Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a appelé les autorités judiciaires à veiller à la mise en œuvre effective des poursuites relatives aux infractions commises dans le cyberespace. Dans un communiqué daté du 03 mars 2026, le ministère rappelle que « le cyberespace congolais relève pleinement de l’ordre juridique national » et « ne saurait constituer une zone de non-droit ».
Le document précise que l’usage des plateformes numériques telles que TikTok, Facebook, X ou WhatsApp doit s’exercer dans le strict respect des lois de la République, notamment le Code du numérique et le Code pénal. Tout en rappelant que la liberté d’expression, garantie par la Constitution, protège la critique et le débat public — y compris lorsqu’ils sont « vifs ou controversés » — le communiqué souligne que cette liberté ne saurait couvrir des actes constitutifs d’infractions ni des abus portant atteinte aux droits d’autrui, à l’ordre public ou à la dignité humaine.
Le ministre demande aux procureurs généraux près les cours d’appel, aux procureurs de la République ainsi qu’aux auditeurs supérieurs des juridictions militaires de s’assurer de l’effectivité des poursuites en matière d’infractions numériques. Il insiste sur le fait que toute action engagée devra « reposer sur une base légale claire », être « dûment motivée en droit » et « strictement proportionnée » aux faits reprochés, dans le respect du droit à un procès équitable ainsi que des obligations internationales de la RDC en matière de droits de l’homme.
Le communiqué cite parmi les actes pénalement réprimés la diffamation, la propagation de fausses informations, le harcèlement, les menaces, les injures, l’incitation à la haine ainsi que les atteintes à la vie privée et à la dignité de la personne. Il prévoit aussi, « lorsque les conditions légales sont réunies », le recours aux mesures prévues par la loi pour ordonner le retrait, le blocage ou la suspension de contenus manifestement illicites, « sous le contrôle des juridictions compétentes » et « sans porter atteinte aux libertés fondamentales ».
Les autorités judiciaires sont en outre invitées à activer les mécanismes de coopération internationale lorsque les auteurs présumés se trouvent hors du territoire national, conformément aux conventions ratifiées par la RDC. Elles sont également appelées à assurer la protection effective des victimes, en garantissant la diligence des enquêtes, la confidentialité des procédures lorsque requise et la prévention de toute forme de revictimisation.
Ce communiqué intervient alors que le président Félix Tshisekedi a récemment appelé à un encadrement renforcé des réseaux sociaux, notamment à travers une meilleure vulgarisation des textes applicables dans l’espace numérique.
Boaz Kabeya
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Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi (photo), a instruit le gouvernement de renforcer l’encadrement des réseaux sociaux afin d’en prévenir les dérives. La directive a été donnée lors de la 80ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 27 février à Kinshasa.
Le chef de l’État a chargé le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, ainsi que le ministre de l’Économie numérique, de proposer et de mettre en œuvre, en concertation avec les services concernés, des mesures destinées à promouvoir un usage responsable, éthique et rationnel des réseaux sociaux. Celles-ci pourraient inclure, le cas échéant, « des mesures restrictives proportionnées et conformes à la loi, tout en respectant les libertés fondamentales », selon le compte rendu lu par Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’Économie numérique.
Cette orientation intervient dans un contexte d’adoption croissante des réseaux sociaux, parallèlement à l’expansion des services de télécommunications, notamment de l’Internet. Selon DataReportal, le nombre d’utilisateurs d’Internet est passé de 21,14 millions en 2021 à 34,7 millions début 2026, soit une progression de 64,1 %, pour un taux de pénétration estimé à 30,5 %. Sur la même période, le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux est passé de 4 millions à 10,4 millions.
Les autorités congolaises estiment que, « loin de servir exclusivement des finalités positives, les réseaux sociaux constituent de plus en plus des vecteurs de désinformation, de troubles à l’ordre public, de discours de haine, de manipulation de l’opinion et d’incitation à la division entre Congolais, portant ainsi atteinte à la cohésion nationale, à l’ordre public et à la stabilité sociale ».
Par ailleurs, cette décision intervient dans un contexte particulier marqué par des défis sécuritaires persistants dans plusieurs provinces du pays. La question sécuritaire figure parmi les sujets les plus débattus sur les réseaux sociaux.
Vulgariser et appliquer le Code du numérique
Au cœur de la communication présidentielle figure la nécessité de vulgariser et de faire appliquer le Code du numérique, adopté pour encadrer l’usage des plateformes digitales en RDC. Selon le chef de l’État, cet instrument juridique prévoit déjà des mécanismes de prévention, de régulation et de répression des abus en ligne, mais demeure insuffisamment connu et appliqué, tant par le public que par certains acteurs institutionnels.
