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Equipe Publication

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The Democratic Republic of Congo is considering limiting the number of SIM cards an individual can hold, as part of efforts to curb crime linked to telecommunications services. The proposal was discussed at the government’s 86th cabinet meeting on April 10, 2026.

According to an official statement, a working session brought together security officials, the Ministry of Posts and Telecommunications, the telecoms regulator ARPTC, and operators. Officials said the analysis showed widespread use of telecom services by criminal networks.

Until a national identification database is fully operational, the government said it would adopt “urgent and practical” measures. These include stricter ID requirements for SIM purchases, a cap on the number of SIM cards per person, a nationwide SIM registration and awareness campaign extending to rural areas, and specific rules for identifying foreign users.

The move comes amid persistent irregularities in SIM card sales. At many retail outlets, cards are sold using pre-registered identities, meaning buyers often use lines not registered in their name.

To comply with regulations, affected users must visit operator agencies with valid ID to update their details. As a result, many subscribers remain poorly registered, making it harder to trace communications. By late March 2026, authorities were already working to ban pre-registered SIM cards and strengthen re-registration.

The reform affects a large market. As of end-September 2025, the DRC had 73.28 million active mobile subscriptions, with a penetration rate of 65.3%. Mobile internet penetration stood at 32.2%, based on an estimated population of 112.2 million, according to ARPTC.

No detailed regulation has yet been issued specifying a cap per subscriber. The government has so far outlined its approach: improve user identification and reduce anonymity in telecom services to strengthen public security.

Boaz Kabeya

L’entreprise américaine Kobold Metals a lancé une campagne d’exploration du lithium en République démocratique du Congo, avec un investissement annoncé d’environ 50 millions de dollars d’ici à la fin du premier trimestre 2027. L’entreprise a indiqué qu’elle allait déployer ses travaux sur 13 licences situées dans le sud-est du pays, avec un accent particulier sur la région de Manono, dans la province du Tanganyika.

Selon les informations communiquées par la société et reprises par plusieurs médias internationaux, le programme portera sur des permis couvrant plus de 3 000 km², avec un objectif d’extension à 5 000 km² d’ici à la fin de l’année. Il comprendra notamment des levés aéroportés sur 30 000 km², ainsi que des travaux de forage et d’échantillonnage destinés à identifier de nouveaux gisements de lithium. Sur l’enveloppe annoncée, 20 millions de dollars ont déjà été engagés pour sécuriser les permis.

Kobold affirme vouloir s’appuyer sur son approche technologique fondée sur l’intelligence artificielle pour affiner l’analyse géologique et accélérer l’identification des cibles les plus prometteuses. Cette méthode est au cœur du positionnement de l’entreprise, qui cherche à réduire le temps nécessaire à la découverte de gisements économiquement exploitables.

Ce lancement intervient quelques mois après l’accélération de l’implantation de Kobold en RDC. En août 2025, le groupe avait obtenu sept permis d’exploration dans le pays, dont quatre à Manono et trois à Malemba Nkulu, avant d’élargir encore son portefeuille au début de 2026. Africa Intelligence rapportait, début mars, que l’entreprise détenait alors environ 3 500 carrés miniers dans l’ex-Grand Katanga, avec l’ambition de poursuivre ses acquisitions.

Gisement de Manono

Sur les réseaux sociaux, le directeur général de Kobold RDC, Benjamin Katabuka, a présenté cette initiative comme une opération de grande ampleur et estimé que la RDC était en train d’émerger comme l’une des futures grandes sources mondiales de lithium. Cette déclaration s’inscrit dans un contexte de concurrence accrue autour de la région de Manono, qui abrite l’un des gisements de lithium les plus convoités au monde.

Kobold ne se limite toutefois pas à ses propres permis. Le groupe s’intéresse également à une participation au développement du gisement de lithium de Manono, qui fait l’objet d’un litige entre AVZ Minerals et l’État congolais. Dans cette perspective, Kobold devra trouver une solution à ce différend. Le 6 mai 2025, les deux entreprises ont annoncé un accord-cadre prévoyant qu’« AVZ cède ses intérêts commerciaux dans le gisement de lithium de Manono à Kobold, à une juste valeur ». Depuis lors, aucun accord définitif n’a été conclu.

