La filiale en République démocratique du Congo (RDC) d’Eastcastle Infrastructure, entreprise créée en 2020 et spécialisée dans la construction, l’acquisition et l’exploitation de tours télécoms partagées, porte un projet d’expansion d’environ 180 millions de dollars. L’information a été donnée le 27 avril 2026 par la Société financière internationale (SFI ou IFC), actionnaire à 18,38 % d’Eastcastle Infrastructure.
Selon la branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, l’objectif est de soutenir le développement du réseau de tours télécoms exploité par Eastcastle dans un pays où les infrastructures numériques demeurent insuffisantes.
Selon les dernières données de l’ARPTC, la RDC comptait 73,9 millions d’abonnements mobiles actifs au quatrième trimestre 2025, pour une population estimée à 112,2 millions d’habitants, soit un taux de pénétration de 65,9 %. L’Internet mobile représente désormais plus de 55 % du chiffre d’affaires total du secteur, tandis que le taux de pénétration de la monnaie mobile atteignait 30,6 % à fin 2025.
Pour accompagner cette expansion dans un pays où l’accès au crédit reste limité, l’IFC prépare un nouveau soutien financier à Eastcastle Infrastructure DRC. Dans le détail, sa contribution devrait comprendre un financement de 30 millions de dollars, avec des maturités plus longues que les prêts commerciaux, ainsi que la mobilisation de ressources pouvant atteindre 30 millions de dollars auprès d’autres prêteurs. Le conseil d’administration devrait se prononcer sur cet engagement le 30 mai prochain.
Cap sur plus de 1 000 tours
S’il est adopté, ce financement prolongera l’appui déjà apporté par l’IFC à Eastcastle. En 2023, l’institution avait déjà mobilisé 60 millions de dollars, avec un montage similaire, pour financer l’extension du réseau de tours télécoms en RDC. Ce nouvel appui confirme la volonté des bailleurs internationaux de renforcer leur exposition au secteur des télécommunications congolais, considéré comme l’un des plus prometteurs mais aussi l’un des moins équipés du continent.
« Ce montant, qui s’ajoute aux 34 millions de dollars de la Standard Bank of South Africa, nous permettra de franchir le cap des 1 000 tours en RDC », déclarait alors Peter Lewis, cofondateur et directeur d’Eastcastle Infrastructure Ltd. Pour l’heure, les résultats attendus de ce projet de 180 millions de dollars ne sont pas indiqués. On sait néanmoins que les nouvelles tours sont notamment déployées dans des zones rurales ou enclavées, souvent peu desservies par les infrastructures traditionnelles.
La RDC constitue un marché stratégique pour Eastcastle. Son cofondateur, Peter Lewis, indiquait en 2023 que « la RDC est l’un des meilleurs marchés d’Afrique », en raison de la combinaison entre une forte croissance démographique et un déficit structurel d’infrastructures télécoms.
L’ambition du groupe est de poursuivre l’extension de son réseau pour accompagner la montée en puissance des usages mobiles, dans un pays où une part importante de la population reste encore non connectée ou mal desservie. D’autres towerco, comme Helios Towers ou Esengo Towers, portent également des projets similaires.
Pierre Mukoko
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Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a échangé, ce 4 mai 2026, avec la direction commerciale de Rawbank, dans la foulée d’une rencontre avec l’ambassadrice sortante du Royaume-Uni en RDC, Alyson King. « L’objectif est de transformer les engagements diplomatiques britanniques en solutions concrètes pour nos agriculteurs », a indiqué le ministre.
Ce dernier a également annoncé qu’un appui ciblé de Rawbank aux producteurs locaux était envisagé dans six chaînes de valeur : le café, le cacao, le riz, le maïs, le manioc et l’huile de palme. Ce soutien devrait être mis en œuvre avec l’appui technique de la Société financière internationale (IFC, en anglais).
En mars 2026, Rawbank a mobilisé 265 millions de dollars auprès d’un pool d’investisseurs conduit par l’IFC, aux côtés notamment de British International Investment (BII), Proparco et d’autres partenaires. Ce financement comprend une facilité de crédit senior de 165 millions de dollars et un accord de partage des risques de 100 millions de dollars.
En complément du financement, l’IFC doit également apporter des services de conseil destinés à renforcer les capacités de Rawbank dans plusieurs domaines, notamment la finance climatique, le financement agricole et l’accompagnement des femmes entrepreneures.
