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Equipe Publication

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Le prix du ciment gris a augmenté à Mbuji-Mayi, chef-lieu du Kasaï Oriental. Selon des sources sur place, le sac de 50 kg se vend depuis le week-end dernier entre 30 et 32 dollars, soit près du double du prix pratiqué à Kinshasa et dans le Haut-Katanga. Cette fourchette représente une hausse de 20 % à 28 % par rapport aux 25 dollars enregistrés la semaine précédente.

D’après les mêmes sources, cette évolution est liée à une rareté du produit sur le marché local, consécutive à des perturbations de l’approvisionnement, notamment après l’effondrement du pont Katongoka dans la province du Haut-Lomami, sur un axe utilisé pour l’acheminement du ciment vers le Kasaï Oriental. La réduction des livraisons a entraîné des ruptures de stocks dans plusieurs dépôts de la ville.

Des tensions sur l’approvisionnement en ciment avaient déjà été observées auparavant. En juin 2025, le prix du sac était passé de 24 à 27 dollars à Mbuji-Mayi, en lien avec des ruptures de stocks dans les entrepôts et une demande soutenue de la part des entreprises de construction actives dans la province.

À cette période, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) avait évoqué des contraintes logistiques, notamment le blocage de tonnages en provenance du Grand Katanga, lié à une disponibilité limitée des wagons de la Société nationale des chemins de fer du Congo (SNCC).

En construction depuis août 2024, la cimenterie de Katanda devrait permettre de stabiliser le prix du ciment dans la province. D’une capacité annuelle de 300 000 tonnes, extensible à 1,2 million de tonnes, l’usine devait entrer en phase de production en février 2026. Mais, selon des informations recueillies sur place, ce n’est pas encore le cas.

Boaz Kabey

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La réhabilitation d’une section de la Route nationale n°18 (RN18) a été lancée le 9 février 2026 dans la province du Kwilu. Les travaux concernent un tronçon de 65 kilomètres reliant la localité de Petit-Kasaï à Bulungu, ainsi que sa variante vers la mission catholique de Vanga.

Ce projet s’inscrit dans le cadre du programme sino-congolais exécuté par la Société d’infrastructures sino-congolaise (SISC) et financé par la Sino-Congolaise des Mines (Sicomines). Il comprend le renforcement de la chaussée, l’aménagement des fossés et des systèmes de drainage, ainsi que la réparation et la consolidation des ouvrages de franchissement, tels que les ponts et passages d’eau, afin d’assurer la sécurité et la durabilité du tronçon. Objectif : améliorer la praticabilité de l’axe tout au long de l’année.

Les travaux sont réalisés par Sinohydro 14, sous-traitant de la SISC, et supervisés par l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT). Le lancement du chantier intervient après la visite, en juin 2025, d’une équipe d’ingénieurs de l’ACGT dans la région pour collecter des données techniques. Il répond également à des alertes locales sur l’état dégradé de la route et les risques d’érosion autour de Bulungu, qui menaçaient de rendre certaines portions impraticables, isolant ainsi des villages et compliquant l’accès aux services essentiels, notamment de santé et d’éducation.

En avril 2025, les élus de Bulungu avaient déjà attiré l’attention de l’Office des routes sur la dégradation de certains tronçons, en particulier le segment Kimbulu – hôpital général de référence de Vanga, long de 5 km, situé dans le secteur Kilunda. Les députés provinciaux, sous la signature de Serge Maseka Ndombe, vice-président de l’Assemblée provinciale du Kwilu, avaient sollicité un soutien financier et logistique pour l’entretien ou la réhabilitation de cette section, afin de faciliter l’accès des patients à l’hôpital et de soutenir le développement socio-économique.

Ce plaidoyer soulignait l’importance stratégique de ce segment routier pour l’évacuation des produits agricoles et l’accessibilité aux services essentiels dans le territoire de Bulungu. La RN18 constitue en effet un axe clé pour la mobilité dans cette zone, car elle relie la Route nationale n°1 (RN1) à des localités rurales isolées, facilitant ainsi la circulation des personnes, des biens et des produits agricoles vers les marchés régionaux.

Boaz Kabeya

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Le projet cuprifère de Butembo, bien que situé dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC), en proie à l’insécurité, vient d’être intégré à African Discovery Group (AFDG). Cette société, dont les actions sont négociées aux États-Unis, a annoncé avoir signé un contrat définitif de vente et d’achat d’actions avec Grabin Mining SAS, présentée comme détentrice du permis lié au projet de Butembo.

