Le ministère de l’Économie nationale a annoncé l’entrée en vigueur de nouvelles mesures encadrant l’exercice du petit commerce et du commerce de détail en République démocratique du Congo (RDC). Selon un communiqué publié le 30 avril 2026, les opérateurs concernés disposent désormais d’un délai de six mois pour se conformer au nouveau cadre réglementaire.
Cette réforme confirme le principe de réservation du petit commerce et du commerce de détail aux opérateurs économiques congolais. Elle maintient ainsi l’orientation déjà défendue par le gouvernement : protéger les activités commerciales de proximité au profit des nationaux.
Mais le dispositif introduit aussi une distinction importante. Certaines activités relevant du commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital pourront rester ouvertes aux investisseurs étrangers, dans les conditions prévues par la réglementation. L’objectif est donc moins d’exclure totalement les capitaux étrangers que de les réorienter vers des segments nécessitant des investissements plus structurés.
Le ministère indique que ces mesures découlent de l’entrée en vigueur d’un décret portant sur l’exercice du petit commerce et du commerce de détail, ainsi que de la signature d’un arrêté interministériel fixant les activités de commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital ouvertes aux étrangers.
À ce stade, les textes complets ne sont pas encore disponibles dans les supports publics consultés, ce qui limite l’appréciation précise de leur champ d’application. Leur publication devrait permettre d’identifier les secteurs effectivement ouverts aux opérateurs étrangers, les seuils de capital requis et les conditions concrètes de conformité.
Un dispositif d’accompagnement
Cette évolution marque néanmoins une nouvelle étape dans la politique de régulation du commerce intérieur. Après les annonces de 2025 sur la fin du moratoire accordé aux étrangers dans le petit commerce, le gouvernement passe désormais à une phase d’application graduelle, avec un délai transitoire de six mois.
Le ministère prévoit également un dispositif de vulgarisation afin d’accompagner les opérateurs économiques dans la compréhension et l’application des nouvelles règles. Les acteurs concernés sont invités à se rapprocher des services compétents et à consulter les supports officiels qui seront mis à leur disposition.
Sur le fond, la réforme vise à clarifier la frontière entre petit commerce, commerce de détail classique et commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital. Elle cherche ainsi à mieux structurer un secteur longtemps marqué par des interprétations divergentes, une forte informalité et des tensions récurrentes entre commerçants congolais et opérateurs étrangers.
Elle s’inscrit dans la continuité de la loi n°73/009 du 5 janvier 1973, qui réservait déjà le petit commerce aux nationaux. Mais la nouveauté réside dans la formalisation d’un cadre plus détaillé, destiné à organiser la sortie progressive des étrangers des segments réservés, tout en maintenant une possibilité d’investissement dans les activités plus capitalisées.
Ronsard Luabeya
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Après plusieurs jours de forte tension sur le marché local, le prix du carburant a nettement reculé à Beni, dans la province du Nord-Kivu. Selon Radio Okapi, le litre d’essence est passé, depuis le 3 mai 2026, de 22 000 à 5 500 francs congolais, soit une baisse d’environ 75 %.
Cette décrue traduit un retour progressif vers des niveaux plus proches des prix officiels, après une période de rupture d’approvisionnement ayant fortement perturbé la distribution dans la ville.
En l’absence de carburant dans plusieurs stations-service, les usagers s’étaient tournés vers les circuits informels, notamment les revendeurs communément appelés « Kadhafi », où les prix avaient atteint des niveaux particulièrement élevés.
La baisse actuelle semble liée à une amélioration progressive de l’approvisionnement. Elle intervient dans un contexte de mobilisation d’acteurs locaux, notamment des leaders communautaires, des élus et des opérateurs économiques, qui appelaient à une reprise rapide des livraisons.
Une situation comparable avait déjà été observée en mars 2026. Le litre d’essence s’échangeait alors autour de 8 000 francs congolais sur le marché parallèle, contre environ 2 500 francs en période normale. Cette flambée avait été attribuée à l’immobilisation, au Kenya, de camions-citernes destinés à approvisionner Beni, Butembo et Kasindi.
Ces tensions locales interviennent dans un contexte national de réajustement des prix des produits pétroliers. Depuis le 17 avril 2026, de nouveaux tarifs sont en vigueur en République démocratique du Congo. Dans la zone Est, le litre d’essence est fixé à 4 400 FC, tandis que celui du gasoil est établi à 5 600 FC.
