En République démocratique du Congo (RDC), un dispositif renforcé de contrôle des normes environnementales est annoncé dans le secteur minier. Selon le compte rendu du Conseil des ministres du 27 février 2026, les ministres de l’Environnement et des Mines ont été chargés de constituer « une commission mixte composée de leurs experts afin de proposer dans les meilleurs délais un dispositif plus efficace susceptible de renforcer la synergie et d’assurer la cohérence des actions menées par les différents mécanismes de contrôle ».
Le compte rendu précise que cette initiative vise à corriger les manquements constatés sur le terrain et à améliorer la surveillance environnementale. Des équipes dépêchées récemment dans le Lualaba et le Haut-Katanga ont relevé des « manquements graves » au sein de plusieurs entreprises, ainsi que des dysfonctionnements « structurels » dans les dispositifs de contrôle, engageant la responsabilité des services techniques impliqués dans la chaîne de supervision.
Cette démarche s’inscrit dans le cadre des engagements pris par la RDC auprès du Fonds monétaire international (FMI), au titre de la Facilité pour la résilience et la durabilité (FRD) de son programme triennal débuté en 2025. Le rapport du FMI publié en janvier 2026 indique que le gouvernement doit « renforcer les garanties environnementales et sociales dans le secteur minier afin de gérer activement son impact sur les forêts et les populations les plus vulnérables ». Parmi les mesures prévues figurent le renforcement du cadre juridique, la publication des études d’impact environnemental et social, ainsi que la réalisation d’audits environnementaux ex post des projets miniers.
Le 30 janvier dernier, le ministère des Mines avait demandé aux sociétés minières de transmettre, au plus tard le 16 février 2026, les preuves de constitution des garanties financières destinées à la réhabilitation environnementale de leurs projets. Cette échéance est désormais expirée, sans que l’on sache à ce stade si l’ensemble des entreprises concernées s’est conformé à cette obligation.
Boaz Kabeya
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The Congolese government has approved the launch of the Regional Program to Support Infrastructure Development and Transboundary Water Resources Management (PREDIRE) with the Central African Republic.
Rural Development Minister Grégoire Mutshail Mutomb announced the decision at the Council of Ministers on Feb. 27. The program was officially launched on Feb. 17 at a ceremony chaired by Prime Minister Judith Suminwa Tuluka.
Funded by the African Development Bank (AfDB), the project allocates $49.6 million to the Democratic Republic of Congo out of a total budget of $257 million for both countries. It will run for five years.
The program targets Nord-Ubangi, Sud-Ubangi and Mongala provinces in northwestern DRC. It aims to upgrade socio-economic infrastructure, strengthen community resilience and promote integrated water resource management in the Ubangi transboundary basin. About 500,000 rural households are expected to benefit. The minister urged local stakeholders to take ownership of the program during implementation.
The project includes construction of a water treatment plant in Gbadolite with a capacity of 2,000 cubic meters per hour, along with a supply and distribution network and related facilities to support REGIDESO. Solar-powered drinking water systems will be installed in several localities in Nord-Ubangi, including Mobaye Mbongo, Bige Nord, Fiwa, Kota-Koli, Yakoma, Abuzi and Wapinda. Additional infrastructure is planned in Mongala province.
The program also includes technical studies for transferring water from the Ubangi River to develop irrigated agricultural areas in the targeted provinces.
The AfDB began procurement procedures in February 2026 for works, equipment and consulting services required to implement the project’s components.
Ronsard Luabeya
Le gouvernement congolais a acté le démarrage du Programme régional d’appui au développement des infrastructures et de valorisation des ressources en eau transfrontalière (PREDIRE) entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République centrafricaine (RCA). L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du 27 février 2026 par le ministre du Développement rural, Grégoire Mutshail Mutomb.
Le lancement officiel du programme est intervenu le 17 février dernier, au cours d’une cérémonie présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Financé par la Banque africaine de développement (BAD), le projet bénéficie d’une enveloppe de 49,6 millions de dollars pour la RDC, sur un coût total estimé à 257 millions de dollars pour les deux pays partenaires. La durée d’exécution est prévue sur cinq ans.
