Facebook Bankable LinkedIn Bankable
Twitter Bankable WhatsApp Bankable
Bankable
Bankable
Equipe Publication

Equipe Publication

Mining companies operating in the Democratic Republic of Congo have until July 31, 2026, to allocate 5% of their equity to Congolese employees, according to a letter dated January 30, 2026, from Mines Minister Louis Watum Kabamba.

By that deadline, companies must submit evidence of compliance to the ministry, including updated articles of association, shareholder agreements, an up to date shareholder or member register, and any other legally valid documentation in line with Congolese law and the OHADA Uniform Acts.

The minister said the measure is based on provisions of the Mining Code, notably Article 71 bis, Article 144 bis of the Mining Regulations, and related legislation. These require mining companies to ensure at least 10% ownership by Congolese individuals. Five percent must be allocated to one or more Congolese shareholders and 5% to the workforce. Compliance is a prerequisite for obtaining an operating permit.

No mining company has yet met this requirement, which was introduced in the 2018 revision of the Mining Code, according to a 2022 report by the African Natural Resources Observatory. The report, titled The Establishment of Headquarters and Congolese Participation in Mining Companies’ Share Capital, said implementation has been hindered by a lack of awareness among employees, the absence of support policies, limited access to financing and training, insufficient information, and weak incentives to encourage Congolese investment in the sector.

The government plans to enforce a similar provision in the telecommunications sector. At a Council of Ministers meeting on January 30, 2026, President Félix Tshisekedi instructed the minister of posts and telecommunications and the Postal and Telecommunications Regulatory Authority of Congo to engage with telecoms companies to establish procedures for allocating 5% of their equity to Congolese employees.

According to the presidency, the continued failure to implement the measure denies workers a right guaranteed by law, entrenches imbalances in corporate governance, and weakens social dialogue within the companies concerned.

Ronsard Luabeya

Les entreprises minières opérant en République démocratique du Congo (RDC) ont jusqu’au 31 juillet 2026 pour céder 5 % de leur capital à leurs employés congolais. Ce moratoire est contenu dans une correspondance datée du 30 janvier 2026, adressée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, aux sociétés concernées.

Au plus tard le 31 juillet, elles doivent transmettre au cabinet du ministre les preuves attestant de leur conformité à cette exigence légale : statuts actualisés, pactes d’actionnaires, registre des actionnaires ou des associés régulièrement tenu, ainsi que tout autre document juridiquement probant, conforme à la législation congolaise et aux Actes uniformes de l’OHADA.

Selon le ministre, cette mesure découle des dispositions du Code minier, notamment l’article 71 bis, de l’article 144 bis du Règlement minier, ainsi que d’autres textes applicables. Ces dispositions exigent la participation de personnes physiques congolaises à hauteur d’au moins 10 % du capital pour constituer une société minière : 5 % sont attribués à un ou plusieurs Congolais capables d’acquérir des parts ou actions, et 5 % à la masse des employés de l’entreprise. Cette obligation fait partie des conditions à remplir pour solliciter un permis d’exploitation.

Aucune entreprise minière ne se serait encore conformée à cette disposition, introduite dans le Code minier lors de sa révision de mars 2018, affirmait l’Observatoire africain des ressources naturelles (Afrewatch) dans un rapport publié en 2022. Intitulé « La construction des sièges sociaux et la participation des Congolais aux capitaux sociaux des entreprises minières », ce document souligne que l’application de la mesure est freinée par l’ignorance des salariés, l’absence de politiques d’accompagnement, de financements, de formations, d’informations accessibles et de mesures incitatives favorisant l’investissement des Congolais dans le secteur minier.

Le gouvernement veut également faire appliquer une disposition similaire dans le secteur des télécommunications. Lors du Conseil des ministres du 30 janvier 2026, le président Félix Tshisekedi a instruit le ministre des Postes et Télécommunications et l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) d’engager des échanges avec les entreprises du secteur en vue de définir les modalités de cession de 5 % de leur capital aux salariés congolais.

Pour le chef de l’État, la non-application persistante de cette mesure, qualifiée d’« anomalie juridique et sociale », prive les travailleurs d’un droit légalement reconnu, maintient des déséquilibres dans la gouvernance des entreprises concernées et affaiblit le dialogue social.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

Télécoms : la RDC veut appliquer la règle des 5 % du capital réservés aux salariés congolais

The Kinsuka hydroelectric power plant project, developed by the Kinsuka Power joint venture between Great Lakes Energy, owned by entrepreneur Yves Kabongo, and Forrest Group subsidiary Congo Énergie, has secured all required regulatory approvals for electricity generation. The announcement was made by Minister of Hydraulic Resources and Electricity Aimé Molendo Sakombi during a briefing at the Council of Ministers meeting on February 6, 2026.

