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The Democratic Republic of Congo’s government and the World Bank on Monday approved a consolidated action plan following a review of the country’s portfolio performance, setting out an implementation schedule with regular monitoring milestones. Vice Finance Minister Gracia Yamba Kazadi presided over the ceremony.

The plan aims to improve execution of World Bank-financed projects in the DRC and raise the disbursement rate to at least 30% by 2026. According to Albert Zeufack, the World Bank’s director of operations in the DRC, the country has not reached a 25% disbursement rate in the past five years. In 2025, the rate stood at 22% for projects under implementation.

The plan, developed after a technical session on Nov. 12, 2025, with government and World Bank experts, covers 22 projects totaling $1.4 billion. Infrastructure and education account for more than one-third of the financing, including $250 million for infrastructure and $300 million for education, notably skills development.

Zeufack said the rapid expansion of the World Bank’s portfolio in the DRC, from about $3 billion in 2020 to more than $8 billion today, continues to face structural and operational bottlenecks in implementation. Key challenges include growing project complexity, delays in procurement and no-objection procedures, limited capacity within project management units, and insecurity in the east of the country. He also cited underperformance by some United Nations agencies responsible for implementing activities and called for stronger accountability mechanisms.

These constraints limit the country’s absorption capacity and disbursement levels despite significant development needs, Zeufack said. To address this, Yamba Kazadi called for strengthening project teams through training and the recruitment of young graduates, as well as improving early-stage preparation to allow tenders to be launched once projects take effect.

She also urged more systematic government involvement in validating co-financing agreements, the organization of accountability workshops to clarify stakeholder roles, the integration of security risk analysis at the design stage, and the use of contract structures that prioritize results-based approaches in partnerships with U.N. agencies.

Ronsard Luabeya

Le gouvernement congolais et la Banque mondiale ont validé, le 17 février 2026, le plan d’actions consolidé issu de la revue de performance du portefeuille-pays, assorti d’un calendrier de mise en œuvre comprenant des points de contrôle réguliers. La cérémonie a été présidée par la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi.

Ce plan vise à améliorer l’exécution des projets financés par la Banque mondiale en République démocratique du Congo et à porter le taux de décaissement à au moins 30 % en 2026. Selon Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, le pays n’a pas atteint un taux de décaissement de 25 % au cours des cinq dernières années. En 2025, ce taux s’est établi à 22 % pour les projets en cours d’exécution.

Élaboré à l’issue d’une session technique tenue le 12 novembre 2025, réunissant les experts du gouvernement et ceux de la Banque mondiale, le plan couvre 22 projets pour un financement total de 1,4 milliard de dollars. Les infrastructures et l’éducation concentrent plus d’un tiers des financements, avec respectivement 250 millions de dollars pour les infrastructures et 300 millions de dollars pour l’éducation, notamment le développement des compétences.

Selon Albert Zeufack, la croissance du portefeuille en RDC — dont le volume est passé d’environ 3 milliards de dollars en 2020 à plus de 8 milliards de dollars aujourd’hui — se heurte à des contraintes structurelles et opérationnelles persistantes dans l’exécution des projets. Parmi les principaux défis figurent la complexité croissante des projets, les lenteurs dans les procédures de passation des marchés et de non-objection, les capacités limitées des unités de gestion de projets, ainsi que l’insécurité dans l’Est du pays. Il évoque également la contre-performance de certaines agences des Nations unies dans la mise en œuvre des activités, nécessitant un renforcement des mécanismes de redevabilité.

Selon Albert Zeufack, ces contraintes pèsent directement sur la capacité d’absorption et les niveaux de décaissement, alors même que les besoins des populations restent importants. Pour y remédier, la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, préconise le renforcement des équipes de projets, à travers la formation et l’intégration de jeunes diplômés. Elle plaide également pour une meilleure préparation en amont, afin de permettre le lancement des appels d’offres dès l’entrée en vigueur des projets.

La vice-ministre appelle à une implication plus systématique du gouvernement dans la validation des accords de cofinancement. Elle recommande l’organisation d’ateliers de redevabilité pour clarifier les rôles et responsabilités des parties prenantes, l’intégration de l’analyse des risques sécuritaires dès la conception des projets, ainsi que l’adoption de modalités contractuelles privilégiant les approches basées sur les résultats dans les partenariats avec les agences onusiennes.