L’entreprise américaine indique que l’opération a été réalisée via une prise de contrôle inversée, un mécanisme par lequel une société déjà cotée intègre dans son périmètre un actif non coté, souvent en rémunérant les détenteurs de l’actif par l’émission d’actions. Dans son communiqué, AFDG affirme d’ailleurs que « des actions ont été émises aux détenteurs de la licence » et que « la propriété de l’intérêt minier est désormais détenue par l’entité domiciliée aux États-Unis ».

Autrement dit, le projet de Butembo est désormais logé dans une structure relevant de l’émetteur coté aux États-Unis, qui compte désormais dans son actionnariat les détenteurs de cet actif. Mais la transaction doit encore être validée par les autorités de régulation, notamment en RDC.

Une société cotée sur un marché moins encadré

AFDG est présente sur le marché américain OTC, un compartiment boursier moins encadré que les grandes places comme le NYSE ou le Nasdaq. Les documents publics disponibles montrent que l’entreprise a déjà changé d’orientation par le passé, avant de se repositionner sur les métaux.

Dans son communiqué, AFDG annonce également un changement d’identité et se présente désormais sous le nom de Copper Intelligence. L’entreprise affirme devenir « la première société indépendante liée à la RDC cotée aux États-Unis » et se positionne comme un véhicule dédié à l’acquisition et à l’exploration d’actifs cuprifères dans le pays.

La nouvelle équipe dirigeante est menée par Andrew Groves, présenté comme le fondateur de plusieurs sociétés minières sur le continent (Camec, African Platinum et Central African Gold) et dont toutes auraient été cédées avec succès. L’équipe compte aussi Aldo Cesano, qui revendique 40 ans d’expérience dans le développement minier et logistique en RDC, au Zimbabwe et en Afrique australe.

Un actif présenté comme prometteur

Le projet de Butembo est décrit par Copper Intelligence comme une opportunité d’exploration proche de la surface et à faible décapage. Il est situé à environ 50 km de la frontière, à proximité de la mine ougandaise de Kilembe, dont les réserves vérifiées sont estimées à 4 millions de tonnes. La société met en avant des échantillons à forte teneur (18 % de cuivre) et un accès revendiqué au rail.

Toutefois, les informations publiques ne permettent pas de confirmer l’existence d’une ressource minérale évaluée selon des standards internationaux, ni d’une réserve minière prouvée. Les communiqués ne précisent pas non plus le programme technique détaillé (forages, calendrier, budget) nécessaire pour valider le potentiel à une échelle industrielle.

Le passage de Butembo dans le giron d’une société cotée aux États-Unis peut néanmoins offrir davantage de visibilité et, potentiellement, faciliter des levées de fonds pour financer l’exploration. Il implique aussi une exposition accrue aux obligations de communication et aux attentes des investisseurs, même si celles-ci restent, sur le marché OTC, moins lourdes que sur les grandes places boursières.

« Nous sommes ravis d’acquérir ce statut en tant qu’entreprise américaine dédiée opérant en Afrique, agrégeant des actifs situés dans les gisements de cuivre parmi les plus riches au monde en RDC », a commenté le président de Copper Intelligence, Andrew Groves. Le chantier désormais attendu sera surtout technique : transformer un actif présenté comme prometteur en projet démontré, documenté et finançable, avec des données indépendantes permettant d’en apprécier la réalité économique.

Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya

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Commodities trader Mercuria announced on Feb. 9, 2026, "the completion of its first copper and cobalt transaction" with Entreprise Générale du Cobalt (EGC). The statement did not specify whether the deal involved a direct purchase, an offtake contract, or a marketing mandate.

The announcement indicated simply that the transaction involves its first export shipment of copper and cobalt, without disclosing volumes. "The copper cathodes are intended for shipment to either the United States of America, the United Arab Emirates or Saudi Arabia," the statement said, positioning the operation as an extension of the joint venture between Gécamines, EGC's sole shareholder, and Mercuria, announced in late 2025 and dedicated to trading critical minerals.

In November 2019, EGC was mandated to develop a responsible artisanal cobalt value chain in the Democratic Republic of Congo (DRC) by organizing and regulating artisanal and small-scale mining. In this capacity, the company holds a monopoly on the purchase, processing, refining, sale, and export of cobalt extracted by artisanal miners or artisanal mining companies in the country.

