Les exportations agricoles et agroalimentaires ont généré 433 millions de dollars pour la République Démocratique du Congo (RDC) en 2024, selon un récent rapport du Département américain de l’agriculture (USDA), qui cite des données de la plateforme Trade Data Monitor (TDM). Selon l’USDA, il s’agit d’un niveau record pour le pays, où les expéditions avait généré environ 300 millions dollars en 2023 et moins de 250 millions dollars en 2020.
Le document ne précise pas explicitement les facteurs ayant contribué à cette performance. Toutefois, il convient de rappeler que le café et le cacao, qui figurent parmi les trois principaux produits agricoles exportés par le pays aux côtés du bois, ont enregistré une hausse significative de leurs prix sur les marchés internationaux au cours de l’année dernière.
Les prix du café exporté par la RDC ont fortement progressé l’an dernier. La tonne d'arabica s’est négociée à un prix moyen annuel de 4 099 dollars en 2024, en hausse de 7,89 % par rapport à l’année précédente. De son côté, le café robusta, qui constitue plus de 70 % de la production congolaise, a atteint un pic historique de 5 528 dollars le 28 novembre dernier, clôturant l’année avec un prix moyen autour de 5 000 dollars la tonne, contre environ 2 400 dollars en début d'année.
Le cacao a également connu une flambée remarquable. Son cours est passé de 3 855 dollars la tonne début 2024 à 12 931 dollars à la Bourse de New York, enregistrant une augmentation de 172 % au 18 décembre dernier.
Ces évolutions suggèrent que ces deux produits ont pu contribué à l’augmentation significative des recettes globales générées par les exportations agricoles et agroalimentaires de la RDC.
D’un point de vue plus global, le rapport de l’USDA indique que malgré ces bonnes performances à l’exportation, la RDC reste en situation de déficit commercial. En effet, selon les données de l’USDA, les importations agricoles et alimentaires ont dépassé les 1,9 milliards de dollars durant l’année écoulée. Ce qui fait un déficit d’environ 1,46 milliard de dollars.
Ce déficit pourrait même être plus important si l’on considère le chiffre donné par le président de la République Félix Tshisekedi. Lors de son discours sur l’état de la Nation prononcé devant le Parlement, le 11 décembre 2024, il avait indiqué que le pays consacre chaque année 3 milliards de dollars à l’importation de produits alimentaires.
Cette situation représente un poids pour les ressources en devises étrangères du pays et offre des opportunités pour le développement d'une production locale capable de substituer une partie des importations. Il faut dire que le pays compte 80 millions d’hectares de terres arables.
Selon les données de TDM pour l’année 2023, les principaux produits alimentaires importés par le pays sont l’huile de palme, le blé, les légumes, les viandes et les produits laitiers. La RDC s’approvisionne principalement auprès de l’Union européenne, de la Zambie, du Brésil, de l’Afrique du Sud et de la Namibie.
Espoir Olodo
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Pour la première fois de son histoire minière, les exportations de cuivre de la République Démocratique du Congo (RDC) ont atteint 3,1 millions de tonnes en 2024. C’est ce qui ressort du rapport de statistiques minières publié jeudi 6 mars par le ministère congolais des Mines.
Il s’agit d’une hausse d’environ 13 % en glissement annuel, portée notamment par les performances des plus grandes mines de cuivre du pays. Le groupe chinois CMOC, exploitant des sites miniers de Tenke Fungurume et Kisanfu, a annoncé une production totale en hausse à 650 161 tonnes, tandis qu’Ivanhoe Mines, opérateur de la mine de cuivre de Kamoa-Kakula, a atteint une production annuelle de 437 061 tonnes en 2024, soit une augmentation de 12 % par rapport à 2023.