Ronsard Luabeya

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Mobile networks operated by Vodacom, Orange and Airtel were restored overnight between Feb. 16 and 17, 2026, in Nyiragongo, Rutshuru, Lubero, Masisi and Walikale in North Kivu after nearly a month of disruption, several sources said. Subscribers can now make calls, send messages and access the internet in those areas.

The restoration comes as pro-rebel media report that the de facto administration set up by AFC/M23 has in recent days sought to introduce a new telecom operator in areas under its control. The rebels had accused Kinshasa of being behind the prolonged outage.

Authorities have not yet commented on the exact causes of the disruptions, which lasted nearly a month. On Jan. 26, 2026, Vodacom Congo said its technical center in Goma had been broken into, leading to a loss of network supervision and control in the area.

For several months, Congolese authorities have warned about the deteriorating quality of telecommunications services nationwide. In mid-January, the Postal and Telecommunications Regulatory Authority of Congo, or ARPTC, attributed the disruptions to a fault on the WACS undersea cable and said repairs were scheduled for early February.

AFC/M23’s plan to bring in a new operator comes as the ARPTC accuses MTN Group of illegally providing mobile and internet services in the Democratic Republic of Congo, particularly in Goma and Rutshuru, without a license issued by Congolese authorities.

Local sources in central Rutshuru say equipment believed to belong to MTN Rwanda has been installed on antennas in the Murambi neighborhood, allowing the Rwandan network to extend coverage into part of Congolese territory.

This is not the first time MTN-linked operations have been reported in the area. In the early 2000s, when Goma and part of North Kivu were controlled by the Rwanda-backed Rally for Congolese Democracy (RCD-Goma), Rwandacell, now MTN Rwanda, is 80% owned by MTN Group, with the remaining 20% listed on the Rwandan stock exchange, operated in the region under the Supercell brand.

In an article published by MTN Group, Frans Joubert, then marketing director of Rwandacell, said: “I was the CEO of Supercell, and the technical platforms were almost entirely managed from Rwanda.” He said he ran the network for nearly two years.

Until August 2005, Supercell used Rwanda’s international dialing code, +250, before switching to +243, the DRC’s code.

Timothée Manoke 

Selon plusieurs sources concordantes, les réseaux de téléphonie mobile Vodacom, Orange et Airtel ont été rétablis dans les territoires de Nyiragongo, Rutshuru, Lubero, Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, dans la nuit du 16 au 17 février 2026, après près d’un mois de coupure. Les abonnés des principaux opérateurs peuvent de nouveau passer des appels, envoyer des messages et accéder à Internet dans ces zones.

Ce rétablissement intervient alors que, dans des médias proches de la rébellion, l’administration parallèle mise en place par l’AFC/M23 indique depuis quelques jours travailler à l’arrivée d’un nouvel opérateur télécom dans les zones sous son contrôle. Les rebelles accusaient alors Kinshasa d’être à l’origine de cette longue interruption des réseaux.

Jusqu’à présent, les autorités n’ont pas communiqué sur les causes exactes des perturbations observées durant près d’un mois dans ces zones. Le 26 janvier 2026, Vodacom Congo avait toutefois indiqué, dans un communiqué, avoir subi une intrusion dans son centre technique de Goma, entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau « dans cette zone ».

Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises alertent néanmoins sur la dégradation de la qualité des services de télécommunication dans le pays. Mi-janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a attribué cette situation à une panne du câble sous-marin WACS et annoncé, début février, des travaux de réparation.

La volonté de l’AFC/M23 d’introduire un nouvel opérateur dans les zones sous son contrôle intervient alors que l’ARPTC accuse le groupe MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet en République démocratique du Congo (RDC), notamment à Goma et Rutshuru, sans titre d’exploitation délivré par les autorités congolaises.

Selon des sources locales à Rutshuru-centre, des équipements attribués à MTN Rwanda auraient été installés sur des antennes dans le quartier Murambi, permettant au réseau rwandais de couvrir une partie du territoire congolais et d’y proposer des services.