The minister, however, called for government backing to facilitate the final steps needed to move the project into construction, without elaborating. These may include site preparation, financial close, or tax exemptions for the import of machinery and equipment. Total investment in the project is estimated at around $2.8 billion, with construction expected to take five years.

The project involves the construction of a hydroelectric power plant on Kwidi Island in Kongo Central province. Feasibility studies conducted by Tractebel and validated in 2018 provide for the installation of 12 turbines, each with a capacity of 75 MW, for total installed capacity of 900 MW and average annual output estimated at 7,450 GWh.

Of the electricity generated, around 600 MW is expected to be supplied to mining companies via new high-voltage transmission lines to be developed by Great Lakes Energy, while the remaining 300 MW will be allocated to supply Kinshasa.

According to the minister, the project is intended to address several of the country’s structural challenges. It aims to reduce Kinshasa’s chronic power deficit by improving electricity availability and reliability for households, public services, and economic activity, strengthen national energy security by expanding generation capacity from a renewable and competitive source, and support the objectives of the DRC Energy Compact by accelerating electricity access and economic growth.

Ronsard Luabeya

Le projet de centrale hydroélectrique de Kinsuka, développé par la joint-venture Kinsuka Power réunissant Great Lakes Energy, de l’entrepreneur Yves Kabongo, et le groupe Forrest via sa filiale Congo Énergie, a franchi « l’ensemble des étapes administratives requises en vue de la production d’énergie électrique ». L’information provient d’une note présentée par le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi, lors du Conseil des ministres du 6 février 2026.

Le ministre a toutefois sollicité l’accompagnement du gouvernement « pour faciliter la réalisation des étapes menant au lancement effectif des travaux », sans les détailler. Il pourrait s’agir notamment de la libération du site, du closing financier ou encore d’exonérations fiscales pour l’importation des machines et du matériel. Selon lui, le coût global de l’investissement est évalué à environ 2,8 milliards de dollars, pour un délai de réalisation estimé à cinq ans.

Le projet prévoit la construction d’une centrale hydroélectrique sur l’île de Kwidi, dans la province du Kongo Central. Les études de faisabilité, réalisées par le cabinet Tractebel et validées depuis 2018, prévoient l’installation de 12 turbines d’une capacité unitaire de 75 MW, pour une puissance installée totale de 900 MW, et une production annuelle moyenne estimée à 7 450 GWh. Selon les projections, environ 600 MW de l’énergie produite devraient être destinés aux groupes miniers, via de nouvelles lignes à haute tension développées par Great Lakes Energy, tandis que 300 MW seraient affectés à l’approvisionnement de la ville de Kinshasa.

Selon le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, le projet répond à des « enjeux majeurs pour le pays ». Il vise à réduire le déficit énergétique structurel de Kinshasa en améliorant la disponibilité et la stabilité de l’électricité pour les ménages, les services publics et les activités économiques ; à renforcer la sécurité énergétique nationale en augmentant les capacités de production à partir d’une source renouvelable et compétitive ; et s’aligne sur les objectifs du Compact énergétique RDC, en tant que projet structurant susceptible d’accélérer l’accès à l’électricité et de soutenir la croissance économique.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

Kongo Central : les besoins du projet d’Asia Minerals projetés à plus de 300 MW

Électricité : Kinshasa menacée de coupure massive, des travaux d’urgence lancés

On February 7, 2026, Agriculture and Food Security Minister Muhindo Nzangi Butondo signed a Memorandum of Understanding (MoU) with Greek firm Géothermiki for technical studies to establish agropoles across the country.

The Greek firm will support the Ministry of Agriculture and Food Security in conducting the technical studies needed to set up pilot sites in several provinces, ahead of a gradual nationwide rollout, the ministry said. The MoU will need to be followed by the signing of a formal public contract.

Founded in 1996, Géothermiki Hellas operates in the agricultural sector and specializes in the dehydration and processing of fruits and vegetables.

The Congolese government has stepped up initiatives in recent months aimed at organizing and modernizing the agricultural sector. Last August, the Ministry of Industry signed a protocol agreement with ETIC International Africa Holdings Ltd to develop an agropole in Tshopo province. No public update has been provided on progress since that agreement was signed.

