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Agriculture

Agriculture (63)

Le prix du riz blanc connaît une forte hausse à Kisangani, chef-lieu de la province de la Tshopo. Selon la Nouvelle dynamique de la société civile du Congo dans la Tshopo, citée par plusieurs médias locaux, le sac de 100 kilogrammes se vend désormais à plus de 800 000 francs congolais, contre 300 000 à 350 000 francs congolais auparavant, soit une hausse comprise entre 128 % et 167 %.

Cette flambée est attribuée au mauvais état des routes de desserte agricole, en particulier celles reliant le territoire d’Opala, l’un des principaux bassins rizicoles de la Tshopo, à Kisangani. Selon Christian Kambi, président provincial de cette organisation, les producteurs disposent de récoltes, mais peinent à les évacuer vers les marchés de consommation, ce qui alimente la pression sur les prix dans la ville.

La société civile appelle donc les autorités provinciales à accélérer la réhabilitation des routes afin de désenclaver les zones de production.

Axe stratégique

Des travaux de réhabilitation de l’axe Kisangani-Opala-Otala ont été lancés en septembre 2024. Ils portent sur 309 kilomètres sur les 328 kilomètres de cette route et ont été confiés à l’entreprise KAS Logistic and Trading Company, pour une durée prévue de trois ans.

Cet axe est stratégique pour la circulation des produits agricoles dans la province. Sa remise en état doit améliorer la connexion entre les bassins de production et les marchés urbains, mais les contraintes logistiques restent importantes sur le terrain.

Le territoire d’Opala occupe une place importante dans les ambitions agricoles du gouvernement. En mars 2026, le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi, avait mis en avant le potentiel rizicole de cette zone et la nécessité d’accompagner les producteurs à travers l’accès aux semences améliorées, aux engrais et aux équipements agricoles.

Mais la valorisation de ce potentiel reste dépendante des infrastructures. Tant que les voies d’accès demeurent difficilement praticables, les productions agricoles d’Opala auront du mal à approvisionner régulièrement Kisangani.

Ronsard Luabeya

Posted On jeudi, 11 juin 2026 17:00 Written by

Congo Motors et Case IH ambitionnent de lancer, avant la fin de l’année 2026, une première phase d’assemblage local de tracteurs agricoles en République démocratique du Congo. Le 5 juin 2026, le ministre d’État en charge de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a présidé la cérémonie de pose de la première pierre de l’usine d’assemblage à Kinzalandi, dans le territoire de Mbanza-Ngungu, au Kongo Central.

Selon le ministère de l’Agriculture, l’unité est portée par Congo Motors et la marque américaine Case IH apporte un appui technologique. Dans sa première phase, l’usine sera consacrée à l’assemblage de tracteurs. L’objectif est ensuite d’accroître progressivement la part de fabrication locale, afin de développer une filière nationale d’équipements agricoles et de réduire la dépendance aux matériels importés.

Le projet s’inscrit dans la stratégie gouvernementale de mécanisation agricole. Le ministère estime que la RDC a besoin d’environ 5 000 tracteurs par an pour répondre aux besoins des producteurs, améliorer les rendements et soutenir la transformation du secteur rural. Le gouvernement affirme avoir déjà passé une commande ferme de 3 000 tracteurs destinés aux producteurs agricoles sur l’ensemble du territoire national. Cette commande pourrait constituer l’un des premiers débouchés de la future unité d’assemblage.

Maintenance locale

Au-delà de l’assemblage, le projet doit aussi répondre au défi de la maintenance. Selon le ministère, de nombreux tracteurs acquis ces dernières années sont restés immobilisés faute de techniciens qualifiés ou de pièces de rechange disponibles. La future unité devrait donc intégrer un centre de formation pour techniciens spécialisés, un service de maintenance et un dispositif d’approvisionnement en pièces détachées. L’objectif est de prolonger la durée d’utilisation des équipements et d’éviter que les tracteurs distribués aux producteurs ne restent hors service.

Congo Motors est déjà positionné en RDC dans la distribution de véhicules, d’équipements et de services après-vente. Son implication dans ce projet marque une tentative de passage de la distribution de matériels importés vers une première capacité industrielle locale dans les machines agricoles. Case IH, marque internationale spécialisée dans les équipements agricoles, doit apporter l’appui technologique au projet.