Le lancement officiel du programme est intervenu le 17 février dernier, au cours d’une cérémonie présidée par la Première ministre Judith Suminwa Tuluka. Financé par la Banque africaine de développement (BAD), le projet bénéficie d’une enveloppe de 49,6 millions de dollars pour la RDC, sur un coût total estimé à 257 millions de dollars pour les deux pays partenaires. La durée d’exécution est prévue sur cinq ans.
Le programme couvre les provinces du Nord-Ubangi, du Sud-Ubangi et de la Mongala, dans le nord-ouest du pays. Il vise à améliorer les infrastructures socio-économiques, à renforcer la résilience des populations et à promouvoir une gestion intégrée des ressources en eau dans le bassin transfrontalier de l’Oubangui. Selon le ministre, environ 500 000 ménages ruraux sont concernés par les interventions prévues. Il a appelé à « l’appropriation des actions liées à la mise en œuvre du programme ».
Sur le plan opérationnel, le projet prévoit la construction d’une station de traitement d’eau à Gbadolite, d’une capacité de 2 000 m³ par heure, assortie d’un réseau d’adduction et de distribution ainsi que d’infrastructures connexes au profit de la REGIDESO. Des systèmes d’approvisionnement en eau potable alimentés à l’énergie solaire seront installés dans plusieurs localités du Nord-Ubangi, notamment Mobaye Mbongo, Bige Nord, Fiwa, Kota-Koli, Yakoma, Abuzi et Wapinda. D’autres infrastructures sont également prévues dans la province de la Mongala.
Le projet inclut en outre des études techniques pour le transfert d’eau du fleuve Oubangui en vue du développement de périmètres hydroagricoles dans les provinces concernées. Dans le cadre de la mise en œuvre, la BAD a engagé depuis février 2026 les procédures de passation des marchés portant sur les travaux, les fournitures d’équipements et les services de consultants nécessaires à l’exécution des différentes composantes du programme.
Ronsard Luabeya
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The Central Bank of the Congo (BCC) and the Bank of Central African States (BEAC) signed a cooperation agreement on Feb. 28, 2026, in Kinshasa. The signing took place on the sidelines of the Central Africa sub-regional committee meetings of the Association of African Central Banks (AACB).
The agreement aims to “strengthen cooperation in banking regulation, payment systems, anti-money laundering and counter-terrorist financing, cybersecurity, financial inclusion and monetary stability,” BEAC Governor Yvon Sana Bangui said.
BEAC is the common central bank for the six CEMAC countries: Cameroon, Congo, Gabon, Equatorial Guinea, the Central African Republic and Chad. These countries share the Central African CFA franc. The Democratic Republic of the Congo (DRC) uses its own currency, the Congolese franc, and is not a member of this monetary union, but maintains significant trade and financial ties with several countries in the bloc.
“This protocol marks a further step toward deeper monetary and financial integration in the sub-region,” the BCC said, without providing details. Bilateral agreements of this kind typically shift cooperation from a continental coordination framework to more operational arrangements, such as designated contact points, structured information-sharing and technical projects that can be implemented more quickly.
On the prudential front, the text opens the door to greater information-sharing between supervisors and closer alignment of risk management practices. As international compliance standards tighten and correspondent banks increase scrutiny, such coordination could reduce the risk of regulatory fragmentation.
The payment systems component has strategic implications. In recent years, BEAC has been modernizing payment infrastructure within CEMAC. Closer cooperation with the BCC could eventually facilitate cross-border payment interoperability, as many transactions are still routed through correspondents outside the sub-region, often at high cost and with delays. For commercial banks exposed to DRC–CEMAC flows, more efficient regional clearing would improve cost and processing efficiency.
Common practice
Anti-money laundering and counter-terrorist financing are another key area. The DRC is among jurisdictions under increased monitoring by the Financial Action Task Force (FATF), as is Cameroon in the Feb. 13, 2026 update. In this context, stronger information-sharing and alignment of practices could help reassure correspondent banks and investors, reducing the risk that transactions are delayed, rejected or made more expensive due to compliance concerns.