La RDC pourrait enregistrer une nouvelle hausse de ses exportations de cuivre en 2025, portée par une demande mondiale attendue en augmentation de 3,7 % cette année, selon les estimations de Commodity Insights. De même, la production congolaise de cuivre devrait progresser de 8 %, d’après le cabinet britannique d’analyse de prix CRU Group. Ces perspectives renforcent ainsi le statut de la RDC en tant que deuxième producteur mondial de cuivre. Un position ravi au Pérou en 2023. En 2024, les mines de ce pays ont livré 2,73 millions de tonnes, en baisse de 0,7 % en glissement annuel.
Cependant, des défis persistent. Les autorités congolaises estiment notamment que la production de la mine de Kamoa-Kakula serait vendue à des prix inférieurs à ceux du marché, privant ainsi l'État d'une partie des revenus miniers qui lui reviennent. Par ailleurs, la RDC doit rester vigilante face au ralentissement économique observé en Chine, premier acheteur de son cuivre, car cette situation pourrait impacter ses exportations. D’ailleurs au cours des deux premiers mois de 2025, les importations du métal rouge ont chuté de 7,2 %.
Emiliano Tossou, Agence Ecofin
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Sur les deux premiers mois de l’année 2025, la mine de Kamoa-Kakula a produit 86 000 tonnes de cuivre, annonce Ivanhoe Mines, l’opérateur du site, dans une note publiée ce 3 mars. « En tenant compte de cette performance, la production totale en 2025 pourrait se situer dans la fourchette haute des prévisions annuelles, estimées entre 520 000 et 580 000 tonnes », estime la direction d’Ivanhoe Mines.
Toutefois, cette production cumulée sur 59 jours, bien que significative, correspond à une moyenne quotidienne de 1 463 tonnes qui, projetée sur l’ensemble de l’année, atteindrait effectivement environ 534 000 tonnes, soit dans la fourchette annoncée, mais sans atteindre encore sa borne supérieure.
Toutefois, Ivanhoe Mines précise que le rythme de production s’est accéléré lors de la dernière semaine de février, atteignant une moyenne quotidienne de 1 589 tonnes. Si ce rythme se maintient sur le reste de l’année, la production pourrait effectivement atteindre environ 572 563 tonnes et ainsi se rapprocher de la borne supérieure des prévisions établies pour 2025.
En 2024, la production d’Ivanhoe Mines à Kamoa-Kakula s’était établie à 437 061 tonnes de cuivre, légèrement en dessous des prévisions initiales comprises entre 440 000 et 490 000 tonnes. En octobre, l’entreprise avait d’ailleurs revu ses objectifs de production à la baisse évoquant des difficultés dans l’approvisionnement électrique.
Depuis le début de l’année, les nouvelles concernant l’approvisionnement énergétique du complexe de Kamoa-Kakula se veulent rassurantes. « Depuis le début de l’année, les opérations des phases 1, 2 et 3 du complexe Kamoa-Kakula sont alimentées par environ 100 MW d’électricité d’origine hydroélectrique, produite localement et importée. Cette capacité correspond aux besoins énergétiques actuels des trois phases du projet », indique Ivanhoe Mines, l’exploitant basé au Canada.
L’électricité importée provient principalement des barrages hydroélectriques de Cahora Bassa, au Mozambique, et de Kariba, en Zambie. Ces derniers bénéficient actuellement d’une amélioration progressive des niveaux d’eau, garantissant une meilleure disponibilité énergétique, précise l’entreprise. Cette situation favorable survient alors que s’intensifie la saison des pluies en Afrique australe.
Boaz Kabeya, stagiaire
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Isabelle Lessedjina a tapé dans l’œil de Forbes Afrique. Elle figure en effet parmi les 50 femmes les « plus inspirantes du moment », selon la sélection établi par l’édition francophone du magazine économique américain Forbes, publié dans son hors-série de mars 2025, mois traditionnellement dédié aux femmes.
Depuis juillet 2024, Isabelle Lessedjina occupe le poste de présidente du conseil d’administration de Rawbank, la première banque en République Démocratique du Congo (RDC), le plus grand pays d’Afrique francophone. En 2023, cette banque affichait un total bilan de 4,813 milliards de dollars, soit 28 % de part de marché. Selon Forbes, cette nomination la place parmi les personnalités féminines influentes ayant un impact actif sur leur secteur.
