars en 2020 à 4,5 milliards de dollars en 2024.

Selon la présidence congolaise, l’APEG prévoit notamment l’ouverture du marché émirati à environ 6 000 produits d’origine congolaise, la réduction des droits de douane en faveur des opérateurs économiques congolais, la sécurisation des transactions commerciales ainsi que le renforcement de la lutte contre la contrebande.

Depuis plusieurs mois, un accord de libre-échange entre les deux pays était en négociation. Il semble avoir été intégré dans l’APEG. Pour faciliter la mise en œuvre du partenariat, les deux parties ont également prévu la création de comités mixtes de suivi.

Mémorandums d’entente

La signature de l’accord a été suivie de trois mémorandums d’entente. Le premier, conclu avec l’Office national des transports (ONATRA), concerne le projet du port en eaux profondes de Banana, situé à Moanda, dans la province du Kongo Central. Les aspects couverts par ce document ne sont pas détaillés. Le projet, en cours de réalisation, fait déjà l’objet d’un partenariat entre la RDC et le groupe émirati DP World. Il vise à doter le pays d’une infrastructure maritime stratégique. Le futur port doit comprendre un quai de 600 mètres, une zone de stockage de 30 hectares et une capacité estimée à environ 450 000 conteneurs, permettant un accès direct à la mer pour les grands navires.

Le deuxième protocole d’accord porte sur le secteur minier. Il vise à renforcer la coopération entre la RDC et les EAU en matière de traçabilité et de sécurisation des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques, adossée à des investissements coordonnés.

Le troisième mémorandum concerne la coopération diplomatique. Il prévoit le renforcement des échanges entre l’Académie diplomatique de la RDC et l’Académie diplomatique Anwar Gargash des Émirats arabes unis, à travers le partage de connaissances, la coordination des programmes de formation et de recherche, ainsi que l’organisation d’événements conjoints.

Ce nouveau cadre s’inscrit dans la continuité des relations commerciales entre les deux pays. En 2023, la RDC et les EAU avaient déjà conclu un partenariat visant un transfert plus transparent et responsable de l’or congolais. Cet accord avait conduit à la création de Primera Gold DRC SA, devenue par la suite DRC Gold Trading, chargée de la collecte et de l’exportation de l’or artisanal.

Selon le ministère du Commerce extérieur, l’entreprise a exporté en 2023 environ 5 tonnes d’or, un volume supérieur à celui enregistré par la RDC au cours des quinze années précédentes. En 2024, les exportations sont estimées entre 7 et 9 tonnes, selon la même source.

Ronsard Luabeya

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Buenassa has put forward a $1.5 billion offer to acquire Chemaf, a copper and cobalt producer in the Democratic Republic of Congo. The company presents the bid as the upstream component of a broader $3.5 billion industrial roadmap unveiled on January 29, just days ahead of the U.S.-organized Washington summit on critical minerals scheduled for February 4.

Buenassa said the $1.5 billion would be used to stabilize the asset and restructure its debt. The stated goal is to complete the Etoile II and Mutoshi industrial units to meet existing obligations and secure a reliable supply of ore for its planned refinery.

The second pillar of the roadmap centers on refinery construction. Buenassa has allocated $700 million to the first phase and now $1.3 billion to the second phase, revised down from an initial estimate of $2 billion. While the company did not explain the reasons for the revision, it maintained its production targets. Phase one is expected to deliver 30,000 tons of copper, in LME-grade cathodes, and 5,000 tons of cobalt, in sulfate and high-purity metal, per year. Phase two would lift output to 120,000 tons of copper and 20,000 tons of cobalt annually.

Buenassa Chief Executive Officer Eddy Kioni presented vertical integration as a response to market instability. He said it offers the most effective way to offset supply and price volatility that has historically discouraged Western investment. He added that the proposed structure is designed to ensure full transparency and prevent financial or risk-related conflicts between assets.

