La filiale congolaise du groupe tanzanien CRDB Bank a lancé, le 10 avril 2026 à Kinshasa, la TemboCard Visa, en partenariat avec Visa, leader mondial des paiements numériques. Cette initiative s’inscrit dans un contexte d’accélération de la transformation digitale du secteur bancaire en République démocratique du Congo.
Adossée au réseau international Visa, la TemboCard permet d’effectuer des paiements sécurisés, tant au niveau local qu’à l’international, en ligne et sur les terminaux de paiement électronique. Elle offre également la possibilité d’effectuer des retraits d’espèces via les distributeurs automatiques compatibles.
L’offre se décline en deux segments : une carte Visa classique, destinée au grand public, et une version Gold, ciblant une clientèle à revenus plus élevés. À travers cette segmentation, la banque entend répondre aux besoins d’une base de clients diversifiée, allant des particuliers aux entreprises.
Selon le directeur général adjoint de CRDB Bank Congo, Patient Mweze, ce produit s’intègre dans une stratégie visant à moderniser l’offre bancaire et à encourager l’adoption des moyens de paiement électroniques dans un marché encore dominé par le cash. Il souligne que cette carte facilite l’accès des clients congolais à des services financiers interopérables à l’échelle mondiale.
« Partout où vous êtes, vous pouvez utiliser la TemboCard pour effectuer des paiements en ligne, via les terminaux de paiement ou les distributeurs automatiques, que ce soit au niveau local ou international. Nous ouvrons la RDC au monde. Cela contribue à l’inclusion financière », a-t-il déclaré.
Pour sa part, la directrice générale de Visa RDC, Sophie Kafuti, indique que ce lancement vise à soutenir la transition vers une économie moins dépendante des espèces, en favorisant des paiements plus rapides, traçables et sécurisés. Selon elle, cette initiative contribuera à l’élargissement de l’accès aux services financiers formels dans un environnement marqué par une forte informalité.
« Nous voulons créer une économie sans cash, favorisant la transparence, la sécurité et la rapidité des paiements. L’objectif est surtout de renforcer l’inclusion financière. CRDB, banque tanzanienne, a choisi la RDC pour élargir l’accès aux services financiers et contribuer à la transformation d’un écosystème encore largement informel », a-t-elle précisé.
Présente en RDC depuis deux ans, avec une implantation initiale à Lubumbashi, CRDB Bank a renforcé son dispositif en inaugurant, en décembre 2025, une agence à Kinshasa, dans la commune de la Gombe. Cette expansion vise à élargir sa base de clientèle et à diversifier ses sources de revenus.
D’après les données du rapport Pilier 3 du premier semestre 2025, l’activité de la banque reste dominée par les revenus issus des bons du Trésor, qui ont généré environ 8 milliards de francs congolais sur un produit net bancaire de 10,4 milliards, soit près de 77 %. Les revenus liés aux opérations avec la clientèle, notamment les crédits, ont représenté 1,6 milliard de francs congolais, soit environ 15,6 % du total.
Ronsard Luabeya
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Le Fonds de promotion de l’industrie (FPI) a officiellement lancé, le 8 avril à Kinshasa, son système de gestion intégré (ERP), une plateforme numérique destinée à automatiser et à centraliser ses opérations. L’institution présente cet outil comme une étape majeure de sa modernisation, avec l’ambition de renforcer la performance, la transparence et la rationalisation de ses coûts de gestion.
Selon le directeur général, Hervé Claude Ntumba Batukonke, ce basculement numérique marque une rupture avec des méthodes de travail jusque-là fragmentées. Le nouvel outil doit permettre au FPI de mieux structurer ses flux d’information et d’améliorer le pilotage de ses activités.
Développée avec l’appui de la société tunisienne Système Informatique de Gestion Automatisée (SIGA), la solution couvre plusieurs fonctions clés de l’établissement. Elle intègre notamment la gestion des dossiers de financement, le suivi des décaissements et des projets, le recouvrement des créances, la gestion de la taxe de promotion de l’industrie, ainsi que la comptabilité, la trésorerie, le reporting financier, le contrôle interne et la gestion des risques.
Pour Stéphane Tshitende, directeur des systèmes d’information et chef de projet, cette plateforme renforce également l’interconnexion avec les partenaires de l’institution. Elle offre désormais aux promoteurs et aux entreprises assujetties un accès en temps réel à leur situation financière.
Ce lancement s’inscrit dans un chantier engagé depuis plusieurs mois. En octobre 2025, le FPI indiquait déjà que son projet de digitalisation avançait avec SIGA, retenue à l’issue d’un appel d’offres international, et que la transformation numérique figurait parmi les priorités de la nouvelle direction.
