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Equipe Publication

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Xcalibur Multiphysics Group is preparing to roll out the second phase of an airborne geophysical and geological mapping program in the Democratic Republic of Congo (DRC), one month after signing a second contract worth $297.8 million with the Ministry of Mines.

Mines Minister Louis Watum Kabamba chaired the first steering committee meeting on February 23, 2025, attended by company representatives. Discussions covered technical guidelines, the implementation timeline and operational requirements, including equipment mobilization and administrative compliance. No further details were disclosed.

The steering committee will oversee the program’s implementation, ensure compliance with financial procedures and recruit an independent consultant to supervise quality control. Authorities also announced a public awareness campaign.

According to the ministry, Phase B aims to modernize the country’s geological mapping, strengthen governance of geoscientific data, reduce exploration risk and build local technical capacity.

The three-year program will cover the provinces of Kasai, Kwango, Kongo Central and Katanga, spanning more than 700,000 square kilometers. It will increase survey density in areas identified during Phase A and conduct detailed investigations of detected anomalies. Magnetic and radiometric surveys will be carried out across the remaining territory, while gravity surveys will focus on the Central Basin to assess oil and gas potential. Detailed geological and geochemical mapping is also planned.

Six to eight aircraft planned

The project includes a capacity-building component, the full implementation of a Geographic Information System (GIS) to manage and analyze data, and the construction of a laboratory for chemical, petrographic and metallogenic analysis.

Operationally, Xcalibur plans to fly more than 2.7 million linear kilometers. Flight lines will be spaced 250 meters apart to generate high-resolution data across geologically diverse zones. The company intends to progressively deploy six to eight aircraft for the program.

During the dry season, one aircraft equipped with the Tempest electromagnetic system will operate full-time to collect more than 300,000 linear kilometers of data, with lines spaced 2.5 kilometers apart.

All airborne and ground data will be integrated into XENAI, Xcalibur Smart Mapping’s artificial intelligence platform. The company says the system provides secure access to multilayered geoscientific datasets and enables advanced analysis using machine learning.

The data processing is expected to produce integrated interpretation and prospectivity reports, identify priority geological targets and provide a factual basis for national planning and investment promotion. The Geological Service and the Congolese government will retain ownership of the data and determine how it is used and shared.

Ronsard Luabeya

Un mois après la signature d’un second contrat de 297,8 millions de dollars avec le ministère des Mines, Xcalibur Multiphysics Group s’apprête à déployer la deuxième phase du projet de cartographie géophysique aéroportée et géologique en République démocratique du Congo (RDC).

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a présidé, le 23 février 2026, la première réunion du comité de pilotage en présence des représentants de Xcalibur. Les échanges ont porté sur les orientations techniques, le calendrier d’exécution et les préalables au déploiement, notamment la mobilisation des équipements, la conformité administrative et le respect des procédures établies. Ces éléments n’ont toutefois pas fait l’objet d’une communication détaillée.

Mis en place pour assurer le suivi du programme, le comité de pilotage devra veiller au lancement effectif des travaux, au respect des procédures financières et au recrutement d’un consultant indépendant chargé du contrôle qualité. Une campagne de sensibilisation est également annoncée.

Le ministère rappelle que la phase B vise à moderniser la cartographie géologique nationale, à renforcer la gouvernance des données géoscientifiques, à réduire le risque exploratoire et à consolider les capacités techniques locales.

Prévu sur trois ans, le programme couvrira les provinces du Kasaï, du Kwango, du Kongo Central et du Katanga, soit plus de 700 000 km². Il prévoit une densification des levés géophysiques dans les zones identifiées lors de la phase A, ainsi que des investigations approfondies sur les anomalies détectées. Des levés magnétiques et radiométriques seront réalisés sur le reste du territoire, tandis que des levés gravimétriques standards cibleront la Cuvette centrale pour les ressources en gaz et pétrole. Une cartographie géologique et géochimique à des échelles plus détaillées est également programmée.

