Rawbank a été élue Banque de l’année 2025 en République démocratique du Congo (RDC) par The Banker, publication du groupe Financial Times. Cette distinction, attribuée à une seule institution par pays, récompense une performance jugée supérieure sur plusieurs volets essentiels. Rawbank succède ainsi à TMB, lauréate en 2024.
Cette récompense vise à reconnaître les banques ayant su allier solidité financière, stratégie cohérente, innovation, qualité de service et impact économique mesurable. L’évaluation repose sur une méthodologie combinant indicateurs quantitatifs (résultats financiers, qualité des actifs, rentabilité) et éléments qualitatifs (innovation, digitalisation, inclusion financière, gouvernance, initiatives durables).
Pour motiver son choix, The Banker met en avant plusieurs réalisations de Rawbank en 2025. L’un des faits marquants est la finalisation d’une opération de syndication bancaire de 400 millions de dollars destinée à financer la troisième phase d’expansion de la mine de cuivre Kamoa-Kakula, dans le Lualaba. C’est la première fois qu’une banque congolaise structure un tel financement international, aux côtés de partenaires tels qu’Africa Finance Corporation, Absa et FBN.
Rawbank a également multiplié les initiatives en matière de modernisation, d’innovation financière et de soutien à l’économie locale. Début 2025, elle a procédé à une émission de titres de créance négociables (commercial paper) de 10 millions de dollars pour financer un opérateur minier du Katanga, une opération assortie d’une garantie d’entreprise — nouveauté dans le contexte congolais — qui élargit les options de financement pour les acteurs économiques.
Sur le plan numérique, la banque s’est distinguée en lançant la première carte de débit UnionPay en renminbi en Afrique pour faciliter les transactions RDC–Chine, avec une hausse de 25 % des ventes au premier trimestre. Elle a également renforcé son application Illicocash en y intégrant des paiements via WeChat et Alipay — une première sur le marché local — et amélioré son réseau d’agents bancaires grâce à la géolocalisation des distributeurs, commerçants et conseillers financiers. Ces avancées ont constitué des éléments déterminants pour The Banker.
Du côté de Rawbank, cette distinction — qui s’ajoute à d’autres prix obtenus en 2025, dont celui de « Meilleure Banque de la RDC » aux Euromoney Awards — est perçue comme une confirmation de la pertinence de sa stratégie. « Cette distinction récompense le travail remarquable de nos équipes et la confiance renouvelée de nos clients. Être désignée Banque de l’Année par The Banker confirme la pertinence de notre stratégie et renforce notre ambition de contribuer à un secteur financier plus moderne, plus inclusif et plus performant en République démocratique du Congo », a déclaré Mustafa Rawji, directeur général de Rawbank.
Bien qu’elle perde sa place aux Awards de The Banker, Trust Merchant Bank (TMB) a elle aussi été distinguée en 2025, recevant les prix « Meilleure Banque en RDC » et « Best SME Bank » de Global Finance, pour son soutien aux PME, le service mobile PEPELE et le développement de son réseau d’agences. La banque a concentré ses efforts sur le financement des petites et moyennes entreprises, la digitalisation et l’expansion de sa présence commerciale, tandis que les financements internationaux ou les projets à grande échelle étaient moins centraux dans ses activités récentes.
Boaz Kabeya
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La bataille pour le client congolais entre Airtel, Orange, Vodacom et Africell prend désormais une nouvelle dimension. Le 5 décembre 2025, le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles technologies de l’information, José Mpanda Kabangu, a officiellement remis, lors d’une cérémonie à Kinshasa, aux quatre opérateurs mobiles les licences unifiées de réseaux et services de télécommunications, marquant une étape clé dans l’histoire du secteur en République démocratique du Congo (RDC).
Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la loi 20/017 du 25 novembre 2020 relative aux télécommunications et aux TIC. Le nouveau dispositif met ainsi fin à une longue période d’« insécurité juridique » dénoncée depuis des années par les entreprises, dont les différents titres – 2G, 3G, 4G, fibre ou encore services à valeur ajoutée – avaient été délivrés à différentes époques et selon des régimes distincts.