Déjà active en Zambie sur le gisement de cuivre de Mingomba, Kobold cherche ainsi à renforcer sa présence dans les métaux critiques en Afrique centrale. En RDC, la réussite de cette campagne dépendra désormais des résultats des premiers travaux de terrain. Si de nouvelles découvertes constituaient un jalon important pour le groupe, le développement éventuel d’une mine de lithium à grande échelle nécessitera encore plusieurs années d’investissements et de travaux.

La campagne est lancée dans un contexte de rapprochement entre Washington et Kinshasa autour des minerais critiques. Les États-Unis et la RDC ont, en effet, signé le 4 décembre 2025 un partenariat stratégique destiné à faciliter l’accès d’investisseurs américains à certaines ressources minérales stratégiques du pays, comme le cuivre, le cobalt, le lithium et le tantale.

Pierre Mukoko avec Agence Ecofin

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Fonds de promotion de l'industrie (FPI), DRC’s state-run industrial development fund, holds a bad-debt portfolio worth nearly $300 million, according to a note presented at an April 10, 2026 cabinet meeting by interim Industry Minister Justin Kalumba Mwana-Ngongo.

The figure is roughly double the level recorded in 2019, when former Industry Minister Julien Paluku cited more than $150 million in outstanding debt.

Government calls for support

At the cabinet meeting, ministers were told that support across government was needed to accelerate debt recovery, which officials described as critical to financing major infrastructure projects. The minister proposed setting up a special commission to classify debtors based on their willingness to repay, negotiate out-of-court settlements, pursue enforcement actions with law enforcement support, and recommend asset-freeze measures against insolvent debtors, according to the cabinet readout.

The minister also asked the FPI’s board to commission an audit of the bad-debt portfolio to develop a more effective recovery strategy and identify internal weaknesses. These may stem from weak organizational structures, skills gaps, or entrenched informal practices in allocating resources to project developers, the readout said.

KPMG contract and new ERP system

On April 2, 2026, the FPI awarded consulting firm KPMG DRC a contract to review and restructure its loan portfolio to improve asset quality and strengthen debt-recovery mechanisms.

On April 8, the FPI launched an integrated management system (ERP) in Kinshasa, describing it as a tool to modernize operations. According to an official statement, the platform covers loan management, disbursement and project tracking, debt recovery, and administration of the Taxe de promotion de l'industrie (TPI).

The FPI’s broader challenge is to restore its lending capacity as rising unpaid debt continues to constrain funding for new industrial projects. The cabinet reviewed the minister’s briefing amid growing pressure to secure resources earmarked for industrialization.

Timothée Manoke

Le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) fait face à un stock de créances en souffrance estimé à près de 300 millions de dollars, selon la note d’information présentée au Conseil des ministres du 10 avril 2026 par le ministre de l’Industrie par intérim, Justin Kalumba Mwana-Ngongo. Ce niveau marque un doublement par rapport à 2019, lorsque l’ancien ministre de l’Industrie, Julien Paluku, évoquait plus de 150 millions de dollars d’impayés.

Au Conseil des ministres, le gouvernement a été saisi de la nécessité d’un large appui gouvernemental pour accélérer le recouvrement de ces créances, jugé crucial pour le financement des projets structurants. Le compte rendu officiel indique que le ministre a proposé la mise en place d’une commission spéciale chargée notamment de catégoriser les débiteurs selon leur degré de bonne ou de mauvaise foi, de négocier des protocoles de transaction pour les créances récupérables à l’amiable, d’engager des actions de recouvrement forcé avec l’appui de la force publique et de proposer des mesures conservatoires sur le patrimoine des débiteurs insolvables.

Le ministre a également demandé au conseil d’administration du FPI de faire auditer le portefeuille de ces créances afin de définir une stratégie de recouvrement plus efficiente et de détecter d’éventuels dysfonctionnements internes. Selon le compte rendu du Conseil, ces faiblesses pourraient découler d’une organisation inadaptée, d’un manque de compétences ou encore de la persistance de pratiques informelles dans l’octroi des ressources aux porteurs de projets.

