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Equipe Publication

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(CCNE) - En marge de la 32ᵉ édition du forum Investing in Mining Indaba 2026, tenue à Cape Town (Afrique du Sud), la Chambre de Commerce Nationale et Économique (CCNE) et LA CASA Africa, institution de microfinance panafricaine basée à Maurice, ont procédé à la signature d’un protocole d’accord (MoU) visant à la mise en place d’une centrale d’achat dédiée à la sous-traitance congolaise, avec une priorité accordée aux PME nationales actives dans les secteurs minier et industriel.

Cette initiative stratégique vise à faciliter l’accès au marché, structurer les achats et sécuriser l’exécution des contrats de sous-traitance, tout en réduisant les risques opérationnels et financiers auxquels sont confrontées les entreprises locales.

1 SIGNATURE

La signature est intervenue dans un environnement international réunissant groupes miniers, institutions financières, investisseurs africains et acteurs institutionnels, confirmant la volonté commune de professionnaliser et de fiabiliser la sous-traitance africaine.

La cérémonie s’est tenue en présence de représentants économiques et institutionnels congolais, notamment l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP) et le Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC), avec lesquels des échanges techniques sont en cours afin d’assurer la pleine conformité du dispositif avec le cadre réglementaire national.

Une initiative alignée sur la vision du Chef de l’État

Pour Mike Luntadila Koketua, président de la Chambre de Commerce Nationale et Économique, ce protocole d’accord s’inscrit pleinement dans la vision du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, visant à faire émerger des opérateurs économiques nationaux structurés, compétitifs et capables d’exécuter durablement des marchés de sous-traitance.

« Le contenu local ne doit plus se limiter à une obligation réglementaire. Il doit devenir un levier économique structuré, capable de produire des entreprises congolaises crédibles, performantes et intégrées dans les chaînes de valeur minières et industrielles », a déclaré Mike Luntadila.

LA CASA Africa : un opérateur panafricain structurant au service de la sous-traitance congolaise

LA CASA, institution de microfinance panafricaine basée à Maurice et dirigée par son président-directeur général, Patrick Palmi, intervient comme opérateur de la centrale d’achat, avec pour mission de structurer, sécuriser et professionnaliser les achats liés à la sous-traitance africaine.

« À travers notre centrale d’achat, la Casa Africa permet aux sous-traitants africains d’accéder à des conditions d’achat structurées, financées et sécurisées, afin que les contraintes de trésorerie, d’approvisionnement ou de coordination ne compromettent plus l’exécution des contrats », a souligné Patrick Palmi.

Déjà active en Afrique du Sud et en Zambie, la Casa Africa collabore avec plusieurs banques commerciales de premier plan afin de structurer des mécanismes de financement et de sécurisation des flux d’achats au bénéfice des PME sous-traitantes de la sous-région.

La République démocratique du Congo constitue désormais un axe stratégique majeur de son déploiement panafricain.

Des rôles clairement définis

Dans le cadre de ce partenariat :

  • La CCNE assurera : la mise en place locale de la plateforme ; l’intégration et l’accompagnement opérationnel des entreprises congolaises ; l’identification et l’intégration des PME éligibles.
  • LA CASA Africa interviendra sur : la structuration des achats liés aux contrats de sous-traitance congolaise ; la mise en place de mécanismes de financement et de sécurisation des flux commerciaux ; la réduction des risques de défaut et de sous-exécution.

Le dispositif prévoit également l’implication de partenaires clés tels que le FOGEC, l’ARSP et des banques commerciales, notamment à travers des comptes séquestres (escrow) et des mécanismes de garantie destinés à renforcer la confiance entre donneurs d’ordres, sous-traitants et financeurs.

Une centrale d’achat complémentaire au système bancaire

La centrale d’achat congolaise mise en place n’a pas vocation à exercer une activité bancaire. Elle agira comme un outil de structuration et de sécurisation des achats, permettant notamment : la validation et la sécurisation des bons de commande ; la mutualisation et l’optimisation des achats ; la mise en place de mécanismes d’escrow ; l’apport de garanties financières adaptées ; la réduction du taux de défaut ; l’amélioration progressive de la bancabilité des sous-traitants africains.

L’objectif est de dérisquer les opérations pour les groupes miniers et industriels, tout en facilitant l’intervention des banques commerciales dans un cadre structuré et sécurisé.