In July, the Ministry of Agriculture organized “Agropole Days” in Kinshasa to promote a new agricultural strategy and highlight the role of agropoles in boosting agricultural production and processing.

Separately, the DRC signed another international cooperation agreement with Ukraine in January 2026 covering agriculture, food and nutrition. The agreement was concluded in Berlin during the Global Forum for Food and Agriculture and includes provisions for the transfer of agricultural technologies to boost productivity and strengthen local agricultural value chains.

Boaz Kabeya

Transport Minister Jean-Pierre Bemba said preparations were underway for an international tender to rehabilitate the Tenke-Kolwezi-Dilolo rail section, scheduled for April 2026, with construction expected to begin in the final quarter of the year.

The announcement was made at the first Lobito Corridor coordination meeting, held on February 5, 2025, in Luanda, Angola.

According to feasibility studies presented last September by a delegation of experts from the European Union and the United States, the rehabilitation of the Dilolo-Kolwezi-Tenke railway line—the Congolese segment of the corridor—will require between $400 million and $410 million in investment, in addition to maintenance costs estimated at $180 million over a ten-year period.

The government has yet to specify the project’s delivery structure, though a public-private partnership (PPP) is under consideration. Officials said the Democratic Republic of Congo has initiated institutional reforms aimed at establishing a PPP framework aligned with international standards.

Officials also confirmed that the World Bank will coordinate the project’s financial and technical structuring. The Bretton Woods institution has been appointed lead arranger by the DRC and has committed $500 million in financing.

Emergency repairs underway

Pending full-scale rehabilitation, Bemba said emergency repairs are being carried out on nearly 80 kilometres of critical sections to maintain rail operations.

Meanwhile, feasibility studies are continuing on the Tenke-Lubumbashi-Sakania section, with World Bank support. A call for co-financing has been launched for this stretch. According to the studies presented last September, extending the line to the Zambian border will require at least $690 million in investment.

In a statement released on December 5, the U.S. International Development Finance Corporation (DFC) said it had issued a letter of intent to Mota-Engil, signalling its willingness to finance the rehabilitation, operation and transfer of the Dilolo-Sakania railway line for more than $1 billion.

Mota-Engil is part of the Lobito Atlantic Railway (LAR) consortium, alongside Trafigura and Vecturis. The consortium has held a 30-year concession since July 2022 to operate and modernise the Angolan section of the corridor.

Ronsard Luabeya

Le ministre de l’Agriculture et Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi Butondo, a signé, le 7 février 2026, un Mémorandum d’entente (MoU) avec la firme grecque Géothermiki, pour la réalisation des études techniques nécessaires à l’installation des agropoles à travers le pays.

« Forte d’une expertise reconnue dans ce domaine, la firme grecque accompagnera le ministère de l’Agriculture et Sécurité alimentaire dans la réalisation, à bref délai, des études techniques nécessaires à l’installation de sites pilotes dans plusieurs provinces, avant un déploiement progressif à l’échelle nationale », explique le ministère. Mais avant, les partie devraient d’abord signer un marché public en bonne et due forme.

Fondée en 1996, la firme grecque Géothermiki Hellas se présente comme active dans le secteur agricole et spécialisée dans la déshydratation et la transformation de fruits et légumes.

Le gouvernement congolais a multiplié ces derniers mois les initiatives visant à structurer et moderniser le secteur agricole. En août dernier, le ministère de l’Industrie avait signé un protocole d’accord avec la société ETIC International Africa Holdings Ltd, en vue de développer un agropole dans la province de la Tshopo. On ignore s’il y a eu une évolution depuis la signature de ce document.

En juillet dernier, le ministère de l’Agriculture avait organisé les « Journées Agropoles » à Kinshasa, un événement visant à promouvoir une nouvelle stratégie agricole et à sensibiliser sur l’importance des agropoles pour améliorer la production et la transformation agricoles.

Par ailleurs, la RDC a récemment signé, en janvier 2026, un autre accord de coopération internationale avec l’Ukraine, centré sur l’agriculture, l’alimentation et la nutrition. Cet accord bilatéral a été conclu à Berlin dans le cadre du Global Forum for Food and Agriculture et prévoit notamment le transfert de technologies agricoles pour accroître la productivité et renforcer les chaînes de production et de transformation locales.