Pour le directeur général de Vodacom Congo, cette réforme « marque une étape essentielle dans l’évolution du secteur télécom en RDC ». « Elle nous offre un cadre moderne, cohérent et aligné sur la neutralité technologique, ce qui nous permettra d’apporter encore plus d’innovation aux Congolais », ajoute Khalil Al Americani.
Dans la plupart des pays ayant adopté ce système, la licence unifiée permet à un opérateur de proposer, sous un seul titre, un large éventail de services – téléphonie mobile et fixe, internet, données – en toute neutralité technologique. La RDC rejoint désormais ce mouvement de convergence, qui consacre la fin des monopoles, la neutralité technologique et l’ouverture à la concurrence de l’ensemble du secteur.
Avec la licence unifiée, chaque opérateur peut désormais déployer plus facilement de nouveaux services – offres convergentes fixe-mobile, solutions pour entreprises, IoT, préparation à la 5G – sans repasser par un processus complet de délivrance de titres pour chaque technologie. Cette flexibilité devrait accélérer l’innovation commerciale et renforcer la concurrence sur les prix, la qualité de service et la couverture, autant d’atouts pour la croissance du secteur numérique congolais et l’attractivité pour les investisseurs internationaux.
Marché en forte expansion
La réforme s’accompagne toutefois de responsabilités accrues. Les cahiers des charges annexés aux licences unifiées définissent les obligations en matière de couverture, de qualité de service, d’identification des abonnés et de protection des consommateurs. L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), chargée de garantir la sécurité juridique et réglementaire des investissements, devra renforcer ses capacités de contrôle afin que la concurrence ne se fasse ni au détriment des usagers, ni au détriment de l’aménagement numérique du territoire.
Ce tournant intervient sur un marché en croissance rapide. Selon l’Observatoire de l’ARPTC, la pénétration de la téléphonie mobile est passée de 56,7 % à 61,84 % entre le premier et le deuxième trimestre 2025, soit une progression de 5 %, avec une hausse des abonnements actifs de 63,6 à 69,4 millions.
Sur le total des abonnements mobiles au deuxième trimestre, Vodacom détenait 35,52 % de parts de marché, devant Orange (30,37 %), Airtel (28,59 %) et Africell (5,52 %). Et sur un chiffre d’affaires global de 1,1 milliard de dollars à fin juin, Airtel détenait 36 % de parts de marché, devant Vodacom (32,2 %), Orange (28,1 %) et Africell (3,5 %).
Le segment de l’internet mobile est encore plus stratégique : à fin juin, il a généré 594 millions de dollars, soit près de 52,7 % du chiffre d’affaires global du secteur. Au deuxième trimestre, le nombre d’utilisateurs actifs d’internet mobile a atteint 34,5 millions, pour un taux de pénétration de 30,79 % (+0,81 %), tandis que le volume de données consommées a progressé de 26,91 % par rapport au premier trimestre 2025.
Sur ce segment, à fin juin, Vodacom détenait 36,4 % des parts de marché en termes d’abonnements, devant Airtel (30,8 %), Orange (29,8 %) et Africell (3 %). En termes de chiffre d’affaires, Airtel restait leader avec 41,6 %, devant Orange (29,5 %), Vodacom (24,7 %) et Africell (4,1 %).
Avec La Tribune Afrique
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A major upgrade of port facilities is underway at the Port of Matadi in Kongo Central province, where five quays are scheduled for renovation to improve maritime operations and strengthen the competitiveness of the Democratic Republic of Congo’s principal seaport.
Transport Minister Jean-Pierre Bemba outlined the plans on November 26 during the Makutano Forum in Kinshasa.
He said quays 5, 6 and 7 will be modernized under a concession arrangement negotiated with shipping giant MSC. Matadi Corridor Container Terminals (MCTC), which Bemba described as working directly with MSC on the project, previously announced that it had awarded a 100-million-euro contract to Eiffage Génie Civil Marine for the work.
Quay 9, operated under concession by Dubai-based DP World, will also undergo a full upgrade to improve its infrastructure and expand handling capacity. In addition, Abu Dhabi Ports Group plans to begin operating at Quay 0, where it will be responsible for rehabilitation and extension works, according to the minister.
Bemba also detailed an equipment-upgrade program for the National Office of Transport (ONATRA). Using proceeds from the Land Logistics Royalty (RLT), ONATRA is purchasing new equipment to improve operations. Four quays will receive new machinery, including 30-ton elevators, while two additional 80-ton units are expected early next month.
