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Equipe Publication

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Le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) a engagé des discussions avec CRDB Bank Congo et Koto Service en vue de la mise en place d’un dispositif de financement destiné aux conducteurs de taxi-moto. Une réunion tenue le 3 avril à Kinshasa a permis d’en définir les premières bases, autour d’un mécanisme combinant garantie de crédit, financement et solutions d’assurance. À ce stade, aucun accord formel ni protocole signé n’a toutefois été rendu public.

Selon les éléments communiqués, le schéma étudié reposerait sur une répartition des rôles entre les parties : le FOGEC interviendrait en garantie des prêts, CRDB Bank Congo assurerait le financement, tandis que Koto Service proposerait des services liés aux motos. Le dispositif viserait à faciliter l’accès des opérateurs de taxi-moto à des financements pour l’acquisition ou l’entretien de leurs engins, ainsi qu’à des produits d’assurance adaptés.

Le projet s’inscrit dans la mission du FOGEC, qui consiste à faciliter l’accès au financement des entrepreneurs, notamment des micros, petites et moyennes entreprises, des start-up et des acteurs économiques insuffisamment couverts par le système bancaire classique. Le FOGEC a d’ailleurs lancé, le 3 février 2026, la plateforme numérique Bokeli, destinée à aider les porteurs de projets à structurer leurs plans d’affaires et à soumettre leurs dossiers de financement sous une forme plus conforme aux attentes des banques.

L’intérêt d’un tel mécanisme pour le segment des taxis-motos tient au poids croissant de cette activité dans la mobilité urbaine congolaise. D’après une étude de Target SARL, 71 % des usagers en RDC utilisaient en 2025 la moto-taxi comme principal moyen de déplacement, contre 67 % en 2023. Cette progression s’explique notamment par les embouteillages, les insuffisances du transport public et l’état de certaines voiries.

Les conducteurs génèrent également des revenus réguliers. Certains d’entre eux évoquent des gains journaliers pouvant atteindre 120 000 francs congolais, soit environ 52 dollars au taux de change actuel, avec des niveaux pouvant aller jusqu’à 60 dollars par jour selon les périodes d’activité.

Pour CRDB Bank Congo, un tel dispositif pourrait contribuer à élargir progressivement la clientèle. La banque a inauguré sa première agence à Kinshasa en décembre 2025, marquant son entrée sur le principal marché bancaire du pays. Selon son rapport Pilier III au 30 juin 2025, sa performance restait alors largement portée par les intérêts sur les bons du Trésor, qui représentaient environ 77 % du produit net bancaire. Les produits sur opérations avec la clientèle représentaient, eux, près de 19,7 % du produit net bancaire, et non 15,6 % comme cela a parfois été avancé.

Boaz Kabeya

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DR Congo's Ministry of Posts and Telecommunications signed a memorandum of understanding with Unicom Airnet, a subsidiary of state-owned operator China Unicom, on April 7, 2026, in China, for the construction of a telecommunications satellite. According to an official statement, the agreement aims to "support digital sovereignty and improve national connectivity."

For similar objectives, the Democratic Republic of Congo had already signed a memorandum of understanding with Monacosat in November 2024. In September 2025, a representative of the Monaco-based operator, Jean-Philippe Anvam, was received in Kinshasa by President Félix Tshisekedi. At that meeting, officials said the satellite project was valued at $400 million. "The funds are available through a partner bank," Anvam said at the time.

No final contract has been disclosed so far, leaving its implementation uncertain.

In this context, the signing of a memorandum of understanding with Unicom Airnet adds a new dimension. Such agreements are generally non-binding frameworks that allow parties to define the technical and financial parameters of a project without committing to execution.

The Chinese group has strong industrial capabilities in telecommunications. Unicom Airnet describes itself as a satellite services platform backed by China Unicom, one of China's three major state-owned operators.

Congolese authorities have not specified whether this Chinese track replaces, complements or competes with the project led by Monacosat. The lack of official clarification creates uncertainty over the program’s direction, which is part of a broader digital sovereignty strategy.

The government is seeking to reduce dependence on foreign infrastructure by developing its own satellite capabilities, as connectivity needs grow rapidly.

Pierre Mukoko

Le ministère congolais des Postes et Télécommunications a signé, le 7 avril 2026 en Chine, un mémorandum d’entente (MoU) avec Unicom Airnet, filiale de l’opérateur public China Unicom, en vue de la construction d’un satellite de télécommunications. Selon la communication officielle, cet accord vise à « soutenir la souveraineté numérique et améliorer la connectivité nationale ».