Boaz Kabeya

Lire aussi :

Tshopo : un agropole de 100 000 hectares en projet avec ETIC International Africa Holdings 

Le ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, a annoncé la préparation d’un appel d’offres international prévu pour avril 2026, en vue de la réhabilitation du tronçon Tenke–Kolwezi–Dilolo, avec un démarrage effectif des travaux attendu au dernier trimestre de la même année. L’annonce est intervenue à l’occasion de la première réunion de coordination du corridor de Lobito, tenue le 5 février 2025 à Luanda, en Angola.

Selon les conclusions des études de faisabilité présentées en septembre dernier par une délégation d’experts de l’Union européenne et des États-Unis, la réhabilitation de la ligne ferroviaire Dilolo–Kolwezi–Tenke, segment congolais du corridor, nécessitera un investissement compris entre 400 et 410 millions de dollars, ainsi que des coûts d’entretien estimés à 180 millions de dollars sur dix ans.

Pour l’heure, la modalité retenue par l’État pour exécuter ces travaux n’est pas connue, mais l’option d’un partenariat public-privé (PPP) est évoquée. Au cours de la même réunion, il a été indiqué que la RDC avait engagé des réformes institutionnelles afin de structurer un PPP conforme aux standards internationaux.

À la même occasion, il a également été précisé que la Banque mondiale coordonnerait le montage financier et technique du projet. L’institution de Bretton Woods a, en effet, été désignée « lead arranger » par la RDC. Elle a par ailleurs confirmé un financement de 500 millions de dollars pour le projet.

Travaux d’urgence

En attendant la concrétisation de ce chantier, Jean-Pierre Bemba a indiqué que des travaux d’urgence étaient en cours sur près de 80 km de zones critiques, afin de garantir la continuité du trafic.

Parallèlement, les études de faisabilité se poursuivent sur le tronçon Tenke–Lubumbashi–Sakania, avec l’appui de la Banque mondiale. Un appel au cofinancement de cette section a été lancé. D’après les études de faisabilité présentées en septembre dernier, son extension jusqu’à la frontière zambienne nécessiterait un investissement d’au moins 690 millions de dollars.

Dans un communiqué publié le 5 décembre dernier, l’U.S. International Development Finance Corporation (DFC) a annoncé avoir émis une lettre d’intention à Mota-Engil, signalant sa disponibilité à financer « la réhabilitation, l’exploitation et le transfert de la ligne ferroviaire Dilolo–Sakania » pour un montant de plus d’un milliard de dollars.

Avec Trafigura et Vecturis, Mota-Engil forme le consortium Lobito Atlantic Railway (LAR), titulaire depuis juillet 2022 d’une concession de 30 ans pour l’exploitation et la modernisation de la section angolaise du corridor.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

Corridor de Lobito : Mota Engil pressentie pour la ligne Dilolo–Sakania

Corridor de Lobito : plus 400 millions $ pour réhabiliter la ligne Dilolo–Kolwezi–Tenke

The Democratic Republic of Congo’s state electricity utility, SNEL, has launched a call for expressions of interest to hire a firm to migrate its commercial management application to a web-based platform. The project aims to transform the tool currently used to manage low-voltage customers into an internet-accessible solution, as part of a broader modernization of the company’s commercial management system.

The initiative follows a call for expressions of interest signed on Jan. 26, 2026, by SNEL’s Director General, Teddy Lwamba Muba, and published on the website of the Public Procurement Regulatory Authority (ARMP). In the document, SNEL cites technical limitations of the existing application, known as GCOWEB-BT, as the main justification for the project.

According to the notice, the software must be installed individually on each workstation, with updates carried out computer by computer, a process described as time-consuming. The document also points to high memory and resource usage, which can affect performance during routine management operations and billing calculations. It further highlights accessibility constraints. The application reportedly works only on the workstation where it is installed, cannot be accessed from other devices such as tablets or smartphones, and shows inconsistent performance on operating systems other than Windows.

Against this backdrop, SNEL plans to migrate to a web-based application that would be accessible wherever an internet connection is available, while improving performance, ergonomics, and functionality. The document highlights an approach that would allow centralized deployment and maintenance, as well as easier integration with other systems.

A multi-million-dollar challenge

According to SNEL’s latest available detailed report for the 2022 fiscal year, reviewed in hard copy, low-voltage customers accounted for around 16.6% of revenue, or $124.8 million, out of total turnover of $752 million. The same report puts the number of low-voltage customers at nearly 797,600, representing about 99% of the customer base. These figures underscore the importance of management tools better suited to this portfolio.