La vulgarisation du Code du numérique ne concernera pas uniquement les citoyens. Le ministre de la Communication et Médias a été chargé, en collaboration avec les opérateurs publics et privés, d’assurer une sensibilisation continue du grand public à travers des campagnes pédagogiques. Les magistrats devront également être ciblés, sous la coordination du Conseil supérieur de la magistrature, afin de garantir une application cohérente et dissuasive des dispositions prévues.
Au-delà des mesures réglementaires, l’exécutif mise aussi sur l’éducation. Les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont été engagés à intégrer progressivement des modules de formation et de sensibilisation au numérique responsable dans les programmes d’enseignement. Les enjeux liés aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle devront ainsi être pris en compte dans la formation des jeunes.
Un rapport détaillé sur l’exécution de l’ensemble de ces instructions, précisant les actions entreprises, les résultats obtenus ainsi que les éventuelles difficultés rencontrées, devra être transmis par les ministres concernés tous les quinze jours, afin d’en permettre le suivi et l’évaluation. Les modalités précises de mise en œuvre restent toutefois, à ce stade, inconnues.
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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La République démocratique du Congo et le Gabon envisagent de développer le roaming mobile entre leurs territoires. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), les deux pays ont signé, le 19 février 2026, un protocole d’accord à ce sujet, en marge de la 10ᵉ session ordinaire de la conférence des régulateurs tenue à Kinshasa.
L’objectif est de faciliter l’utilisation du téléphone mobile (appels, SMS et internet) dans l’autre pays en s’appuyant sur un réseau partenaire, sans changer de numéro. D’après l’ACP, le président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), Christian Katende, a indiqué que cette coopération vise notamment à améliorer la mobilité des usagers et à réduire le coût des communications transfrontalières, dans la perspective d’une interconnexion plus intégrée entre populations.
Le protocole a été paraphé par les responsables des régulateurs des deux pays : l’ARPTC pour la partie congolaise et l’ARCEP pour la partie gabonaise, selon les informations reprises par des médias congolais.
À ce stade, aucun calendrier public n’a été communiqué sur la mise en œuvre opérationnelle. La concrétisation d’un roaming à coût réduit implique généralement des ajustements techniques et tarifaires entre opérateurs, pouvant aller d’une baisse des frais d’itinérance à des grilles de tarifs harmonisées, selon les modalités retenues par les parties.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique sous-régionale plus large. En Afrique centrale, la CEMAC a relancé en mars 2025 le chantier du “free roaming” (itinérance sans surcoût) et appelé à lever les blocages à son opérationnalisation, même si les modalités et le calendrier restent variables selon les pays et les opérateurs.
Ronsard Luabeya
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Selon plusieurs sources concordantes, les réseaux de téléphonie mobile Vodacom, Orange et Airtel ont été rétablis dans les territoires de Nyiragongo, Rutshuru, Lubero, Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, dans la nuit du 16 au 17 février 2026, après près d’un mois de coupure. Les abonnés des principaux opérateurs peuvent de nouveau passer des appels, envoyer des messages et accéder à Internet dans ces zones.
Ce rétablissement intervient alors que, dans des médias proches de la rébellion, l’administration parallèle mise en place par l’AFC/M23 indique depuis quelques jours travailler à l’arrivée d’un nouvel opérateur télécom dans les zones sous son contrôle. Les rebelles accusaient alors Kinshasa d’être à l’origine de cette longue interruption des réseaux.
Jusqu’à présent, les autorités n’ont pas communiqué sur les causes exactes des perturbations observées durant près d’un mois dans ces zones. Le 26 janvier 2026, Vodacom Congo avait toutefois indiqué, dans un communiqué, avoir subi une intrusion dans son centre technique de Goma, entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau « dans cette zone ».
Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises alertent néanmoins sur la dégradation de la qualité des services de télécommunication dans le pays. Mi-janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a attribué cette situation à une panne du câble sous-marin WACS et annoncé, début février, des travaux de réparation.
La volonté de l’AFC/M23 d’introduire un nouvel opérateur dans les zones sous son contrôle intervient alors que l’ARPTC accuse le groupe MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet en République démocratique du Congo (RDC), notamment à Goma et Rutshuru, sans titre d’exploitation délivré par les autorités congolaises.