Pour les mêmes objectifs, la République démocratique du Congo (RDC) avait déjà conclu, en novembre 2024, un protocole d’accord avec Monacosat. En septembre 2025, un représentant de l’opérateur monégasque, Jean-Philippe Anvam, avait même été reçu à Kinshasa par le président de la République, Félix Tshisekedi. À cette occasion, il avait été indiqué que le projet de satellite était évalué à 400 millions de dollars. « Les fonds sont disponibles via une banque partenaire », affirmait alors Jean-Philippe Anvam.

Aucun contrat définitif n’a toutefois été rendu public à ce stade, laissant ouverte la question de sa mise en œuvre effective. Dans ce contexte, la signature d’un MoU avec Unicom Airnet introduit une nouvelle variable. Un tel accord constitue généralement un cadre de coopération non contraignant, permettant de définir les bases techniques et financières d’un projet sans engager encore les parties sur un contrat d’exécution.

Le groupe chinois dispose d’un ancrage industriel significatif dans les télécommunications. Unicom Airnet se présente comme une plateforme spécialisée dans les services satellitaires, adossée à China Unicom, l’un des trois grands opérateurs publics chinois.

À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas précisé si cette nouvelle piste chinoise remplace, complète ou met en concurrence le projet porté par Monacosat. L’absence de clarification officielle entretient une incertitude sur la trajectoire du programme, qui s’inscrit dans une stratégie de souveraineté numérique.

Le gouvernement congolais cherche à réduire sa dépendance aux infrastructures étrangères en développant ses propres capacités satellitaires, dans un contexte de croissance rapide des besoins en connectivité.

Pierre Mukoko

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The provincial government of Kinshasa on Monday launched a registration campaign to allocate commercial spaces at the new central market, commonly known as Zando. The move marks a new phase in the reopening of the site, which has been closed since January 2021 and rebuilt from September 2022.

Authorities have begun a registration and verification process ahead of the allocation of spaces. The governor’s office said in a statement that the phase will run from April 7 to 20, 2026, between 8:30 a.m. and 4:30 p.m., with an official launch held at the Kinshasa Botanical Garden.

To qualify, applicants must be Congolese nationals or represent a company registered in Congo. Foreign nationals may also apply if they hold a residence permit. Applicants must be at least 18 years old and provide proof of trading activity through a valid business license, a trade register, or a 2026 economic activity registration form. They must also show proof of payment of property or rental income tax to obtain tax clearance.

The registration drive has also been rolled out at several locations across the capital, according to the Congolese Press Agency (ACP). These include Matete market, Liberté market, Maluku market, and the communes of Bandalungwa and Limete, to make it easier for traders to register.

The new facility includes 10,000 stalls, 650 shops, 10 warehouses of 500 cubic meters each, more than 300 kiosks, 10 cold rooms and 272 public restrooms, according to Emmanuel Mputu, coordinator of the Central Market construction project, as cited by ACP. That figure is well below the 80,000 stalls announced in 2024 by former Governor Gentiny Ngobila.

The project was financed through a $44.5 million loan from Sofibanque as part of a public-private partnership between the city and Sogema, which contracted Chinese firm SZTC to carry out the construction.

Rental rates for the various spaces have not yet been disclosed. However, the provincial government said former occupants of the central market are expected to be given priority.

Timothée Manoke

International Resources Holding (IRH) is expanding beyond its tin interests in the Democratic Republic of Congo, moving into the copper and cobalt sector in Lualaba province. The UAE-based group, which agreed in 2025 to pay $367 million for a 56% stake in Alphamin Resources — operator of the Bisie tin mine in North Kivu — is now linked to assets in Lualaba.

According to Africa Intelligence, the Emirati group is connected to entities that became partners of state miner Gécamines following mining title transfers in September.

Official documents released in recent weeks show that the Kabulungu project, a copper and cobalt deposit in Lualaba, is now held by Kabulungu Kamilombe Mining (KKM). The joint venture is 40% owned by Gécamines and 60% by Falcon Resources. The records confirm a partial transfer of the asset by Gécamines to Falcon Resources, but make no explicit mention of IRH.

Tailings and waste rock permits

Separate transactions have also involved permits related to mining tailings and waste rock in Lualaba. These assets were transferred to Kongo Mining Company (KMC), a joint venture between Gécamines and Luna Mining. As with the Kabulungu project, public records confirm the transfers and the creation of the entity, but do not establish a direct capital link to IRH.

Africa Intelligence nonetheless reports that both Falcon Resources and Luna Mining are connected to the Emirati group. It also says that KKM and KMC share the same chief executive, Yehezkel Ambar, suggesting operational coordination between the two entities.