Un levier stratégique pour le contenu local

Pour la CCNE, cette centrale d’achat constitue un outil structurant pour transformer le contenu local en un véritable moteur de performance économique. « Il s’agit de passer de la sous-traitance informelle à une sous-traitance organisée, financée et exécutée aux standards internationaux. »

La signature de ce protocole à Cape Town envoie un signal fort : la RDC s’inscrit dans une dynamique de structuration moderne de sa sous-traitance, appuyée par des outils financiers et opérationnels régionaux.

À travers cette centrale d’achat congolaise, LA CASA Africa et la CCNE ambitionnent de contribuer à l’émergence d’un tissu de sous-traitants congolais crédibles, bancables et capables d’opérer à l’échelle continentale, au service de l’industrialisation et de la souveraineté économique africaine.

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Power requirements for Asia Minerals Limited’s manganese project in Luozi, Kongo Central province, are projected to exceed 300 megawatts (MW), company officials said on November 26 at the Makutano Forum.

Fely Samuna, managing director of Kerith Resources, the Congolese partner of the Japanese multinational, said the total demand would comprise around 120 MW for mining operations and nearly 200 MW for in-country processing, in line with the government’s push to boost value addition and local employment.

Demand is not expected before just over three years. “Exploration will take three years, and mine development will start after that,” Samuna said, asking whether the country would be able to meet the project’s power needs.

Aimé Molendo Sakombi, Minister of Hydraulic Resources and Electricity, said the project area includes hydroelectric sites capable of supplying the operations, notably the Mpioka site on the Inkisi River. Jean-Pierre Mukadi Kalombo, coordinator of the Energy Ministry’s Project Coordination and Management Unit, said Mpioka has an estimated capacity of about 6,000 MW.

He said the site could help supply Kinshasa, including as the city expands, as well as meet rising demand from the mining sector. Feasibility studies are scheduled to begin next year to provide the government with the technical data required for the next phase of the project.

Samuna also questioned the competitiveness of electricity tariffs in the Democratic Republic of Congo. He noted that the group’s Malaysian smelter, Pertama Ferroalloys, commissioned in 2016, operates under a power purchase agreement at roughly $0.04 per kilowatt-hour. He asked whether lower tariffs could be offered in the DRC to ensure the competitiveness of local operations and encourage on-site processing.

Bob Mabiala Mvumbi, managing director of the Agency for the Development and Promotion of the Grand Inga Project (ADPI), said discussions on a future PPA were possible. “You will set a price and we will discuss it,” he said, adding that ADPI is working to secure firm demand for Inga 3, whose installed capacity is projected at between 3,000 MW and 11,000 MW.

However, the economics remain challenging. The National Electricity Company (SNEL) says the average tariff of $0.17 per kilowatt-hour is below cost and is seeking an increase. By comparison, mini-grid operators charge between $0.25 and $0.70 per kilowatt-hour.

Timothée Manoke

The Manono lithium project will require nearly $1 billion in investment, according to Alpha Monga Mwidia, chief executive of state-owned Congolaise d'exploitation minière (Cominière), in a Reuters interview at the Mining Indaba conference in Cape Town, South Africa, which concluded on February 12, 2026.

Cominière partnered with Chinese group Zijin Mining to form the Manono Lithium joint venture, which is developing the northeastern section of the Manono lithium deposit in Tanganyika province, southeastern Democratic Republic of Congo. The project holds an estimated 6.47 million tonnes of lithium carbonate equivalent, with an average grade of 1.5% lithium oxide, making it one of the world's largest lithium deposits.

Zijin Mining is financing the entire investment, according to Alpha Monga Mwidia. However, updated figures show the Chinese group now holds 54.9% of the project, down from its initial 61% stake. The reasons for this ownership change remain unexplained.

Production timeline revised

While the investment breakdown has not been disclosed, Zijin describes the project as encompassing mine construction, a concentration unit, a conversion plant with calcination kiln, and logistics facilities. The operation is designed to extract and process 5 million tonnes of ore annually and convert 500,000 tonnes of spodumene concentrate into 95,170 tonnes of crude lithium sulfate per year.

"The mining, processing and conversion projects, as well as the logistics facilities and river diversion works are progressing on schedule, with commissioning planned for June 30, 2026," Zijin stated, noting that the accommodation camp and Phase I solar plant are already operational. This represents a three-month delay from the company's early 2025 projection of first-quarter production, though no explanation was provided.

