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Equipe Publication

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A resurgence of the Ebola virus in eastern Democratic Republic of Congo is raising concerns beyond the health sector, as African health officials warn that new travel restrictions could disrupt trade and fragile regional economies.

As Congolese authorities work to contain the outbreak identified in Ituri province, the Africa Centres for Disease Control and Prevention (Africa CDC), the African Union’s public health agency, has cautioned against broad border and travel measures that could hamper commerce and humanitarian operations across East and Central Africa.

The warning came after the United States raised its travel advisory for the DRC to Level 4, advising against travel to the country and imposing entry restrictions on people who have recently been in the DRC, Uganda or South Sudan.

Washington said the measures were intended to reduce the risk of international spread of the Ebola Bundibugyo strain and announced an initial $13 million in aid to support response operations.

Africa CDC, however, warned that blanket travel restrictions and border closures could have disproportionate economic consequences. In a statement issued on May 19, 2026, the agency said such measures risk disrupting trade flows, complicating humanitarian and health operations, and pushing people toward informal border crossings that are harder to monitor.

Blanket travel and trade restrictions are not the solution to outbreaks,” the agency said, calling instead for stronger regional coordination and investment in local health systems.

Exposed trade corridors

The outbreak is centered in the health zones of Mongwalu, Bunia, Rwampara and Nyankunde, in a region closely tied to East Africa’s mining and trade networks. Cases have also been reported in Butembo and Goma, two cities that serve as key hubs for regional commerce.

The situation has heightened fears of disruption along several economic corridors linking the DRC to Uganda, Rwanda and South Sudan. In that part of Africa, cross-border movements of traders, transport operators, workers and humanitarian personnel are vital to supplying local markets and sustaining border economies.

Africa CDC warned that disorderly border closures could further weaken a region already strained by armed conflict, population displacement and heavy dependence on informal economic activity.

Instead, the agency called for an intensified response focused on epidemiological surveillance, contact tracing, laboratory capacity, cross-border coordination and logistical support for health teams.

A familiar crisis

The Congolese government says it has the experience needed to contain the outbreak. Health Minister Samuel Roger Kamba noted that the DRC is confronting its 17th Ebola epidemic and that Congolese teams have already taken part in response operations in several African countries.

Congolese health authorities also said the Bundibugyo strain, previously recorded in the DRC in 2012, is generally considered less lethal than the Ebola Zaire strain. They nonetheless reported more than 500 suspected cases and over 130 deaths, figures that are still being verified.

Beyond the immediate crisis, Africa CDC highlighted what it described as a longstanding weakness in global health research. Nearly two decades after the Bundibugyo strain was first identified, no widely available licensed vaccine or specific treatment exists.

The agency said the gap reflects persistent inequalities in global investment in diseases that primarily affect African countries.

For the DRC, the challenge now is to prevent a localized health emergency from turning into a broader regional economic shock in an area where cross-border trade remains critical to commercial activity and the supply of goods to local populations.

Boaz Kabeya

Kamoto Copper Company SA (KCC), filiale du groupe suisse Glencore, accélère l’intégration de ses opérations logistiques en RDC. L’entreprise a annoncé l’ouverture prochaine d’un bureau de douane et d’un guichet unique directement sur son site minier de Kolwezi, dans la province du Lualaba.

Dans une communication publiée, mi-mai 2026, sur LinkedIn, KCC explique que cette infrastructure vise à centraliser, sur un même site, l’ensemble des services publics impliqués dans les procédures douanières et d’exportation. L’entreprise présente ce dispositif comme un levier destiné à simplifier les formalités administratives, réduire les délais de traitement et fluidifier les mouvements logistiques liés à ses activités minières.

« Cette initiative marque une avancée importante dans la simplification et la modernisation de nos processus logistiques », indique la société, qui affirme vouloir accélérer la libération des camions et renforcer la coordination entre les différentes parties prenantes intervenant dans les opérations d’import-export.