Ce n’est pas la première fois que des opérations liées à MTN sont évoquées dans cette zone. Au début des années 2000, alors que Goma et une partie du Nord-Kivu étaient sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), une rébellion soutenue par le Rwanda, Rwandacell — aujourd’hui MTN Rwanda, détenue à 80 % par le groupe MTN et cotée à hauteur de 20 % à la Bourse rwandaise — opérait dans la région sous la marque Supercell.

Dans un article publié par le groupe MTN, Frans Joubert, alors directeur marketing de Rwandacell, déclare : « J’étais le PDG de Supercell, et les plateformes techniques étaient presque entièrement gérées depuis le Rwanda. » Il précisait avoir dirigé ce réseau pendant près de deux ans.

Jusqu’en août 2005, Supercell utilisait l’indicatif international rwandais +250 avant de commencer à utiliser le +243, indicatif de la RDC.

Timothée Manoke 

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Ministerial decree No. 041 of Feb. 16, 2026 suspended Étienne Tshimanga, director general of the Office Congolais de Contrôle (OCC), according to the text read on state broadcaster Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).

According to RTNC, the decision was issued by the Ministry of Foreign Trade as part of a disciplinary procedure initiated for “serious management misconduct, insubordination and conduct detrimental to the interests of the public institution.”

The decree states that the disciplinary action is based on a Dec. 20, 2020 letter from the Ministry of Foreign Trade concerning alleged serious irregularities in the management of the OCC. The process continued on Jan. 20, 2026, with the transmission of a formal notice initiating disciplinary proceedings, citing practices attributed to the director general that were deemed contrary to the Office’s interests.

Financial Allegations

The decree states that the alleged conduct resulted in a significant shortfall in public finances, stemming in particular from “irregular authorizations” and “misappropriation of public funds.” It also refers to an audit inspection, some of whose findings were acknowledged by the director general.

The ministerial decision further relies on conclusions by the Inspectorate General of Finance (IGF), contained in a Feb. 13, 2026 letter from the president’s chief of staff to the prime minister. According to RTNC, the IGF report documents serious breaches of financial and administrative governance within the OCC.

On Aug. 18, 2025, Foreign Trade Minister Julien Paluku Kahongya ordered the OCC director general to explain within seven days the continued application of a $10-per-ton levy on agricultural products for export, despite the levy having been officially abolished on Feb. 7, 2024.

According to ministry communications, the fee continued to be charged on certain vehicles transporting export goods, prompting complaints from professional organizations including the Association of Cocoa-Coffee Exporters of the DRC and the Federation of Enterprises of Congo, which said the levy increased costs for cocoa and coffee exporters.

Interim Leadership and Next Steps

Under Article 1 of the decree, management of the OCC during the suspension is entrusted to deputy director general Christelle Muabilu, who will serve as acting director general. The measure is taken under Decree No. 716-2023 on the status of directors general of public institutions.

The decree also allows for administrative action against the suspended director general and any other OCC staff members who may be implicated. It further provides for the creation of a restructuring commission for the Office Congolais de Contrôle, whose composition and mandate will be defined in a subsequent ministerial decree.

Boaz Kabeya

Good News Africa Sarl signed a public-private partnership (PPP) contract with the Office des routes on Feb. 12, 2026, for the concession of National Road No. 27 (RN27). The agreement covers the asphalting of the 258-km Komanda-Mahagi route in Ituri province, the company said in a statement.

The statement added that the project has been submitted to the Prime Minister’s Office, via the Ministry of Infrastructure and Public Works, for approval.

The project received clearance from the PPP Management Advisory and Coordination Unit (UC-PPP) in June 2025. The UC-PPP estimates the total project cost at approximately $1.54 billion, a figure that appears to reflect the project’s overall value over its lifetime rather than initial capital expenditure alone. Investment requirements are estimated at $408.3 million, or about $1.58 million per kilometre.

