Glencore is reshaping its operating strategy in the Democratic Republic of Congo (DRC) as export restrictions on cobalt give way to a quota system expected to remain in place at least until the end of 2027. In its 2025 production report, published on January 29, 2026, the Anglo-Swiss mining group said it is prioritizing copper while adapting cobalt management to tighter commercial and logistical constraints.
Under this approach, “cobalt contained in mixed ores can be kept in solution (and not counted as production), rather than being processed into cobalt hydroxide, in order to minimize nearby processing costs,” the group said. Glencore operates the Kamoto Copper Company (KCC) and Mutanda Mining (MUMI) assets in the DRC.
In practice, this means the company is no longer systematically producing cobalt in a marketable form when export outlets are limited. The rationale is economic: avoiding processing, logistics, and storage costs for volumes that cannot be exported immediately.
2025 figures confirm the shift
Copper production in the DRC will be prioritized over cobalt when commercially appropriate, Glencore said; a stance supported by strong price dynamics for the red metal.
After approaching $13,000 per ton in 2025, up 44%, copper prices for three-month delivery hit a new record on January 29, 2026, reaching $14,268 per ton on the London Metal Exchange, Reuters reported.
This positioning is reflected in Glencore’s 2025 figures. Copper production from its own DRC operations, KCC and MUMI, reached 247,800 tons, up 10% from 2024.
By contrast, cobalt production declined. Glencore reported output of 36,100 tons in 2025, down from 38,200 tons in 2024, a 5% drop. The decrease “primarily reflects proactive planning to prioritize copper production over cobalt, given cobalt export restrictions in the DRC,” the group said.
Limited visibility for 2026
For 2026, Glencore provided a global copper production range of between 810,000 and 870,000 tons but declined to issue any forecast for cobalt.
“Given the dynamic context of cobalt export restrictions and the need for ongoing operational optimization, current uncertainty is too high to provide reliable cobalt production guidance for the 2026 financial year,” the company said.
Glencore added, however, that KCC and Mutanda hold sufficient cobalt inventories to meet short-term quota requirements. Expected quotas for the group are estimated at 22,765 tons in 2026, including carryover from 2025, and 18,840 tons in 2027.
Impact on the local value chain
The strategy is expected to have knock-on effects across the Congolese mining ecosystem. On the logistics side, Glencore said the DRC is “progressively putting in place its quota and control systems,” but delays affected exports initially planned for the fourth quarter of 2025. As a result, “KCC and Mutanda exported no cobalt in the fourth quarter of 2025.”
Storage has become a central issue. Excess cobalt is being held within the DRC, increasing the need for secure warehousing, traceability, and risk management, while tying up financial value.
The impact on employment and subcontracting is more mixed. Prioritizing copper helps maintain high activity levels at mines and processing plants. However, lower volumes of marketable cobalt and periods without exports weigh on cobalt-linked segments, including export logistics, packaging, specialized transport, and related services.
From an operational risk perspective, keeping cobalt “in solution” alters industrial processes and requires heightened attention to safety, environmental management, and maintenance.
Pierre Mukoko
Selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a réuni le 29 janvier 2026 les régulateurs des principaux secteurs de l’économie et les associations de défense des droits des consommateurs afin de leur présenter une plateforme numérique dénommée Loba, que son ministère s’apprête à lancer.
L’initiative poursuit deux objectifs : faciliter la gestion des plaintes et dénonciations des consommateurs, et informer ces derniers sur leurs droits dans les secteurs régulés. Sont notamment concernés les banques, les assurances, les télécommunications, le transport aérien, les produits pharmaceutiques et alimentaires, ainsi que les secteurs de l’électricité et de la santé.
Le ministère prévoit un lancement officiel de la plateforme d’ici la fin du mois de février 2026.
