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Equipe Publication

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La filiale congolaise du groupe australien AVZ Minerals a perdu l’un de ses permis de recherche dans le territoire de Manono, dans la province du Tanganyika, selon la liste des arrêtés de déchéance publiée le 19 mars 2026 par le Cadastre minier (CAMI). Le titre concerné est le PR 4029, détenu par AVZ Minerals Congo SARLU, qui couvre 79 carrés miniers. Le motif de la déchéance est le non-paiement des droits superficiaires annuels.

En vertu le Code minier en vigueur, le titulaire d’un titre frappé de déchéance dispose d’un délai de trente jours pour introduire un recours après notification de la décision. À ce stade, AVZ Minerals ne s’est pas publiquement exprimée sur la perte du PR 4029 ni sur l’éventualité d’un recours.

Le PR 4029 fait partie du Manono Extension Project développé par AVZ autour du gisement principal de lithium de Manono. Ce projet d’extension regroupe deux permis de recherche, PR 4029 et PR 4030, pour une superficie totale d’environ 242,25 km².

Selon AVZ, ces permis visaient à identifier d’éventuels prolongements du gisement, notamment vers le sud-ouest et le nord-est, à partir d’indices géologiques laissant envisager une continuité de la minéralisation au-delà de la zone principale déjà connue.

Cette déchéance intervient dans un dossier déjà marqué par un contentieux international autour du projet de Manono. Les deux permis d’extension entourent en partie la zone couverte par le permis d’exploitation PE 15775, attribué à Manono Lithium SAS, coentreprise détenue par le groupe chinois Zijin Mining et la société publique congolaise Cominière.

AVZ continue de contester, dans le cadre d’une procédure engagée devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI), la perte de ses droits sur l’ancien PR 13359, transformé ensuite en permis d’exploitation PE 15775. Il s’agit de la position défendue par la société australienne dans ce litige.

Malgré ce contentieux, le développement industriel du projet de Manono porté par Zijin et Cominière se poursuit. Les promoteurs ont indiqué viser une mise en service à la fin du mois de juin 2026, tandis que les travaux de construction des infrastructures minières et de traitement se poursuivent. L’investissement associé à cette première phase approche un milliard de dollars.

Timothée Manoke   

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Le ministère des Finances a attribué au cabinet Rothschild & Cie un marché de services d’accompagnement de la République démocratique du Congo en vue de préparer son accès aux marchés internationaux des capitaux et de mobiliser de nouveaux financements. La décision d’attribution définitive, signée le 24 mars 2026 par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, fixe la durée de la mission à douze mois. Le contrat prévoit une rémunération de 500 000 euros hors taxes par trimestre, soit un montant total de 2 millions d’euros HT sur l’ensemble de la période.

Le document précise que le marché a été passé selon la procédure de gré à gré. La chronologie retracée dans la décision mentionne une demande d’autorisation spéciale adressée le 13 octobre 2025, suivie, le 10 novembre 2025, d’une autorisation de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP) pour recourir à cette procédure, ainsi que d’un avis de non-objection sur le procès-verbal des négociations et le projet de contrat. Une demande d’approbation du contrat a ensuite été transmise à la Première ministre, Judith Suminwa, en décembre 2025.

Ce marché s’inscrit dans le cadre de la préparation de la première émission obligataire internationale de la RDC, qui ambitionne de lever 750 millions de dollars. La décision du ministre des Finances ne détaille toutefois pas les missions de Rothschild & Cie. En janvier 2026, Bloomberg a rapporté que Citigroup piloterait l’opération avec l’appui de Rawbank, tandis que Rothschild & Cie interviendrait comme conseil financier et White & Case LLP comme conseil juridique.

L’expérience récente de Rothschild sur le continent éclaire son positionnement sur ce type de mandat. Selon Africa Business+, le cabinet figurait parmi les conseils mobilisés lors de l’émission d’eurobond réalisée par la Côte d’Ivoire en mars 2025. Le gouvernement ivoirien avait alors levé 1,75 milliard de dollars à un taux de 6,45 % pour une maturité de 11 ans, avec un carnet d’ordres ayant atteint 5,2 milliards de dollars.

