Work to upgrade the port of Akula, located about 117 kilometers from Gemena in the province of Sud-Ubangi, was officially launched on March 11, 2026, by interim governor Jean-René Galekwa Vundawe. The project is financed by the Congolese government at a cost of more than $11 million and is being carried out by the firm Envol Construct Lambo SARL, according to national media reports.
Jules Timbisa, a representative of the firm in charge of the project, said the project includes the rehabilitation of port infrastructure and the construction of several facilities aimed at improving port operations. The program includes the construction of a two-story administrative building of approximately 600 square meters to accommodate government offices at the port, a second similar building, and two warehouses for the storage of goods.
The project also includes the construction of a 166-meter reinforced concrete road designed to improve traffic flow and access to the port facilities. Work is expected to be completed within six months.
Strategic objectives
Provincial authorities said the modernization of the port of Akula is part of a broader strategy to revitalize logistics infrastructure in Sud-Ubangi. The objective is to facilitate river transport of goods, particularly the transport of agricultural products to Kinshasa and the delivery of manufactured goods to the province.
The port of Akula is an important logistical hub for trade between the northwestern Democratic Republic of Congo and the capital, primarily through the river network. However, the port’s development still depends partly on the condition of National Road No. 6, which links Zongo, Gemena and Akula, and whose deteriorated condition complicates the transport of goods to the port.
In October 2025, Minister of Infrastructure and Public Works John Banza announced the launch of rehabilitation works on the Gemena-Akula axis, as well as the Ndongo road, saying the necessary funding had been secured for those projects. The restoration of these road corridors is considered an essential complement to the port modernization effort, in order to remove the logistical constraints that continue to hinder economic development in Sud-Ubangi.
Ronsard Luabeya
Les travaux de réhabilitation et de modernisation du port d’Akula, situé à environ 117 kilomètres de Gemena dans la province du Sud-Ubangi, ont été officiellement lancés le 11 mars 2026 par le gouverneur intérimaire Jean-René Galekwa Vundawe. Selon des informations relayées par des médias nationaux, le projet est financé à plus de 11 millions de dollars par le gouvernement congolais et exécuté par l’entreprise Envol Construct Lambo SARL.
D’après, Jules Timbisa, représentant de la société chargée des travaux, le chantier prévoit notamment la réhabilitation des infrastructures portuaires et la construction de plusieurs ouvrages destinés à améliorer le fonctionnement du site. Le programme comprend notamment la construction d’un bâtiment administratif R+1 d’environ 600 m² pour les services de l’État présents au port, d’un second bâtiment similaire ainsi que de deux entrepôts destinés au stockage des marchandises.
Le projet prévoit également l’aménagement d’une avenue de 166 mètres en béton armé, destinée à améliorer la circulation et l’accès aux installations portuaires. La durée d’exécution des travaux est estimée à six mois.
Pour les autorités provinciales, la modernisation du port d’Akula s’inscrit dans la stratégie de relance des infrastructures logistiques du Sud-Ubangi. L’objectif est notamment de faciliter le transport fluvial des marchandises, en particulier l’évacuation des produits agricoles vers Kinshasa et l’approvisionnement de la province en produits manufacturés.
Le port d’Akula constitue en effet un point logistique important pour les échanges entre le nord-ouest de la RDC et la capitale, notamment via le réseau fluvial. Cependant, le développement du site reste en partie conditionné par l’état de la route nationale n°6 reliant Zongo, Gemena et Akula, dont la dégradation complique l’acheminement des marchandises vers le port.
En octobre 2025, le ministre des Infrastructures et Travaux publics John Banza avait annoncé le lancement des travaux de réhabilitation de l’axe Gemena–Akula, ainsi que de la route de Ndongo, indiquant que les financements nécessaires avaient été débloqués pour ces projets. La remise en état de ces axes routiers est considérée comme un complément essentiel à la modernisation du port, afin de lever les contraintes logistiques qui freinent encore le développement économique du Sud-Ubangi.
Ronsard Luabeya
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Matadi Gateway Terminal (MGT), a maritime and port logistics company operating in Matadi, has been ordered to cancel contracts with 50 subcontracting firms deemed ineligible. The decision was made public on March 10, 2026, by the Authority for Regulation of Subcontracting in the Private Sector (ARSP), following an inspection conducted in October 2025.
MGT is a subsidiary of International Container Terminal Services (ICTSI), which holds a 52% stake in the company.