Employment, subcontracting

Buenassa Resources, the subsidiary leading the industrial project, said the plan would provide clarity for more than 3,000 direct Chemaf employees and thousands of subcontractors, according to its board chairman, former prime minister Samy Badibanga. He also said the refining complex could create around 5,000 jobs. By anchoring the project within the DRC’s industrial base, he said, the company aims to secure a sustainable future for workers and the surrounding region.

Buenassa highlighted a structure it says would improve the project’s bankability, supported by the Congolese state, which holds a 10% stake in Buenassa Resources, and by several partners. The company said it is working with consulting firm Roland Berger on an acquisition audit and debt rescheduling.

On the engineering side, Buenassa said a consortium made up of UK-based Bara Consulting and South Africa’s MET63 would act as owner’s engineer for the refinery, while also contributing to the management of upstream operations.

On financing and institutional engagement, the company cited intensified discussions with U.S. institutions, including the U.S. International Development Finance Corporation. It also named Rawbank and Nigeria’s United Bank for Africa as banking partners. Buenassa said it is seeking a partnership with a major industrial group from the Gulf and a large U.S. trading house to strengthen its commercial capacity.

Washington summit

Buenassa explicitly framed its announcement around the Washington critical minerals summit, which President Félix Tshisekedi and members of his government are expected to attend. The Financial Times, citing sources close to the matter, reported that the sale of Chemaf, described as an early test of the DRC–U.S. strategic partnership signed on December 4, could reach a turning point during the event.

Against this backdrop, rival bidders are intensifying their efforts. Africa Intelligence reported that Virtus Minerals recently signed a share purchase agreement with Zedra Skye Trustees, presented as representing nearly 95% of Chemaf shareholders. The U.S. company is said to have offered to take over Chemaf’s debts, estimated at more than $900 million. It is also considering outsourcing operations to India’s Lloyds Metals and Energy, described by the publication as having limited experience in copper-cobalt projects, particularly in Africa.

Securing financing remains a central issue. On this front, Virtus Minerals is said to have approached New York-based investment fund Orion Resource Partners and Anglo-Swiss trading group Glencore. As with Buenassa, however, Africa Intelligence reported that no binding agreement had been signed so far.

Even with a share purchase agreement in place, Virtus Minerals would still need approval from the Congolese government to complete the acquisition. International media reports say the company, founded by former U.S. security officials, benefits from support from the Trump administration. In Kinshasa, however, its offer has raised concerns. Beyond financing questions, it is seen as offering limited safeguards for local interests.

A delicate arbitration

Buenassa, for its part, says it is seeking to balance U.S. and Congolese interests. In addition to pledging to preserve jobs and subcontracting arrangements, the Congolese company presents its project as aligned with the government’s objective of processing minerals locally to capture more value.

Buenassa also positions itself as the operational arm of the DRC–U.S. critical minerals partnership. It has committed to reserving its production for the U.S. market in order to help build a secure supply chain outside Chinese influence. The company also said it is open to the formation of a DRC–U.S. consortium, involving players such as Gécamines and Buenassa, which it presents as the most realistic option given the financial, operational, and security challenges facing the sites.

The strategic agreement signed on December 4 grants U.S. companies a right of first offer on critical minerals deposits. It also states that if no U.S. bid is selected after nine months, projects may be opened to allied partners, including Congolese firms. Kinshasa must now arbitrate the Chemaf case without weakening its relationship with Washington, which it also sees as a key partner amid persistent security challenges in the east of the country.

Pierre Mukoko

Le gouvernement congolais demande à l’ensemble des sociétés minières opérant en République démocratique du Congo (RDC) de transmettre, au plus tard le 16 février 2026, les preuves de constitution des garanties financières destinées à la réhabilitation environnementale de leurs projets. Cette instruction, contenue dans une correspondance du ministère des Mines datée du 30 janvier 2026, vise l’ensemble des projets miniers et de carrières actifs, depuis l’octroi de leurs titres jusqu’au 31 décembre 2025.