Selon des sources locales à Rutshuru-centre, des équipements attribués à MTN Rwanda auraient été installés sur des antennes dans le quartier Murambi, permettant au réseau rwandais de couvrir une partie du territoire congolais et d’y proposer des services.
Ce n’est pas la première fois que des opérations liées à MTN sont évoquées dans cette zone. Au début des années 2000, alors que Goma et une partie du Nord-Kivu étaient sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), une rébellion soutenue par le Rwanda, Rwandacell — aujourd’hui MTN Rwanda, détenue à 80 % par le groupe MTN et cotée à hauteur de 20 % à la Bourse rwandaise — opérait dans la région sous la marque Supercell.
Dans un article publié par le groupe MTN, Frans Joubert, alors directeur marketing de Rwandacell, déclare : « J’étais le PDG de Supercell, et les plateformes techniques étaient presque entièrement gérées depuis le Rwanda. » Il précisait avoir dirigé ce réseau pendant près de deux ans.
Jusqu’en août 2005, Supercell utilisait l’indicatif international rwandais +250 avant de commencer à utiliser le +243, indicatif de la RDC.
Timothée Manoke
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En République démocratique du Congo (RDC), le Fonds de développement du service universel (FDSU) a dévoilé, la semaine dernière, une stratégie décennale visant à réduire la fracture numérique. Couvrant la période 2026-2035, cette feuille de route mise sur une approche mutualisée pour déployer les infrastructures et connecter près de 68 millions de personnes vivant en zones rurales.
La stratégie a été présentée le jeudi 12 février, à l’occasion de la première rencontre du cadre de collaboration sectorielle. Celle-ci a réuni les principaux acteurs publics et privés des télécommunications, sous la conduite du directeur général du FDSU, Paterne Binene A Kadiat.
La feuille de route prévoit un modèle d’infrastructures mutualisées, baptisé « TowerCo Lead ». Dans ce schéma, les fournisseurs de tours (TowerCo) — principaux acteurs — financent et déploient les infrastructures passives (tours, énergie, backhaul) en accès ouvert. Les opérateurs mobiles (MNO) installent ensuite les équipements actifs sur ces sites afin de fournir leurs services.
L’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPTC) assure la régulation, en veillant à la qualité de service et au respect du cadre normatif.
De son côté, le FDSU assume un rôle stratégique et financier : il structure les mécanismes de subvention et en supervise l’exécution. Les aides sont attribuées, par zone d’exploitation, à des consortiums formés entre TowerCo et MNO. Le territoire est réparti en cinq zones opérationnelles.
Péréquation
Un mécanisme de péréquation est instauré afin que les sites rentables contribuent à l’équilibre économique des zones déficitaires, limitant ainsi le recours aux subventions publiques.
Cette initiative intervient dans un contexte où le partage d’infrastructures télécoms est de plus en plus plébiscité pour réduire la fracture numérique en Afrique. En RDC, Orange et Vodacom envisagent d’investir 179 millions de dollars sur quatre ans, à travers leur coentreprise Esengo Towers, pour déployer 1 000 tours de télécommunication à travers le pays afin d’améliorer la couverture du réseau mobile. En août 2025, les groupes Vodacom et Airtel Africa ont également annoncé la signature d’un accord de mutualisation des infrastructures télécoms sur plusieurs marchés clés, dont la RDC.
Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), « le partage des infrastructures de services mobiles est une solution qui permet de faire baisser le coût de mise en service des réseaux, en particulier dans les zones rurales ou sur les marchés marginaux. Ce partage peut également encourager la migration vers de nouvelles technologies et le déploiement du haut débit mobile. Il peut en outre renforcer la concurrence entre opérateurs de services mobiles et fournisseurs de services, lorsque des mesures de sauvegarde sont utilisées pour empêcher les comportements anticoncurrentiels ».
Pour rappel, les réseaux 2G, 3G et 4G couvraient respectivement 75 %, 55 % et 45 % de la population congolaise en 2024, selon les données de l’UIT. L’organisation estimait le taux de pénétration de la téléphonie mobile à 44,3 %, contre 19,7 % pour l’Internet.
À fin septembre 2025, le régulateur congolais indiquait un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 65,3 %, contre 32,2 % pour l’Internet mobile sur 112,2 millions d’habitants. Par ailleurs, la GSMA estimait à 40 millions le nombre de personnes non connectées à l’Internet mobile en RDC en 2023.
