Facebook Bankable LinkedIn Bankable
Twitter Bankable WhatsApp Bankable
Bankable
Bankable
Agriculture

Agriculture (56)

La société agro-industrielle Plantations et Huileries du Congo (PHC) a annoncé le retrait de l’État congolais de son capital social, à l’issue d’un processus de recapitalisation engagé en 2025 pour renforcer ses capacités opérationnelles.

Selon PHC, l’entreprise avait sollicité une augmentation de capital auprès de ses actionnaires afin de soutenir sa stratégie de modernisation. L’État congolais, actionnaire minoritaire à hauteur de 23,8 %, n’a pas participé à l’opération, faute de crédit budgétaire prévu à cet effet par le ministère du Portefeuille.

PHC présente ce désengagement comme une décision « responsable et volontaire », prise dans le respect du droit OHADA, de ses statuts et des règles applicables en matière de gouvernance.

Cette évolution renforce la position de Kuramo Capital, déjà actionnaire majoritaire de PHC depuis 2020. Kuramo Capital détenait jusque-là environ 76,2 % du capital de l’entreprise.

Présent dans l’actionnariat depuis 2017, Kuramo Capital affirme avoir accompagné la relance de PHC à travers des investissements destinés à moderniser les opérations et à améliorer la productivité. L’investisseur indique notamment que la production de l’entreprise a doublé en cinq ans, avec une hausse limitée des superficies plantées, tandis que le nombre de femmes employées a triplé.

Présente en RDC depuis 1911, PHC exploite trois sites industriels à Boteka, Yaligimba et Lokutu. L’entreprise dispose de plus de 100 000 hectares de concessions, dont environ 30 000 hectares de plantations de palmiers à huile, et emploie plus de 11 000 personnes.

Sur le plan opérationnel, la production est restée relativement stable ces dernières années. Après environ 80 000 tonnes d’huile produites en 2023, PHC table sur 81 000 tonnes en 2025, avec un objectif de 100 000 tonnes à l’horizon 2026.

L’entreprise prévoit également de développer sa propre raffinerie d’huile de palme au cours des prochaines années, afin de renforcer la transformation locale et de mieux valoriser sa production sur le marché congolais.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

Huile de palme : PHC prévoit une raffinerie d’ici 2028 pour mieux valoriser sa production

Posted On vendredi, 24 avril 2026 13:31 Written by

Plantations et Huileries du Congo (PHC), contrôlée à environ 76,2 % par Kuramo Capital Management depuis 2020, prévoit de se doter de sa propre raffinerie d’huile de palme. Dans un entretien accordé au magazine Forbes Afrique, publié en avril 2026, sa directrice générale, Monique Gieskes (photo), affirme que cette unité « sera opérationnelle dans les deux prochaines années », ce qui situe le projet à l’horizon 2028.

Selon la dirigeante, ce projet s’inscrit dans une stratégie d’intégration complète de la chaîne de valeur. Jusqu’ici, PHC produisait principalement de l’huile de palme brute et de l’huile de palmiste, vendues notamment à des raffineurs basés à Kinshasa et dans le Kongo Central. L’entreprise entend désormais raffiner elle-même une partie de sa production, tout en continuant à approvisionner ses clients actuels en huile brute. Ce choix permettrait à PHC de capter une plus grande part de la valeur ajoutée sur le marché congolais. À ce stade, la capacité de la future raffinerie n’a pas été rendue publique.

Cette intégration suppose toutefois une hausse de la production. Mais les données communiquées par Monique Gieskes montrent une stagnation depuis deux ans. Après avoir atteint 80 000 tonnes d’huile en 2023, la production est annoncée à 81 000 tonnes en 2025. PHC maintient néanmoins son objectif d’atteindre 100 000 tonnes à l’horizon 2026.

