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Equipe Publication

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Kinshasa's provincial government launched a registration drive on April 7, 2026, to allocate stalls in the new central market. The initiative also enables city authorities to issue business licenses and distribute business registration forms for the 2026 fiscal year.

The move is aimed at expanding the capital’s tax base. To secure a stall in the market, which the governorate says will have around 11,000 spaces, vendors must show proof they have paid either property tax or rental income tax in order to obtain a tax clearance certificate. They must also pay the patente, an annual tax applied to small traders.

The requirement follows the suspension of patente payments in 2024 and 2025, after disputes between vendors’ representatives and the provincial government. Guylain Lokofe, president of the Syndicat des vendeurs du Congo, said the city had initially planned to collect the tax for both years at once, which traders rejected, arguing that the patente is annual and cannot be accumulated. Both sides have since reached an agreement allowing payments to resume.

On the digital platform "irms-dgrk.com," launched in March 2026 by Kinshasa’s General Directorate of Revenue (DGRK), the patente is set on a tiered system based on activity category: 56,000 Congolese francs (FC) for Category A, 42,000 FC for Category B, 28,000 FC for Category C, and 14,000 FC for Category D.

Timothée Manoke

Le gouvernement congolais a engagé une nouvelle étape dans l’encadrement de sa coopération avec le CIFOR-ICRAF autour du projet de Couloir vert Kivu–Kinshasa. Le 7 avril 2026, à Kinshasa, la vice-ministre des Affaires étrangères, Noëlla Ayeganagato Nakwipone, a reçu Robert Nasi, directeur général du CIFOR-ICRAF, dans le cadre d’échanges portant sur une coopération scientifique renforcée et sur l’expertise que l’organisation pourrait apporter à ce vaste projet environnemental congolais.

Selon la communication officielle relayée autour de cette rencontre, cette démarche a déjà abouti à la signature d’un accord de siège, destiné à encadrer juridiquement la présence du CIFOR-ICRAF en République démocratique du Congo. L’enjeu est de formaliser un partenariat avec une institution déjà active dans le pays depuis plus de deux décennies, notamment sur les questions de foresterie, de restauration des paysages, de climat et d’appui aux politiques publiques.

Cette coopération annoncée s’inscrit dans le contexte du Couloir vert Kivu–Kinshasa, créé par décret le 15 janvier 2025. Le projet couvre 544 270 km², soit un peu plus du quart du territoire national, et prend la forme d’une aire protégée à vocation de réserve communautaire. Il vise à combiner protection des forêts, développement d’une économie verte et prévention des tensions dans des zones fragiles s’étendant de l’est à l’ouest du pays.

À ce stade, les contours opérationnels de l’appui du CIFOR-ICRAF n’ont pas encore été détaillés publiquement. Mais le profil de l’organisation, présente en RDC à travers plusieurs programmes de recherche et de terrain, laisse entrevoir une contribution possible sur les questions de science forestière, de gestion durable des paysages, de climat et de production de connaissances utiles à l’action publique. L’arrivée du CIFOR-ICRAF pourrait ainsi contribuer à consolider la dimension scientifique du projet.

Le projet de Couloir vert bénéficie déjà d’un soutien politique et financier international. En octobre 2025, l’Union européenne avait indiqué mettre 60,5 millions d’euros à disposition pour le développement du Couloir dans le cadre de l’initiative Gateway. Selon l’institution, un contrat de 57 millions d’euros a été attribué en février 2026 pour faciliter le lancement opérationnel du projet, sans que l’opérateur ni les modalités précises d’utilisation de ce financement aient été précisés.

Boaz Kabeya

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La campagne de souscription en vue de l’attribution des espaces commerciaux du nouveau Marché central de Kinshasa, lancée le 7 avril 2026, n’est pas seulement une étape destinée à offrir aux commerçants un espace structuré. Elle constitue également, pour l’exécutif de la ville-province de Kinshasa, une occasion de lancer la campagne de délivrance de la patente et de la fiche de recensement des activités économiques pour l’exercice 2026.

À travers cette démarche, les autorités de la capitale cherchent à élargir leur assiette fiscale. Parmi les préalables à l’attribution effective des emplacements dans cette infrastructure, qui devrait compter environ 11 000 espaces commerciaux selon le gouvernorat, figure l’obligation de présenter une preuve de paiement de l’impôt foncier ou de l’impôt sur les revenus locatifs afin d’obtenir un quitus fiscal. À cela s’ajoute l’exigence de s’acquitter de la patente, une taxe annuelle applicable aux petits commerçants.