Une partie de l’interface de la plateforme, visualisée par Bankable, montre que les consommateurs devront s’identifier et renseigner leurs coordonnées avant d’introduire une plainte. Ils seront ensuite appelés à fournir les informations relatives au dossier, en sélectionnant le secteur concerné, l’autorité de régulation compétente, l’opérateur mis en cause, ainsi que les détails du service faisant l’objet de la plainte.
Sanctions attendues
Le dispositif prévoit également la possibilité, pour le plaignant, de suivre l’évolution du traitement de son dossier, depuis le dépôt de la plainte jusqu’à sa prise en charge par les instances concernées.
Du côté du ministère de l’Économie nationale, Loba doit permettre la constitution d’une base de données destinée à identifier les motifs récurrents de plaintes, à analyser les pratiques commerciales mises en cause et à apprécier les réponses apportées par les opérateurs.
Cette initiative intervient alors que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, attend un rapport sur les sanctions prises à l’encontre des opérateurs défaillants dans les secteurs de la téléphonie mobile et fixe, de l’Internet, de la transmission de données, des services numériques, de l’interconnexion des réseaux, ainsi que des réseaux de radiodiffusion et de télévision numérique.
Lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, le chef de l’État avait instruit les autorités en charge de ces secteurs de prendre les mesures nécessaires pour endiguer les perturbations récurrentes affectant les réseaux et les systèmes de télécommunication sur l’ensemble du territoire national.
Timothée Manoke
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Dans son rapport de production 2025, publié le 29 janvier 2026, Glencore met en lumière un ajustement de cap en République démocratique du Congo (RDC), dicté par les restrictions imposées aux exportations de cobalt, désormais remplacées par un système de quotas au moins jusqu’à fin 2027. Il s’agit de donner la priorité au cuivre tout en adaptant la gestion du cobalt à des contraintes commerciales et logistiques accrues.
Dans ce contexte, « le cobalt contenu dans les minerais mixtes peut être maintenu en solution (et non comptabilisé comme production), plutôt que transformé en hydroxydes de cobalt, afin de minimiser les coûts de traitement à proximité », explique le groupe, opérateur des mines de Kamoto Copper Company (KCC) et Mutanda Mining (MUMI).
Autrement dit, Glencore choisit de ne pas systématiquement produire du cobalt sous forme commercialisable tant que les débouchés à l’export sont limités. La motivation est économique : éviter d’engager des coûts de transformation, de logistique et de stockage pour un produit qui ne peut pas être exporté immédiatement.
Les chiffres 2025 confirment l’orientation
« La production de cuivre en RDC sera priorisée par rapport au cobalt lorsque cela est commercialement pertinent », assume la multinationale anglo-suisse. Et le niveau des prix du métal rouge encourage cette stratégie.
Après avoir approché les 13 000 dollars la tonne en 2025 (+44 %), le prix du cuivre pour livraison dans trois mois a atteint un nouveau record historique le 29 janvier 2026 sur la London Metal Exchange, à 14 268 dollars la tonne, rapporte Reuters.
Ce positionnement se reflète dans les chiffres de 2025. La production de cuivre issue des sources propres en RDC (KCC et MUMI) atteint 247 800 tonnes, en hausse de 10 % par rapport à 2024.
À l’inverse, la production de cobalt recule. Glencore fait état de 36 100 tonnes en 2025, contre 38 200 tonnes en 2024, soit une baisse de 5 %. Ce recul « reflète principalement une planification proactive visant à privilégier la production de cuivre par rapport au cobalt, compte tenu des restrictions à l’exportation du cobalt en RDC », précise la multinationale.
Visibilité limitée sur 2026
Pour 2026, Glencore publie une fourchette de production pour le cuivre de l’ensemble de ses mines dans le monde (entre 810 000 et 870 000 tonnes), mais renonce à toute prévision pour le cobalt.
« Compte tenu du contexte dynamique des restrictions à l’exportation du cobalt et de la nécessité d’une optimisation opérationnelle continue, l’incertitude actuelle est trop élevée pour fournir des prévisions fiables de production de cobalt pour l’exercice 2026 », explique le groupe.