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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En décembre 2025, les titulaires de cartes Visa premium en République démocratique du Congo (RDC) ont fortement accru leurs dépenses de voyage international et leurs achats dans le commerce de détail haut de gamme, selon un communiqué publié le 10 février 2026 par Visa, leader mondial des paiements numériques.
Les données issues du Visa Consulting & Analytics Retail Spend Monitor, qui repose sur un sous-ensemble des transactions du réseau VisaNet complété par des estimations pour d’autres modes de paiement, montrent une hausse de plus de 45 % en glissement annuel des dépenses de voyage international effectuées avec des cartes Visa premium pendant la période des fêtes de fin d’année (1er au 31 décembre 2025).
Les dépenses des titulaires internationaux de cartes Visa — premium et non premium — en RDC ont également progressé. Les visiteurs en provenance des Émirats arabes unis, de la Zambie, de la République tchèque et du Portugal figurent parmi ceux ayant enregistré les plus fortes hausses, avec des dépenses en augmentation de plus de 75 %.

Du côté des voyageurs congolais, les dépenses de voyage international réalisées avec des cartes Visa premium ont augmenté de 45 %. Les déplacements vers des destinations telles que la France, la Chine, le Maroc et les États-Unis ont connu une hausse d’environ 85 % chez les détenteurs de cartes premium.
Le commerce de détail haut de gamme a également bénéficié de cette dynamique. Les dépenses pour les vêtements de luxe et les bijoux à l’étranger, réalisées par des titulaires de cartes premium Visa, ont progressé de plus de 55 % durant la période festive.
Pour Sophie Kafuti, Directrice générale de Visa RDC, ces résultats traduisent l’évolution des comportements de consommation pendant les fêtes. Elle souligne que Visa entend accompagner ces tendances en proposant « des solutions de paiement sécurisées, fluides et innovantes pour les consommateurs et les entreprises ».
En RDC, le leader mondial des paiements numériques a renforcé son offre locale à travers des partenariats avec les banques commerciales et les fintechs. En septembre 2025, l’entreprise avait lancé VisaPay, une application facilitant les paiements numériques pour les consommateurs et améliorant l’expérience de paiement au quotidien.
Ronsard Luabeya
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Les opérations d’identification des causes des récentes dégradations de la qualité des services Internet devraient débuter le 3 février 2026, a annoncé l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) dans un communiqué publié le 31 janvier 2026.
Ces interventions font suite à une « panne technique générale » ayant affecté, en janvier, la liaison internationale sous-marine à fibre optique West Africa Cable System (WACS). Les travaux seront menés à Muanda, en République démocratique du Congo (RDC), et à Pointe-Noire, en République du Congo, avec pour objectif le « rétablissement normal » des services Internet, précise le régulateur.
L’ARPTC avertit que ces opérations pourraient occasionner de nouvelles perturbations temporaires. Elle indique toutefois que les opérateurs concernés ont mis en place des mesures de redondance afin de limiter l’impact sur la continuité des services.
Le régulateur dit suivre de près l’évolution des travaux et s’engage à informer les usagers en temps utile des dispositions à prendre en fonction de la situation.
Lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit les autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires afin de contenir les perturbations récurrentes affectant les réseaux et systèmes de télécommunications sur l’ensemble du territoire national.
Ces dysfonctionnements ont concerné notamment la téléphonie mobile et fixe, l’Internet, la transmission de données, les services numériques, l’interconnexion des réseaux, ainsi que la radiodiffusion et la télévision numérique.
Le chef de l’État a également demandé le renforcement des mécanismes de régulation, de contrôle et de suivi permanent de la qualité des réseaux et des services, ainsi qu’une coordination effective entre les ministères sectoriels, les autorités de régulation et les services techniques spécialisés.
Ronsard Luabeya
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Pour développer le DRCPass, qui constitue le système national d’identification numérique de la RDC, les besoins en investissements (CAPEX) c’est-à-dire les dépenses strictement liées aux équipements, aux systèmes, aux infrastructures et aux installations nécessaires au déploiement s’élèvent à 97,1 millions de dollars, selon un document du ministère du Plan.
Ce projet fait l’objet d’un partenariat public-privé signé en juin 2025 entre le ministère des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information et de la communication et la société singapourienne Trident Digital Tech Holdings Ltd, un peu plus d’un mois après la validation du dossier par l’Unité de conseil et de coordination de la gestion des PPP (UC-PPP). L’accord attribue à Trident le rôle de fournisseur exclusif des services électroniques d’identification (e-KYC) de la République, fondés sur des technologies Web 3.0. Le document du ministère du Plan indique que le PPP porte sur une durée de vingt ans.