L’entreprise dispose de trois sites industriels situés à Boteka (Équateur), Yaligimba (Mongala) et Lokutu (Tshopo). D’après sa directrice générale, ses concessions couvrent environ 106 000 hectares, dont 30 000 hectares plantés en palmiers à huile. Ce foncier encore inexploité est présenté comme un levier potentiel d’expansion.

PHC met également en avant des travaux de recherche génétique menés via son centre CREATY à Yaligimba. Monique Gieskes évoque notamment des semences expérimentales, qu’elle décrit comme « albinos » ou à faible teneur en bêta-carotène, susceptibles de produire une huile plus claire dès l’extraction. Cette innovation est présentée par la direction comme une piste prometteuse, mais elle n’est pas documentée, à ce stade, par une validation scientifique indépendante rendue publique.

Ces ambitions s’inscrivent dans un marché congolais structurellement déficitaire. Selon les estimations du Département américain de l’Agriculture (USDA), la production nationale d’huile de palme avoisine 300 000 tonnes par an, alors que la demande dépasse les 500 000 tonnes.

Timothée Manoke 

Lire aussi :

Agro-industrie : Monique Gieskes récompensée pour son leadership

Posted On mercredi, 22 avril 2026 07:21 Written by

La République démocratique du Congo (RDC) amorce une nouvelle étape dans l’organisation de ses exportations de cacao, en mettant l’accent sur la certification. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a annoncé, le 20 avril 2026, à l’issue d’une réunion avec les exportateurs de cacao et de café, l’obtention d’un appui américain pour former des experts congolais dans ce domaine.

Dans sa communication, le ministre a indiqué que « la RDC ne doit plus dépendre d’agents extérieurs qui maintiennent le statu quo et favorisent la fraude », sans en dire davantage sur ce repositionnement stratégique de la filière.

Cette initiative intervient dans un contexte de renforcement des exigences de conformité sur les marchés internationaux, notamment dans l’Union européenne. Le règlement européen sur les produits liés à la déforestation impose désormais aux exportateurs de prouver la traçabilité de leurs produits et leur conformité aux normes environnementales.

Pour les autorités congolaises, le développement de compétences locales en certification vise à sécuriser l’accès aux marchés d’exportation et à améliorer la crédibilité du cacao congolais. Cette réorganisation intervient dans une filière encore confrontée à des difficultés structurelles, notamment en Ituri.

Selon des données communiquées en octobre 2023 par le directeur provincial de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC), la production de café et de cacao dans la province est estimée entre 10 000 et 15 000 tonnes par campagne. Dans les faits, les volumes officiellement enregistrés restent nettement inférieurs, avec environ 900 tonnes de café et près de 1 000 tonnes de cacao, selon les mêmes sources relayées par l’Agence congolaise de presse.

Plusieurs facteurs expliquent cet écart, notamment l’insécurité dans certaines zones de production, qui perturbe les activités agricoles, ainsi que le manque d’infrastructures locales de transformation. Une partie du cacao produit en Ituri est ainsi acheminée vers le Nord-Kivu pour y être traitée avant exportation.

Boaz Kabeya

Lire aussi :

Cacao: début des saisies des lots mal fermentés en Ituri pour stabiliser les prix 

Cacao : les prix à l’exportation en RDC s’effondre de 40 % en quelques mois

Posted On mardi, 21 avril 2026 13:33 Written by

Le Royaume-Uni a mobilisé, via le Foreign, Commonwealth & Development Office (FCDO), un financement de 2,3 millions de livres sterling (environ 3,1 millions de dollars) en faveur du secteur de l’agrobusiness en République démocratique du Congo (RDC). L’annonce a été faite le 16 avril 2026 dans un communiqué conjoint avec la Société financière internationale (IFC).

Ce financement s’inscrit dans le cadre d’un partenariat visant à améliorer l’accès au crédit pour les entreprises agroalimentaires, en particulier les petites et moyennes entreprises (PME), les agriculteurs et les acteurs des chaînes de valeur agricoles.