Pour la Rawbank, la présence d’Isabelle Lessedjina dans cette sélection constitue une reconnaissance de son leadership. Elle « contribue à inspirer les rawbankers et plus largement les Congolais », précise la banque dans un post sur LinkedIn.
Le parcours d’Isabelle Lessedjina reflète son expertise et son leadership reconnus dans le monde économique et financier. Elle a occupé plusieurs postes importants, notamment dans le secteur bancaire et aérien, avant d’être portée à la présidence du conseil d’administration de Rawbank en juillet 2024.
Avec plus de 25 ans d’expérience, elle a commencé sa carrière comme trésorière chez Virgin Express en Belgique, avant de rejoindre Besins Healthcare Group au même poste en 2003. Son parcours l’a ensuite conduite à assumer diverses responsabilités stratégiques au sein de grandes institutions telles que Standard Chartered Bank, GE Capital Aviation Services (GECAS), ESSA Ltd, et Philips.
Depuis 2019, elle est la première vice-présidente de The Currency Exchange Fund (TCX), un fonds alternatif de développement. Elle dirige par ailleurs, depuis 2021, la société belge Aniz, spécialisée en services et conseils pour entreprise.
Diplômée de l’Institut d’études supérieures de commerce (IESE Business School) en Espagne, ainsi que de la London Business School, elle détient également un master en gestion des risques financiers et une licence en gestion de l’Université catholique de Louvain, en Belgique. Grâce à ces solides formations académiques, elle a développé une expertise pointue dans les domaines de la finance, de la gestion des risques et du leadership stratégique.
Timothée Manoke, stagiaire
Dans un communiqué publié le 6 mars 2025, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), par la voix de son président national, Robert Malumba Kalombo, alerte sur les « pertes considérables » subies par les opérateurs économiques dans le Nord et Sud-Kivu depuis l’offensive des rebelles du M23, appuyés par des troupes rwandaises. Ces pertes, bien que non encore quantifiées, affectent l’activité économique à l’est de la République Démocratique du Congo (RDC).
L’organisation patronale dénonce « de nombreux actes de destruction, de pillage et de violence subis par ses membres ». Selon les rapports transmis par ses adhérents, ces exactions ont engendré des conséquences majeures sur les entreprises locales. « Elles se traduisent par la dégradation des infrastructures, la disparition de documents et d’équipements, ainsi que des atteintes aux biens et aux personnes, y compris aux employés », précise le communiqué.
L’organisation patronale cite notamment les cas de Bralima S.A. et CJX Minerals Sarl, deux entreprises victimes d’actes de vandalisme à Bukavu. Le 20 février dernier, plus de dix tonnes de minerais 3T ont été pillées dans les installations de CJX Minerals, selon les organisations du groupe thématique Mines et Hydrocarbures de la société civile du Sud-Kivu. Dans une mise au point, ces organisations ont alerté les acheteurs régionaux et internationaux afin d’empêcher la commercialisation de ces minerais issus du pillage.
Par ailleurs, la FEC souligne que plusieurs entreprises font face à des entraves à la libre circulation de leur personnel, de leurs biens et de leurs services. Elle met en garde contre des restrictions qui, selon elle, « perturbent gravement les activités économiques à différentes échelles : locale, provinciale, interprovinciale, nationale et même régionale ».
Ronsard Luabeya, stagiaire
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La ministre d’État en charge de l’éducation, Raïssa Manu Dilanga, affirme qu’au niveau de son département, les procédure en vue du paiement des salaires des fonctionnaires de l’éducation dans les régions du Nord et Sud Kivu ont déjà été effectuées. Toutefois, des difficultés subsistent, principalement liées à la fermeture des agences bancaires locales, empêchant certains agents de toucher leurs rémunérations.
Dans ce ministère, des responsables se disent ouverts à explorer toutes les solutions envisageables, notamment celles reposant sur les paiements mobiles. La RDC dispose d’un secteur dynamique de mobile money ainsi que de services bancaires innovants, comme Illico Cash de Rawbank, la principale banque du pays. De telles solutions pourraient jouer un rôle pertinent dans ce contexte d’urgence.