Six à huit aéronefs à déployer

Le projet comprend un volet de renforcement des capacités, la mise en exploitation complète du système d’information géographique (SIG) pour la valorisation des données, ainsi que la construction d’un laboratoire d’analyses chimiques, pétrographiques et métallogéniques.

Sur le plan opérationnel, Xcalibur prévoit de parcourir plus de 2,7 millions de kilomètres linéaires, selon des lignes de vol espacées de 250 mètres, afin de produire des données à haute résolution sur des zones géologiquement diversifiées. L’entreprise ambitionne de déployer progressivement six à huit aéronefs dédiés au programme.

Durant la saison sèche, un avion équipé du système Tempest sera mobilisé à plein temps pour acquérir plus de 300 000 kilomètres linéaires de données électromagnétiques, avec un espacement de 2,5 kilomètres entre les lignes.

L’ensemble des données aéroportées et terrestres sera intégré à XENAI, la plateforme d’intelligence artificielle de Xcalibur Smart Mapping. Selon l’entreprise, cet outil permet un accès sécurisé à des ensembles de données géoscientifiques multicouches ainsi que l’application d’algorithmes avancés d’analyse et d’apprentissage automatique.

Ces traitements doivent aboutir à des rapports intégrés d’interprétation et de prospectivité, à l’identification de cibles géologiques prioritaires et à la mise à disposition d’une base factuelle pour la planification nationale et la promotion d’investissements responsables. Les données produites resteront la propriété du Service géologique et du gouvernement congolais, qui en détermineront les modalités d’utilisation et de diffusion.

Ronsard Luabeya

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Democratic Republic of Congo Deputy Prime Minister for the Civil Service Jean-Pierre Lihau has signed an accountability agreement with secretaries-general, inspectors-general and directors-general as part of a public administration reform drive.

The agreement formally places responsibility for workforce management on the heads of public administrations. Effective immediately, they are required to ensure that staffing levels align with approved budget positions. The move aims to prevent a repeat of large numbers of unregistered but salaried employees.

Speaking on Top Congo on Feb. 19, 2026, Lihau said the initiative follows the identification of more than 87,000 “new units” (NU) since control procedures were launched in 2022.

The term “new units” refers to public employees who were not recorded in the state’s official administrative files but were already receiving salaries or bonuses. According to the minister, their high number has added pressure to the public payroll in recent years.

He said 87,956 such cases had been identified across all public administrations. He warned that similar situations could now result in sanctions against responsible officials, including dismissal.

The measure forms part of a broader regularization and payroll integration process. In July 2025, the Civil Service said it had identified more than 500,000 employees not yet integrated into the payroll system, of whom 180,000 had been regularized. A new integration phase for the third quarter of 2025 was announced, with lists published on the Civil Service’s official website.

The reform also relies on Administrative Circular No. 006 of Sept. 10, 2025, which sets out procedures for certifying “new units.” It establishes a review process led by a working group tasked with verifying appointment documents and the availability of funded positions.

The initiative is part of President Felix-Antoine Tshisekedi Tshilombo’s broader government reform effort aimed at strengthening transparency and control over the public payroll.

Boaz Kabeya

Dans le cadre de la réforme de l’administration publique, le vice-Premier ministre en charge de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, a fait signer un pacte de responsabilité aux secrétaires généraux, inspecteurs généraux et directeurs généraux des services publics.

Le pacte de responsabilité vise à transférer clairement la responsabilité de la gestion des effectifs aux chefs d’administration. À compter de sa signature, les responsables s’engagent à veiller à la conformité des effectifs avec les postes budgétairement prévus, afin d’éviter la reconstitution d’un volume important d’agents non enregistrés mais rémunérés.

Lors de son intervention du 19 février 2026 sur Top Congo, le ministre a souligné que cette initiative intervient après l’identification de plus de 87 000 « nouvelles unités » (NU) depuis le lancement de la procédure de contrôle en 2022.