The Mpiana-Mwanga hydroelectric plant rehabilitation was completed in 2024 by Katamba Mining (70% owned by Zijin and 30% by Cominière), boosting capacity to 40 MW. A planned expansion will add another 108 MW.

Export logistics

Lithium sulfate will be transported along the 440-kilometer Manono-Kalemie road to the industrial port of Kalemie, then shipped via Kigoma to Dar es Salaam, Tanzania.

Road construction began in October 2024 under a public-private partnership with Chinese company Phaepon Construction and is scheduled for completion in five years. The first phase will create a passable dirt road before paving begins.

This phase "is almost complete and we hope to have lithium production by June 2026," Tanganyika Governor Christian Kitungwa Muteba said in a promotional video for Expobeton's 11th edition, a trade fair focused on urban development and special economic zones, scheduled for May 27-30, 2026, in Kalemie.

Market headwinds

The Kalemie industrial port is also under construction through a partnership with Jintai Mining PTE Ltd and Tembo Majengo Company SARL, with the first phase (requiring an estimated $70 million) expected to be operational by late 2026.

Given its investment, Zijin will market all production and share revenues proportionally with its stake in the joint venture after deducting production costs, according to the Cominière chief executive.

The project appears undeterred by the oversupplied global lithium market, driven largely by Chinese production, which has depressed prices significantly. Spodumene prices have plummeted more than 80% from their 2022 peak, dropping from over $80,000 per tonne to around $10,000 in 2025.

Pierre Mukoko

L’investissement nécessaire pour développer le projet de lithium de Manono est estimé à près d’un milliard de dollars, a indiqué l’agence de presse Reuters, après un entretien avec le directeur financier de la Congolaise d’exploitation minière (Cominière), Alpha Monga Mwidia, en marge de la conférence Mining Indaba, qui s’est achevée le 12 février 2026 à Cape Town (Afrique du Sud).

Cominière est l’entreprise publique avec laquelle le groupe chinois Zijin Mining a formé la coentreprise Manono Lithium pour exploiter la partie nord-est du gisement de lithium de Manono, situé dans la province du Tanganyika, au sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Les promoteurs estiment les ressources à 6,47 millions de tonnes d’équivalent carbonate de lithium, avec une teneur moyenne de 1,5 % en oxyde de lithium, inscrivant le projet parmi les plus grands à l’échelle mondiale.

Selon Alpha Monga, cité par Reuters, Zijin Mining supporte seul cet investissement. Pourtant, d’après les données actualisées, le groupe chinois détient désormais 54,9 % des parts du projet, contre 61 % initialement. Ces évolutions dans l’actionnariat n’ont pas été expliquées.

Entrée en production repoussée

Les charges couvertes par cet investissement n’ont pas été détaillées. Mais, sur son site, Zijin présente le projet comme un chantier à plusieurs composantes : construction de la mine, de l’unité de concentration, de l’usine de conversion — incluant notamment un four de calcination — et des installations logistiques. Il est conçu pour une capacité annuelle d’extraction et de traitement de 5 millions de tonnes de minerai, ainsi que la conversion de 500 000 tonnes de concentré de spodumène, afin de produire 95 170 tonnes de sulfate de lithium brut par an.

« Les projets miniers, de traitement et de conversion, ainsi que les installations logistiques et les travaux de déviation du cours d’eau progressent conformément au calendrier, avec une mise en service prévue pour le 30 juin 2026 », affirme le groupe chinois, qui précise que le camp d’hébergement ainsi que la centrale solaire de la phase I sont déjà mis en service. Zijin, qui projetait début 2025 le lancement de la production au premier trimestre de cette année, n’a pas expliqué ce décalage de trois mois.

La réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Mpiana-Mwanga, qui doit aussi approvisionner le complexe minier en électricité, a finalement été achevée en novembre 2025. Les travaux menés par Katamba Mining — société détenue à 70 % par Zijin et à 30 % par Cominière — ont porté la capacité de la centrale à 40 MW. Une extension est en projet afin d’ajouter 108 MW supplémentaires.

Voie de l’export

Pour sortir de la RDC, le sulfate de lithium empruntera la route Manono–Kalemie (440 km) jusqu’au port industriel de Kalemie. À partir de là, il sera acheminé vers le port de Dar es Salaam, en Tanzanie, via le port de Kigoma.

