Airtel Money DRC, the financial services arm of Airtel DRC, posted a 42% jump in revenue to $194.8 million in 2025, up from $137.2 million the previous year, according to a report by Congo's postal and telecommunications regulator, the ARPTC, published April 10, 2026.
The Indian operator is now rapidly closing the gap with M-Pesa, Vodacom DRC's mobile money service, which has dominated the market since its 2012 launch. M-Pesa recorded $207.1 million in revenue in 2025, a 23% increase, according to the same data. The gap between the two players narrowed to $12.2 million from $31.3 million a year earlier. Airtel Money's average market share in mobile financial services transactions rose from 37.5% in 2024 to 40.8% in 2025, while M-Pesa's share slipped from 46% to 43.4%.
According to the GSMA, the global mobile industry association, even a slight increase in transfer or withdrawal fees can trigger a much sharper drop in the number of users or transactions. Fee levels therefore remain a key factor in users' choice of mobile money provider.
That pricing strategy helped drive Airtel Money's growth in 2025. In April 2024, the company announced a 30% cut in withdrawal fees and a 20% reduction in transfer fees. After the fee cuts, Airtel Money's active subscriber base grew 22.4% over the year to 11.1 million.
That growth, however, trailed that of Orange Money, the mobile money arm of Orange DRC, whose active customer base surged 50.4% to 7.7 million — the strongest expansion in the market, according to the ARPTC report. M-Pesa remained the market leader, with 15.4 million active subscribers, according to the regulator, which counts customers who have been active at least once in the past 90 days.
Internal billing advantage
Airtel Money's competitiveness in the Congolese market rests on a little-known internal arrangement. Between April 2024 and July 2025, Airtel DRC billed its mobile money subsidiary an average of just 0.61% of transaction revenue for the use of USSD codes, compared with 3.69% at Vodacom, 11.48% at Orange and 12.47% at Africell, according to monthly data compiled by the ARPTC.
The internal billing rate later rose more than fivefold, reaching 3.38% in August 2025 before settling at 2.90% in December. It nonetheless remained the lowest in the market throughout.
Airtel's ability to maintain a lower internal billing rate than rivals Vodacom and Orange stems from a leaner operating model inherited from Airtel Africa's expansion across 14 markets. The group, which reported 54.1 million mobile money customers as of end-March 2026 in its recently published annual accounts, operates on a shared regional technical platform and leverages its dominant position in mobile internet in the DRC. Airtel holds a 43.5% share of revenue and 38.9% of mobile data volumes in the country, making it the market leader in both categories, according to the ARPTC report.
The Congolese digital payments market is, however, evolving rapidly. On April 9, 2026, the Central Bank of the Congo announced a ban on cash payments in foreign currencies, effective April 9, 2027. The measure does not prohibit the use of the dollar, but requires dollar transactions to be processed through bank transfers, payment cards or electronic wallets. It is expected to boost mobile money transaction volumes in the coming quarters, in an economy that is more than 90% dollarized.
At the same time, U.S. fintech Wave, which counts 18 million users across Senegal, Côte d'Ivoire and Cameroon, has entered the DRC market and charges a 1% transfer fee. Its arrival is also expected to reshape the competitive landscape.
Idriss Linge, with Ecofin Agency
La dégradation de l’axe Banalia-Télé, sur la Route nationale n°4, continue de perturber la circulation entre les provinces de la Tshopo et du Bas-Uélé, dans le nord-est de la RDC.
Selon l’Agence congolaise de presse, une quarantaine de camions-citernes ainsi qu’un camion-benne sont bloqués aux PK37 et PK45 sur cet axe. La Nouvelle société civile congolaise à Banalia signale également plusieurs convois de motos embourbés sur différents tronçons.
Cité par l’ACP, le coordonnateur territorial de la NSCC/Banalia, Prince Yongo, indique que les difficultés concernent le tronçon allant du PK0, après la traversée de la rivière Aruwimi sur l’axe Kisangani-Banalia, jusqu’à Télé, à la limite entre la Tshopo et le Bas-Uélé. Selon lui, cette situation freine les échanges commerciaux entre les deux provinces et affecte les conditions de vie des populations riveraines.