Les NU désignent des agents en activité dans les administrations publiques qui n’étaient pas officiellement enregistrés dans les fichiers administratifs de l’État, mais qui percevaient déjà des rémunérations ou des primes. Selon le ministre, leur nombre élevé a contribué à accroître la pression sur la masse salariale de l’État ces dernières années.

Le ministre a indiqué que 87 956 NU ont été identifiées dans l’ensemble des administrations publiques. Il a précisé que la persistance de telles situations pourra désormais entraîner des sanctions à l’encontre des responsables administratifs concernés, y compris la révocation.

Cette mesure s’inscrit dans un processus plus large de régularisation et de mécanisation. En juillet 2025, la Fonction publique indiquait qu’un passif de plus de 500 000 agents non mécanisés avait été recensé, dont 180 000 avaient déjà été régularisés. Par ailleurs, une opération de mécanisation au troisième trimestre 2025 avait été annoncée, avec publication des listings sur le portail officiel de la Fonction publique.

La mesure s’appuie également sur la note de service n°006 du 10 septembre 2025, qui fixe les procédures de certification des « nouvelles unités » et organise le contrôle des dossiers par un groupe de travail chargé de vérifier les actes d’affectation et la disponibilité des postes budgétaires.

Cette démarche s’inscrit dans la dynamique de réforme de l’État portée par le président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, en vue de renforcer la transparence et la maîtrise de la masse salariale publique.

Boaz Kabeya

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Three state-owned mining companies in the Democratic Republic of Congo (DRC) have undergone leadership changes following presidential decrees read on state television on Feb. 23, 2026. The appointments concern Société aurifère du Kivu et du Maniema (Sakima), Société de Kilo-Moto (Sokimo) and Générale des carrières et des mines (Gécamines).

Sakima

Guy Robert Lukama was appointed director general, replacing Fidèle Babala Wandu. A former banker who worked in the DRC and Belgium, Lukama has spent several years in the mining sector. Since February 2023, he has served as chairman of the board of Gécamines. He will be supported by deputy director general Théodore Ngwama. Mokolo Kamuena Kanana was appointed chairman of Sakima’s board.

The appointments come as the company continues a technical, social and financial restructuring under a recovery plan launched in 2024. Sakima holds 47 operating permits in Maniema, North Kivu and South Kivu provinces, as well as five hydroelectric power plants.

Sokimo

Yannick Nzonde Mulundu was appointed director general of Sokimo, replacing Pistis Bonongo. An entrepreneur, he founded Mulundu Investment Holdings and Chi Groupe, and was listed by Forbes Africa in 2018 among high-potential young entrepreneurs. Placide Nkala was named deputy director general, while François Kakese was appointed chairman of the board.

In 2024, Sokimo resumed mining operations after several years of inactivity. The new management team faces major challenges, including strengthening resource governance and modernising production infrastructure.

Gécamines

Baraka Kabemba was appointed director general of Gécamines. A consultant by training, he was a partner at Ernst & Young (EY), where he led advisory operations in Central Africa, covering CEMAC countries and the DRC. He also oversaw the energy sector, including mining.

He will be supported by Jacques Masangu, deputy director general in charge of financial operations, and Ludovic Monga, deputy director general in charge of mining operations and development, both of whom remain in their positions. Deogratias Ngele Masudi, former secretary general of the company until 2021 and a former justice minister, was appointed chairman of the board.

The appointments come as state mining companies reposition strategically. Gécamines in particular is expected to play a key role in implementing the DRC-United States strategic partnership signed on Dec. 4, 2025, which focuses on critical minerals. In May 2025, Deogratias Ngele Masudi and Baraka Kabemba were appointed to the strategic coordination unit tasked with overseeing the partnership.

Ronsard Luabeya

Trois entreprises minières publiques de la République démocratique du Congo (RDC) ont enregistré des changements de leadership à la suite d’ordonnances présidentielles lues le 23 février 2026 à la télévision publique. Les nominations concernent la Société aurifère du Kivu et du Maniema (Sakima), la Société de Kilo-Moto (Sokimo) et la Générale des carrières et des mines (Gécamines).

