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Equipe Publication

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Dans un communiqué de presse publié le 16 février 2026, l’Institut de recherche en droits humains (IRDH) dévoile les sanctions infligées à la société chinoise Congo Dongfang Mining (CDM), à l’origine de la pollution observée le 4 novembre 2025 à Lubumbashi, capitale de la province du Haut-Katanga. Selon l’organisation congolaise de la société civile — qui cite une correspondance du ministre des Mines datée du 17 janvier 2026 — l’entreprise chinoise a été sanctionnée d’une amende de 6,63 millions de dollars, assortie d’une réparation collective de 6 millions de dollars.

L’IRDH juge l’amende faible, tout en estimant que ce montant correspond au barème prévu par les textes pour les infractions relevées. En revanche, l’Institut considère la réparation collective comme « largement dérisoire au regard de l’ampleur des dommages ».

Le 4 novembre 2025, d’importantes quantités d’eau issues du bassin de rétention de CDM se sont déversées dans plusieurs zones avoisinant les installations, notamment au marché Moïse, qui approvisionne une grande partie du nord de Lubumbashi. Un document publié par l’IRDH en janvier dernier estime à environ 2,5 millions de mètres cubes le volume de lixiviat acide répandu dans l’environnement.

Les analyses citées dans ce document révèlent des concentrations de métaux lourds dépassant de plusieurs milliers de fois les normes internationales, avec des impacts immédiats sur les populations. Le même document fait état de « 504 cas de troubles de santé documentés (cutanés, digestifs, respiratoires), 258 champs agricoles endommagés, 42 puits contaminés, 29 pertes de bétail ».

Plus de 100 millions de dollars réclamés

Selon l’IRDH, le montant total réclamé par les communautés pour la réparation s’élève à 106,84 millions de dollars, dont 100 millions au titre de l’exposition aux perturbateurs endocriniens, dont les dommages irréversibles sur le système hormonal présenteraient des risques transgénérationnels majeurs. « Ce fonds est destiné à la création d’un centre de référence médicale spécialisé dans le diagnostic, le traitement et le suivi à long terme des pathologies minières. Ce centre intègrera des capacités de recherche et de surveillance épidémiologique », estime l’IRDH.

À la suite de l’incident, les activités de CDM sur son site de Lubumbashi avaient été suspendues par le ministre des Mines pour une période initiale de trois mois.

Dans un communiqué publié le 13 février 2026, le ministère des Mines précise que la reprise des activités sur le site CDM/Joli-Site est subordonnée à plusieurs conditions, parmi lesquelles figurent le respect effectif des obligations sociales envers les communautés riveraines et la consolidation de mécanismes durables de contrôle, de prévention et d’alerte afin d’éviter la récurrence de tels incidents.

Néanmoins, l’IRDH note que la société CDM ne respecterait pas pleinement son obligation de réparation. Selon l’Institut, l’entreprise se limiterait à des dons ou à l’exécution d’anciens projets prévus dans son cahier des charges, sans distinguer clairement ces engagements contractuels des mesures de réparation liées à l’incident environnemental.

Timothée Manoke

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The $50 million promised by President Félix Tshisekedi in December 2024 to relaunch Société Minière de Bakwanga (MIBA) is available. André Kabanda, the company’s director general, said on Feb. 14, 2026, that disbursement is now contingent on shareholders finalizing discussions on the company’s recapitalization.

MIBA is owned 80% by the Congolese state and 20% by ASA Resource. To maintain that ownership structure following the $50 million injection, the private partner would need to contribute $12.5 million in line with its stake. Ongoing talks are focused on agreeing those terms, among other issues.

A general shareholders’ meeting was held several weeks ago and is expected to be followed by a board meeting this week, Kabanda said. The state’s contribution has already been approved, he added.

A $70 Million Baseline Recovery Plan

The funds are intended to finance a $70 million baseline recovery plan approved by the Council of Ministers in August 2025. The plan targets production of nearly 2.5 million carats in 2026. It is structured around five priorities: certification of mineral reserves, securing title to mining concessions, productive investments, management of personnel costs, and the establishment of a monitoring and evaluation framework.