Selon l’IFC, le programme devrait permettre de financer au moins 1 500 PME supplémentaires au cours des quatre prochaines années, notamment dans des secteurs tels que les télécommunications et les biens de consommation courante.
C’est ce programme que Julien Paluku souhaite manifestement voir bénéficier aux filières café, cacao, riz, maïs, manioc et huile de palme.
« Nous avons particulièrement insisté sur la nécessité d’un accompagnement spécifique pour les zones sortant de conflits, afin que la relance économique soit inclusive et touche toutes les provinces », a ajouté le ministre. Cette approche suggère un ciblage prioritaire de certaines provinces de l’Est du pays, où l’agriculture est perçue comme un levier de relance économique et de stabilisation.
Dans son dernier rapport sur la RDC, publié en mars 2026, la Banque mondiale estime qu’entre 2020 et 2024, environ 71,9 % du total des prêts ont été accordés à des entreprises privées, principalement dans les secteurs des mines et des télécommunications. Le secteur agricole recevrait moins de 5 % des crédits bancaires.
Boaz Kabeya
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Fuel prices in Beni, in the eastern Democratic Republic of Congo's North Kivu province, have fallen sharply after several days of supply pressure. According to Radio Okapi, the price of a liter of gasoline dropped from 22,000 to 5,500 Congolese francs on May 3, 2026, a decline of roughly 75%.
The drop brings prices closer to official levels following a supply disruption that had severely disrupted fuel distribution across the city.
With several filling stations running dry, residents turned to informal channels, including street resellers, locally known as "Kadhafi," where prices had surged.
The current decline appears to reflect a gradual improvement in supply. It comes amid pressure from local actors, including community leaders, elected officials, and business operators, who had been calling for a quick resumption of deliveries.
A comparable situation had already been observed in March 2026, when a liter of gasoline was selling for around 8,000 Congolese francs on the parallel market, compared with roughly 2,500 francs under normal conditions. That spike had been attributed to the immobilization of fuel tankers in Kenya that were bound for Beni, Butembo, and Kasindi.
These developments are unfolding against a backdrop of nationwide fuel price adjustments. New fuel prices have been in effect across the DRC since April 17, 2026. In the eastern zone, the official price of a liter of gasoline is set at 4,400 Congolese francs, while diesel stands at 5,600 francs.
Despite the drop recorded in Beni, current prices remain above the official gasoline rate for the eastern zone, highlighting ongoing logistical costs and supply vulnerabilities in that part of the country.
Ronsard Luabeya
MainMoney launched a palm-based biometric payment system in Kinshasa on April 29, 2026, offering an alternative to cash-dominated transactions in the Democratic Republic of Congo.
The system allows users to make payments without a bank card or mobile phone, using the palm of the hand as a unique identifier.
The technology relies on “Palm Vein” recognition, which analyzes the internal vein patterns of the hand to verify identity.
“The idea behind MainMoney is that your hand becomes your wallet,” Chief Executive Sylvain Mubenga said at the launch. “At least 29 million Congolese have a mobile money account, but cash still dominates transactions. We want to expand financial inclusion,” he added, according to Actualite.cd.
In a country where cash remains prevalent despite the growth of mobile money, the solution aims to simplify access to digital financial services. Users must first enroll their biometric data, which is then linked to a payment profile.
Financial inclusion on the rise
The system does not replace bank accounts but the tools used to access them, such as cards, phones or codes. It must be linked to a bank account, a mobile money account or a MainMoney wallet. Once activated, it enables payments directly at a terminal without the need for a physical device.
According to its developers, the technology is difficult to counterfeit because it relies on vein patterns inside the hand, unlike conventional fingerprint systems.
MainMoney is targeting both individuals and businesses. The terminals are designed for use in supermarkets, gas stations, healthcare facilities and workplaces, including for payroll management.
These applications have not yet been deployed at scale. For now, the solution is presented as a tool that can integrate with existing payment systems in a market dominated by mobile money and cash.
The launch comes as financial inclusion is improving. According to the National Financial Inclusion Strategy 2023–2028, published in July 2023, the inclusion rate stood at 38% in 2022. The central bank now estimates it at 50%, with a target of 65% by 2028.
Pierre Mokoko
The Democratic Republic of Congo's Ministry of National Economy has announced that new regulations governing small commerce and retail trade are now in effect. According to a communiqué published on April 30, 2026, operators affected by the new rules have six months to comply with the revised framework.
The reform reaffirms that small commerce and retail trade are reserved for Congolese economic operators. It maintains the government's position of protecting local commercial activities for nationals.