Strengthened by Export Quotas

This position was also strengthened by the cobalt export quota policy that took effect in the DRC on Oct. 16. Under this policy, EGC was allocated the fifth-largest export quota: 1,775 metric tons for 2025, and 5,640 metric tons for 2026 and 2027, subject to possible adjustments based on global market developments by the end of 2026 or prospects for local processing of cobalt hydroxide into higher-value products. Problems with the new export system in 2025 led to the rollover of that year's quotas into 2026. In total, EGC could export up to 7,415 metric tons of cobalt in 2026.

On Nov. 13 in Kolwezi, EGC presented its first production of 1,000 metric tons of artisanal cobalt, described as structured, ethical, and traceable. The copper cathodes mentioned in the transaction announced by Mercuria were reportedly produced from copper residues recovered after processing artisanal cobalt.

Also on Feb. 9, 2026, EGC and Trafigura, another commodities trader, announced they had agreed to "the first delivery of copper and cobalt to global markets via the Lobito Atlantic Railway (LAR)," without specifying either the quantity or the date. According to Franck Rogozin, Trafigura's head of metals and minerals for Africa, the aim is to "collaborate with EGC to facilitate the transport of copper and cobalt from responsible sources to global markets via the most efficient transport route from the DRC's Copperbelt."

Implementing the Partnership with the United States

Alongside Vecturis and Mota-Engil, Trafigura is a member of the LAR consortium, which has held since July 2022 a 30-year concession to operate and modernize the Angolan section of the Lobito corridor, 1,300 kilometers between the deep-water port of Lobito on Angola's Atlantic coast and the DRC border at Luau. In theory, this is the shortest route for exporting mining products from Kolwezi. But the roughly 450-kilometer Kolwezi-Luau line is in poor condition.

According to EGC's director general, Eric Kalala, the first copper shipment will go to U.S.-based customers, marking a tangible step in implementing the strategic partnership signed on Dec. 4 between Washington and Kinshasa in the critical minerals sector.

Under that agreement, Congolese state-owned companies must prioritize the U.S. market for their mining exports. The agreement also stipulates that over the next five years, 50% of copper, 30% of cobalt, and 90% of zinc marketed by these companies will transit through the Lobito corridor.

EGC and Trafigura have had a commercial agreement in place since 2020. The partnership provides financing to EGC to fulfill its mandate, in exchange for a portion of its cobalt hydroxide production. The companies have not disclosed the terms of the agreement. But in June 2022, in an open letter to the prime minister, a group of civil society organizations claimed the partnership involved financing of around $80 million for 50% of production, without further details.

Pierre Mukoko & Ronsard Luabeya

Le négociant de matières premières Mercuria a annoncé, le 9 février 2026, « la réalisation de sa première transaction de cuivre et de cobalt » avec l’Entreprise générale du cobalt (EGC). Le communiqué ne précise pas s’il s’agit d’un achat direct, d’un contrat d’enlèvement ou d’un mandat de commercialisation.

Le texte indique simplement que cette transaction vise une « première exportation de cuivre et de cobalt », sans en dévoiler les quantités. « Les cathodes de cuivre sont destinées à être expédiées vers les États-Unis d’Amérique, les Émirats arabes unis ou l’Arabie saoudite », précise le communiqué, qui situe cette opération dans le prolongement de la joint-venture entre la Gécamines — actionnaire unique d’EGC — et Mercuria, annoncée fin 2025 et dédiée au négoce des minerais critiques.

En novembre 2019, EGC s’est vu confier la mission de développer une chaîne de valeur responsable du cobalt artisanal en République démocratique du Congo (RDC), en organisant et en encadrant l’exploitation minière artisanale et à petite échelle. À ce titre, l’entreprise détient le monopole de l’achat, du traitement, de la transformation, de la vente et de l’exportation du cobalt extrait par des mineurs artisanaux ou des entreprises minières artisanales dans le pays.

Renforcé par les quotas d’exportation

Cette position a également été renforcée par la politique des quotas à l’exportation du cobalt, en vigueur en RDC depuis le 16 octobre dernier. Dans le cadre de cette politique, EGC dispose du cinquième volume le plus important à exporter : 1 775 tonnes pour 2025, et 5 640 tonnes pour 2026 et 2027, sous réserve d’ajustements possibles en fonction de l’évolution du marché mondial d’ici fin 2026 ou des perspectives de transformation locale de l’hydroxyde de cobalt en produits à plus forte valeur ajoutée. Les difficultés rencontrées par le nouveau système d’exportation en 2025 ont conduit au report, sur 2026, des quotas de cette année-là. Au total, EGC pourrait ainsi exporter jusqu’à 7 415 tonnes de cobalt en 2026.

