The Democratic Republic of Congo (DRC) Ministry of Mines and the Xcalibur group signed a second contract on Jan. 29 in Kinshasa for airborne geophysical and geological mapping of the national territory. Minister of Mines Louis Watum Kabamba and Xcalibur CEO Andres Blanco Grasa, who is based in Spain, signed the document after several months of anticipation.
The Ministry of Mines said last December that the selection was not a direct award but a continuation of the initial program, explaining the choice of the same provider. The ministry also said phase B takes into account the results of phase A. Officials added that they preferred signing a new contract rather than amending the existing one in order to comply with public procurement law and its implementing regulations.
The DRC signed a contract with Xcalibur in 2017 for national airborne geophysical and geological mapping. It was subsequently adjusted through amendments in 2019 and 2022. Documents published by the Ministry of Mines show the program is structured around two distinct components: a phase A described as a priority and a phase B described as optional.
According to Article 19 of the second amendment, the total cost of phase A, covered under the first contract, is set at $60,961,973. The cost of phase B is fixed at $297,873,516, bringing the overall budget to $358.8 million. This second phase, valued at nearly five times the first contract, was to be carried out later under a separate financing agreement and subject to a no-objection from the General Directorate for Control of Public Procurement (DGCMP). It is to be implemented taking into account results obtained during phase A.
The Minister of Mines said the first phase is finished. He said last November during the Makutano 2025 forum that they have submitted a report and collected data. He specified that the contract does not require Xcalibur to identify deposits. Instead, the company defines certain geological districts and formations, after which exploration work will begin.
According to the contract, phase A of the project was to cover mainly the Kasai, Equateur and Katanga blocks. It notably provided for remote sensing and interpretation of satellite images, and airborne geophysical surveys involving magnetic and radiometric data at resolutions allowing a regional-scale view of subsurface structures. It also included targeted gravity and electromagnetic surveys, initial geological and geochemical mapping of priority areas, the development of an open geological information system (GIS), and initial training for national technical staff.
Phase B provides for a densification of geophysical surveys in areas identified by phase A, as well as more detailed investigations of detected anomalies. It also includes magnetic and radiometric surveys across the rest of the country, standard gravity surveys in the central basin for gas and oil, and detailed geological and geochemical mapping at more actionable scales. The phase further includes advanced strengthening of national capacities and the full implementation of the GIS to support economic use and institutional management of the data. The program also includes the construction of a laboratory for chemical, petrographic and metallogenic analysis.
A boost for exploration
Many sector actors believe exploration in the DRC is stalled. Landry Djimpe, managing partner of Innogence Consulting, observed at Makutano 2025 that all current large mines without exception rely on geological clues identified during the colonial era.
The national airborne geophysical and geological mapping program is presented as an initial response to this problem. According to the Ministry of Mines, its objective is to provide the DRC with reliable and certified scientific data across the entire territory to better understand the country’s subsoil potential. It also aims to strengthen planning and transparency in the mining sector, attract responsible investment, and safeguard national economic sovereignty.
A central challenge remains ensuring rigorous monitoring of implementation so that this investment translates into better knowledge of the national subsoil and sustainable development of the country’s mineral resources. This challenge is further emphasized by the fact that Xcalibur holds no subsidiary in the DRC. The entities that signed the base contract and the various amendments are based in Mauritius, South Africa and Spain.
Pierre Mukoko
Attendue depuis quelques mois, la signature du second contrat entre le ministère des Mines de la République démocratique du Congo (RDC) et le groupe Xcalibur, portant sur les travaux de cartographie géophysique aéroportée et géologique du territoire national, a eu lieu le 29 janvier 2026 à Kinshasa. Le document a été signé par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, et le directeur général de Xcalibur, Andres Blanco Grasa, basé en Espagne.
Après des allégations d’irrégularités ayant précédé la signature, le ministère des Mines a indiqué, en décembre dernier, qu’il ne s’agissait pas « d’une attribution discrétionnaire », mais de la « continuité du programme initial », d’où le choix du même fournisseur. Un choix également justifié par le fait que « la phase B prend en compte les résultats de la phase A ». Selon le même communiqué, l’option de signer un nouveau contrat, au lieu d’un avenant, a été privilégiée « pour respecter la loi sur les marchés publics et ses mesures d’application ».