Grâce à un partenariat public-privé (PPP) avec l’entreprise chinoise Phaepon Construction, la route est en construction depuis octobre 2024. Les travaux sont prévus pour durer cinq ans. La première phase doit permettre de disposer d’une route carrossable en terre battue avant l’asphaltage.

Cette phase « est presque fin prête et nous espérons l'exploitation du lithium d'ici juin 2026 », a indiqué le gouverneur du Tanganyika, Christian Kitungwa Muteba, dans une vidéo de promotion de la 11e édition d’Expobeton, salon dédié au développement des villes, des corridors et des zones économiques spéciales, qui se tiendra à Kalemie du 27 au 30 mai 2026.

Prix en chute

Le port industriel de Kalemie est également en chantier grâce à un PPP avec le consortium formé par Jintai Mining PTE Ltd et Tembo Majengo Company SARL. La mise en service de la première phase — pour un investissement estimé à 70 millions de dollars — est prévue d’ici fin 2026.

Selon le DG de Cominière, compte tenu de son investissement, Zijin aura le privilège de commercialiser toute la production et partagera les revenus proportionnellement à sa participation dans la coentreprise Manono Lithium, après déduction des coûts de production.

Le développement du projet ne semble donc pas perturbé par un marché mondial du lithium excédentaire, porté notamment par la Chine, une situation qui tire les prix vers le bas. Le prix du spodumène a chuté de plus de 80 % depuis son pic de 2022. Il est passé de plus de 80 000 dollars la tonne à environ 10 000 dollars en 2025.

Pierre Mukoko

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CrossBoundary Energy DRC received regulatory approval from the Electricity Sector Regulatory Authority (ARE) on Feb. 11, 2026, for its solar power project at the Kamoa-Kakula copper complex in Lualaba province. The clearance follows a similar approval granted to Green World Énergie in January.

ARE issued two rulings covering independent power generation and electricity sales, clearing the way for the Energy Minister to issue generation and sales licences.

The project involves installing 233.8 MWp of solar capacity across more than 400,000 photovoltaic panels. Combined with battery storage, the plant will supply 30 MW of baseload power to Kamoa Copper under a power purchase agreement signed in 2025. Construction was 42% complete as of late October 2025, with commercial operations expected in the second quarter of 2026.

ARE said the project will create about 900 temporary construction jobs and 22 permanent positions. The plant is expected to cut carbon emissions by 78,750 tonnes annually by reducing reliance on diesel generation.

The project mirrors a similar development by Green World Énergie, approved on Jan. 27, 2026. Together, the two plants are set to provide 60 MW of continuous power to Kamoa-Kakula, reinforcing the site’s supply of reliable renewable energy as part of efforts to decarbonise the DRC’s mining sector.

Boaz Kabeya

The Democratic Republic of Congo's postal and telecommunications regulator has accused South African telecoms group MTN of illegally providing mobile phone and internet services in the country, including in rebel-held areas such as Goma and Rutshuru, without holding an operating license.

In a statement dated Feb. 11, 2026, the regulator known as ARPTC said it had "well-documented" evidence and had referred the matter to unspecified national and international bodies, vowing to use "all legal means" to uphold the law and protect digital sovereignty.

The statement followed a meeting convened the previous day by Prime Minister Judith Suminwa Tuluka on "digital intrusion and the illegal use of Congolese frequencies by a foreign operator." At the meeting, ARPTC was instructed to immediately take over the technical handling of the case and to refer it to relevant international bodies, under a zero-tolerance policy toward any violation of digital sovereignty.

MTN operates in several countries on the DRC's eastern border. The Rutshuru territory, for example, shares borders with both Uganda and Rwanda, where the South African multinational is present. But after the meeting with the prime minister, Posts and Telecommunications Minister José Mpanda singled out MTN Rwanda specifically, making the issue even more sensitive given that relations between Kinshasa and Kigali are at a low point due to the security crisis in the country's east.

Border Interference or Equipment Installation?

Based on the ARPTC statement, several industry players favor the hypothesis of cross-border spillover, which is common in border areas. It is "difficult to prevent networks from crossing the border," and in such cases "the two regulators must sit down with operators from both countries to find a technical solution," one source said. This interpretation draws on regional precedents where technical solutions were reportedly found without media exposure.

But accounts reported by the Congolese press and corroborated by several local sources point to a potentially more sensitive scenario. In central Rutshuru, equipment attributed to MTN Rwanda has reportedly been installed on antennas in the Murambi neighborhood, allowing the Rwandan network to cover part of Congolese territory and effectively provide services there. In the same accounts, residents indicate that MTN SIM cards are now being sold in central Rutshuru and in Kiwanja, and are being used to maintain internet connectivity that has become unstable.