EGC a présenté, le 13 novembre dernier à Kolwezi, sa première production de 1 000 tonnes de cobalt artisanal, qualifiée de « structurée, éthique et traçable ». Les cathodes de cuivre évoquées dans la transaction annoncée par Mercuria auraient, quant à elles, été produites à partir de résidus de cuivre récupérés après traitement du cobalt artisanal.

Toujours le 9 février 2026, EGC et Trafigura, autre négociant de matières premières, ont annoncé avoir convenu de « la première livraison de cuivre et de cobalt vers les marchés mondiaux via le Lobito Atlantic Railway (LAR) », sans préciser ni la quantité ni la date. Selon Franck Rogozin, responsable métaux et minéraux pour l’Afrique chez Trafigura, il s’agit de « collaborer avec EGC afin de faciliter l'acheminement de cuivre et de cobalt issus de sources responsables vers les marchés mondiaux via la voie de transport la plus efficace depuis la Copperbelt de la RDC ».

Mise en œuvre du partenariat avec les États-Unis

Aux côtés de Vecturis et Mota-Engil, Trafigura est membre du consortium LAR, titulaire depuis juillet 2022 d’une concession de 30 ans pour l’exploitation et la modernisation de la section angolaise du corridor de Lobito, soit 1 300 kilomètres entre le port en eau profonde de Lobito, sur la côte atlantique de l’Angola, et la frontière de la RDC à Luau. Cette voie est théoriquement la plus courte pour exporter les produits miniers depuis Kolwezi. Mais la ligne Kolwezi–Luau, longue d’environ 450 kilomètres, n’est pas en bon état.

Selon le directeur général d’EGC, Eric Kalala, la première cargaison de cuivre sera destinée à des clients basés aux États-Unis, marquant une étape concrète dans la mise en œuvre du partenariat stratégique signé le 4 décembre entre Washington et Kinshasa dans le secteur des minerais critiques.

Selon cet accord, les entreprises publiques congolaises doivent prioriser le marché américain pour la commercialisation de leurs produits miniers. L’accord prévoit également que, au cours des cinq prochaines années, 50 % du cuivre, 30 % du cobalt et 90 % du zinc commercialisés par ces entreprises transiteront par le corridor de Lobito.

Depuis 2020, un accord commercial lie déjà EGC et Trafigura. Ce partenariat prévoit que Trafigura fournisse des financements à EGC pour assurer sa mission, en contrepartie d’une partie de sa production d’hydroxyde de cobalt. Les parties n’ont jamais révélé les détails de cet accord. Mais en juin 2022, dans une lettre ouverte au Premier ministre, un groupe d’organisations de la société civile a affirmé que ce partenariat portait sur un financement d’environ 80 millions de dollars pour 50 % de la production, sans plus de précisions.

Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya

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In a Jan. 30, 2026 letter to the head of the Directorate General of Customs and Excise (DGDA), Hydrocarbons Minister Acacia Bandubola Mbongo alleged “massive and organized” customs fraud involving finished petroleum products in the southern zone of the Democratic Republic of Congo.

In the letter, the former land affairs minister, who served from May 2024 to August 2025, said that of nearly 2 million cubic meters of fuel imported via the southern route in 2025, only half was properly cleared. The remainder allegedly entered the country without payment of required duties and taxes, resulting in an estimated shortfall of nearly $800 million for the public treasury.

Some industry players dispute that assessment, arguing it assumes that all finished petroleum products imported through the southern corridor were destined exclusively for the mining sector. They note that the 2025 finance law, under Article 22, removed import duty and VAT exemptions specifically for road and aviation fuels, including gasoline, kerosene, diesel, fuel oil, lamp oil and LPG, used in mining activities or sold to mining companies and their subcontractors. Moreover, the provision only took effect in August 2025 and therefore could not apply to the entire year.

To enforce the measure, mining companies are now required to procure fuel under customs supervision and to use products marked under a specific identification system designed to distinguish them from fuel sold at service stations, which remains exempt from import taxes.