Dans cette dynamique, le FPI a attribué, le 2 avril 2026, au cabinet KPMG RDC un marché de consultance portant sur l’assainissement de son portefeuille de prêts. Cette mission doit contribuer à améliorer la qualité du portefeuille et à renforcer les mécanismes de recouvrement de l’institution.

Quelques jours plus tard, le 8 avril 2026, le FPI a officiellement lancé à Kinshasa son système de gestion intégré (ERP), présenté comme un outil de modernisation de ses opérations. Selon la communication officielle de l’établissement, cette plateforme couvre notamment la gestion des dossiers de financement, le suivi des décaissements et des projets, le recouvrement des créances ainsi que la gestion de la Taxe de promotion de l’industrie (TPI).

L’enjeu pour le FPI est de restaurer sa capacité de financement dans un contexte où l’accumulation des impayés réduit les marges disponibles pour accompagner de nouveaux projets industriels. Le gouvernement a pris acte de la note présentée au Conseil, sur fond de pression croissante pour sécuriser les ressources destinées à l’industrialisation.

Timothée Manoke

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La Banque centrale du Congo (BCC) a entamé la constitution de ses réserves en or monétaire avec la réception des premiers stocks d’or brut d’origine artisanale fournis par la société publique DRC Gold Trading SA. Selon l’institution, cet or devra ensuite être transformé en or monétaire.

Dans une communication du Comité de politique monétaire publiée le 9 avril 2026, le gouverneur André Wameso a indiqué que cette orientation vise notamment à « diversifier les réserves internationales, renforcer la confiance dans la politique monétaire et constituer un matelas de sécurité face aux fluctuations des marchés ».

L’opération s’inscrit dans le cadre du partenariat conclu en février 2026 entre la BCC et DRC Gold Trading, qui prévoit l’achat d’une partie de la production aurifère issue de l’exploitation artisanale. Jusqu’à présent, les réserves officielles de la République démocratique du Congo étaient principalement constituées de devises étrangères, notamment le dollar américain, sans composante significative en or physique.

Le dispositif repose sur un circuit centralisé : DRC Gold Trading assure la collecte, la certification et la traçabilité de l’or avant sa cession à la Banque centrale, qui l’intègre ensuite dans ses réserves sous forme d’or monétaire. DRC Gold Trading ambitionne de canaliser cette année jusqu’à 15 tonnes d’or artisanal, contre 2,3 tonnes l’année dernière.

À travers ce mécanisme, la BCC ambitionne de se positionner comme un acheteur de référence afin de capter une production encore largement orientée vers les circuits informels. L’efficacité du dispositif dépendra notamment de l’attractivité des conditions d’achat proposées aux producteurs, face à la concurrence des filières parallèles.

En parallèle, les autorités congolaises travaillent à la mise en place d’un système national de traçabilité et de centralisation des flux. Proposé par le président Félix Tshisekedi lors du Conseil des ministres du 20 février 2026, ce mécanisme vise à interconnecter les comptoirs agréés avec la BCC et l’administration minière, afin de sécuriser les transactions, de centraliser les paiements dans le circuit bancaire formel et d’assurer un suivi en temps réel des volumes commercialisés.

Ronsard Luabeya

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Le gouvernement congolais envisage de limiter le nombre de cartes SIM détenues par une même personne, dans le cadre d’un renforcement des mesures de lutte contre le banditisme et la criminalité liés à l’usage des services de télécommunications. La piste a été examinée lors de la 86e réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 10 avril 2026.

Selon le compte rendu officiel, une séance de travail a réuni les responsables des services de sécurité, le ministère des Postes et Télécommunications, l’ l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) ainsi que les opérateurs de télécommunications. Les analyses présentées à cette occasion ont mis en évidence un recours massif aux services télécoms par les auteurs d’actes criminels.