Ces perturbations s’inscrivent dans un contexte de dégradation déjà signalé en août 2025. À l’époque, Actualite.cd rapportait qu’environ 50 km de route étaient devenus difficilement praticables sur l’axe Kisangani-Banalia, avec d’importants bourbiers notamment aux PK70 et PK120.
Cette situation avait déjà entraîné le blocage de plusieurs camions, une rareté de certains biens de consommation sur les marchés locaux et une hausse des prix dans le territoire de Banalia. L’accès aux soins de santé était également devenu plus difficile pour certaines populations.
L’axe Banalia-Télé constitue l’une des principales voies terrestres reliant la Tshopo au Bas-Uélé. Sa dégradation ralentit les déplacements des personnes, le transport des marchandises et la circulation des camions-citernes sur ce corridor local.
Boaz Kabeya
Le ministère des Finances a rappelé la fin du moratoire accordé aux entreprises pour se conformer à l’obligation de délivrance des factures normalisées. Dans un communiqué daté du 11 mai 2026, il précise que l’échéance déclarative du 15 mai 2026, relative à la TVA collectée en avril, marque le début de l’application effective des sanctions.
Cette réforme, entrée en vigueur le 1er décembre 2025, vise à renforcer la traçabilité des transactions et à sécuriser la collecte de la TVA. Le moratoire avait été accordé afin de permettre aux entreprises de s’adapter aux nouvelles exigences techniques et opérationnelles.
La Direction générale des impôts appliquera des sanctions aux contribuables assujettis à la TVA dont les déclarations indiquent qu’ils ont collecté cette taxe sans émettre de factures normalisées. L’administration fiscale pourra également rejeter les droits à déduction lorsque les états détaillés des déductions ne sont pas liés à des factures normalisées.
Pour se conformer, les entreprises concernées peuvent recourir à un système de facturation d’entreprise homologué, à un dispositif électronique fiscal physique de type UF ou MCF, ou à un dispositif dématérialisé via la plateforme e-DEF.
Les entreprises dont les logiciels sont encore en cours d’homologation sont invitées à accélérer leur mise en conformité. À titre transitoire, elles devront régulariser les factures émises en utilisant l’une des solutions déjà reconnues par l’administration fiscale.
Le ministère avait précédemment estimé que la facture normalisée pourrait générer jusqu’à 200 millions de dollars de recettes additionnelles d’ici fin 2026, grâce à un meilleur contrôle de la TVA.
Ronsard Luabeya
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L’Office des voiries et drainage (OVD) a attribué à Hong Feng SARL le marché relatif aux travaux de modernisation de 22,021 km de voirie dans la ville de Kalemie, dans la province du Tanganyika. Selon la décision datée du 4 mai 2026 et signée par le directeur général de l’OVD, Victor Tumba Tshikela, le montant du marché s’élève à 41,79 millions de dollars, soit près de 2 millions de dollars le kilomètre.
Cette attribution intervient dans le cadre d’une consultation restreinte, autorisée après une demande introduite par l’OVD en février 2026. Selon la décision, plusieurs entreprises avaient été consultées, parmi lesquelles Hong Feng, Safrimex, Groupe Guang Ping International, China Guangdong Provincial Changda Highway Engineering, Kin Prestige, Colosse Construction, Bahari Engineering, Jin Jin International et Shandong Construction International.
Le processus a ensuite fait l’objet d’une demande d’avis de non-objection le 31 mars 2026, puis d’un avis de non-objection délivré le 24 avril 2026 sur le rapport d’analyse et d’évaluation des offres.
À ce stade, il s’agit toutefois d’une attribution provisoire. Elle devra encore franchir les étapes prévues par la réglementation des marchés publics avant la signature définitive du contrat et le démarrage effectif des travaux.
