The Fonds de Garantie de l’Entrepreneuriat au Congo (FOGEC), a state-backed guarantee fund, on Tuesday launched a digital platform in Kinshasa aimed at helping entrepreneurs develop business plans and streamline the financing application process.
The platform, called Bokeli, forms part of government efforts to strengthen support for entrepreneurs and improve access to credit for small and medium-sized enterprises (SMEs), startups and artisans.
Accessible at bokeli.fogec.cd, the platform enables entrepreneurs to structure their projects using digital tools for business plan development, financial documentation and submission to relevant institutions. The aim is to produce clearer, bank-ready applications that meet financial institutions’ requirements, while reducing administrative hurdles in financing procedures.
The initiative addresses a recurring challenge in Congo’s entrepreneurial ecosystem: the poor technical quality of many loan applications submitted to banks and guarantee schemes. FOGEC’s mandate is to facilitate access to financing for viable SME, startup and artisan projects by providing guarantees, in an environment where bank collateral requirements remain a major constraint.
The launch comes as entrepreneurship continues to expand, driven in part by a young population increasingly engaged in business creation. However, this momentum has yet to translate into structured financing. According to Partech Africa, funding raised by Congolese startups remains limited relative to the country’s market potential, highlighting persistent barriers to capital access for early-stage companies.
Since its creation five years ago, FOGEC has supported nearly 300 projects worth a total of about $3.2 million. Against this backdrop, challenges related to project formalisation, business plan quality and procedural complexity remain central. By offering a digital tool focused on these steps, FOGEC aims to improve project bankability and facilitate exchanges between entrepreneurs, guarantee bodies and financial institutions, in order to better support the development of the domestic productive sector.
Samira Njoya
Le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (Fogec) a lancé, le mardi 3 février 2026 à Kinshasa, une plateforme numérique dédiée à l’élaboration des plans d’affaires et à la dématérialisation du processus de soumission des dossiers de financement. Baptisée Bokeli, l’initiative s’inscrit dans les efforts des autorités congolaises visant à renforcer l’accompagnement des porteurs de projets et à améliorer l’accès des petites et moyennes entreprises (PME), des start-up et des artisans au crédit.
Accessible à l’adresse bokeli.fogec.cd, la plateforme permet aux entrepreneurs de structurer leurs projets grâce à des outils numériques dédiés à la conception de business plans, à la préparation des dossiers financiers et à leur transmission aux structures concernées. L’objectif est de faciliter la constitution de dossiers plus lisibles et conformes aux exigences des institutions financières, tout en allégeant les contraintes administratives liées aux procédures de financement.
À travers ce dispositif, le Fogec entend répondre à une difficulté régulièrement relevée dans l’écosystème entrepreneurial congolais : la faiblesse technique de nombreux dossiers présentés aux banques et aux mécanismes de garantie. L’institution rappelle que sa mission consiste à faciliter l’accès au financement des PME, des start-up et des artisans, en apportant des garanties aux projets jugés viables, dans un contexte marqué par l’insuffisance de garanties exigées par le système bancaire.
Cette initiative intervient dans un environnement caractérisé par une montée progressive de l’entrepreneuriat, portée notamment par une population jeune de plus en plus engagée dans la création d’activités économiques. Toutefois, ce dynamisme peine encore à se traduire par des financements structurés. Selon les analyses de Partech Africa, les montants levés par les start-up congolaises restent limités au regard du potentiel du marché national, confirmant les difficultés d’accès au capital pour les jeunes entreprises innovantes.
De son côté, le Fogec indique avoir accompagné près de 300 projets pour un montant global avoisinant 3,2 millions de dollars depuis sa création, il y a cinq ans. Dans ce contexte, les enjeux liés à la formalisation des projets, à la qualité des plans d’affaires et à la complexité des procédures demeurent centraux. En mettant à disposition un outil numérique dédié à ces étapes clés, le Fogec ambitionne de renforcer la bancabilité des projets et de fluidifier les échanges entre entrepreneurs, structures de garantie et institutions financières, afin de soutenir plus efficacement le développement du tissu productif national.