À ce stade, aucune communication du gouvernement ou de Trident ne précise si l’entreprise devra mobiliser l’intégralité du financement lié au PPP. Dans un communiqué publié le 16 septembre 2025, Trident Digital Tech Holdings Ltd a toutefois annoncé avoir levé 2,6 millions de dollars, précisant que ces fonds seraient principalement utilisés pour soutenir l’expansion et la commercialisation du DRCPass en RDC. Parallèlement, le président Félix Tshisekedi a annoncé, le 26 septembre 2025, un investissement public d’un milliard de dollars destiné au Plan national de développement du numérique pour la période 2026-2030, au sein duquel figure notamment la création d’une identité numérique pour les citoyens et résidents.
Le DRCPass repose sur quatre usages prioritaires. Il doit permettre l’authentification biométrique des cartes SIM, associée à une identité vérifiée par blockchain, dans l’objectif de réduire les lignes fictives et les risques de fraude. Il offrira également un accès simplifié aux plateformes d’e-gouvernement et aux services en ligne, grâce à un identifiant unique permettant la connexion à l’ensemble des services publics numériques. Sur le plan financier, le système intégrera une solution d’e-KYC en un clic, avec évaluation automatisée du risque et accès immédiat à des services de crédit afin de renforcer l’inclusion financière. Il servira enfin de pièce d’identité numérique sécurisée, complémentaire aux documents physiques, pour les transactions publiques et privées.
Timothée Manoke
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Les réseaux de télécommunications en République démocratique du Congo (RDC) connaissent depuis quelques jours des perturbations, selon le régulateur du secteur. Dans un communiqué publié le mercredi 14 janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) indique que ces dysfonctionnements sont liés à « une panne technique générale » sur la liaison internationale sous-marine à fibre optique West Africa Cable System (WACS), qui relie l’Europe au continent africain et dont l’incident « impacte les services Internet » dans le pays.
L’ARPTC précise que des opérations de maintenance sont en cours afin de rétablir les services « dans les meilleurs délais ». Elle indique également travailler avec les opérateurs télécoms à la mise en œuvre de « mesures appropriées de prise en charge des abonnés », conformément aux dispositions applicables en cas de force majeure.
Cette panne relance des interrogations sur la robustesse de l’infrastructure numérique de la RDC, alors même que les autorités font des TIC un levier du développement socio-économique. Le WACS est l’une des principales liaisons sous-marines internationales utilisées pour l’accès au réseau Internet mondial. La RDC dispose aussi du câble 2Africa, dont l’atterrissement à Muanda a été rapporté en septembre 2023, avec une mise en service commerciale annoncée pour fin 2025.
Le pays s’appuie par ailleurs sur des interconnexions terrestres régionales, notamment une liaison fibre évoquée via le lac Albert vers l’Ouganda, selon la presse spécialisée. Il n’est donc pas exclu que la RDC soit aussi affectée par la coupure de la connexion en Ouganda, décidée à la veille des élections présidentielle et législatives qui se tiennent ce 15 janvier.
Sur le plan des investissements, les autorités ont récemment communiqué sur la signature d’un partenariat de 150 millions de dollars avec la société d’investissement United Investment LMT (UIL), basée à Maurice, présenté comme visant à renforcer l’infrastructure numérique. Les éléments publics disponibles mettent l’accent sur des investissements de connectivité et d’infrastructures, sans que l’installation effective d’un nouveau câble sous-marin international ne soit, à ce stade, explicitement documentée de manière uniforme dans les informations accessibles.
L’épisode rappelle les vulnérabilités mises en évidence lors des coupures majeures survenues sur plusieurs câbles sous-marins en mars 2024, qui avaient provoqué de fortes perturbations dans plusieurs pays africains. À l’époque, parmi les pistes régulièrement évoquées par des analystes et des acteurs du secteur figuraient la diversification des routes de câbles et le recours à des solutions satellitaires.
Cette dernière option est notamment mise en avant par la Global System for Mobile Communications Association (GSMA), qui présente le satellite comme un complément possible des réseaux terrestres et un levier de résilience. À titre d’exemple, le Zimbabwe, pays enclavé sans accès direct à un point d’atterrissement de câble sous-marin, a indiqué explorer des partenariats avec des fournisseurs de connectivité en orbite terrestre basse (LEO), selon des annonces relayées publiquement. La RDC porte également un projet de satellite de télécommunications, présenté comme un axe de souveraineté et de connectivité.
