Après avoir conclu en 2025 un accord de 367 millions de dollars pour prendre le contrôle de 56 % d’Alphamin Resources, opérateur de la mine d’étain de Bisie dans le Nord-Kivu, International Resources Holding (IRH) est désormais cité à propos d’actifs de cuivre et de cobalt dans le Lualaba. Cette présence est rapportée par Africa Intelligence, qui relie le groupe émirati à certaines structures devenues partenaires de la Gécamines dans cette province à l’issue de cessions de titres miniers intervenues en septembre dernier.
Selon les documents officiels dévoilés il y a quelques semaines, le projet Kabulungu, qui porte sur un gisement de cuivre et de cobalt dans la province du Lualaba, est désormais logé au sein de Kabulungu Kamilombe Mining (KKM). Cette coentreprise est détenue à 40 % par la Gécamines et à 60 % par Falcon Resources. Les actes officiels confirment donc la cession partielle par la Gécamines de cet actif à Falcon Resources, sans mentionner explicitement IRH.
D’autres opérations ont également été menées autour de permis liés aux rejets et remblais miniers dans le Lualaba. Ces actifs ont été transférés à Kongo Mining Company (KMC), issue d’un partenariat entre la Gécamines et Luna Mining. Là encore, les sources publiques établissent l’existence de ces cessions et de cette structure, mais ne documentent pas directement un lien capitalistique avec IRH.
Néanmoins, Africa Intelligence affirme que Falcon Resources et Luna Mining sont liées au groupe émirati. Le même média indique aussi que KKM et KMC partagent le même directeur général, Yehezkel Ambar, ce qui suggère une coordination opérationnelle entre les deux entités.
En janvier 2026, à Kolwezi, 16 protocoles d’accord ont été signés entre le gouvernement provincial et des entreprises émiraties. Selon les autorités provinciales, les mines figurent parmi les secteurs concernés, même si le contenu détaillé des accords et l’identité des sociétés impliquées n’ont pas été rendus publics à ce stade.
Ces mouvements interviennent dans un contexte plus large de montée en puissance des Émirats arabes unis dans les minerais critiques africains. En Zambie, IRH a acquis 51 % de Mopani Copper Mines pour 1,1 milliard de dollars en 2024. Le groupe se positionne ainsi sur plusieurs métaux jugés stratégiques pour la transition énergétique, notamment le cuivre, le cobalt, le nickel et le lithium. Les documents officiels du groupe présentent aujourd’hui IRH comme une filiale de 2PointZero, plateforme d’investissement appartenant à la galaxie International Holding Co (IHC).
Timothée Manoke
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The Democratic Republic of Congo (DRC) could secure $1.882 billion in tourism investments following the inaugural UAE-Africa Tourism Investment Summit held in Dubai from Oct. 25 to 29, 2025, Tourism Minister Didier Mazenga said during a Council of Ministers meeting on April 3, 2026.
According to the official report, a $6 billion portfolio of tourism projects across Africa was selected after the summit. Of that total, $1.882 billion, or 31%, is earmarked for the DRC. Authorities said four projects presented by the country drew interest from Emirati investors.
These include the development of a protected areas circuit in western DRC, covering the Kinshasa Zoological and Botanical Garden, the Mangrove Marine Park in Muanda, Kundelungu National Park, and the Bombo-Lumene Reserve. Other projects include the renovation of the N’sele tourist village, the development of the Muanda-Kinshasa-Kananga road corridor and the Kinshasa-Mbandaka-Kisangani river route, as well as the rehabilitation of the Kitona (Lippens) tourist site.
Details yet to be finalized
At this stage, the funding has not been secured. Mazenga said the process and timeline for accessing the funds will be clarified at a forthcoming summit in Nairobi. In the meantime, the Ministry of Tourism, working with the Ministry of Planning, is preparing technical requirements, including project briefs.
The minister also called for closer coordination with other relevant ministries, including Finance, Budget, Land Affairs, and Infrastructure and Public Works, to help the DRC attract these investments and turn them into tangible projects.
This development comes amid strengthening economic ties between Kinshasa and Abu Dhabi. In February 2026, the DRC and the United Arab Emirates signed a comprehensive economic partnership agreement, along with three memorandums of understanding. Authorities aim to double bilateral trade from $5 billion to $10 billion by 2030.
In recent months, the UAE has shown growing interest in sectors including infrastructure, mining, agriculture, health, energy and tourism. In January 2026, Lualaba province announced 16 agreements with Emirati investors.