En 2017, la RDC a signé avec Xcalibur un contrat relatif à la cartographie géophysique aéroportée et géologique nationale. Il a ensuite été ajusté par des avenants successifs en 2019 et 2022. Ces documents publiés par le ministère des Mines montrent que le programme est structuré autour de deux volets distincts : un volet A, dit « prioritaire », et un volet B, dit « optionnel ».
Un programme de près de 360 millions $
Selon l’article 19 de l’avenant n°2, le coût total du volet A — objet du premier contrat — est arrêté à 60 961 973 dollars américains, tandis que le coût du volet B est fixé à 297 873 516 dollars, soit une enveloppe globale de 358,8 millions de dollars. Cette seconde phase, de près de cinq fois la valeur du premier contrat, devait être exécutée ultérieurement sur la base d’un autre accord de financement et moyennant l’avis de non-objection de la Direction générale du contrôle des marchés publics (DGCMP). Elle devrait être mise en œuvre « en tenant compte des résultats obtenus lors de la phase A ».
Selon le ministre des Mines, la première phase est terminée. « Ils ont déposé un rapport, il y a des données qu’ils ont pu récolter », avait-il indiqué en novembre dernier, lors de son passage au forum Makutano 2025, avant de préciser : « leur contrat ne leur demande pas de découvrir des gisements. Xcalibur définit plutôt certains districts géologiques et certaines formations géologiques. Et après, il y a le vrai travail d'exploration qui va commencer ».
Selon le contrat, la phase A du projet devait couvrir principalement les blocs Kasaï, Équateur et Katanga. Elle prévoyait notamment : la télédétection et l’interprétation d’images satellites ; des levés géophysiques aéroportés (magnétiques et radiométriques) réalisés à des résolutions permettant une lecture régionale du sous-sol ; des levés gravimétriques et électromagnétiques ciblés ; une première cartographie géologique et géochimique sur des zones identifiées comme prioritaires ; la structuration d’un système d’information géologique (SIG) ouvert ; ainsi que la formation initiale des cadres techniques nationaux.
La phase B prévoit une densification des levés géophysiques sur les zones identifiées par le volet A, ainsi que des investigations plus fines sur les anomalies détectées. Elle inclut également des levés magnétiques et radiométriques sur le reste du pays, des levés gravimétriques standards sur la cuvette centrale (gaz et pétrole), une cartographie géologique et géochimique détaillée à des échelles plus opérationnelles, un renforcement avancé des capacités nationales, et la mise en exploitation complète du SIG, notamment pour la valorisation économique et institutionnelle des données. Le programme comprend en outre la construction d’un laboratoire d’analyse chimique, pétrographique et métallogénique.
Levier pour relancer l’exploration
En RDC, l’exploration est en panne, estiment de nombreux acteurs du secteur. « Nos grandes mines actuelles reposent toutes — sans exception — sur des indices géologiques identifiés à l’époque coloniale », avait fait observer Landry Djimpe, associé gérant d’Innogence Consulting (cabinet de conseils actifs dans le secteur), lors du Makutano 2025.
Le programme de cartographie géophysique aéroportée et géologique du territoire national est donc présenté comme un début de réponse à cette problématique. Selon le ministère des Mines, son objectif est de doter la RDC de « données scientifiques fiables et certifiées sur l’ensemble du territoire », afin de mieux connaître le potentiel réel du sous-sol, renforcer la planification et la transparence du secteur minier, attirer des investissements responsables et garantir la souveraineté économique nationale.
Reste un enjeu central : assurer un suivi rigoureux de l’exécution, afin que cet investissement se traduise effectivement par une meilleure connaissance du sous-sol national et une valorisation durable des ressources minières du pays. Cet enjeu est d’autant plus souligné que Xcalibur ne détient aucune filiale en RDC : les entités ayant signé le contrat de base et les différents avenants sont basées à Maurice, en Afrique du Sud et en Espagne.