Néanmoins, « KCC et Mutanda disposent de stocks de cobalt suffisants pour satisfaire leurs quotas à court terme ». Les quotas attendus pour Glencore sont estimés à 22 765 tonnes en 2026 (incluant un report de 2025) et 18 840 tonnes en 2027.
Conséquences sur la chaîne de valeur locale
Cette stratégie devrait avoir des effets sur l’écosystème minier congolais. D’abord sur la logistique : Glencore souligne que la RDC « met progressivement en place ses systèmes de quotas et de contrôles », mais que des retards ont affecté les exportations initialement prévues au quatrième trimestre 2025. Résultat, « KCC et Mutanda n’ont exporté aucun cobalt au quatrième trimestre 2025 ».
Le stockage devient un enjeu central. Le cobalt excédentaire est conservé sur le territoire congolais, ce qui implique des besoins accrus en entreposage sécurisé, en traçabilité et en gestion des risques, tout en immobilisant de la valeur financière.
L’impact sur l’emploi et la sous-traitance est plus contrasté. La priorité accordée au cuivre permet de maintenir un niveau d’activité élevé dans les mines et les usines. En revanche, la baisse de production de cobalt commercialisable et l’absence d’exportations sur certaines périodes peuvent peser sur les segments liés au cobalt : logistique d’export, conditionnement, transport spécialisé et services associés.
Sur le plan des risques opérationnels, le maintien du cobalt « en solution » modifie la conduite des procédés industriels et impose une vigilance renforcée en matière de sécurité, d’environnement et de maintenance.
Pierre Mukoko
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The executive branch plans to invest a total of 41.8 billion Congolese francs, or nearly $19 million, over three years in the N’Sele Presidential Agro-Industrial Domain (DAIPN). The funding is part of the government’s three-year public investment programme for the 2026-2028 period, according to a document seen by Bankable.
The document says 26.89 billion Congolese francs is earmarked for the purchase of specialised equipment to relaunch agricultural activities. The remaining funds are allocated to the renovation of the domain’s pig farm.
The farm has been idle since Jan. 1, 2026, due to a lack of funding to keep operations running, according to a statement that local media attributed to DAIPN staff.
A video attached to the statement shows empty chicken coops and an inactive slaughterhouse. Staff say in the video that workers in the poultry sector, including those in hatcheries, the slaughterhouse and chicken farming, have been sent on unpaid leave. In the same statement, they called on President Félix Antoine Tshisekedi to step in and support the project.
The president visited the site in 2022. Reports following the visit cited a capacity of more than 18,000 laying hens and two large chicken coops with space for more than 9,000 broilers, intended to supply the slaughterhouse every three weeks.
The N’Sele Presidential Agro-Industrial Domain was created in 1966 under the presidency of Marshal Mobutu. It was later relaunched in 2013 as part of a public-private partnership with the Israeli group LR Group Limited. The project aimed to supply Kinshasa and surrounding areas while creating direct and indirect jobs for local residents.
Timothée Manoke
Selon le programme triennal d’investissement public du gouvernement pour la période 2026-2028, consulté par Bankable, l’exécutif prévoit un investissement total de 41,8 milliards de francs congolais, soit près de 19 millions de dollars américains, étalé sur trois ans, en faveur du Domaine agro-industriel présidentiel de la N’Sele (DAIPN).
D’après ce document, une enveloppe de 26,89 milliards de francs congolais est destinée à l’acquisition d’équipements spéciaux pour la relance des activités agricoles, tandis que le reste du financement est affecté à la réhabilitation de la porcherie du domaine.
Selon un communiqué attribué par plusieurs médias locaux aux agents du DAIPN, la ferme est à l’arrêt depuis le 1er janvier 2026, en raison d’un manque de financements pour assurer la poursuite de ses activités.