The recovery plan is based on a broader blueprint developed by the Steering Committee for the Reform of State Portfolio Companies, Copirep, valued at more than $400 million.

On April 8, 2025, MIBA’s director general presented four South African companies, Bond Equipment, Mining Services, Athur Mining and Consulmet, which he said had expressed interest in helping restart operations. The companies were expected to submit bids to supply modern equipment following site visits to MIBA’s infrastructure and mining areas. No update on the process has been provided since then.

Ronsard Luabeya

Les 50 millions de dollars, promis en décembre 2024 par le président Félix Tshisekedi lors de sa visite au Kasaï Oriental pour la relance de la Société minière de Bakwanga (Miba), sont disponibles. L’information a été rapportée le 14 février 2026 par le directeur général de la Miba, André Kabanda, lors d’un échange avec la presse locale. Selon ce dernier, leur décaissement ne dépend plus que de la finalisation des discussions entre les actionnaires sur la recapitalisation de l’entreprise.

La Miba est une coentreprise détenue à 80 % par l’État et à 20 % par ASA Resource. Pour maintenir cette répartition du capital malgré l’injection des 50 millions de dollars, le partenaire privé devrait également apporter 12,5 millions de dollars, au regard de sa participation. Les discussions en cours visent donc à s’entendre, notamment, sur ce type de modalités.

Une assemblée générale des actionnaires s’est tenue il y a quelques semaines. Elle devrait être suivie d’un conseil d’administration cette semaine, a indiqué André Kabanda. Néanmoins, à l’en croire, l’apport de l’État aurait déjà été entériné.

Les fonds doivent servir à financer le plan minimum de relance, évalué à 70 millions de dollars et validé en août 2025 en Conseil des ministres. Ce plan vise une production de près de 2,5 millions de carats en 2026. Il s’articule autour de cinq axes prioritaires : la certification des réserves minières, la sécurisation des concessions, les investissements productifs, la prise en charge des charges du personnel et le dispositif de suivi-évaluation, ainsi que d’autres investissements stratégiques. Il est inspiré du plan du Comité de pilotage de la réforme des entreprises du portefeuille de l’État (Copirep), chiffré à plus de 400 millions de dollars.

Le 8 avril 2025, le directeur général de la Miba a présenté quatre compagnies sud-africaines — Bond Equipment, Mining Services, Athur Mining et Consulmet — « intéressées » par une collaboration pour relancer les activités de la Miba. Ces entreprises devaient soumettre des offres pour la fourniture d’équipements modernes après la visite des infrastructures et des sites miniers. Depuis lors, il n’y a plus eu de communication sur l’état d’avancement de ce processus.

Ronsard Luabeya

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The Democratic Republic of Congo’s government and the World Bank on Monday approved a consolidated action plan following a review of the country’s portfolio performance, setting out an implementation schedule with regular monitoring milestones. Vice Finance Minister Gracia Yamba Kazadi presided over the ceremony.

The plan aims to improve execution of World Bank-financed projects in the DRC and raise the disbursement rate to at least 30% by 2026. According to Albert Zeufack, the World Bank’s director of operations in the DRC, the country has not reached a 25% disbursement rate in the past five years. In 2025, the rate stood at 22% for projects under implementation.

The plan, developed after a technical session on Nov. 12, 2025, with government and World Bank experts, covers 22 projects totaling $1.4 billion. Infrastructure and education account for more than one-third of the financing, including $250 million for infrastructure and $300 million for education, notably skills development.

Zeufack said the rapid expansion of the World Bank’s portfolio in the DRC, from about $3 billion in 2020 to more than $8 billion today, continues to face structural and operational bottlenecks in implementation. Key challenges include growing project complexity, delays in procurement and no-objection procedures, limited capacity within project management units, and insecurity in the east of the country. He also cited underperformance by some United Nations agencies responsible for implementing activities and called for stronger accountability mechanisms.