Fluidifier les exportations

Dans l’industrie minière congolaise, fortement dépendante des exportations de cuivre et de cobalt, la rapidité des procédures administratives constitue un enjeu stratégique. Les retards douaniers, l’immobilisation des camions ou les lenteurs documentaires peuvent affecter les coûts logistiques, la rotation des équipements et les cadences de production.

Le rapprochement des services douaniers des sites miniers n’est pas inédit en RDC. Plusieurs grands opérateurs disposent déjà d’entrepôts sous douane agréés ou de mécanismes accélérés de traitement des formalités d’exportation.

Le manuel des procédures minières de la RDC prévoit d’ailleurs une coordination entre plusieurs administrations, notamment la Direction générale des douanes et accises (DGDA), l’Office congolais de contrôle (OCC) et les services miniers, autour des opérations d’exportation et des entrepôts sous douane agréés.

L’initiative de KCC intervient dans un contexte où les groupes miniers cherchent à renforcer la fluidité de leurs chaînes logistiques, alors que la production de cuivre et de cobalt continue de progresser dans le Lualaba et le Haut-Katanga.

Un contexte fiscal tendu

Le projet intervient également dans un environnement marqué par un durcissement des contrôles fiscaux et réglementaires dans le secteur extractif congolais. En 2024, la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD) avait engagé un contentieux portant sur environ 895 millions de dollars réclamés à des filiales locales de Glencore.

Plus récemment, Africa Intelligence a révélé que la Direction générale des impôts (DGI) réclamait environ 4,7 milliards de dollars à KCC et Mutanda Mining (MUMI) au titre de redressements fiscaux couvrant les exercices 2022 et 2023. Selon la publication, la DGI réclame environ 3 milliards de dollars à KCC et 1,7 milliard à MUMI.

Glencore a contesté ces réclamations, les qualifiant de « totalement dénuées de fondement », tandis que l’administration fiscale congolaise estime que certaines filiales du groupe minoreraient leurs résultats fiscaux.

Dans ce contexte, l’installation d’un guichet unique et d’un bureau de douane directement sur le site de KCC peut aussi être interprétée comme une démarche visant à renforcer la traçabilité administrative et la conformité des opérations logistiques, dans un environnement où les exigences de contrôle se renforcent progressivement.

Boaz Kabeya

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La résurgence du virus Ebola dans l’Est de la République démocratique du Congo commence à soulever des inquiétudes au-delà du seul cadre sanitaire. Alors que les autorités congolaises tentent de contenir l’épidémie identifiée dans la province de l’Ituri, Africa CDC, l’agence de santé publique de l’Union africaine, met en garde contre les conséquences économiques que pourraient provoquer des restrictions généralisées de voyage et de circulation dans la région.

L’alerte intervient après la décision des États-Unis de relever au niveau 4 leur avis aux voyageurs pour la RDC, recommandant de ne pas s’y rendre et d’imposer des restrictions d’entrée aux personnes ayant récemment séjourné en RDC, en Ouganda ou au Soudan du Sud. Washington affirme vouloir limiter les risques de propagation internationale du virus Ebola Bundibugyo, tout en annonçant une aide initiale de 13 millions de dollars destinée à soutenir les opérations de riposte sanitaire.Mais pour Africa CDC, les restrictions massives de voyage et les fermetures de frontières risquent de produire des effets économiques disproportionnés. Dans une déclaration publiée le 19 mai 2026, l’institution africaine estime que ces mesures peuvent perturber les échanges commerciaux, compliquer les opérations humanitaires et sanitaires, et pousser les déplacements vers des circuits informels moins contrôlés.

« Les restrictions généralisées de voyage et de commerce ne constituent pas la solution aux épidémies », souligne l’agence panafricaine, qui appelle plutôt à une réponse fondée sur la coordination régionale et le renforcement des capacités sanitaires locales.

