Congolese authorities are preparing a new turnaround plan for Congo Airways SA, including a sweeping overhaul of the state carrier’s governance, according to official minutes from the Council of Ministers’ March 20 meeting.
At that session, President Félix Tshisekedi reviewed findings from a joint investigative mission conducted in December 2025 by the General Inspectorate of Finance (IGF), the Superior Portfolio Council (CSP) and the Civil Aviation Authority (AAC). The mission examined complaints raised by a group of employees and assessed compliance, financial management and operational performance at Congo Airways.
Despite a government-backed emergency plan launched in September 2023, the airline continues to face serious operational failures that undermine any sustainable recovery, the minutes said. The situation exposes the state, as shareholder, to significant legal, financial and reputational risks.
The Council also warned that without tighter planning and stronger governance, the continued deterioration could jeopardize the fleet renewal process, particularly aircraft recently acquired by the National Social Security Fund (CNSS). Tshisekedi called for full transparency on how those aircraft were acquired, financed and capitalised within the company.
An updated plan
In response, the president instructed the deputy prime minister in charge of transport, the finance minister and the portfolio minister, under the prime minister’s supervision, to develop a revised recovery plan that is realistic and financially sound. The plan must include clear internal control mechanisms, stronger regulatory compliance, a full audit of human resources management and regular reporting to the state shareholder.
Those measures are expected to underpin a comprehensive overhaul of Congo Airways’ governance, with the aim of restoring management discipline, strengthening accountability, improving transparency in decision-making and aligning practices with international governance standards.
The reform should also establish a more effective management model based on performance, financial sustainability and operational efficiency, ensuring the airline’s long-term viability, competitiveness in the air transport market and protection of the state’s strategic interests. The minutes added that the government is expected to clear outstanding payments owed to Congo Airways so the airline can mobilize the resources needed for its recovery.
The company has already taken initial operational steps. In January 2026, Congo Airways launched a recruitment drive for nine captains, nine co-pilots and four maintenance technicians, following delivery of the first of three aircraft acquired by the CNSS.
While these steps indicate that recovery efforts are underway, the Council of Ministers’ conclusions make clear that any lasting turnaround will require a deeper overhaul of the airline’s governance, finances and operations.
Boaz Kabeya
Les autorités congolaises envisagent un nouveau plan de relance de Congo Airways SA, assorti d’une restructuration profonde de sa gouvernance, selon le compte rendu de la 83e réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le 20 mars 2026.
À cette occasion, le président de la République, Félix Tshisekedi, a été saisi des conclusions d’une mission d’enquête mixte conduite en décembre 2025 par l’Inspection générale des finances (IGF), le Conseil supérieur du portefeuille (CSP) et l’Autorité de l’aviation civile (AAC). Cette mission visait à examiner les faits dénoncés par le collectif des agents de la compagnie et à évaluer la régularité, la conformité ainsi que la performance de sa gestion administrative, financière et opérationnelle.
Selon le compte rendu officiel, malgré les efforts engagés dans le cadre du plan d’urgence de relance dont le financement avait été instruit en septembre 2023, Congo Airways demeure confrontée à de graves dysfonctionnements compromettant toute relance efficace et durable. Le document souligne que cette situation fait peser sur l’État actionnaire des risques juridiques, financiers et réputationnels élevés.
Le Conseil relève aussi qu’en l’absence d’une planification rigoureuse et d’un renforcement substantiel de la gouvernance, cette détérioration pourrait compromettre le processus de renouvellement de la flotte, notamment les appareils récemment acquis par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Le chef de l’État exige, à ce sujet, que toute la lumière soit faite sur les modalités d’acquisition, de financement et de capitalisation de ces aéronefs au sein de la compagnie.