The regulator said the audit covered 58 subcontracting agreements signed between 2020 and 2025 between MGT and various service providers. Of those, only eight contracts were found to be compliant. The remaining 50 were signed with companies that did not meet eligibility criteria set out in subcontracting legislation.
In its decision, the ARSP ordered MGT to cancel all non-compliant contracts and relaunch tender processes for the affected contracts within 30 days of the decision. The regulator specified that the new tenders must allow all eligible companies to bid on equal terms, in accordance with the subcontracting law. The port operator was also required to work exclusively with local companies duly registered with the ARSP.
The authority said it would monitor compliance with the decision through periodic oversight, warning that any violation would expose the company to sanctions under applicable regulations.
Debate over ARSP's powers
The measure is part of a series of recent actions taken by the regulator to strengthen enforcement of the subcontracting law. In February, the ARSP ordered Kibali Gold Mine (KGM) to cancel several contracts signed with three subcontracting firms accused of being foreign-owned.
However, the ARSP's decisions have fueled a legal debate over the extent of the regulator's authority. "If the ARSP wants to have contracts annulled, it must go to court, not 'order the cancellation' of contracts," said business lawyer Romain Battajon. The attorney, who is a member of the mining chamber of the Federation of Enterprises of Congo (FEC), cited Article 14 of Decree No. 18/018, as amended by Decree No. 20/24, which provides that the sanction of nullity must be pronounced by the competent court upon referral by the ARSP.
Under that reading, the regulator may identify irregularities and refer matters to the judiciary, but cannot itself annul contracts. Doing so would, according to the lawyer, amount to conflating the functions of oversight, prosecution and adjudication, in disregard of the adversarial principle and the rights of the defense.
The ARSP, however, holds a different interpretation of the legal framework. The institution maintains that it is acting within its regulatory prerogatives by declaring certain companies ineligible for subcontracting and requiring principal companies to comply with the law. Under this approach, the decision constitutes an administrative measure aimed at cleaning up the sector and ensuring the application of the subcontracting law, without prejudice to any subsequent judicial proceedings.
Ronsard Luabeya
La société Matadi Gateway Terminal (MGT), filiale d’International Container Terminal Services (ICTSI) avec 52% des parts, active dans la logistique maritime et portuaire à Matadi, est sommée d’annuler les contrats de 50 entreprises sous-traitantes jugées « inéligibles ». La décision, rendue publique le 10 mars 2026 par l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), fait suite à une mission de contrôle effectuée en octobre 2025.
Selon le régulateur, l’audit a porté sur 58 contrats de sous-traitance conclus entre 2020 et 2025 entre MGT et différentes entreprises prestataires. À l’issue de cet examen, seuls huit contrats ont été jugés conformes, tandis que 50 autres ont été conclus avec des sociétés ne remplissant pas les critères d’éligibilité prévus par la législation sur la sous-traitance.
Dans sa décision, l’ARSP enjoint MGT d’annuler l’ensemble des contrats non conformes et de relancer les appels d’offres pour les marchés concernés dans un délai de 30 jours à compter de la signature de la décision. Le régulateur précise que ces nouveaux appels d’offres devront permettre à toutes les entreprises éligibles de soumissionner dans des conditions équitables, conformément à la loi sur la sous-traitance. L’entreprise portuaire est également appelée à ne collaborer qu’avec des sociétés locales dûment enregistrées auprès de l’ARSP.
L’Autorité indique par ailleurs qu’elle assurera le suivi de l’application de cette décision à travers des mécanismes de contrôle périodiques, tout en rappelant que toute violation expose l’entreprise aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur.
Débat sur les pouvoirs de l’ARSP
Cette mesure s’inscrit dans une série d’actions engagées récemment par le régulateur pour renforcer l’application de la loi sur la sous-traitance. En février dernier, l’ARSP avait notamment ordonné à Kibali Gold Mine (KGM) d’annuler plusieurs contrats conclus avec trois entreprises sous-traitantes accusées d’être à capitaux étrangers.
Toutefois, ces décisions de l’ARSP alimentent un débat juridique sur l’étendue des pouvoirs du régulateur. « Si l’ARSP veut faire annuler des contrats, elle doit saisir la justice, et non “ordonner l’annulation” des contrats », estime l’avocat d’affaires Romain Battajon. Ce membre de la Chambre des mines de la Fédération des entreprises du Congo (FEC) s’appuie notamment sur l’article 14 du décret n°18/018, modifié par le décret n°20/24, qui prévoit que la sanction de nullité est prononcée par la juridiction compétente saisie par l’ARSP.