Des corridors exposés

L’épidémie touche principalement les zones de santé de Mongwalu, Bunia, Rwampara et Nyankunde, dans une région fortement connectée aux circuits miniers et commerciaux de l’Afrique de l’Est. Des cas ont également été signalés à Butembo et Goma, deux villes stratégiques pour les échanges régionaux.

Cette situation fait craindre des perturbations sur plusieurs corridors économiques reliant la RDC à l’Ouganda, au Rwanda et au Soudan du Sud. Dans cette partie du continent, les mouvements transfrontaliers de commerçants, de travailleurs, de transporteurs et d’acteurs humanitaires jouent un rôle essentiel dans l’approvisionnement des marchés locaux et le fonctionnement des économies frontalières.

Africa CDC estime qu’une fermeture désordonnée des frontières pourrait fragiliser davantage une région déjà affectée par les conflits armés, les déplacements de populations et la dépendance à l’économie informelle.

L’organisation plaide plutôt pour une intensification de la riposte à la source : surveillance épidémiologique, recherche des contacts, capacités de laboratoire, coordination transfrontalière et soutien logistique aux équipes de santé.

Expérience

Le gouvernement congolais affirme, pour sa part, disposer de l’expérience nécessaire pour gérer la situation. Le ministre de la Santé, Samuel Roger Kamba, rappelle que la RDC fait face à sa 17e épidémie d’Ebola et que les équipes congolaises ont déjà participé à des opérations de riposte dans plusieurs pays africains.

Les autorités sanitaires congolaises soulignent également que la souche Bundibugyo, déjà observée en RDC en 2012, est généralement considérée comme moins létale que la souche Ebola Zaïre. Elles évoquent néanmoins plus de 500 cas suspects et plus de 130 décès encore en cours de vérification.

Au-delà de la crise immédiate, Africa CDC met aussi en lumière un problème structurel. Près de vingt ans après l’identification de la souche Bundibugyo, aucun vaccin ni traitement homologué spécifique n’est encore largement disponible. L’institution estime que cette situation illustre les déséquilibres persistants de la recherche mondiale en santé publique.

Pour la RDC, le défi consiste désormais à éviter qu’une crise sanitaire localisée ne se transforme en choc économique régional, dans une zone où les échanges transfrontaliers restent essentiels à l’activité commerciale et à l’approvisionnement des populations.

Boaz Kabeya

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Qatari conglomerate Power International Holding (PIH) is eyeing a 400-kilometer highway project in the Democratic Republic of Congo, according to comments by Boyd Merrett, chief executive of group subsidiary UCC Holding, in an interview with Bloomberg.

The proposed infrastructure project would aim to improve regional connectivity and ease trade bottlenecks. No details have yet been disclosed regarding the planned route, corridor, timeline or investment value of the project.

Kinshasa seeks private capital for infrastructure

PIH’s interest comes as the Congolese government steps up efforts to attract private investment into large-scale transport infrastructure.

Authorities are currently advancing a roughly 450-kilometer highway project linking Banana, Matadi and Kinshasa, aimed at strengthening the country’s access to the Atlantic coast and improving logistics flows between the capital and the future deep-water port of Banana.

In May 2025, the government signed a memorandum of understanding with Chinese company Zhongshi Wozen Technology Co to carry out feasibility studies for the corridor.

At this stage, however, there is no indication that the project referenced by PIH is directly linked to the Banana-Kinshasa highway. The only confirmed information is that the Qatari group is exploring a 400-kilometer road project in the DRC.

A Qatari group expanding across Africa

Power International Holding is a diversified conglomerate with activities spanning energy, construction, concessions, services, agriculture and agri-food, real estate, hospitality and leisure.

The group has already built a presence across several African markets, including Rwanda, Libya and Algeria, as part of a broader continental expansion strategy.

PIH is also involved in the planned airport project near Addis Ababa, Ethiopia, which Bloomberg estimates could require up to $12.5 billion in investment.

Ronsard Luabeya

Le conglomérat qatari Power International Holding (PIH) se positionne sur un projet autoroutier de 400 kilomètres en République démocratique du Congo. Le projet a été évoqué par Boyd Merrett, président-directeur général de UCC Holding, filiale du groupe, dans une interview accordée à Bloomberg.