Dans l’attente de la mise en œuvre effective du fichier national d’identification, le gouvernement juge nécessaire d’adopter des mesures « urgentes, pragmatiques et immédiatement applicables ». Parmi elles figurent le renforcement des exigences d’identification pour l’acquisition des cartes SIM, la limitation du nombre de cartes SIM par individu, la relance de la campagne nationale d’identification et de sensibilisation des abonnés, y compris dans les zones rurales, ainsi que des dispositions spécifiques pour l’identification des abonnés étrangers.

Sur le terrain, cette orientation intervient dans un contexte de dysfonctionnements persistants dans la commercialisation des cartes SIM, selon les constats de la rédaction. Dans de nombreux points de vente, des puces sont proposées sous des identités déjà existantes, de sorte que les nouveaux acquéreurs utilisent parfois des lignes qui ne correspondent pas à leur identité réelle.

Pour se conformer aux exigences réglementaires, les utilisateurs concernés doivent ensuite se rendre dans les agences officielles des opérateurs, munis d’une pièce d’identité, afin de modifier les informations d’enregistrement. Cette situation entretient une part importante d’abonnés insuffisamment identifiés et limite, de fait, la traçabilité des communications. Fin mars 2026, les autorités travaillaient déjà sur l’interdiction des cartes SIM préenregistrées et sur le renforcement de la réidentification des abonnés.

Le chantier concerne un marché de grande taille. À fin septembre 2025, la RDC comptait 73,28 millions d’abonnements actifs en téléphonie mobile, pour un taux de pénétration de 65,3 %, tandis que la pénétration de l’Internet mobile atteignait 32,2 %, sur une population estimée à 112,2 millions d’habitants, selon les chiffres de l’ARPTC.

À ce stade, aucune mesure réglementaire détaillée n’a encore été publiée sur le plafond exact envisagé par abonné. Le Conseil des ministres acte surtout une orientation gouvernementale : mieux identifier les utilisateurs et réduire les marges d’anonymat dans l’usage des services télécoms afin de renforcer la sécurité publique.

Boaz Kabeya

L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) et la société de conseil financier Infinite Capital ont signé, le 30 mars 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord visant à structurer et à mobiliser des financements en faveur de projets d’électrification en République démocratique du Congo (RDC).

Selon le document consulté par la rédaction, ce partenariat porte sur la structuration financière, la promotion et la mobilisation de ressources publiques et privées destinées au financement d’infrastructures d’électrification rurale et périurbaine.

Dans le cadre de cet accord, Infinite Capital s’engage à accompagner l’ANSER dans la mobilisation de financements en assurant un rôle d’intermédiation auprès d’investisseurs institutionnels, de fonds d’investissement, de banques de développement ainsi que de partenaires techniques et financiers. La société devra également fournir un appui en ingénierie financière pour la structuration des projets, tout en assurant un suivi des démarches entreprises en vue de mobiliser les ressources.

De son côté, l’ANSER s’engage à mettre à disposition un portefeuille de projets d’électrification présentant un fort potentiel de financement, ainsi que les données techniques, institutionnelles et financières nécessaires aux discussions avec les partenaires.

Le protocole d’accord est conclu pour une durée de six mois à compter de sa signature.

Un objectif de 100 millions $

Si le protocole ne fixe pas de montant précis, l’associé gérant d’Infinite Capital, Théophane Mokoko, indique que le partenariat pourrait permettre de mobiliser environ 100 millions de dollars pour financer des projets d’électrification. Selon lui, le mécanisme envisagé repose sur la mise en place de lignes de financement auprès d’institutions financières, avec des décaissements progressifs en fonction de l’avancement des projets, et un remboursement adossé aux revenus générés par les infrastructures financées.

Ce modèle vise à permettre une mobilisation progressive des ressources et leur réutilisation pour soutenir de nouveaux projets, dans une logique de financement durable.

Le partenariat s’inscrit dans la stratégie de l’ANSER visant à accélérer l’accès à l’électricité dans les zones rurales et périurbaines, où les taux de desserte restent faibles. Les projets concernés devraient porter sur des infrastructures énergétiques décentralisées, notamment dans le domaine de l’électrification hors réseau, en cohérence avec les orientations du secteur.