Les données les plus récentes, accessibles au public, sont ceux de l’annuaire 2020 de l’institut national des statistiques avec pour certains indicateurs des chiffres de 2018. Selon ces dernières, le Nord et Sud Kivu comptaient en 2018 environ 87 300 personnes recensées comme enseignants du cycle primaires, dont 74 169 pour le compte de l’administration publique. Au secondaire, on retrouvait 58 700 enseignants dans ces régions dont 45 000 payés par l’État. Ces chiffres, qui ne prennent pas en compte les ensignants des péri-scolaires et prématternelles, revèle le poids que représente cette catégorie de travailleurs parmis les agents économiques consommateurs ou potentiels épargnants.
Cette problématique du paiement des salaires au Nord-Kivu et du Sud-Kivu concerne l’ensemble des travailleurs de l’État domiciliés dans ces deux provinces. Pour répondre à cette situation, le gouvernement étudie des alternatives concrètes. Dans la province du Nord-Kivu, une option envisagée est la délocalisation temporaire des services bancaires vers la ville de Beni, où est désormais installé le centre de commandement militaire régional.
Cependant, aucune décision définitive n’a encore été prise. À l’issue d’une récente réunion, les ministres concernés ont été chargés d’élaborer des modalités pratiques pour assurer le paiement effectif des salaires des fonctionnaires et des primes des militaires engagés dans les combats.
GAB
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La filiale congolaise du groupe bancaire nigérian United Bank for Africa (UBA) ambitionne d’atteindre une base de dépôts de 1,8 milliard de dollars d’ici 2028. Cet objectif figure dans son plan stratégique quinquennal (2024-2028), détaillé dans un rapport récemment publié.
Pour 2024, la banque visait un volume de dépôts de 937 millions de dollars. La croissance moyenne des dépôts est projetée à 30 % sur les deux premières années, avant d’accélérer à 40 % par la suite. Les résultats financiers annuels audités de l’exercice 2024, attendus dans les prochains jours, permettront de mesurer l’avancement de ces ambitions.
Pour concrétiser ses objectifs, UBA RDC prévoit d’étendre significativement son réseau. Le nombre d’agences devrait passer de trois en 2024 à 21 en 2028, tandis que le déploiement de distributeurs automatiques de billets sera également renforcé.
D’après le même rapport, l’amélioration de la qualité du crédit constitue un axe stratégique majeur pour UBA RDC. La banque vise à ramener son ratio de créances douteuses (NPL) de 22,6 % actuellement à 5 % dès 2024, puis à le stabiliser à ce niveau sur les cinq prochaines années. Elle entend également optimiser la structure de ses dépôts en portant la part des dépôts à vue et d’épargne (CASA) à 86 % sur la période 2024-2025, avec un objectif de 90 % par la suite.
Si UBA RDC doit encore progresser pour figurer parmi les cinq premières banques en termes de mobilisation de dépôts – un classement dominé par Rawbank avec plus de 3,7 milliards de dollars en 2023 –, elle s’est distinguée comme la deuxième institution ayant enregistré la plus forte croissance des transactions (+31 %), selon un récent rapport de Deloitte sur le secteur bancaire congolais.
Selon son rapport annuel, en 2023, la banque a également affiché un bénéfice net consolidé de 4,3 milliards de nairas (monnaie nigériane), soit une multiplication par 16,4 par rapport à 2022. Cette progression s’inscrit dans un contexte de forte dépréciation du naira face au dollar américain, la principale devise des activités bancaires en RDC. D’autres indicateurs ont également enregistré des hausses marginales.
Ronsard Luabeya, stagiaire
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On March 5, 2025, the U.S. Supreme Court rejected an appeal by the Trump administration to block a lower court ruling that ordered the immediate release of nearly $2 billion in payments to contractors and grantees of the U.S. Agency for International Development (USAID). The decision is a major setback for President Trump’s efforts to freeze foreign aid funding.