Malgré la baisse enregistrée à Beni, le prix constaté reste donc supérieur au tarif officiel de l’essence dans la zone Est, illustrant la persistance des surcoûts logistiques et des fragilités d’approvisionnement dans cette partie du pays.
Ronsard Luabeya
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La biométrie palmaire fait son entrée sur le marché des paiements en République démocratique du Congo (RDC). La solution MainMoney, développée par la fintech éponyme, a été officiellement lancée le 29 avril 2026 à Kinshasa, avec l’ambition de proposer une alternative aux transactions en espèces, encore largement dominantes dans le pays.
Développé comme un terminal de paiement, le dispositif permet d’effectuer des transactions sans carte bancaire ni téléphone mobile, en utilisant la paume de la main comme identifiant. La technologie repose sur le système dit « Palm Vein », qui analyse le réseau veineux interne de la main pour authentifier les utilisateurs.
« Ce que nous voulons expliquer derrière le concept MainMoney, c’est que votre main devient votre portefeuille », a déclaré Sylvain Mubenga, directeur général de MainMoney, lors du lancement. « Nous savons qu’il y a au moins 29 millions de Congolais qui ont un compte mobile money […] mais le cash domine toujours dans notre communauté. Nous avons voulu élargir notre inclusion financière », a-t-il ajouté, selon des propos rapportés par Actualite.cd.
Dans un pays où les paiements en espèces restent prépondérants malgré la progression du mobile money, la solution se positionne comme une alternative destinée à simplifier l’accès aux services financiers numériques. Le système nécessite un enregistrement préalable, permettant de lier les données biométriques de l’utilisateur à son profil de paiement.
Inclusion financière en progression
La biométrie ne remplace pas le compte : elle remplace la carte, le téléphone ou le code pour y accéder. Le système doit donc être connecté soit à un compte bancaire, soit à un compte mobile money, soit à un portefeuille propre à MainMoney. Une fois activé, il permet de réaliser des transactions directement sur terminal, sans support physique ni appareil mobile.
Selon ses promoteurs, la technologie utilisée est difficile à falsifier, car elle repose sur des caractéristiques biologiques internes à la main, contrairement aux empreintes digitales classiques.
MainMoney cible à la fois les particuliers et les entreprises. Le dispositif est destiné à être utilisé dans des environnements tels que les supermarchés, les stations-service ou les établissements de santé, ainsi que dans des contextes professionnels, notamment pour la gestion des paiements ou des rémunérations.
Ces usages restent toutefois à déployer à grande échelle. À ce stade, la solution est présentée comme un outil pouvant s’intégrer aux circuits existants, dans un marché déjà structuré autour du mobile money et des paiements en espèces.
Le lancement intervient dans un contexte où l’inclusion financière progresse. Selon la Stratégie nationale d’inclusion financière 2023-2028, publiée en juillet 2023, le taux d’inclusion financière était de 38 % en 2022. La Banque centrale situe désormais ce taux à 50 %. La stratégie s’est fixé pour objectif d’atteindre 65 % d’ici 2028.
Pierre Mokoko
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The Democratic Republic of Congo’s Ministry of Foreign Trade said it will soon sign a decree introducing temporary import restrictions on bottle caps and syringes in the country’s western regions. The announcement followed a visit by Minister Julien Paluku to Africa Crowns & Packaging (ACP), a Kinshasa-based manufacturer in the Limete commune, on April 29, 2026.
The ministry said the visit aimed to assess ACP’s production capacity. The company produces both bottle caps and syringes. The restrictions would apply to Kinshasa and the provinces of Kongo-Central, Équateur, Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi and Tshuapa.
On his X account, Paluku said ACP has an annual capacity of 1.9 billion bottle caps, which he said is enough to meet demand from major brewers such as Bralima, Bracongo and Pepsi, produced locally by Varun Beverages, as well as other industry players. He added that the company could also export to regional markets.
The ministry said ACP also has an initial annual capacity of 300 million syringes. The government typically imposes temporary import restrictions when it considers local supply sufficient, and these figures underpin the planned measure.
The syringe component comes as the country remains heavily dependent on imported medical consumables. In March 2026, Benesha signed an occupancy agreement with the Special Economic Zones Agency for a project to build a disposable medical device factory, including syringes and infusion equipment.
Benesha chief executive Farah Kokobile said at the time that monthly consumption exceeded 10 million syringes in Kinshasa alone, demand still largely met by imports.
Africa Crowns & Packaging, present in the DRC since 2008, said it began operations with an initial production line in Kinshasa before expanding to Luanda in 2016, Kampala in 2019 and Accra in 2025.