Samira Njoya, We Are Tech
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L’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) a annoncé le lancement, depuis le 3 février 2025, des études de modernisation du port de Bumba, situé dans la province de la Mongala. L’information a été rapportée par le directeur général de l’ACGT, Nico Nzau Nzau, à la Première ministre Judith Suminwa, en mission d’itinérance dans la province.
Selon le directeur général de l’ACGT, le projet de modernisation devrait entrer en phase opérationnelle dans « les prochains jours ». Il prévoit notamment le remplacement de deux grues vétustes, installées en 1955 et hors service depuis 1992, par des équipements modernes. La plateforme portuaire sera entièrement réaménagée afin de permettre l’accueil d’une dizaine de bateaux, avec la construction d’un quai plus large et adapté aux besoins actuels. La réhabilitation de l’avenue du Port, longue de 1 700 mètres, ainsi que le traitement de plusieurs érosions côtières identifiées sur le site sont également prévus.
Le coût du projet n’est pas encore connu, mais son financement sera assuré par le programme sino-congolais.
Long de 410 mètres et large de 110 mètres, le port de Bumba est actuellement dans un état de délabrement avancé, ce qui limite fortement son exploitation. L’infrastructure est gérée par la société publique CFU-F (Chemin de fer des Uélés–Fleuve). Elle est reliée à la ligne ferroviaire Vicicongo (Bumba–Isiro), utilisée pour l’acheminement de produits agricoles — notamment le café et le riz — vers le fleuve, en vue de leur exportation vers d’autres provinces.
Dès 2019, un plan de modernisation avait été annoncé. Il prévoyait la réhabilitation du bâtiment administratif, l’aménagement du quai d’accostage, la construction d’un mur de clôture et la reconstruction de cinq entrepôts. Ces travaux devaient être pris en charge par l’État congolais, selon le Comité de pilotage de la réforme des entreprises publiques (Copirep). Cependant, aucune réalisation concrète n’a été observée sur le terrain.
Ronsard Luabeya
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The French Development Agency (AFD) and the Agency for the Development and Promotion of the Grand Inga Project (ADPI) signed a memorandum of understanding in Kinshasa on Feb. 2, 2026. According to Éléonore Caroit, France’s minister for Francophonie, international partnerships and French nationals abroad, the agreement aims to prepare the Democratic Republic of Congo (DRC) to host the Inga III hydroelectric project.
The preparation is built around four pillars: vocational training and higher education to place young people at the center of the project; agriculture to support inclusive growth and sustainable food security; strengthening institutional capacity to ensure transparent and effective governance; and spatial planning to support balanced territorial development.
“At this stage, France will invest in preparing the project, particularly through the training of engineers and skilled operators who will be able to carry it forward,” Caroit told France 24, without giving a figure. She added that she hoped French companies would bid for contracts when construction of the hydroelectric plant begins.
Inga III is a large-scale project expected to deliver several thousand megawatts of installed capacity. It will require investment of more than $10 billion and is likely to take more than a decade to complete. Given its scale, the World Bank says it is necessary to prepare both the project itself and the country that will host it.
Inga III development program at the core
To that end, an Inga III Development Program (PDI 3) has been launched and is expected to run for several years. The program focuses on training a local workforce and equipping areas affected by the project with infrastructure and productive capacity, particularly in agriculture. It also includes technical, social, environmental, financial and legal studies, as well as project structuring and the development of financing, legal and governance frameworks needed to reach financial close.
The World Bank plans to allocate $1 billion to PDI 3 over 10 years, in four tranches of $250 million. The first tranche was approved last June. The memorandum of understanding signed with the AFD aligns with this approach.
Speaking at the Makutano forum in November 2025, ADPI Director General Bob Mabiala Mvumbi said the agency was preparing to rehabilitate several technical schools along the corridor between the Atlantic coast and Kinshasa to train future workers for the project. He added that the National Institute for Professional Preparation (INPP) had been mobilized for the same purpose and that specialized laboratories, particularly in hydraulics, would be equipped within engineering faculties.