Long-standing suspicions

Some mining operators, however, are accused of attempting to circumvent the system, including by resisting surprise inspections conducted by the Marking Brigade, which monitors compliance. In a Sept. 13, 2025 statement, the Federation of Congolese Enterprises said the DGDA had observed what it described as an excessive increase in volumes of petroleum products declared for domestic consumption in Haut-Katanga, reinforcing suspicions that some operators were bypassing the requirement to source fuel under customs supervision.

In her letter, the hydrocarbons minister also alleged that certain DGDA departments were complicit in the fraudulent practices. She said her ministry had documented a system built on mechanisms designed to circumvent customs procedures.

As an example, she cited the Jan. 16, 2026 seizure of three tanker trucks carrying unmarked fuel. According to the hydrocarbons administration, the products initially attributed to Vexhor were transferred under customs supervision to Panda International Congo on Jan. 9, 2026. The transfer was allegedly authorized by the deputy director of the DGDA customs brigade in Haut-Katanga, who is also accused of transmitting sensitive information to the operator and exposing field agents to reprisals.

The minister further questioned the DGDA’s response, noting that as the authority responsible for managing the SIDONIA customs system, it would have had access to data revealing discrepancies. She raised concerns over the absence of formal complaints, internal alerts or visible disciplinary action given the scale of the alleged incidents.

She called in particular for the precautionary suspension of the officials cited and for the publication of a detailed report on the matter.

Timothée Manoke 

Dans un courrier adressé, le 30 janvier 2026, au directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), la ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola Mbongo, dénonce une fraude douanière « massive et organisée » sur les produits pétroliers finis dans la zone Sud de la République démocratique du Congo.

Dans sa correspondance, l’ancienne ministre des Affaires foncières (mai 2024–août 2025) révèle que, sur près de 2 millions de mètres cubes de carburants importés par la voie Sud en 2025, seule la moitié aurait été régulièrement dédouanée. L’autre moitié serait entrée sur le territoire national sans acquittement des droits et taxes dus, générant un manque à gagner estimé à près de 800 millions de dollars pour le Trésor public.

Cette conclusion est toutefois jugée problématique par certains acteurs du secteur. Elle suppose en effet que l’ensemble des produits pétroliers finis importés par la voie Sud seraient exclusivement destinés au secteur minier. En effet, ce sont précisément les carburants terrestres et d’aviation (essence, kérosène, gasoil, fuel, pétrole lampant, GPL) destinés à l’activité minière, ou cédés aux entreprises minières et à leurs sous-traitants, qui ont été exclus de toute exonération de droits et taxes à l’importation (droits de douane et de TVA) par la loi de finances 2025 (article 22). En plus, cette disposition, entrée en vigueur en août 2025, ne pouvait s’appliquer sur l’ensemble de l’année.

Pour garantir l’application de cette nouvelle mesure, les sociétés minières sont désormais tenues de s’approvisionner sous douane et d’utiliser des carburants soumis à un marquage spécifique, destiné à les distinguer des produits vendus en stations-service, qui demeurent exonérés des taxes à l’importation.

Soupçons anciens

Cependant, certains opérateurs miniers sont accusés de contourner le dispositif, en s’opposant notamment aux contrôles inopinés menés par la Brigade de marquage, chargée de vérifier leur conformité. Dans un communiqué publié le 13 septembre 2025, la Fédération des entreprises du Congo (FEC) indiquait que la DGDA avait relevé une hausse jugée excessive des volumes de produits pétroliers déclarés pour la consommation domestique dans le Haut-Katanga, renforçant les soupçons de contournement des règles imposant un approvisionnement sous douane des sociétés minières.

Dans son courrier, la ministre des Hydrocarbures estime par ailleurs que ces pratiques frauduleuses se déroulent avec la complicité de certains services de la DGDA. Elle affirme que ses services ont documenté un système reposant sur des mécanismes de contournement des procédures douanières.

À titre illustratif, la correspondance fait état d’événements survenus le 16 janvier 2026, avec l’appréhension de trois camions-citernes transportant du carburant non marqué. Selon l’administration des Hydrocarbures, ces produits, initialement attribués à la société Vexhor, auraient fait l’objet d’une cession sous douane en faveur de Panda International Congo le 9 janvier 2026. L’autorisation de cette cession aurait été signée par le sous-directeur de la Brigade douanière de la DGDA dans le Haut-Katanga, un responsable également accusé d’avoir transmis des informations sensibles à l’opérateur mis en cause, exposant ainsi les agents de terrain à des représailles.