The decree is part of a broader policy by the Ministry of Foreign Trade to support local industry through temporary import restrictions, aimed at protecting domestic production when authorities judge capacity sufficient to meet demand.
Timothée Manoke
Le ministère du Commerce extérieur annonce la signature, sous peu, d’un arrêté portant restriction temporaire d’importation des bouchons de bouteilles et des seringues dans la partie Ouest de la République démocratique du Congo (RDC). L’annonce fait suite à une visite effectuée le 29 avril 2026 par le ministre Julien Paluku dans les installations de la société Africa Crowns & Packaging (ACP), basée à Kinshasa dans la commune de Limete.
Selon la communication du ministère, cette visite visait à évaluer la capacité productive d’ACP, active notamment dans la fabrication de bouchons et de seringues. La zone concernée comprendrait Kinshasa, le Kongo-Central, l’Équateur, le Kwango, le Kwilu, le Mai-Ndombe, la Mongala, le Nord-Ubangi, le Sud-Ubangi et la Tshuapa.
Sur son compte X, Julien Paluku a indiqué qu’ACP dispose d’une capacité annuelle de 1,9 milliard de bouchons, suffisante, selon lui, pour couvrir les besoins des grands brasseurs du pays, dont Bralima, Bracongo et Pepsi, produit localement par Varun Beverages, ainsi que ceux d’autres opérateurs du secteur. Cette capacité de production lui permettrait même d’exporter vers les pays de la région.
D’après les chiffres communiqués par le ministère, l’entreprise disposerait également d’une capacité de 300 millions de seringues par an dans une première phase. Ces données servent de base à la mesure attendue, le gouvernement conditionnant généralement les restrictions temporaires d’importation à l’existence d’une offre locale jugée suffisante.
Le volet relatif aux seringues intervient dans un contexte de forte dépendance aux importations de consommables médicaux. En mars 2026, la société Benesha a signé avec l’Agence des zones économiques spéciales une convention d’occupation pour un projet d’usine de dispositifs médicaux jetables, incluant notamment des seringues et équipements de perfusion.
La directrice générale de Benesha, Farah Kokobile, estimait alors que la consommation mensuelle dépassait 10 millions de seringues dans la seule ville de Kinshasa, une demande encore largement couverte par les importations.
Présente en RDC depuis 2008, Africa Crowns & Packaging indique avoir démarré ses activités avec une première chaîne de production à Kinshasa, avant de s’étendre à Luanda, en Angola, en 2016, puis à Kampala, en Ouganda, en 2019, et à Accra, au Ghana, en 2025.
L’arrêté annoncé s’inscrit dans la politique de restriction temporaire des importations défendue par le ministère du Commerce extérieur au nom du soutien à l’industrie locale. Cette politique vise à protéger certaines productions nationales lorsque les autorités estiment que la capacité industrielle disponible permet de répondre à la demande du marché.
Timothée Manoke
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The U.S. Treasury Department, through its Office of Foreign Assets Control (OFAC), has imposed sanctions on former Democratic Republic of Congo President Joseph Kabila, the agency said in late April 2026, citing efforts to counter actors accused of fueling instability in the country’s east.
In a statement, the Treasury said Kabila was sanctioned for “providing support to the March 23 Movement (M23) and the Congo River Alliance (AFC),” which Washington says are driving political instability and violent conflict in eastern DRC.
The department said the former president provided financial support to networks linked to the AFC and encouraged defections from the Congolese armed forces (FARDC), contributing to the worsening security situation in the east. In September 2025, a Congolese court sentenced Kabila to death in absentia on charges of complicity with the AFC/M23.
Defending Washington agreements
Following the designation, all of Kabila’s assets under U.S. jurisdiction have been frozen. U.S. individuals and companies are barred from engaging in transactions with him unless authorized. The measures also apply to entities he owns 50% or more, as well as to transactions that could facilitate financial or material support.
Washington has previously sanctioned military officials, business networks and armed groups linked to the conflict in eastern DRC. Targeting Kabila, however, marks a new step, as the U.S. administration moves against a central figure of the former Congolese government accused of influencing security dynamics in a region rich in strategic minerals.
“Those who continue to sow instability will be held accountable,” Treasury Secretary Scott Bessent said, adding that the United States would use its tools to uphold “the integrity of the Washington Accords,” which are intended to secure access to critical minerals.
