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Equipe Publication

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DR Congo's Ministry of National Economy, through its Competition Commission (COMCO), announced a pre-campaign for the LOBA platform, a virtual assistant designed to inform consumers about their rights and streamline complaint and reporting processes across several regulated industries, starting the week beginning May 1, 2026, according to a press release dated April 30, 2026.

The pilot phase, under which LOBA will begin collecting initial consumer complaints in coordination with regulatory authorities, will be conducted in Kinshasa. It will involve the Postal and Telecommunications Regulatory Authority of Congo (ARPTC), the Electricity Sector Regulatory Authority (ARE), the Central Bank of Congo (BCC), the Civil Aviation Authority (AAC), the Regulatory and Control Authority for Universal Health Coverage (ARC-CSU), and the Regulatory and Control Authority for Pharmaceutical Products (ACOREP), alongside operators in those sectors.

The platform's official launch had initially been scheduled for late February 2026, following a meeting held on Jan. 29, 2026. At that meeting, Deputy Prime Minister and Minister of National Economy Daniel Mukoko Samba brought together regulators from the economy's main sectors alongside consumer groups to present the tool.

The ministry said in January that LOBA is intended to build a database to identify recurring complaint patterns, analyze the practices in question, and assess how operators respond.

Timothée Manoke

Social tensions are mounting in the Democratic Republic of Congo’s mining sector as the phased implementation of the country’s new guaranteed minimum interprofessional wage, known by its French acronym SMIG, begins to have tangible effects. Since May 3, 2026, labor protests have been reported at Metalkol SA, a subsidiary of Eurasian Resources Group (ERG), and at Ruashi Mining, owned by Metorex and Gécamines, over the rollout of the second phase of the SMIG, set at 21,500 Congolese francs (CDF).

According to Radio Okapi, the unrest is most visible at sites in Kolwezi and Lubumbashi, where workers are demanding that their salaries be adjusted in line with the new pay scale and are calling for broader improvements to working conditions. Employees have cited inequalities between local and expatriate staff, as well as what they describe as abusive dismissal practices and restrictions on union representation.

A dispute over the exchange rate used to convert salaries is also fueling the tensions. At Metalkol, worker representatives have accused the company of seeking to apply a rate of 1,800 CDF to the dollar — below the market rate, which is closer to 2,200 CDF — a move they say would effectively reduce workers’ real income.

A sharp increase in labor costs

Enacted under Decree No. 25/22 of May 30, 2025, the new SMIG introduced a phased increase in the minimum wage, rising from 7,075 CDF to 14,500 CDF in May 2025, then to 21,500 CDF starting in January 2026, marking an overall increase of more than 200%. The framework also maintains a wage compression ratio of 1 to 10, automatically pushing up all pay scales.

According to the Federation of Congolese Enterprises (FEC), the first phase of the increase nearly doubled payroll costs in several sectors. A mid-level manager previously earning about 70,500 CDF a day would now receive close to 145,000 CDF, equivalent to approximately $1,700 per month before benefits. Including allowances, total compensation can exceed $2,000.

If the second phase of 21,500 CDF is implemented while maintaining the current wage compression ratio, that same manager would earn more than $2,500 per month. “A level that is unsustainable for the Congolese economy,” the FEC said, warning that “the DRC cannot sustain a SMIG equivalent to that of Belgium without jeopardizing competitiveness and employment.”

The employers’ federation also argued that applying the SMIG uniformly across all sectors would amount to “condemning agriculture and forestry, already in dire straits.” The FEC has called for a more gradual and sector-specific implementation, citing in particular the need for a separate minimum wage for agriculture.

The government has maintained its stance. In January 2026, Prime Minister Judith Suminwa Tuluka reaffirmed the need to implement the revised SMIG of 21,500 CDF while calling for social dialogue within the framework of the National Labor Council.

The unrest at Metalkol and Ruashi Mining highlights a central challenge for the Congolese economy: balancing higher purchasing power with manageable business costs, in an environment marked by sharp sectoral disparities. Whether large extractive companies — generally better capitalized than other segments of the economy — can absorb the rise in labor costs is seen as a leading indicator for other sectors.

Ronsard Luabeya

Un climat de tension sociale s’installe dans le secteur minier congolais, où l’application du nouveau Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) commence à produire ses premiers effets concrets. Depuis le 3 mai 2026, des mouvements de revendication sont signalés au sein de Metalkol SA, filiale du groupe Eurasian Resources Group (ERG), et de Ruashi Mining, détenue par Metorex et la Gécamines, autour de la mise en œuvre du deuxième palier du SMIG, fixé à 21 500 francs congolais (FC).