These constraints limit the country’s absorption capacity and disbursement levels despite significant development needs, Zeufack said. To address this, Yamba Kazadi called for strengthening project teams through training and the recruitment of young graduates, as well as improving early-stage preparation to allow tenders to be launched once projects take effect.

She also urged more systematic government involvement in validating co-financing agreements, the organization of accountability workshops to clarify stakeholder roles, the integration of security risk analysis at the design stage, and the use of contract structures that prioritize results-based approaches in partnerships with U.N. agencies.

Ronsard Luabeya

Le gouvernement congolais et la Banque mondiale ont validé, le 17 février 2026, le plan d’actions consolidé issu de la revue de performance du portefeuille-pays, assorti d’un calendrier de mise en œuvre comprenant des points de contrôle réguliers. La cérémonie a été présidée par la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi.

Ce plan vise à améliorer l’exécution des projets financés par la Banque mondiale en République démocratique du Congo et à porter le taux de décaissement à au moins 30 % en 2026. Selon Albert Zeufack, directeur des opérations de la Banque mondiale en RDC, le pays n’a pas atteint un taux de décaissement de 25 % au cours des cinq dernières années. En 2025, ce taux s’est établi à 22 % pour les projets en cours d’exécution.

Élaboré à l’issue d’une session technique tenue le 12 novembre 2025, réunissant les experts du gouvernement et ceux de la Banque mondiale, le plan couvre 22 projets pour un financement total de 1,4 milliard de dollars. Les infrastructures et l’éducation concentrent plus d’un tiers des financements, avec respectivement 250 millions de dollars pour les infrastructures et 300 millions de dollars pour l’éducation, notamment le développement des compétences.

Selon Albert Zeufack, la croissance du portefeuille en RDC — dont le volume est passé d’environ 3 milliards de dollars en 2020 à plus de 8 milliards de dollars aujourd’hui — se heurte à des contraintes structurelles et opérationnelles persistantes dans l’exécution des projets. Parmi les principaux défis figurent la complexité croissante des projets, les lenteurs dans les procédures de passation des marchés et de non-objection, les capacités limitées des unités de gestion de projets, ainsi que l’insécurité dans l’Est du pays. Il évoque également la contre-performance de certaines agences des Nations unies dans la mise en œuvre des activités, nécessitant un renforcement des mécanismes de redevabilité.

Selon Albert Zeufack, ces contraintes pèsent directement sur la capacité d’absorption et les niveaux de décaissement, alors même que les besoins des populations restent importants. Pour y remédier, la vice-ministre des Finances, Gracia Yamba Kazadi, préconise le renforcement des équipes de projets, à travers la formation et l’intégration de jeunes diplômés. Elle plaide également pour une meilleure préparation en amont, afin de permettre le lancement des appels d’offres dès l’entrée en vigueur des projets.

La vice-ministre appelle à une implication plus systématique du gouvernement dans la validation des accords de cofinancement. Elle recommande l’organisation d’ateliers de redevabilité pour clarifier les rôles et responsabilités des parties prenantes, l’intégration de l’analyse des risques sécuritaires dès la conception des projets, ainsi que l’adoption de modalités contractuelles privilégiant les approches basées sur les résultats dans les partenariats avec les agences onusiennes.

Ronsard Luabeya

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Mobile networks operated by Vodacom, Orange and Airtel were restored overnight between Feb. 16 and 17, 2026, in Nyiragongo, Rutshuru, Lubero, Masisi and Walikale in North Kivu after nearly a month of disruption, several sources said. Subscribers can now make calls, send messages and access the internet in those areas.

The restoration comes as pro-rebel media report that the de facto administration set up by AFC/M23 has in recent days sought to introduce a new telecom operator in areas under its control. The rebels had accused Kinshasa of being behind the prolonged outage.

Authorities have not yet commented on the exact causes of the disruptions, which lasted nearly a month. On Jan. 26, 2026, Vodacom Congo said its technical center in Goma had been broken into, leading to a loss of network supervision and control in the area.