At a public meeting in Bunia on July 18, 2025, Good News Africa officials said the concession will run for 25 years, including five years of construction and 20 years of operations. A memorandum of understanding signed on Aug. 13, 2024, specifies that the project will follow a build-operate-transfer (BOT) model. The company will finance and build the road, operate it to recover its investment, and transfer it to the Office des routes at the end of the contract. The UC-PPP document classifies the agreement as a “public works and services concession.”

To ensure financial viability, the operator plans to install automated toll booths and weigh stations to protect the road surface.

Although the PPP was signed by Good News Africa Sarl, the entity named in the UC-PPP document, sources said as recently as July 2025 that construction would be carried out in partnership with Congo Eveil Logistique. The two companies, led by entrepreneurs from Ituri, said they had commissioned an asphalt plant and a crushing facility in the Tsere area, west of Bunia. Valued at $2.8 million, the facilities have production capacities of 200 to 300 tonnes of aggregates per day and 180 tonnes of asphalt per hour, respectively.

The Komanda-Mahagi road is a strategic artery for Ituri province. It runs through the territories of Komanda, Irumu and Djugu to the Mahagi border post, linking the Democratic Republic of Congo with Uganda. The corridor is a key supply route for Bunia, bringing in manufactured goods and petroleum products from Uganda and Kenya, and serving areas with strong agricultural and commercial potential. However, the stretch between Mahagi and Bunia is regularly cut off due to severe road deterioration, disrupting trade flows and pushing up consumer prices in Bunia.

Timothée Manoke 

La suspension à titre conservatoire du directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), Étienne Tshimanga, a été rendue publique après la lecture, à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), de l’arrêté ministériel n°041 du 16 février 2026. Selon cette source officielle, la décision émane du ministère du Commerce extérieur et s’inscrit dans le cadre d’une procédure disciplinaire engagée pour « fautes lourdes de gestion, insubordination et mise en péril des intérêts de l’établissement public ».

D’après le contenu de l’arrêté tel que lu par la RTNC, l’ouverture de l’action disciplinaire trouve son fondement dans une correspondance du ministère du Commerce extérieur datée du 20 décembre 2020, relative à des faits qualifiés de graves dans la gestion de l’OCC. La procédure s’est poursuivie avec la transmission, le 20 janvier 2026, du procès-verbal d’ouverture de l’action disciplinaire, document qui évoque des pratiques reprochées au directeur général et présentées comme contraires aux intérêts de l’Office.

Le texte de l’arrêté indique que les faits dénoncés seraient à l’origine d’un manque à gagner important pour les finances publiques, résultant notamment « d’autorisations irrégulières » ou de « détournements de fonds publics ». Il est également fait mention d’une inspection de vérification dont certains éléments auraient été reconnus par le directeur général concerné, selon les termes repris dans l’arrêté lu à la RTNC.

La décision ministérielle s’appuie en outre sur les conclusions de l’Inspection générale des finances (IGF), transmises à la Première ministre par une lettre datée du 13 février 2026 et émanant du directeur de cabinet du président de la République. Ce rapport, toujours selon la lecture faite par la RTNC, fait état de graves manquements aux principes de bonne gouvernance, tant sur le plan financier qu’administratif, au sein de l’Office congolais de contrôle.

Il convient également de rappeler que le 18 août 2025, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, avait déjà sommé le directeur général de l’OCC de fournir, dans un délai de sept jours, des explications sur le maintien d’une taxe de 10 dollars par tonne sur les produits agricoles destinés à l’exportation, alors que celle-ci avait été officiellement annulée le 7 février 2024. Selon les services de communication du ministère, cette taxe continuait d’être appliquée sur certains véhicules transportant des produits exportables, malgré des plaintes d’organisations professionnelles, notamment l’Association des exportateurs du Cacao-Café de la RDC et la Fédération des entreprises du Congo, qui dénonçaient des coûts supplémentaires pour les exportateurs de cacao et de café.

Conformément aux dispositions de l’article premier de l’arrêté, la gestion de l’OCC est confiée, durant la période de suspension, à Madame Christelle Muabilu, directrice générale adjointe, désignée pour assurer l’intérim de la direction générale. Cette mesure est prise en application du décret n°716-2023 portant statut des directeurs généraux des établissements publics, tel que rappelé dans le texte officiel lu à la RTNC.