Cette exigence intervient dans un contexte marqué par la suspension du paiement de la patente au cours des exercices 2024 et 2025, à la suite de divergences entre les représentants des vendeurs et l’exécutif provincial. Selon Guylain Lokofe, président du Syndicat des vendeurs du Congo, la ville avait envisagé de percevoir simultanément la patente pour ces deux années, une approche rejetée par les commerçants au motif que cette taxe est annuelle et ne peut être cumulée. Les deux parties seraient désormais parvenues à un accord permettant la reprise du processus.

Sur la plateforme numérique « irms-dgrk.com », lancée en mars 2026 par la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) pour permettre des déclarations fiscales en ligne plus traçables et transparentes, la patente repose sur une tarification différenciée selon les catégories d’activités : 56 000 francs congolais (FC) pour la catégorie A, 42 000 FC pour la catégorie B, 28 000 FC pour la catégorie C et 14 000 FC pour la catégorie D.

Timothée Manoke

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Coopérative U has entered the Democratic Republic of Congo through a partnership with the Biso na Biso group, operator of the Kin Marché brand. Announced on April 2, 2026, the deal includes supply and trademark licensing and represents a new phase in the French retailer’s international expansion.

The partnership is built around a dual-brand strategy. The Coopérative U logo will appear alongside Kin Marché, in what the group describes as a “hybrid” model. In Kinshasa, three stores will operate under the U Express format from 2026, with a gradual rollout of operational standards and private-label products.

Chief Executive Dominique Schelcher said the group’s international strategy relies on alliances with local partners that bring market expertise. This approach allows Coopérative U to build on an existing network while deploying its commercial know-how and brand.

According to the company, Biso na Biso operates 79 stores and plans to reach 116 by 2027. Store sizes range from 500 to 1,000 square metres. The Kin Marché brand is mainly present in Kinshasa, focusing on mid-sized outlets.

Coopérative U, which has more than 130 years of history, operates between 1,800 and 1,900 stores. Its expansion into the DRC is part of a broader strategy to grow outside France through local partnerships and convenience formats. It also reflects rising interest from international retailers in a Congolese market where modern retail is still developing.

Ronsard Luabeya

Coopérative U a officialisé son arrivée en République démocratique du Congo à travers un partenariat commercial conclu avec le groupe Biso na Biso, exploitant de l’enseigne Kin Marché. Annoncé le 2 avril 2026, l’accord porte à la fois sur l’approvisionnement et sur une licence de marque, marquant une nouvelle étape dans le développement international du distributeur français.

Le partenariat repose sur une logique de cohabitation des marques. Le logo de Coopérative U apparaîtra ainsi aux côtés de celui de Kin Marché, dans une stratégie que le groupe français qualifie d’« hybridation ». À Kinshasa, trois magasins adopteront dès 2026 le concept U Express, avec l’introduction progressive des standards opérationnels et de l’offre à marque propre de Coopérative U.

Le PDG de Coopérative U, Dominique Schelcher, explique que le développement à l’international passe par des alliances avec des partenaires locaux capables d’apporter leur connaissance du terrain. Cette approche doit permettre au groupe français de s’appuyer sur un réseau déjà implanté, tout en diffusant progressivement son savoir-faire commercial et son identité de marque.

Selon le communiqué de Coopérative U, le groupe Biso na Biso exploite à ce jour 79 magasins et vise 116 points de vente d’ici 2027, avec des surfaces comprises entre 500 et 1 000 m². Son enseigne Kin Marché est principalement implantée dans la capitale, Kinshasa, avec des magasins de taille intermédiaire.

Coopérative U, qui revendique plus de 130 ans d’histoire, regroupe aujourd’hui entre 1 800 et 1 900 magasins, selon ses publications récentes. Son déploiement en RDC s’inscrit dans une stratégie plus large d’expansion hors de France, fondée sur des partenariats locaux et sur le développement de ses formats de proximité. Il confirme aussi l’intérêt croissant des distributeurs internationaux pour un marché congolais où la distribution moderne continue de se structurer.

Ronsard Luabeya

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State-backed guarantee fund FOGEC has begun talks with CRDB Bank Congo and Koto Service to establish a financing scheme for motorcycle taxi drivers. A meeting held on April 3 in Kinshasa outlined an initial framework built around credit guarantees, lending and insurance solutions. No formal agreement has been signed or made public.

Under the proposed arrangement, roles would be divided among the three parties: FOGEC would provide loan guarantees, CRDB Bank Congo would handle financing, and Koto Service would provide motorcycle supply and maintenance services. The scheme is designed to help motorcycle taxi operators access funding to purchase or maintain their vehicles, as well as tailored insurance products.