Dans cette logique, le régulateur peut constater des irrégularités et saisir la justice, mais ne peut pas lui-même annuler des contrats. Une telle pratique reviendrait, selon l’avocat, à confondre les fonctions de contrôle, de poursuite et de jugement, au mépris du principe du contradictoire et des droits de la défense.
L’ARSP défend toutefois une lecture différente du dispositif légal. L’institution estime agir dans le cadre de ses prérogatives de régulation en déclarant certaines entreprises non éligibles à la sous-traitance et en demandant aux entreprises principales de se conformer à la loi. Selon cette approche, la décision relève d’une mesure administrative destinée à assainir le secteur et à garantir l’application de la loi sur la sous-traitance, sans préjudice d’éventuelles procédures judiciaires ultérieures.
Ronsard Luabeya
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The Democratic Republic of Congo officially launched its first pilot gold refinery in Kalemie, in Tanganyika province, on March 11, 2026. The facility, called DRC Gold Refinery, was set up through a partnership between state-owned company DRC Gold Trading and Lunga Mining, which is active in gold exploration and development in Maniema and Tanganyika provinces, the Ministry of Mines said in a statement on March 11, citing records from the Mining Registry (CAMI).
The refinery has an estimated production capacity of between 500 and 600 kilograms of gold per month, according to the ministry. The facility is described as handling the full chain from gold purchasing to refining and ingot production. Mines Minister Louis Watum Kabamba also said the unit should enable the DRC to export refined gold at 99.9% purity. The figures were provided by the ministry in official communications on the project.
The initiative is part of DRC Gold Trading's strategy to formalize artisanal gold trading. Authorities say the objective is to reduce losses linked to fraud and smuggling while increasing the share of value captured locally. For 2026, DRC Gold Trading aims to export between 15 and 18 metric tons of artisanal gold, as the government seeks to increase foreign currency inflows and improve traceability of gold from artisanal mining operations.
The Kalemie launch is not the DRC's first attempt at gold refining. In July 2023, Congo Gold Raffinerie, based in Bukavu, had its license revoked by the Ministry of Mines before it began operations. The official decision cited failure to meet social obligations, particularly those related to corporate social responsibility requirements. At the time, Congo Gold Raffinerie said it had planned to refine around 100 kilograms of gold at its Bukavu plant.
Ronsard Luabeya
Tshopo Provincial authorities have stepped up oversight of the petroleum products market in Kisangani, amid global market pressures and growing concern over fuel prices in the province.
In a communiqué published on March 10, 2026, the provincial government said the sale of fuel in drums or jerricans outside approved distribution channels remains prohibited. The measure aims to better regulate the distribution of petroleum products and limit speculative practices that could affect pump prices and consumer purchasing power.
The document states that special distribution arrangements remain permitted through the network linked to the Association des navigateurs fluviaux de Kisangani (Anaflukis), given the essential role of river transport in supplying the region.
According to authorities, the decision followed consultations with economic operators in the sector, held in the presence of the Fédération des entreprises du Congo (FEC/Tshopo). To enforce the measure, provincial technical services are to be deployed at service stations and distribution points.
The stated objective is to prevent abuses in the distribution chain, ensure the regular functioning of the local petroleum market and prevent unjustified price increases. The communiqué warned that speculation, excessive stockpiling and unjustified price hikes would be sanctioned in accordance with applicable regulations.
The provincial government and FEC/Tshopo said the measures are intended to protect consumers’ purchasing power and ensure a more consistent supply of petroleum products in the province. The decision comes after fuel prices in Kisangani had already exceeded official rates in recent months, highlighting the vulnerability of the local market to supply pressures and speculative practices.
Ronsard Luabeya
The Democratic Republic of Congo signed a concession agreement on March 12 with Boston Developers Ltd for the development of the Congolese dry port at Kwala, Tanzania. The announcement was made in an official statement from the Ministry of Transport and Waterways.
The signing ceremony took place in the presence of Deputy Prime Minister and Transport Minister Jean-Pierre Bemba and his Tanzanian counterpart, Transport Minister Makame Mbarawa, who both welcomed the strengthening of economic cooperation between the DRC and Tanzania.