Cette communication de l’ARPTC intervient enfin après des instructions du président de la République, Félix Tshisekedi, demandant aux autorités compétentes de prendre des mesures pour mettre fin aux perturbations récurrentes affectant les réseaux et systèmes de télécommunications sur l’ensemble du territoire, avec la possibilité de sanctions à l’encontre d’opérateurs jugés défaillants.
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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Les sociétés de téléphonie mobile opérant en République démocratique du Congo (RDC) s’exposent à des sanctions en cas de non-respect des exigences de qualité de service en vigueur. Lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit les autorités en charge du secteur de prendre les mesures nécessaires pour endiguer les perturbations récurrentes affectant les réseaux et systèmes de télécommunication sur l’ensemble du territoire national.
Le chef de l’État a exigé l’application, « sans faiblesse ni complaisance », des sanctions prévues par les lois et règlements à l’encontre de tout opérateur défaillant, chaque fois que les obligations de qualité, de continuité, de couverture ou de protection des usagers ne sont pas respectées. Il a également demandé le renforcement des mécanismes de régulation, de contrôle et de monitoring permanent de la qualité des réseaux et des services, ainsi qu’une coordination effective entre les ministères sectoriels, les autorités de régulation et les services techniques spécialisés. Un rapport circonstancié est attendu dans un délai de 30 jours.
Les perturbations relevées concernent notamment la téléphonie mobile et fixe, l’internet, la transmission des données, les services numériques, l’interconnexion des réseaux, ainsi que la radiodiffusion et la télévision numérique.
« Ces défaillances persistantes affectent gravement la vie quotidienne des citoyens, la continuité de l’action publique et le fonctionnement de l’économie nationale, en entraînant des ruptures de communication, des perturbations des transactions bancaires et commerciales, ainsi qu’une dégradation notable des services de radiodiffusion et de télévision numérique », souligne le compte rendu du Conseil des ministres.
Fin décembre, le ministre des Postes, Télécommunications et Numérique, José Mpanda Kabangu, a interpellé les opérateurs Orange, Airtel et Vodacom, à la suite de plaintes d’usagers dénonçant des réseaux instables, des appels interrompus et un accès internet limité dans la province du Sankuru.
Déjà en septembre, peu après sa nomination, le ministre avait pointé plusieurs dysfonctionnements à l’échelle nationale, notamment des coupures fréquentes, une saturation des réseaux, des pertes de crédit jugées injustifiées et des transactions de mobile money échouées mais néanmoins facturées. Sur les réseaux sociaux, les consommateurs se plaignent régulièrement de ces problèmes.
La pression exercée sur les opérateurs télécoms intervient dans un contexte où les autorités congolaises ont fait du numérique un levier de développement socio-économique. Elles estiment donc qu’il est impératif de disposer de réseaux fiables, performants, résilients et continus, opérant dans un environnement de concurrence loyale, de couverture équitable du territoire et de protection stricte des consommateurs.
Ces réseaux sont notamment nécessaires pour permettre l’accès aux services publics dématérialisés mis en ligne par les autorités.
Les sanctions susceptibles d’être appliquées n’ont pas encore été précisées. Toutefois, la loi de 2020 sur les télécommunications et les TIC stipule que « toute violation d’une ou de plusieurs clauses de la licence, de l’autorisation ainsi que du cahier des charges y annexé n’entraînant pas la suspension ou le retrait du titre est punie d’une amende ne dépassant pas le quart du titre ».
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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Rawbank, première banque de la République démocratique du Congo, et Visa, leader mondial des paiements numériques, ont renouvelé, le 16 décembre 2025 à Kinshasa, leur partenariat pour une durée de cinq ans. Selon un communiqué conjoint, « cet accord marque l’ouverture d’un nouveau cycle d’une collaboration engagée il y a plus de quinze ans ».
Dans ce nouveau cycle, Rawbank et Visa envisagent de renforcer le développement de solutions destinées aux petites et moyennes entreprises, notamment à travers des outils de gestion des dépenses visant à améliorer la structuration financière des PME. L’accord prévoit également le déploiement d’offres dédiées à la clientèle aisée, ainsi que le renforcement des solutions de paiements transfrontaliers « cross-border » pour accompagner la croissance des échanges internationaux.
Sur le segment des marchands, les deux partenaires prévoient l’extension des solutions d’acceptation, incluant les terminaux de paiement physiques, les solutions en ligne et les outils de paiement à distance. Cette stratégie vise à soutenir le développement du commerce électronique et à renforcer la sécurisation des transactions.