In January 2026, 16 memorandums of understanding were signed in Kolwezi between the provincial government and Emirati companies. Authorities said mining was among the sectors covered, though the details of the agreements and the identities of the companies involved have not been disclosed.

These developments come amid a broader push by the United Arab Emirates into African critical minerals. In Zambia, IRH acquired a 51% stake in Mopani Copper Mines for $1.1 billion in 2024. The group is positioning itself across several metals considered strategic for the energy transition, including copper, cobalt, nickel and lithium. IRH’s corporate filings identify it as a subsidiary of 2PointZero, an investment platform within the International Holding Co (IHC) group.

Timothée Manoke

Le gouvernement provincial de Kinshasa a lancé, le 7 avril 2026, la campagne de souscription en vue de l’attribution des espaces commerciaux du nouveau Marché central, communément appelé Zando. Cette opération ouvre une nouvelle phase dans le processus de réouverture du site, fermé depuis janvier 2021 puis reconstruit à partir de septembre 2022.

À ce stade, les autorités ont engagé une opération d’identification des requérants, préalable à l’attribution effective des emplacements. Le communiqué du gouvernorat précise que cette phase se déroule du 7 au 20 avril 2026, de 8 h 30 à 16 h 30, avec un lancement officiel au Jardin botanique de Kinshasa.

Pour prétendre à un emplacement, les candidats doivent notamment être de nationalité congolaise ou représenter une société de droit congolais. Les étrangers peuvent également postuler à condition de disposer d’une carte de résident. Les requérants doivent aussi être âgés d’au moins 18 ans, justifier de leur qualité de commerçant au moyen d’une patente valide, d’un registre du commerce ou d’une fiche de recensement des activités économiques et artisanales pour l’exercice 2026, et présenter une preuve de paiement de l’impôt foncier ou de l’impôt sur le revenu locatif afin d’obtenir un quitus fiscal.

Outre le Jardin botanique, l’opération est également déployée, selon l’Agence congolaise de presse (ACP), dans plusieurs autres points de la capitale, notamment au marché de Matete, au marché de la Liberté, au marché de Maluku ainsi que dans les communes de Bandalungwa et de Limete, afin de faciliter l’enregistrement des commerçants.

D’après les explications d’Emmanuel Mputu, coordonnateur du projet de construction du Marché central, relayées par l’ACP, la nouvelle infrastructure comprend 10 000 étals destinés aux détaillants, 650 magasins, 10 entrepôts de 500 mètres cubes chacun, plus de 300 kiosques, 10 chambres froides et 272 toilettes publiques. Ce volume d’étals reste toutefois inférieur aux 80 000 annoncés en 2024 par l’ancien gouverneur Gentiny Ngobila.

Le projet a été financé par un prêt de 44,5 millions de dollars accordé par Sofibanque. Ce financement s’inscrit dans le partenariat public-privé conclu entre la ville et la société Sogema, qui a confié l’exécution des travaux à l’entreprise chinoise SZTC.

Les tarifs de location des différents espaces n’ont pas encore été rendus publics. Toutefois, selon les indications du gouvernement provincial, une priorité devrait être accordée aux anciens occupants du Marché central.

Timothée Manoke

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Après avoir conclu en 2025 un accord de 367 millions de dollars pour prendre le contrôle de 56 % d’Alphamin Resources, opérateur de la mine d’étain de Bisie dans le Nord-Kivu, International Resources Holding (IRH) est désormais cité à propos d’actifs de cuivre et de cobalt dans le Lualaba. Cette présence est rapportée par Africa Intelligence, qui relie le groupe émirati à certaines structures devenues partenaires de la Gécamines dans cette province à l’issue de cessions de titres miniers intervenues en septembre dernier.

Selon les documents officiels dévoilés il y a quelques semaines, le projet Kabulungu, qui porte sur un gisement de cuivre et de cobalt dans la province du Lualaba, est désormais logé au sein de Kabulungu Kamilombe Mining (KKM). Cette coentreprise est détenue à 40 % par la Gécamines et à 60 % par Falcon Resources. Les actes officiels confirment donc la cession partielle par la Gécamines de cet actif à Falcon Resources, sans mentionner explicitement IRH.

D’autres opérations ont également été menées autour de permis liés aux rejets et remblais miniers dans le Lualaba. Ces actifs ont été transférés à Kongo Mining Company (KMC), issue d’un partenariat entre la Gécamines et Luna Mining. Là encore, les sources publiques établissent l’existence de ces cessions et de cette structure, mais ne documentent pas directement un lien capitalistique avec IRH.