For several months, Congolese authorities have warned about the deteriorating quality of telecommunications services nationwide. In mid-January, the Postal and Telecommunications Regulatory Authority of Congo, or ARPTC, attributed the disruptions to a fault on the WACS undersea cable and said repairs were scheduled for early February.

AFC/M23’s plan to bring in a new operator comes as the ARPTC accuses MTN Group of illegally providing mobile and internet services in the Democratic Republic of Congo, particularly in Goma and Rutshuru, without a license issued by Congolese authorities.

Local sources in central Rutshuru say equipment believed to belong to MTN Rwanda has been installed on antennas in the Murambi neighborhood, allowing the Rwandan network to extend coverage into part of Congolese territory.

This is not the first time MTN-linked operations have been reported in the area. In the early 2000s, when Goma and part of North Kivu were controlled by the Rwanda-backed Rally for Congolese Democracy (RCD-Goma), Rwandacell, now MTN Rwanda, is 80% owned by MTN Group, with the remaining 20% listed on the Rwandan stock exchange, operated in the region under the Supercell brand.

In an article published by MTN Group, Frans Joubert, then marketing director of Rwandacell, said: “I was the CEO of Supercell, and the technical platforms were almost entirely managed from Rwanda.” He said he ran the network for nearly two years.

Until August 2005, Supercell used Rwanda’s international dialing code, +250, before switching to +243, the DRC’s code.

Timothée Manoke 

Selon plusieurs sources concordantes, les réseaux de téléphonie mobile Vodacom, Orange et Airtel ont été rétablis dans les territoires de Nyiragongo, Rutshuru, Lubero, Masisi et Walikale, au Nord-Kivu, dans la nuit du 16 au 17 février 2026, après près d’un mois de coupure. Les abonnés des principaux opérateurs peuvent de nouveau passer des appels, envoyer des messages et accéder à Internet dans ces zones.

Ce rétablissement intervient alors que, dans des médias proches de la rébellion, l’administration parallèle mise en place par l’AFC/M23 indique depuis quelques jours travailler à l’arrivée d’un nouvel opérateur télécom dans les zones sous son contrôle. Les rebelles accusaient alors Kinshasa d’être à l’origine de cette longue interruption des réseaux.

Jusqu’à présent, les autorités n’ont pas communiqué sur les causes exactes des perturbations observées durant près d’un mois dans ces zones. Le 26 janvier 2026, Vodacom Congo avait toutefois indiqué, dans un communiqué, avoir subi une intrusion dans son centre technique de Goma, entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau « dans cette zone ».

Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises alertent néanmoins sur la dégradation de la qualité des services de télécommunication dans le pays. Mi-janvier, l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) a attribué cette situation à une panne du câble sous-marin WACS et annoncé, début février, des travaux de réparation.

La volonté de l’AFC/M23 d’introduire un nouvel opérateur dans les zones sous son contrôle intervient alors que l’ARPTC accuse le groupe MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet en République démocratique du Congo (RDC), notamment à Goma et Rutshuru, sans titre d’exploitation délivré par les autorités congolaises.

Selon des sources locales à Rutshuru-centre, des équipements attribués à MTN Rwanda auraient été installés sur des antennes dans le quartier Murambi, permettant au réseau rwandais de couvrir une partie du territoire congolais et d’y proposer des services.

Ce n’est pas la première fois que des opérations liées à MTN sont évoquées dans cette zone. Au début des années 2000, alors que Goma et une partie du Nord-Kivu étaient sous contrôle du Rassemblement congolais pour la démocratie (RCD-Goma), une rébellion soutenue par le Rwanda, Rwandacell — aujourd’hui MTN Rwanda, détenue à 80 % par le groupe MTN et cotée à hauteur de 20 % à la Bourse rwandaise — opérait dans la région sous la marque Supercell.

Dans un article publié par le groupe MTN, Frans Joubert, alors directeur marketing de Rwandacell, déclare : « J’étais le PDG de Supercell, et les plateformes techniques étaient presque entièrement gérées depuis le Rwanda. » Il précisait avoir dirigé ce réseau pendant près de deux ans.