Pour Kinshasa, cette collaboration doit permettre d’installer progressivement un savoir-faire local dans l’assemblage, l’entretien et, à terme, la fabrication de certains composants. À ce stade, les autorités n’ont pas encore communiqué de détails sur le coût global du projet, la capacité annuelle initiale de l’usine, la part exacte des composants qui seront produits localement ni le calendrier de montée en puissance vers une fabrication plus complète.

Ronsard Luabeya

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Posted On lundi, 08 juin 2026 16:40 Written by

La République démocratique du Congo veut s’appuyer sur l’expérience de la Côte d’Ivoire pour accélérer la structuration de sa filière cacao et mieux organiser ses producteurs. Le sujet a été au centre d’une réunion tenue le 2 juin 2026 à Abidjan entre le ministre congolais du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, et son homologue ivoirien du Commerce, de l’Industrie et de l’Artisanat, Ibrahim Kalil Konaté, en marge de la signature de l’Accord international sur le cacao.

Selon le ministère congolais du Commerce extérieur, Kinshasa souhaite bénéficier de l’expertise ivoirienne « en matière de structuration des coopératives locales », notamment pour renforcer « la protection, l’encadrement et l’accompagnement des producteurs de cacao ».

Premier producteur mondial de cacao, avec près de 2 millions de tonnes par an, la Côte d’Ivoire apparaît comme une référence pour la RDC, dont la filière reste encore peu structurée malgré un potentiel de développement dans plusieurs provinces.

Les deux pays ont également insisté sur la nécessité de renforcer la transformation locale des fèves afin de capter davantage de valeur ajoutée sur le continent. Ils estiment que l’Afrique doit produire davantage de chocolat, de beurre, de poudre et d’autres dérivés du cacao, au lieu de rester principalement exportatrice de fèves brutes.

Transformation locale

Les discussions ont aussi porté sur la volatilité des cours mondiaux du cacao et sur les moyens de mieux protéger les revenus des producteurs africains. Kinshasa et Abidjan disent vouloir coordonner leurs positions face au développement de produits de substitution industrielle au cacao naturel, perçus comme une menace pour la filière.

Le ministère congolais indique également que les deux parties ont évoqué le projet Inga, présenté comme un levier essentiel pour garantir une énergie stable à l’industrialisation du cacao et à d’autres chaînes de valeur agricoles.

Cette réunion intervient alors que la RDC cherche à relancer sa propre filière cacao. En mai, Julien Paluku avait présenté un plan interministériel visant notamment l’organisation des petits producteurs en coopératives, le renforcement de la transformation locale et l’appui au financement des campagnes d’achat à travers le Fonds de promotion de l’industrie.

À travers cette stratégie, Kinshasa ambitionne de faire de la RDC l’un des grands producteurs mondiaux de cacao d’ici cinq ans. Le gouvernement évoque un objectif de 3 millions de tonnes à l’horizon 2030, contre environ 100 000 tonnes en 2024, selon les données du ministère du Commerce extérieur. Cet objectif suppose toutefois une forte montée en puissance de la production, de l’encadrement des producteurs, des capacités logistiques et des outils de transformation locale.

Ronsard Luabeya

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Posted On vendredi, 05 juin 2026 08:44 Written by

Le Fonds de régulation économique (FOREC) a lancé, le 14 mai 2026 à Mbanza-Ngungu, dans la province du Kongo Central, un programme de subvention en semences de pommes de terre destiné à soutenir la relance de la production locale.

Selon une communication du ministère de l’Économie nationale, l’initiative bénéficie à l’Union des coopératives maraîchères Nsimabani, une structure regroupant 11 associations agricoles, sur la base d’un projet soumis au FOREC.

L’objectif affiché est d’appuyer les producteurs locaux afin d’améliorer l’offre nationale de pommes de terre et de réduire progressivement la dépendance aux importations. Le secrétaire exécutif du FOREC, Jean-Paul Nemoyato, a présenté cette intervention comme une phase pilote appelée à ouvrir la voie à des actions plus importantes dans les prochaines années.

Le lancement du projet intervient après la signature, à Kinshasa, d’un protocole d’accord entre les différentes parties prenantes engagées dans le développement de la filière.