Une vidéo jointe à ce communiqué montre des poulaillers vides ainsi qu’un abattoir à l’arrêt. Les agents y indiquent que les employés du secteur avicole, notamment ceux des couvoirs, de l’abattoir et de l’élevage de poulets, ont été mis en congé sans solde. Dans ce même communiqué, ils appellent à une intervention du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, afin de venir au secours de ce projet.
En 2022, le site avait reçu la visite du président de la République. Les informations disponibles à l’issue de cette visite faisaient état d’une capacité de plus de 18 000 poules pondeuses, ainsi que de deux grands poulaillers d’une capacité de plus de 9 000 poulets de chair, destinés à approvisionner l’abattoir toutes les trois semaines.
Le Domaine agro-industriel présidentiel de la N’Sele a été créé en 1966, sous la présidence du maréchal Mobutu, avant d’être relancé en 2013 dans le cadre d’un partenariat public-privé avec le groupe israélien LR Group Limited. Le projet visait à approvisionner les populations de Kinshasa et de ses environs, tout en créant directement et indirectement des emplois pour les résidents locaux.
Timothée Manoke
Artisanal mineral processing units in the copper-cobalt sector face an uncertain future after compliance inspections launched by the Ministry of Mines in late December 2025. The continuation of their activities, following a moratorium granted by the authorities, is now conditional on correcting the irregularities identified by an ad hoc Commission and communicated to each operator, as well as on the payment of the penalties imposed.
According to a Ministry of Mines statement dated Jan. 28, 2026, the Commission identified thirteen entities in Lualaba, including one that failed to appear. In Haut-Katanga, twenty-seven units were identified. Nineteen appeared before the Commission, four are no longer operational, three are undergoing administrative regularization before starting operations, and one did not attend the proceedings.
Several irregularities and cases of non-compliance were observed. The report cites breaches of shareholding requirements, with Congolese participation below 50%, as well as the unauthorized holding of multiple permits or approvals, notably mining exploitation licenses and processing authorizations. It also notes the absence of contracts with approved cooperatives, the lack of proof of training for Congolese employees, shortcomings in the submission of mandatory reports, and serious weaknesses in traceability and transparency.
This process is part of a decision to impose a general suspension of mining and commercial activities by processing entities, taken on Dec. 19, 2025, across the entire national territory. The measure aims to bring a sector already identified as largely non-compliant with the Mining Code and Regulations into line, notably based on the findings of the National Commission for the Fight Against Mining Fraud.
Internal checks announced
To assess the situation on the ground, an ad hoc Commission was established on Dec. 26, 2025, to carry out inspections of administrative, legal and technical compliance, as well as the traceability of processing units. It focused on the provinces of Lualaba and Haut-Katanga, where most of the activity takes place.
Following the inspection missions, Minister of Mines Louis Watum Kabamba announced, on Jan. 5 and Jan. 22, 2026, a partial and temporary lifting of the suspension for processing entities located in the provinces of Lualaba and Haut-Katanga respectively. This was subject to strict compliance with the administrative, technical and traceability requirements communicated to them. The measure was presented as transitional, allowing the operators concerned to regularize their situation.
Initially excluded from this partial and temporary lifting, Luilu Resources, operating in Lualaba province, was ultimately declared eligible after appearing before the Commission.
In its statement of Jan. 28, 2026, the ministry said the maintenance or definitive lifting of the suspension would remain strictly conditional on the effective regularization of each unit. Any continued violation of laws and regulations exposes operators to sanctions provided under current mining legislation.
The ministry also announced internal inspections within its services throughout the Republic. These are intended to establish responsibilities and, where applicable, identify any direct or indirect complicity linked to failure to comply with the moratorium and the repeated violations observed.
Boaz Kabeya
A la suite du contrôle de conformité engagés par le ministère des Mines depuis fin décembre 2025, les unités de traitement des minerais artisanaux de la filière cuivre-cobalt se retrouvent en situation de sursis. La poursuite de leurs activités, après le moratoire obtenu, est désormais conditionnée à la correction effective des irrégularités constatées par la Commission ad hoc, notifiées à chaque structure, ainsi qu’au paiement des pénalités infligées.
