D’ici 2027, une deuxième société publique devrait voir le jour en République Démocratique du Congo (RDC). Le gouvernement s’y est engagé dans le cadre du Compact énergétique national, une feuille de route visant à accélérer l’accès à l’électricité dans le pays.
Selon ce document, cette nouvelle entité aura pour mission de gérer les nouvelles infrastructures électriques et les lignes de transport associées, en particulier les corridors de transport assurant l’intégration régionale. Parmi les projets envisagés figurent les corridors Inga-Kolwezi et Inga-Bunia, qui devraient renforcer la distribution de l’électricité à travers le territoire et la sous-région. Ces nouveaux axes d’interconnexion seront alimentés par de nouvelles centrales hydroélectriques, essentielles pour augmenter le taux d’accès à l’électricité en RDC.
Le deuxième opérateur public du secteur de l’électricité en RDC devrait bénéficier d’une gouvernance renforcée et devra signer un contrat de performance avec le gouvernement. Sa mise en place se fera avec l’accompagnement d’une firme internationale spécialisée, et une participation privée dans son capital n’est pas exclue à ce stade. « L’éventualité d’une participation privée dans la nouvelle société publique sera décidée par le gouvernement au temps opportun », précise le Compact énergétique national.
L’annonce de cette nouvelle société publique apparaît comme une réponse aux défis persistants de la Société nationale d’électricité (SNEL). Une grande partie des équipements de production, de transport et de distribution de la SNEL est obsolète, entraînant des pannes fréquentes et une efficacité réduite. Cette situation contribue également à d’importantes pertes d’énergie. En 2022, la SNEL a perdu environ 46 % de sa production électrique, selon le Compact énergétique national.
Ronsard Luabeya, stagiaire
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