Un plan actualisé
Face à ce constat, le président de la République a engagé le vice-Premier ministre en charge des Transports, le ministre des Finances et la ministre du Portefeuille, sous la supervision de la Première ministre, à élaborer un plan de relance actualisé, réaliste et rigoureusement encadré sur le plan financier. Celui-ci devra intégrer des mécanismes clairs de contrôle interne, de conformité réglementaire, d’audit approfondi de la gestion des ressources humaines et de reporting institutionnel régulier à l’État actionnaire.
Selon le compte rendu, ces instruments doivent constituer le socle d’une restructuration profonde et cohérente de la gouvernance managériale de Congo Airways, avec pour objectifs de restaurer la discipline de gestion, de renforcer la redevabilité des dirigeants, d’améliorer la transparence dans la prise de décision et d’aligner les pratiques internes sur les standards de bonne gouvernance.
Le texte ajoute que cette réforme devra aussi permettre de définir un modèle de gestion optimal, fondé sur des principes de performance, de soutenabilité financière et d’efficacité opérationnelle, afin de garantir la viabilité durable de l’entreprise, sa compétitivité sur le marché du transport aérien et la préservation des intérêts stratégiques de l’État actionnaire. Le compte rendu précise également qu’il est attendu de l’État congolais qu’il s’acquitte de ses obligations financières envers Congo Airways, en procédant au paiement des droits dus afin de permettre à la compagnie de mobiliser les ressources nécessaires à sa relance.
La compagnie avait amorcé certains préparatifs opérationnels. En janvier 2026, Congo Airways a lancé un recrutement portant sur neuf commandants de bord, neuf copilotes et quatre techniciens de maintenance, dans le sillage de la réception d’un premier appareil sur les trois acquis par la CNSS.
Ces initiatives montrent que la relance de la compagnie reste à l’agenda, mais le compte rendu du Conseil des ministres suggère désormais que cette reprise ne pourra être durable sans un assainissement plus profond de la gouvernance, des finances et du cadre opérationnel de l’entreprise.
Boaz Kabeya
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Le président de la République, Félix Tshisekedi, a demandé la mise en place d’un mécanisme « fiable, pérenne et transparent » pour garantir la prise en charge régulière des diplomates congolais et le fonctionnement des missions diplomatiques de la RDC à l’étranger.
Cette orientation a été formulée lors de la 83e réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le 20 mars 2026 à la Cité de l’Union africaine. Dans le compte rendu officiel, le chef de l’État rappelle le rôle stratégique des diplomates dans la défense des intérêts du pays, la promotion de son image, la coopération internationale, la mobilisation des investissements et la protection des Congolais vivant à l’étranger.
Pour avancer, le président a instruit le vice-Premier ministre en charge du Budget, le vice-Premier ministre chargé de la Fonction publique, la ministre d’État aux Affaires étrangères, le ministre des Finances ainsi que le ministre des Infrastructures et Travaux publics d’accélérer l’évaluation exhaustive du coût global de fonctionnement de l’ensemble des missions diplomatiques et du personnel à l’étranger. Cette évaluation doit couvrir les rémunérations, les loyers, les frais de fonctionnement ainsi que les engagements vis-à-vis des fournisseurs.
Sur cette base, les ministres concernés devront proposer un mécanisme structuré et sécurisé, reposant notamment sur l’implication, voire la syndication, des banques commerciales. L’objectif est de permettre le paiement direct et régulier des rémunérations du personnel diplomatique et administratif, des loyers des chancelleries et des résidences, des frais de fonctionnement ainsi que des fournisseurs et prestataires.
Tensions financières persistantes
Le dispositif attendu devra garantir la prévisibilité des paiements, la traçabilité des flux financiers et la conformité aux règles de gestion des finances publiques. Pour le chef de l’État, il s’agit aussi de restaurer pleinement la dignité des représentations congolaises à l’étranger et de renforcer l’image de la RDC sur la scène internationale.