Selon Radio Okapi, les contestations sont particulièrement visibles sur les sites de Kolwezi et de Lubumbashi, où les travailleurs réclament l’ajustement de leurs salaires conformément à la nouvelle grille, mais aussi une amélioration plus large de leurs conditions de travail. Les employés dénoncent notamment des inégalités entre personnel local et expatrié, ainsi que des pratiques jugées abusives en matière de licenciements et de représentation syndicale.

Au cœur des tensions figure également la question du taux de change utilisé pour convertir les salaires. À Metalkol, des représentants du personnel accusent l’entreprise de vouloir appliquer un taux de 1 800 FC pour un dollar, inférieur au niveau observé sur le marché, proche de 2 200 FC, ce qui réduirait mécaniquement le revenu réel des travailleurs.

Entré en vigueur par le décret n°25/22 du 30 mai 2025, le nouveau SMIG prévoit une revalorisation progressive du salaire minimum, passé de 7 075 FC à 14 500 FC en mai 2025, puis à 21 500 FC à partir de janvier 2026, soit une hausse globale de plus de 200 %. Le dispositif maintient en parallèle une tension salariale de 1 à 10, entraînant une revalorisation automatique de l’ensemble des grilles de rémunération.

Une hausse structurelle des charges

Selon la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le relèvement du premier palier a entraîné un quasi-doublement de la masse salariale dans plusieurs secteurs. Un cadre de niveau intermédiaire, rémunéré auparavant autour de 70 500 FC par jour, percevrait désormais près de 145 000 FC, soit environ 1 700 dollars par mois hors avantages. Avec les indemnités, la rémunération totale peut dépasser 2 000 dollars.

Si le deuxième palier de 21 500 FC est appliqué, en maintenant la tension salariale actuelle, ce même cadre atteindrait plus de 2 500 dollars par mois. « Un niveau insoutenable pour l’économie congolaise », estime la FEC, qui alerte : « la RDC ne peut supporter un SMIG équivalent à celui de la Belgique sans mettre en péril la compétitivité et l’emploi ».

L’organisation patronale estime en outre qu’appliquer le SMIG uniformément à tous les secteurs reviendrait à « condamner l’agriculture et la foresterie, déjà sinistrées ». La FEC plaide pour une mise en œuvre plus graduelle et différenciée selon les secteurs, évoquant notamment la nécessité d’un salaire minimum spécifique pour l’agriculture (SMAG).

Le gouvernement, de son côté, maintient sa position. En janvier 2026, la Première ministre Judith Suminwa Tuluka avait réaffirmé la nécessité d’appliquer le SMIG révisé à 21 500 FC, tout en appelant au dialogue social dans le cadre du Conseil national du travail.

Les tensions observées chez Metalkol et Ruashi Mining illustrent un enjeu central pour l’économie congolaise : trouver un équilibre entre amélioration du pouvoir d’achat et soutenabilité des coûts pour les entreprises, dans un environnement marqué par de fortes disparités sectorielles. La capacité — ou non — des grandes entreprises extractives, généralement mieux capitalisées que d’autres segments de l’économie, à absorber la hausse du coût du travail constitue un indicateur avancé pour les autres secteurs.

Ronsard Luabeya

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Dans un communiqué de presse publié le 30 avril 2026, le ministère de l’Économie nationale, à travers la Commission de la concurrence (COMCO), a annoncé le lancement de la pré-campagne de la plateforme LOBA, un outil numérique conçu comme un assistant virtuel, à partir de la semaine du 1er mai 2026. Cette plateforme vise à informer les consommateurs sur leurs droits et à faciliter la gestion des plaintes et des dénonciations dans plusieurs secteurs régulés.

Selon le même communiqué, la phase pilote de LOBA, qui permettra de récolter les premières plaintes auprès des consommateurs en collaboration avec les autorités de régulation, sera expérimentée à Kinshasa. Cette étape implique notamment l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE), la Banque centrale du Congo (BCC), l’Autorité de l’aviation civile (AAC), l’Autorité de régulation et de contrôle de la couverture santé universelle (ARC-CSU), ainsi que l’Autorité de régulation et de réglementation des produits pharmaceutiques (ACOREP), en lien avec les opérateurs des secteurs concernés.

Le lancement officiel de cette plateforme avait initialement été annoncé pour la fin du mois de février 2026, à l’issue d’une rencontre tenue le 29 janvier 2026, au cours de laquelle le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, avait réuni les régulateurs des principaux secteurs de l’économie ainsi que des associations de défense des droits des consommateurs afin de leur présenter l’outil.