Le projet porte sur la modernisation d’un linéaire de voirie urbaine à Kalemie. Les détails techniques des travaux, le calendrier d’exécution et les modalités contractuelles définitives ne sont pas précisés dans la décision consultée.
Installée en République démocratique du Congo depuis 2012, Hong Feng est une entreprise chinoise spécialisée dans les travaux de construction et de réhabilitation d’infrastructures. Elle a notamment été citée dans plusieurs projets publics, dont la construction du bâtiment de l’Inspection générale des finances (IGF) et des travaux de lutte antiérosive à Kinshasa.
Ronsard Luabeya
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The Democratic Republic of Congo's public procurement regulator has suspended a tender for the digitalization of passenger airport fees, known as Go-Pass, after a competitor challenged the contract award.
The decision was made on May 5, 2026, by the Dispute Resolution Committee of the Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), following a complaint filed by Veritas Engineering & Project Management Consultants against the Régie des voies aériennes (RVA).
The complaint followed the provisional award of the $4.06 million contract, including taxes, to Mayele SAS. Veritas Engineering, which also bid for the contract, said it had filed a formal grievance with the RVA on March 11, 2026, before referring the matter to the ARMP on March 19.
According to the decision, Veritas is seeking access to the minutes of the bid-opening session and the evaluation report. The company said it had submitted a complete application, including the required administrative documents, technical and financial proposals, and a bank guarantee.
Veritas also said it was never informed that its bid had been rejected and was not given any explanation. The company further pointed to a discrepancy between the amount announced during the bid opening — $3.95 million — and the figure in the provisional award notice, which was set at $4.06 million.
The Dispute Resolution Committee noted that the RVA had not responded to the ARMP's request for explanations. It said the issues raised required further review before a final decision could be made.
As a result, the ARMP suspended the procurement process and instructed its directorate-general to conduct an audit. The report must be submitted within 30 calendar days of formal notification to the contracting authority.
The suspension does not amount to a cancellation of the contract. It is a precautionary measure pending the audit's findings and a final ruling on the procurement process.
The Go-Pass digitalization project aims to replace the RVA's paper coupon system with an electronic payment mechanism. According to the authorities, the goal is to secure fee collection and reduce fraud risks at the airports concerned.
Timothée Manoke
Airtel Money RDC, la filiale de services financiers d’Airtel RDC, a vu ses revenus bondir de 42 % en 2025 pour atteindre 194,8 millions de dollars, contre 137,2 millions un an plus tôt, selon le rapport de l’Autorité de régulation des postes et des télécommunications du Congo (ARPTC), publié le 10 avril 2026.
L’opérateur indien talonne désormais M-Pesa, le service de Vodacom RDC, qui domine le marché depuis son lancement en 2012, avec 207,1 millions de dollars de revenus en 2025, en hausse de 23 %, selon les mêmes données. L’écart entre les deux acteurs s’est réduit à 12,2 millions de dollars, contre 31,3 millions un an plus tôt. La part de marché moyenne d’Airtel Money sur les transactions de services financiers mobiles est passée de 37,5 % en 2024 à 40,8 % en 2025, tandis que celle de M-Pesa reculait de 46 % à 43,4 %.
Selon la GSMA, l’association mondiale des opérateurs mobiles, une légère hausse des frais de transfert ou de retrait peut entraîner une baisse beaucoup plus importante du nombre d’utilisateurs ou de transactions. Le niveau des frais reste donc l’un des principaux critères de choix pour les utilisateurs de services de mobile money.
Cette politique tarifaire a porté la conquête commerciale d’Airtel Money en 2025. En avril 2024, l’entreprise avait annoncé une réduction de 30 % des frais de retrait et de 20 % des frais de transfert. Dans la foulée, la base d’abonnés actifs d’Airtel Money a progressé de 22,4 % sur l’année, à 11,1 millions.