Pierre Mukoko
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Democratic Republic of Congo’s Vice-Prime Minister and Minister of National Economy, Daniel Mukoko Samba, met regulators from major economic sectors and representatives of consumer rights associations on Jan. 29, 2026, according to a ministry statement. During the meeting, Mukoko Samba presented a digital platform called Loba, which the ministry is preparing to launch.
The initiative has two main aims: to make it easier to manage consumer complaints and reports, and to inform consumers about their rights in regulated industries. The sectors covered include banking, insurance, telecommunications, air transport, pharmaceuticals and food products, as well as electricity and health services.
The ministry expects to officially launch the platform by the end of February 2026.
Part of the platform’s interface, viewed by Bankable, shows that consumers will be required to identify themselves and provide contact details before filing a complaint. They will then be asked to provide information about the case by selecting the relevant sector, the appropriate regulatory authority, the operator involved, and details of the service in question.
The system will also allow complainants to track the progress of their case from the moment a complaint is filed until it is handled by the competent authorities.
According to the Ministry of National Economy, Loba is intended to help build a database that can identify recurring reasons for complaints, analyze the commercial practices involved, and assess the responses provided by operators.
The initiative comes as President Félix Antoine Tshisekedi is awaiting a report on sanctions taken against non-compliant operators in the mobile and fixed telephony, internet, data transmission, digital services, network interconnection, and broadcasting sectors.
During the Council of Ministers on Jan. 9, 2026, the head of state instructed the authorities responsible for these sectors to take the necessary measures to address repeated disruptions affecting telecommunications networks and systems across the country.
Timothée Manoke
Glencore is reshaping its operating strategy in the Democratic Republic of Congo (DRC) as export restrictions on cobalt give way to a quota system expected to remain in place at least until the end of 2027. In its 2025 production report, published on January 29, 2026, the Anglo-Swiss mining group said it is prioritizing copper while adapting cobalt management to tighter commercial and logistical constraints.
Under this approach, “cobalt contained in mixed ores can be kept in solution (and not counted as production), rather than being processed into cobalt hydroxide, in order to minimize nearby processing costs,” the group said. Glencore operates the Kamoto Copper Company (KCC) and Mutanda Mining (MUMI) assets in the DRC.
In practice, this means the company is no longer systematically producing cobalt in a marketable form when export outlets are limited. The rationale is economic: avoiding processing, logistics, and storage costs for volumes that cannot be exported immediately.
2025 figures confirm the shift
Copper production in the DRC will be prioritized over cobalt when commercially appropriate, Glencore said; a stance supported by strong price dynamics for the red metal.
After approaching $13,000 per ton in 2025, up 44%, copper prices for three-month delivery hit a new record on January 29, 2026, reaching $14,268 per ton on the London Metal Exchange, Reuters reported.
This positioning is reflected in Glencore’s 2025 figures. Copper production from its own DRC operations, KCC and MUMI, reached 247,800 tons, up 10% from 2024.
By contrast, cobalt production declined. Glencore reported output of 36,100 tons in 2025, down from 38,200 tons in 2024, a 5% drop. The decrease “primarily reflects proactive planning to prioritize copper production over cobalt, given cobalt export restrictions in the DRC,” the group said.
Limited visibility for 2026
For 2026, Glencore provided a global copper production range of between 810,000 and 870,000 tons but declined to issue any forecast for cobalt.
“Given the dynamic context of cobalt export restrictions and the need for ongoing operational optimization, current uncertainty is too high to provide reliable cobalt production guidance for the 2026 financial year,” the company said.
Glencore added, however, that KCC and Mutanda hold sufficient cobalt inventories to meet short-term quota requirements. Expected quotas for the group are estimated at 22,765 tons in 2026, including carryover from 2025, and 18,840 tons in 2027.
Impact on the local value chain
The strategy is expected to have knock-on effects across the Congolese mining ecosystem. On the logistics side, Glencore said the DRC is “progressively putting in place its quota and control systems,” but delays affected exports initially planned for the fourth quarter of 2025. As a result, “KCC and Mutanda exported no cobalt in the fourth quarter of 2025.”