Mbanza-Ngungu fait déjà l’objet de plusieurs initiatives visant à relancer la culture de la pomme de terre. En janvier 2026, l’entreprise Frico Agri Art et la coopérative Viva Kongo avaient conclu un partenariat destiné à renforcer cette production grâce à l’utilisation de semences certifiées, à un encadrement technique renforcé et à l’introduction de technologies issues de l’expertise néerlandaise.

Ce partenariat prévoit notamment une phase pilote de culture sur dix hectares en 2026, avec pour objectifs l’amélioration des rendements, la réduction des pertes post-récolte et une meilleure disponibilité du produit sur les marchés locaux.

La zone avait également été ciblée par des essais agronomiques liés à la transformation industrielle. En juillet 2025, l’Agence congolaise de presse (ACP) avait rapporté des résultats jugés prometteurs après trois mois d’essais de semences fournies par la société italienne Amica Chips. Certaines variétés expérimentées avaient montré de bonnes performances, tandis que d’autres devaient encore faire l’objet d’évaluations complémentaires.

Lors de cette visite, Muhindo Nzangi, alors ministre d’État en charge du Développement rural, avait indiqué que l’ambition était d’identifier les variétés les mieux adaptées, de renforcer les capacités des coopératives agricoles et de poser les bases d’une future unité locale de transformation de la pomme de terre.

Avec l’intervention du FOREC, la filière bénéficie désormais d’un appui public supplémentaire, centré sur l’accès aux semences. Le défi reste toutefois de transformer ces initiatives pilotes en production régulière, capable d’approvisionner les marchés locaux et, à terme, de soutenir une chaîne de transformation industrielle.

Ronsard Luabeya

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Posted On jeudi, 21 mai 2026 16:14 Written by

La République démocratique du Congo veut passer d’une réponse sectorielle à un plan interministériel pour protéger sa filière cacao, fragilisée par la chute des cours internationaux, la faiblesse de la transformation locale, les difficultés logistiques et les circuits de fraude.

Lors du Conseil des ministres du 8 mai 2026, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a soumis au gouvernement un dossier consacré à la « problématique de la chute des cours du cacao » et à la nécessité de protéger les producteurs locaux. Le dossier a été adopté après débats et délibérations.

Selon le compte rendu, le gouvernement privilégie une stratégie fondée sur « la force du marché » plutôt que sur une administration rigide des prix. Elle repose sur trois axes : la diversification offensive des marchés, la mise en conformité qualitative du cacao congolais et l’accroissement des capacités productives.

Cette réponse intervient après une forte baisse des prix. Selon les données de la Commission nationale des mercuriales citées en Conseil des ministres, le cacao se négociait à 3,09 dollars le kilogramme durant la semaine du 6 au 11 avril 2026, contre 5,85 dollars en décembre 2025 et près de 11 dollars en décembre 2024 sur les marchés internationaux.

Le gouvernement attribue cette baisse à trois facteurs principaux : une offre excédentaire pour la campagne 2025-2026, la reconfiguration de la demande de l’industrie chocolatière européenne et le manque de coordination entre la Côte d’Ivoire et le Ghana, les deux grands producteurs ouest-africains.

Une réponse au-delà des prix

Pour Kinshasa, la crise actuelle révèle aussi les faiblesses internes de la filière congolaise. Le compte rendu cite notamment la fragmentation de l’offre, le déficit de qualité et de transformation, ainsi que le « calvaire logistique » qui pèse sur les producteurs.

Les mesures envisagées dépassent donc le seul soutien conjoncturel. Elles incluent des allègements fiscaux pour les comptoirs exportateurs qui utilisent les circuits officiels et rapatrient les devises en RDC, la poursuite de la distribution de semences améliorées et de bacs de fermentation, ainsi que la construction d’entrepôts et d’infrastructures de conservation.

Le gouvernement veut également organiser les petits producteurs en coopératives afin de renforcer leur pouvoir de négociation et de limiter leur dépendance aux intermédiaires.

Le volet industriel prévoit la mise en place d’une ligne de crédit via le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) pour préfinancer les campagnes d’achat et lancer une première phase de transformation locale. Kinshasa entend aussi accélérer l’opérationnalisation des zones économiques spéciales de Musienene, au Nord-Kivu, et de Gwaka, au Sud-Ubangi, tout en préparant de nouveaux pôles en Ituri et dans le Haut-Uele.