Mais cette progression reste inférieure à celle d’Orange Money, filiale d’Orange RDC, dont la base de clients actifs a bondi de 50,4 %, à 7,7 millions, soit la plus forte croissance du marché, selon le rapport de l’ARPTC. M-Pesa conserve la première place en volume, avec 15,4 millions d’abonnés actifs, selon le régulateur, qui prend en compte les clients ayant été actifs au moins une fois sur les 90 derniers jours.
Mécanisme intra-groupe
La compétitivité d’Airtel Money sur le marché congolais repose sur un mécanisme intra-groupe peu connu. Entre avril 2024 et juillet 2025, Airtel RDC ne facturait en moyenne à sa filiale mobile money que 0,61 % du chiffre d’affaires des transactions pour l’utilisation des codes USSD, contre 3,69 % chez Vodacom, 11,48 % chez Orange et 12,47 % chez Africell, d’après les données mensuelles compilées par l’ARPTC.
Cette facturation interne a été multipliée par cinq pour passer à 3,38 % en août 2025, avant de s’établir à 2,90 % en décembre. Mais elle est toujours restée la plus basse du marché.
La capacité d’Airtel à pratiquer une facturation interne inférieure à celle de ses concurrents, Vodacom et Orange, tient à un modèle opérationnel allégé, hérité de l’expansion d’Airtel Africa sur 14 marchés. Le groupe, qui revendique 54,1 millions de clients mobile money à fin mars 2026 selon ses comptes annuels récemment publiés, mutualise une plateforme technique régionale et capitalise sur sa position dominante en RDC dans l’internet mobile. Airtel y détient 43,5 % du chiffre d’affaires et 38,9 % des volumes de données mobiles, soit la première place du marché, d’après le rapport de l’ARPTC.
Toutefois, le marché congolais des paiements numériques évolue rapidement. La Banque centrale du Congo a décidé, le 9 avril 2026, d’interdire les paiements en espèces en devises à partir du 9 avril 2027. La mesure n’interdit pas le dollar, mais oblige l’usage du dollar à passer par des virements bancaires, des cartes bancaires ou des portefeuilles électroniques. Elle devrait donc gonfler les volumes de transactions en mobile money au cours des prochains trimestres, dans une économie congolaise dollarisée à plus de 90 %.
Parallèlement, la fintech américaine Wave, qui revendique 18 millions d’utilisateurs au Sénégal, en Côte d’Ivoire et au Cameroun, avec une tarification ultra-basse de 1 % sur les transferts, vient de s’installer en RDC. Son arrivée devrait aussi rebattre les cartes.
Idriss Linge, Agence Ecofin
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Access Bank, headquartered in Lagos, Nigeria, is preparing a new round of partial foreign divestments. Chief Executive Roosevelt Ogbonna announced the plan during a meeting with investors in the country's commercial capital, according to Bloomberg. The move follows a directive from the Central Bank of Nigeria requiring banks to limit equity investments in foreign subsidiaries to no more than 10% of shareholders' equity. Access Bank has 12 months to comply.
The development creates uncertainty around Access Bank DRC. The Nigerian group controls the Congolese subsidiary almost entirely, holding 99.98% of its capital, according to Access Holdings' consolidated financial statements as of March 31, 2026. In the group's books, the stake is valued at 13.2 billion naira, or about 22.3 billion Congolese francs based on a recent indicative exchange rate of 1 naira to 1.69 Congolese francs.
The issue is particularly sensitive because it goes beyond portfolio management. In its 2025 annual report, Access Holdings disclosed that it paid 1.8 billion naira in penalties for breaches of Central Bank of Nigeria rules and Nigerian banking law. Among those sanctions was a 200-million-naira fine linked to non-compliance with limits on aggregate equity investment in foreign subsidiaries.
At the end of the first quarter of 2026, Access Bank's portfolio of indirect foreign equity holdings remained elevated. Foreign banking subsidiaries represented 446.6 billion naira in book value, unchanged from the end of 2025. Compared with Access Bank Nigeria's shareholders' equity of around 2,143 billion naira in entity-level consolidated accounts, the exposure stands at roughly 20.8%, more than double the regulatory ceiling. To restore compliance, Access would need to reduce that exposure to around 214.3 billion naira, implying a reduction of 232.3 billion naira.