Jusqu’en août 2005, Supercell utilisait l’indicatif international rwandais +250 avant de commencer à utiliser le +243, indicatif de la RDC.

Timothée Manoke 

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Ministerial decree No. 041 of Feb. 16, 2026 suspended Étienne Tshimanga, director general of the Office Congolais de Contrôle (OCC), according to the text read on state broadcaster Radio Télévision Nationale Congolaise (RTNC).

According to RTNC, the decision was issued by the Ministry of Foreign Trade as part of a disciplinary procedure initiated for “serious management misconduct, insubordination and conduct detrimental to the interests of the public institution.”

The decree states that the disciplinary action is based on a Dec. 20, 2020 letter from the Ministry of Foreign Trade concerning alleged serious irregularities in the management of the OCC. The process continued on Jan. 20, 2026, with the transmission of a formal notice initiating disciplinary proceedings, citing practices attributed to the director general that were deemed contrary to the Office’s interests.

Financial Allegations

The decree states that the alleged conduct resulted in a significant shortfall in public finances, stemming in particular from “irregular authorizations” and “misappropriation of public funds.” It also refers to an audit inspection, some of whose findings were acknowledged by the director general.

The ministerial decision further relies on conclusions by the Inspectorate General of Finance (IGF), contained in a Feb. 13, 2026 letter from the president’s chief of staff to the prime minister. According to RTNC, the IGF report documents serious breaches of financial and administrative governance within the OCC.

On Aug. 18, 2025, Foreign Trade Minister Julien Paluku Kahongya ordered the OCC director general to explain within seven days the continued application of a $10-per-ton levy on agricultural products for export, despite the levy having been officially abolished on Feb. 7, 2024.

According to ministry communications, the fee continued to be charged on certain vehicles transporting export goods, prompting complaints from professional organizations including the Association of Cocoa-Coffee Exporters of the DRC and the Federation of Enterprises of Congo, which said the levy increased costs for cocoa and coffee exporters.

Interim Leadership and Next Steps

Under Article 1 of the decree, management of the OCC during the suspension is entrusted to deputy director general Christelle Muabilu, who will serve as acting director general. The measure is taken under Decree No. 716-2023 on the status of directors general of public institutions.

The decree also allows for administrative action against the suspended director general and any other OCC staff members who may be implicated. It further provides for the creation of a restructuring commission for the Office Congolais de Contrôle, whose composition and mandate will be defined in a subsequent ministerial decree.

Boaz Kabeya

Good News Africa Sarl signed a public-private partnership (PPP) contract with the Office des routes on Feb. 12, 2026, for the concession of National Road No. 27 (RN27). The agreement covers the asphalting of the 258-km Komanda-Mahagi route in Ituri province, the company said in a statement.

The statement added that the project has been submitted to the Prime Minister’s Office, via the Ministry of Infrastructure and Public Works, for approval.

The project received clearance from the PPP Management Advisory and Coordination Unit (UC-PPP) in June 2025. The UC-PPP estimates the total project cost at approximately $1.54 billion, a figure that appears to reflect the project’s overall value over its lifetime rather than initial capital expenditure alone. Investment requirements are estimated at $408.3 million, or about $1.58 million per kilometre.

At a public meeting in Bunia on July 18, 2025, Good News Africa officials said the concession will run for 25 years, including five years of construction and 20 years of operations. A memorandum of understanding signed on Aug. 13, 2024, specifies that the project will follow a build-operate-transfer (BOT) model. The company will finance and build the road, operate it to recover its investment, and transfer it to the Office des routes at the end of the contract. The UC-PPP document classifies the agreement as a “public works and services concession.”

To ensure financial viability, the operator plans to install automated toll booths and weigh stations to protect the road surface.