For now, the Dubai summit has initiated an investment process that remains under development rather than confirmed funding. The challenge for the Congolese government will be to convert this interest into firm commitments and deliver projects on the ground.
Ronsard Luabeya
La République démocratique du Congo (RDC) pourrait capter 1,882 milliard de dollars d’investissements dans le secteur du tourisme à la suite du premier Sommet Émirats arabes unis–Afrique pour les investissements touristiques, tenu du 25 au 29 octobre 2025 à Dubaï. C’est ce qu’a indiqué le ministre du Tourisme, Didier Mazenga, lors du Conseil des ministres du 3 avril 2026.
Selon le compte rendu officiel, un catalogue de projets représentant un montant global de 6 milliards de dollars pour le développement du tourisme en Afrique a été retenu à l’issue de ces assises. Sur ce total, 1,882 milliard de dollars, soit 31 %, ont été alignés pour la RDC. Le gouvernement congolais précise que quatre projets présentés par le pays ont retenu l’attention des partenaires émiratis.
Les projets concernés portent d’abord sur le développement du circuit des aires protégées de l’ouest de la RDC, incluant le Jardin zoologique et botanique de Kinshasa, le Parc marin des mangroves de Muanda, le Parc national de Kundelungu et la réserve de Bombo-Lumene. S’y ajoutent la rénovation et le développement du village touristique de la N’sele, le développement des circuits touristiques Muanda–Kinshasa–Kananga par route et Kinshasa–Mbandaka–Kisangani par voie fluviale, ainsi que la réhabilitation et la modernisation du site touristique de Kitona (Lippens).
Modalités à définir
À ce stade, il ne s’agit toutefois pas encore de financements définitivement sécurisés. Le ministre du Tourisme a indiqué que les modalités pratiques et la feuille de route d’accès aux fonds doivent encore être précisées dans le cadre d’un sommet annoncé à Nairobi. Parallèlement, le ministère du Tourisme, en collaboration avec celui du Plan, travaille sur les préalables techniques, notamment la mise à disposition des fiches de projets d’investissement.
Didier Mazenga a également plaidé pour une coordination plus large avec les ministères intervenant dans le secteur, notamment les Finances, le Budget, les Affaires foncières et les Infrastructures et Travaux publics, afin de permettre à la RDC de mieux se positionner pour capter ces investissements et les traduire en réalisations concrètes.
Cette perspective s’inscrit dans un rapprochement économique plus large entre Kinshasa et Abou Dhabi. En février 2026, la RDC et les Émirats arabes unis ont signé un accord de partenariat économique global, accompagné de trois mémorandums d’entente. Selon les autorités congolaises, ce cadre vise à faire passer les échanges commerciaux bilatéraux de 5 à 10 milliards de dollars d’ici 2030.
Les Émirats ont, ces derniers mois, multiplié les marques d’intérêt pour plusieurs secteurs en RDC, notamment les infrastructures, les mines, l’agriculture, la santé, l’énergie et désormais le tourisme. En janvier 2026, la province du Lualaba avait déjà annoncé la signature de 16 accords avec des investisseurs émiratis dans différents domaines. En l’état, la séquence ouverte par le sommet de Dubaï traduit donc davantage une opportunité d’investissement en cours de structuration qu’un financement déjà acquis. Pour le gouvernement congolais, l’enjeu sera désormais de transformer cet intérêt en engagements concrets, puis en projets effectivement déployés sur le terrain.
Ronsard Luabeya
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Virtus Minerals has finalized the acquisition of Chemical of Africa (Chemaf) for approximately $30 million. The deal was completed on March 27, according to a Wall Street Journal article published on March 31 and relayed on the U.S. company’s website.
The transaction includes a plan to mobilize nearly $720 million to develop the copper and cobalt producer’s projects. The framework includes an initial $200 million contribution from Virtus and its operating partner, India’s Lloyds Metals. A further $475 million is expected from New York-based investment fund Orion Resource Partners, along with about $75 million from other sources.
While these figures point to a substantial financing package, details remain unclear. Work is set to begin in April, with a target to finalize the financing by early next year. The Wall Street Journal reported that Orion declined to comment, and no information has been disclosed on the additional funding sources. It is also unclear whether these commitments are firm or conditional, or whether they involve debt, equity, or hybrid instruments.