Selon les éléments rapportés, l’infrastructure viserait à améliorer la connectivité régionale et à réduire les déficits qui freinent les échanges commerciaux. Aucun tracé, corridor, calendrier ni montant d’investissement n’a toutefois été communiqué à ce stade pour le projet congolais.

L’intérêt manifesté pour la RDC intervient alors que Kinshasa cherche à attirer des investisseurs privés dans les grands projets d’infrastructures. Le gouvernement congolais porte notamment un projet d’autoroute d’environ 450 kilomètres entre Banana, Matadi et Kinshasa, destiné à renforcer la connexion du pays à la côte atlantique. En mai 2025, un protocole d’accord avait été signé dans ce cadre avec le groupe chinois Zhongshi Wozen Technology Co, chargé de réaliser les études de faisabilité.

À ce stade, rien ne permet toutefois d’établir un lien direct entre le projet évoqué par PIH et l’autoroute Banana-Kinshasa. Les informations disponibles indiquent seulement que le groupe qatari s’intéresse à un projet routier de 400 kilomètres en RDC.

Power International Holding est un conglomérat qatari diversifié, actif notamment dans l’énergie, les concessions et la construction, les services, l’agriculture et l’agroalimentaire, l’immobilier ainsi que l’hôtellerie et les loisirs. Le groupe dispose déjà d’un portefeuille de projets en Afrique, notamment au Rwanda, en Libye et en Algérie.

Sa démarche s’inscrit dans la stratégie d’expansion africaine du groupe qatari. PIH est également positionné sur le projet de nouvel aéroport près d’Addis-Abeba, en Éthiopie, dont le coût pourrait atteindre 12,5 milliards de dollars, selon Bloomberg.

Ronsard Luabeya

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Telecom companies operating in the Democratic Republic of Congo have called on authorities to support long-term improvements to network infrastructure, arguing that persistent service disruptions stem not only from internal shortcomings but also from broader structural challenges.

In a joint statement relayed last week by the Ministry of Posts, Telecommunications and Digital Affairs, the operators said they were ready to work with the government on short-, medium- and long-term solutions that are expected to be presented soon.

The companies said the deterioration in service quality cannot be attributed solely to problems within their own networks. They pointed to several external constraints that continue to affect sector performance despite ongoing investment efforts.

Among the challenges cited were unstable electricity supply, repeated fiber-optic cable cuts, destruction of infrastructure, insecurity along several road corridors, limited spectrum availability and underdeveloped infrastructure. According to the operators, these constraints are complicating technical teams’ access to telecom sites and hindering network maintenance operations.

The statement comes as Congolese authorities intensify pressure on telecom companies over service quality. During a cabinet meeting in January, President Felix Tshisekedi ordered that sanctions against operators failing to meet obligations related to quality of service, continuity, coverage and consumer protection be enforced “firmly and without leniency.

The president also called for stronger regulation, tighter oversight and permanent network monitoring mechanisms amid persistent consumer complaints over dropped calls, slow mobile internet connections and unstable services.

High Energy Costs

The concerns raised by operators echo findings published by the GSMA, the global mobile industry association. In a report released in September 2025 on the DRC’s digital economy, the organization said the country’s telecom infrastructure remains heavily dependent on diesel-powered generators.

According to the GSMA, a large proportion of telecom sites are not connected to the national electricity grid, a situation expected to worsen as network coverage expands into rural and remote areas. The organization estimates that operators already spend between 40% and 60% of their operating costs on purchasing and transporting diesel to power antennas and technical equipment.

These expenses weigh heavily on operators’ finances, undermine service continuity and may ultimately be passed on to consumers.

The GSMA also described the Congolese telecom market as particularly costly to operate in, citing tax pressure, regulatory and administrative hurdles affecting infrastructure deployment, as well as high maintenance and energy costs.