Cette instruction intervient alors que plusieurs missions diplomatiques congolaises restent confrontées à des difficultés financières. Selon AfricaNews, au 17 février 2026, des arriérés de salaires portant sur décembre 2025, janvier et février 2026 demeuraient impayés, tandis que plusieurs loyers restaient gelés. Le média évoque également des blocages dans les circuits de paiement, malgré certaines validations administratives, ainsi que des vérifications liées à des irrégularités relevées dans certains contrats de bail.
La même source rapporte qu’une modalité technique mise en place en 2024 par les ministères du Budget, des Finances et des Affaires étrangères pour la prise en charge des loyers se heurterait à des résistances de bailleurs, notamment en raison des conditions de paiement et de leurs implications fiscales.
Dans ce contexte, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato, avait proposé une séance de travail destinée à clarifier les procédures et les justificatifs nécessaires au traitement des paiements, notamment les factures et les relevés d’identité bancaire, selon AfricaNews.
Avec cette nouvelle orientation présidentielle, l’exécutif veut donc passer d’une gestion ponctuelle et souvent chaotique à un mécanisme plus stable, plus traçable et mieux sécurisé. L’enjeu dépasse la seule administration des postes diplomatiques : il touche aussi à la crédibilité internationale de l’État congolais et à sa capacité à faire fonctionner normalement son réseau extérieur.
Boaz Kabeya
Shalina Healthcare held a groundbreaking ceremony on March 16, 2026, for a pharmaceutical manufacturing plant in the Kin-Malebo special economic zone, located in the N'Sele commune of Kinshasa. According to the Congolese Press Agency (ACP), construction is set to begin on May 1, 2026, with construction expected to last 20 months and completion scheduled for January 5, 2028.
ACP reported that the project is part of a broader strategy to strengthen local pharmaceutical production in the Democratic Republic of Congo. Group Managing Director Abbas Virji said the initiative aims to reduce the country's dependence on imports and improve access to medicines.
Shalina Healthcare says it has been present in the DRC for more than 40 years. According to its website, the company operates more than 30 distribution points in the country, including in Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Bukavu, Matadi and Kisangani, and sells more than 200 prescription drugs, over-the-counter products and consumer health brands. It adds that it relies on WHO-approved production facilities in India and China for its international supply chain.
Local pharmaceutical production remains limited in the DRC, despite the existence of a few manufacturing units. Official records list Pharmakina, based in Bukavu, among the facilities authorized to produce locally, along with the Phatkin laboratory in Kinshasa. Pharmakina is a longstanding producer of quinine and cinchona-derived products. Other market players, such as Pharmans, focus on import, distribution and pharmaceutical promotion, with no reference to local manufacturing in their company information.
In this context, Shalina's project adds to existing local capacity and underscores efforts by Congolese authorities and private investors to expand domestic pharmaceutical production. Its location in the Kin-Malebo special economic zone is part of broader efforts to develop industrial infrastructure around Kinshasa.
Ronsard Luabeya
Le groupe Shalina Healthcare a procédé, le 16 mars 2026, à la pose de la première pierre d’une usine pharmaceutique dans la zone économique spéciale de Kin-Malebo, située dans la commune de N’Sele, à Kinshasa. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), le démarrage effectif du chantier est attendu pour le 1er mai 2026, avec une durée d’exécution de 20 mois et une livraison annoncée pour le 5 janvier 2028.
D’après les déclarations relayées par l’ACP, ce projet s’inscrit dans une stratégie de renforcement de la production locale de médicaments en République démocratique du Congo (RDC). Le directeur général du groupe, Abbas Virji, a présenté cette initiative comme une contribution à la réduction de la dépendance aux importations et à l’amélioration de l’accès de la population aux produits pharmaceutiques.
Shalina Healthcare indique être présent en RDC depuis plus de 40 ans. Sur son site officiel, le groupe affirme disposer dans le pays de plus de 30 points de distribution, notamment à Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Bukavu, Matadi et Kisangani, et commercialiser un portefeuille de plus de 200 médicaments sur ordonnance, produits en vente libre et marques de santé grand public. Le groupe précise par ailleurs s’appuyer, à l’échelle internationale, sur des sites de production approuvés par l’OMS, situés en Inde et en Chine.