In cybersecurity, the cooperation comes as digital threats targeting financial infrastructure intensify. Harmonized standards, shared alerts and coordinated incident response are becoming core elements of financial stability.
Finally, the protocol refers to financial inclusion and monetary stability. In the DRC, where dollarization remains high and authorities are seeking to strengthen the use of the Congolese franc, exchanges with BEAC could help shape thinking on policy tools to modernize financial services and reinforce macro-financial stability.
Such memorandums of understanding are common across Africa. Central banks regularly use them to set out terms for technical cooperation and capacity-building. For now, the BCC-BEAC agreement remains a broad framework. Its impact will depend on how it is implemented, including the timeline, priority projects, monitoring mechanisms and measurable outcomes.
Pierre Mukoko
La Banque centrale du Congo (BCC) et la Banque des États de l’Afrique centrale (BEAC) ont signé, le 28 février 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord de coopération, en marge des travaux du Comité sous-régional Afrique centrale de l’Association des banques centrales africaines (ABCA). L’objectif affiché est de « renforcer la coopération en matière de régulation bancaire, systèmes de paiement, lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme, cybersécurité, inclusion financière et stabilité monétaire », indique le gouverneur de la BEAC, Yvon Sana Bangui.
La BEAC est l’institution d’émission commune aux six pays de la CEMAC (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, République centrafricaine et Tchad), un espace monétaire partageant le franc CFA d’Afrique centrale. La RDC, qui dispose de sa propre monnaie — le franc congolais — n’appartient pas à cette union monétaire, mais entretient d’importants flux commerciaux et financiers avec plusieurs pays de la zone.
« Ce protocole marque une étape supplémentaire vers une intégration monétaire et financière plus approfondie au sein de la sous-région », soutient la BCC, sans en préciser les modalités. Un accord bilatéral de ce type permet généralement de passer d’un cadre continental de coordination à des dispositifs plus opérationnels (points focaux, échanges d’informations, chantiers techniques), plus rapidement activables.
Sur le volet prudentiel, le texte ouvre la voie à un renforcement des échanges entre superviseurs et à un rapprochement des pratiques en matière de gestion des risques. Dans un contexte de durcissement des exigences internationales de conformité et de vigilance accrue des banques correspondantes, cette coordination peut contribuer à limiter les risques de fragmentation réglementaire.
Le volet « systèmes de paiement » revêt une dimension stratégique. La BEAC a engagé ces dernières années une modernisation de ses infrastructures de paiement au sein de la CEMAC. Une coopération accrue avec la BCC pourrait, à terme, faciliter l’interopérabilité des paiements transfrontaliers, aujourd’hui souvent routés via des correspondants hors de la sous-région, avec des coûts et des délais élevés. Pour les banques commerciales exposées aux flux RDC–CEMAC, toute amélioration de la compensation régionale représenterait un levier d’efficacité.
Pratique courante
La lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme constitue un autre enjeu clé. La RDC figure parmi les juridictions « sous surveillance » du GAFI, tout comme le Cameroun dans la mise à jour du 13 février 2026. Dans ce contexte, un renforcement des échanges d’informations et des pratiques peut contribuer à rassurer les banques correspondantes et les investisseurs, et à réduire le risque que certaines transactions soient retardées, refusées ou renchéries faute de confiance.
En matière de cybersécurité, la coopération annoncée intervient alors que les risques numériques visant les infrastructures financières se multiplient. L’harmonisation des standards, l’échange d’alertes et la coordination en cas d’incident deviennent des éléments centraux de la stabilité financière.
Enfin, le protocole mentionne l’inclusion financière et la stabilité monétaire. Pour la RDC, où la dollarisation demeure élevée et où les autorités monétaires cherchent à renforcer l’usage du franc congolais, l’échange d’expériences avec la BEAC peut nourrir la réflexion sur certains instruments de modernisation des services financiers et, plus largement, sur la stabilité.