Beyond the takeover, restarting Chemaf’s operations will require additional capital. Up to $300 million may be needed to complete expansion projects at the Mutoshi mine in Kolwezi and the Étoile mine in Lubumbashi. These sites are expected to produce around 75,000 tonnes of copper cathodes and 25,000 tonnes of cobalt hydroxide annually.
These funding needs come on top of existing liabilities, raising questions about the overall financing structure. Chemaf’s debt is estimated at nearly $1 billion, including obligations to local subcontractors and commodities trader Trafigura.
No clarity on subcontractor debt
In 2022, Trafigura arranged a $600 million syndicated loan to finance processing capacity expansion and the mechanization of the Mutoshi mine. Virtus said it had reached an agreement with the trader, without disclosing the terms.
By contrast, there is no clarity on the debt owed to local subcontractors, whose total remains unknown. The Wall Street Journal reported that Virtus declined to comment on any plans to settle this debt.
Asked about financing the restart of Chemaf’s operations, Virtus said in a March 13 press release that Congolese authorities had approved the deal after reviewing the transaction structure, the financial capacity of the consortium, and its plans for Chemaf’s activities.
Virtus also indicated that it intended to deliver on its commitments through investments, job creation, and operational results, according to the same release.
The U.S. government has identified the acquisition of Chemaf’s assets by Virtus and its Indian partner as one of three projects critical to implementing the strategic partnership on critical minerals signed with the Democratic Republic of Congo (DRC) on December 4, 2025. The deal forms part of a broader effort to secure supplies of critical minerals amid Chinese dominance. Copper and cobalt are essential for advanced military systems, the energy transition, and the production of batteries for electric vehicles and electronic devices.
However, in practice, the project’s success will depend on the consortium’s ability to secure the announced financing and stabilize operations at sites weakened by illegal mining activity.
Pierre Mukoko
The Democratic Republic of Congo has signed a cooperation agreement with Côte d’Ivoire to support its second General Population and Housing Census (RGPH-2). The deal was signed on April 1, 2026, by the two countries’ planning ministers during an official visit by Congolese Planning Minister Guylain Nyembo.
The agreement follows a donor roundtable held on March 23 in Kinshasa, where more than $200 million in funding was pledged for the census.
Ivorian support, already underway through technical exchanges, is now formalized under the agreement. It will focus on sharing expertise in census organization, as well as logistical, administrative and financial management. The partnership also includes training for Congolese teams. According to Bankable, it will also provide about 3,000 tablets for mapping activities.
The initiative is part of a broader mobilization of technical and financial partners for the RGPH-2. The World Bank is considering total financing of $100 million, including $75 million specifically for the census. The African Development Bank has announced a planned contribution of $80 million.
The United Nations system, notably through the United Nations Population Fund and UNICEF, has mobilized an initial $3 million package. It is also expected to provide technical assistance and financial oversight through a pooled funding mechanism. Congolese authorities have committed $30 million to fund initial operations.
The agreement with Côte d’Ivoire marks a new phase in preparations for the RGPH-2. Kinshasa aims to anchor the project in South-South cooperation while securing broader international support to strengthen the production of demographic data.
Boaz Kabeya
Minister of Infrastructure and Public Works John Banza Lunda on April 5, 2026 launched paving works on National Road 1 (RN1), covering the stretch between Kananga and the Kakangayi River in Kabeya-Kamwanga territory.
The project is part of the DRC-Angola transnational economic corridor, aimed at boosting trade between the Kasai region and the Angolan market.
According to project documents and official statements issued during the launch ceremony, the road extends over 137.5 km and is divided into three lots. The first lot covers the section from Kananga to the village of Kasingi/Kashindi over 45 km. The second runs from Kasingi/Kashindi to Bena Mulongo, also over 45 km. The third connects Bena Mulongo to the Kakangayi River over 47.5 km. The contracts have been awarded respectively to Sino-Hydro Sokol, the GGPI group, and CFHEC.
According to a technical presentation published on the official website of the Kasai Oriental governorate, the project includes a 15-meter right-of-way, a 7-meter-wide roadway, and a total construction period of 30 months.
Beyond the main road, the programme includes several ancillary works. According to the Infrastructure Cell and African Development Bank (AfDB) documents, this includes 10 km of urban roads across Kananga, Kabeya-Kamwanga and Munkamba. It also covers the construction of the Kalamba-Mbuji border market, weigh stations at Kalamba-Mbuji and Munkamba, as well as socio-economic and rural infrastructure such as schools, health centres, training centres, markets, warehouses, boreholes and rural roads. The project also includes awareness campaigns on road safety, gender-based violence (GBV), HIV/AIDS and COVID-19, along with a 100-hectare reforestation programme between Kananga and Kabeya-Kamwanga.