“The Treasury Department will not hesitate to take action against groups that deny the United States and our allies access to the critical minerals vital for our national defense,” John K. Hurley, Treasury’s under secretary for terrorism and financial intelligence, said during a previous round of sanctions.
Boaz Kabeya
Le département du Trésor américain, à travers l’Office of Foreign Assets Control (OFAC), a annoncé des sanctions contre l’ancien président de la République démocratique du Congo (RDC), Joseph Kabila. Cette décision, rendue publique fin avril 2026, s’inscrit officiellement dans le cadre de la lutte contre les acteurs accusés de soutenir la déstabilisation de l’est du pays.
Selon le communiqué du Trésor, Joseph Kabila est sanctionné pour avoir « apporté un soutien au Mouvement du 23 mars (M23) et à l’Alliance Fleuve Congo (AFC) ». Washington estime que ces acteurs alimentent « l’instabilité politique et le conflit violent dans l’est de la RDC ».
Le Trésor américain affirme notamment que l’ancien président aurait « fourni un appui financier » à des structures liées à l’AFC et « encouragé des défections au sein des FARDC », contribuant à fragiliser la situation sécuritaire dans l’est du pays. Fin septembre 2025, la justice congolaise avait déjà condamné Joseph Kabila à mort par contumace pour « complicité » avec l’AFC/M23.
Défense des accords de Washington
À la suite de cette désignation, tous les avoirs de Joseph Kabila relevant de la juridiction américaine sont gelés. Les citoyens et entreprises américaines ne peuvent plus effectuer de transactions avec lui, sauf autorisation spécifique. Le dispositif s’étend également aux entités détenues à 50 % ou plus par la personne sanctionnée, ainsi qu’aux opérations susceptibles de faciliter des échanges financiers ou matériels en lien avec celle-ci.
Washington a déjà sanctionné des responsables militaires, des réseaux économiques ou des groupes armés impliqués dans le conflit à l’est. Mais avec Joseph Kabila, l’administration américaine franchit un nouveau seuil. Les sanctions visent en effet une figure centrale de l’ancien pouvoir congolais, accusée d’influencer indirectement les dynamiques sécuritaires dans une région clé pour l’approvisionnement en minerais stratégiques.
« Ceux qui continuent de semer l’instabilité devront rendre des comptes », a déclaré le secrétaire au Trésor, Scott Bessent, soulignant que les États-Unis utiliseront leurs outils pour défendre « l’intégrité des accords de Washington ». Ces accords devraient permettre aux États-Unis d’accéder à des minerais critiques.
« Le département du Trésor n’hésitera pas à prendre des mesures contre les groupes qui empêchent les États-Unis et leurs alliés d’accéder aux minerais essentiels à notre défense nationale », avait déjà prévenu John K. Hurley, sous-secrétaire au Trésor chargé de la lutte contre le terrorisme et du renseignement financier, lors de précédentes sanctions.
Boaz Kabeya
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The Office des voiries et drainage (OVD) has awarded a contract to Safrimex SARLU to rehabilitate and modernize 89.78 kilometres of roads in Mbuji-Mayi, in the eastern province of Kasaï-Oriental.
The provisional award, signed on April 23, 2026, by OVD Director General Victor Tumba Tshikela, values the contract at $317.37 million, including taxes. The document does not specify the scope of work. Based on the total road length, the project implies an average cost of about $3.53 million per kilometre.
According to the award notice, the process began in January 2026, when the OVD sought special authorisation to use a restricted tender. Approval was granted on Feb. 25, ahead of bid evaluation and the issuance of a no-objection clearance in April.
Several companies were invited to bid, including Safrimex SARLU, China Guangdong Provincial Changda Highway Engineering Co. Ltd, Colosse Construction Corp, Groupe Guang Ping International, Hong Feng, Bahari Engineering SARL, Janamapa, Koya SARLU and Constellation Business. Safrimex was provisionally selected.
Provisional award likely to be confirmed
The provisional award is expected to become final unless challenged by unsuccessful bidders. Under Congolese public procurement rules, bidders have five business days to file an appeal. If no appeal is lodged, or once any appeal is reviewed, the contract can be finalised and signed.
The award comes about two months after the same company delivered 35 kilometres of newly asphalted roads in Mbuji-Mayi. According to public media reports, the project was completed and accepted in February 2026 after 36 months of work. The cost of that earlier project was not disclosed in the sources reviewed.