L’initiative s’aligne par ailleurs sur le plan d’action triennal 2026-2028 de l’institution, élaboré comme nouvelle feuille de route de la direction générale. Ce document place la performance institutionnelle et la modernisation des outils de gestion au cœur des réformes engagées par le FPI.
Établissement public chargé de soutenir l’industrialisation en République démocratique du Congo, le FPI finance et accompagne des projets productifs dans plusieurs secteurs. Avec ce système intégré, l’institution veut améliorer le suivi de ses opérations et disposer d’une meilleure visibilité sur l’exécution de ses missions.
Ronsard Luabeya
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Le ministère congolais des Postes et Télécommunications a signé, le 7 avril 2026 en Chine, un mémorandum d’entente (MoU) avec Unicom Airnet, filiale de l’opérateur public China Unicom, en vue de la construction d’un satellite de télécommunications. Selon la communication officielle, cet accord vise à « soutenir la souveraineté numérique et améliorer la connectivité nationale ».
Pour les mêmes objectifs, la République démocratique du Congo (RDC) avait déjà conclu, en novembre 2024, un protocole d’accord avec Monacosat. En septembre 2025, un représentant de l’opérateur monégasque, Jean-Philippe Anvam, avait même été reçu à Kinshasa par le président de la République, Félix Tshisekedi. À cette occasion, il avait été indiqué que le projet de satellite était évalué à 400 millions de dollars. « Les fonds sont disponibles via une banque partenaire », affirmait alors Jean-Philippe Anvam.
Aucun contrat définitif n’a toutefois été rendu public à ce stade, laissant ouverte la question de sa mise en œuvre effective. Dans ce contexte, la signature d’un MoU avec Unicom Airnet introduit une nouvelle variable. Un tel accord constitue généralement un cadre de coopération non contraignant, permettant de définir les bases techniques et financières d’un projet sans engager encore les parties sur un contrat d’exécution.
Le groupe chinois dispose d’un ancrage industriel significatif dans les télécommunications. Unicom Airnet se présente comme une plateforme spécialisée dans les services satellitaires, adossée à China Unicom, l’un des trois grands opérateurs publics chinois.
À ce stade, les autorités congolaises n’ont pas précisé si cette nouvelle piste chinoise remplace, complète ou met en concurrence le projet porté par Monacosat. L’absence de clarification officielle entretient une incertitude sur la trajectoire du programme, qui s’inscrit dans une stratégie de souveraineté numérique.
Le gouvernement congolais cherche à réduire sa dépendance aux infrastructures étrangères en développant ses propres capacités satellitaires, dans un contexte de croissance rapide des besoins en connectivité.
Pierre Mukoko
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Helios Towers RDC a annoncé, mardi 31 mars, un programme de plus de 100 millions de dollars destiné à étendre ses infrastructures télécoms en République démocratique du Congo. Le projet, dévoilé à Kinshasa avec l’accompagnement de l’Agence nationale pour la promotion des investissements (ANAPI), doit couvrir 23 provinces et vise à améliorer l’accès aux services de télécommunications et à internet, en particulier dans les zones encore mal desservies.
Selon l’ANAPI, Helios Towers déploiera ses infrastructures notamment à Kinshasa, dans le Haut-Katanga, le Kongo Central, le Maniema, l’Ituri, le Kasaï Central, le Kasaï Oriental, le Kwilu, le Mai-Ndombe, la Mongala, le Nord-Kivu, le Nord-Ubangi, le Sankuru, le Sud-Kivu, le Lualaba, le Tanganyika, la Tshopo, l’Équateur, le Haut-Uélé, le Sud-Ubangi, le Haut-Lomami et le Kasaï. L’agence précise aussi qu’elle accompagne Helios Towers en RDC depuis 2011 et présente ce nouveau programme comme un investissement structurant pour l’économie numérique du pays.
Helios Towers n’est pas un opérateur mobile au sens classique du terme, mais une towerco, spécialisée dans la construction, l’acquisition et l’exploitation de tours télécoms mutualisées. Son modèle consiste à fournir des infrastructures passives et des services énergétiques à plusieurs opérateurs mobiles à la fois, afin de réduire leurs coûts de déploiement et d’accélérer l’extension de la couverture. En RDC, le groupe se présente comme le principal opérateur indépendant de tours et souligne qu’il contribue déjà à connecter des millions de personnes, souvent pour la première fois.