L’arrêté prévoit par ailleurs que cette suspension ouvre la voie à des mesures administratives à l’encontre du directeur général suspendu ainsi que d’autres agents de l’OCC susceptibles d’être concernés par les faits reprochés. Il annonce également la mise en place d’une commission de redressement de l’Office congolais de contrôle, dont la composition et les missions spécifiques devront être précisées par un arrêté ministériel ultérieur.

Boaz Kabeya

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Selon une communication de Good News Africa Sarl, la société a signé, le 12 février 2026, un contrat de partenariat public-privé avec l’Office des routes portant sur la concession de la Route nationale n°27 (RN27), entre Komanda et Mahagi, pour son asphaltage sur un linéaire de 258 kilomètres, dans la province de l’Ituri. La même communication précise que le dossier a été transmis à la Primature, via le ministère des Infrastructures et Travaux publics, pour approbation.

D’après l’Unité de conseil et de coordination de la gestion des PPP (UC-PPP), auprès de qui le projet a reçu son aval depuis juin 2025, le « coût total » — notion pouvant renvoyer à la valeur globale du projet sur la période considérée et non uniquement aux dépenses d’investissement initiales — est estimé à environ 1,54 milliard de dollars. Les besoins d’investissement sont évalués à 408,3 millions de dollars, soit environ 1,58 million de dollars par kilomètre.

Lors d’une réunion publique organisée le 18 juillet 2025 à Bunia, les responsables de Good News Africa indiquaient que le contrat est prévu pour une durée de 25 ans, dont cinq ans consacrés à la réalisation des travaux et vingt ans à l’exploitation. Un protocole d’accord signé le 13 août 2024 précisait que le projet prendra la forme d’un PPP de type BOT (Build–Operate–Transfer) : l’entreprise finance et construit l’infrastructure, l’exploite pour amortir son investissement, puis la transfère à l’Office des routes à l’issue de la période contractuelle. Le document de l’UC-PPP indique que le contrat est de type « concession de travaux et services publics ».

Pour assurer la rentabilité du projet, l’opérateur prévoit l’installation de stations de péage automatiques ainsi que de postes de pesage destinés à préserver l’état de la chaussée.

Si le PPP a été signé par Good News Africa Sarl — dont le nom figure dans le document de l’UC-PPP — des sources indiquaient encore en juillet 2025 que les travaux devaient être réalisés en partenariat avec Congo Éveil Logistique. Les deux entreprises, dirigées par des opérateurs économiques de l’Ituri, affirmaient avoir déjà mis en service une centrale d’enrobé et une usine de concassage dans le groupement Tsere, à l’ouest de Bunia. Estimées à 2,8 millions de dollars, ces installations disposent respectivement d’une capacité de production de 200 à 300 tonnes de matériaux par jour et de 180 tonnes d’enrobé par heure.

La route Komanda–Mahagi constitue un axe stratégique pour la province de l’Ituri. Elle traverse les territoires de Komanda, Irumu et Djugu jusqu’au poste frontalier de Mahagi, assurant la connexion entre la RDC et l’Ouganda. Ce corridor joue un rôle central dans l’approvisionnement de Bunia en produits manufacturés et pétroliers en provenance de l’Ouganda et du Kenya, tout en desservant plusieurs zones à fort potentiel agricole et commercial. Toutefois, le tronçon reliant la cité frontalière de Mahagi à la ville de Bunia est régulièrement sujet à des blocages en raison de la dégradation avancée de la chaussée. Ces interruptions du trafic perturbent les flux commerciaux et entraînent des hausses de prix des produits de consommation à Bunia.

Timothée Manoke 

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The International Monetary Fund has identified a “significant” weakness in the Democratic Republic of Congo’s special bank resolution framework: to meet international standards, the framework must revise the scope of judicial review of decisions taken by the resolution authority, according to an IMF technical assistance report on the regime’s implementation published in October 2025.

The report notes that “in the recent past,” the Central Bank of the Congo (BCC) has faced court rulings that set invalidates it had adopted and instead applied other statutory provisions considered more favorable to the shareholders of a failing bank.