À la Sakima, Guy Robert Lukama est nommé directeur général en remplacement de Fidèle Babala Wandu. Ancien banquier ayant exercé en RDC et en Belgique, il évolue depuis plusieurs années dans le secteur minier. Il occupait, depuis février 2023, la présidence du conseil d’administration de la Gécamines. Il sera épaulé par Théodore Ngwama, nommé directeur général adjoint. Le conseil d’administration de la Sakima est désormais présidé par Mokolo Kamuena Kanana.

Ces désignations interviennent alors que l’entreprise, engagée depuis 2024 dans un processus de relance, poursuit une restructuration technique, sociale et financière. La société détient 47 permis d’exploitation situés dans les provinces du Maniema, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, ainsi que cinq centrales hydroélectriques.

La direction générale de la Sokimo a été confiée à Yannick Nzonde Mulundu, en remplacement de Pistis Bonongo. Entrepreneur, il est fondateur de Mulundu Investment Holdings et de Chi Groupe, et a été cité en 2018 par Forbes Africa parmi de jeunes entrepreneurs à fort potentiel. Placide Nkala est nommé directeur général adjoint. François Kakese prend la présidence du conseil d’administration.

Courant 2024, la Sokimo a relancé ses activités minières après plusieurs années d’inactivité. Dans ce contexte, la nouvelle équipe devra relever des défis majeurs, notamment la gestion efficace des ressources et la modernisation des infrastructures de production.

À la Gécamines, Baraka Kabemba est désigné directeur général. Consultant de carrière, il était associé au cabinet Ernst & Young (EY), où il dirigeait les activités de conseil en Afrique centrale (pays de la zone CEMAC et RDC). Il était aussi responsable du secteur Énergie, mines incluses. Il sera assisté de Jacques Masangu, directeur général adjoint chargé des opérations financières, et de Ludovic Monga, directeur général adjoint en charge des opérations minières et du développement, tous deux maintenus à leur poste. La présidence du conseil d’administration de la Gécamines revient à Deogratias Ngele Masudi, ancien secrétaire général de l’entreprise jusqu’en 2021 et ex-ministre de la Justice.

Ces nominations interviennent dans un contexte de repositionnement stratégique des entreprises minières publiques. La Gécamines, en particulier, est appelée à jouer un rôle important dans la mise en œuvre du partenariat stratégique RDC–États-Unis, conclu le 4 décembre 2025 et axé sur les minerais critiques. En mai 2025, Deogratias Ngele Masudi et Baraka Kabemba avaient été désignés membres de la cellule de coordination stratégique chargée de piloter ce partenariat.

Ronsard Luabeya

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The Democratic Republic of Congo and Gabon have signed an agreement to develop mobile roaming services between the two countries.

The memorandum of understanding was signed on Feb. 19, 2026, on the sidelines of the 10th ordinary session of the regulators’ conference held in Kinshasa, according to the Congolese Press Agency (ACP).

The agreement aims to allow users to make calls, send text messages and use mobile data in the other country through a partner network without changing their phone numbers.

Christian Katende, head of Congo’s Postal and Telecommunications Regulatory Authority (ARPTC), said the cooperation is intended to improve user mobility and lower the cost of cross-border communications, with the goal of strengthening connectivity between the two countries, ACP reported.

The protocol was initialed by the heads of the two regulatory bodies, ARPTC for Congo and ARCEP for Gabon, according to Congolese media reports.

No timeline has been announced for implementation. Lower-cost roaming typically requires technical coordination and pricing agreements between operators, including reduced roaming fees or harmonized tariffs, depending on the terms negotiated.

The initiative comes amid a broader regional push. In Central Africa, the Economic and Monetary Community of Central Africa (CEMAC) relaunched efforts in March 2025 to introduce free roaming, meaning services without extra charges, and called for obstacles to its implementation to be removed, though timelines and modalities vary by country and operator.