If confirmed, the characterization changes. This would no longer be simply a case of "interference" or a signal picked up from across the border, but rather a possible technical and commercial presence on Congolese soil, which would strengthen ARPTC's argument about the absence of an operating license.

Internet Disruptions as Context

The technical context also plays a role. On Jan. 26, 2026, Vodacom Congo (DRC) said in a statement that it had suffered an intrusion at its technical center in Goma (North Kivu), resulting in a loss of network supervision and control "in that area."

For several months, Congolese authorities have also been warning about the deteriorating quality of telecommunications services. According to several accounts, cities in the east of the country under the control of the AFC/M23 rebels or affected by insecurity have been particularly impacted. Authorities have blamed the disruptions on outages of the WACS undersea cable, pushing users to seek alternative solutions, including foreign networks, particularly in border territories such as Rutshuru.

At this stage, the challenge is to distinguish between scenarios that do not carry the same regulatory consequences: simple cross-border coverage spillover, roaming or technical agreements, or the installation of equipment and sale of SIM cards in the DRC. ARPTC's statement does not detail the technical mechanism or evidence, and MTN has not yet officially responded.

Between assertions of digital sovereignty and the technical realities of border networks, the case will likely hinge on concrete technical evidence: verification of equipment, frequency tracing, clarification of any technical agreements and, above all, establishing whether there is actual operation on Congolese territory.

Pierre Mukoko

Après Green World Énergie en janvier, CrossBoundary Energy DRC a obtenu, le 11 février 2026, les avis favorables de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) pour son projet de centrale solaire destinée au complexe cuprifère de Kamoa-Kakula, dans la province du Lualaba.

Les deux avis délivrés par le régulateur concernent la production indépendante d’électricité et la commercialisation de l’énergie générée par la centrale. Ils ouvrent la voie à la signature, par le ministre de l’Énergie, des licences de production et de commercialisation d’électricité.

Le projet prévoit l’installation de 233,8 MWc de panneaux solaires photovoltaïques, répartis sur plus de 400 000 modules. Associés à un système de stockage par batteries, ils fourniront en continu 30 MW d’électricité pour les opérations minières de Kamoa Copper, avec qui un contrat d’achat d’énergie a été signé en 2025. Fin octobre 2025, le taux d’avancement du chantier de CrossBoundary Energy était estimé à 42 %, avec une mise en service commerciale prévue au deuxième trimestre 2026.

L’annonce de l’ARE souligne que, sur le plan social, le projet devrait créer environ 900 emplois temporaires pendant la phase de construction et 22 emplois permanents lors de l’exploitation. Sur le plan environnemental, la centrale contribuerait à réduire les émissions de 78 750 tonnes de CO₂ par an, en limitant le recours aux groupes électrogènes et en favorisant l’usage d’énergies renouvelables.

Ce projet est jumeau d’un autre, porté par Green World Énergie, qui a reçu l’aval de l’ARE le 27 janvier 2026. Ensemble, ils visent à doter Kamoa-Kakula d’une puissance continue de 60 MW, renforçant l’approvisionnement du site en énergie verte et stable. Ces projets s’inscrivent ainsi dans les objectifs de transition énergétique du secteur minier en République démocratique du Congo (RDC).

Boaz Kabeya

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Solaire : Green World Energie obtient l’aval de l’ARE pour alimenter Kamoa-Kakula

L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) accuse le groupe MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet en République démocratique du Congo (RDC), notamment dans des localités occupées par les rebelles de l’AFC/M23, comme Goma et Rutshuru, sans être titulaire d’un titre d’exploitation délivré par le pays. Dans un communiqué daté du 11 février 2026, le régulateur affirme disposer d’éléments « bien étayés » et annonce avoir saisi des instances nationales et internationales (sans les citer), promettant d’user de « toute voie de droit » au nom du respect des lois et de la souveraineté numérique.

Ce communiqué intervient à la suite d’une réunion organisée la veille par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, consacrée à « l’intrusion numérique et à l’utilisation illégale des fréquences congolaises par un opérateur étranger ». À cette occasion, l’ARPTC a été instruite de prendre immédiatement en charge le dossier sur le plan technique et de saisir les instances internationales compétentes, avec un mot d’ordre affiché : tolérance zéro face à toute atteinte à la souveraineté numérique.