The regulations also introduce an important distinction. Certain capital-intensive specialized retail activities will remain open to foreign investors, under conditions set by the regulations. The stated objective is not to exclude foreign capital entirely, but to redirect it toward segments requiring more structured investment.
The ministry said the measures follow the enactment of a decree governing small commerce and retail trade, as well as the issuance of an interministerial order defining the capital-intensive specialized retail activities open to foreign operators.
The full texts of the regulations were not yet publicly available at the time of publication, making it difficult to assess their scope precisely. Their release is expected to clarify the sectors open to foreign operators, the required capital thresholds, and the conditions for compliance.
A support mechanism
The move marks a new step in the government's policy of regulating domestic trade. Following 2025 announcements on the end of the moratorium granted to foreigners in small commerce, the government is now entering a phase of gradual enforcement, with a six-month transition period.
The ministry also plans a public awareness campaign to help economic operators understand and apply the new rules. Affected parties are encouraged to contact the relevant government services and consult the official materials that will be made available.
In substance, the reform aims to clarify the boundaries between small commerce, conventional retail trade, and capital-intensive specialized retail. It seeks to bring greater structure to a sector long marked by conflicting interpretations, widespread informality, and recurring tensions between Congolese traders and foreign operators.
The reform builds on Law No. 73/009 of January 5, 1973, which already reserved small commerce for nationals. The key change is the introduction of a more detailed framework to organize the gradual exit of foreign operators from reserved segments, while still allowing investment in more capital-intensive activities.
Ronsard Luabeya
Le ministère de l’Économie nationale a annoncé l’entrée en vigueur de nouvelles mesures encadrant l’exercice du petit commerce et du commerce de détail en République démocratique du Congo (RDC). Selon un communiqué publié le 30 avril 2026, les opérateurs concernés disposent désormais d’un délai de six mois pour se conformer au nouveau cadre réglementaire.
Cette réforme confirme le principe de réservation du petit commerce et du commerce de détail aux opérateurs économiques congolais. Elle maintient ainsi l’orientation déjà défendue par le gouvernement : protéger les activités commerciales de proximité au profit des nationaux.
Mais le dispositif introduit aussi une distinction importante. Certaines activités relevant du commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital pourront rester ouvertes aux investisseurs étrangers, dans les conditions prévues par la réglementation. L’objectif est donc moins d’exclure totalement les capitaux étrangers que de les réorienter vers des segments nécessitant des investissements plus structurés.
Le ministère indique que ces mesures découlent de l’entrée en vigueur d’un décret portant sur l’exercice du petit commerce et du commerce de détail, ainsi que de la signature d’un arrêté interministériel fixant les activités de commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital ouvertes aux étrangers.
À ce stade, les textes complets ne sont pas encore disponibles dans les supports publics consultés, ce qui limite l’appréciation précise de leur champ d’application. Leur publication devrait permettre d’identifier les secteurs effectivement ouverts aux opérateurs étrangers, les seuils de capital requis et les conditions concrètes de conformité.
Un dispositif d’accompagnement
Cette évolution marque néanmoins une nouvelle étape dans la politique de régulation du commerce intérieur. Après les annonces de 2025 sur la fin du moratoire accordé aux étrangers dans le petit commerce, le gouvernement passe désormais à une phase d’application graduelle, avec un délai transitoire de six mois.
Le ministère prévoit également un dispositif de vulgarisation afin d’accompagner les opérateurs économiques dans la compréhension et l’application des nouvelles règles. Les acteurs concernés sont invités à se rapprocher des services compétents et à consulter les supports officiels qui seront mis à leur disposition.
Sur le fond, la réforme vise à clarifier la frontière entre petit commerce, commerce de détail classique et commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital. Elle cherche ainsi à mieux structurer un secteur longtemps marqué par des interprétations divergentes, une forte informalité et des tensions récurrentes entre commerçants congolais et opérateurs étrangers.
Elle s’inscrit dans la continuité de la loi n°73/009 du 5 janvier 1973, qui réservait déjà le petit commerce aux nationaux. Mais la nouveauté réside dans la formalisation d’un cadre plus détaillé, destiné à organiser la sortie progressive des étrangers des segments réservés, tout en maintenant une possibilité d’investissement dans les activités plus capitalisées.
Ronsard Luabeya
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Après plusieurs jours de forte tension sur le marché local, le prix du carburant a nettement reculé à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Selon Radio Okapi, le litre d’essence est passé, depuis le 3 mai 2026, de 22 000 à 5 500 francs congolais, soit une baisse d’environ 75 %.