At this stage, the notice does not disclose the cost of the project but states that the estimated duration of the assignment is eight calendar months. Most of the work will be carried out at SNEL’s headquarters in Kinshasa, with a planned rollout across all provinces served by the utility. Candidate firms must demonstrate proven experience, including at least five years of activity and a minimum of two similar assignments completed over the past three years.

In terms of expected outcomes, SNEL highlights gains in accessibility and performance. The impact analysis outlined in the 2022 report also points to potential improvements in operational reliability and traceability, while identifying risks related in particular to data migration, cybersecurity, and staff adoption of the new system.

Applications must be submitted to SNEL’s Procurement and Markets Department in Kinshasa/Gombe no later than March 3, 2026, at 2 p.m. local time, in accordance with the terms set out in the notice published by the ARMP.

Timothée Manoke

La Société nationale d’électricité (SNEL) a lancé une procédure en vue de recruter un cabinet chargé de « la webisation de l’application de gestion commerciale » de l’entreprise. L’objectif est de transformer l’outil actuellement utilisé pour la gestion de la clientèle basse tension en une solution accessible via internet, dans le cadre d’une modernisation du dispositif de gestion commerciale.

Cette démarche ressort d’un avis à manifestation d’intérêt signé le 26 janvier 2026 par le directeur général de la SNEL, Teddy Lwamba Muba, et publié sur le site de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP). Selon ce document, la SNEL justifie l’opération par des limites techniques de l’application en service, identifiée comme GCOWEB-BT.

L’avis relève que ce logiciel requiert une installation sur chaque poste et que les mises à jour doivent être effectuées ordinateur par ordinateur, un processus présenté comme long. Le document souligne également une consommation importante de mémoire et de ressources, susceptible d’affecter les performances lors des opérations courantes de gestion et de calcul de la facturation. Il mentionne en outre des limites d’accessibilité : l’application ne fonctionnerait que sur le poste où elle est installée, sans possibilité d’accès depuis d’autres terminaux tels que tablettes ou smartphones, et avec un comportement jugé inégal sur des systèmes d’exploitation autres que Windows.

Dans ce contexte, la SNEL indique vouloir migrer vers une application web afin de rendre l’outil accessible dès lors que l’utilisateur dispose d’une connexion internet, tout en recherchant une amélioration des performances, de l’ergonomie et des fonctionnalités. Le document met notamment en avant une approche permettant un déploiement et une maintenance centralisés ainsi que des possibilités d’intégration avec d’autres systèmes.

Un en jeu en millions de dollars

Selon le dernier rapport détaillé disponible de la SNEL portant sur l’exercice 2022 (consulté en version physique), la clientèle basse tension représentait environ 16,6 % des recettes, soit 124,8 millions de dollars sur un chiffre d’affaires total de 752 millions de dollars. Le même rapport fait état de près de 797 600 clients basse tension, soit environ 99 % de la base clientèle. Ces données soulignent l’enjeu de disposer d’outils de gestion plus adaptés pour ce portefeuille.

À ce stade, l’avis ne chiffre pas le coût de la mission, mais précise que la durée estimée des prestations est de huit mois calendaires. Il indique que le travail se déroulera principalement au siège de la SNEL à Kinshasa, avec une extension prévue à l’ensemble des provinces couvertes par l’entreprise. Les cabinets candidats devront justifier d’une expérience avérée, avec au moins cinq ans d’activité et au minimum deux missions similaires réalisées au cours des trois dernières années, selon les critères mentionnés.

En termes d’effets attendus, la SNEL met l’accent, dans son avis, sur des gains d’accessibilité et de performance. L’analyse d’impact, telle qu’elle figure dans le rapport SNEL 2022 consulté en version physique, évoque pour sa part des bénéfices potentiels sur la fiabilisation des opérations et la traçabilité, tout en identifiant des risques opérationnels liés notamment à la migration des données, à la cybersécurité et à l’appropriation du nouvel outil par les agents.

Les dossiers de candidature doivent être déposés au Département des approvisionnements et marchés de la SNEL, à Kinshasa/Gombe, au plus tard le 3 mars 2026 à 14h (heure locale), selon les modalités précisées dans l’avis publié par l’ARMP.

Timothée Manoke

Lire aussi :

Eau et électricité : vers une hausse des tarifs pour soutenir REGIDESO et SNEL

Page 11 sur 238

Please publish modules in offcanvas position.