In its statement, the transport ministry did not disclose the terms of the partnership. It said only that the signing of the agreement marked a milestone in the development of the Congolese logistics project at Kwala. The dry port is intended to facilitate customs clearance operations, improve tracking of Congolese freight for both imports and exports, and help curb trade fraud.
The Congolese project is part of the wider development of the Kwala logistics hub, which was inaugurated on July 31, 2025, by Tanzanian President Samia Suluhu Hassan. Located approximately 90 kilometers from the port of Dar es Salaam, the logistics hub includes a dry port, a connection to the standard gauge railway network and facilities for freight transport and storage.
According to Tanzanian authorities, the infrastructure is expected to significantly reduce transit times for goods between the port of Dar es Salaam and landlocked countries in Central Africa. Transit times, which previously reached 15 to 16 days, may be reduced to around five to six days through the site's integrated rail and logistics network.
Strengthening Access to the Central Corridor
Under the agreement, the DRC has been allocated approximately 45 hectares at the Kwala site to develop facilities for handling Congolese freight. The country also has access to a logistics site at Katosho, located in Kigoma on the Tanzanian shore of Lake Tanganyika, to facilitate trade with eastern Congo.
Through the project, Kinshasa is seeking to strengthen its access to the Central Corridor, improve freight management for the Congolese market and deepen economic cooperation with Tanzania. The project is part of the government's strategy to secure trade corridors, improve the flow of foreign trade and reduce logistics costs for Congolese importers and exporters.
The selection of a private partner to develop the infrastructure had been announced in 2025 by Deputy Prime Minister Bemba, who said at the time that the Congolese government was in the final stages of selecting an operator for the logistics sites at Kwala and Katosho.
Boston Developers Ltd, described as a company active in engineering, construction and infrastructure and real estate project development across several regions of the world, was ultimately selected to develop the Congolese dry port at Kwala.
Boaz Kabeya
La République démocratique du Congo a signé, le 12 mars 2026, un contrat de concession avec la société Boston Developers Ltd pour le développement du port sec congolais de Kwala, en Tanzanie. L’annonce a été faite dans une communication officielle du ministère des Transports, Voies de Communication et Désenclavement.
La cérémonie de signature s’est tenue en présence du vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, et de son homologue tanzanien chargé des Transports, Makame Mbarawa, qui ont salué le renforcement de la coopération économique entre la RDC et la Tanzanie.
Dans sa communication, le ministère des transports ne présente pas les clauses de ce partenariat public privé. Il indique juste que la signature de l’accord marque une étape dans la mise en œuvre du projet logistique congolais à Kwala. Le port sec doit faciliter les opérations de dédouanement, améliorer la traçabilité du fret congolais à l’import comme à l’export et contribuer à renforcer la lutte contre la fraude dans les circuits commerciaux régionaux.
Le projet congolais s’inscrit dans la dynamique de la plateforme logistique de Kwala, inaugurée le 31 juillet 2025 par la présidente tanzanienne Samia Suluhu Hassan. Situé à environ 90 kilomètres du port de Dar es Salaam, ce hub logistique comprend notamment un port sec, une connexion au réseau ferroviaire à écartement standard (SGR) et des installations destinées au transport et au stockage de marchandises.
Selon les autorités tanzaniennes, cette infrastructure doit permettre de réduire sensiblement les délais de transit des marchandises entre le port de Dar es Salaam et les pays enclavés d’Afrique centrale. Le temps de transport, qui pouvait atteindre 15 à 16 jours, pourrait être ramené à environ 5 à 6 jours grâce à l’intégration ferroviaire et logistique du site.
Renforcer l’accès au corridor central
Dans le cadre de cette coopération logistique, la RDC dispose d’environ 45 hectares sur le site de Kwala pour développer ses installations destinées au traitement du fret congolais. Le pays bénéficie également d’un site logistique à Katosho, situé à Kigoma, sur la rive tanzanienne du lac Tanganyika, afin de faciliter les échanges commerciaux avec l’est du territoire congolais.
À travers ce projet, Kinshasa cherche à renforcer son accès au corridor central, améliorer la gestion du fret destiné au marché congolais et consolider la coopération économique avec la Tanzanie. Il s’inscrit dans la stratégie du gouvernement visant à sécuriser les corridors d’approvisionnement, améliorer la fluidité du commerce extérieur et réduire les coûts logistiques pour les importateurs et exportateurs congolais.
La sélection d’un partenaire privé pour développer ces infrastructures avait été annoncée en 2025 par le vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba, qui indiquait alors que le gouvernement congolais se trouvait en phase finale de sélection d’un opérateur pour les sites logistiques de Kwala et Katosho.