Le groupe MTN est présent dans plusieurs pays limitrophes de l’est de la RDC. Le territoire de Rutshuru est par exemple frontalier à la fois de l’Ouganda et du Rwanda, où la multinationale sud-africaine est implantée. Mais, à la sortie de la réunion avec la Première ministre, le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a indexé uniquement MTN Rwanda, rendant la question encore plus sensible, les relations entre Kinshasa et Kigali étant au plus bas du fait de la crise sécuritaire dans l’est du pays.

Interférences aux frontières ou présence d’équipements ?

À la lecture du communiqué de l’ARPTC, plusieurs acteurs du secteur privilégient l’hypothèse d’un débordement transfrontalier, courant dans les zones frontalières : il est « difficile d’empêcher les réseaux de passer la frontière » et, dans ce cas, « les deux régulateurs doivent s’asseoir avec les opérateurs des deux pays pour trouver une solution technique », indique l’un d’eux. Cette lecture s’appuie sur des précédents régionaux où une solution technique aurait été trouvée sans exposition médiatique.

Mais des éléments rapportés par la presse congolaises, recoupés par plusieurs sources locales, introduisent une hypothèse potentiellement plus sensible : à Rutshuru-centre, des équipements attribués à MTN Rwanda auraient été installés sur des antennes dans le quartier Murambi, permettant au réseau rwandais de couvrir une partie du territoire congolais et d’y proposer, de facto, des services. Dans le même récit, des habitants indiquent que des cartes SIM MTN seraient désormais vendues à Rutshuru-centre et à Kiwanja, et utilisées pour maintenir une connexion Internet devenue instable.

Si ces éléments sont confirmés, la qualification change : on ne serait plus seulement face à une « interférence » ou à un signal capté depuis l’autre rive, mais devant une possible présence technique et commerciale sur le sol congolais, ce qui renforcerait l’argument de l’ARPTC sur l’absence de titre d’exploitation.

Des perturbations d’Internet en toile de fond

Le contexte technique joue aussi un rôle. Le 26 janvier 2026, Vodacom Congo (RDC) a indiqué, dans un communiqué, avoir subi une intrusion dans son centre technique de Goma (Nord-Kivu), entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau « dans cette zone ».

Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises alertent par ailleurs sur la dégradation de la qualité des services de télécommunication. Et selon plusieurs témoignages, les villes de l’est du pays sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23 ou en proie à l’insécurité seraient particulièrement impactées. Mises sur le compte de pannes du câble sous-marin WACS, ces perturbations poussent les usagers à chercher des solutions alternatives, y compris via des réseaux étrangers, notamment dans des territoires frontaliers comme Rutshuru.

À ce stade, l’enjeu est de distinguer plusieurs scénarios, qui n’emportent pas les mêmes conséquences réglementaires : simple débordement de couverture transfrontalière, itinérance/accords techniques, ou installation d’équipements et commercialisation de cartes SIM en RDC. Le communiqué de l’ARPTC ne détaille pas le mécanisme technique ni les preuves, et MTN n’a pas, pour l’instant, officiellement réagi.

Entre affirmation de souveraineté numérique et réalités techniques des réseaux frontaliers, le dossier devrait se jouer sur un terrain très concret : vérification des équipements, traçage des fréquences, clarification d’éventuels accords techniques et, surtout, établissement (ou non) d’une exploitation effective sur le territoire congolais.

Pierre Mukoko

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DRC Gold Trading S.A., a state-owned company specializing in the purchase, trading and export of artisanal gold, announced on Feb. 10, 2026 that it has opened a branch in Lubumbashi, marking its entry into Haut-Katanga province.

The move aims to bring artisanal gold production from the province into official channels. A few days after opening the Lubumbashi office, the company collected and exported its first batch of more than 20 kilograms of artisanal gold from Haut-Katanga through formal traceability procedures. At the 2025 average gold price, the shipment is worth more than $2 million.

Haut-Katanga, long dominated by copper and cobalt production, has also seen artisanal gold mining activity in the town of Kilolo, in Kipushi territory. However, this output has not been reflected in official export statistics, with most production reportedly leaving the country through illicit channels.

A 2024 United Nations report described artisanal gold mining in the area as extensive, pointing to significant production circulating outside formal supply chains. The opening of a purchasing office is intended to integrate this output into a regulated traceability and export framework.