The project aligns with FOGEC’s mandate to improve access to financing for entrepreneurs, including micro, small and medium-sized enterprises, startups and businesses underserved by the conventional banking system. On Feb. 3, 2026, FOGEC launched Bokeli, a digital platform aimed at helping entrepreneurs structure business plans and submit financing applications in formats aligned with bank requirements.

The appeal of the initiative for the motorcycle taxi segment reflects the growing role of this mode of transport in urban mobility in Congo. According to a study by Target SARL, 71% of users in the Democratic Republic of Congo relied on motorcycle taxis as their primary mode of transportation in 2025, up from 67% in 2023. The increase is driven in part by traffic congestion, limited public transport options and poor road conditions.

Drivers report steady income levels, with daily earnings reaching up to 120,000 Congolese francs, the equivalent of roughly $52 at the current exchange rate, and as much as $60 on busier days.

For CRDB Bank Congo, the initiative could help gradually expand its customer base. The bank opened its first branch in Kinshasa in December 2025, marking its entry into the country’s main banking market. According to its Pillar III report as of June 30, 2025, performance at that time was largely driven by interest on Treasury bills, which accounted for about 77% of net banking income. Income from customer transactions represented around 19.7% of net banking income, not 15.6% as previously reported.

Boaz Kabeya

Le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) a engagé des discussions avec CRDB Bank Congo et Koto Service en vue de la mise en place d’un dispositif de financement destiné aux conducteurs de taxi-moto. Une réunion tenue le 3 avril à Kinshasa a permis d’en définir les premières bases, autour d’un mécanisme combinant garantie de crédit, financement et solutions d’assurance. À ce stade, aucun accord formel ni protocole signé n’a toutefois été rendu public.

Selon les éléments communiqués, le schéma étudié reposerait sur une répartition des rôles entre les parties : le FOGEC interviendrait en garantie des prêts, CRDB Bank Congo assurerait le financement, tandis que Koto Service proposerait des services liés aux motos. Le dispositif viserait à faciliter l’accès des opérateurs de taxi-moto à des financements pour l’acquisition ou l’entretien de leurs engins, ainsi qu’à des produits d’assurance adaptés.

Le projet s’inscrit dans la mission du FOGEC, qui consiste à faciliter l’accès au financement des entrepreneurs, notamment des micros, petites et moyennes entreprises, des start-up et des acteurs économiques insuffisamment couverts par le système bancaire classique. Le FOGEC a d’ailleurs lancé, le 3 février 2026, la plateforme numérique Bokeli, destinée à aider les porteurs de projets à structurer leurs plans d’affaires et à soumettre leurs dossiers de financement sous une forme plus conforme aux attentes des banques.

L’intérêt d’un tel mécanisme pour le segment des taxis-motos tient au poids croissant de cette activité dans la mobilité urbaine congolaise. D’après une étude de Target SARL, 71 % des usagers en RDC utilisaient en 2025 la moto-taxi comme principal moyen de déplacement, contre 67 % en 2023. Cette progression s’explique notamment par les embouteillages, les insuffisances du transport public et l’état de certaines voiries.

Les conducteurs génèrent également des revenus réguliers. Certains d’entre eux évoquent des gains journaliers pouvant atteindre 120 000 francs congolais, soit environ 52 dollars au taux de change actuel, avec des niveaux pouvant aller jusqu’à 60 dollars par jour selon les périodes d’activité.

Pour CRDB Bank Congo, un tel dispositif pourrait contribuer à élargir progressivement la clientèle. La banque a inauguré sa première agence à Kinshasa en décembre 2025, marquant son entrée sur le principal marché bancaire du pays. Selon son rapport Pilier III au 30 juin 2025, sa performance restait alors largement portée par les intérêts sur les bons du Trésor, qui représentaient environ 77 % du produit net bancaire. Les produits sur opérations avec la clientèle représentaient, eux, près de 19,7 % du produit net bancaire, et non 15,6 % comme cela a parfois été avancé.

Boaz Kabeya

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DR Congo's Ministry of Posts and Telecommunications signed a memorandum of understanding with Unicom Airnet, a subsidiary of state-owned operator China Unicom, on April 7, 2026, in China, for the construction of a telecommunications satellite. According to an official statement, the agreement aims to "support digital sovereignty and improve national connectivity."

For similar objectives, the Democratic Republic of Congo had already signed a memorandum of understanding with Monacosat in November 2024. In September 2025, a representative of the Monaco-based operator, Jean-Philippe Anvam, was received in Kinshasa by President Félix Tshisekedi. At that meeting, officials said the satellite project was valued at $400 million. "The funds are available through a partner bank," Anvam said at the time.