La société Boston Developers Ltd, présentée comme une entreprise active dans l’ingénierie, la construction et le développement de projets d’infrastructures et immobiliers dans plusieurs régions du monde, a finalement été retenue pour assurer le développement du port sec congolais de Kwala.
Boaz Kabeya
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Les autorités provinciales de la Tshopo ont décidé de renforcer le contrôle du marché des produits pétroliers à Kisangani, dans un contexte marqué par les tensions sur les marchés internationaux et la sensibilité des prix du carburant dans la province.
Dans un communiqué publié le 10 mars 2026, le gouvernement provincial indique que la vente de carburants en fûts ou en bidons demeure interdite en dehors des circuits autorisés. Cette mesure vise à mieux encadrer la distribution des produits pétroliers et à limiter les pratiques spéculatives susceptibles d’affecter les prix à la pompe et le pouvoir d’achat des consommateurs.
Le document précise que cette distribution dérogatoire reste notamment encadrée à travers le réseau lié à l’Association des navigateurs fluviaux de Kisangani (Anaflukis), en raison du rôle essentiel du transport fluvial dans l’approvisionnement de la région.
Selon les autorités, cette décision a été prise à l’issue d’une concertation avec les opérateurs économiques du secteur, en présence de la Fédération des entreprises du Congo (FEC/Tshopo). Pour en assurer l’application, les services techniques de l’administration provinciale doivent être déployés dans les stations-service et les points de distribution.
L’objectif affiché est de prévenir les dérives dans la chaîne de distribution, de garantir un fonctionnement régulier du marché pétrolier local et d’éviter toute hausse injustifiée des prix. Le communiqué met ainsi en garde contre toute tentative de spéculation, de stockage abusif ou d’augmentation injustifiée des prix, en précisant que de telles pratiques seront sanctionnées conformément à la réglementation en vigueur.
Le gouvernement provincial et la FEC/Tshopo affirment vouloir, à travers ce dispositif, protéger le pouvoir d’achat de la population et assurer un approvisionnement plus régulier en produits pétroliers dans la province. Cette décision intervient alors que les prix des carburants à Kisangani avaient déjà dépassé les tarifs officiels ces derniers mois, illustrant la vulnérabilité du marché local face aux tensions d’approvisionnement et aux pratiques spéculatives.
Ronsard Luabeya
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La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement lancé, le 11 mars 2026, sa première raffinerie pilote d’or à Kalemie, dans la province du Tanganyika. Dans une communication publiée le même jour, le ministère des Mines indique que l’unité, dénommée DRC Gold Refinery, est issue d’un partenariat entre l’entreprise publique DRC Gold Trading et Lunga Mining, une société active dans l’exploration et le développement de gisements aurifères dans les provinces du Maniema et du Tanganyika, selon les registres du Cadastre minier (CAMI).
Selon le ministère, cette raffinerie dispose d’une capacité de production estimée entre 500 et 600 kilogrammes d’or par mois. L’installation est présentée comme couvrant l’ensemble de la chaîne de valeur, depuis l’achat de l’or jusqu’à son raffinage et à la production de lingots. Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a également affirmé que l’unité doit permettre à la RDC d’exporter de l’or raffiné avec une pureté de 99,9 %. Ces éléments doivent toutefois être lus comme les données avancées dans la communication officielle autour du projet.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie de formalisation du commerce de l’or artisanal portée par DRC Gold Trading. Pour les autorités, l’enjeu est de réduire les pertes liées à la fraude et à la contrebande, tout en augmentant la valeur captée localement. Pour 2026, DRC Gold Trading ambitionne d’exporter entre 15 et 18 tonnes d’or artisanal, dans un contexte où l’État cherche à rapatrier davantage de devises et à mieux tracer l’or issu de l’exploitation artisanale.
Le lancement de Kalemie ne constitue toutefois pas la première tentative de raffinage d’or en RDC. En juillet 2023, la société Congo Gold Raffinerie, basée à Bukavu, avait vu son agrément retiré par le ministère des Mines avant son lancement. La décision officielle évoquait le non-respect des obligations sociales, notamment celles relatives au cahier des charges en matière de responsabilités sociétales. À l’époque, Congo Gold Raffinerie affirmait prévoir de raffiner environ 100 kilogrammes d’or dans son usine de Bukavu.
Ronsard Luabeya
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