Le ministère indiquait déjà en janvier que LOBA doit permettre la constitution d’une base de données destinée à identifier les motifs récurrents de plaintes, à analyser les pratiques commerciales mises en cause et à apprécier les réponses apportées par les opérateurs.

Timothée Manoke

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La filiale en République démocratique du Congo (RDC) d’Eastcastle Infrastructure, entreprise créée en 2020 et spécialisée dans la construction, l’acquisition et l’exploitation de tours télécoms partagées, porte un projet d’expansion d’environ 180 millions de dollars. L’information a été donnée le 27 avril 2026 par la Société financière internationale (SFI ou IFC), actionnaire à 18,38 % d’Eastcastle Infrastructure.

Selon la branche de la Banque mondiale dédiée au secteur privé, l’objectif est de soutenir le développement du réseau de tours télécoms exploité par Eastcastle dans un pays où les infrastructures numériques demeurent insuffisantes.

Selon les dernières données de l’ARPTC, la RDC comptait 73,9 millions d’abonnements mobiles actifs au quatrième trimestre 2025, pour une population estimée à 112,2 millions d’habitants, soit un taux de pénétration de 65,9 %. L’Internet mobile représente désormais plus de 55 % du chiffre d’affaires total du secteur, tandis que le taux de pénétration de la monnaie mobile atteignait 30,6 % à fin 2025.

Pour accompagner cette expansion dans un pays où l’accès au crédit reste limité, l’IFC prépare un nouveau soutien financier à Eastcastle Infrastructure DRC. Dans le détail, sa contribution devrait comprendre un financement de 30 millions de dollars, avec des maturités plus longues que les prêts commerciaux, ainsi que la mobilisation de ressources pouvant atteindre 30 millions de dollars auprès d’autres prêteurs. Le conseil d’administration devrait se prononcer sur cet engagement le 30 mai prochain.

Cap sur plus de 1 000 tours

S’il est adopté, ce financement prolongera l’appui déjà apporté par l’IFC à Eastcastle. En 2023, l’institution avait déjà mobilisé 60 millions de dollars, avec un montage similaire, pour financer l’extension du réseau de tours télécoms en RDC. Ce nouvel appui confirme la volonté des bailleurs internationaux de renforcer leur exposition au secteur des télécommunications congolais, considéré comme l’un des plus prometteurs mais aussi l’un des moins équipés du continent.

« Ce montant, qui s’ajoute aux 34 millions de dollars de la Standard Bank of South Africa, nous permettra de franchir le cap des 1 000 tours en RDC », déclarait alors Peter Lewis, cofondateur et directeur d’Eastcastle Infrastructure Ltd. Pour l’heure, les résultats attendus de ce projet de 180 millions de dollars ne sont pas indiqués. On sait néanmoins que les nouvelles tours sont notamment déployées dans des zones rurales ou enclavées, souvent peu desservies par les infrastructures traditionnelles.

La RDC constitue un marché stratégique pour Eastcastle. Son cofondateur, Peter Lewis, indiquait en 2023 que « la RDC est l’un des meilleurs marchés d’Afrique », en raison de la combinaison entre une forte croissance démographique et un déficit structurel d’infrastructures télécoms.

L’ambition du groupe est de poursuivre l’extension de son réseau pour accompagner la montée en puissance des usages mobiles, dans un pays où une part importante de la population reste encore non connectée ou mal desservie. D’autres towerco, comme Helios Towers ou Esengo Towers, portent également des projets similaires.

Pierre Mukoko

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Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a échangé, ce 4 mai 2026, avec la direction commerciale de Rawbank, dans la foulée d’une rencontre avec l’ambassadrice sortante du Royaume-Uni en RDC, Alyson King. « L’objectif est de transformer les engagements diplomatiques britanniques en solutions concrètes pour nos agriculteurs », a indiqué le ministre.

Ce dernier a également annoncé qu’un appui ciblé de Rawbank aux producteurs locaux était envisagé dans six chaînes de valeur : le café, le cacao, le riz, le maïs, le manioc et l’huile de palme. Ce soutien devrait être mis en œuvre avec l’appui technique de la Société financière internationale (IFC, en anglais).

En mars 2026, Rawbank a mobilisé 265 millions de dollars auprès d’un pool d’investisseurs conduit par l’IFC, aux côtés notamment de British International Investment (BII), Proparco et d’autres partenaires. Ce financement comprend une facilité de crédit senior de 165 millions de dollars et un accord de partage des risques de 100 millions de dollars.