Prévu sur une durée de quatre ans, le programme ambitionne de contribuer à faire de l’agriculture un moteur de croissance inclusive. Il prévoit notamment le renforcement des capacités des institutions financières locales, l’amélioration de l’environnement réglementaire, ainsi que l’accompagnement d’entreprises à fort potentiel afin de faciliter leur accès aux financements.

Dans sa mise en œuvre, l’initiative combinera appui technique et services de conseil, avec pour objectif de mobiliser davantage d’investissements privés dans le secteur. Elle devrait notamment bénéficier à plus de 300 PME détenues par des femmes et permettre à au moins 5 000 agriculteurs et entreprises agroalimentaires d’accéder à des financements et à des équipements modernes.

Le dispositif repose sur un fonds fiduciaire (trust fund) administré par l’IFC, qui sera opérationnel jusqu’en décembre 2029. Ce mécanisme vise à catalyser les capitaux privés, améliorer les conditions de vie des populations et réduire la dépendance du pays aux importations alimentaires.

Le programme s’inscrit dans l’initiative AgriConnect du Groupe de la Banque mondiale. Il mettra l’accent sur le financement agricole résilient au climat, le développement de produits financiers adaptés aux femmes entrepreneures, la promotion de solutions de crédit-bail, ainsi que des réformes visant à améliorer le climat des affaires, notamment dans les zones économiques spéciales.

Selon Malick Fall, responsable pays de l’IFC, ce partenariat devrait contribuer au renforcement des chaînes de valeur agricoles, à la création d’emplois et à l’amélioration de la sécurité alimentaire. De son côté, Peter Fernandes Cardy, directeur du développement à l’ambassade britannique à Kinshasa, estime que l’initiative permettra de lever les contraintes à l’investissement et de soutenir une croissance agricole durable et résiliente face au changement climatique.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

Financement des PME : Rawbank mobilise 265 millions $ auprès d’un pool conduit par IFC

Malick Fall (IFC) : « Nous travaillons pour développer le marché des capitaux en RDC » 

Posted On lundi, 20 avril 2026 14:29 Written by

Le ministère de l’Économie nationale a annoncé un appui de 7,7 millions de dollars en faveur d’un programme agricole dans la province du Sud-Ubangi, dans le nord-ouest de la République démocratique du Congo. Selon une communication officielle publiée le 16 avril 2026, ce projet sera mis en œuvre en partenariat avec le Centre de développement intégral Bwamanda (CDI-Bwamanda).

Présenté par le ministère comme une avancée concrète en faveur de la production locale et de la sécurité alimentaire, le programme vise à soutenir les producteurs du Sud-Ubangi, à relancer les filières maïs et soja et à améliorer les routes agricoles. Il entend également renforcer l’ensemble de la chaîne de valeur, de la production jusqu’aux marchés de Kinshasa, principal bassin de consommation du pays.

Pour le ministère de l’Économie nationale, cette initiative s’inscrit dans une stratégie plus large de lutte contre la vie chère, de création de valeur locale et de repositionnement de l’agriculture comme pilier stratégique de l’économie nationale.

Partenaire du projet, le CDI-Bwamanda est une organisation non gouvernementale de développement fondée en 1969 dans la région. Son approche repose sur le concept de développement intégral, qui combine des interventions dans les domaines agricole, sanitaire, éducatif, socioculturel et technique. L’organisation se donne pour objectif d’améliorer durablement les conditions de vie des populations locales, en favorisant à la fois leur autonomie économique et leur bien-être social.

Ce programme vient s’ajouter à une autre initiative agricole en cours dans la province. Depuis le 6 avril 2026, le Sud-Ubangi bénéficie du Programme intégré de réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts (PIREDD), doté de 25 millions de dollars. Financé par l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI) à travers le Fonds national REDD+ (FONAREDD) et mis en œuvre par l’agence belge Enabel sur la période 2026-2030, ce projet met l’accent sur une approche conciliant production agricole et préservation des ressources forestières.