De tels protocoles d’accord sont, au demeurant, une pratique courante sur le continent : plusieurs banques centrales africaines en signent régulièrement pour cadrer la coopération technique et le renforcement de capacités. En l’état, le document signé entre la BCC et la BEAC reste un cadre général. Son impact dépendra de sa déclinaison opérationnelle : calendrier d’actions, chantiers prioritaires, mécanismes de suivi et résultats mesurables.
Pierre Mukoko
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The National Rural and Peri-urban Electrification and Energy Services Agency (ANSER) announced on February 27, 2026, that it had signed a memorandum of understanding with U.S.-based Cybastion Institute LLC. The agreement falls under the energy pillar of the strategic partnership between the Democratic Republic of Congo and the United States.
Previously introduced in the DRC as a provider of digital and cybersecurity solutions, Cybastion is now taking on a different role. In a press release, the company is described as “an international firm specializing in the engineering and structuring of energy projects.” The agreement launches a strategic partnership to develop rural electrification projects in the DRC.
The memorandum sets out a framework for technical and operational cooperation covering project design, financial structuring, and implementation. The projects will focus on solar energy in rural and peri-urban areas. The agreement runs for an initial 24 months and may be renewed. Projects will be rolled out in successive phases, approved jointly by the two parties.
These phases will include technical, environmental and social studies, financing structuring, and preparation of execution contracts. The stated goal is to strengthen national power generation capacity and support socio-economic development in the targeted areas.
Under the partnership, Cybastion will conduct pre-feasibility and feasibility studies, develop fixed-price technical and commercial proposals, and help secure international financing. This may involve export credit agencies and leading international financial institutions.
ANSER will identify priority projects, coordinate with institutions, and facilitate the administrative procedures required to implement the investments.
The press release adds that the memorandum is a first step toward negotiating and concluding a financing agreement between a U.S. commercial bank and the DRC Ministry of Finance.
The move represents a significant shift for Cybastion in the DRC. The company is already active in the country through a five-year program with the Ministry of Youth to train 250,000 young people in digital skills, in partnership with Cisco. The program covers networking, cybersecurity, data science, programming, operating systems, technical English and entrepreneurship.
With the agreement signed with ANSER, Cybastion is broadening its footprint in the DRC to include energy infrastructure. It is positioning itself not as a power operator, but as a technical and financial structuring partner for rural electrification projects.
Ronsard Luabeya
DR Congo’s President Felix Tshisekedi has instructed the government to tighten regulation of social media platforms to curb abuses, according to a statement issued after a cabinet meeting.
The directive was announced at the 80th ordinary meeting of the Council of Ministers held on Feb. 27 in Kinshasa.
Tshisekedi tasked the justice minister and the minister of digital economy with proposing and implementing measures to promote responsible and ethical use of social media, in consultation with relevant agencies.
The measures could include, if necessary, “proportionate restrictive measures in accordance with the law, while respecting fundamental freedoms,” according to cabinet minutes read by Digital Economy Minister Augustin Kibassa Maliba.
The move comes as internet and social media use continues to expand in the Democratic Republic of Congo. According to DataReportal, the number of internet users rose from 21.14 million in 2021 to 34.7 million at the start of 2026, an increase of 64.1%, bringing penetration to an estimated 30.5%. Over the same period, social media users increased from 4 million to 10.4 million.
Authorities say that, rather than serving exclusively positive purposes, social media platforms are increasingly being used to spread disinformation, fuel public disorder, promote hate speech, manipulate opinion and incite division, undermining national cohesion and social stability.
The decision also comes amid persistent security challenges in several provinces, with security issues among the most debated topics online.
Raise awareness and enforce the Digital Code
Central to the president’s message is the need to strengthen awareness and enforcement of the Digital Code, adopted to regulate the use of digital platforms in the country. Tshisekedi said the law already provides mechanisms to prevent, regulate and punish online abuses, but is not widely known or consistently enforced.
The communication and media minister has been tasked, in coordination with public and private operators, with running ongoing public awareness campaigns. Magistrates will also be targeted under the supervision of the Superior Council of the Judiciary to ensure consistent and deterrent enforcement.