Le courrier précise que les entreprises concernées sont tenues de produire les plans environnementaux approuvés ainsi que les justificatifs attestant de la constitution effective des sûretés financières, conformément aux exigences du Code minier et de son règlement d’application.

Le cadre légal congolais impose en effet à tout titulaire de droits miniers ou de carrières l’obligation de constituer, avant le début de l’exploitation, une garantie financière destinée à couvrir les coûts de réhabilitation et de fermeture du site. Cette garantie est calculée sur la base du plan de gestion environnementale du projet, tel qu’approuvé par l’administration, et doit être mobilisable par l’État en cas de défaillance de l’opérateur.

Le Code et le Règlement miniers prévoient que cette sûreté peut prendre la forme d’une garantie bancaire, d’un dépôt en numéraire, d’une police d’assurance ou de tout autre mécanisme jugé équivalent et acceptable par l’administration. Elle doit être maintenue pendant toute la durée de vie du projet et ajustée en fonction de l’évolution des travaux et des impacts environnementaux.

Faible niveau de conformité constaté

La démarche engagée par le ministère des Mines s’appuie sur des constats de faible conformité relevés tant par l’administration que par les partenaires techniques. Lors d’un atelier organisé en juillet 2025 à Lubumbashi, consacré à la sûreté financière de réhabilitation environnementale, les échanges avaient mis en évidence un écart significatif entre les obligations prévues par la loi et leur application effective par les opérateurs.

Sur un échantillon de 93 entreprises minières analysées, seules dix avaient fourni des informations relatives à la constitution de leur sûreté financière, illustrant un niveau de respect très limité de cette exigence pourtant centrale du dispositif de protection environnementale.

Les discussions tenues à Lubumbashi avaient également rappelé que l’absence de garanties financières effectives expose durablement l’environnement et les communautés locales. Jennyfer Imperator, cheffe de mission adjointe à l’ambassade des Pays-Bas, présente à cet atelier, avait souligné que la sûreté financière « assure que, même après le départ des exploitants, les dommages seront réparés, offrant ainsi une seconde chance aux populations affectées ».

La question de la réhabilitation environnementale s’inscrit dans un schéma plus large de manquements aux obligations sociales et financières des sociétés minières. Un rapport de la Cour des comptes publié en juin 2025 avait révélé qu’entre 2018 et 2023, les communautés locales avaient été privées de près de 198 millions de dollars en raison du non-paiement, du paiement partiel ou de la sous-déclaration de la dotation minimale obligatoire de 0,3 % du chiffre d’affaires, destinée au financement des projets communautaires.

Parmi les entreprises mises en cause figuraient notamment Kamoa Copper (Ivanhoe Mines et Zijin Mining), Kamoto Copper Company (Glencore), Sicomines (Crec-Sinohydro-Zhejiang) et Tenke Fungurume Mining (CMOC). La Cour des comptes avait recommandé des mesures de régularisation assorties de sanctions, pouvant aller jusqu’à la suspension des activités, tout en soulignant l’absence de réponses effectives des autorités de tutelle sur la période auditée.

Boaz Kabeya

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L’offre de Buenassa pour acquérir Chemaf, producteur de cuivre et de cobalt en République démocratique du Congo (RDC), est chiffrée à 1,5 milliard de dollars. L’entreprise la présente comme le pilier « amont » d’une feuille de route industrielle évaluée à 3,5 milliards de dollars, rendue publique le 29 janvier 2026, à quelques jours du sommet de Washington sur les minerais critiques du 4 février, organisé par le gouvernement américain.

Dans son communiqué, Buenassa explique que ces 1,5 milliard de dollars doivent servir à « stabiliser » l’actif et à « reprofilier la dette », avec un objectif affiché : finaliser des unités industrielles (Etoile II et Mutoshi) afin de « respecter les obligations existantes » et d’établir une source fiable d’alimentation en minerai pour sa raffinerie en projet.