Rawbank et Visa travaillent également au lancement de Companion Cards et de cartes virtuelles, développées avec les opérateurs de télécommunications, afin de répondre à l’essor des usages mobiles et d’offrir davantage de flexibilité aux particuliers comme aux entreprises.
Des initiatives conjointes en matière d’inclusion financière sont aussi annoncées, notamment à travers la Visa Academia Card et de futurs programmes ciblant les jeunes, les femmes et les entrepreneurs. Ces actions mettront l’accent sur l’éducation financière et l’accès aux services bancaires formels.
Rawbank prévoit par ailleurs de promouvoir la tokenisation des paiements en RDC, une technologie destinée à renforcer la sécurité des transactions et à encourager l’adoption de solutions innovantes. Selon la banque, cette démarche s’inscrit dans la volonté commune de « renforcer la confiance dans les paiements digitaux et de soutenir l’évolution vers une économie plus connectée ».
Selon Mustafa Rawji, directeur général de Rawbank, cette collaboration s’inscrit dans la volonté d’élargir l’offre de solutions de paiement modernes, sécurisées et adaptées aux besoins des consommateurs et des entreprises congolaises. De son côté, Sophie Kafuti, directrice générale de Visa en RDC, souligne que le partenariat vise à soutenir la modernisation de l’acceptation des paiements, le développement du commerce électronique et le déploiement de solutions mobiles, dans l’objectif d’élargir l’accès aux services financiers numériques et de renforcer l’inclusion financière.
Ronsard Luabeya
Orange Money Group va bientôt déployer des cartes virtuelles Visa en Afrique et au Moyen-Orient, notamment en République démocratique du Congo (RDC). Dans un communiqué conjoint, Orange et Visa, leader mondial des paiements numériques, ont annoncé la signature d’un accord visant cet élargissement.
Concrètement, la carte virtuelle Visa sera accessible depuis l’application Maxit, qui compte actuellement 45 millions de clients actifs. L’utilisateur pourra générer instantanément une carte rechargeable à partir de son compte Orange Money, utilisable pour des paiements en ligne sur des sites locaux et internationaux. Une version physique de la carte est également prévue et sera disponible ultérieurement dans les points de vente agréés Orange Money.
En RDC, Orange Money avait déjà lancé, en juin 2021, une carte Visa Orange Money en partenariat avec UBA. Associée au compte Orange Money, elle permettait d’approvisionner la carte à partir du portefeuille mobile de l’utilisateur, et inversement. On ignore si cette initiative a rencontré un succès notable, mais le projet actuel s’inscrit dans la continuité d’expériences menées au Botswana, à Madagascar, en Jordanie et en Côte d’Ivoire. L’ambition est de « fournir à des millions d’utilisateurs une solution de paiement simple, sécurisée et reconnue internationalement ».
Selon Thierry Millet, PDG d’Orange Money Group, la création de cartes virtuelles pour les paiements internationaux constitue la première étape d’un accord plus large visant à renforcer l’acceptation d’Orange Money sur les plateformes d’e-commerce et chez les commerçants de proximité.
Ce partenariat intervient alors que Visa renforce sa présence en RDC à travers plusieurs collaborations avec des banques et des fintech locales. En septembre dernier, l’entreprise a notamment signé un accord avec Onafriq, réseau panafricain de paiements numériques, afin d’interconnecter VisaPay aux principaux portefeuilles mobile money du pays, dont M-Pesa, Airtel Money et Orange Money. Cette interopérabilité permet désormais d’alimenter un compte Visa directement depuis un portefeuille mobile money et de faciliter les paiements électroniques.
En RDC, la valeur des transactions numériques devrait atteindre 3,85 milliards de dollars en 2025, portée par un taux de croissance annuel moyen estimé à 19 %, selon la GSMA. Visa entend capter une partie de ce potentiel à travers le déploiement progressif de ses solutions, dont l’application VisaPay lancée en septembre dernier.
Le marché congolais du mobile money affiche une dynamique soutenue. Selon les données de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), sur un total de 31,160 millions de comptes actifs enregistrés au deuxième trimestre, Orange Money comptait 6,611 millions de comptes, soit une progression de 19,3 % par rapport au trimestre précédent. L’opérateur détenait ainsi 21,22 % de parts de marché, derrière M-Pesa de Vodacom (49,37 %), Airtel Money (29,26 %) et Africell (0,15 %).