Le PIREDD prévoit notamment la promotion de pratiques agricoles durables, le développement de systèmes agroforestiers et l’appui à des cultures pérennes comme le café et le cacao.

Ronsard Luabeya

Posted On vendredi, 17 avril 2026 17:23 Written by

Le ministère de la Pêche et de l’Élevage a obtenu, en février 2026, l’approbation d’une convention conclue avec la société Egg’s For Congo pour la gestion et l’exploitation d’un projet avicole structurant dans la ville de Kinshasa. Publiée par l’ARMP, la fiche d’approbation indique un coût total de 7 millions de dollars, une durée de 10 ans et une contractualisation sous la forme d’une régie intéressée.

Les documents publics disponibles permettent de rapprocher cette convention d’un projet de PPP recensé dans le Programme d’investissement public 2026-2028, intitulé « Projet de PPP relatif à l’implantation des fermes parentales et de couvoirs industriels à Kinshasa ». Dans ce tableau, le partenaire privé est également Egg’s For Congo, la durée prévue est de dix ans et le coût y est encore estimé à 11 millions de dollars à la date du 17 juillet 2025, avec un avis favorable sous réserve de la prise en compte d’observations et de recommandations.

En l’état des documents consultés, il est donc possible d’affirmer qu’il s’agit du même projet. En revanche, les pièces publiques ne permettent pas d’expliquer avec certitude pourquoi le coût total est passé de 11 millions à 7 millions de dollars entre juillet 2025 et février 2026.

La convention prend la forme d’une régie intéressée, une modalité prévue par la loi congolaise sur les marchés publics. Ce type de contrat correspond à une formule dans laquelle l’autorité contractante confie la gestion d’un service public à une personne privée ou publique rémunérée par elle, tout en l’intéressant aux résultats d’exploitation du service.

La société Egg’s For Congo se présente, sur son site web, comme une entreprise active dans le secteur avicole en RDC. Selon les informations disponibles sur cette plateforme, le projet a été lancé en 2014 par Jean-Pierre Mwipata, Didier Molisho et Hanno Kiezebrink, avec pour objectif de promouvoir le développement de la filière avicole dans le pays. L’entreprise indique notamment intervenir dans la vente de poussins SASSO, la production et l’importation d’aliments pour volailles, l’importation et la distribution de médicaments et d’équipements avicoles, ainsi que dans la formation technique et la formation en gestion destinées aux unités d’élevage. Contactée afin d’obtenir davantage de précisions sur le PPP, la société n’avait pas encore donné suite à nos sollicitations.

Volonté de relance de la filière avicole

Cette opération s’inscrit dans un contexte plus large de relance de la filière avicole. Le 18 octobre 2024, le Conseil des ministres a approuvé un projet pilote de relance de la production avicole en RDC. Ce programme doit s’étendre sur huit pôles à travers le pays afin de structurer les filières avicoles et de créer des synergies entre aviculture moderne et aviculture paysanne, avec pour objectif affiché de renforcer la sécurité et la souveraineté alimentaires.

Dans la même dynamique, la RDC a engagé, en mars 2025, des discussions avec des partenaires chinois autour d’un projet visant à produire 5 millions de poussins par an. Ce schéma reposerait sur l’importation annuelle de 50 000 couples de reproducteurs parentaux, avec, en parallèle, un transfert de technologies et un appui à la formation des éleveurs. À ce stade, il s’agit toutefois de discussions de coopération, et non d’un programme déjà exécuté.

L’intérêt des autorités pour l’aviculture s’explique par la dépendance persistante du pays aux importations. Selon les données de la Banque centrale du Congo, le cheptel avicole national était estimé à plus de 18,9 millions de têtes en 2023, mais la production locale ne suffit pas à couvrir la demande intérieure. D’après la plateforme Trade Map, les importations de viande de volaille sont passées de 122 964 tonnes en 2019 à plus de 142 300 tonnes en 2023, tandis que la facture associée a augmenté de 66,4 millions de dollars à près de 91 millions de dollars sur la même période.