Mvumbi also said that scholarships would be awarded, in partnership with the AFD, to students in technical fields linked to the project. Some are expected to be deployed on site from this year to take part in preliminary work and gain hands-on experience, ahead of geological and geotechnical studies scheduled to begin in the third quarter.
Boaz Kabeya & Timothée Manoke
L’Agence française de développement (AFD) et l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga (ADPI) ont signé, le 2 février 2026 à Kinshasa, un protocole d’accord. Selon Éléonore Caroit, ministre déléguée chargée de la Francophonie, des Partenariats internationaux et des Français de l’étranger, ce protocole porte sur la préparation de la République démocratique du Congo (RDC) à accueillir le projet hydroélectrique Inga III.
Cette préparation s’articule autour de quatre axes : la formation professionnelle et l’enseignement supérieur, afin de faire de la jeunesse l’acteur principal de cette dynamique ; l’agriculture, pour promouvoir une croissance inclusive et une sécurité alimentaire durable ; le renforcement des capacités institutionnelles, gage d’une gouvernance robuste et transparente ; et enfin le développement spatial, en vue d’une planification harmonieuse du territoire.
« À ce stade, la France va investir dans la préparation de ce projet : la formation des ingénieurs, la formation des opérateurs qui vont pouvoir développer ce projet… », a-t-elle précisé lors d’une interview sur France 24, sans avancer de montant. Elle a par ailleurs dit espérer que, le moment venu, des entreprises françaises répondront aux appels d’offres pour la construction proprement dite de la centrale hydroélectrique.
Inga III est un projet gigantesque. Il devrait doter le pays d’une capacité installée de plusieurs milliers de mégawatts, pour un investissement qui devrait dépasser les 10 milliards de dollars et s’étaler sur une dizaine d’années. Compte tenu de son envergure, la Banque mondiale estime qu’il faut « préparer le projet pour le pays, mais aussi préparer le pays pour le projet ».
PDI 3 au cœur du dispositif
Pour ce faire, un Programme de développement d’Inga III (PDI 3) a été mis en place et devrait s’étaler sur plusieurs années. Il est notamment question de former une main-d’œuvre locale, de doter les zones d’influence du projet d’infrastructures et de capacités de production, notamment agricoles. Le programme couvre aussi la réalisation des études techniques, sociales, environnementales, financières et juridiques ; la structuration du projet ; l’élaboration de la stratégie de financement et des dispositifs juridiques et de gouvernance nécessaires au bouclage financier.
Pour la mise en œuvre du PDI 3, la Banque mondiale a prévu une enveloppe d’un milliard de dollars, à décaisser sur 10 ans et en quatre tranches de 250 millions de dollars. La première a été approuvée en juin dernier. Le protocole d’accord signé avec l’AFD s’inscrit dans la même dynamique.
En novembre dernier, lors de l’édition 2025 du forum Makutano, le directeur général de l’ADPI, Bob Mabiala Mvumbi, avait fait un point sur la mise en œuvre du programme. Il avait notamment indiqué que l’agence s’apprête à réhabiliter plusieurs écoles techniques situées sur le corridor entre l’océan Atlantique et Kinshasa, afin d’y préparer la main-d’œuvre destinée au chantier ; que l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) est mobilisé pour les même besoins de formation; et que des laboratoires spécialisés — notamment en hydraulique — seront équipés au sein des facultés polytechniques.
Le DG de l’ADPI avait également précisé que des bourses seront octroyées, en collaboration avec l’AFD, pour soutenir les étudiants des filières techniques concernées par le projet. Certains d’entre eux devraient d’ailleurs séjourner dès cette année sur le site, afin de participer aux travaux préliminaires et d’acquérir une expérience directe sur ce chantier d’envergure, le début des études géologiques et géotechniques étant annoncé au troisième trimestre.
Boaz Kabeya et Timothée Manoke
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The United States officially launched Project Vault on Feb. 2, 2026. The $12 billion initiative aims to build a strategic stockpile of critical minerals to secure supply chains for industrial and civilian needs.