L’autre volet de la feuille de route est centré sur la construction de la raffinerie : 700 millions de dollars pour la première phase, et désormais 1,3 milliard de dollars pour la deuxième, initialement évaluée à 2 milliards de dollars. L’entreprise n’en détaille pas les ressorts, mais maintient ses objectifs de production : 30 000 tonnes de cuivre (cathodes de qualité LME) et 5 000 tonnes de cobalt (sulfate et métal de haute pureté) par an pour la première phase, puis 120 000 tonnes de cuivre et 20 000 tonnes de cobalt pour la deuxième.

Le président-directeur général de Buenassa, Eddy Kioni, défend l’intégration verticale comme une réponse à l’instabilité des marchés : « L’intégration verticale est la meilleure voie pour neutraliser la volatilité de l’approvisionnement et des prix, qui a historiquement découragé l’investissement occidental », affirme-t-il, en ajoutant que l’architecture proposée vise à garantir « une transparence totale » permettant d’éviter « les conflits financiers ou liés aux risques entre les actifs ».

Emploi, sous-traitance…

Buenassa Resources, filiale qui porte le projet industriel, dit vouloir apporter de la visibilité à « plus de 3 000 employés directs de Chemaf » et à « des milliers de sous-traitants », selon les termes du président de son conseil d’administration, l’ancien Premier ministre Samy Badibanga. Ce dernier affirme en outre que le complexe de raffinage générerait environ 5 000 emplois. « En ancrant ce projet dans le tissu industriel de la RDC, nous assurons un avenir durable à nos travailleurs et à notre région », soutient-il.

Buenassa met en avant un montage censé améliorer la « bancabilité » du projet grâce au soutien de l’État congolais, actionnaire de Buenassa Resources à hauteur de 10 %, et de plusieurs partenaires. L’entreprise dit s’appuyer sur Roland Berger pour un audit d’acquisition et le travail sur le rééchelonnement de la dette.

Pour l’ingénierie, Buenassa indique qu’un consortium composé de Bara Consulting (Royaume-Uni) et MET63 (Afrique du Sud) interviendrait comme ingénieur-conseil du maître d’ouvrage de la raffinerie, tout en participant à la gestion des opérations amont.

Sur le volet financier et institutionnel, l’entreprise mentionne des échanges renforcés avec des institutions américaines, dont la US International Development Finance Corporation (DFC). Elle cite également comme soutiens bancaires Rawbank et le groupe nigérian United Bank for Africa (UBA). Buenassa évoque enfin un partenariat recherché avec un « grand groupe industriel du Golfe » et une « grande maison de négoce américaine » pour renforcer ses capacités commerciales.

Sommet de Washington

Dans son communiqué, Buenassa situe explicitement sa communication dans la perspective du sommet de Washington sur les minerais critiques où sont attendus le président Félix Tshisekedi et des membres de son gouvernement. Selon le Financial Times, qui cite des sources proches du dossier, la vente de Chemaf, présentée comme un premier test du partenariat stratégique RDC–États-Unis signé le 4 décembre dernier, pourrait connaître un tournant à l’occasion de ce rendez-vous.

Dans ce contexte, les prétendants au rachat intensifient leurs démarches. D’après Africa Intelligence, Virtus Minerals aurait signé ces derniers jours un contrat de cession d’actions avec Zedra Skye Trustees, présenté comme le représentant près de 95 % des actionnaires de Chemaf. L’entreprise américaine proposerait, selon le journal, de reprendre les dettes de Chemaf, qui dépasseraient 900 millions de dollars. Elle envisage aussi de confier l’exploitation à l’entreprise indienne Lloyds Metals and Energy, décrite comme « peu chevronnée sur les projets de cuivre-cobalt, en particulier sur le continent africain ».