Dans ce contexte, le projet validé avec Egg’s For Congo peut être lu comme un maillon d’une stratégie plus large de renforcement de l’offre locale en poussins et en intrants avicoles. Mais, à ce stade, les documents publics consultés ne détaillent ni le calendrier opérationnel complet du PPP, ni les investissements poste par poste, ni les observations formulées par l’UC-PPP avant son avis favorable.

Timothée Manoke 

Lire aussi :

Ferme présidentielle de la N’Sele : un investissement public de 19 millions $ prévus

Poulets, œufs et dérivés : un projet pilote de relance de la production en vue

Aviculture : vers un accord RDC-Chine pour produire 5 millions de poussins par an

Poulet : les importations de la RDC depuis l’UE devraient atteindre un record en 2024

Posted On jeudi, 12 mars 2026 02:32 Written by

Le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, envisage le recrutement d’un nouvel opérateur pour relancer les activités sur le site agricole de Lubondai, situé dans le territoire de Dibaya (Kasaï-Central). L’annonce a été faite le 27 février 2026, lors d’une mission d’évaluation des programmes agricoles dans le Grand Kasaï. À cette occasion, le ministre a évoqué une reprise progressive des travaux, incluant le montage des unités de transformation et la récupération des tracteurs déjà déployés.

Initialement, l’exploitation du site avait été attribuée à Bio Agro Business (BAB). Mais, à la suite d’engagements jugés non respectés par les parties, l’entreprise a quitté le site depuis plusieurs mois, laissant sur place du matériel présenté comme propriété du ministère de l’Agriculture, acquis dans le cadre du Programme Volontariste Agricole (PVA). Cette initiative du gouvernement vise à accroître la production vivrière et à renforcer l’autosuffisance alimentaire. Le programme était structuré autour d’un partenariat entre l’État congolais, la société DEM (fournisseur d’équipements) et BAB (gestionnaire des sites).

Selon le ministre, la relance devrait également concerner les sites de Nkuadi (Kasaï-Oriental) et de Mongata (Kwango), précédemment exploités par BAB. À Lubondai, Muhindo Nzangi prévoit notamment le rapatriement des tracteurs laissés à Kananga, ainsi que la réhabilitation des routes de desserte agricole afin de faciliter l’exploitation du site et l’acheminement des productions.

Selon des médias locaux, l’exécution du projet aurait été freinée par le non-respect de certaines obligations contractuelles du fournisseur DEM, notamment l’achèvement des entrepôts de stockage et l’installation complète des unités de transformation (séchoirs, silos et minoteries), pourtant financées dans le cadre d’un crédit fournisseur accordé au PVA, estimé à 139 millions de dollars. (source à préciser)

De son côté, Bio Agro Business affirmait ne pas avoir bénéficié de financements publics pour l’acquisition des équipements et estimait ne pouvoir exploiter les sites en l’absence d’infrastructures achevées. Conformément au contrat, l’entreprise devait assurer la gestion de sites pleinement opérationnels, l’État étant chargé de livrer des installations complètes destinées à la production et à la transformation du maïs, du manioc et du riz, ainsi qu’à l’encadrement des producteurs locaux.

Le Programme Volontariste Agricole couvre six sites pilotes : Mongata (Kwango), Nkundi (Kongo-Central), Nkuadi (Kasaï-Oriental), Sakadi (Haut-Lomami), Lubonday (Kasaï-Central) et Ruzizi (Sud-Kivu).

Ronsard Luabeya

 

 

Posted On mardi, 03 mars 2026 15:32 Written by

Le ministre de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a signé, le 7 février 2026, un Mémorandum d’entente (MoU) avec la firme grecque Géothermiki, pour la réalisation des études techniques nécessaires à l’installation des agropoles à travers le pays.