Cet accord intervient dans un contexte de multiplication des partenariats autour de l’électrification en RDC. En février 2026, l’ANSER avait déjà conclu un protocole d’accord avec la société américaine Cybastion Institute LLC, portant sur la conception, la structuration financière et la mise en œuvre de projets énergétiques, notamment solaires, dans les zones rurales et périurbaines.

Basée à Brazzaville, Infinite Capital est une société de conseil financier et d’ingénierie économique active en Afrique centrale. Elle se positionne comme un intermédiaire entre investisseurs et porteurs de projets, en particulier dans les secteurs des infrastructures, de l’énergie et des ressources naturelles. Selon sa présentation institutionnelle, l’entreprise accompagne des gouvernements, des entreprises et des institutions dans la structuration de financements et la mobilisation de capitaux pour des projets à fort impact économique.

Ronsard Luabeya

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Democratic Republic of Congo Employment and Labor Minister Ferdinand Massamba wa Massamba on April 10, 2026 issued a statement giving companies 30 calendar days to bring the administrative status of their expatriate staff into compliance. The grace period runs from the date of publication.

The ministry warned that companies failing to meet the deadline could face sanctions, including suspension of activities and referral to the relevant courts.

In the same document, the minister announced a stepped-up, targeted nationwide inspection campaign. He said the aim was to end illegal practices linked to the misuse of foreign labor, including hiring expatriate workers without prior authorization and foreigners filling jobs reserved for nationals. The statement noted that such practices constitute serious administrative offenses under current regulations.

Companies found to be in violation could face immediate action. The ministry cited the administrative deportation of the workers concerned, in coordination with relevant authorities, as well as the partial or total suspension of the offending companies’ activities. It added that directors and managers could be held liable under existing provisions.

The crackdown comes months after a relaxation of rules governing foreign employment. In September 2025, a new decree raised quotas for foreign workers in several sectors. Agriculture, mining, manufacturing, and construction can now employ expatriates up to 6.5% of the workforce, while banking, real estate, trade, transport, and information technology are capped at 4%.

The reform did not remove the requirement for prior authorization or the principle of priority hiring for nationals. The Federation of Congo Enterprises has met with its members to discuss the new rules, particularly quotas and the operations of the National Commission for the Employment of Foreigners.

The inspection campaign comes amid mounting pressure on the labor market. The National Report on Youth Employment estimates that the DRC will need to create around 9.6 million jobs by 2030 and nearly 35 million by 2050 to absorb its growing labor force. It also shows that unemployment, under the ILO’s strict definition, stands at 2.5% among young people compared with 1.4% among adults, with long-term unemployment affecting more than 60% of youth.

At the same time, formal job creation remains limited. In 2025, ANAPI approved 96 projects representing $5.13 billion in planned investment, with the potential to generate 8,383 direct jobs—figures that remain modest relative to the structural needs of the Congolese labor market.

PM

Mont Gabaon SARLU has been awarded multiple public contracts in the eastern Democratic Republic of Congo (DRC). According to several provisional award decisions from the Central Coordination Office (BCeCo) seen by reporters, the company secured contracts worth a combined $153.9 million between December 2025 and April 2026.

The latest contract is a $16.53 million project to supply and install solar streetlights along 97 km in the city of Bunia, in Ituri province. The decision, signed on April 7, 2026, by BCeCo’s acting director general, Sylvain Alongo Longomba, provisionally awards the contract to Mont Gabaon.

This contract adds to several others awarded to the company in the provinces of Ituri and Haut-Uele.

In December 2025, Mont Gabaon was awarded a $59.13 million contract to build and upgrade 31 km of urban roads in Bunia.

In January 2026, the company was awarded two additional contracts in Haut-Uele province. The first covers the supply and installation of solar streetlights over about 44.5 km in Isiro, worth $12.96 million. The second involves the construction and upgrading of about 34.3 km of urban roads in the same city, for $65.26 million.