Ronsard Luabeya
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Kinshasa : Visa lance une application pour élargir l’accès aux services financiers
Lors de l’Africa Digital Innovation Summit (ADIS 2025), organisé le 25 novembre 2025 à Kinshasa, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa (photo), a annoncé que son ministère prépare un renforcement des politiques de contrôle et de régulation des activités des grandes plateformes numériques actives en République démocratique du Congo, dont Facebook, Twitter et TikTok.
Selon le ministre, ces entreprises opèrent en RDC sans véritable encadrement, alors même qu’elles génèrent d’importants revenus dans le pays. Pour accélérer le processus, il affirme que des discussions sont en cours et que plusieurs pistes sont examinées, notamment une stratégie sous-régionale visant à mobiliser les États voisins. Augustin Kibassa souhaite également s’appuyer sur des coalitions africaines pour renforcer la position des pays face aux multinationales du numérique. Il indique avoir déjà engagé des échanges avec Smart Africa, tout en reconnaissant l’absence d’avancées concrètes à ce stade.
« Ils œuvrent ici. Cela fragilise notre économie alors qu’ils gagnent beaucoup d’argent. Je crois qu’ils ont intérêt à nous écouter », a-t-il déclaré.
Le ministre a aussi insisté sur la nécessité de réguler plus strictement les contenus diffusés par ces plateformes. Il a évoqué le cas de TikTok, dont les contenus en Chine seraient, selon lui, soumis à un contrôle plus rigoureux et davantage orienté vers l’éducation, contrairement à ceux accessibles en RDC. Il estime qu’un cadre plus strict, accompagné de sanctions, est indispensable pour limiter les dérives observées sur les réseaux sociaux. Il dit vouloir travailler avec le ministère de la Communication afin de renforcer la politique nationale de régulation des contenus et des activités numériques.
Les initiatives engagées par Kinshasa s’inscrivent dans une dynamique internationale plus large. En Europe, l’Union européenne et plusieurs États membres ont multiplié ces dernières années les actions visant à encadrer l’activité des géants du numérique. Le règlement européen sur les services numériques, entré en vigueur le 25 août 2023 et appliqué à l’ensemble des services numériques depuis le 17 février 2024, vise notamment à mieux protéger les citoyens et à encadrer les pratiques des plateformes en ligne.
Ronsard Luabeya
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L’entreprise Embed Financial Group Holdings (EFGH), basée à Singapour, a annoncé avoir signé, le 20 novembre, un accord-cadre de services avec la Régie de distribution d’eau (REGIDESO SA) visant à accélérer la transformation numérique de l’entreprise publique, notamment en modernisant le recouvrement des recettes auprès des ménages et des entreprises.
Selon l’annonce, la REGIDESO et EFGH développeront ensemble des canaux numériques sécurisés pour le paiement des factures, des dispositifs de protection ainsi que de nouveaux outils financiers destinés à simplifier, accélérer et rendre les paiements plus accessibles au public. L’objectif affiché est clair : faciliter et tracer les paiements, renforcer la transparence, accroître la confiance des investisseurs et, à terme, permettre à la REGIDESO de lever des capitaux pour financer sa modernisation.
La REGIDESO propose déjà des solutions de paiement digital à ses abonnés. D’après les informations publiées sur son site et ses canaux officiels, il est possible de régler ses factures via une application mobile disponible sur App Store et Google Play, ou encore via le site web de l’entreprise. À ce stade, ces services couvrent 11 provinces sur les 26 que compte la RDC. Pour les abonnés ne disposant pas d’accès à Internet, un code USSD est également disponible, permettant une utilisation simple depuis n’importe quel téléphone mobile.
Du côté d’EFGH, l’entreprise singapourienne se présente comme spécialiste des paiements numériques, des plateformes financières et de la conception d’écosystèmes digitaux. Elle affirme opérer dans plusieurs pays africains, dont le Ghana où elle a annoncé, le 29 octobre dernier, une joint-venture avec la Ghana’s District Assemblies Common Fund (DACF). Ce partenariat porte sur le développement d’une « Finternet », une infrastructure financière numérique destinée à connecter gouvernements, populations et entreprises. Selon EFGH, cette Finternet reliera paiements, crédit et assurance de la même manière qu’Internet relie l’information, afin de permettre aux districts ghanéens de gérer plus efficacement les fonds et les services publics, tout en créant de nouvelles sources de revenus pour le développement national.
Timothée Manoke.
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