Several competing priorities
The key question is where and how Access Holdings will cut exposure. The bank can sell existing shares in certain subsidiaries, directly reducing the book value of its investments, or open those subsidiaries to new investors, diluting its stake while strengthening local capital bases. The first option would reduce regulatory exposure more quickly. The second makes more operational sense, especially in markets where the group wants to keep financing growth without giving up control.
The largest potential adjustment lies not in the Democratic Republic of Congo but in the United Kingdom. Access Bank UK accounts for 163.9 billion naira, or nearly 37% of the foreign equity portfolio. That represents roughly one-third of the group's excess exposure, but it is also one of Access's most strategic assets outside Nigeria. In 2025, the British unit generated 486.6 billion naira in operating income, compared with 84.7 billion naira for Access Bank DRC. A disposal in the United Kingdom would therefore reduce regulatory pressure quickly, but it would also affect a platform central to Africa-Europe trade flows, trade finance and foreign-currency revenues.
The situation in the DRC is different. The subsidiary would be relatively easy to dilute because Access owns nearly all of its capital. But the operation would be too small, in book-value terms, to solve the problem on its own. Even a sale of 30% of Access Bank DRC would reduce Access Bank Plc's exposure by only about 4 billion naira. Reducing the group's stake to just above 50% would free up around 6.6 billion naira. Relative to the adjustment required, the impact would remain limited.
That accounting constraint does not mean the DRC will be spared. On the contrary, it could be part of a broader package of minority stake sales, precisely because the group can bring in a local or institutional partner without losing control. For Access, the objective would be less about solving the regulatory equation in Kinshasa than about sending a signal: the group is gradually reducing its exposure, diversifying the shareholder base of its subsidiaries and responding to concerns from the Central Bank of Nigeria.
DRC: a profitable asset
The situation is more complicated because the Congolese subsidiary is now profitable. In 2025, Access Bank DRC generated 84.7 billion naira in operating income. Growth continued in the first quarter of 2026, with operating revenue rising to 20.3 billion naira from 17.2 billion naira a year earlier. Quarterly net profit increased from around 5.6 billion naira in the first quarter of 2025 to 7.9 billion naira in the same period of 2026.
The DRC is therefore a small asset on Access's balance sheet, but one that is beginning to contribute meaningfully to the group's African profitability. A 20% minority stake sale would automatically transfer one-fifth of those earnings to new shareholders. Based on first-quarter 2026 results, that would represent around 1.6 billion naira in quarterly net profit that would no longer accrue to Access shareholders. The earnings cost therefore appears larger than the regulatory relief such a transaction would provide.
In that context, the most likely scenario for Access Bank DRC is not an exit but a partial opening of its capital. The group could sell a limited minority stake, potentially between 10% and 25%, to a local investor, development finance institution or regional financial partner. That would allow Access to retain strategic control of the subsidiary while easing pressure from Nigerian regulators.
The DRC is not an isolated market for Nigerian banks. Both UBA and FirstBank also operate there. In both cases, however, the regulatory constraint appears less severe. UBA's 2025 accounts value its stake in its DRC subsidiary at 22.4 billion naira, while total investments across all subsidiaries stood at 260.6 billion naira, well below Access's level. Penalties reported by UBA in 2025 related to other regulatory issues and did not include comparable sanctions linked to aggregate investment in foreign subsidiaries.
FirstBank, for its part, initially acquired 75% of the former Banque internationale de crédit before purchasing the remaining 25%, making the Congolese unit wholly owned. But publicly available information reviewed for this article does not indicate constraints comparable to those facing Access Holdings.
For the Congolese subsidiary, the issue is therefore less an immediate threat than a period of shareholder uncertainty. Access Bank DRC could remain under the group's control while welcoming new investors. But the subsidiary is now part of a broader balancing act, driven from Lagos and overseen by Abuja: reducing international exposure without weakening the businesses supporting the group's African growth.