Cet investissement intervient dans un marché encore largement sous-couvert. D’après les données de l’Union internationale des télécommunications (UIT), reprises par l’Agence Ecofin, les réseaux 2G, 3G et 4G couvraient respectivement 75 %, 55 % et 45 % de la population congolaise en 2024. La même source fait état d’un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 44,3 % et d’un taux de pénétration d’internet de 19,7 %. En parallèle, Helios Towers met en avant un marché à fort potentiel, avec une population de plus de 100 millions d’habitants et un faible niveau de pénétration mobile.
L’extension d’infrastructures mutualisées s’inscrit aussi dans l’orientation prise par les autorités congolaises. Le Fonds de développement du service universel (FDSU) a présenté en février une stratégie 2026-2035 fondée sur le modèle « TowerCo Lead », dans lequel les fournisseurs de tours financent et déploient les infrastructures passives en accès ouvert, tandis que les opérateurs mobiles installent les équipements actifs et commercialisent les services. L’objectif affiché est de connecter près de 68 millions de personnes, principalement dans les zones rurales.
Ce choix s’explique par l’ampleur de la fracture numérique. Selon l’Association mondiale des opérateurs de téléphonie (GSMA), 46 % de la population congolaise ne dispose pas de couverture en haut débit mobile et 25 % n’ont accès à aucun réseau mobile, y compris la 2G. La même source souligne que l’effort d’extension devient de plus en plus coûteux à mesure que l’on vise les zones les plus isolées : faire passer la couverture de 75 % à 80 % de la population nécessiterait environ 150 nouveaux sites, contre près de 5 700 pour atteindre 95 %.
Dans ce contexte, le programme d’Helios Towers apparaît comme un appui concret à la stratégie publique de connectivité. En misant sur la mutualisation des infrastructures, il peut aider les opérateurs à étendre plus rapidement leurs réseaux, tout en limitant les coûts de déploiement dans un pays où les besoins restent immenses.
PM avec Agence Ecofin
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La République démocratique du Congo se dote d’un nouveau cadre d’encadrement pour certaines activités et services numériques. Dans un arrêté signé le 11 mars 2026, le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, fixe les conditions et modalités d’examen des demandes ainsi que de délivrance des autorisations pour les activités relevant du régime d’autorisation prévu par le Code du numérique.
Le texte accorde une période transitoire jusqu’au 30 juin 2026 afin de permettre aux acteurs concernés de se conformer aux nouvelles exigences. À compter du 1er juillet 2026, les dispositions de l’arrêté deviendront pleinement applicables.
L’arrêté ne vise pas indistinctement tous les opérateurs du numérique. Il s’applique aux activités et services expressément soumis à autorisation.
Sont notamment concernés les opérateurs construisant des centres de données ; les prestataires de services de confiance qualifiés, comme la signature électronique, le cachet électronique, l’horodatage, l’archivage électronique, la certification, l’authentification de sites internet, l’envoi recommandé électronique et la cryptologie ; les fournisseurs de services d’hébergement d’applications ; certaines grandes plateformes numériques, notamment les services cloud, les places de marché, les boutiques d’applications, les réseaux sociaux, les plateformes de partage de contenus, les plateformes de banque en ligne, les fintechs, les plateformes de mise en relation et les moteurs de recherche ; ainsi que les services numériques essentiels.
À titre transitoire, l’instruction des demandes d’autorisation est confiée à l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC). Celle-ci est chargée de vérifier la complétude et la conformité des dossiers, d’évaluer les capacités juridiques, techniques, organisationnelles et financières des demandeurs, puis d’émettre un avis à destination du ministre, qui conserve la décision finale.
Autorisation valable cinq ans
Pour obtenir l’autorisation, les requérants devront déposer un dossier comprenant notamment des éléments juridiques, fiscaux, techniques et administratifs, ainsi qu’une présentation détaillée des activités concernées et un business plan.
L’autorisation est délivrée pour une durée de cinq ans, avec possibilité de renouvellement. Elle n’exonère pas son titulaire du respect des autres obligations légales et réglementaires applicables.
Le texte prévoit également des sanctions administratives en cas de non-respect des obligations : amende, réduction de la durée de validité du titre, suspension ou retrait de l’autorisation. L’exercice d’une activité soumise à autorisation sans titre régulièrement délivré expose aussi aux sanctions prévues par la législation en vigueur.
Avec cet arrêté, le gouvernement cherche à opérationnaliser le Code du numérique et à encadrer plus strictement certains segments jugés sensibles ou stratégiques de l’économie numérique congolaise.
Boaz Kabeya
L’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP) a publié, le 4 mars 2026, la décision d’attribution du marché relatif à l’acquisition et à l’installation des équipements destinés à la digitalisation du paiement de l’Idef passagers, communément appelée Go-Pass. Selon ce document, le marché est attribué à la société Mayeles SAS pour un montant de 4,069 millions de dollars TTC. La décision a été signée le 2 mars 2026 par le directeur général de la RVA, Blaise Londole Lokoy.