Beyond regulation, the government is turning to education. The ministries of national and higher education have been instructed to gradually introduce modules on digital responsibility into school curricula. Training programs are also expected to address issues related to social media and artificial intelligence.
Relevant ministers must submit a detailed report every 15 days outlining actions taken, results achieved and any challenges encountered to allow for monitoring and evaluation. Details of how the measures will be implemented remain unclear.
Isaac K. Kassouwi, with Ecofin Agency
L’Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) a annoncé, dans un communiqué publié le 27 février 2026, la signature d’un protocole d’accord avec la société américaine Cybastion Institute LLC, dans le cadre du volet énergie de l’accord stratégique conclu entre la RDC et les États-Unis.
Présentée jusqu’ici en RDC comme un acteur des solutions numériques et de la cybersécurité, Cybastion apparaît désormais dans un registre différent. Selon le communiqué, l’entreprise est décrite comme « une société internationale spécialisée dans l’ingénierie et la structuration de projets énergétiques ». L’accord vise à « marquer le lancement d’un partenariat stratégique en faveur du développement de projets d’électrification rurale en République démocratique du Congo ».
Le protocole établit un cadre de collaboration technique et opérationnelle pour la conception, la structuration financière et la mise en œuvre de projets d’électrification, notamment « à base d’énergie solaire dans les zones rurales et périurbaines du pays ». Conclu pour une durée initiale de vingt-quatre mois, renouvelable, il prévoit un déploiement progressif des projets à travers des phases successives validées conjointement par les deux parties.
Ces phases incluront « les études techniques, environnementales et sociales, la structuration du financement et la préparation des contrats d’exécution ». L’objectif affiché est de « renforcer la capacité de production énergétique nationale et soutenir le développement socio-économique des territoires concernés ».
Dans le cadre du partenariat, Cybastion Institute apportera son expertise pour la réalisation « des études de préfaisabilité et de faisabilité, l’élaboration de propositions techniques et commerciales à prix forfaitaire, ainsi que l’appui à la mobilisation de financements internationaux », notamment auprès « d’agences de crédit à l’exportation et d’institutions financières de premier rang ».
L’ANSER, pour sa part, jouera « un rôle central dans l’identification des projets prioritaires, la coordination institutionnelle et l’accompagnement des démarches administratives nécessaires à la concrétisation des investissements ».
Le communiqué précise également que le protocole constitue « une étape préalable à la négociation et à la conclusion d’une convention de financement entre une banque commerciale américaine et le ministère des Finances de la RDC ».
Ce positionnement marque une évolution notable pour Cybastion en RDC. L’entreprise est déjà impliqué dans le pays à travers un programme conduit avec le ministère de la Jeunesse visant à former 250 000 jeunes aux métiers du numérique, en partenariat avec Cisco. Prévu sur cinq ans, ce programme couvre notamment les réseaux, la cybersécurité, la data science, la programmation, les systèmes d’exploitation, l’anglais technique et l’entrepreneuriat.
Avec le protocole d’accord signé avec l’ANSER, Cybastion élargit ainsi son champ d’intervention en RDC vers le secteur des infrastructures énergétiques, en se positionnant non comme opérateur électrique, mais comme acteur de structuration technique et financière de projets d’électrification rurale.
Ronsard Luabeya
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The Kakoso Bridge at km 15 on the Chingola-Chililabombwe stretch of the T3 road collapsed after heavy overnight rains on Feb. 28, 2026, Zambia’s Road Development Agency (RDA) said.
The T3 is one of the main routes to the Kasumbalesa border crossing, the primary transit point between Zambia and the Democratic Republic of Congo (DRC).
In a statement published Sunday, March 1, the RDA said preliminary investigations indicate that drainage structures failed after being overwhelmed by the volume of rainwater. Emergency repairs have begun and a temporary diversion has been put in place to restore traffic.
Namibia’s NBC, citing Zambian road authorities, reported that the diversion may not be suitable for heavy trucks. The restriction could disrupt supplies of essential goods to the DRC, particularly to Lubumbashi and Kolwezi, which depend heavily on cargo transiting through Zambia.