Storage has become a central issue. Excess cobalt is being held within the DRC, increasing the need for secure warehousing, traceability, and risk management, while tying up financial value.
The impact on employment and subcontracting is more mixed. Prioritizing copper helps maintain high activity levels at mines and processing plants. However, lower volumes of marketable cobalt and periods without exports weigh on cobalt-linked segments, including export logistics, packaging, specialized transport, and related services.
From an operational risk perspective, keeping cobalt “in solution” alters industrial processes and requires heightened attention to safety, environmental management, and maintenance.
Pierre Mukoko
Selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale, le vice-Premier ministre, ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, a réuni le 29 janvier 2026 les régulateurs des principaux secteurs de l’économie et les associations de défense des droits des consommateurs afin de leur présenter une plateforme numérique dénommée Loba, que son ministère s’apprête à lancer.
L’initiative poursuit deux objectifs : faciliter la gestion des plaintes et dénonciations des consommateurs, et informer ces derniers sur leurs droits dans les secteurs régulés. Sont notamment concernés les banques, les assurances, les télécommunications, le transport aérien, les produits pharmaceutiques et alimentaires, ainsi que les secteurs de l’électricité et de la santé.
Le ministère prévoit un lancement officiel de la plateforme d’ici la fin du mois de février 2026.
Une partie de l’interface de la plateforme, visualisée par Bankable, montre que les consommateurs devront s’identifier et renseigner leurs coordonnées avant d’introduire une plainte. Ils seront ensuite appelés à fournir les informations relatives au dossier, en sélectionnant le secteur concerné, l’autorité de régulation compétente, l’opérateur mis en cause, ainsi que les détails du service faisant l’objet de la plainte.
Sanctions attendues
Le dispositif prévoit également la possibilité, pour le plaignant, de suivre l’évolution du traitement de son dossier, depuis le dépôt de la plainte jusqu’à sa prise en charge par les instances concernées.
Du côté du ministère de l’Économie nationale, Loba doit permettre la constitution d’une base de données destinée à identifier les motifs récurrents de plaintes, à analyser les pratiques commerciales mises en cause et à apprécier les réponses apportées par les opérateurs.
Cette initiative intervient alors que le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, attend un rapport sur les sanctions prises à l’encontre des opérateurs défaillants dans les secteurs de la téléphonie mobile et fixe, de l’Internet, de la transmission de données, des services numériques, de l’interconnexion des réseaux, ainsi que des réseaux de radiodiffusion et de télévision numérique.
Lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, le chef de l’État avait instruit les autorités en charge de ces secteurs de prendre les mesures nécessaires pour endiguer les perturbations récurrentes affectant les réseaux et les systèmes de télécommunication sur l’ensemble du territoire national.
Timothée Manoke
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Dans son rapport de production 2025, publié le 29 janvier 2026, Glencore met en lumière un ajustement de cap en République démocratique du Congo (RDC), dicté par les restrictions imposées aux exportations de cobalt, désormais remplacées par un système de quotas au moins jusqu’à fin 2027. Il s’agit de donner la priorité au cuivre tout en adaptant la gestion du cobalt à des contraintes commerciales et logistiques accrues.
Dans ce contexte, « le cobalt contenu dans les minerais mixtes peut être maintenu en solution (et non comptabilisé comme production), plutôt que transformé en hydroxydes de cobalt, afin de minimiser les coûts de traitement à proximité », explique le groupe, opérateur des mines de Kamoto Copper Company (KCC) et Mutanda Mining (MUMI).
Autrement dit, Glencore choisit de ne pas systématiquement produire du cobalt sous forme commercialisable tant que les débouchés à l’export sont limités. La motivation est économique : éviter d’engager des coûts de transformation, de logistique et de stockage pour un produit qui ne peut pas être exporté immédiatement.
Les chiffres 2025 confirment l’orientation
« La production de cuivre en RDC sera priorisée par rapport au cobalt lorsque cela est commercialement pertinent », assume la multinationale anglo-suisse. Et le niveau des prix du métal rouge encourage cette stratégie.