Cette décision reste néanmoins provisoire. La réglementation congolaise sur les marchés publics prévoit en effet un délai de cinq jours ouvrables permettant aux soumissionnaires évincés d’introduire un recours. En l’absence de contestation, ou une fois les éventuels recours examinés, l’attribution peut devenir définitive et ouvrir la voie à la signature du contrat.
Le document ne fournit pas d’informations sur la société Mayeles SAS. En revanche, une entreprise portant le même nom, créée en 2019 et immatriculée au registre du commerce et des sociétés de Créteil, apparaît comme radiée depuis le 8 juillet 2025, selon des bases publiques d’information sur les entreprises. Elle exerçait dans la location ou la location-bail d’autres biens personnels et domestiques. Ces éléments concernent la société immatriculée en France et ne préjugent pas de l’existence d’autres structures portant le même nom dans d’autres pays.
Cette attribution intervient dans le cadre de l’appel d’offres international lancé par la RVA le 23 septembre 2025, portant sur la fourniture de machines, de matériels et de logiciels destinés à digitaliser le paiement de cette redevance aéroportuaire. Le projet vise notamment à remplacer le système actuel de perception, fondé sur des coupons papier remis aux voyageurs après paiement de la redevance.
Ce mécanisme a régulièrement été critiqué pour ses failles de contrôle, notamment la circulation de carnets portant les mêmes numéros de série, l’existence de circuits parallèles de délivrance des coupons et les difficultés à tracer l’ensemble des recettes générées par cette redevance.
Lors du Forum Makutano, en novembre 2025, le ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, avait déjà annoncé que deux banques avaient soumis des offres pour financer ce projet de digitalisation, présenté comme un moyen de sécuriser les recettes liées au Go-Pass. Il expliquait que le système envisagé permettrait aux passagers d’effectuer le paiement de manière électronique et d’obtenir un QR code à présenter lors des contrôles à l’aéroport.
Selon ces explications, des portiques de contrôle devraient être installés afin de permettre aux voyageurs de scanner ce code avant l’accès aux zones d’embarquement, un dispositif destiné à assurer une traçabilité directe des paiements au profit de la RVA.
Les détails concernant le nombre d’aéroports couverts par le contrat attribué à Mayeles SAS n’ont pas encore été communiqués. Le ministre des Transports indiquait toutefois que la mise en œuvre du système de digitalisation du Go-Pass devrait commencer par les aéroports internationaux du pays.
Timothée Manoke
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La République démocratique du Congo (RDC) fait partie des six pays africains retenus pour les premiers projets pilotes de smartphones 4G abordables portés par la GSMA, l’association mondiale de l’écosystème mobile qui regroupe opérateurs et entreprises du secteur, et qui organise notamment le Mobile World Congress (MWC), le grand rendez-vous annuel de l’industrie mobile à Barcelone. Dans le cadre de cette initiative annoncée pendant le MWC 2026, la RDC, l’Éthiopie, le Nigeria, le Rwanda, la Tanzanie et l’Ouganda doivent servir de marchés tests pour des terminaux d’entrée de gamme ciblés dans une fourchette de 30 à 40 dollars. L’objectif est de lever l’un des principaux freins à l’adoption du numérique en Afrique : le coût des terminaux.
Le projet a été au centre d’une table ronde organisée le 2 mars 2026 lors du MWC 2026, à laquelle le ministre congolais de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, a indiqué avoir participé. Selon la communication officielle de son cabinet, la GSMA défend une coalition associant gouvernements, opérateurs télécoms et fabricants afin de réduire le coût final des appareils. Le ministère évoque notamment une réflexion sur un allègement de la fiscalité appliquée aux smartphones d’entrée de gamme, avec un possible report de la pression fiscale sur les modèles haut de gamme.
D’après les données de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), le taux de pénétration de la téléphonie mobile en RDC atteignait environ 65 % à fin septembre 2025, tandis que celui de l’internet mobile se situait à un peu plus de 32 %. Cet écart suggère que la couverture du réseau progresse plus vite que l’équipement en smartphones compatibles, notamment en raison du faible pouvoir d’achat.
Pour le ministre de l’Économie numérique, une baisse du coût des terminaux pourrait donc élargir la base des utilisateurs, soutenir la consommation de données et, à terme, accroître les recettes liées aux usages numériques. Selon les statistiques de l’ARPTC, l’internet mobile occupe déjà une place croissante dans l’économie du secteur. Au troisième trimestre 2025, ce segment aurait généré plus de 335 millions de dollars et représenté près de 55 % du chiffre d’affaires du marché mobile.