Enfin, la ministre s’interroge sur le silence de la DGDA, en tant que propriétaire et gestionnaire du système SIDONIA, lequel aurait mis en évidence ces écarts dans les données douanières. Elle questionne l’absence de dénonciations officielles, d’alertes internes et de mesures disciplinaires visibles face à l’ampleur des faits relevés. À ce titre, elle sollicite notamment la suspension préventive des agents cités ainsi que la production d’un rapport circonstancié et rendu public sur cette affaire.

Timothée Manoke 

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Finance ministers from the Democratic Republic of Congo (DRC) and the Republic of Congo are set to sign a bilateral agreement on Feb. 12, 2026, establishing a special tax regime for the construction and operation of the Kinshasa-Brazzaville road-rail bridge.

The announcement followed technical meetings in Kinshasa held to finalise the documents. The project was officially launched on Feb. 3 by Jean-Claude Mido Mbuete, deputy director-general of the Congolese Agency for Major Works (ACGT), and was described as a key step toward implementation.

Today we have a harmonised tax and customs framework for this project. We also have a bilateral agreement establishing that framework, which will allow us to relaunch the call for tenders for the Congo River road-rail bridge between Brazzaville and Kinshasa in the coming days,” said Caddy Elisabeth Ndala, head of the Brazzaville delegation, after the meetings.

The absence of a dedicated tax regime had delayed the selection of a concessionaire. The signing of the bilateral agreement is expected to restart the process.

According to Congolese authorities in Brazzaville, the tender had initially been scheduled for June, followed by the selection of a partner in September 2025 and the opening of negotiations with the chosen concessionaire to reach financial close. Authorities on both sides of the river had said construction would be officially launched before the end of the year.

A project valued at more than $700 million

Technical assessments put the cost of the project at around $700 million. This should be seen as a first phase, as additional components are expected to be added over time,” Alexis Gisaro, then DRC minister of Infrastructure and Public Works, said in January last year. In 2017, the African Development Bank (AfDB) estimated the cost of the project at $550 million.

The road-rail bridge, designed to link the two closest capital cities in the world, is among the major infrastructure projects aimed at boosting regional integration under the New Partnership for Africa’s Development (NEPAD). It is also a strategic link along the Tripoli–Windhoek transport corridor, which runs through Chad, Cameroon, the two Congos and Angola.

Project coordination and implementation have been assigned to the Economic Community of Central African States (ECCAS). Feasibility studies have already been completed and were financed by the AfDB and the two Congolese states.

First proposed in the 1990s under former Zaire president Mobutu Sese Seko, the project involves the construction of a 1,575-metre toll bridge across the Congo River. It will include a railway line, a roadway with pedestrian access and a border control post on each bank.

Once completed, the bridge is expected to ease mobility and trade between the two cities, which are currently linked only by river transport. Annual passenger traffic is projected to rise from 750,000 to more than 3 million, while freight volumes are expected to increase from 340,000 to nearly 2 million tonnes.

Boaz Kabeya

Les ministres des Finances de la République démocratique du Congo (RDC) et de la République du Congo doivent signer, le 12 février 2026, un accord bilatéral établissant le régime fiscal particulier qui sera appliqué à la construction et à l’exploitation du pont rail-route Kinshasa–Brazzaville.

L’information a été annoncée à l’issue des assises techniques tenues à Kinshasa pour finaliser les documents. Ces travaux, officiellement lancés le 3 février par le directeur général adjoint de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), Jean-Claude Mido Mbuete, ont été présentés comme une nouvelle étape vers la concrétisation du projet.

« Aujourd’hui, nous avons un régime fiscal et douanier harmonisé pour ce projet. Nous avons également un accord bilatéral qui vient consacrer ce régime fiscal et douanier pour nous permettre, dans les prochains jours, de relancer la demande de propositions en ce qui concerne le projet pont-route-rail sur le fleuve Congo entre les villes de Brazzaville et de Kinshasa », a expliqué Caddy Elisabeth Ndala, cheffe de la délégation de Brazzaville, à l’issue des travaux.

À l’analyse, la nécessité d’un régime fiscal dédié aurait retardé le processus de sélection du concessionnaire. La signature de l’accord bilatéral consacrant ce régime fiscal devrait donc relancer la procédure.