Ronsard Luabeya

La République démocratique du Congo et le Gabon envisagent de développer le roaming mobile entre leurs territoires. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), les deux pays ont signé, le 19 février 2026, un protocole d’accord à ce sujet, en marge de la 10ᵉ session ordinaire de la conférence des régulateurs tenue à Kinshasa.

L’objectif est de faciliter l’utilisation du téléphone mobile (appels, SMS et internet) dans l’autre pays en s’appuyant sur un réseau partenaire, sans changer de numéro. D’après l’ACP, le président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), Christian Katende, a indiqué que cette coopération vise notamment à améliorer la mobilité des usagers et à réduire le coût des communications transfrontalières, dans la perspective d’une interconnexion plus intégrée entre populations.

Le protocole a été paraphé par les responsables des régulateurs des deux pays : l’ARPTC pour la partie congolaise et l’ARCEP pour la partie gabonaise, selon les informations reprises par des médias congolais.

À ce stade, aucun calendrier public n’a été communiqué sur la mise en œuvre opérationnelle. La concrétisation d’un roaming à coût réduit implique généralement des ajustements techniques et tarifaires entre opérateurs, pouvant aller d’une baisse des frais d’itinérance à des grilles de tarifs harmonisées, selon les modalités retenues par les parties.

Cette initiative s’inscrit dans une dynamique sous-régionale plus large. En Afrique centrale, la CEMAC a relancé en mars 2025 le chantier du “free roaming” (itinérance sans surcoût) et appelé à lever les blocages à son opérationnalisation, même si les modalités et le calendrier restent variables selon les pays et les opérateurs.

Ronsard Luabeya

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The Democratic Republic of Congo's central bank has moved to add gold to its official reserves, signing an agreement on Feb. 20 with DRC Gold Trading, the state-owned company responsible for collecting and exporting artisanal gold.

Under the deal, the Central Bank of the Congo (BCC) will serve as the primary buyer of gold produced by the country's artisanal miners through DRC Gold Trading, Governor André Wameso said at the signing ceremony.

The project is designed to “correct a major historical anomaly”: the fact that a leading gold producer holds no physical gold in its vaults. For the BCC, the initiative also aims to reinforce the stability of the Congolese franc and strengthen the country's financial sovereignty, against a backdrop of rising gold prices and a broader push to diversify reserve assets.

The move is consistent with the priorities Wameso has pursued since his appointment as central bank governor in July 2025: reducing the country's structural dependence on the dollar and restoring confidence in the Congolese franc. Since September 2025, the national currency has appreciated 19%.

The financial terms of the BCC-DRC Gold Trading partnership, including the payment currency, purchase price, volumes, timeline, delivery arrangements, storage, auditing and transparency mechanisms, have not been publicly disclosed. Those details are critical to assessing Wameso’s strategy.

Challenges

The BCC said that holding monetary gold will protect its reserves against inflation and geopolitical shocks. Described as a safe-haven asset with no counterparty risk, gold would help reduce the reserves’ exposure to fiat currency depreciation and bolster confidence in the national currency. The extent of that effect will depend, in part, on gold’s eventual share of total reserves.

According to several monetarists, the project’s impact on franc stability will also hinge on the purchasing framework, particularly the payment currency. If gold is purchased in Congolese francs, the operation could support use of the national currency, but it would strengthen the franc only if the BCC prevents those purchases from generating uncontrolled monetary expansion. If the liquidity injected into the economy is not subsequently absorbed or offset, the operation could stoke inflation and increase demand for dollars. Conversely, if gold is purchased in dollars, the arrangement could enhance the appeal of the official channel in a heavily dollarized sector, but it could also strain foreign currency liquidity if payments draw down foreign exchange reserves.

Wameso must also contend with competition from informal supply networks. To draw gold away from those channels, the official buyer must offer sufficiently attractive pricing and payment terms while guarding against the re-labeling of smuggled gold. For several players in the sector, payments in Congolese francs are widely seen as a drawback.