The program is backed by $1.67 billion in private capital and $10 billion in loans from the Export-Import Bank of the United States.
While full details have not been disclosed, the initiative is intended to shield U.S. industry from supply disruptions amid trade tensions with China. Until November 2025, Beijing had suspended exports of critical minerals such as germanium and gallium to the United States. The materials are essential for semiconductors, solar panels, lasers and night-vision equipment.
These minerals are produced in the Democratic Republic of Congo, notably at the Kipushi mine. The operation is jointly owned by Ivanhoe Mines, which holds a 62% stake, and state-owned miner Gécamines, which owns 38%.
Canadian firm Ivanhoe Mines, partly backed by Chinese capital, said its executive co-chairman Robert Friedland attended the Project Vault launch at the White House alongside Donald Trump.
The company added it is in advanced talks with Gécamines and commodities trader Mercuria to have Gécamines Trading, a dedicated mineral trading subsidiary, direct part of Kipushi’s zinc concentrate output to the United States. The concentrate also contains germanium and gallium.
That portion is currently allocated to Mercuria under an offtake agreement signed in July 2025. The three-year contract covers one-third of the mine’s total production and includes a $20 million loan to Kipushi at a 6% interest rate. The funds are intended to ease bottlenecks and expand concentrator capacity.
Strategic partnership
The remaining two-thirds of production is already committed to CITIC Metal and Trafigura under separate agreements reached in July 2024 and running through 2029.
However, Ivanhoe said in its statement that “Gécamines could be responsible for marketing up to 50% of the concentrate production from the Kipushi mine,” without providing further details. Under this scenario, Gécamines Trading, a joint venture between Gécamines and Mercuria, could become a key channel for exporting Kipushi minerals to the United States.
For 2026, Kipushi’s output is expected to reach between 240,000 and 290,000 tonnes of zinc concentrate, confirming its position as a major player in the global market. The opportunity offered to Gécamines by Project Vault appears significant, as several analyses indicate China controls a large share of active mining assets in the DRC. This has prompted Washington to closely track volumes linked to state holdings.
“The DRC and its state-owned enterprises will use their marketing rights under participation and contract arrangements to provide offtake access to U.S. and allied buyers,” according to the strategic agreement signed on Dec. 4 between Kinshasa and Washington.
As part of its implementation, Gécamines Trading plans to direct around 100,000 tonnes of copper from the Tenke Fungurume Mining (TFM) operation to the United States in 2026. This reflects the share tied to its 20% stake in TFM, a mine controlled 80% by Chinese group CMOC.
Timothée Manoke
Le 2 février 2026, les États-Unis ont lancé officiellement Project Vault, une initiative d’un montant total de 12 milliards de dollars visant à constituer un stock stratégique de minerais critiques afin de sécuriser leur chaîne d’approvisionnement pour les besoins industriels et civils. Le dispositif repose sur 1,67 milliard de dollars de capitaux privés et 10 milliards de dollars de prêts octroyés par l’Export-Import Bank of the United States.
Tous les détails du projet ne sont pas encore publics. On sait néanmoins qu’il vise à protéger l’industrie américaine contre les chocs d’approvisionnement, dans un contexte de tensions commerciales avec la Chine. Jusqu’en novembre 2025, Pékin avait en effet suspendu les exportations vers les États-Unis de minerais critiques tels que le germanium et le gallium, essentiels notamment aux industries des semi-conducteurs, des panneaux solaires, des lasers et des équipements de vision nocturne.
Ces minerais sont présents en République démocratique du Congo (RDC), notamment dans la mine de Kipushi, codétenue par Ivanhoe Mines (62 %) et l’entreprise publique Gécamines (38 %). En annonçant la présence de son co-président exécutif, Robert Friedland, au lancement de Project Vault à la Maison Blanche aux côtés de Donald Trump, l’entreprise canadienne — contrôlée en partie par des capitaux chinois — a indiqué être en discussions avancées avec Gécamines et le négociant Mercuria afin que Gécamines Trading, filiale dédiée au trading des minerais, oriente vers les États-Unis une partie du concentré de zinc de Kipushi, qui contient également du germanium et du gallium.