Safrimex is part of the Socimex Group, founded in 1998 by entrepreneur Ibrahim Ahmad Issaoui. In addition to Safrimex, which focuses on construction and engineering, the group includes several other entities: Socimex, active in food imports and exports; Congo Oil and Derivatives, in the palm oil sector; Socitrans, which provides road transport between Matadi, Kinshasa and Bandundu; Central Motors, a distributor of Hyundai and Mazda vehicles; and Sonades, which operates in power and electrification.
Timothée Manoke
L’Office des voiries et drainage (OVD) a attribué à Safrimex SARLU le marché des travaux de réhabilitation et de modernisation de 89,78 kilomètres de voiries dans la ville de Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï-Oriental.
La décision d’attribution provisoire, signée le 23 avril 2026 par le directeur général de l’OVD, Victor Tumba Tshikela, fixe le montant du marché à 317 370 258,53 dollars, toutes taxes comprises, sans toutefois détailler la consistance des travaux. Rapporté au linéaire concerné, ce montant représente un coût moyen d’environ 3,53 millions de dollars par kilomètre.
Le document indique que le processus a été engagé en janvier 2026, avec une demande d’autorisation spéciale de l’OVD pour recourir à une consultation restreinte. Cette autorisation a été accordée le 25 février 2026, avant l’examen des offres et l’avis de non-objection intervenu en avril.
Plusieurs entreprises ont été consultées dans le cadre de cette procédure, parmi lesquelles Safrimex SARLU, China Guangdong Provincial Changda Highway Engineering Co. Ltd, Colosse Construction Corp, Groupe Guang Ping International, Hong Feng, Bahari Engineering SARL, Janamapa, Koya SARLU et Constellation Business. Safrimex a finalement été retenue à titre provisoire.
Mais cette décision provisoire devrait, à ce jour, être devenue définitive si aucun recours n’a été introduit par les soumissionnaires recalés. La réglementation congolaise sur les marchés publics prévoit en effet un délai de cinq jours ouvrables permettant aux soumissionnaires malheureux d’introduire un recours. En l’absence de contestation, ou une fois celles-ci examinées, l’attribution peut devenir définitive et ouvrir la voie à la signature du contrat.
Cette attribution intervient près de deux mois après la remise officielle, par la même entreprise, de 35 kilomètres de voiries asphaltées à Mbuji-Mayi. Selon des informations relayées par des médias publics, ces travaux avaient été réceptionnés en février 2026 après 36 mois d’exécution. Le coût de ce précédent chantier n’est pas précisé dans les sources consultées.
Safrimex fait partie du groupe Socimex, fondé en 1998 par l’entrepreneur Ibrahim Ahmad Issaoui. Outre Safrimex, spécialisée dans la construction et l’ingénierie, le groupe présente plusieurs entités dans son portefeuille, actives dans différents secteurs, notamment Socimex, dans l’import-export de produits alimentaires ; Congo Oil and Derivatives, dans la filière huile de palme ; Socitrans, dans le transport routier entre Matadi, Kinshasa et Bandundu ; Central Motors, comme distributeur des marques Hyundai et Mazda ; ainsi que Sonades, dans le domaine de l’électricité et de l’électrification.
Timothée Manoke
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A group of Polish investors is considering setting up a mining equipment manufacturing plant in the Democratic Republic of Congo, where the mining sector remains heavily dependent on imported machinery. The group presented the project to Mines Minister Louis Watum Kabamba at a meeting on April 29, 2026.
The delegation was led by Dawid Kostempski, a former local politician in Poland, and included Marie-Claire Kengo, president of the DRC-Poland Friendship and Cooperation Network. Their involvement highlights the project’s economic and diplomatic dimensions, although it remains at an early stage.
Focus of the talks
According to the Ministry of Mines, discussions focused on how to structure the investment project, which aims to establish a manufacturing plant for machinery used in mineral extraction and processing.
Beyond equipment production, the initiative includes a technical training and skills transfer component for Congolese executives and technicians. It is part of the government’s broader strategy to strengthen local value creation and build an industrial base around the mining sector.
In the DRC, mining equipment supply relies heavily on imports. This dependence poses significant challenges in terms of costs, delivery times and technological control.
Companies such as CIS SARL supply and maintain equipment used at mining sites, while other firms, particularly in Lualaba, operate in engineering and technical support. However, the country still lacks a structured local industry for large-scale mining equipment manufacturing.
In that context, if it moves forward, the project led by Polish investors could introduce a largely undeveloped activity in the DRC: local manufacturing of mining equipment. For now, the project remains at an early stage, with details on the investment model, industrial partners, potential sites and implementation timeline yet to be clarified.
Boaz Kabeya