In the same statement, DRC Gold Trading said it had also opened a second purchasing office in Haut-Uele province, in the mining town of Durba, after initially establishing operations there in 2025. During the first half of 2025, the company exported 12,511 kilograms of gold from that branch.

The Durba office has strong supply potential. According to a Dec. 8, 2025 report by the International Peace Information Service (IPIS), researchers identified nearly 5,500 artisanal miners operating across 18 gold sites around Durba.

The expansion into Haut-Katanga and Haut-Uele forms part of the company’s plan to operate ten sites nationwide, targeting annual volumes of 15 to 18 tonnes of artisanal gold and more than $2.6 billion in export revenue. Two additional branches are planned for 2026 in Kinshasa and Mbuji-Mayi.

According to the World Gold Council, the average annual gold price rose 44% to $110,280 per kilogram in 2025, driven by strong demand and a geopolitical and financial environment supportive of the precious metal. The upward trend is expected to continue in 2026. Gold traded above $160,000 per kilogram in January, while Deutsche Bank, UBS and JP Morgan project prices could exceed $190,000 per kilogram by year-end.

Timothée Manoke 

DRC Gold Trading S.A., entreprise publique spécialisée dans l’achat, la commercialisation et l’exportation de l’or artisanal, a annoncé, le 10 février 2026, son entrée dans la province du Haut-Katanga, avec l’ouverture d’une succursale à Lubumbashi, afin de canaliser l’or issu de l’exploitation artisanale locale.

Pour illustrer cette dynamique, l’entreprise indique que, quelques jours après l’ouverture de son bureau à Lubumbashi, un premier lot de plus de 20 kilogrammes d’or artisanal, issu du Haut-Katanga, a été collecté, tracé et exporté officiellement. Au prix moyen de l’or en 2025, ce lot représente une valeur de plus de 2 millions de dollars.

Dans cette province historiquement dominée par le cuivre et le cobalt, l’exploitation artisanale de l’or est signalée notamment dans la cité minière de Kilolo, dans le territoire de Kipushi, sans apparaître dans les statistiques officielles d’exportation, l’essentiel des volumes quittant le pays par des circuits frauduleux.

Selon un article publié par les Nations unies en 2024, l’exploitation artisanale de l’or dans cette partie du pays est décrite comme intense, confirmant l’existence d’un flux productif non négligeable en dehors des circuits formels. L’ouverture d’un bureau d’achat vise ainsi à intégrer ces volumes dans un dispositif officiel de traçabilité et de commercialisation.

Dans la même communication, DRC Gold Trading S.A. indique avoir également ouvert un deuxième bureau d’achat dans la province du Haut-Uele, précisément dans la cité minière de Durba, après une première implantation intervenue au cours de l’année 2025. Au premier semestre 2025, l’entreprise annonce avoir exporté 12,511 kilogrammes d’or provenant de cette succursale.

Le bureau d’achat de Durba disposerait d’un potentiel important de collecte, au regard de l’ampleur documentée de l’exploitation aurifère artisanale dans cette zone. D’après un document de l’International Peace Information Service (IPIS), publié le 8 décembre 2025, les chercheurs de cette organisation estiment à près de 5 500 le nombre de creuseurs artisanaux actifs sur les 18 sites d’exploitation aurifère artisanale visités dans les environs de Durba.

L’expansion de cette entreprise publique dans le Haut-Katanga et le Haut-Uele s’inscrit dans la poursuite de l’objectif qu’elle s’est fixé : disposer de dix sièges opérationnels à travers le pays, afin d’atteindre un volume annuel compris entre 15 et 18 tonnes d’or artisanal et de générer plus de 2,6 milliards de dollars de recettes d’exportation. Dans cette dynamique, deux nouvelles succursales sont annoncées pour 2026, notamment à Kinshasa et à Mbuji-Mayi.

Selon le World Gold Council, le prix moyen annuel de l’or a augmenté de 44 % pour atteindre 110 280 dollars le kilogramme en 2025, porté par une demande élevée et un environnement géopolitique et financier favorable au métal jaune. Cette tendance haussière devrait d’ailleurs se poursuivre en 2026. Au cours du premier mois de l’année, le kilogramme s’est situé au-dessus de 160 000 dollars. Deutsche Bank, UBS et JP Morgan projettent notamment que le kilogramme pourrait atteindre plus de 190 000 dollars d’ici la fin de l’année.

Timothée Manoke 

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