Le plan comprend également une dimension sécuritaire. Le gouvernement prévoit la création d’une unité mixte Police-Douane-Armée pour sécuriser les pistes et sentiers utilisés par la contrebande. Cette mesure traduit la volonté de mieux contrôler les circuits d’exportation et de limiter les pertes de devises.

Enfin, les autorités prévoient la réhabilitation urgente des axes reliant les zones de production aux ports, aux frontières et aux grands centres de consommation, ainsi que la formation des producteurs aux normes internationales.

Avec ce plan, Kinshasa tente de répondre à la crise du cacao par une approche plus intégrée, mêlant fiscalité, qualité, logistique, sécurité et transformation locale. L’enjeu est de protéger les producteurs, mais aussi de reprendre le contrôle d’une filière appelée à jouer un rôle croissant dans la diversification des exportations congolaises. La RDC ambitionne de se positionner parmi les grands producteurs mondiaux de cacao d’ici cinq ans. Le pays vise une production de 3 millions de tonnes à l’horizon 2030, contre environ 100 000 tonnes en 2024, selon les données du ministère du Commerce extérieur.

Ronsard Luabeya

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Posted On lundi, 11 mai 2026 14:51 Written by

Kinshasa prépare la mise en service de huit bateaux de pêche commandés en Égypte, dans le cadre du programme gouvernemental d’amélioration de la sécurité alimentaire et nutritionnelle. Le dossier a été examiné et adopté lors du Conseil des ministres du 24 avril 2026, sur présentation du ministre de la Pêche et Élevage.

Selon le compte rendu du Conseil, la commande égyptienne comprend trois bateaux de 27 mètres et cinq bateaux de 8 mètres, déjà arrivés sur le territoire national. Les trois plus grandes unités avaient été présentées par Radio Okapi comme des bateaux de pêche industrielle acquis pour 15 millions de dollars.

Avant leur mise en service, le ministère de la Pêche et Élevage a sollicité une expertise destinée à évaluer leur capacité de navigation maritime et leur rentabilité économique. Trois sociétés avaient été approchées, mais seule Mercure Logistics a répondu favorablement et accepté de réaliser cette évaluation.

Les conclusions de cette expertise introduisent une nuance importante. D’après le compte rendu gouvernemental, les bateaux concernés sont des senneurs, destinés à la pêche pélagique jusqu’à environ 200 mètres de profondeur, et non des chalutiers, généralement associés à une exploitation des ressources halieutiques jusqu’à 500 mètres.

Cette distinction est importante pour apprécier le potentiel économique du projet. Elle peut influencer les zones de pêche exploitables, les espèces ciblées, les volumes attendus et, plus largement, la rentabilité de l’investissement public engagé dans cette flotte.

Le Conseil des ministres a néanmoins adopté le dossier présenté par le ministre de la Pêche et Élevage. Aucune date précise de mise en service n’a été communiquée à ce stade. D’après le compte rendu du Conseil des ministres du 27 décembre 2024, ces bateaux devraient être gérés par l’Office national de pêche et d’aquaculture (ONPA).

Cette flotte est appelée à renforcer les capacités nationales de pêche, dans un pays où l’offre locale reste insuffisante pour couvrir les besoins alimentaires. Plusieurs paramètres demeurent toutefois à préciser, notamment le modèle d’exploitation, les coûts opérationnels, la structure de gestion et les conditions pratiques de déploiement des navires.

Timothée Manoke 

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Posted On vendredi, 08 mai 2026 01:58 Written by

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a échangé, ce 4 mai 2026, avec la direction commerciale de Rawbank, dans la foulée d’une rencontre avec l’ambassadrice sortante du Royaume-Uni en RDC, Alyson King. « L’objectif est de transformer les engagements diplomatiques britanniques en solutions concrètes pour nos agriculteurs », a indiqué le ministre.

Ce dernier a également annoncé qu’un appui ciblé de Rawbank aux producteurs locaux était envisagé dans six chaînes de valeur : le café, le cacao, le riz, le maïs, le manioc et l’huile de palme. Ce soutien devrait être mis en œuvre avec l’appui technique de la Société financière internationale (IFC, en anglais).