Idriss Linge, with Ecofin Agency
L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a suspendu la procédure de passation du marché relatif à la digitalisation du paiement de l’IDEF passager, communément appelé Go-Pass. La décision a été prise le 5 mai 2026 par le Comité de règlement des différends, à la suite d’un recours introduit par Veritas Engineering & Project Management Consultants contre la Régie des voies aériennes (RVA).
Ce recours intervient après l’attribution provisoire du marché à Mayele SAS pour un montant de 4,06 millions de dollars TTC. Veritas Engineering, également candidate, affirme avoir introduit un recours gracieux auprès de la RVA le 11 mars 2026, avant de saisir l’ARMP le 19 mars 2026.
Selon la décision, Veritas demande l’examen du procès-verbal d’ouverture des offres ainsi que du rapport d’analyse. L’entreprise soutient avoir présenté un dossier complet, comprenant les pièces administratives exigées, une offre technique et financière, ainsi qu’une garantie bancaire.
La société requérante indique également ne pas avoir reçu notification du rejet de son offre ni les motifs ayant conduit à cette décision. Elle relève en outre un écart entre le montant annoncé lors de l’ouverture des offres, soit 3,95 millions de dollars, et celui repris dans l’attribution provisoire, fixé à 4,06 millions de dollars.
Le Comité de règlement des différends note que la RVA n’a pas transmis de mémoire en réponse à la demande d’explications de l’ARMP. Il estime que les éléments soulevés nécessitent une analyse approfondie avant toute décision définitive.
En conséquence, l’ARMP a suspendu la procédure de passation du marché et chargé sa direction générale de diligenter un audit. Le rapport devra être produit dans un délai ne dépassant pas 30 jours calendaires à compter de la notification de la décision à l’autorité contractante.
Cette suspension ne vaut pas annulation du marché. Elle constitue une mesure conservatoire, dans l’attente des conclusions de l’audit et d’une décision finale sur la procédure.
Le projet de digitalisation du Go-Pass doit permettre à la RVA de remplacer le système actuel basé sur des coupons papier par un dispositif de paiement électronique. L’objectif annoncé est de sécuriser la collecte de cette redevance et de réduire les risques de fraude dans les aéroports concernés.
Timothée Manoke
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Access Bank, basée à Lagos au Nigeria, s’apprête à ouvrir une nouvelle phase de désinvestissements partiels à l’étranger. L’annonce a été faite par son directeur général, Roosevelt Ogbonna, lors d’un échange avec des investisseurs dans la capitale économique du pays. Elle répond à une exigence de la Banque centrale du Nigeria : les banques nigérianes doivent ramener leurs investissements en fonds propres dans leurs filiales étrangères à un maximum de 10 % de leurs fonds propres d’actionnaires. Access Bank dispose de douze mois pour s’y conformer, selon Bloomberg.
Cette décision place Access Bank RDC dans une zone d’attente. La filiale congolaise est presque entièrement contrôlée par le groupe nigérian, qui détient 99,98 % de son capital, selon les états financiers consolidés d’Access Holdings au 31 mars 2026. Dans les livres du groupe, la participation congolaise est inscrite pour 13,2 milliards de nairas, soit environ 22,3 milliards de francs congolais, sur la base d’un taux indicatif récent de 1 naira pour 1,69 franc congolais.
Le sujet est sensible, car il ne relève plus seulement de l’optimisation de portefeuille. Dans son rapport annuel 2025, Access Holdings indique avoir payé des pénalités de 1,8 milliard de nairas au titre de diverses contraventions aux règles de la Banque centrale du Nigeria et aux dispositions de la loi bancaire nigériane. Parmi ces sanctions figure une amende de 200 millions de nairas pour non-respect des exigences relatives à l’« aggregate equity investment in foreign subsidiaries », c’est-à-dire à l’investissement agrégé en capital dans les filiales étrangères.