Après avoir approché les 13 000 dollars la tonne en 2025 (+44 %), le prix du cuivre pour livraison dans trois mois a atteint un nouveau record historique le 29 janvier 2026 sur la London Metal Exchange, à 14 268 dollars la tonne, rapporte Reuters.
Ce positionnement se reflète dans les chiffres de 2025. La production de cuivre issue des sources propres en RDC (KCC et MUMI) atteint 247 800 tonnes, en hausse de 10 % par rapport à 2024.
À l’inverse, la production de cobalt recule. Glencore fait état de 36 100 tonnes en 2025, contre 38 200 tonnes en 2024, soit une baisse de 5 %. Ce recul « reflète principalement une planification proactive visant à privilégier la production de cuivre par rapport au cobalt, compte tenu des restrictions à l’exportation du cobalt en RDC », précise la multinationale.
Visibilité limitée sur 2026
Pour 2026, Glencore publie une fourchette de production pour le cuivre de l’ensemble de ses mines dans le monde (entre 810 000 et 870 000 tonnes), mais renonce à toute prévision pour le cobalt.
« Compte tenu du contexte dynamique des restrictions à l’exportation du cobalt et de la nécessité d’une optimisation opérationnelle continue, l’incertitude actuelle est trop élevée pour fournir des prévisions fiables de production de cobalt pour l’exercice 2026 », explique le groupe.
Néanmoins, « KCC et Mutanda disposent de stocks de cobalt suffisants pour satisfaire leurs quotas à court terme ». Les quotas attendus pour Glencore sont estimés à 22 765 tonnes en 2026 (incluant un report de 2025) et 18 840 tonnes en 2027.
Conséquences sur la chaîne de valeur locale
Cette stratégie devrait avoir des effets sur l’écosystème minier congolais. D’abord sur la logistique : Glencore souligne que la RDC « met progressivement en place ses systèmes de quotas et de contrôles », mais que des retards ont affecté les exportations initialement prévues au quatrième trimestre 2025. Résultat, « KCC et Mutanda n’ont exporté aucun cobalt au quatrième trimestre 2025 ».
Le stockage devient un enjeu central. Le cobalt excédentaire est conservé sur le territoire congolais, ce qui implique des besoins accrus en entreposage sécurisé, en traçabilité et en gestion des risques, tout en immobilisant de la valeur financière.
L’impact sur l’emploi et la sous-traitance est plus contrasté. La priorité accordée au cuivre permet de maintenir un niveau d’activité élevé dans les mines et les usines. En revanche, la baisse de production de cobalt commercialisable et l’absence d’exportations sur certaines périodes peuvent peser sur les segments liés au cobalt : logistique d’export, conditionnement, transport spécialisé et services associés.
Sur le plan des risques opérationnels, le maintien du cobalt « en solution » modifie la conduite des procédés industriels et impose une vigilance renforcée en matière de sécurité, d’environnement et de maintenance.
Pierre Mukoko
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The executive branch plans to invest a total of 41.8 billion Congolese francs, or nearly $19 million, over three years in the N’Sele Presidential Agro-Industrial Domain (DAIPN). The funding is part of the government’s three-year public investment programme for the 2026-2028 period, according to a document seen by Bankable.
The document says 26.89 billion Congolese francs is earmarked for the purchase of specialised equipment to relaunch agricultural activities. The remaining funds are allocated to the renovation of the domain’s pig farm.
The farm has been idle since Jan. 1, 2026, due to a lack of funding to keep operations running, according to a statement that local media attributed to DAIPN staff.
A video attached to the statement shows empty chicken coops and an inactive slaughterhouse. Staff say in the video that workers in the poultry sector, including those in hatcheries, the slaughterhouse and chicken farming, have been sent on unpaid leave. In the same statement, they called on President Félix Antoine Tshisekedi to step in and support the project.
The president visited the site in 2022. Reports following the visit cited a capacity of more than 18,000 laying hens and two large chicken coops with space for more than 9,000 broilers, intended to supply the slaughterhouse every three weeks.