« Forte d’une expertise reconnue dans ce domaine, la firme grecque accompagnera le ministère de l’Agriculture et Sécurité alimentaire dans la réalisation, à bref délai, des études techniques nécessaires à l’installation de sites pilotes dans plusieurs provinces, avant un déploiement progressif à l’échelle nationale », explique le ministère. Mais avant, les partie devraient d’abord signer un marché public en bonne et due forme.

Fondée en 1996, la firme grecque Géothermiki Hellas se présente comme active dans le secteur agricole et spécialisée dans la déshydratation et la transformation de fruits et légumes.

Le gouvernement congolais a multiplié ces derniers mois les initiatives visant à structurer et moderniser le secteur agricole. En août dernier, le ministère de l’Industrie avait signé un protocole d’accord avec la société ETIC International Africa Holdings Ltd, en vue de développer un agropole dans la province de la Tshopo. On ignore s’il y a eu une évolution depuis la signature de ce document.

En juillet dernier, le ministère de l’Agriculture avait organisé les « Journées Agropoles » à Kinshasa, un événement visant à promouvoir une nouvelle stratégie agricole et à sensibiliser sur l’importance des agropoles pour améliorer la production et la transformation agricoles.

Par ailleurs, la RDC a récemment signé, en janvier 2026, un autre accord de coopération internationale avec l’Ukraine, centré sur l’agriculture, l’alimentation et la nutrition. Cet accord bilatéral a été conclu à Berlin dans le cadre du Global Forum for Food and Agriculture et prévoit notamment le transfert de technologies agricoles pour accroître la productivité et renforcer les chaînes de production et de transformation locales.

Boaz Kabeya

Lire aussi :

Tshopo : un agropole de 100 000 hectares en projet avec ETIC International Africa Holdings 

Posted On lundi, 09 février 2026 15:25 Written by

La République démocratique du Congo (RDC), à travers la Réserve stratégique générale (RSG), veut se doter, sur l’ensemble de son territoire, d’un réseau de silos destinés au stockage des céréales. Selon le Plan d’investissement public couvrant la période 2026-2028, le gouvernement prévoit d’allouer 14,5 milliards de francs congolais, soit environ 6,6 millions de dollars américains au taux moyen, à la construction de ces infrastructures.

Le coordonnateur de cette institution rattachée à la présidence de la République, Serge Mulumba Katchy, a annoncé qu’un projet pilote sera installé à Kimpese, dans la province du Kongo Central. En novembre 2025, il a effectué une visite en Italie auprès du fournisseur chargé de produire les installations prévues pour ce premier site. À cette occasion, il a indiqué que le projet de Kimpese disposerait d’une capacité minimale de 5 000 tonnes de céréales, et que ce modèle serait ensuite reproduit dans les autres provinces du pays.

Ce travail préparatoire avait été précédé, en octobre 2025, d’une séance de travail avec des experts du cabinet de conseil américain International Reliable Consulting (IRC). Ces échanges avaient permis d’explorer les possibilités de collaboration pour la mise en place des silos, mais aussi pour la création d’une banque de semences, selon la communication de la RSG.

Créée par ordonnance présidentielle, la Réserve stratégique générale a pour mission d’assurer la prévention et la gestion des crises par la constitution de stocks stratégiques de produits de première nécessité. Elle intervient pour soutenir la sécurité alimentaire, stabiliser les prix et appuyer les producteurs locaux, en constituant et en renouvelant des réserves mobilisables en cas de crise, de pénurie ou de calamité naturelle.

En septembre 2025, l’institution avait déjà mené une intervention sur le marché du maïs à Kinshasa. Elle avait mis en vente des sacs de farine de maïs de 25 kg à 35 000 francs congolais, un prix nettement inférieur à ceux pratiqués alors dans la capitale, qui oscillaient entre 40 000 et 63 000 francs selon la qualité. Cette opération, menée dans plusieurs marchés de la ville, visait à atténuer la pression sur les ménages et à stabiliser les prix en période de tension.