L’industrie pharmaceutique locale demeure toutefois encore limitée en RDC, malgré l’existence de quelques unités de production. Le répertoire des établissements pharmaceutiques privés certifiés recense notamment Pharmakina, à Bukavu, parmi les structures autorisées à fabriquer localement, ainsi que le laboratoire Phatkin, à Kinshasa. Pharmakina se présente de son côté comme un producteur historique de quinine et de produits dérivés du quinquina. À l’inverse, d’autres acteurs du marché, comme Pharmans, mettent surtout en avant des activités d’importation, de distribution et de promotion pharmaceutique, sans mentionner de site industriel local dans leur présentation institutionnelle.
Dans ce contexte, le projet de Shalina s’ajoute aux capacités locales existantes et traduit la volonté des autorités congolaises et des investisseurs privés de développer davantage la fabrication pharmaceutique sur place. Son implantation dans la ZES de Kin-Malebo s’inscrit aussi dans une logique plus large de structuration industrielle autour de Kinshasa.
Ronsard Luabeya
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The Democratic Republic of Congo and Angola will hold the third edition of their bilateral economic forum in Kinshasa from March 31 to April 3, 2026.
Vice-Prime Minister in charge of the National Economy Daniel Mukoko Samba announced the event at a Council of Ministers meeting on March 20. He also provided an update on preparations, according to the official report, which said the forum is part of ongoing efforts to strengthen ties between the two countries and build a more structured economic partnership between Kinshasa and Luanda.
The change reflects a revision to the original schedule. In October 2025, authorities said the forum would take place in February 2026 in Muanda, in Kongo Central province. The Congolese government has since moved the event to Kinshasa at the end of March.
The meeting follows several weeks of consultations between the two countries. On March 16, a preparatory session of the DRC-Angola interministerial commission was held in Luanda to review ways to boost bilateral economic cooperation. Statements issued after the meeting said discussions focused on a future agreement covering trade in goods and services, investment, transport, logistics, industrial cooperation and the development of border areas.
The Kinshasa forum is part of a process launched in 2023. The first edition opened in Kinshasa on July 31 that year, focusing on economic partnership for shared growth. The second was held in Luanda on November 13-14, 2023, and was led by then Vice-Prime Minister Vital Kamerhe.
Beyond economic ties, closer cooperation between the two countries has also extended to security. On February 12, 2026, they signed an agreement in Luanda to establish a Permanent Joint Defence and Security Commission aimed at formalising coordination on regional and border issues.
PM
President Felix Tshisekedi has instructed sector ministries and the provincial government of Kongo Central to finalize cooperation agreements with the Agency for the Development and Promotion of the Grand Inga Project (ADPI-RDC) within 60 days. The directive was issued during a Council of Ministers meeting on March 20, 2026.
According to the official report, the relevant ministers must sign the agreements under the supervision of the prime minister. Copies must be sent to financial partners by April 3, 2026, at the latest. A progress report is expected within five days of that deadline. The move aims to speed up the establishment of the project's governance structure, after financing agreements with the World Bank took effect on Feb. 2, 2026.
At the same time, the head of state asked the government to urgently review the draft law on the Grand Inga project. The aim is for the Council of Ministers to adopt the text on March 27, 2026, before it is submitted to parliament by March 31. Officials describe the text as a key element in strengthening the project’s institutional framework and a requirement for mobilizing the financial support agreed with the World Bank.
Currently, the Inga 3 project is still in the preparation phase. The World Bank says its technical and financial details have not yet been finalized. Options under consideration could result in capacity ranging from about 3,000 MW to 11,000 MW, with total costs estimated at more than $10 billion.
To support this phase, a dedicated development program has been set up with World Bank backing. Part of a financing framework that could reach $1 billion, the program will be rolled out in stages. The first $250 million tranche was approved in June 2025. It aims to strengthen institutional capacity, prepare related infrastructure, and better manage the project’s economic, social and regional impacts.