According to Bemba, these investments will help ONATRA regain its position as a major operator at the Port of Matadi and play a key role in revitalizing the country’s logistics sector.
Ronsard Luabeya
The U.S. International Development Finance Corporation (DFC) said in a statement dated December 5, 2025, that it had issued a Letter of Intent to Mota-Engil, signaling its readiness to help finance the rehabilitation and operation of the Dilolo-Sakania railway line in the Democratic Republic of Congo (DRC).
The move suggests that the Portuguese construction group is emerging as the frontrunner to secure the concession for the Congolese section of the Lobito Corridor, which links the DRC’s mining regions to the Atlantic port of Lobito in Angola.
Mota-Engil, together with Trafigura and Vecturis, forms the Lobito Atlantic Railway (LAR) consortium. The consortium has held a 30-year concession since July 2022 to operate and modernize the Angolan stretch of the corridor. The DRC, however, has not yet publicly announced who will be awarded the concession on its territory.
“What we are trying to do now is get the work started,” said Deputy Prime Minister for Transport Jean-Pierre Bemba on November 26 during a panel at the Makutano Forum. He said discussions are advancing within the strategic steering committee that brings together the DRC, the United States and the European Union.
With backing from the United States, Mota-Engil appears well-positioned in the process. The DFC has said it is prepared to mobilize up to 1 billion dollars for the project. The Dilolo-Sakania rail line is expected to become the main route for Congolese exports to the United States. Under a strategic agreement signed on December 4 between Kinshasa and Washington, public enterprises are expected over the next five years to send 50 percent of their copper, 30 percent of their cobalt and 90 percent of their zinc through the Lobito Corridor.
Economic Stakes
Feasibility studies presented in September by a joint European Union-U.S. expert mission estimate the cost of rehabilitating the Dilolo-Sakania line and extending it toward the Zambian border at about 1.1 billion dollars.
Current financing commitments already surpass that amount. In addition to the 1 billion dollars being considered by the DFC, the European Investment Bank is ready to contribute 500 million euros, and the World Bank is prepared to provide 500 million dollars, according to Bemba.
If implemented, the corridor is expected to give the Port of Lobito a competitive advantage over major regional ports such as Durban (South Africa), Dar es Salaam (Tanzania), Beira (Mozambique) and Walvis Bay (Namibia). Transporting freight from Tenke or Kolwezi to Lobito would take between five and eight days, compared with nearly 25 days for Durban. According to the transport minister, this reduction in transit time could lower logistics costs by up to 30 percent. In the first year of operations, authorities expect export volumes of 1 million tons and import volumes of 500,000 tons.
Bemba added that the corridor could lift the DRC’s GDP by 2 to 3 percent through growth in mining, industrial, agricultural and logistics activities along the route. He also said roughly 10,000 direct jobs could be created during rehabilitation and modernization of the Congolese section.
Pierre Mukoko
Au port de Matadi, dans la province du Kongo Central, un programme de modernisation des infrastructures portuaires est en cours. Cinq quais vont bénéficier de travaux de réfection destinés à optimiser les opérations maritimes et à renforcer la compétitivité du principal port maritime de la République démocratique du Congo. L’annonce a été faite le 26 novembre dernier par le ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, au Forum Makutano organisé à Kinshasa.
Dans son intervention, le ministre a précisé que les quais 5, 6 et 7 seront réhabilités dans le cadre d’un contrat de concession négocié avec le géant maritime MSC. La société Matadi Corridor Terminaux à Conteneurs (MCTC), qui, selon Jean-Pierre Bemba, collabore directement avec MSC dans l’exécution de ce projet, avait annoncé avoir attribué à Eiffage Génie Civil Marine un contrat de 100 millions d’euros pour ces travaux.
Le quai 9, concédé à l’entreprise émiratie DP World, bénéficiera également d’une réfection complète destinée à moderniser ses installations et à renforcer ses capacités opérationnelles. Par ailleurs, le groupe Abu Dhabi Ports prévoit de s’implanter sur le quai 0. Il devra aussi le réfectionner et le prolonger, selon les précisions du ministre des Transports.