À la fin du premier trimestre 2026, le portefeuille de participations étrangères indirectes d’Access Bank demeurait élevé. Les filiales bancaires étrangères représentaient 446,6 milliards de nairas de valeur comptable, un montant inchangé par rapport à fin 2025. Rapportée aux fonds propres d’Access Bank Nigeria, qui s’élèvent à environ 2 143 milliards de nairas dans les données consolidées par entité, cette exposition atteint environ 20,8 %, soit plus du double du plafond de 10 %. Pour revenir à la norme, Access devrait ramener cette exposition à environ 214,3 milliards de nairas, ce qui implique une réduction de 232,3 milliards de nairas.
Plusieurs enjeux à concilier
La question n’est donc pas de savoir si Access Holdings va agir, mais où et comment. La banque peut céder des actions existantes dans certaines filiales, ce qui réduirait directement la valeur comptable de ses investissements, ou ouvrir le capital de ces filiales à de nouveaux investisseurs, ce qui diluerait sa participation tout en renforçant les fonds propres locaux. La première option est plus efficace pour réduire rapidement l’exposition réglementaire. La seconde est plus défendable sur le plan industriel, notamment sur les marchés où le groupe veut continuer à financer la croissance sans perdre le contrôle.
Le principal levier comptable n’est pas en RDC, mais au Royaume-Uni. Access Bank UK représente 163,9 milliards de nairas, soit près de 37 % du portefeuille de participations étrangères. C’est le tiers du problème, mais aussi l’un des actifs les plus importants du groupe hors du Nigeria. En 2025, la filiale britannique a généré 486,6 milliards de nairas de produits d’exploitation, contre 84,7 milliards de nairas pour Access Bank DRC. Une cession au Royaume-Uni réduirait donc rapidement l’exposition réglementaire, mais elle toucherait aussi une plateforme centrale pour les flux Afrique-Europe, le trade finance et les revenus en devises.
La situation en RDC est différente. La filiale est facile à diluer, car Access y détient pratiquement 100 % du capital. Mais elle est trop petite, en valeur comptable, pour résoudre à elle seule le problème. Même une vente de 30 % d’Access Bank RDC ne réduirait l’exposition d’Access Bank Plc que d’environ 4 milliards de nairas. Une cession ramenant la participation du groupe à un niveau légèrement supérieur à 50 % ne libérerait qu’environ 6,6 milliards de nairas. À l’échelle de l’ajustement recherché, cela reste marginal.
Cette faiblesse comptable ne signifie pas que la RDC sera épargnée. Au contraire, elle peut faire partie d’un ensemble de cessions minoritaires, précisément parce que le groupe peut y intégrer un partenaire local ou institutionnel sans en perdre le contrôle. Pour Access, l’intérêt serait moins de résoudre l’équation réglementaire à Kinshasa que d’envoyer un signal : le groupe réduit progressivement son exposition, diversifie l’actionnariat de ses filiales et répond aux préoccupations de la Banque centrale du Nigeria.
RDC : un actif rentable
L’arbitrage est d’autant plus délicat que la filiale congolaise est désormais rentable. En 2025, Access Bank DRC a affiché 84,7 milliards de nairas de produits d’exploitation. Au premier trimestre 2026, elle a poursuivi sa progression avec 20,3 milliards de nairas de revenus opérationnels, contre 17,2 milliards un an plus tôt. Son bénéfice net trimestriel est passé d’environ 5,6 milliards de nairas au premier trimestre 2025 à 7,9 milliards de nairas au premier trimestre 2026.
Autrement dit, la RDC est un petit actif dans le bilan d’Access, mais un actif qui commence à peser dans la rentabilité africaine du groupe. Une cession minoritaire de 20 % transférerait mécaniquement le cinquième de cette contribution aux nouveaux actionnaires. Sur la base du résultat du premier trimestre 2026, cela représenterait près de 1,6 milliard de nairas de bénéfice trimestriel qui ne reviendrait plus aux actionnaires d’Access. Le coût en résultat paraît donc plus significatif que le soulagement réglementaire obtenu.