Néanmoins, Africa Intelligence affirme que Falcon Resources et Luna Mining sont liées au groupe émirati. Le même média indique aussi que KKM et KMC partagent le même directeur général, Yehezkel Ambar, ce qui suggère une coordination opérationnelle entre les deux entités.

En janvier 2026, à Kolwezi, 16 protocoles d’accord ont été signés entre le gouvernement provincial et des entreprises émiraties. Selon les autorités provinciales, les mines figurent parmi les secteurs concernés, même si le contenu détaillé des accords et l’identité des sociétés impliquées n’ont pas été rendus publics à ce stade.

Ces mouvements interviennent dans un contexte plus large de montée en puissance des Émirats arabes unis dans les minerais critiques africains. En Zambie, IRH a acquis 51 % de Mopani Copper Mines pour 1,1 milliard de dollars en 2024. Le groupe se positionne ainsi sur plusieurs métaux jugés stratégiques pour la transition énergétique, notamment le cuivre, le cobalt, le nickel et le lithium. Les documents officiels du groupe présentent aujourd’hui IRH comme une filiale de 2PointZero, plateforme d’investissement appartenant à la galaxie International Holding Co (IHC).

Timothée Manoke

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The Democratic Republic of Congo (DRC) could secure $1.882 billion in tourism investments following the inaugural UAE-Africa Tourism Investment Summit held in Dubai from Oct. 25 to 29, 2025, Tourism Minister Didier Mazenga said during a Council of Ministers meeting on April 3, 2026.

According to the official report, a $6 billion portfolio of tourism projects across Africa was selected after the summit. Of that total, $1.882 billion, or 31%, is earmarked for the DRC. Authorities said four projects presented by the country drew interest from Emirati investors.

These include the development of a protected areas circuit in western DRC, covering the Kinshasa Zoological and Botanical Garden, the Mangrove Marine Park in Muanda, Kundelungu National Park, and the Bombo-Lumene Reserve. Other projects include the renovation of the N’sele tourist village, the development of the Muanda-Kinshasa-Kananga road corridor and the Kinshasa-Mbandaka-Kisangani river route, as well as the rehabilitation of the Kitona (Lippens) tourist site.

Details yet to be finalized

At this stage, the funding has not been secured. Mazenga said the process and timeline for accessing the funds will be clarified at a forthcoming summit in Nairobi. In the meantime, the Ministry of Tourism, working with the Ministry of Planning, is preparing technical requirements, including project briefs.

The minister also called for closer coordination with other relevant ministries, including Finance, Budget, Land Affairs, and Infrastructure and Public Works, to help the DRC attract these investments and turn them into tangible projects.

This development comes amid strengthening economic ties between Kinshasa and Abu Dhabi. In February 2026, the DRC and the United Arab Emirates signed a comprehensive economic partnership agreement, along with three memorandums of understanding. Authorities aim to double bilateral trade from $5 billion to $10 billion by 2030.

In recent months, the UAE has shown growing interest in sectors including infrastructure, mining, agriculture, health, energy and tourism. In January 2026, Lualaba province announced 16 agreements with Emirati investors.

For now, the Dubai summit has initiated an investment process that remains under development rather than confirmed funding. The challenge for the Congolese government will be to convert this interest into firm commitments and deliver projects on the ground.

Ronsard Luabeya

La République démocratique du Congo (RDC) pourrait capter 1,882 milliard de dollars d’investissements dans le secteur du tourisme à la suite du premier Sommet Émirats arabes unis–Afrique pour les investissements touristiques, tenu du 25 au 29 octobre 2025 à Dubaï. C’est ce qu’a indiqué le ministre du Tourisme, Didier Mazenga, lors du Conseil des ministres du 3 avril 2026.

Selon le compte rendu officiel, un catalogue de projets représentant un montant global de 6 milliards de dollars pour le développement du tourisme en Afrique a été retenu à l’issue de ces assises. Sur ce total, 1,882 milliard de dollars, soit 31 %, ont été alignés pour la RDC. Le gouvernement congolais précise que quatre projets présentés par le pays ont retenu l’attention des partenaires émiratis.

Les projets concernés portent d’abord sur le développement du circuit des aires protégées de l’ouest de la RDC, incluant le Jardin zoologique et botanique de Kinshasa, le Parc marin des mangroves de Muanda, le Parc national de Kundelungu et la réserve de Bombo-Lumene. S’y ajoutent la rénovation et le développement du village touristique de la N’sele, le développement des circuits touristiques Muanda–Kinshasa–Kananga par route et Kinshasa–Mbandaka–Kisangani par voie fluviale, ainsi que la réhabilitation et la modernisation du site touristique de Kitona (Lippens).