Jean-Pierre Bemba a également présenté un programme d’équipement en faveur de l’ONATRA. Grâce aux ressources issues de la Redevance logistique terrestre (RLT), l’ONATRA est en cours d’acquisition de matériels modernes destinés à améliorer sa performance. Quatre quais recevront des infrastructures neuves, dont des élévateurs de 30 tonnes, tandis que deux autres équipements de 80 tonnes sont attendus au début du mois prochain.
Selon le ministre, l’ensemble de ces investissements permettra à l’ONATRA de retrouver son statut d’opérateur portuaire majeur à Matadi et de contribuer significativement à la relance du secteur logistique national.
Ronsard Luabeya
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Dans un communiqué publié le 5 décembre 2025, la U.S. International Development Finance Corporation (DFC) a annoncé avoir émis une lettre d’intention à Mota Engil, signalant sa disponibilité à financer « la réhabilitation, l’exploitation et le transfert de la ligne ferroviaire Dilolo–Sakania » en République démocratique du Congo (RDC). Cette démarche suggère que l’entreprise portugaise de construction et de génie civil est pressentie pour décrocher le contrat de concession de cette section du corridor de Lobito, qui relie les régions minières de la RDC au port atlantique de Lobito, en Angola.
Avec Trafigura et Vecturis, Mota-Engil forme le consortium Lobito Atlantic Railway (LAR), titulaire depuis juillet 2022 d’une concession de 30 ans pour l’exploitation et la modernisation de la section angolaise du corridor. Côté congolais, aucune décision d’adjudication n’a cependant encore été rendue publique.
« Ce que nous essayons de faire maintenant, c’est d'activer le début des travaux », a indiqué, le 26 novembre dernier, le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, lors d’un panel consacré au secteur au Forum Makutano. Il a précisé que les travaux se poursuivent au sein du comité stratégique de suivi du projet, qui regroupe la RDC, les États-Unis et l’Union européenne (UE).
Avec un allié comme les États-Unis, Mota-Engil semble donc bien positionnée dans ce processus. La DFC s’est déclarée prête à mobiliser jusqu’à un milliard de dollars pour financer le projet. La ligne ferroviaire Dilolo–Sakania est appelée à devenir l’axe principal des exportations congolaises vers les États-Unis. L’accord stratégique signé le 4 décembre entre Kinshasa et Washington fixe des objectifs précis : 50 % du cuivre, 30 % du cobalt et 90 % du zinc commercialisés par les entreprises publiques devront transiter par ce corridor au cours des cinq prochaines années.
Retombées économiques
Selon les conclusions des études de faisabilité présentées en septembre par une délégation d’experts de l’Union européenne et des États-Unis, la réhabilitation de la ligne Dilolo–Sakania et son extension vers la frontière zambienne nécessitent un investissement d’environ 1,1 milliard de dollars. Les promesses de financement actuelles dépassent déjà ce montant : en plus du milliard de dollars envisagé par la DFC, la Banque européenne d’investissement est disposée à apporter 500 millions d’euros et la Banque mondiale 500 millions de dollars, a indiqué Jean-Pierre Bemba.
Selon les projections officielles, le corridor doit rendre le port de Lobito plus compétitif que ceux de Durban (Afrique du Sud), Dar es-Salaam (Tanzanie), Beira (Mozambique) ou Walvis Bay (Namibie). À titre de comparaison, il faudra 5 à 8 jours pour acheminer le fret des villes minières de Tenke ou Kolwezi jusqu’au port de Lobito, contre près de 25 jours pour Durban. Cette réduction des délais permettrait, selon le ministre des Transports, de diminuer les coûts logistiques jusqu’à 30 %. Dès la première année d’exploitation, il est prévu un volume d’1 million de tonnes à l’export et de 500 000 tonnes à l’import.
Jean-Pierre Bemba estime également que le corridor pourrait augmenter le PIB de la RDC de 2 à 3 %, grâce aux activités minières, industrielles, agricoles et logistiques qui se développeront le long de la voie ferrée. Il évoque par ailleurs la création d’environ 10 000 emplois directs liés à la réhabilitation et à la modernisation de la ligne côté congolais.
Pierre Mukoko
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Asia Minerals Limited’s planned manganese project in Luozi, in Kongo Central province, will require more than 300 MW of power. The energy needs were outlined at the Makutano Forum on Nov. 26 by Fely Samuna, managing director of Kerith Resources, the DRC-based partner of the Japanese multinational.