L’objectif affiché par les autorités congolaises est de boucler l’opération avant la fin du premier semestre 2026. Mais cette échéance reste incertaine. Dans un rapport publié en janvier 2026, le Fonds monétaire international estime qu’une émission avant la mi-2026 demeure peu probable, compte tenu des diligences techniques encore nécessaires, des échanges à conduire avec les investisseurs et de la nécessité d’obtenir une approbation parlementaire préalable.

Avec ce contrat, le gouvernement congolais franchit donc une nouvelle étape dans la structuration de son entrée sur les marchés internationaux des capitaux, même si le calendrier et les conditions effectives de l’opération restent encore à sécuriser.

Timothée Manoke 

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An emergency operation is underway in Kikwit, Kwilu province, after erosion severed the Wazabanga road linking National Road No. 1 (RN1) to the city centre, the Ministry of Infrastructure and Public Works said.

Torrential rains overnight March 24-25, 2026, triggered the damage, the ministry said, adding that the downpours also caused loss of life and extensive damage.

At the president’s request, Infrastructure and Public Works Minister John Banza Lunda travelled to Kikwit on March 25 to assess the situation. He inspected the erosion site in the Nzinda commune before holding an emergency meeting with ministry technical teams.

Following the assessment, authorities decided to begin urgent repair work to stabilise the damaged road, protect infrastructure belonging to the national electricity company (SNEL), and restore access for residents.

Local sources said the affected stretch is a key route for urban traffic and helps ease congestion on RN1. Its disruption is affecting travel and supplies to the city.

The collapse comes amid worsening erosion in Kikwit. In February 2026, the mayor of Nzinda had already warned about a growing ravine in the area, which destroyed several homes and left families in vulnerable conditions, according to the Congolese Press Agency (ACP).

The mayor had also warned that advancing erosion could sever the Wazabanga road.

Boaz Kabeya

Congolese authorities have declared a radiological emergency at the T17 waste rock zone in Kolwezi, Lualaba province, after radioactive materials were discovered at a site where artisanal miners were operating.

In a statement released on March 23, 2026, Higher Education and Scientific Research Minister Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse, acting as the country’s nuclear regulator, warned of a major risk to public health, national security and the environment.

According to multiple media reports, the decision followed uncontrolled artisanal mining activities that exposed radioactive substances, potentially affecting nearby populations and ecosystems. Authorities said the measure aims to contain contamination, secure the site and protect exposed communities.

The government announced the deployment of specialized teams on site, along with experts tasked with assessing risk levels and implementing decontamination, protection and monitoring systems. It stressed the need for a rapid and coordinated response to prevent the situation from deteriorating.

Health risks well documented

Exposure to radioactive materials poses well-documented health risks. Ionizing radiation can penetrate biological tissues, damage DNA and lead to severe health effects, including cellular damage and long-term diseases. Exposure may occur through inhalation of contaminated particles, ingestion or prolonged contact—scenarios common in artisanal mining environments.

The emergency declaration aligns with international risk management standards, particularly those promoted by the International Atomic Energy Agency (IAEA), which emphasize preparedness, detection and rapid response to radiological incidents.

Authorities said they would mobilize the necessary resources, ensure transparency and coordinate response efforts. They also urged the public to strictly follow safety instructions, warning that even localized radioactive contamination can pose serious risks if left uncontrolled.

Boaz Kabeya

The Democratic Republic of Congo, Zambia and Tanzania are working to establish measures to secure and modernize the southern section of the Central Corridor, a strategic axis linking the port of Dar es Salaam to major commercial and mining hubs in the region.

According to local media reports, representatives from the three countries met on March 24, 2026, in Lubumbashi to review and approve feasibility studies aimed at improving goods flows and strengthening security along the route. The initiative is supported by TradeMark Africa, with funding from the United Kingdom through the Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO).

The studies outline several measures, including the introduction of electronic payment systems at border posts and the deployment of surveillance technologies, notably video monitoring and cargo tracking. They also highlight the need for stronger coordination between countries and improvements in border procedures. These recommendations are based on consultations with transporters, customs authorities, law enforcement agencies and private operators.

According to TradeMark Africa, this work, underway since November 2025 as part of a partnership with the Central Corridor Transit Transport Facilitation Agency (AFTTCC), identified several challenges, including continued reliance on cash payments, security risks, cargo theft, the spread of unofficial checkpoints and coordination gaps between cross-border institutions.

In this context, the DRC has implemented security measures on certain sections of the corridor, notably between Tunduma and Lubumbashi, in coordination with neighboring countries.