En complément du financement, l’IFC doit également apporter des services de conseil destinés à renforcer les capacités de Rawbank dans plusieurs domaines, notamment la finance climatique, le financement agricole et l’accompagnement des femmes entrepreneures.

Selon l’IFC, le programme devrait permettre de financer au moins 1 500 PME supplémentaires au cours des quatre prochaines années, notamment dans des secteurs tels que les télécommunications et les biens de consommation courante.

C’est ce programme que Julien Paluku souhaite manifestement voir bénéficier aux filières café, cacao, riz, maïs, manioc et huile de palme.

« Nous avons particulièrement insisté sur la nécessité d’un accompagnement spécifique pour les zones sortant de conflits, afin que la relance économique soit inclusive et touche toutes les provinces », a ajouté le ministre. Cette approche suggère un ciblage prioritaire de certaines provinces de l’Est du pays, où l’agriculture est perçue comme un levier de relance économique et de stabilisation.

Dans son dernier rapport sur la RDC, publié en mars 2026, la Banque mondiale estime qu’entre 2020 et 2024, environ 71,9 % du total des prêts ont été accordés à des entreprises privées, principalement dans les secteurs des mines et des télécommunications. Le secteur agricole recevrait moins de 5 % des crédits bancaires.

Boaz Kabeya

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Fuel prices in Beni, in the eastern Democratic Republic of Congo's North Kivu province, have fallen sharply after several days of supply pressure. According to Radio Okapi, the price of a liter of gasoline dropped from 22,000 to 5,500 Congolese francs on May 3, 2026, a decline of roughly 75%.

The drop brings prices closer to official levels following a supply disruption that had severely disrupted fuel distribution across the city.

With several filling stations running dry, residents turned to informal channels, including street resellers, locally known as "Kadhafi," where prices had surged.

The current decline appears to reflect a gradual improvement in supply. It comes amid pressure from local actors, including community leaders, elected officials, and business operators, who had been calling for a quick resumption of deliveries.

A comparable situation had already been observed in March 2026, when a liter of gasoline was selling for around 8,000 Congolese francs on the parallel market, compared with roughly 2,500 francs under normal conditions. That spike had been attributed to the immobilization of fuel tankers in Kenya that were bound for Beni, Butembo, and Kasindi.

These developments are unfolding against a backdrop of nationwide fuel price adjustments. New fuel prices have been in effect across the DRC since April 17, 2026. In the eastern zone, the official price of a liter of gasoline is set at 4,400 Congolese francs, while diesel stands at 5,600 francs.

Despite the drop recorded in Beni, current prices remain above the official gasoline rate for the eastern zone, highlighting ongoing logistical costs and supply vulnerabilities in that part of the country.

Ronsard Luabeya

MainMoney launched a palm-based biometric payment system in Kinshasa on April 29, 2026, offering an alternative to cash-dominated transactions in the Democratic Republic of Congo.

The system allows users to make payments without a bank card or mobile phone, using the palm of the hand as a unique identifier.

The technology relies on “Palm Vein” recognition, which analyzes the internal vein patterns of the hand to verify identity.

The idea behind MainMoney is that your hand becomes your wallet,” Chief Executive Sylvain Mubenga said at the launch. “At least 29 million Congolese have a mobile money account, but cash still dominates transactions. We want to expand financial inclusion,” he added, according to Actualite.cd.

In a country where cash remains prevalent despite the growth of mobile money, the solution aims to simplify access to digital financial services. Users must first enroll their biometric data, which is then linked to a payment profile.

Financial inclusion on the rise

The system does not replace bank accounts but the tools used to access them, such as cards, phones or codes. It must be linked to a bank account, a mobile money account or a MainMoney wallet. Once activated, it enables payments directly at a terminal without the need for a physical device.

According to its developers, the technology is difficult to counterfeit because it relies on vein patterns inside the hand, unlike conventional fingerprint systems.

MainMoney is targeting both individuals and businesses. The terminals are designed for use in supermarkets, gas stations, healthcare facilities and workplaces, including for payroll management.

These applications have not yet been deployed at scale. For now, the solution is presented as a tool that can integrate with existing payment systems in a market dominated by mobile money and cash.

The launch comes as financial inclusion is improving. According to the National Financial Inclusion Strategy 2023–2028, published in July 2023, the inclusion rate stood at 38% in 2022. The central bank now estimates it at 50%, with a target of 65% by 2028.

Pierre Mokoko

The Democratic Republic of Congo's Ministry of National Economy has announced that new regulations governing small commerce and retail trade are now in effect. According to a communiqué published on April 30, 2026, operators affected by the new rules have six months to comply with the revised framework.