Financing for Phase 1 includes a grant of about $69.8 million and a loan of about $105.2 million, bringing total funding to nearly $175 million from the African Development Bank and the African Development Fund, as part of a broader $650 million programme.
The objective is to improve logistics performance along the Mbuji-Mayi-Kananga-Kalamba-Mbuji (DRC) - Shikolondo-Dundo (Angola) corridor, while supporting intra-regional trade and improving living conditions for local populations.
Authorities say the corridor is expected to help open up the Greater Kasai region, reduce transport costs and streamline trade flows. John Banza Lunda also described RN1 as the backbone of the country, linking Kongo Central and Katanga.
Ronsard Luabeya
Selon un article du Wall Street Journal, publié le 31 mars 2026 et repris sur le site de l’entreprise américaine, Virtus Minerals a finalisé, le 27 mars, l’acquisition de Chemical of Africa (Chemaf) pour un montant d’environ 30 millions de dollars. Cette opération s’accompagne d’un engagement à mobiliser près de 720 millions de dollars d’investissements pour développer les projets du producteur de cuivre et de cobalt.
Selon la même source, ce schéma inclut notamment un apport initial de 200 millions de dollars de Virtus et de son partenaire opérationnel, l’indien Lloyds Metals, ainsi qu’un financement attendu de 475 millions de dollars du fonds d’investissement new-yorkais Orion Resource Partners, complété par environ 75 millions de dollars provenant d’autres sources.
Si ces montants donnent l’image d’un montage conséquent, leur nature exacte reste peu documentée, alors même que le début des travaux est annoncé pour avril, avec un objectif de finalisation des investissements au début de l’année prochaine. Le Wall Street Journal indique que le fonds Orion « a refusé de commenter », tandis que les détails des financements complémentaires n’ont pas été rendus publics. Aucune information n’est fournie non plus sur le caractère ferme ou conditionnel de ces engagements, ni sur leur structure — dette, fonds propres ou instruments hybrides.
Au-delà de la reprise des actifs, la relance industrielle de Chemaf nécessitera en effet des financements supplémentaires. Un investissement pouvant atteindre 300 millions de dollars serait nécessaire pour finaliser les projets d’extension des mines de Mutoshi, à Kolwezi, et d’Étoile, à Lubumbashi. À terme, ces deux sites devraient produire chaque année quelque 75 000 tonnes de cathodes de cuivre et 25 000 tonnes d’hydroxyde de cobalt.
Ces besoins viennent s’ajouter au passif existant, ce qui soulève des interrogations sur l’équilibre global du financement. Chemaf affiche en effet une dette estimée à près d’un milliard de dollars, incluant notamment des engagements envers des sous-traitants locaux et le négociant Trafigura.
Silence sur les créances des sous-traitants
En 2022, Trafigura avait arrangé un prêt syndiqué de 600 millions de dollars destiné à financer l’expansion des capacités de traitement et la mécanisation de la mine de Mutoshi. Virtus a indiqué avoir conclu un accord avec le négociant, sans en préciser les termes.
En revanche, le silence est total sur la dette due aux sous-traitants locaux, dont le montant n’est même pas connu. « Virtus s'est refusé à tout commentaire concernant d'éventuels plans de règlement de cette dette avec ces derniers », rapporte le Wall Street Journal.
Face aux questions sur le financement de la relance des activités industrielles de Chemaf, Virtus répond, dans un communiqué publié le 13 mars, que les autorités congolaises ont validé l’opération après examen de « la structure de la transaction, de la capacité financière du consortium et de ses projets concernant les activités de Chemaf ». « Nous avons l’intention d’honorer cet engagement avec des investissements, des emplois et des résultats », a déclaré Phil Braun, directeur général de Virtus Minerals, cité dans le même communiqué.
Le gouvernement américain a classé l’acquisition des actifs de Chemaf par Virtus et son partenaire indien parmi les trois projets « fondamentaux pour la mise en œuvre réussie » du partenariat stratégique sur les minerais critiques conclu le 4 décembre 2025 avec la République démocratique du Congo (RDC). L’opération s’inscrit dans une stratégie visant à sécuriser l’approvisionnement en minerais critiques face à la domination chinoise. Le cobalt et le cuivre jouent en effet un rôle central dans la fabrication de systèmes militaires avancés, tout en étant indispensables à la transition énergétique et à la production de batteries pour véhicules électriques, ordinateurs et smartphones.