These initiatives build on ongoing regional efforts. In January 2026, the DRC and Zambia committed to strengthening security on the Kolwezi-Kasumbalesa corridor following repeated attacks on trucks transporting copper and cobalt, sometimes involving violence against drivers.

Ronsard Luabeya

In addition to producing 500,000 metric tons per year of 99.7% pure copper anodes, Kamoa Copper’s smelter can generate 700,000 metric tons of sulfuric acid annually, a byproduct that is gaining value in the Congolese Copperbelt amid conflict in the Middle East.

Sulfuric acid is a key input in the leaching process used to extract copper from oxide ores. A significant share of Congolese output, estimated at 3.5 million metric tons in 2025, relies on such deposits, particularly in Lualaba and Haut-Katanga provinces. The availability of this input directly affects production volumes and operating costs.

So far, most of the sulfuric acid used in the region has been produced from imported sulfur. According to Robert Friedland, executive co-chairman of Ivanhoe Mines, which holds a 39.6% stake in Kamoa Copper, up to 80% of the sulfur imported into the Copperbelt passes through the Strait of Hormuz, a corridor now disrupted by the conflict in the Middle East.

Over the past week, we have begun to observe an increase in the price of acid in the Congolese Copperbelt due to the lack of sulfur exported from the Middle East via the Strait of Hormuz. If supply remains constrained, prices should continue to rise,” Friedland said in a March 23 post on X.

This makes the Kamoa Copper smelter more important. Unlike most operators, the project processes sulfide ore, which does not require sulfuric acid. The refining process also produces it as a byproduct. This allows Kamoa to avoid the constraint and become a key supplier to the rest of the sector.

Additional revenue

According to Friedland, the smelter currently produces 1,600 metric tons per day of high-concentration sulfuric acid, sold for between $470 and $500 per metric ton to mining operations in the Congolese Copperbelt. He described the price as competitive, noting that even before the outbreak of the war in the Middle East, sulfur prices had risen sharply in recent months due to global supply constraints, reaching between $500 and $600 per metric ton in January depending on the region.

The situation is also boosting the project’s profitability. At current price levels, sulfuric acid sales could generate more than $300 million in annual revenue. This additional stream complements copper production, which is expected to reach between 370,000 and 420,000 metric tons in 2026. The smelter also allows Kamoa Copper to nearly halve its logistics costs by exporting copper anodes rather than concentrate, according to company executives.

By contrast, most other operators in the Copperbelt are directly affected by the shock due to their reliance on sulfuric acid. Higher input costs are weighing on margins and widening competitive gaps within the sector.

More broadly, this highlights a structural issue for the Democratic Republic of Congo: securing the industrial inputs needed to develop its mining resources. As the country strengthens its position as a major global producer of copper and cobalt, control over these inputs is becoming critical to its resilience.

Pierre Mukoko

Une intervention d’urgence est en cours à Kikwit, dans la province du Kwilu, après que la route Wazabanga, reliant la Route nationale n°1 (RN1) au centre-ville, a été coupée en deux par une érosion provoquée par les pluies diluviennes tombées dans la nuit du 24 au 25 mars 2026, selon une communication du ministère des Infrastructures et Travaux publics.

Le communiqué précise que ces intempéries ont également causé des pertes en vies humaines et d’importants dégâts matériels.

Dépêché sur place sur instruction du président de la République, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, s’est rendu à Kikwit le 25 mars pour évaluer l’ampleur des dégâts. Sur le terrain, il a conduit une mission d’inspection au niveau de la grande érosion de Wazabanga, dans la commune de Nzinda, avant de convoquer une réunion d’urgence avec les structures techniques de son ministère.

À l’issue de cette évaluation, il a été décidé de lancer des travaux express visant à sécuriser la route endommagée, à protéger le réseau de la Société nationale d’électricité (SNEL) et, à terme, à rétablir la mobilité des habitants.

La section touchée constitue un axe important pour la circulation locale et le désengorgement de la RN1, selon des sources locales. Son interruption perturbe les déplacements et l’approvisionnement de la ville.

Cet effondrement intervient dans un contexte de forte érosion à Kikwit. En février 2026, le bourgmestre de la commune de Nzinda avait déjà alerté sur la progression d’un ravin dans la zone, qui avait entraîné la destruction de plusieurs habitations et exposé des familles à des conditions précaires, selon une information relayée par l’Agence congolaise de presse (ACP).