The N’Sele Presidential Agro-Industrial Domain was created in 1966 under the presidency of Marshal Mobutu. It was later relaunched in 2013 as part of a public-private partnership with the Israeli group LR Group Limited. The project aimed to supply Kinshasa and surrounding areas while creating direct and indirect jobs for local residents.
Timothée Manoke
Selon le programme triennal d’investissement public du gouvernement pour la période 2026-2028, consulté par Bankable, l’exécutif prévoit un investissement total de 41,8 milliards de francs congolais, soit près de 19 millions de dollars américains, étalé sur trois ans, en faveur du Domaine agro-industriel présidentiel de la N’Sele (DAIPN).
D’après ce document, une enveloppe de 26,89 milliards de francs congolais est destinée à l’acquisition d’équipements spéciaux pour la relance des activités agricoles, tandis que le reste du financement est affecté à la réhabilitation de la porcherie du domaine.
Selon un communiqué attribué par plusieurs médias locaux aux agents du DAIPN, la ferme est à l’arrêt depuis le 1er janvier 2026, en raison d’un manque de financements pour assurer la poursuite de ses activités.
Une vidéo jointe à ce communiqué montre des poulaillers vides ainsi qu’un abattoir à l’arrêt. Les agents y indiquent que les employés du secteur avicole, notamment ceux des couvoirs, de l’abattoir et de l’élevage de poulets, ont été mis en congé sans solde. Dans ce même communiqué, ils appellent à une intervention du président de la République, Félix Antoine Tshisekedi, afin de venir au secours de ce projet.
En 2022, le site avait reçu la visite du président de la République. Les informations disponibles à l’issue de cette visite faisaient état d’une capacité de plus de 18 000 poules pondeuses, ainsi que de deux grands poulaillers d’une capacité de plus de 9 000 poulets de chair, destinés à approvisionner l’abattoir toutes les trois semaines.
Le Domaine agro-industriel présidentiel de la N’Sele a été créé en 1966, sous la présidence du maréchal Mobutu, avant d’être relancé en 2013 dans le cadre d’un partenariat public-privé avec le groupe israélien LR Group Limited. Le projet visait à approvisionner les populations de Kinshasa et de ses environs, tout en créant directement et indirectement des emplois pour les résidents locaux.
Timothée Manoke
Artisanal mineral processing units in the copper-cobalt sector face an uncertain future after compliance inspections launched by the Ministry of Mines in late December 2025. The continuation of their activities, following a moratorium granted by the authorities, is now conditional on correcting the irregularities identified by an ad hoc Commission and communicated to each operator, as well as on the payment of the penalties imposed.
According to a Ministry of Mines statement dated Jan. 28, 2026, the Commission identified thirteen entities in Lualaba, including one that failed to appear. In Haut-Katanga, twenty-seven units were identified. Nineteen appeared before the Commission, four are no longer operational, three are undergoing administrative regularization before starting operations, and one did not attend the proceedings.
Several irregularities and cases of non-compliance were observed. The report cites breaches of shareholding requirements, with Congolese participation below 50%, as well as the unauthorized holding of multiple permits or approvals, notably mining exploitation licenses and processing authorizations. It also notes the absence of contracts with approved cooperatives, the lack of proof of training for Congolese employees, shortcomings in the submission of mandatory reports, and serious weaknesses in traceability and transparency.
This process is part of a decision to impose a general suspension of mining and commercial activities by processing entities, taken on Dec. 19, 2025, across the entire national territory. The measure aims to bring a sector already identified as largely non-compliant with the Mining Code and Regulations into line, notably based on the findings of the National Commission for the Fight Against Mining Fraud.
Internal checks announced
To assess the situation on the ground, an ad hoc Commission was established on Dec. 26, 2025, to carry out inspections of administrative, legal and technical compliance, as well as the traceability of processing units. It focused on the provinces of Lualaba and Haut-Katanga, where most of the activity takes place.