Mais sur le terrain, la réussite du projet dépendra avant tout de la capacité du consortium à mobiliser les financements annoncés et à stabiliser les opérations sur des sites fragilisés, notamment par la présence d’exploitants illégaux.
Pierre Mukoko
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Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a lancé, le 5 avril 2026, les travaux de bitumage de la Route nationale n°1 sur le tronçon Kananga–rivière Kakangayi, dans le territoire de Kabeya-Kamwanga. Le projet s’inscrit dans le corridor économique transnational RDC–Angola, destiné à renforcer les échanges entre l’espace Kasaï et le marché angolais.
Selon les documents du projet et la communication officielle autour de la cérémonie, le chantier couvre un linéaire de 137,5 km réparti en trois lots. Le premier concerne la section Kananga–village Kasingi/Kashindi sur 45 km ; le deuxième va de Kasingi/Kashindi à Bena Mulongo sur 45 km ; le troisième relie Bena Mulongo à la rivière Kakangayi sur 47,5 km. Les trois lots sont confiés respectivement à la société Sino-Hydro Sokol, au groupement GGPI et à la société CFHEC.
Dans sa présentation technique relayée par le site officiel du gouvernorat du Kasaï Oriental, le projet prévoit une emprise de 15 mètres, une chaussée de 7 mètres de largeur et une durée globale des travaux de 30 mois.
Au-delà de la route principale, le programme comprend plusieurs aménagements connexes. D’après la Cellule Infrastructures et les documents liés à la BAD, il inclut 10 km de voiries répartis entre Kananga, Kabeya-Kamwanga et Munkamba, la construction du marché frontalier de Kalamba-Mbuji, de stations de pesage à Kalamba-Mbuji et à Munkamba, ainsi que des infrastructures socio-économiques et rurales : écoles, centres de santé, centres de formation, marchés, entrepôts, forages et pistes rurales. Le projet comporte également des actions de sensibilisation à la sécurité routière, aux violences basées sur le genre (VBG), au VIH/Sida et au Covid-19, ainsi qu’un volet de reboisement de 100 hectares entre Kananga et Kabeya-Kamwanga.
Le financement de cette phase 1 repose sur un don d’environ 69,8 millions de dollars et un prêt d’environ 105,2 millions de dollars, soit un appui total de près de 175 millions de dollars mobilisé auprès de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement, dans le cadre d’un programme global de 650 millions de dollars. L’objectif affiché est d’améliorer le niveau de service de la chaîne logistique sur l’axe Mbuji-Mayi–Kananga–Kalamba-Mbuji (RDC) – Shikolondo–Dundo (Angola), tout en favorisant les échanges intra-régionaux et les conditions de vie des populations de la zone.
Pour le ministère et les autorités provinciales, cet axe doit contribuer au désenclavement du Grand Kasaï, à la baisse des coûts de transport et à la fluidification des échanges commerciaux. John Banza Lunda a également présenté la RN1 comme la colonne vertébrale du pays, appelée à se connecter vers le Kongo Central et vers le Katanga.
Ronsard Luabeya
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La République démocratique du Congo a formalisé son cadre de coopération avec la Côte d’Ivoire pour la mise en œuvre du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2). Les ministres du Plan des deux pays ont signé un accord-cadre le 1er avril 2026, à l’occasion d’une visite de travail du ministre congolais du Plan, Guylain Nyembo.
Cet accord s’inscrit dans la continuité de la table ronde des bailleurs de fonds organisée le 23 mars 2026 à Kinshasa, au cours de laquelle plus de 200 millions de dollars de promesses de financement ont été annoncés pour soutenir l’opération.
L’appui ivoirien, déjà amorcé à travers des échanges techniques, est désormais structuré autour d’un cadre formel de coopération. Il porte sur le partage d’expérience en matière d’organisation des recensements, de gestion logistique, administrative et financière, ainsi que sur le renforcement des capacités des équipes congolaises. Selon Bankable, cette coopération prévoit également la mise à disposition d’environ 3 000 tablettes destinées aux opérations de cartographie.
Ce partenariat intervient dans un contexte plus large de mobilisation des partenaires techniques et financiers autour du RGPH-2. Parmi les principaux appuis annoncés figure la Banque mondiale, qui envisage un financement global de 100 millions de dollars, dont 75 millions directement consacrés au recensement. La Banque africaine de développement a, pour sa part, annoncé une contribution attendue de 80 millions de dollars.