Although the PPP was signed by Good News Africa Sarl, the entity named in the UC-PPP document, sources said as recently as July 2025 that construction would be carried out in partnership with Congo Eveil Logistique. The two companies, led by entrepreneurs from Ituri, said they had commissioned an asphalt plant and a crushing facility in the Tsere area, west of Bunia. Valued at $2.8 million, the facilities have production capacities of 200 to 300 tonnes of aggregates per day and 180 tonnes of asphalt per hour, respectively.

The Komanda-Mahagi road is a strategic artery for Ituri province. It runs through the territories of Komanda, Irumu and Djugu to the Mahagi border post, linking the Democratic Republic of Congo with Uganda. The corridor is a key supply route for Bunia, bringing in manufactured goods and petroleum products from Uganda and Kenya, and serving areas with strong agricultural and commercial potential. However, the stretch between Mahagi and Bunia is regularly cut off due to severe road deterioration, disrupting trade flows and pushing up consumer prices in Bunia.

Timothée Manoke 

La suspension à titre conservatoire du directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), Étienne Tshimanga, a été rendue publique après la lecture, à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), de l’arrêté ministériel n°041 du 16 février 2026. Selon cette source officielle, la décision émane du ministère du Commerce extérieur et s’inscrit dans le cadre d’une procédure disciplinaire engagée pour « fautes lourdes de gestion, insubordination et mise en péril des intérêts de l’établissement public ».

D’après le contenu de l’arrêté tel que lu par la RTNC, l’ouverture de l’action disciplinaire trouve son fondement dans une correspondance du ministère du Commerce extérieur datée du 20 décembre 2020, relative à des faits qualifiés de graves dans la gestion de l’OCC. La procédure s’est poursuivie avec la transmission, le 20 janvier 2026, du procès-verbal d’ouverture de l’action disciplinaire, document qui évoque des pratiques reprochées au directeur général et présentées comme contraires aux intérêts de l’Office.

Le texte de l’arrêté indique que les faits dénoncés seraient à l’origine d’un manque à gagner important pour les finances publiques, résultant notamment « d’autorisations irrégulières » ou de « détournements de fonds publics ». Il est également fait mention d’une inspection de vérification dont certains éléments auraient été reconnus par le directeur général concerné, selon les termes repris dans l’arrêté lu à la RTNC.

La décision ministérielle s’appuie en outre sur les conclusions de l’Inspection générale des finances (IGF), transmises à la Première ministre par une lettre datée du 13 février 2026 et émanant du directeur de cabinet du président de la République. Ce rapport, toujours selon la lecture faite par la RTNC, fait état de graves manquements aux principes de bonne gouvernance, tant sur le plan financier qu’administratif, au sein de l’Office congolais de contrôle.

Il convient également de rappeler que le 18 août 2025, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, avait déjà sommé le directeur général de l’OCC de fournir, dans un délai de sept jours, des explications sur le maintien d’une taxe de 10 dollars par tonne sur les produits agricoles destinés à l’exportation, alors que celle-ci avait été officiellement annulée le 7 février 2024. Selon les services de communication du ministère, cette taxe continuait d’être appliquée sur certains véhicules transportant des produits exportables, malgré des plaintes d’organisations professionnelles, notamment l’Association des exportateurs du Cacao-Café de la RDC et la Fédération des entreprises du Congo, qui dénonçaient des coûts supplémentaires pour les exportateurs de cacao et de café.

Conformément aux dispositions de l’article premier de l’arrêté, la gestion de l’OCC est confiée, durant la période de suspension, à Madame Christelle Muabilu, directrice générale adjointe, désignée pour assurer l’intérim de la direction générale. Cette mesure est prise en application du décret n°716-2023 portant statut des directeurs généraux des établissements publics, tel que rappelé dans le texte officiel lu à la RTNC.

L’arrêté prévoit par ailleurs que cette suspension ouvre la voie à des mesures administratives à l’encontre du directeur général suspendu ainsi que d’autres agents de l’OCC susceptibles d’être concernés par les faits reprochés. Il annonce également la mise en place d’une commission de redressement de l’Office congolais de contrôle, dont la composition et les missions spécifiques devront être précisées par un arrêté ministériel ultérieur.

Boaz Kabeya

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