Dans ce contexte, le scénario le plus probable pour Access Bank RDC n’est pas une sortie, mais une ouverture partielle du capital. Le groupe pourrait vendre une minorité limitée, de l’ordre de 10 % à 25 %, à un investisseur local, à un fonds de développement ou à un partenaire financier régional. Cela permettrait de conserver la maîtrise stratégique de la filiale tout en répondant, au moins partiellement, à la pression réglementaire nigériane.
La RDC n’est pas un marché isolé pour les banques nigérianes. Elle abrite également UBA et FirstBank. Mais, dans ces deux cas, le problème de seuil ne se pose pas avec la même intensité. UBA indique dans ses comptes de 2025 que sa participation dans sa filiale en RDC est de 22,4 milliards de nairas, et que l’ensemble de ses investissements dans les filiales totalise 260,6 milliards de nairas, un montant très inférieur à celui d’Access. Les pénalités déclarées par UBA en 2025 concernent d’autres sujets réglementaires et ne font pas apparaître de sanction analogue liée à l’investissement agrégé dans les filiales étrangères.
FirstBank, de son côté, avait acquis 75 % de l’ancienne Banque internationale de crédit avant de racheter les 25 % restants, faisant de sa filiale congolaise une entité entièrement contrôlée. Mais les informations publiques consultées ne signalent pas de contrainte comparable à celle d’Access Holdings.
Pour Kinshasa, l’enjeu est donc moins une menace immédiate pour Access Bank RDC qu’une période d’incertitude actionnariale. La filiale congolaise peut rester contrôlée par Access tout en accueillant de nouveaux actionnaires. Mais elle se retrouve désormais intégrée dans un arbitrage plus vaste, décidé à Lagos et supervisé par Abuja : réduire l’exposition internationale sans affaiblir les filiales qui portent la croissance africaine du groupe.
Idriss Linge, Agence Ecofin
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The Democratic Republic of Congo and Uganda are expected to sign six memoranda of understanding aimed at strengthening bilateral cooperation in trade, infrastructure and security. The agreements are expected during a two-day official visit by President Félix Tshisekedi to Kampala that began on May 11, 2026.
They were announced by Congolese Deputy Prime Minister and Interior and Security Minister Jacquemain Shabani following the ninth session of the Joint Permanent Commission (JPC).
According to a statement from the Congolese Ministry of Hydrocarbons, experts from both countries spent several days reviewing the documents, which were subsequently examined at the ministerial level before being cleared for signature.
The Congolese delegation in Kampala includes Minister of State for Hydrocarbons Acacia Bandubola Mbongo and roughly a dozen other cabinet members and senior government officials.
The new agreements come as Kinshasa and Kampala push ahead with several cross-border infrastructure projects intended to support bilateral trade.
On March 5, the infrastructure ministers of both countries announced the launch of paving works on the first 15 kilometers of the Kasindi-Beni road, a strategic 80-kilometer corridor linking North Kivu to the Ugandan border. According to the Congolese Ministry of Infrastructure, the decision was aimed at reviving a project that had been stalled by a series of administrative and technical constraints.
The road is part of a cross-border road program launched by Presidents Tshisekedi and Yoweri Museveni in 2021. The program covers the Kasindi-Beni, Beni-Butembo and Bunagana-Rutshuru-Goma corridors, spanning a combined 223 kilometers.
The Kampala talks are also taking place against a backdrop of growing trade between the two countries. According to data compiled by the Bank of Uganda, official Congolese imports from Uganda reached $542.74 million during the 2024/2025 fiscal year. When informal flows estimated by the Ugandan central bank are included, total bilateral trade approaches $1 billion annually.
Alongside the commercial agenda, Congolese and Ugandan authorities are maintaining their security cooperation in eastern DRC, where several road corridors used for cross-border trade continue to be affected by instability.
Boaz Kabeya