For now, authorities are holding telecom operators chiefly responsible for service quality. The 2020 law on telecommunications and information and communication technologies provides for financial penalties in cases where operators fail to comply with obligations set out in their licenses and technical specifications.

The law states that “any violation of one or more clauses of the license, the authorization or the technical specifications attached thereto that does not result in the suspension or withdrawal of the license shall be punishable by a fine not exceeding one quarter of the price of the license.”

With the measures announced by operators still pending, the dispute is increasingly centered on accountability. Authorities are demanding immediate improvements in service quality, while telecom companies argue that sustainable network upgrades will also require greater public investment in electricity supply, security and national infrastructure.

Pierre Mukoko

Dans un communiqué conjoint relayé la semaine dernière par le ministère des Postes, Télécommunications et Numérique, les sociétés du secteur sollicitent l’appui des autorités pour améliorer durablement les réseaux en République démocratique du Congo. Elles affirment vouloir travailler avec le gouvernement à des solutions « à court, moyen et long terme », qui devraient être présentées prochainement.

Les opérateurs soutiennent que la dégradation de la qualité des services ne résulte pas uniquement de problèmes internes aux réseaux. Ils évoquent des « facteurs structurels et externes » qui continuent d’affecter les performances du secteur malgré les investissements engagés.

Parmi les difficultés citées figurent l’instabilité de l’alimentation électrique, les coupures répétées de fibre optique, les destructions d’infrastructures, l’insécurité sur plusieurs axes routiers, le déficit de spectre ainsi que la faiblesse des infrastructures de base. Ces contraintes compliquent notamment l’accès des équipes techniques aux sites télécoms et la maintenance des réseaux.

Cette prise de position intervient alors que les autorités congolaises accentuent la pression sur les sociétés télécoms. En janvier dernier, lors d’un Conseil des ministres, le président Félix Tshisekedi avait exigé l’application « sans faiblesse ni complaisance » des sanctions prévues contre les opérateurs ne respectant pas leurs obligations en matière de qualité, de continuité, de couverture et de protection des usagers.

Le chef de l’État avait également demandé un renforcement des mécanismes de régulation, de contrôle et de suivi permanent des réseaux, dans un contexte marqué par des plaintes récurrentes des consommateurs concernant les coupures d’appels, la lenteur de l’internet mobile et l’instabilité des services.

Coût élevé de l’énergie

Les arguments avancés par les opérateurs rejoignent plusieurs constats établis par la GSMA, l’association mondiale de l’industrie mobile. Dans un rapport publié en septembre 2025 sur l’économie numérique de la RDC, l’organisation souligne que les infrastructures télécoms congolaises restent fortement dépendantes des générateurs électriques.

Selon la GSMA, une grande partie des sites télécoms n’est pas connectée au réseau national d’électricité, une situation appelée à s’aggraver avec l’extension de la couverture vers les zones rurales ou enclavées. L’organisation estime que les opérateurs consacrent déjà entre 40 % et 60 % de leurs dépenses opérationnelles à l’achat et au transport du diesel utilisé pour alimenter les antennes et les équipements techniques. Ces coûts pèsent directement sur les charges d’exploitation des entreprises, fragilisent la continuité des services et peuvent se répercuter sur les prix payés par les consommateurs.

La GSMA évoque aussi un environnement opérationnel particulièrement coûteux pour les télécoms en RDC, en raison notamment de la pression fiscale, des contraintes réglementaires et administratives liées au déploiement des infrastructures, ainsi que des dépenses permanentes de maintenance et d’alimentation énergétique des réseaux.

Pour l’instant, les autorités semblent maintenir la responsabilité principale des opérateurs dans l’amélioration de la qualité des services. La loi de 2020 sur les télécommunications et les TIC prévoit d’ailleurs des sanctions financières en cas de non-respect des obligations fixées dans les licences et cahiers des charges.