L’enjeu porte aussi sur la capacité à sécuriser le financement. Sur cet aspect, Virtus Minerals se serait tournée vers le fonds d’investissement new-yorkais Orion Resource Partners et le géant anglo-suisse du négoce Glencore. Mais selon Africa Intelligence, comme pour Buenassa, aucun accord contraignant n’aurait été signé à date.

Avec un contrat de cession d’actions, il ne resterait plus qu’à Virtus Minerals d’obtenir l’agrément du gouvernement congolais pour conclure l’achat. Selon la presse internationale, l’entreprise fondée par des vétérans des services de sécurité américains bénéficierait du soutien de l’administration Trump. Mais à Kinshasa, son offre ne rassure pas : au-delà des questions de financement, elle est perçue comme accordant peu de place aux intérêts locaux.

Arbitrage délicat

De son côté, Buenassa affirme concilier les intérêts américains et congolais. En plus d’une promesse de préserver les emplois et les contrats des sous-traitants, l’entreprise congolaise présente son projet comme s’inscrivant dans la volonté du gouvernement de transformer localement ses minerais afin de créer davantage de valeur.

L’entreprise congolaise se positionne aussi comme le bras opérationnel du partenariat RDC–États-Unis sur les minerais critiques, en s’engageant à réserver sa production au marché américain afin de bâtir une chaîne d’approvisionnement sécurisée hors influence chinoise. Elle se dit en plus ouverte à l’idée d’un consortium RDC (Gécamines, Buenassa…)–États-Unis, présentée comme l’alternative la plus réaliste, compte tenu des défis financiers, opérationnels et de sécurité des sites.

L’accord stratégique du 4 décembre dernier accorde aux entreprises américaines un droit de première offre sur des gisements de minerais critiques. Le texte précise toutefois que si, au bout de neuf mois, aucune offre américaine n’est retenue, les projets peuvent être ouverts aux « alliés », dont les entreprises congolaises. Reste que Kinshasa doit arbitrer ce dossier sans fragiliser la relation avec Washington, sur laquelle le pouvoir congolais compte aussi dans le contexte sécuritaire à l’est du pays.

Pierre Mukoko

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FirstBank DRC, a subsidiary of Nigeria’s First Bank of Nigeria (FBN Holdings), is stepping up its digital strategy with the launch of a new mobile application, FirstMonie, on Jan. 28, 2026.

The initiative follows the roadmap outlined in the bank’s 2024 annual report, which aims to expand its retail and digital banking services and raise the share of revenue generated by digital products to 30%. FirstBank DRC reported total revenue of 331.3 billion Congolese francs (about $120 million) in 2024.

The bank’s main new feature is the ability to open an account remotely, without visiting a branch. The process is expected to take less than five minutes, a move designed to widen access to banking services and attract new customers amid growing competition from digital finance providers.

Beyond remote onboarding, FirstMonie allows users to transfer funds to other mobile wallets, including M-Pesa, Orange Money and Airtel Money. It also supports transfers within the FirstBank ecosystem, covering bank accounts as well as FirstMonie wallets.

Speaking at the launch ceremony, FirstBank DRC’s E-Business Director Jérémie Lukusa said the app also enables bill payments, subscription services, airtime purchases and other digital financial transactions. The bank did not disclose details on the fees that will apply.

Agent network challenge

To fund a FirstMonie wallet, users must go through a FirstMonie agent, transfer money from a FirstBank account, or deposit directly at a branch. The platform’s expansion will therefore depend largely on how quickly the bank can scale up its agent network nationwide. FirstBank DRC has set a target of 100,000 agents by 2029.

FirstBank DRC Board Chairman Kandolo Kasongo said the application will continue to evolve as new features are rolled out. Local media quoted him as describing it as a major innovation in the market, adding that further upgrades are expected over the coming year.

In neighbouring countries such as Uganda, mobile wallets are already used for a wider range of services, including government tax payments. The comparison highlights how such platforms can become central tools in national financial ecosystems, extending well beyond basic money transfers.

Timothée Manoke 

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