Modalités à définir

À ce stade, il ne s’agit toutefois pas encore de financements définitivement sécurisés. Le ministre du Tourisme a indiqué que les modalités pratiques et la feuille de route d’accès aux fonds doivent encore être précisées dans le cadre d’un sommet annoncé à Nairobi. Parallèlement, le ministère du Tourisme, en collaboration avec celui du Plan, travaille sur les préalables techniques, notamment la mise à disposition des fiches de projets d’investissement.

Didier Mazenga a également plaidé pour une coordination plus large avec les ministères intervenant dans le secteur, notamment les Finances, le Budget, les Affaires foncières et les Infrastructures et Travaux publics, afin de permettre à la RDC de mieux se positionner pour capter ces investissements et les traduire en réalisations concrètes.

Cette perspective s’inscrit dans un rapprochement économique plus large entre Kinshasa et Abou Dhabi. En février 2026, la RDC et les Émirats arabes unis ont signé un accord de partenariat économique global, accompagné de trois mémorandums d’entente. Selon les autorités congolaises, ce cadre vise à faire passer les échanges commerciaux bilatéraux de 5 à 10 milliards de dollars d’ici 2030.

Les Émirats ont, ces derniers mois, multiplié les marques d’intérêt pour plusieurs secteurs en RDC, notamment les infrastructures, les mines, l’agriculture, la santé, l’énergie et désormais le tourisme. En janvier 2026, la province du Lualaba avait déjà annoncé la signature de 16 accords avec des investisseurs émiratis dans différents domaines. En l’état, la séquence ouverte par le sommet de Dubaï traduit donc davantage une opportunité d’investissement en cours de structuration qu’un financement déjà acquis. Pour le gouvernement congolais, l’enjeu sera désormais de transformer cet intérêt en engagements concrets, puis en projets effectivement déployés sur le terrain.

Ronsard Luabeya

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Virtus Minerals has finalized the acquisition of Chemical of Africa (Chemaf) for approximately $30 million. The deal was completed on March 27, according to a Wall Street Journal article published on March 31 and relayed on the U.S. company’s website.

The transaction includes a plan to mobilize nearly $720 million to develop the copper and cobalt producer’s projects. The framework includes an initial $200 million contribution from Virtus and its operating partner, India’s Lloyds Metals. A further $475 million is expected from New York-based investment fund Orion Resource Partners, along with about $75 million from other sources.

While these figures point to a substantial financing package, details remain unclear. Work is set to begin in April, with a target to finalize the financing by early next year. The Wall Street Journal reported that Orion declined to comment, and no information has been disclosed on the additional funding sources. It is also unclear whether these commitments are firm or conditional, or whether they involve debt, equity, or hybrid instruments.

Beyond the takeover, restarting Chemaf’s operations will require additional capital. Up to $300 million may be needed to complete expansion projects at the Mutoshi mine in Kolwezi and the Étoile mine in Lubumbashi. These sites are expected to produce around 75,000 tonnes of copper cathodes and 25,000 tonnes of cobalt hydroxide annually.

These funding needs come on top of existing liabilities, raising questions about the overall financing structure. Chemaf’s debt is estimated at nearly $1 billion, including obligations to local subcontractors and commodities trader Trafigura.

No clarity on subcontractor debt

In 2022, Trafigura arranged a $600 million syndicated loan to finance processing capacity expansion and the mechanization of the Mutoshi mine. Virtus said it had reached an agreement with the trader, without disclosing the terms.

By contrast, there is no clarity on the debt owed to local subcontractors, whose total remains unknown. The Wall Street Journal reported that Virtus declined to comment on any plans to settle this debt.

Asked about financing the restart of Chemaf’s operations, Virtus said in a March 13 press release that Congolese authorities had approved the deal after reviewing the transaction structure, the financial capacity of the consortium, and its plans for Chemaf’s activities.

Virtus also indicated that it intended to deliver on its commitments through investments, job creation, and operational results, according to the same release.

The U.S. government has identified the acquisition of Chemaf’s assets by Virtus and its Indian partner as one of three projects critical to implementing the strategic partnership on critical minerals signed with the Democratic Republic of Congo (DRC) on December 4, 2025. The deal forms part of a broader effort to secure supplies of critical minerals amid Chinese dominance. Copper and cobalt are essential for advanced military systems, the energy transition, and the production of batteries for electric vehicles and electronic devices.

However, in practice, the project’s success will depend on the consortium’s ability to secure the announced financing and stabilize operations at sites weakened by illegal mining activity.

Pierre Mukoko

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