In 2020, the BCC’s decision to place Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) into liquidation was challenged in court, illustrating potential tensions between the supervisory authority and the judiciary.

The IMF recalls that judicial review must be available before competent courts at the request of parties affected by a resolution decision. However, in line with international standards, the Fund argues that initiating legal proceedings “should not, as a general rule, suspend” the implementation of a resolution authority’s decision, which must be “immediately enforceable.”

Lengthy liquidations

Along the same lines, the report states that the powers of courts “should not extend” to invalidating resolution measures taken by the BCC within its legal mandate and in good faith. For the IMF, this reflects an operational need: allowing the resolution authority to act with the speed and flexibility required to achieve its statutory objectives.

The report situates the issue of judicial review within the broader context of protracted proceedings: in practice, bank liquidations in the DRC “take years,” and the oldest liquidation under way at the time of the IMF’s review had been opened in 1998.

On creditor protection, the IMF recommends incorporating into the legal framework an alternative to the annulment of measures: monetary compensation for creditors who receive less as a result of resolution than they would have received in liquidation, under the so-called no-creditor-worse-off safeguard.

The report warns that invalidating a resolution decision would create serious difficulties because of its retroactive effect, potentially undermining the credibility of the resolution process and posing risks to financial stability. In that context, the IMF recommends introducing legal provisions to prevent court actions from obstructing the implementation of a resolution or leading to the invalidation of measures already applied.

 Boaz Kabeya

Dans son rapport d’assistance technique d’octobre 2025 consacré à la mise en œuvre du régime spécial de résolution bancaire en République démocratique du Congo, le Fonds monétaire international (FMI) identifie une faiblesse jugée « significative » : pour se conformer aux standards internationaux, le régime de résolution doit « ajuster » le contrôle juridictionnel des décisions et mesures prises par l’autorité de résolution.

Le rapport constate que « dans un passé récent », la Banque centrale du Congo (BCC) a été confrontée à des décisions de justice ayant annulé des mesures de résolution qu’elle avait adoptées et les ayant remplacées par l’exécution d’autres dispositions législatives « favorables aux actionnaires d’une banque défaillante ».

En 2020, la liquidation forcée de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), décidée par la BCC, a fait l’objet d’un contentieux, illustrant les tensions possibles entre autorité de supervision et contrôle juridictionnel.

Le FMI rappelle que le contrôle juridictionnel doit être exercé par les juridictions compétentes à la demande des personnes affectées par une décision ou une mesure de résolution. Mais, conformément aux standards internationaux, estime le Fonds, l’engagement d’une procédure judiciaire « ne devrait pas, en règle générale, suspendre » la mise en œuvre de la décision de l’autorité de résolution, qui doit être « immédiatement exécutoire ».

Des liquidations longues

Dans la même logique, le rapport indique que les pouvoirs des tribunaux « ne devraient pas s’étendre » à l’invalidation des mesures de résolution prises par la BCC « dans le cadre de ses pouvoirs légaux et de bonne foi ». Pour le FMI, cette condition répond à un impératif opérationnel : permettre à l’autorité de résolution d’agir avec « la vitesse et la flexibilité » nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par la loi.

Le rapport place la question du contrôle juridictionnel dans un contexte de procédures longues : en pratique, les liquidations bancaires en RDC « prennent des années » et la plus ancienne liquidation en cours, au moment de la revue évoquée par le FMI, avait été initiée en 1998.

Sur la protection des créanciers, le FMI recommande d’inscrire dans le cadre légal une alternative à l’annulation des mesures : une compensation monétaire lorsque des créanciers reçoivent moins, du fait de la résolution, que ce qu’ils auraient perçu en liquidation, via la garantie dite de non-défavorisation des créanciers.

Le rapport avertit en effet qu’une invalidation d’une décision de résolution poserait des problèmes majeurs en raison de sa rétroactivité, susceptible de compromettre la crédibilité de la résolution et de peser sur la stabilité financière. Dans ce cadre, le FMI recommande d’introduire des dispositions légales empêchant des actions en justice d’obstruer la mise en œuvre de la résolution ou de conduire à l’invalidation des mesures appliquées.

 Boaz Kabeya

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