Le système des Nations unies, notamment à travers le Fonds des Nations unies pour la population et l’UNICEF, a mobilisé une enveloppe initiale de 3 millions de dollars. En plus de cet appui financier, il doit aussi assurer un accompagnement technique et un rôle de gestion fiduciaire via un mécanisme de panier commun.
Les autorités congolaises ont, de leur côté, annoncé une contribution de 30 millions de dollars pour soutenir le lancement des premières opérations.
La signature de l’accord avec la Côte d’Ivoire marque ainsi une nouvelle étape dans la préparation du RGPH-2, que Kinshasa veut inscrire à la fois dans une logique de coopération sud-sud et dans une dynamique plus large de mobilisation internationale autour de la production des données démographiques.
Boaz Kabeya
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Two Chinese mining groups that account for a large share of copper and cobalt output in the Democratic Republic of Congo (DRC) are set to help finance the modernization of the TAZARA railway corridor. Backed by Beijing, the project is emerging as a competing export route to the Lobito Corridor, which the United States and the European Union are developing in parallel.
The TAZARA upgrade is valued at more than $1.4 billion, including about $1 billion for rail rehabilitation and $400 million for locomotives and rolling stock. Under the newly disclosed structure, China Civil Engineering Construction Corporation will hold an 80% stake, while CMOC, a Zijin Mining-linked entity, Jiayou International Logistics and COSCO Shipping Holdings will each take 5%, subject to regulatory approval in China.
The participation of mining firms underscores efforts to secure export routes for African minerals as competition between regional corridors intensifies. By backing TAZARA, CMOC and Zijin are reinforcing China’s position along key mineral export routes in southern and central Africa, where major powers are competing for control over copper, cobalt and zinc supply chains.
Through its subsidiaries Tenke Fungurume Mining and Kisanfu, CMOC exported 747,468 metric tons of copper in 2025, according to official Congolese data, accounting for nearly 22% of national exports. Zijin Mining holds an indirect 39.6% stake in Kamoa-Kakula, alongside Ivanhoe Mines at 39.6%, the Congolese state at 20% and Crystal River at 0.8%. The Kamoa complex exported 400,185.59 metric tons of copper in 2025, or about 12% of total exports.
TAZARA as an alternative
Meanwhile, the United States and the European Union are stepping up support for the Lobito Corridor. The project aims to link mining areas in the DRC and Zambia to Angola’s Atlantic port of Lobito through upgraded rail and logistics infrastructure. It is intended to provide a faster, more competitive route for Copperbelt minerals.
According to a November 2025 presentation by Germany’s Federal Institute for Geosciences and Natural Resources, prepared with the Congolese Ministry of Mines, the 1,740-kilometre Lobito Corridor, including 450 km in the DRC and 1,290 km in Angola, is currently the fastest route among major export options. Transit times range from five to eight days, compared with 30 to 32 days to Dar es Salaam, 28 to 34 days to Beira, 29 days to Walvis Bay and 30 to 36 days to Durban.
That advantage could erode as TAZARA is upgraded. The 1,800-kilometre line is widely seen as a viable alternative. The same presentation noted that Lobito is being developed in a competitive regional environment, with several rail extensions and interconnections under consideration, including links with TAZARA.
Limited support for Lobito
For Washington, the project has strategic significance beyond logistics. A December 2025 agreement between the United States and the DRC identifies the Sakania-Lobito route as a key channel for exporting copper, cobalt, zinc and other critical minerals. It requires that, over the next five years, at least 50% of copper, 30% of cobalt and 90% of zinc sold by state-owned mining companies transit through the corridor’s Congolese section.
Despite these advantages, questions remain over the corridor’s long-term viability. The European Centre for Development Policy Management said its success will depend on attracting sufficient volumes beyond geopolitical backing, while the French Institute for International and Strategic Affairs pointed to risks linked to governance, regional coordination and limited commitment from some operators.
So far, Kamoa Copper, which operates the Kamoa-Kakula complex, is among the few major producers to formally commit to the route. A memorandum of understanding signed in February 2024 with Lobito Atlantic Railway covers part of its copper exports. The company shipped its first copper anodes via Lobito in the first quarter of 2026.
“Lobito is still ramping up. This year, we plan to ship between 50,000 and 70,000 metric tons through the corridor, depending on its progress and competitiveness against other routes,” said Olivier Binyingo, chairman of Kamoa Copper, in February.
Pierre Mukoko