In 2025, the DRC channeled 2.3 metric tons of artisanal gold through official channels, according to official statistics described as preliminary and incomplete. For 2026, DRC Gold Trading is targeting 15 to 18 metric tons of artisanal gold per year and more than $2 billion in export revenues. To establish itself as the primary buyer, the BCC must also address a liquidity challenge: balancing foreign exchange interventions, which involve selling dollars, buying francs and meeting priority public import needs, with gold purchases.

Pierre Mukoko & Ronsard Luabeya

La Banque centrale du Congo (BCC) veut désormais intégrer l’or dans ses réserves officielles. Elle a conclu, le 20 février 2026, un contrat avec DRC Gold Trading, l’entreprise publique spécialisée dans la collecte et l’exportation de l’or artisanal. Avec cet accord, la Banque centrale se positionne comme « le principal off-taker (acheteur) de l’or produit par nos creuseurs artisanaux au travers de la société DRC Gold », a précisé le gouverneur André Wameso lors de la signature de la convention de partenariat.

Le projet devrait « corriger une anomalie historique majeure » : l’absence totale d’or physique dans les coffres d’un pays producteur de premier plan. Au-delà, pour la BCC, l’initiative vise à renforcer la stabilité du franc congolais et la souveraineté financière du pays, dans un contexte de hausse des prix de l’or et de recherche de diversification des actifs de réserve.

La démarche s’inscrit dans la continuité des priorités que s’est fixées André Wameso depuis sa nomination à la tête de la Banque centrale, en juillet 2025 : réduire la dépendance structurelle au dollar et restaurer la confiance dans le franc congolais. Depuis septembre 2025, la monnaie nationale s’est appréciée de 19 %.

À ce stade, les termes financiers du partenariat BCC–DRC Gold Trading (devise de paiement, prix d’achat, volumes, calendrier, modalités de livraison, stockage, audit et mécanismes de transparence) n’ont pas été détaillés publiquement. Ces éléments sont pourtant déterminants pour mieux cerner la stratégie d’André Wameso.

Contraintes

Selon la BCC, la détention d’or monétaire protègera ses réserves contre l’inflation et les chocs géopolitiques. Présenté comme une valeur refuge sans risque de contrepartie, l’or contribuerait ainsi à limiter l’exposition des réserves à la dépréciation des monnaies fiduciaires et à soutenir la confiance dans la monnaie nationale. Mais l’effet dépendra notamment de la part de l’or monétaire dans les réserves.

Selon plusieurs monétaristes, l’impact du projet sur la stabilité du franc congolais dépend aussi du schéma d’achat, notamment de la devise de paiement. Si l’or est acheté en francs congolais, l’opération peut soutenir l’usage de la monnaie nationale, mais elle ne contribuera à son renforcement que si la BCC évite que ces achats ne se traduisent par une création monétaire non maîtrisée : si l’argent injecté dans l’économie n’est pas ensuite absorbé ou compensé, l’opération peut alimenter l’inflation et accroître la demande de dollars. À l’inverse, si l’or est acheté en dollars, le dispositif peut renforcer l’attractivité du canal officiel dans une filière très dollarisée, mais il peut aussi peser sur la liquidité en devises si les paiements se font au détriment des réserves de change.

André Wameso doit aussi composer avec une autre contrainte : la concurrence des filières parallèles. Pour détourner l’or de ces circuits, l’acheteur officiel doit proposer un prix et des modalités de paiement suffisamment attractifs, tout en évitant la « re-labellisation » d’or de contrebande. Pour plusieurs acteurs de la filière, des paiements en francs congolais sont plutôt perçus comme un handicap.

En 2025, la RDC a canalisé dans le circuit officiel 2,3 tonnes d’or artisanal, selon les statistiques officielles présentées comme « provisoires et partielles ». Pour 2026, DRC Gold Trading vise 15 à 18 tonnes d’or artisanal par an et plus de 2 milliards de dollars de recettes d’exportation. Pour se positionner comme principal acheteur, la BCC doit donc aussi relever le défi de la liquidité : arbitrer entre les interventions sur le marché des changes (vendre des dollars, acheter des francs, payer des importations publiques urgentes) et l’achat d’or.

Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya

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