L’autorité locale avait également évoqué le risque de coupure de la route Wazabanga en raison de l’avancée de l’érosion.

Boaz Kabeya

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En plus d’être capable de produire 500 000 tonnes d’anodes de cuivre pur à 99,7 % par an, la fonderie de cuivre de Kamoa Copper peut aussi générer, sur la même période, 700 000 tonnes d’acide sulfurique, un sous-produit dont la valeur augmente dans la Copperbelt congolaise sur fond de guerre au Moyen-Orient.

L’acide sulfurique constitue en effet un intrant essentiel dans le processus de lixiviation, utilisé pour extraire le cuivre à partir des minerais oxydés. Or, une part significative de la production congolaise, chiffrée à 3,5 millions de tonnes en 2025, repose sur ce type de gisements, notamment dans le Lualaba et le Haut-Katanga. La disponibilité de cet intrant conditionne donc directement les volumes produits et les coûts d’exploitation.

Jusqu’à présent, l’essentiel de l’acide sulfurique consommé dans la région est produit à partir de soufre importé. Or, selon Robert Friedland, co-président exécutif d’Ivanhoe Mines, actionnaire de Kamoa Copper à hauteur de 39,6 %, jusqu’à 80 % du soufre importé dans la Copperbelt transite par le détroit d’Ormuz, un corridor aujourd’hui affecté par le conflit au Moyen-Orient.

« Au cours de la semaine écoulée, nous avons commencé à observer une hausse du prix de l’acide dans la Copperbelt congolaise, en raison du manque de soufre exporté depuis le Moyen-Orient via le détroit d’Ormuz. Si l’approvisionnement reste contraint, les prix devraient continuer à augmenter », a tweeté Robert Friedland le 23 mars dernier.

Dans ce contexte, la fonderie de Kamoa Copper prend une importance accrue. Contrairement à la plupart des opérateurs, le projet exploite un minerai sulfuré qui ne nécessite pas l’utilisation d’acide sulfurique. Mieux, le processus de transformation permet d’en produire comme sous-produit. Cette configuration permet à Kamoa non seulement de s’affranchir de cette contrainte, mais aussi de devenir un fournisseur clé pour le reste du secteur.

Revenus supplémentaires

Selon Robert Friedland, cette fonderie produit actuellement 1 600 tonnes d’acide sulfurique à haute concentration par jour, vendues entre 470 et 500 dollars la tonne aux exploitations minières de la Copperbelt en RDC. Un prix jugé compétitif, car avant le déclenchement de la guerre au Moyen-Orient, les prix du soufre avaient déjà fortement progressé ces derniers mois sous l’effet de contraintes d’approvisionnement mondiales, atteignant en janvier entre 500 et 600 dollars la tonne selon les régions du monde.

Cette situation renforce également la rentabilité du projet. Aux niveaux de prix actuels, les ventes d’acide sulfurique pourraient générer plus de 300 millions de dollars de revenus annuels. Cette source de revenus additionnelle s’ajoute à la production de cuivre, attendue entre 370 000 et 420 000 tonnes en 2026. De l’avis même de ses dirigeants, la fonderie permet aussi à Kamoa Copper de diviser pratiquement par deux ses coûts logistiques en exportant des anodes de cuivre plutôt que du concentré.

À l’inverse, la plupart des autres opérateurs de la Copperbelt subissent directement ce choc, en raison de leur dépendance à l’acide sulfurique pour leurs opérations. La hausse des prix de cet intrant pèse sur leurs marges, accentuant les écarts de compétitivité au sein du secteur.

Au-delà de ses implications immédiates, cette dynamique met en évidence un enjeu structurel pour la RDC : la sécurisation des intrants industriels nécessaires à l’exploitation de ses ressources minières. Alors que le pays s’impose comme un acteur clé de la production mondiale de cuivre et de cobalt, la maîtrise locale de ces intrants devient un facteur déterminant de résilience.

Pierre Mukoko

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La zone du remblai T17, située à Kolwezi, dans la province du Lualaba, a été officiellement placée en situation d’urgence radiologique par les autorités congolaises, à la suite de la découverte de matières radioactives sur un site exploité par des creuseurs artisanaux.