He said the project’s power demand is split between roughly 120 MW for mining operations and nearly 200 MW for local processing, in line with the government’s push to increase value addition and jobs in the region. Samuna said this demand would come onstream in more than three years, noting that exploration will take three years before mine development begins. He questioned whether the DRC can meet these requirements.
Aime Molendo Sakombi, Minister of Hydraulic Resources and Electricity, said the area has hydropower sites that could supply the project, including the Mpioka site on the Inkisi River. According to Jean-Pierre Mukadi Kalombo, coordinator of the Energy Ministry’s Project Coordination and Management Unit, the Mpioka site has a potential of about 6,000 MW. He said it could also help supply Kinshasa’s grid, including future expansion, and support growing mining demand. Studies of the site will begin next year to give the government the technical data it needs.
Samuna also raised concerns about the DRC’s energy costs. He noted that the Japanese partner already operates the Pertama Ferroalloys smelter in Malaysia, commissioned in 2016, where it relies on a PPA priced at about $0.04 per kWh. He asked whether a lower rate could be considered in the DRC to ensure the competitiveness of local operations and encourage Asia Minerals to process ore domestically.
In response, Bob Mabiala Mvumbi, director general of the Agency for the Development and Promotion of the Grand Inga Project (ADPI), said he was ready to discuss a future PPA. “You will set a price and we will talk,” he said, noting that ADPI is working on defining bankable demand for Inga 3, which is estimated at 3,000-11,000 MW.
The pricing issue remains challenging. The DRC’s state utility SNEL, which says its current average tariff of $0.17 per kWh is below cost, is seeking a price increase. Mini-grid operators charge between $0.25 and $0.70 per kWh.
Timothée Manoke
Les besoins électriques du projet de manganèse d’Asia Minerals Limited à Luozi, dans le Kongo Central, sont projetés à plus de 300 MW. L’information a été donnée le 26 novembre dernier lors du Forum Makutano par Fely Samuna, directeur général de Kerith Resources, partenaire congolais de la multinationale japonaise.
Selon lui, ces besoins se répartissent en deux volets : environ 120 MW pour la phase d’exploitation minière et près de 200 MW pour la transformation locale du minerai, conformément à la demande du gouvernement visant à accroître la valeur ajoutée et l’emploi dans la région. Cette demande commencera à se matérialiser dans plus de trois ans : « L’exploration va prendre trois ans, le développement de la mine va commencer après », a-t-il précisé, avant d’interroger les autorités sur la capacité du pays à répondre à ces besoins.
Le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Molendo Sakombi, a indiqué que la zone concernée par le projet dispose de sites hydroélectriques susceptibles d’alimenter ces activités, notamment celui de Mpioka, sur la rivière Inkisi. Selon le coordonnateur de l’Unité de coordination et de management des projets du ministère de l’Énergie (UCM), Jean-Pierre Mukadi Kalombo, ce site présente un potentiel d’environ 6 000 MW, pouvant contribuer à l’approvisionnement énergétique de Kinshasa — y compris dans le cadre de son extension — ainsi qu’aux besoins croissants du secteur minier. Il a précisé que ce site fera l’objet d’études dès l’année prochaine afin de fournir au gouvernement les éléments techniques nécessaires pour la suite du projet.
Fely Samuna a également soulevé la question de la compétitivité énergétique du pays. Il a rappelé que le partenaire japonais exploite déjà une fonderie, Pertama Ferroalloys, mise en service en 2016 en Malaisie, où l’approvisionnement repose sur un contrat d’achat d’électricité (PPA) à un tarif d’environ 0,04 dollar/kWh. Il a demandé si un tarif inférieur pouvait être envisagé en RDC afin de garantir la compétitivité des opérations locales et déterminer Asia Minerals à transformer le minerai sur place.
En réponse, Bob Mabiala Mvumbi, directeur général de l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI), s’est dit disposé à ouvrir des discussions en vue de la conclusion d’un futur PPA. « Vous fixerez un prix et on en parlera », a-t-il déclaré, précisant que l’ADPI travaille actuellement sur la question de la demande bancable pour Inga 3, dont la capacité installée devrait varier entre 3 000 et 11 000 MW.