Cette décrue traduit un retour progressif vers des niveaux plus proches des prix officiels, après une période de rupture d’approvisionnement ayant fortement perturbé la distribution dans la ville.
En l’absence de carburant dans plusieurs stations-service, les usagers s’étaient tournés vers les circuits informels, notamment les revendeurs communément appelés « Kadhafi », où les prix avaient atteint des niveaux particulièrement élevés.
La baisse actuelle semble liée à une amélioration progressive de l’approvisionnement. Elle intervient dans un contexte de mobilisation d’acteurs locaux, notamment des leaders communautaires, des élus et des opérateurs économiques, qui appelaient à une reprise rapide des livraisons.
Une situation comparable avait déjà été observée en mars 2026. Le litre d’essence s’échangeait alors autour de 8 000 francs congolais sur le marché parallèle, contre environ 2 500 francs en période normale. Cette flambée avait été attribuée à l’immobilisation, au Kenya, de camions-citernes destinés à approvisionner Beni, Butembo et Kasindi.
Ces tensions locales interviennent dans un contexte national de réajustement des prix des produits pétroliers. Depuis le 17 avril 2026, de nouveaux tarifs sont en vigueur en République démocratique du Congo. Dans la zone Est, le litre d’essence est fixé à 4 400 FC, tandis que celui du gasoil est établi à 5 600 FC.
Malgré la baisse enregistrée à Beni, le prix constaté reste donc supérieur au tarif officiel de l’essence dans la zone Est, illustrant la persistance des surcoûts logistiques et des fragilités d’approvisionnement dans cette partie du pays.
Ronsard Luabeya
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La biométrie palmaire fait son entrée sur le marché des paiements en République démocratique du Congo (RDC). La solution MainMoney, développée par la fintech éponyme, a été officiellement lancée le 29 avril 2026 à Kinshasa, avec l’ambition de proposer une alternative aux transactions en espèces, encore largement dominantes dans le pays.
Développé comme un terminal de paiement, le dispositif permet d’effectuer des transactions sans carte bancaire ni téléphone mobile, en utilisant la paume de la main comme identifiant. La technologie repose sur le système dit « Palm Vein », qui analyse le réseau veineux interne de la main pour authentifier les utilisateurs.
« Ce que nous voulons expliquer derrière le concept MainMoney, c’est que votre main devient votre portefeuille », a déclaré Sylvain Mubenga, directeur général de MainMoney, lors du lancement. « Nous savons qu’il y a au moins 29 millions de Congolais qui ont un compte mobile money […] mais le cash domine toujours dans notre communauté. Nous avons voulu élargir notre inclusion financière », a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par Actualite.cd.
Dans un pays où les paiements en espèces restent prépondérants malgré la progression du mobile money, la solution se positionne comme une alternative destinée à simplifier l’accès aux services financiers numériques. Le système nécessite un enregistrement préalable, permettant de lier les données biométriques de l’utilisateur à son profil de paiement.
Inclusion financière en progression
La biométrie ne remplace pas le compte : elle remplace la carte, le téléphone ou le code pour y accéder. Le système doit donc être connecté soit à un compte bancaire, soit à un compte mobile money, soit à un portefeuille propre à MainMoney. Une fois activé, il permet de réaliser des transactions directement sur terminal, sans support physique ni appareil mobile.
Selon ses promoteurs, la technologie utilisée est difficile à falsifier, car elle repose sur des caractéristiques biologiques internes à la main, contrairement aux empreintes digitales classiques.
MainMoney cible à la fois les particuliers et les entreprises. Le dispositif est destiné à être utilisé dans des environnements tels que les supermarchés, les stations-service ou les établissements de santé, ainsi que dans des contextes professionnels, notamment pour la gestion des paiements ou des rémunérations.
Ces usages restent toutefois à déployer à grande échelle. À ce stade, la solution est présentée comme un outil pouvant s’intégrer aux circuits existants, dans un marché déjà structuré autour du mobile money et des paiements en espèces.
Le lancement intervient dans un contexte où l’inclusion financière progresse. Selon la Stratégie nationale d’inclusion financière 2023-2028, publiée en juillet 2023, le taux d’inclusion financière était de 38 % en 2022. La Banque centrale situe désormais ce taux à 50 %. La stratégie s’est fixé pour objectif d’atteindre 65 % d’ici 2028.