Selon les informations communiquées par Brazzaville au début de l’année dernière, l’appel d’offres aurait dû intervenir en juin, puis la sélection du partenaire en septembre 2025, suivie de l’ouverture des discussions avec le concessionnaire retenu en vue du closing financier. Les autorités des deux rives annonçaient d’ailleurs un lancement officiel des travaux avant la fin de l’année.

Un projet de plus 700 millions de dollars

« Les évaluations techniques portent le coût de ce projet autour de 700 millions de dollars. Mais il faut savoir qu’il s’agit d’une première étape, car le projet est appelé à évoluer. D’autres projets viendront s’arrimer à ce projet principal », a indiqué, en janvier de l’année dernière, Alexis Gisaro, alors ministre des Infrastructures et des Travaux publics de la RDC. En 2017, la Banque africaine de développement (BAD) pour sa part estimait le coût de l’infrastructure à 550 millions de dollars.

Le projet de pont-route-rail destiné à relier les deux capitales les plus proches au monde fait partie des infrastructures majeures censées stimuler l’intégration régionale dans le cadre du NEPAD. Il figure également parmi les maillons stratégiques du système de transport le long du corridor Tripoli–Windhoek, qui traverse le Tchad, le Cameroun, les deux Congo et l’Angola. La coordination et l’exécution du projet ont été confiées au Secrétariat général (devenu Commission) de la CEEAC, tandis que les études de faisabilité déjà réalisées ont été financées par la BAD et les deux États congolais.

Selon les détails techniques dévoilés initialement, ce projet — initié dans les années 1990 sous Mobutu Sese Seko — consiste en la construction d’un pont à péage de 1,575 km de long au-dessus du fleuve Congo. Il devrait comprendre, entre autres, une voie ferrée, une route avec des passages piétons, ainsi qu’un poste de contrôle frontalier de chaque côté.

À terme, le projet devrait faciliter la mobilité et les échanges entre les deux villes, actuellement reliées par voie fluviale. Il était projeté une progression du trafic annuel de personnes de 750 000 à plus de 3 millions et du fret de 340 000 à près de 2 millions de tonnes.

Boaz Kabeya

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The Kibali gold mine in northeastern Democratic Republic of Congo reported revenue of $2.3 billion in 2025, according to figures published by operator Barrick Mining.

In its annual results released on Feb. 5, 2026, the Canadian miner said its share of revenue from Kibali, based on its 45% stake, totalled $1.04 billion last year. On a 100% basis, the mine generated about $2.3 billion in revenue.

It was the first time since industrial-scale operations began in 2014 that Kibali’s revenue exceeded $2 billion. Revenue rose 40% from 2024, which had already been a record year.

The increase came despite lower production. Kibali produced about 673,000 ounces of gold in 2025, down from nearly 687,000 ounces in 2024, a 2% decline following a 10% drop the previous year. Output also fell short of the mine’s annual target of at least 688,000 ounces.

Barrick attributed the shortfall to lower ore grades and reduced volumes mined from its highest-grade underground zones. Production was also disrupted in the fourth quarter by a fatal accident that led to a temporary shutdown of some operations and weighed on year-end output.

Gold prices offset lower output

The revenue growth was largely driven by higher gold prices. In 2025, Barrick’s average realised gold price rose to $112,210 per kilogram, up 45% from $77,300 in 2024.

According to the World Gold Council, the average annual gold price climbed 44% to $110,280 per kilogram in 2025, supported by strong demand and a geopolitical and financial environment favourable to the metal.

Higher prices boosted Kibali’s contribution to Barrick’s earnings. Despite a 13% increase in costs, the mine contributed $527 million to group results, up from $316 million in 2024, a 67% increase.

The contribution had already risen 30% the previous year, underlining Kibali’s strategic importance within Barrick’s portfolio. The results also benefit the mine’s other shareholders, AngloGold Ashanti, which holds 45%, and state-owned miner Sokimo, with 10%.

For 2026, Barrick forecast Kibali production of between 600,000 and 688,889 ounces, compared with guidance of 688,000 to 755,000 ounces last year, pointing to a possible further decline. The company said output would depend on geological conditions as well as ongoing maintenance and development work.

Kibali is expected to continue generating strong revenue, reinforcing its role as a key contributor to Barrick’s African operations. Gold prices have remained elevated, with the metal trading above $5,000 an ounce in January. Deutsche Bank, UBS and JPMorgan forecast prices could reach $6,000 an ounce by the end of the year.

Pierre Mukoko

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