Selon un communiqué du ministère des Mines daté du 28 janvier 2026, la Commission a recensé treize entités dans le Lualaba, dont une absente. Dans le Haut-Katanga, vingt-sept unités ont été identifiées : dix-neuf se sont présentées, quatre ne sont plus fonctionnelles, trois sont en cours de régularisation administrative avant le début de leurs activités et une ne s’est pas présentée aux travaux.
Plusieurs irrégularités et non-conformités ont été constatées. Le rapport cite notamment la non-conformité du capital social (participation congolaise en deçà de 50 %), le cumul non autorisé de certaines qualités ou titres (notamment titre minier d’exploitation et agrément en qualité d’entité de traitement), l’absence de contrats avec des coopératives agréées, l’absence de preuve de formation au profit des employés congolais, des insuffisances dans la transmission des rapports obligatoires, ainsi que de graves faiblesses en matière de traçabilité et de transparence.
Ce processus s’inscrit dans la décision de suspension générale des activités minières et commerciales des entités de traitement, prise le 19 décembre 2025 sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure vise à assainir une filière déjà identifiée comme largement non conforme au Code et au Règlement miniers, notamment sur la base des conclusions de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière.
Des contrôles internes annoncés
Afin d’évaluer la situation sur le terrain, une Commission ad hoc a été instituée le 26 décembre 2025 pour procéder au contrôle de la conformité administrative, juridique, technique et de la traçabilité des unités de traitement. Elle s’est concentrée sur les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, où s’exerce l’essentiel de l’activité.
À l’issue des missions de contrôle, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a annoncé, les 5 et 22 janvier 2026, une levée partielle et temporaire de la suspension pour les entités de traitement localisées respectivement dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, « sous réserve du respect strict des prescriptions administratives, techniques et de traçabilité qui leur ont été notifiées ». La mesure a été présentée comme transitoire, afin de permettre aux opérateurs concernés de régulariser leur situation.
Initialement exclue du bénéfice de cette levée partielle et temporaire, Luilu Resources, opérant dans la province du Lualaba, a finalement été déclarée éligible après s’être présentée devant la Commission.
Dans son communiqué du 28 janvier 2026, le ministère rappelle que le maintien ou la levée définitive de la suspension demeurera strictement conditionné à la régularisation effective de chaque unité. Toute persistance dans la violation des lois et règlements expose les opérateurs aux sanctions prévues par la législation minière en vigueur.
Cette administration annonce en outre des contrôles internes au sein de ses services à travers toute la République, « en vue d’établir les responsabilités et, le cas échéant, toute complicité directe ou indirecte liée au non-respect du moratoire et aux violations répétées constatées ».
Boaz Kabeya
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The provincial government of Kinshasa has given telecom operators 60 days to remove fiber optic cables laid in the city’s storm drains. The measure was announced in a statement from the provincial Ministry of Infrastructure, Public Works, Land Affairs, Urban Planning and Housing in late January.
Provincial authorities say the drains have repeatedly been used as conduits for fiber optic cables, in violation of regulations governing the use of public land. They argue the practice disrupts the sanitation system by obstructing rainwater flow and contributing to recurring floods, particularly along major roads such as Boulevard du 30 Juin.
The ministry instructed operators to remove the cables in full within the deadline. After that, the provincial government says it may dismantle the installations without further notice, at the expense of non-compliant operators, in addition to any penalties предусмотрed under current regulations.
Authorities also reiterated that any occupation of urban road space falls under the exclusive jurisdiction of the provincial ministry, adding that authorizations issued outside the legal framework are invalid.
The decision comes amid repeated internet disruptions in the Democratic Republic of Congo. In mid-January, the telecom regulator ARPTC said network problems were caused by a technical failure on the West Africa Cable System (WACS) submarine cable, one of the country’s main international links.