En mars 2026, Rawbank a mobilisé 265 millions de dollars auprès d’un pool d’investisseurs conduit par l’IFC, aux côtés notamment de British International Investment (BII), Proparco et d’autres partenaires. Ce financement comprend une facilité de crédit senior de 165 millions de dollars et un accord de partage des risques de 100 millions de dollars.

En complément du financement, l’IFC doit également apporter des services de conseil destinés à renforcer les capacités de Rawbank dans plusieurs domaines, notamment la finance climatique, le financement agricole et l’accompagnement des femmes entrepreneures.

Selon l’IFC, le programme devrait permettre de financer au moins 1 500 PME supplémentaires au cours des quatre prochaines années, notamment dans des secteurs tels que les télécommunications et les biens de consommation courante.

C’est ce programme que Julien Paluku souhaite manifestement voir bénéficier aux filières café, cacao, riz, maïs, manioc et huile de palme.

« Nous avons particulièrement insisté sur la nécessité d’un accompagnement spécifique pour les zones sortant de conflits, afin que la relance économique soit inclusive et touche toutes les provinces », a ajouté le ministre. Cette approche suggère un ciblage prioritaire de certaines provinces de l’Est du pays, où l’agriculture est perçue comme un levier de relance économique et de stabilisation.

Dans son dernier rapport sur la RDC, publié en mars 2026, la Banque mondiale estime qu’entre 2020 et 2024, environ 71,9 % du total des prêts ont été accordés à des entreprises privées, principalement dans les secteurs des mines et des télécommunications. Le secteur agricole recevrait moins de 5 % des crédits bancaires.

Boaz Kabeya

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Posted On lundi, 04 mai 2026 19:07 Written by

La société agro-industrielle Plantations et Huileries du Congo (PHC) a annoncé le retrait de l’État congolais de son capital social, à l’issue d’un processus de recapitalisation engagé en 2025 pour renforcer ses capacités opérationnelles.

Selon PHC, l’entreprise avait sollicité une augmentation de capital auprès de ses actionnaires afin de soutenir sa stratégie de modernisation. L’État congolais, actionnaire minoritaire à hauteur de 23,8 %, n’a pas participé à l’opération, faute de crédit budgétaire prévu à cet effet par le ministère du Portefeuille.

PHC présente ce désengagement comme une décision « responsable et volontaire », prise dans le respect du droit OHADA, de ses statuts et des règles applicables en matière de gouvernance.

Cette évolution renforce la position de Kuramo Capital, déjà actionnaire majoritaire de PHC depuis 2020. Kuramo Capital détenait jusque-là environ 76,2 % du capital de l’entreprise.

Présent dans l’actionnariat depuis 2017, Kuramo Capital affirme avoir accompagné la relance de PHC à travers des investissements destinés à moderniser les opérations et à améliorer la productivité. L’investisseur indique notamment que la production de l’entreprise a doublé en cinq ans, avec une hausse limitée des superficies plantées, tandis que le nombre de femmes employées a triplé.

Présente en RDC depuis 1911, PHC exploite trois sites industriels à Boteka, Yaligimba et Lokutu. L’entreprise dispose de plus de 100 000 hectares de concessions, dont environ 30 000 hectares de plantations de palmiers à huile, et emploie plus de 11 000 personnes.

Sur le plan opérationnel, la production est restée relativement stable ces dernières années. Après environ 80 000 tonnes d’huile produites en 2023, PHC table sur 81 000 tonnes en 2025, avec un objectif de 100 000 tonnes à l’horizon 2026.

L’entreprise prévoit également de développer sa propre raffinerie d’huile de palme au cours des prochaines années, afin de renforcer la transformation locale et de mieux valoriser sa production sur le marché congolais.

Ronsard Luabeya

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Posted On vendredi, 24 avril 2026 13:31 Written by

Plantations et Huileries du Congo (PHC), contrôlée à environ 76,2 % par Kuramo Capital Management depuis 2020, prévoit de se doter de sa propre raffinerie d’huile de palme. Dans un entretien accordé au magazine Forbes Afrique, publié en avril 2026, sa directrice générale, Monique Gieskes (photo), affirme que cette unité « sera opérationnelle dans les deux prochaines années », ce qui situe le projet à l’horizon 2028.