Dans une déclaration rendue publique le 23 mars 2026, la ministre de l’Enseignement supérieur, universitaire, Recherche scientifique et Innovation, Sombo Ayanne Safi Mukuna Marie-Thérèse, agissant en qualité d’autorité nucléaire, évoque un risque majeur pour la santé publique, la sécurité nationale et l’environnement.

Selon des informations concordantes relayées par la presse, cette décision fait suite à une exploitation artisanale incontrôlée ayant mis au jour des substances radioactives sur le site, exposant potentiellement les populations et les écosystèmes environnants. Le communiqué officiel indique que cette mesure vise à circonscrire toute contamination, à sécuriser le périmètre concerné et à protéger les populations exposées.

Les autorités annoncent notamment le déploiement d’équipes spécialisées sur le terrain, l’intervention d’experts qualifiés pour évaluer le niveau de risque, ainsi que la mise en place de dispositifs de décontamination, de protection et de surveillance continue. Le gouvernement insiste également sur la nécessité d’une intervention rapide et coordonnée afin d’éviter toute aggravation de la situation.

Des risques sanitaires bien documentés

Sur le plan scientifique, les risques associés à l’exposition à des matières radioactives sont largement documentés. Les rayonnements ionisants peuvent pénétrer les tissus biologiques, altérer l’ADN et entraîner des effets graves sur la santé, notamment des lésions cellulaires ou des pathologies à long terme. L’exposition peut intervenir par inhalation de particules contaminées, ingestion ou contact prolongé, des situations particulièrement plausibles dans des environnements d’exploitation minière artisanale.

Cette déclaration d’urgence s’inscrit dans une logique de gestion des risques conforme aux principes internationaux. Les cadres de référence en matière de sûreté radiologique, notamment ceux promus par l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA), mettent l’accent sur la préparation, la détection et la réponse rapide aux incidents impliquant des substances radioactives.

Dans ce contexte, les autorités congolaises affirment leur engagement à mobiliser les ressources nécessaires, à agir avec transparence et à assurer une gestion coordonnée de la situation. Le gouvernement appelle enfin la population au respect strict des consignes de sécurité émises sur le terrain, dans un contexte où la présence de matières radioactives, bien que localisée, représente un risque potentiellement grave si elle n’est pas maîtrisée.

Boaz Kabeya

La République démocratique du Congo (RDC), la Zambie et la Tanzanie travaillent à la mise en place de mécanismes destinés à sécuriser et à moderniser la route Sud du corridor central, un axe stratégique reliant le port de Dar es Salaam aux principaux centres commerciaux et miniers de la région.

Selon des informations relayées par des médias locaux, les représentants des trois pays se sont réunis le 24 mars 2026 à Lubumbashi pour valider des études de faisabilité visant à améliorer la circulation des marchandises et à renforcer la sécurité le long de cet itinéraire. L’initiative est appuyée par TradeMark Africa, avec un financement du Royaume-Uni via le Foreign, Commonwealth and Development Office (FCDO).

Les études proposent plusieurs mesures, parmi lesquelles l’introduction de systèmes de paiement électronique aux postes frontaliers et le déploiement de dispositifs technologiques de surveillance, notamment la vidéosurveillance et le suivi des cargaisons. Elles mettent également l’accent sur la coordination entre les pays et l’amélioration des procédures aux frontières. Ces recommandations reposent sur des consultations menées auprès des transporteurs, des services douaniers, des forces de l’ordre et des opérateurs privés.

Selon TradeMark Africa, ces travaux, engagés depuis novembre 2025 dans le cadre d’un partenariat avec l’Agence de facilitation du transport de transit du corridor central (AFTTCC), ont permis d’identifier plusieurs défis, notamment la persistance des paiements en espèces, les risques sécuritaires, les vols de cargaisons, la multiplication des postes de contrôle non officiels et les difficultés de coordination entre institutions transfrontalières.

Dans ce contexte, la RDC a engagé des mesures de sécurisation sur certains tronçons du corridor, notamment entre Tunduma et Lubumbashi, en coordination avec les pays voisins.

Ces initiatives s’inscrivent dans le prolongement des actions déjà entreprises au niveau régional. En janvier 2026, la RDC et la Zambie s’étaient engagées à renforcer la sécurité sur le corridor Kolwezi–Kasumbalesa, après des attaques répétées visant des camions transportant du cuivre et du cobalt, parfois accompagnées de violences contre les chauffeurs.

Ronsard Luabeya

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