Following the inspection missions, Minister of Mines Louis Watum Kabamba announced, on Jan. 5 and Jan. 22, 2026, a partial and temporary lifting of the suspension for processing entities located in the provinces of Lualaba and Haut-Katanga respectively. This was subject to strict compliance with the administrative, technical and traceability requirements communicated to them. The measure was presented as transitional, allowing the operators concerned to regularize their situation.
Initially excluded from this partial and temporary lifting, Luilu Resources, operating in Lualaba province, was ultimately declared eligible after appearing before the Commission.
In its statement of Jan. 28, 2026, the ministry said the maintenance or definitive lifting of the suspension would remain strictly conditional on the effective regularization of each unit. Any continued violation of laws and regulations exposes operators to sanctions provided under current mining legislation.
The ministry also announced internal inspections within its services throughout the Republic. These are intended to establish responsibilities and, where applicable, identify any direct or indirect complicity linked to failure to comply with the moratorium and the repeated violations observed.
Boaz Kabeya
A la suite du contrôle de conformité engagés par le ministère des Mines depuis fin décembre 2025, les unités de traitement des minerais artisanaux de la filière cuivre-cobalt se retrouvent en situation de sursis. La poursuite de leurs activités, après le moratoire obtenu, est désormais conditionnée à la correction effective des irrégularités constatées par la Commission ad hoc, notifiées à chaque structure, ainsi qu’au paiement des pénalités infligées.
Selon un communiqué du ministère des Mines daté du 28 janvier 2026, la Commission a recensé treize entités dans le Lualaba, dont une absente. Dans le Haut-Katanga, vingt-sept unités ont été identifiées : dix-neuf se sont présentées, quatre ne sont plus fonctionnelles, trois sont en cours de régularisation administrative avant le début de leurs activités et une ne s’est pas présentée aux travaux.
Plusieurs irrégularités et non-conformités ont été constatées. Le rapport cite notamment la non-conformité du capital social (participation congolaise en deçà de 50 %), le cumul non autorisé de certaines qualités ou titres (notamment titre minier d’exploitation et agrément en qualité d’entité de traitement), l’absence de contrats avec des coopératives agréées, l’absence de preuve de formation au profit des employés congolais, des insuffisances dans la transmission des rapports obligatoires, ainsi que de graves faiblesses en matière de traçabilité et de transparence.
Ce processus s’inscrit dans la décision de suspension générale des activités minières et commerciales des entités de traitement, prise le 19 décembre 2025 sur l’ensemble du territoire national. Cette mesure vise à assainir une filière déjà identifiée comme largement non conforme au Code et au Règlement miniers, notamment sur la base des conclusions de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière.
Des contrôles internes annoncés
Afin d’évaluer la situation sur le terrain, une Commission ad hoc a été instituée le 26 décembre 2025 pour procéder au contrôle de la conformité administrative, juridique, technique et de la traçabilité des unités de traitement. Elle s’est concentrée sur les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, où s’exerce l’essentiel de l’activité.
À l’issue des missions de contrôle, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a annoncé, les 5 et 22 janvier 2026, une levée partielle et temporaire de la suspension pour les entités de traitement localisées respectivement dans les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, « sous réserve du respect strict des prescriptions administratives, techniques et de traçabilité qui leur ont été notifiées ». La mesure a été présentée comme transitoire, afin de permettre aux opérateurs concernés de régulariser leur situation.
Initialement exclue du bénéfice de cette levée partielle et temporaire, Luilu Resources, opérant dans la province du Lualaba, a finalement été déclarée éligible après s’être présentée devant la Commission.
Dans son communiqué du 28 janvier 2026, le ministère rappelle que le maintien ou la levée définitive de la suspension demeurera strictement conditionné à la régularisation effective de chaque unité. Toute persistance dans la violation des lois et règlements expose les opérateurs aux sanctions prévues par la législation minière en vigueur.
Cette administration annonce en outre des contrôles internes au sein de ses services à travers toute la République, « en vue d’établir les responsabilités et, le cas échéant, toute complicité directe ou indirecte liée au non-respect du moratoire et aux violations répétées constatées ».
Boaz Kabeya
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