Ronsard Luabeya
East African Community heads of state have set a June 30, 2026 deadline to eliminate remaining non-tariff barriers. The decision was made at the 25th Ordinary EAC Summit, held on March 7 in Arusha, where leaders reaffirmed their commitment to accelerate regional economic integration by removing obstacles that continue to hinder trade among partner states.
Non-tariff barriers are trade constraints other than customs duties. They include cumbersome administrative procedures, unharmonized technical or sanitary controls, delays in issuing permits, market access restrictions and complex customs formalities. A TradeMark Africa study found that these barriers increase costs, cause delays and create uncertainty for businesses, reducing the competitiveness of regional trade.
Data from the EAC Secretariat show that intra-EAC trade reached $4.8 billion in the third quarter of 2025, up 15% from the same period in 2024. Despite this growth, it still accounts for roughly 15% of the bloc’s total trade. By contrast, trade with the rest of Africa reached $10.1 billion, or 32.2% of the total, suggesting that the region’s trade flows remain more outward-oriented than focused on the East African common market.
Integration ambitions vs. persistent obstacles
This contrasts with the EAC’s stated ambitions. The bloc has pursued phased integration based on a customs union, a common market and, ultimately, a monetary union and political federation. Non-tariff barriers remain a major obstacle, particularly in the agricultural and agri-food sectors, which are often disrupted by administrative and regulatory bottlenecks between member states.
Recent tensions between Kenya and Uganda highlight these challenges. Ugandan media reported in 2025 that persistent restrictions on certain Ugandan dairy products entering the Kenyan market, including blockages and delays linked to import permits, disrupted supply chains in Uganda. The disruptions affected the entire value chain, from processors to producers, in a country with around 168 processing units and nearly four million liters of daily milk production.
In response, Ugandan operators have sought alternative markets outside the bloc. Nigeria has shown interest in importing up to 200,000 metric tons of Ugandan powdered milk, in a deal estimated at more than $1 billion. This shift toward external markets shows how internal barriers within the EAC can redirect trade flows away from the region.
The June 30, 2026 deadline will test the EAC’s credibility. Beyond the announcement, its effectiveness will depend on member states aligning national practices with regional commitments and delivering a more fluid common market in practice.
Timothée Manoke
Equity Bank Congo posted a net profit of 24.7 billion Kenyan shillings in 2025, up 58% from about 15.6 billion a year earlier, according to full-year results published by Equity Group Holdings on March 18, 2026. Based on the group’s implied exchange rate, this corresponds to roughly $191.5 million.
Equity Group’s consolidated net profit reached 75.5 billion shillings in 2025, or about $585 million, with the Congo subsidiary contributing around 32.7% of the total.
The Democratic Republic of Congo remains the group’s top profit-generating subsidiary, well ahead of Rwanda (5.4 billion shillings), Uganda (3.6 billion) and Tanzania (2.7 billion). Equity Group said the Congo unit’s performance was supported in part by a 17% expansion in its loan portfolio.
Equity Group’s share price on the Nairobi Securities Exchange has reflected this momentum. Between March 19, 2025 and March 19, 2026, the stock rose from 47.35 shillings to 76.50 shillings, a gain of about 61.6%.
At a hypothetical exchange rate of 129 shillings to the dollar, a $300 investment would have bought about 817 shares, worth roughly $485 a year later. Under the same assumptions, a $1,000 investment would have represented around 2,724 shares, with a value of about $1,615 at the same date.
Dividend raised 35%
The board has recommended a total dividend of 21.7 billion shillings, or 5.75 shillings per share, up 35.3% from 16 billion shillings, or 4.25 per share, paid for 2024.
Subject to shareholder approval, the dividend will be paid to shareholders on the register at the close of business on May 22, 2026. At the same exchange rate, the two hypothetical investors would receive about $36 and $121 in dividends, respectively.