Le texte stipule que « toute violation d’une ou de plusieurs clauses de la licence, de l’autorisation ainsi que du cahier des charges y annexé n’entraînant pas la suspension ou le retrait du titre est punie d’une amende ne dépassant pas le quart du prix du titre ».

En attendant les mesures annoncées par les opérateurs, le bras de fer semble désormais se déplacer sur le terrain des responsabilités : les autorités réclament des améliorations immédiates des services, tandis que les entreprises estiment qu’une amélioration durable des réseaux passera aussi par des investissements publics plus importants dans l’électricité, la sécurité et les infrastructures nationales.

Pierre Mukoko, avec l’Agence Ecofin

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U.S. company MyHydro says it is close to securing financing for the Kabeya-Kamwanga hydropower project on the Lubi River in the Democratic Republic of Congo’s Kasai-Oriental province.

The announcement followed a May 14 meeting between a company delegation and provincial Governor Jean-Paul Mbwebwa Kapo. According to the provincial government, cited by the Agence congolaise de presse (ACP), the delegation was led by MyHydro partner Singoma Mwanza and included the deputy director general of China Hydropower Construction Group (HCC), which is expected to build the project’s infrastructure.

Speaking after the meeting, Mwanza said the project was nearing financial close, clearing the way for construction to start in the coming months. A groundbreaking ceremony could take place as early as next quarter, he added, pending final administrative approvals.

No investment amount has yet been disclosed. The project is currently described as having a planned capacity of around 5 megawatts, aimed at improving electricity supply in Mbuji-Mayi and several other localities in Kasai-Oriental.

Revised capacity, delayed rollout

When the project was first announced in 2023, MyHydro said the plant would have a capacity of 4.48 MW and be developed in two phases: an initial 1.2 MW unit expected before the end of September 2024, followed by a second 3.6 MW phase scheduled for March 2025. Those targets were missed.

MyHydro is a joint venture between Symbion Power and Natel Energy focused on low-head hydropower systems. In 2023, the company signed a contract to acquire four turbines from Natel Energy for the first of 33 sites it has identified in the DRC, on the Lubi River.

Through the Kabeya-Kamwanga project, the company aims to promote a model of mini-hydropower plants designed to supply communities with limited access to the national grid. MyHydro has said it plans to deploy at least 150 similar installations across Africa and invest more than $1 billion over the next decade in small-scale hydropower projects.

Ronsard Luabeya

The Democratic Republic of Congo is looking to import electricity from neighbouring Angola as it waits for progress on the long-delayed Inga 3 hydropower project. On May 14, 2026, Congolese Water Resources and Electricity Minister Aimé Sakombi Molendo travelled to Luanda for talks with Angolan President João Lourenço on a proposed electricity interconnection between the two countries.

According to Angola’s state news agency ANGOP, Kinshasa and Luanda are considering the construction of two high-voltage transmission lines. The first would run from Malanje in Angola to Fungurume in Lualaba province, at the centre of the DRC’s copper belt. The second would connect Soyo, in Angola’s Zaire province, to the Inga site in western Congo, with capacity to supply up to 2,000 megawatts to Congolese consumers.

The project, estimated to cost several hundred million dollars, will require extensive technical and feasibility studies before construction can begin. Sakombi Molendo said that once the report is submitted to President Félix Tshisekedi, authorities intend to fast-track the studies, with the aim of completing the Soyo-Inga line and launching the Malanje-Dilolo-Fungurume corridor within 18 months.

A Chronic Power Shortage

The DRC’s interest in Angolan electricity reflects a long-standing domestic power deficit. Despite possessing one of Africa’s largest hydroelectric potential reserves, the country continues to struggle to meet demand, particularly in its mining regions.

The south-east, which produces most of the country’s copper and cobalt, is facing rapidly rising electricity demand as mining activity expands. According to figures from the Congolese Ministry of Mines, the electricity shortfall for mining operators alone exceeds 1,500 MW.

The proposed imports from Angola are therefore being presented as a temporary solution while authorities continue efforts to advance the governance framework for the planned Inga 3 dam project, which remains years away from completion. In the meantime, imported electricity could provide faster relief for households, businesses and mining operations, the minister said.