The reform reaffirms that small commerce and retail trade are reserved for Congolese economic operators. It maintains the government's position of protecting local commercial activities for nationals.

The regulations also introduce an important distinction. Certain capital-intensive specialized retail activities will remain open to foreign investors, under conditions set by the regulations. The stated objective is not to exclude foreign capital entirely, but to redirect it toward segments requiring more structured investment.

The ministry said the measures follow the enactment of a decree governing small commerce and retail trade, as well as the issuance of an interministerial order defining the capital-intensive specialized retail activities open to foreign operators.

The full texts of the regulations were not yet publicly available at the time of publication, making it difficult to assess their scope precisely. Their release is expected to clarify the sectors open to foreign operators, the required capital thresholds, and the conditions for compliance.

A support mechanism

The move marks a new step in the government's policy of regulating domestic trade. Following 2025 announcements on the end of the moratorium granted to foreigners in small commerce, the government is now entering a phase of gradual enforcement, with a six-month transition period.

The ministry also plans a public awareness campaign to help economic operators understand and apply the new rules. Affected parties are encouraged to contact the relevant government services and consult the official materials that will be made available.

In substance, the reform aims to clarify the boundaries between small commerce, conventional retail trade, and capital-intensive specialized retail. It seeks to bring greater structure to a sector long marked by conflicting interpretations, widespread informality, and recurring tensions between Congolese traders and foreign operators.

The reform builds on Law No. 73/009 of January 5, 1973, which already reserved small commerce for nationals. The key change is the introduction of a more detailed framework to organize the gradual exit of foreign operators from reserved segments, while still allowing investment in more capital-intensive activities.

Ronsard Luabeya

Le ministère de l’Économie nationale a annoncé l’entrée en vigueur de nouvelles mesures encadrant l’exercice du petit commerce et du commerce de détail en République démocratique du Congo (RDC). Selon un communiqué publié le 30 avril 2026, les opérateurs concernés disposent désormais d’un délai de six mois pour se conformer au nouveau cadre réglementaire.

Cette réforme confirme le principe de réservation du petit commerce et du commerce de détail aux opérateurs économiques congolais. Elle maintient ainsi l’orientation déjà défendue par le gouvernement : protéger les activités commerciales de proximité au profit des nationaux.

Mais le dispositif introduit aussi une distinction importante. Certaines activités relevant du commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital pourront rester ouvertes aux investisseurs étrangers, dans les conditions prévues par la réglementation. L’objectif est donc moins d’exclure totalement les capitaux étrangers que de les réorienter vers des segments nécessitant des investissements plus structurés.

Le ministère indique que ces mesures découlent de l’entrée en vigueur d’un décret portant sur l’exercice du petit commerce et du commerce de détail, ainsi que de la signature d’un arrêté interministériel fixant les activités de commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital ouvertes aux étrangers.

À ce stade, les textes complets ne sont pas encore disponibles dans les supports publics consultés, ce qui limite l’appréciation précise de leur champ d’application. Leur publication devrait permettre d’identifier les secteurs effectivement ouverts aux opérateurs étrangers, les seuils de capital requis et les conditions concrètes de conformité.

Un dispositif d’accompagnement

Cette évolution marque néanmoins une nouvelle étape dans la politique de régulation du commerce intérieur. Après les annonces de 2025 sur la fin du moratoire accordé aux étrangers dans le petit commerce, le gouvernement passe désormais à une phase d’application graduelle, avec un délai transitoire de six mois.

Le ministère prévoit également un dispositif de vulgarisation afin d’accompagner les opérateurs économiques dans la compréhension et l’application des nouvelles règles. Les acteurs concernés sont invités à se rapprocher des services compétents et à consulter les supports officiels qui seront mis à leur disposition.

Sur le fond, la réforme vise à clarifier la frontière entre petit commerce, commerce de détail classique et commerce de détail spécialisé à forte intensité de capital. Elle cherche ainsi à mieux structurer un secteur longtemps marqué par des interprétations divergentes, une forte informalité et des tensions récurrentes entre commerçants congolais et opérateurs étrangers.

Elle s’inscrit dans la continuité de la loi n°73/009 du 5 janvier 1973, qui réservait déjà le petit commerce aux nationaux. Mais la nouveauté réside dans la formalisation d’un cadre plus détaillé, destiné à organiser la sortie progressive des étrangers des segments réservés, tout en maintenant une possibilité d’investissement dans les activités plus capitalisées.

Ronsard Luabeya

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