Pierre Mokoko
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The Democratic Republic of Congo’s Ministry of Foreign Trade said it will soon sign a decree introducing temporary import restrictions on bottle caps and syringes in the country’s western regions. The announcement followed a visit by Minister Julien Paluku to Africa Crowns & Packaging (ACP), a Kinshasa-based manufacturer in the Limete commune, on April 29, 2026.
The ministry said the visit aimed to assess ACP’s production capacity. The company produces both bottle caps and syringes. The restrictions would apply to Kinshasa and the provinces of Kongo-Central, Équateur, Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi and Tshuapa.
On his X account, Paluku said ACP has an annual capacity of 1.9 billion bottle caps, which he said is enough to meet demand from major brewers such as Bralima, Bracongo and Pepsi, produced locally by Varun Beverages, as well as other industry players. He added that the company could also export to regional markets.
The ministry said ACP also has an initial annual capacity of 300 million syringes. The government typically imposes temporary import restrictions when it considers local supply sufficient, and these figures underpin the planned measure.
The syringe component comes as the country remains heavily dependent on imported medical consumables. In March 2026, Benesha signed an occupancy agreement with the Special Economic Zones Agency for a project to build a disposable medical device factory, including syringes and infusion equipment.
Benesha chief executive Farah Kokobile said at the time that monthly consumption exceeded 10 million syringes in Kinshasa alone, demand still largely met by imports.
Africa Crowns & Packaging, present in the DRC since 2008, said it began operations with an initial production line in Kinshasa before expanding to Luanda in 2016, Kampala in 2019 and Accra in 2025.
The decree is part of a broader policy by the Ministry of Foreign Trade to support local industry through temporary import restrictions, aimed at protecting domestic production when authorities judge capacity sufficient to meet demand.
Timothée Manoke
Le ministère du Commerce extérieur annonce la signature, sous peu, d’un arrêté portant restriction temporaire d’importation des bouchons de bouteilles et des seringues dans la partie Ouest de la République démocratique du Congo (RDC). L’annonce fait suite à une visite effectuée le 29 avril 2026 par le ministre Julien Paluku dans les installations de la société Africa Crowns & Packaging (ACP), basée à Kinshasa dans la commune de Limete.
Selon la communication du ministère, cette visite visait à évaluer la capacité productive d’ACP, active notamment dans la fabrication de bouchons et de seringues. La zone concernée comprendrait Kinshasa, le Kongo-Central, l’Équateur, le Kwango, le Kwilu, le Mai-Ndombe, la Mongala, le Nord-Ubangi, le Sud-Ubangi et la Tshuapa.
Sur son compte X, Julien Paluku a indiqué qu’ACP dispose d’une capacité annuelle de 1,9 milliard de bouchons, suffisante, selon lui, pour couvrir les besoins des grands brasseurs du pays, dont Bralima, Bracongo et Pepsi, produit localement par Varun Beverages, ainsi que ceux d’autres opérateurs du secteur. Cette capacité de production lui permettrait même d’exporter vers les pays de la région.
D’après les chiffres communiqués par le ministère, l’entreprise disposerait également d’une capacité de 300 millions de seringues par an dans une première phase. Ces données servent de base à la mesure attendue, le gouvernement conditionnant généralement les restrictions temporaires d’importation à l’existence d’une offre locale jugée suffisante.
Le volet relatif aux seringues intervient dans un contexte de forte dépendance aux importations de consommables médicaux. En mars 2026, la société Benesha a signé avec l’Agence des zones économiques spéciales une convention d’occupation pour un projet d’usine de dispositifs médicaux jetables, incluant notamment des seringues et équipements de perfusion.
La directrice générale de Benesha, Farah Kokobile, estimait alors que la consommation mensuelle dépassait 10 millions de seringues dans la seule ville de Kinshasa, une demande encore largement couverte par les importations.
Présente en RDC depuis 2008, Africa Crowns & Packaging indique avoir démarré ses activités avec une première chaîne de production à Kinshasa, avant de s’étendre à Luanda, en Angola, en 2016, puis à Kampala, en Ouganda, en 2019, et à Accra, au Ghana, en 2025.
L’arrêté annoncé s’inscrit dans la politique de restriction temporaire des importations défendue par le ministère du Commerce extérieur au nom du soutien à l’industrie locale. Cette politique vise à protéger certaines productions nationales lorsque les autorités estiment que la capacité industrielle disponible permet de répondre à la demande du marché.
Timothée Manoke
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