For sub-Saharan African nations like the Democratic Republic of Congo (DRC), this could have far-reaching implications. Although it remains unclear whether the funds include allocations for the DRC, USAID has been a critical partner in the country, investing $6 billion over the past decade in sectors such as health, education, and humanitarian aid. As the largest bilateral donor active in 25 of the DRC’s 26 provinces, USAID’s contributions are vital in addressing challenges ranging from public health crises to infrastructure deficits. While substantial, the USAID support to the DRC lags behind China’s. For instance, Beijing, via Sicomines, is expected to invest $5.5 billion over 15 years in the DRC; in the mining sector alone.
While major, the Supreme Court’s ruling was narrowly focused on procedural grounds, noting that the administration had failed to meet deadlines set by lower courts. This leaves open the possibility of renewed legal challenges that could delay or alter future funding decisions. However,a swift resolution of legal disputes surrounding USAID support is critical for the DRC as the country already faces conflicts in its eastern regions.
This article was initially published in French by Georges Auréole Bamba
Edited in English by Ola Schad Akinocho
The Electricity Regulatory Authority (ARE) of the Democratic Republic of Congo (DRC) recently warned against energizing electrical installations without a certificate of conformity.
"Any energizing of electrical installations not previously covered by a certificate of conformity constitutes both an administrative and a criminal offense. The ARE or other authorized departments will take appropriate action following provisions 119 et seq. of the law," Marc Kuyu, ARE’s Deputy Director, wrote in a circular dated March 4, 2025.
The law mentioned regulates the power sector. It was enacted on June 17, 2014. Articles 119 to 138 of the law allow the ARE to investigate and sanction violations.
CIRCULAIRE N°03/ARE/DG/DGA/03/2025 pic.twitter.com/WfjCrOLLqW
— A.R.E/RDC (@AREDRC1) March 4, 2025
Article 127 stipulates that powering installations without certification can lead to prison sentences ranging from six to twelve months and fines between one and five million Congolese francs (CF). Additionally, non-compliance causing major disruptions to networks, as outlined in Article 126, carries penalties of three to six months imprisonment and fines between 10 and 100 million CF. Administrative sanctions under Article 134 include injunctions to comply with regulations, suspension of operating rights, contract termination, and even bans from operating in the sector.
The March 4 circular also reiterates that all electrical installations—new or existing—must be certified before being connected to the grid. Certification is contingent on an inspection conducted by an independent expert appointed exclusively by the ARE.
This article was initially published in French by Boaz Kabeya (intern)
Edited in English by Ola Schad Akinocho
This year, the Inspectorate General of Finance (IGF) of DR Congo will resume its extensive audit missions of public institutions and state-owned enterprises. Anthony Nkinzo Kamole, Chief of Staff to the President, announced the resumption on March 4 at the Palais de la Nation, in a meeting with leaders of majority state-owned companies. Kamole stressed that businesses that deal with these companies will also be audited.
The IGF’s boss, Jules Alingete Key (photo), said the audits aim to enhance transparency and better manage financial resources. He added that the controls will focus on "areas of management risk." These include real estate acquisitions by public entities, payment of benefits to public agents, compliance with procurement regulations, tax obligations of service providers and suppliers, and expenditures related to medical care and foreign missions.
Companies will face scrutiny over their tax compliance and must justify both the quality and cost of services rendered. Past IGF investigations have led to contract terminations, tax reassessments, and reimbursement orders of funds deemed improperly allocated.
Last month, the IGF said it identified 11,038 companies operating in the DRC without paying taxes. According to the watchdog, reintegrating them into the tax system could boost government revenues by nearly 30% this year.
The IGF's efforts have already yielded substantial results; in 2023 alone, it recovered $1.5 billion in irregular expenditures from public institutions, according to Alingete's February 2024 remarks on Top Congo FM.
This article was initially published in French by Ronsard Luabeya (intern)
Edited in English by Ola Schad Akinocho