The agency added that motorists are advised to avoid the route while work on the diversion is under way to prevent congestion that could hamper emergency operations.
According to Bank of Zambia data, the DRC imported $426.1 million worth of goods from Zambia in the third quarter of 2025. It is a major destination for Zambian agricultural products and sulfur, a key input in the production of sulfuric acid used in copper and cobalt processing. A prolonged disruption on this route could affect both household supplies and mining supply chains.
The affected section forms part of the Walvis Bay-Ndola-Lubumbashi Development Corridor, which links Lubumbashi to the Namibian port of Walvis Bay. Spanning about 2,690 km, the corridor enables part of the Katanga copperbelt’s mineral output to reach the Atlantic coast in four to five days. It is also a key logistics route for regional trade, including the transport of fish products from Namibia to the DRC via Zambia and Kasumbalesa.
Timothée Manoke
Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi (photo), a instruit le gouvernement de renforcer l’encadrement des réseaux sociaux afin d’en prévenir les dérives. La directive a été donnée lors de la 80ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 27 février à Kinshasa.
Le chef de l’État a chargé le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, ainsi que le ministre de l’Économie numérique, de proposer et de mettre en œuvre, en concertation avec les services concernés, des mesures destinées à promouvoir un usage responsable, éthique et rationnel des réseaux sociaux. Celles-ci pourraient inclure, le cas échéant, « des mesures restrictives proportionnées et conformes à la loi, tout en respectant les libertés fondamentales », selon le compte rendu lu par Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’Économie numérique.
Cette orientation intervient dans un contexte d’adoption croissante des réseaux sociaux, parallèlement à l’expansion des services de télécommunications, notamment de l’Internet. Selon DataReportal, le nombre d’utilisateurs d’Internet est passé de 21,14 millions en 2021 à 34,7 millions début 2026, soit une progression de 64,1 %, pour un taux de pénétration estimé à 30,5 %. Sur la même période, le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux est passé de 4 millions à 10,4 millions.
Les autorités congolaises estiment que, « loin de servir exclusivement des finalités positives, les réseaux sociaux constituent de plus en plus des vecteurs de désinformation, de troubles à l’ordre public, de discours de haine, de manipulation de l’opinion et d’incitation à la division entre Congolais, portant ainsi atteinte à la cohésion nationale, à l’ordre public et à la stabilité sociale ».
Par ailleurs, cette décision intervient dans un contexte particulier marqué par des défis sécuritaires persistants dans plusieurs provinces du pays. La question sécuritaire figure parmi les sujets les plus débattus sur les réseaux sociaux.
Vulgariser et appliquer le Code du numérique
Au cœur de la communication présidentielle figure la nécessité de vulgariser et de faire appliquer le Code du numérique, adopté pour encadrer l’usage des plateformes digitales en RDC. Selon le chef de l’État, cet instrument juridique prévoit déjà des mécanismes de prévention, de régulation et de répression des abus en ligne, mais demeure insuffisamment connu et appliqué, tant par le public que par certains acteurs institutionnels.
La vulgarisation du Code du numérique ne concernera pas uniquement les citoyens. Le ministre de la Communication et Médias a été chargé, en collaboration avec les opérateurs publics et privés, d’assurer une sensibilisation continue du grand public à travers des campagnes pédagogiques. Les magistrats devront également être ciblés, sous la coordination du Conseil supérieur de la magistrature, afin de garantir une application cohérente et dissuasive des dispositions prévues.
Au-delà des mesures réglementaires, l’exécutif mise aussi sur l’éducation. Les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont été engagés à intégrer progressivement des modules de formation et de sensibilisation au numérique responsable dans les programmes d’enseignement. Les enjeux liés aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle devront ainsi être pris en compte dans la formation des jeunes.
Un rapport détaillé sur l’exécution de l’ensemble de ces instructions, précisant les actions entreprises, les résultats obtenus ainsi que les éventuelles difficultés rencontrées, devra être transmis par les ministres concernés tous les quinze jours, afin d’en permettre le suivi et l’évaluation. Les modalités précises de mise en œuvre restent toutefois, à ce stade, inconnues.
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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