Expanding Regional Energy Projects

The latest initiative adds to a growing list of projects already announced along the Angola-DRC energy corridor.

In July 2024, commodity trader Trafigura and ProMarks signed a memorandum of understanding with the Angolan government to study the technical and economic viability of a regional electricity transmission project under a public-private partnership model.

Moroccan construction group Somagec has also been associated with plans for a high-voltage line linking Angola and the DRC, in a project estimated at around $1.3 billion.

In October 2025, U.S. company Hydro-Link finalised preliminary agreements for a 1,150-kilometre transmission line aimed at supplying 1.2 gigawatts of Angolan electricity to mining areas in south-eastern Congo. The project is estimated to cost about $1.5 billion.

Regional Ambitions

Beyond bilateral cooperation, the projects reflect wider strategic ambitions on both sides of the border.

For the DRC, the priority is securing reliable electricity supplies for its mining sector and reducing a major constraint on local mineral processing and industrial development. For Angola, the projects offer a chance to monetise surplus hydropower production and strengthen its position as a regional energy exporter.

According to the African Development Bank, Angola’s exportable clean hydropower capacity could reach 3.5 GW by 2027.

Questions remain over how the various projects would be coordinated, including their financing structures, implementation schedules, and the respective roles of Congo’s state utility SNEL, Angolan authorities and private-sector partners.

For now, however, the Luanda discussions confirm a broader trend: long before Inga 3 becomes operational, the DRC is already looking beyond its borders to address its immediate electricity needs.

Pierre Mukoko

L’entreprise américaine MyHydro affirme être proche de finaliser le financement du projet hydroélectrique de Kabeya-Kamwanga, développé sur la rivière Lubi, dans la province du Kasaï-Oriental.

L’annonce a été faite le 14 mai 2026, à l’issue d’une rencontre entre une délégation de la société et le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa Kapo. Selon les informations publiées par le gouvernorat provincial et relayées par l’Agence congolaise de presse (ACP), la délégation était conduite par Singoma Mwanza, associé partenaire de MyHydro, accompagné notamment du directeur général adjoint de HCC, China Hydropower Construction Group, l’entreprise appelée à construire les infrastructures.

À l’issue de la rencontre, Singoma Mwanza a indiqué que le projet était « pratiquement arrivé à la fin du bouclage financier », ouvrant ainsi la voie au démarrage des travaux dans les prochains mois. La pose de la première pierre pourrait intervenir « d’ici le trimestre prochain », sous réserve de la finalisation de certaines formalités administratives.

Aucun montant global d’investissement n’a toutefois été communiqué à ce stade. Le projet est désormais présenté avec une capacité d’environ 5 mégawatts, destinée à améliorer l’approvisionnement électrique de Mbuji-Mayi et de plusieurs localités du Kasaï-Oriental.

Lors des premières annonces faites en 2023, MyHydro évoquait une centrale de 4,48 MW, développée en deux phases : une première tranche de 1,2 MW attendue avant fin septembre 2024, puis une seconde de 3,6 MW prévue pour mars 2025. Ces échéances n’ont finalement pas été respectées.

MyHydro est une coentreprise réunissant Symbion Power et Natel Energy, spécialisée dans les petites centrales hydroélectriques à basse chute. En 2023, l’entreprise avait signé un contrat portant sur l’acquisition de quatre turbines auprès de Natel Energy pour le premier de ses 33 sites identifiés en RDC, sur la rivière Lubi.

À travers ce projet, MyHydro cherche à développer un modèle de mini-centrales hydroélectriques destinées à alimenter des réseaux locaux dans des zones insuffisamment couvertes par les infrastructures électriques nationales. Le groupe a annoncé vouloir déployer au moins 150 installations similaires en Afrique et investir plus d’un milliard de dollars sur dix ans dans des projets hydroélectriques de petite taille.

Ronsard Luabeya

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