Timothée Manoke.

Lire aussi :

Farine de maïs : à Kinshasa, la RSG vend ses sacs de 25 kg à 35 000 FC

Produits agricoles : des baisses de prix allant jusqu’à 47 % à Kinshasa

Posted On lundi, 19 janvier 2026 15:51 Written by

Le groupe suisse Mole, spécialisé dans le trading de matières premières agricoles, a lancé, le 11 décembre 2025, la phase préparatoire du processus de sécurisation des terres destinées à la construction du parc agro-industriel de Mbanza-Ngungu (PAI), dans le Kongo Central. Le projet porte sur plus de 105 000 hectares, dont 85 000 cultivables, pour un investissement estimé à un milliard de dollars.

Pour les porteurs du projet, la sécurisation foncière constitue l’étape la plus sensible. Bien que la RDC dispose de plus de 80 millions d’hectares de terres arables — dont moins de 10 % sont exploités — l’accès au foncier reste l’un des principaux obstacles au développement agro-industriel. En cause : un cadastre peu fiable, des conflits coutumiers et communautaires, des incohérences juridiques, des risques d’accaparement, la longueur et le coût des procédures, ainsi qu’une gouvernance institutionnelle fragile.

La réunion de lancement, qui a rassemblé autorités coutumières, société civile et partenaires techniques et financiers du projet, visait à sensibiliser les communautés locales, notamment les ayants droit fonciers, en les préparant au processus. À cette occasion, le groupe suisse a tenu à rassurer : « Aucune terre ne sera utilisée sans l’approbation de son propriétaire », a déclaré un représentant.

Un acte d’engagement devra être signé par les ayants droit. Il définira un cadre de collaboration non contraignant, autorisera les études techniques, la cartographie et les inventaires, et garantira aux communautés le maintien de leur droit de décision sur l’usage des terres jusqu’à la conclusion du contrat de cession. Le processus prévoit aussi la mise en place d’un comité de gestion des plaintes, la négociation des modalités d’acquisition et, in fine, la signature d’un contrat.

Mole Groupe promet par ailleurs de reloger les personnes installées sur le site dans de nouvelles zones d’habitation, de les intégrer dans des coopératives agricoles partenaires et de leur accorder une priorité d’embauche. « Il est question de faire en sorte que chaque personne soit récompensée équitablement et puisse bénéficier des retombées du projet », souligne le directeur général, Gandi Mole.

Dans le cadre du partenariat public-privé (PPP) signé en octobre dernier avec le ministère de l’Agriculture, la terre constitue l’un des apports de l’État. « Mais pour éviter tout conflit, nous avons voulu organiser les choses différemment en impliquant les populations dès le départ », explique une source au sein de l’entreprise suisse. Objectif : faciliter le travail du gouvernement, alors que les promoteurs visent une sécurisation de 80 % des superficies nécessaires dans un délai de six à huit mois.

Si le projet devient pleinement opérationnel, il ambitionne une production annuelle de 700 000 tonnes de produits finis : farines de manioc, de maïs et de blé, mais aussi sucre et riz. Le parc devrait générer plus de 20 000 emplois directs et indirects.

Outre l’État, le projet bénéficie du soutien de partenaires internationaux, notamment le groupe suisse Bühler, spécialisé dans les équipements agroalimentaires et les matériaux avancés, et la société belge De Smet Engineers & Contractors, reconnue pour son expertise dans la construction d’usines agro-industrielles clés en main.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

Agro-industrie : le Suisse Mole signe un PPP avec la RDC pour son projet d'un milliard

Posted On mardi, 16 décembre 2025 17:18 Written by
Page 1 sur 4

 
 

Please publish modules in offcanvas position.