No final contract has been disclosed so far, leaving its implementation uncertain.

In this context, the signing of a memorandum of understanding with Unicom Airnet adds a new dimension. Such agreements are generally non-binding frameworks that allow parties to define the technical and financial parameters of a project without committing to execution.

The Chinese group has strong industrial capabilities in telecommunications. Unicom Airnet describes itself as a satellite services platform backed by China Unicom, one of China's three major state-owned operators.

Congolese authorities have not specified whether this Chinese track replaces, complements or competes with the project led by Monacosat. The lack of official clarification creates uncertainty over the program’s direction, which is part of a broader digital sovereignty strategy.

The government is seeking to reduce dependence on foreign infrastructure by developing its own satellite capabilities, as connectivity needs grow rapidly.

Pierre Mukoko

Le ministère congolais des Postes et Télécommunications a signé, le 7 avril 2026 en Chine, un mémorandum d’entente (MoU) avec Unicom Airnet, filiale de l’opérateur public China Unicom, en vue de la construction d’un satellite de télécommunications. Selon la communication officielle, cet accord vise à « soutenir la souveraineté numérique et améliorer la connectivité nationale ».

Pour les mêmes objectifs, la République démocratique du Congo (RDC) avait déjà conclu, en novembre 2024, un protocole d’accord avec Monacosat. En septembre 2025, un représentant de l’opérateur monégasque, Jean-Philippe Anvam, avait même été reçu à Kinshasa par le président de la République, Félix Tshisekedi. À cette occasion, il avait été indiqué que le projet de satellite était évalué à 400 millions de dollars. « Les fonds sont disponibles via une banque partenaire », affirmait alors Jean-Philippe Anvam.

Aucun contrat définitif n’a toutefois été rendu public à ce stade, laissant ouverte la question de sa mise en œuvre effective. Dans ce contexte, la signature d’un MoU avec Unicom Airnet introduit une nouvelle variable. Un tel accord constitue généralement un cadre de coopération non contraignant, permettant de définir les bases techniques et financières d’un projet sans engager encore les parties sur un contrat d’exécution.

Le groupe chinois dispose d’un ancrage industriel significatif dans les télécommunications. Unicom Airnet se présente comme une plateforme spécialisée dans les services satellitaires, adossée à China Unicom, l’un des trois grands opérateurs publics chinois.

À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas précisé si cette nouvelle piste chinoise remplace, complète ou met en concurrence le projet porté par Monacosat. L’absence de clarification officielle entretient une incertitude sur la trajectoire du programme, qui s’inscrit dans une stratégie de souveraineté numérique.

Le gouvernement congolais cherche à réduire sa dépendance aux infrastructures étrangères en développant ses propres capacités satellitaires, dans un contexte de croissance rapide des besoins en connectivité.

Pierre Mukoko

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The provincial government of Kinshasa on Monday launched a registration campaign to allocate commercial spaces at the new central market, commonly known as Zando. The move marks a new phase in the reopening of the site, which has been closed since January 2021 and rebuilt from September 2022.

Authorities have begun a registration and verification process ahead of the allocation of spaces. The governor’s office said in a statement that the phase will run from April 7 to 20, 2026, between 8:30 a.m. and 4:30 p.m., with an official launch held at the Kinshasa Botanical Garden.

To qualify, applicants must be Congolese nationals or represent a company registered in Congo. Foreign nationals may also apply if they hold a residence permit. Applicants must be at least 18 years old and provide proof of trading activity through a valid business license, a trade register, or a 2026 economic activity registration form. They must also show proof of payment of property or rental income tax to obtain tax clearance.

The registration drive has also been rolled out at several locations across the capital, according to the Congolese Press Agency (ACP). These include Matete market, Liberté market, Maluku market, and the communes of Bandalungwa and Limete, to make it easier for traders to register.

The new facility includes 10,000 stalls, 650 shops, 10 warehouses of 500 cubic meters each, more than 300 kiosks, 10 cold rooms and 272 public restrooms, according to Emmanuel Mputu, coordinator of the Central Market construction project, as cited by ACP. That figure is well below the 80,000 stalls announced in 2024 by former Governor Gentiny Ngobila.

The project was financed through a $44.5 million loan from Sofibanque as part of a public-private partnership between the city and Sogema, which contracted Chinese firm SZTC to carry out the construction.

Rental rates for the various spaces have not yet been disclosed. However, the provincial government said former occupants of the central market are expected to be given priority.

Timothée Manoke

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