Cette perspective reste toutefois de l’ordre du pari de politique publique. Si l’initiative de la GSMA est bien engagée, son efficacité dépendra de plusieurs facteurs : le niveau réel des taxes appliquées aux terminaux, la capacité des fabricants à tenir les objectifs de prix dans un contexte de hausse du coût des composants, ainsi que la rapidité du déploiement commercial dans les pays pilotes.
Augustin Kibassa Maliba a indiqué vouloir travailler avec les ministères concernés et les opérateurs afin d’élaborer une proposition fiscale « équilibrée », capable d’élargir l’accès au numérique sans créer de manque à gagner pour l’État. Pour la RDC, l’enjeu est désormais de transformer cette sélection au sein du pilote africain en mesures concrètes sur les prix, la distribution et l’accès effectif à l’internet mobile.
Timothée Manoke
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Le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, Guillaume Ngefa Atondoko Andali, a appelé les autorités judiciaires à veiller à la mise en œuvre effective des poursuites relatives aux infractions commises dans le cyberespace. Dans un communiqué daté du 03 mars 2026, le ministère rappelle que « le cyberespace congolais relève pleinement de l’ordre juridique national » et « ne saurait constituer une zone de non-droit ».
Le document précise que l’usage des plateformes numériques telles que TikTok, Facebook, X ou WhatsApp doit s’exercer dans le strict respect des lois de la République, notamment le Code du numérique et le Code pénal. Tout en rappelant que la liberté d’expression, garantie par la Constitution, protège la critique et le débat public — y compris lorsqu’ils sont « vifs ou controversés » — le communiqué souligne que cette liberté ne saurait couvrir des actes constitutifs d’infractions ni des abus portant atteinte aux droits d’autrui, à l’ordre public ou à la dignité humaine.
Le ministre demande aux procureurs généraux près les cours d’appel, aux procureurs de la République ainsi qu’aux auditeurs supérieurs des juridictions militaires de s’assurer de l’effectivité des poursuites en matière d’infractions numériques. Il insiste sur le fait que toute action engagée devra « reposer sur une base légale claire », être « dûment motivée en droit » et « strictement proportionnée » aux faits reprochés, dans le respect du droit à un procès équitable ainsi que des obligations internationales de la RDC en matière de droits de l’homme.
Le communiqué cite parmi les actes pénalement réprimés la diffamation, la propagation de fausses informations, le harcèlement, les menaces, les injures, l’incitation à la haine ainsi que les atteintes à la vie privée et à la dignité de la personne. Il prévoit aussi, « lorsque les conditions légales sont réunies », le recours aux mesures prévues par la loi pour ordonner le retrait, le blocage ou la suspension de contenus manifestement illicites, « sous le contrôle des juridictions compétentes » et « sans porter atteinte aux libertés fondamentales ».
Les autorités judiciaires sont en outre invitées à activer les mécanismes de coopération internationale lorsque les auteurs présumés se trouvent hors du territoire national, conformément aux conventions ratifiées par la RDC. Elles sont également appelées à assurer la protection effective des victimes, en garantissant la diligence des enquêtes, la confidentialité des procédures lorsque requise et la prévention de toute forme de revictimisation.
Ce communiqué intervient alors que le président Félix Tshisekedi a récemment appelé à un encadrement renforcé des réseaux sociaux, notamment à travers une meilleure vulgarisation des textes applicables dans l’espace numérique.
Boaz Kabeya
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Le président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi (photo), a instruit le gouvernement de renforcer l’encadrement des réseaux sociaux afin d’en prévenir les dérives. La directive a été donnée lors de la 80ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 27 février à Kinshasa.
Le chef de l’État a chargé le ministre d’État, ministre de la Justice et garde des Sceaux, ainsi que le ministre de l’Économie numérique, de proposer et de mettre en œuvre, en concertation avec les services concernés, des mesures destinées à promouvoir un usage responsable, éthique et rationnel des réseaux sociaux. Celles-ci pourraient inclure, le cas échéant, « des mesures restrictives proportionnées et conformes à la loi, tout en respectant les libertés fondamentales », selon le compte rendu lu par Augustin Kibassa Maliba, ministre de l’Économie numérique.