Mais l’équation s’annonce difficile. La Société nationale d’électricité (SNEL), estimant que le tarif moyen de 0,17 dollar/kWh est inférieur au coût de revient, demande actuellement une hausse des prix. À titre de comparaison, les opérateurs de mini-réseaux appliquent actuellement des tarifs allant de 0,25 à 0,70 dollar/kWh.
Timothée Manoke
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Democratic Republic of Congo’s leading bank, Rawbank, closed the sixth round of its RawTalents recruitment and training program for young graduates on Dec. 1. The program is open to candidates under 27 with a bachelor’s or master’s degree obtained within the past three years and an average grade of at least 70 percent.
RawTalents focuses on fields such as economics, law, management, communications, information technology and mathematics. For the 2025 cohort, 115 participants completed the program by presenting their final projects, a required step for final approval and potential hiring by the bank. The intake marks a sharp increase from the 2024 round, which selected 25 participants.
“RawTalents supports young people straight out of university. They are trained in the banking sector to equip them with the tools to build a solid career,” said Rawbank executive Zénas Momonzo.
Over several months, participants received intensive instruction on banking regulations and ethics, interest rate mechanisms, foreign exchange operations, financial product management and the accounting treatment of transactions and investments. They also followed modules on the operational management of banking activities.
Originally launched under the name “Jeunes Universitaires,” the program was renamed RawTalents in 2024 to better reflect its aim of identifying, training and supporting future professionals in the Congolese banking sector. It includes a six-month professional internship before final hiring decisions are made.
The program currently operates in two hubs, Kinshasa in the west and Haut-Katanga in the south, where selected candidates receive structured training and support.
Ronsard Luabeya
Democratic Republic of Congo’s cobalt exports have yet to resume, even after the government published an inter-ministerial circular on Dec. 2 setting out the export procedures.
Officials had presented the document as the last administrative step needed to restart shipments after a nearly nine-month embargo ended on Oct. 15. But a quota system and new export requirements are worrying producers, according to a letter sent on Dec. 4 to Mines Minister Louis Watum Kabamba by the Mines Chamber of the Federation of Congolese Enterprises (FEC).
The industry group said its members face “serious difficulties applying the quotas assigned to them” and argued that the Dec. 2 circular “does not address exporters’ concerns.”
In its letter, the chamber flagged several unresolved issues in the rules adopted by the Authority for the Regulation and Control of Strategic Mineral Substances Markets (Arecoms), the DRC’s strategic minerals regulator.
The first relates to a strategic quota set at 9,600 tons for 2026, plus any unused allocations from mining companies. Although framed as a measure designed to assert national control and fund state projects, the criteria for distributing this quota remain unclear.
A second issue is a rule requiring royalties to be paid upfront before any shipment. The chamber says this contradicts the DRC’s Mining Code, its implementing regulations and the ordinance governing non-tax revenue.
Third, some companies were left off the list of quota beneficiaries despite appearing in previous registries. Producers say the criteria used, including a minimum threshold of 100 tons, deposit status and operational history, offer no avenue for appeal.
A fourth concern is the lack of an official methodology for defining “cobalt metal content,” which is used to calculate quotas. Without harmonized standards, companies warn of discrepancies between laboratory results and potential disputes.
Lastly, new export requirements include a quota verification certificate, supervised sampling by various agencies, an Arecoms certificate and cross analyses. Companies say the revised system places Arecoms at the center of export controls and creates overlaps with financial and technical agencies. The successive checks, they warn, risk delaying shipments and increasing the likelihood of blockages.
“The rules need to be clarified quickly to give companies legal certainty, keep exports moving and maintain the sector’s appeal to investors,” the chamber wrote. The letter was signed by its president Kassongo Bin Nassor and FEC Managing Director Thierry Ngoy Kasumba.
The chamber said it has repeatedly sought a meeting with Arecoms officials without success. It has now asked Minister Watum to convene a working session under a consultation mechanism created in October to structure institutional dialogue.
The DRC is the world’s top cobalt producer, supplying more than 74 percent of global output in 2024. Since the country imposed the export embargo in February, cobalt prices have surged about 110 percent, reaching 52,220 dollars per ton on Monday evening on the London Metal Exchange.
Pierre Mukoko