Direct awards

The documents show that these contracts were awarded through a direct award procedure, known as “gré à gré,” under Congolese public procurement regulations. Governed by Law No. 10/010 of April 27, 2010, this procedure is used only in limited cases, including emergencies, specific technical constraints, or when only one provider has the required expertise.

Mont Gabaon is also involved in several infrastructure projects in the region. The company is participating in the rehabilitation and modernization of Bunia’s national airport, a project launched in 2022.

In September 2025, Finance Minister Doudou Fwamba said the project was valued at more than $48 million. It aims to extend the runway, upgrade terminal facilities, and boost the airport’s operational capacity.

Mont Gabaon SARLU is led by Congolese businessman Joseph Elie Akilimali, its founder and head. Originally from South Kivu, he began his career in the pharmaceutical sector before expanding into construction, transport and agriculture.

Through Mont Gabaon, he has expanded into public infrastructure projects, particularly in the east of the country, where the company operates in roadworks, urban equipment and public lighting. With this series of contracts, the firm is emerging as a regular contractor in projects managed by BCeCo in Ituri and Haut-Uele.

Timothée Manoke

Dans un communiqué signé le 10 avril 2026, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, accorde 30 jours calendaires, à compter de la publication dudit communiqué, aux entreprises exerçant en République démocratique du Congo (RDC) pour régulariser la situation administrative de leur personnel expatrié. Passé ce délai, elles s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension de leurs activités et à la saisine de la juridiction compétente, avertit le ministère.

Dans le même document, le ministre annonce le lancement d’une opération nationale de contrôle renforcé et ciblé sur l’ensemble du territoire. Ferdinand Massamba wa Massamba affirme vouloir mettre fin aux pratiques illégales liées au recours abusif à la main-d’œuvre étrangère. Le texte vise notamment l’embauche de travailleurs expatriés sans autorisation préalable, ainsi que l’occupation par des étrangers d’emplois réservés aux nationaux. Le communiqué rappelle que ces pratiques constituent des infractions administratives graves au regard de la réglementation en vigueur.

En conséquence, les entreprises en situation irrégulière s’exposent à des mesures immédiates. Le ministère évoque notamment l’expulsion administrative des travailleurs concernés, en collaboration avec les services compétents, ainsi que la suspension partielle ou totale des activités des entreprises fautives. Le texte précise aussi que la responsabilité des dirigeants et responsables impliqués pourra être engagée conformément aux dispositions en vigueur.

Cette offensive intervient quelques mois après un assouplissement du cadre applicable à l’emploi étranger. En septembre 2025, un nouvel arrêté a relevé les quotas de travailleurs étrangers autorisés dans plusieurs secteurs. L’agriculture, les industries extractives, les industries manufacturières ainsi que le bâtiment et les travaux publics peuvent désormais employer des expatriés à hauteur de 6,5 % de l’effectif global des travailleurs nationaux. Les banques, l’immobilier, le commerce, les transports et les technologies de l’information sont, eux, plafonnés à 4 %.

La réforme n’a cependant pas supprimé l’obligation de respecter les autorisations préalables et les règles de priorité à l’embauche nationale. La Fédération des entreprises du Congo a d’ailleurs réuni ses membres autour de ces nouvelles règles, notamment sur les quotas autorisés et le fonctionnement de la Commission nationale de l’emploi des étrangers.

Cette campagne de contrôle intervient aussi dans un marché du travail sous forte pression. Le Rapport national sur l’emploi des jeunes estime que la RDC devra créer environ 9,6 millions d’emplois d’ici à 2030, puis près de 35 millions à l’horizon 2050, pour absorber la croissance de sa population active. Le même document indique que le taux de chômage, au sens strict du BIT, atteint 2,5 % chez les jeunes, contre 1,4 % chez les adultes, tandis que le chômage de longue durée touche plus de 60 % des jeunes.

Dans le même temps, les capacités de création d’emplois formels restent limitées. En 2025, l’ANAPI a agréé 96 projets représentant 5,13 milliards dollars d’investissements projetés, pour un potentiel de 8 383 emplois directs. Ces volumes restent modestes au regard des besoins structurels du marché du travail congolais.

PM, avec l’Agence Ecofin

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