Cette orientation intervient dans un contexte d’adoption croissante des réseaux sociaux, parallèlement à l’expansion des services de télécommunications, notamment de l’Internet. Selon DataReportal, le nombre d’utilisateurs d’Internet est passé de 21,14 millions en 2021 à 34,7 millions début 2026, soit une progression de 64,1 %, pour un taux de pénétration estimé à 30,5 %. Sur la même période, le nombre d’utilisateurs des réseaux sociaux est passé de 4 millions à 10,4 millions.
Les autorités congolaises estiment que, « loin de servir exclusivement des finalités positives, les réseaux sociaux constituent de plus en plus des vecteurs de désinformation, de troubles à l’ordre public, de discours de haine, de manipulation de l’opinion et d’incitation à la division entre Congolais, portant ainsi atteinte à la cohésion nationale, à l’ordre public et à la stabilité sociale ».
Par ailleurs, cette décision intervient dans un contexte particulier marqué par des défis sécuritaires persistants dans plusieurs provinces du pays. La question sécuritaire figure parmi les sujets les plus débattus sur les réseaux sociaux.
Vulgariser et appliquer le Code du numérique
Au cœur de la communication présidentielle figure la nécessité de vulgariser et de faire appliquer le Code du numérique, adopté pour encadrer l’usage des plateformes digitales en RDC. Selon le chef de l’État, cet instrument juridique prévoit déjà des mécanismes de prévention, de régulation et de répression des abus en ligne, mais demeure insuffisamment connu et appliqué, tant par le public que par certains acteurs institutionnels.
La vulgarisation du Code du numérique ne concernera pas uniquement les citoyens. Le ministre de la Communication et Médias a été chargé, en collaboration avec les opérateurs publics et privés, d’assurer une sensibilisation continue du grand public à travers des campagnes pédagogiques. Les magistrats devront également être ciblés, sous la coordination du Conseil supérieur de la magistrature, afin de garantir une application cohérente et dissuasive des dispositions prévues.
Au-delà des mesures réglementaires, l’exécutif mise aussi sur l’éducation. Les ministères de l’Éducation nationale et de l’Enseignement supérieur ont été engagés à intégrer progressivement des modules de formation et de sensibilisation au numérique responsable dans les programmes d’enseignement. Les enjeux liés aux réseaux sociaux et à l’intelligence artificielle devront ainsi être pris en compte dans la formation des jeunes.
Un rapport détaillé sur l’exécution de l’ensemble de ces instructions, précisant les actions entreprises, les résultats obtenus ainsi que les éventuelles difficultés rencontrées, devra être transmis par les ministres concernés tous les quinze jours, afin d’en permettre le suivi et l’évaluation. Les modalités précises de mise en œuvre restent toutefois, à ce stade, inconnues.
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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La République démocratique du Congo et le Gabon envisagent de développer le roaming mobile entre leurs territoires. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), les deux pays ont signé, le 19 février 2026, un protocole d’accord à ce sujet, en marge de la 10ᵉ session ordinaire de la conférence des régulateurs tenue à Kinshasa.
L’objectif est de faciliter l’utilisation du téléphone mobile (appels, SMS et internet) dans l’autre pays en s’appuyant sur un réseau partenaire, sans changer de numéro. D’après l’ACP, le président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), Christian Katende, a indiqué que cette coopération vise notamment à améliorer la mobilité des usagers et à réduire le coût des communications transfrontalières, dans la perspective d’une interconnexion plus intégrée entre populations.
Le protocole a été paraphé par les responsables des régulateurs des deux pays : l’ARPTC pour la partie congolaise et l’ARCEP pour la partie gabonaise, selon les informations reprises par des médias congolais.
À ce stade, aucun calendrier public n’a été communiqué sur la mise en œuvre opérationnelle. La concrétisation d’un roaming à coût réduit implique généralement des ajustements techniques et tarifaires entre opérateurs, pouvant aller d’une baisse des frais d’itinérance à des grilles de tarifs harmonisées, selon les modalités retenues par les parties.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique sous-régionale plus large. En Afrique centrale, la CEMAC a relancé en mars 2025 le chantier du “free roaming” (itinérance sans surcoût) et appelé à lever les blocages à son opérationnalisation, même si les modalités et le calendrier restent variables selon les pays et les opérateurs.
Ronsard Luabeya
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Selon plusieurs sources concordantes, les réseaux de téléphonie mobile Vodacom, Orange et Airtel ont été rétablis dans les territoires de Nyiragongo, Rutshuru, Lubero, Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, dans la nuit du 16 au 17 février 2026, après près d’un mois de coupure. Les abonnés des principaux opérateurs peuvent de nouveau passer des appels, envoyer des messages et accéder à Internet dans ces zones.