Selon la dirigeante, ce projet s’inscrit dans une stratégie d’intégration complète de la chaîne de valeur. Jusqu’ici, PHC produisait principalement de l’huile de palme brute et de l’huile de palmiste, vendues notamment à des raffineurs basés à Kinshasa et dans le Kongo Central. L’entreprise entend désormais raffiner elle-même une partie de sa production, tout en continuant à approvisionner ses clients actuels en huile brute. Ce choix permettrait à PHC de capter une plus grande part de la valeur ajoutée sur le marché congolais. À ce stade, la capacité de la future raffinerie n’a pas été rendue publique.

Cette intégration suppose toutefois une hausse de la production. Mais les données communiquées par Monique Gieskes montrent une stagnation depuis deux ans. Après avoir atteint 80 000 tonnes d’huile en 2023, la production est annoncée à 81 000 tonnes en 2025. PHC maintient néanmoins son objectif d’atteindre 100 000 tonnes à l’horizon 2026.

L’entreprise dispose de trois sites industriels situés à Boteka (Équateur), Yaligimba (Mongala) et Lokutu (Tshopo). D’après sa directrice générale, ses concessions couvrent environ 106 000 hectares, dont 30 000 hectares plantés en palmiers à huile. Ce foncier encore inexploité est présenté comme un levier potentiel d’expansion.

PHC met également en avant des travaux de recherche génétique menés via son centre CREATY à Yaligimba. Monique Gieskes évoque notamment des semences expérimentales, qu’elle décrit comme « albinos » ou à faible teneur en bêta-carotène, susceptibles de produire une huile plus claire dès l’extraction. Cette innovation est présentée par la direction comme une piste prometteuse, mais elle n’est pas documentée, à ce stade, par une validation scientifique indépendante rendue publique.

Ces ambitions s’inscrivent dans un marché congolais structurellement déficitaire. Selon les estimations du Département américain de l’Agriculture (USDA), la production nationale d’huile de palme avoisine 300 000 tonnes par an, alors que la demande dépasse les 500 000 tonnes.

Timothée Manoke 

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Posted On mercredi, 22 avril 2026 07:21 Written by

La République démocratique du Congo (RDC) amorce une nouvelle étape dans l’organisation de ses exportations de cacao, en mettant l’accent sur la certification. Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a annoncé, le 20 avril 2026, à l’issue d’une réunion avec les exportateurs de cacao et de café, l’obtention d’un appui américain pour former des experts congolais dans ce domaine.

Dans sa communication, le ministre a indiqué que « la RDC ne doit plus dépendre d’agents extérieurs qui maintiennent le statu quo et favorisent la fraude », sans en dire davantage sur ce repositionnement stratégique de la filière.

Cette initiative intervient dans un contexte de renforcement des exigences de conformité sur les marchés internationaux, notamment dans l’Union européenne. Le règlement européen sur les produits liés à la déforestation impose désormais aux exportateurs de prouver la traçabilité de leurs produits et leur conformité aux normes environnementales.

Pour les autorités congolaises, le développement de compétences locales en certification vise à sécuriser l’accès aux marchés d’exportation et à améliorer la crédibilité du cacao congolais. Cette réorganisation intervient dans une filière encore confrontée à des difficultés structurelles, notamment en Ituri.

Selon des données communiquées en octobre 2023 par le directeur provincial de l’Office national des produits agricoles du Congo (ONAPAC), la production de café et de cacao dans la province est estimée entre 10 000 et 15 000 tonnes par campagne. Dans les faits, les volumes officiellement enregistrés restent nettement inférieurs, avec environ 900 tonnes de café et près de 1 000 tonnes de cacao, selon les mêmes sources relayées par l’Agence congolaise de presse.

Plusieurs facteurs expliquent cet écart, notamment l’insécurité dans certaines zones de production, qui perturbe les activités agricoles, ainsi que le manque d’infrastructures locales de transformation. Une partie du cacao produit en Ituri est ainsi acheminée vers le Nord-Kivu pour y être traitée avant exportation.

Boaz Kabeya

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Posted On mardi, 21 avril 2026 13:33 Written by
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