Boaz Kabeya
Le gouvernement provincial de Kinshasa a accordé un délai de soixante jours aux opérateurs concernés pour retirer les câbles de fibre optique installés dans les caniveaux de la voirie urbaine. La mesure est annoncée dans un communiqué du ministère provincial des Infrastructures, Travaux publics, Affaires foncières, Urbanisme et Habitat, publié fin janvier.
Selon les autorités provinciales, les caniveaux sont utilisés de manière récurrente comme galeries de passage pour des câbles de fibre optique, en violation des règles d’aménagement et d’exploitation du domaine public. Cette pratique est jugée préjudiciable au fonctionnement du système d’assainissement : elle entraverait l’écoulement des eaux pluviales et contribuerait à la récurrence des inondations, notamment sur des axes structurants comme le boulevard du 30 Juin.
🚨 COMMUNIQUÉ 🚨#kinshasa : Mesures relatives à l'évacuation des câbles à fibres optiques, des câbles électriques et des conduites d'eau installés dans les caniveaux délai de 60 jours
— Kinshasa • Infrastructures et Travaux Publics (@KinshasaITP) January 28, 2026
Le Ministère Provincial des Infrastructures, Travaux Publics, Affaires Foncières, Urbanisme… pic.twitter.com/XjRWuVdTcm
Le ministère enjoint ainsi les opérateurs de télécommunications à procéder, sous leur entière responsabilité, à l’évacuation complète et effective des câbles concernés dans le délai imparti, à compter de la date de publication du communiqué. Passé ce délai, le gouvernement provincial se réserve le droit de procéder d’office au retrait des installations, aux frais des opérateurs défaillants, sans préjudice des sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Les autorités rappellent par ailleurs que toute occupation ou exploitation de l’espace public routier urbain relève exclusivement de la compétence du ministère provincial. Elles précisent que toute autorisation délivrée en dehors du cadre réglementaire est réputée nulle et sans effet juridique.
Cette décision intervient dans un contexte marqué par des perturbations récurrentes des services Internet en République démocratique du Congo. Mi-janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a attribué les dysfonctionnements observés sur les réseaux à une panne technique sur le câble sous-marin West Africa Cable System (WACS), l’une des principales liaisons internationales utilisées par le pays.
Boaz Kabeya
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The Democratic Republic of Congo’s government approved a draft decree setting technical standards for new vehicle license plates at a Council of Ministers meeting on Jan. 23, 2026. The text amends a decree that has been in force since 2008.
According to the official meeting report, the changes are intended to support the rollout of regulations on automated traffic fines enforced through video surveillance. Those rules were adopted by the Council of Ministers in April 2025. The new decree provides the technical framework needed to implement the system effectively.
The report said the new plates will be made of plexiglass and will include a QR code as a security and tracking feature. The aim is to ensure more reliable vehicle identification, seen as essential for deploying automated camera enforcement systems.
A matter of public revenue
The video-based fine system could be launched as early as this year. The government’s investment plan includes the purchase of a road surveillance and license plate recognition system, at a total estimated cost of nearly $2 million, to be funded over 2026 and 2027.
The reform could also help boost public revenue from traffic fines, a sector that has underperformed so far. In 2024, official data showed a collection rate of only 8.6%, with 2.59 billion Congolese francs raised out of an expected 30.22 billion. For the 2026 fiscal year, the finance law targets 17 billion Congolese francs in revenue, nearly six times higher.
The Council of Ministers document also outlined other changes linked to the new plates, which will be supplied by Belgian company Castillo Valere. These include replacing the code “CGO” with “COD.” Until now, the DRC had used the “CGO” code, an abbreviation associated with Congo-Brazzaville.
The Observatory of Public Expenditure (ODEP) and the Ligue congolaise de lutte contre la corruption (LICOCO) had previously criticised the former license plate supplier for the confusion.
Timothée Manoke