Ce rétablissement intervient alors que, dans des médias proches de la rébellion, l’administration parallèle mise en place par l’AFC/M23 indique depuis quelques jours travailler à l’arrivée d’un nouvel opérateur télécom dans les zones sous son contrôle. Les rebelles accusaient alors Kinshasa d’être à l’origine de cette longue interruption des réseaux.
Jusqu’à présent, les autorités n’ont pas communiqué sur les causes exactes des perturbations observées durant près d’un mois dans ces zones. Le 26 janvier 2026, Vodacom Congo avait toutefois indiqué, dans un communiqué, avoir subi une intrusion dans son centre technique de Goma, entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau « dans cette zone ».
Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises alertent néanmoins sur la dégradation de la qualité des services de télécommunication dans le pays. Mi-janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a attribué cette situation à une panne du câble sous-marin WACS et annoncé, début février, des travaux de réparation.
La volonté de l’AFC/M23 d’introduire un nouvel opérateur dans les zones sous son contrôle intervient alors que l’ARPTC accuse le groupe MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet en République démocratique du Congo (RDC), notamment à Goma et Rutshuru, sans titre d’exploitation délivré par les autorités congolaises.
Selon des sources locales à Rutshuru-centre, des équipements attribués à MTN Rwanda auraient été installés sur des antennes dans le quartier Murambi, permettant au réseau rwandais de couvrir une partie du territoire congolais et d’y proposer des services.
Ce n’est pas la première fois que des opérations liées à MTN sont évoquées dans cette zone. Au début des années 2000, alors que Goma et une partie du Nord-Kivu étaient sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), une rébellion soutenue par le Rwanda, Rwandacell — aujourd’hui MTN Rwanda, détenue à 80 % par le groupe MTN et cotée à hauteur de 20 % à la Bourse rwandaise — opérait dans la région sous la marque Supercell.
Dans un article publié par le groupe MTN, Frans Joubert, alors directeur marketing de Rwandacell, déclare : « J’étais le PDG de Supercell, et les plateformes techniques étaient presque entièrement gérées depuis le Rwanda. » Il précisait avoir dirigé ce réseau pendant près de deux ans.
Jusqu’en août 2005, Supercell utilisait l’indicatif international rwandais +250 avant de commencer à utiliser le +243, indicatif de la RDC.
Timothée Manoke
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En République démocratique du Congo (RDC), le Fonds de développement du service universel (FDSU) a dévoilé, la semaine dernière, une stratégie décennale visant à réduire la fracture numérique. Couvrant la période 2026-2035, cette feuille de route mise sur une approche mutualisée pour déployer les infrastructures et connecter près de 68 millions de personnes vivant en zones rurales.
La stratégie a été présentée le jeudi 12 février, à l’occasion de la première rencontre du cadre de collaboration sectorielle. Celle-ci a réuni les principaux acteurs publics et privés des télécommunications, sous la conduite du directeur général du FDSU, Paterne Binene A Kadiat.
La feuille de route prévoit un modèle d’infrastructures mutualisées, baptisé « TowerCo Lead ». Dans ce schéma, les fournisseurs de tours (TowerCo) — principaux acteurs — financent et déploient les infrastructures passives (tours, énergie, backhaul) en accès ouvert. Les opérateurs mobiles (MNO) installent ensuite les équipements actifs sur ces sites afin de fournir leurs services.
L’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPTC) assure la régulation, en veillant à la qualité de service et au respect du cadre normatif.
De son côté, le FDSU assume un rôle stratégique et financier : il structure les mécanismes de subvention et en supervise l’exécution. Les aides sont attribuées, par zone d’exploitation, à des consortiums formés entre TowerCo et MNO. Le territoire est réparti en cinq zones opérationnelles.
Péréquation
Un mécanisme de péréquation est instauré afin que les sites rentables contribuent à l’équilibre économique des zones déficitaires, limitant ainsi le recours aux subventions publiques.
Cette initiative intervient dans un contexte où le partage d’infrastructures télécoms est de plus en plus plébiscité pour réduire la fracture numérique en Afrique. En RDC, Orange et Vodacom envisagent d’investir 179 millions de dollars sur quatre ans, à travers leur coentreprise Esengo Towers, pour déployer 1 000 tours de télécommunication à travers le pays afin d’améliorer la couverture du réseau mobile. En août 2025, les groupes Vodacom et Airtel Africa ont également annoncé la signature d’un accord de mutualisation des infrastructures télécoms sur plusieurs marchés clés, dont la RDC.
Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), « le partage des infrastructures de services mobiles est une solution qui permet de faire baisser le coût de mise en service des réseaux, en particulier dans les zones rurales ou sur les marchés marginaux. Ce partage peut également encourager la migration vers de nouvelles technologies et le déploiement du haut débit mobile. Il peut en outre renforcer la concurrence entre opérateurs de services mobiles et fournisseurs de services, lorsque des mesures de sauvegarde sont utilisées pour empêcher les comportements anticoncurrentiels ».
Pour rappel, les réseaux 2G, 3G et 4G couvraient respectivement 75 %, 55 % et 45 % de la population congolaise en 2024, selon les données de l’UIT. L’organisation estimait le taux de pénétration de la téléphonie mobile à 44,3 %, contre 19,7 % pour l’Internet.
À fin septembre 2025, le régulateur congolais indiquait un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 65,3 %, contre 32,2 % pour l’Internet mobile sur 112,2 millions d’habitants. Par ailleurs, la GSMA estimait à 40 millions le nombre de personnes non connectées à l’Internet mobile en RDC en 2023.
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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En décembre 2025, les titulaires de cartes Visa premium en République démocratique du Congo (RDC) ont fortement accru leurs dépenses de voyage international et leurs achats dans le commerce de détail haut de gamme, selon un communiqué publié le 10 février 2026 par Visa, leader mondial des paiements numériques.
Les données issues du Visa Consulting & Analytics Retail Spend Monitor, qui repose sur un sous-ensemble des transactions du réseau VisaNet complété par des estimations pour d’autres modes de paiement, montrent une hausse de plus de 45 % en glissement annuel des dépenses de voyage international effectuées avec des cartes Visa premium pendant la période des fêtes de fin d’année (1er au 31 décembre 2025).
Les dépenses des titulaires internationaux de cartes Visa — premium et non premium — en RDC ont également progressé. Les visiteurs en provenance des Émirats arabes unis, de la Zambie, de la République tchèque et du Portugal figurent parmi ceux ayant enregistré les plus fortes hausses, avec des dépenses en augmentation de plus de 75 %.

Du côté des voyageurs congolais, les dépenses de voyage international réalisées avec des cartes Visa premium ont augmenté de 45 %. Les déplacements vers des destinations telles que la France, la Chine, le Maroc et les États-Unis ont connu une hausse d’environ 85 % chez les détenteurs de cartes premium.
Le commerce de détail haut de gamme a également bénéficié de cette dynamique. Les dépenses pour les vêtements de luxe et les bijoux à l’étranger, réalisées par des titulaires de cartes premium Visa, ont progressé de plus de 55 % durant la période festive.
Pour Sophie Kafuti, Directrice générale de Visa RDC, ces résultats traduisent l’évolution des comportements de consommation pendant les fêtes. Elle souligne que Visa entend accompagner ces tendances en proposant « des solutions de paiement sécurisées, fluides et innovantes pour les consommateurs et les entreprises ».
En RDC, le leader mondial des paiements numériques a renforcé son offre locale à travers des partenariats avec les banques commerciales et les fintechs. En septembre 2025, l’entreprise avait lancé VisaPay, une application facilitant les paiements numériques pour les consommateurs et améliorant l’expérience de paiement au quotidien.
Ronsard Luabeya
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Les opérations d’identification des causes des récentes dégradations de la qualité des services Internet devraient débuter le 3 février 2026, a annoncé l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) dans un communiqué publié le 31 janvier 2026.
Ces interventions font suite à une « panne technique générale » ayant affecté, en janvier, la liaison internationale sous-marine à fibre optique West Africa Cable System (WACS). Les travaux seront menés à Muanda, en République démocratique du Congo (RDC), et à Pointe-Noire, en République du Congo, avec pour objectif le « rétablissement normal » des services Internet, précise le régulateur.
L’ARPTC avertit que ces opérations pourraient occasionner de nouvelles perturbations temporaires. Elle indique toutefois que les opérateurs concernés ont mis en place des mesures de redondance afin de limiter l’impact sur la continuité des services.
Le régulateur dit suivre de près l’évolution des travaux et s’engage à informer les usagers en temps utile des dispositions à prendre en fonction de la situation.
Lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit les autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires afin de contenir les perturbations récurrentes affectant les réseaux et systèmes de télécommunications sur l’ensemble du territoire national.
Ces dysfonctionnements ont concerné notamment la téléphonie mobile et fixe, l’Internet, la transmission de données, les services numériques, l’interconnexion des réseaux, ainsi que la radiodiffusion et la télévision numérique.
Le chef de l’État a également demandé le renforcement des mécanismes de régulation, de contrôle et de suivi permanent de la qualité des réseaux et des services, ainsi qu’une coordination effective entre les ministères sectoriels, les autorités de régulation et les services techniques spécialisés.
Ronsard Luabeya
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