In its macroeconomic commentary, Equity Group said growth across several East African economies, including the DRC, is being driven by a minerals boom. It cited higher prices for gold, copper and coffee, alongside lower oil and wheat prices and a weaker dollar, as supporting regional activity.
The bank added that despite heightened geopolitical risks linked to the conflict involving Iran, the impact on the regional economy should be temporary. It expects oil prices, after peaking near $100 a barrel, to fall toward the mid-$60s in the event of a ceasefire, helping stabilise trade and inflation.
Timothée Manoke
Les chefs d’État de la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) ont fixé au 30 juin 2026 l’échéance pour la suppression des barrières non tarifaires encore en vigueur au sein du bloc. Cette décision a été prise lors du 25e Sommet ordinaire de l’EAC, tenu le 7 mars 2026 à Arusha, où les dirigeants ont réaffirmé leur volonté d’accélérer l’intégration économique régionale en levant les obstacles qui continuent de freiner les échanges entre États partenaires.
Les barrières non tarifaires regroupent l’ensemble des contraintes qui entravent le commerce en dehors des droits de douane. Il peut s’agir de procédures administratives lourdes, de contrôles techniques ou sanitaires non harmonisés, de retards dans la délivrance des permis, de restrictions d’accès au marché ou encore de formalités douanières complexes. Une étude de TradeMark Africa souligne que ces obstacles se traduisent par des coûts additionnels, des délais et une plus grande incertitude pour les entreprises, ce qui réduit la compétitivité du commerce régional.
Les données récentes du Secrétariat de l’EAC montrent que le commerce intra-communautaire a atteint 4,8 milliards de dollars au troisième trimestre 2025, en hausse de 15 % par rapport à la même période de 2024. Malgré cette progression, il ne représente encore qu’environ 15 % du commerce total du bloc. À l’inverse, les échanges avec le reste de l’Afrique ont atteint 10,1 milliards de dollars, soit 32,2 % du total, ce qui montre que les flux commerciaux de la région restent davantage tournés vers l’extérieur que vers le marché commun est-africain lui-même.
Cette situation contraste avec les ambitions affichées par l’EAC, engagée depuis plusieurs années dans un processus d’intégration graduelle fondé sur l’union douanière, le marché commun, puis, à terme, l’union monétaire et la fédération politique. La persistance des barrières non tarifaires demeure l’un des principaux freins à cette trajectoire, en particulier dans les filières agricoles et agroalimentaires, régulièrement affectées par des blocages administratifs ou réglementaires entre pays membres.
Des tensions commerciales récentes entre le Kenya et l’Ouganda illustrent ces difficultés. Des médias ougandais ont ainsi rapporté, en 2025, des restrictions persistantes visant certains produits laitiers ougandais sur le marché kényan, notamment à travers des blocages ou des retards liés aux permis d’importation. Cette situation a affecté l’ensemble de la chaîne de valeur en Ouganda, des transformateurs aux producteurs, dans un pays qui compte environ 168 unités de transformation et produit près de 4 millions de litres de lait par jour.
Face à ces restrictions, les opérateurs ougandais ont cherché des débouchés alternatifs en dehors du bloc. Un intérêt marqué est ainsi apparu du côté du Nigeria, qui envisage d’importer jusqu’à 200 000 tonnes de lait en poudre ougandais, pour une valeur estimée à plus d’un milliard de dollars. Ce basculement vers un marché extérieur illustre la manière dont les obstacles internes au sein de l’EAC peuvent contribuer à réorienter les flux commerciaux hors de la région.
L’ultimatum fixé au 30 juin 2026 constitue ainsi un test pour la crédibilité de l’EAC. Au-delà de l’annonce politique, son efficacité dépendra de la capacité des États membres à aligner leurs pratiques nationales sur leurs engagements régionaux et à traduire, dans les faits, l’objectif d’un marché commun plus fluide.
Timothée Manoke
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