Jusqu’ici, cette part revient à Mercuria en vertu d’un accord d’achat conclu en juillet 2025. Ce contrat, d’une durée de trois ans, porte sur le tiers de la production totale de la mine et intègre un prêt de 20 millions de dollars accordé à Kipushi, avec un taux d’intérêt de 6 %, destiné à financer les travaux de désengorgement et l’augmentation de la capacité du concentrateur.
Partenariat stratégique
Les deux tiers restants de la production sont déjà attribués à CITIC Metal et Trafigura, conformément à d’autres accords conclus en juillet 2024 et valables jusqu’en 2029. Mais dans son communiqué, Ivanhoe affirme que « Gécamines pourrait être responsable de la commercialisation de jusqu’à 50 % de la production de concentré de la mine de Kipushi », sans plus de détails.
Dans cette perspective, Gécamines Trading — joint-venture entre Gécamines et Mercuria — pourrait devenir un acteur central de l’exportation des minerais issus de Kipushi vers les États-Unis. Pour l’année 2026, la production de la mine est attendue entre 240 000 et 290 000 tonnes de concentré de zinc, confirmant son positionnement parmi les sites majeurs du marché mondial.
L’opportunité offerte à Gécamines par le Project Vault apparaît d’autant plus importante que, selon plusieurs analyses, la Chine contrôle une part significative des mines actives en RDC, poussant Washington à regarder de près les volumes adossés aux participations publiques. « La RDC et ses entreprises publiques utiliseront leurs droits de commercialisation liés à la participation et aux contrats pour fournir un accès à l’offtake aux personnes américaines et alliées », prévoit d’ailleurs l’accord stratégique signé le 4 décembre dernier entre Kinshasa et Washington.
Dans le cadre de la mise en œuvre de cet accord, Gécamines Trading prévoit déjà d’orienter vers les États-Unis environ 100 000 tonnes de cuivre en 2026 provenant de la mine de Tenke Fungurume Mining (TFM). Ce volume correspond à la quote-part liée à sa participation de 20 % dans TFM, une mine contrôlée à 80 % par le groupe chinois CMOC.
Timothée Manoke
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Investigations to determine the causes of the recent deterioration in internet service quality are scheduled to begin on Feb. 3, 2026, DRC ’s Postal and Telecommunications Regulatory Authority (ARPTC) said in a statement released on Jan. 31.
The operations follow a major technical fault that affected the West Africa Cable System (WACS), an international subsea fibre-optic link, in January. The regulator said work will be carried out in Muanda, in the Democratic Republic of Congo, and in Pointe-Noire, in the Republic of Congo, with the aim of restoring internet services to normal.
ARPTC warned that the operations could lead to further temporary disruptions. It added, however, that the operators involved have implemented redundancy measures to reduce the impact on service continuity.
The regulator said it is closely monitoring the progress of the work and committed to keeping users informed in a timely manner of any steps that may be required depending on developments.
During a Council of Ministers meeting on Jan. 9, 2026, President Felix Tshisekedi instructed the relevant authorities to take the necessary measures to contain recurring disruptions affecting telecommunications networks and systems nationwide.
The malfunctions have affected mobile and fixed-line telephony, internet access, data transmission, digital services, network interconnection, as well as radio broadcasting and digital television.
The head of state also called for stronger regulation, oversight and permanent monitoring mechanisms for network and service quality. He further urged effective coordination between sector ministries, regulatory authorities and specialised technical services.
Ronsard Luabeya
Glencore and the Orion Critical Mineral Consortium (Orion CMC) are signaling plans for closer coordination in the Democratic Republic of Congo (DRC) that go beyond the recently announced capital deal. Orion CMC was established in October 2025 to help supply critical minerals to the United States and its allies.
In a joint statement released Feb. 3, 2026, the two parties said they will also explore opportunities to expand and extend the life of the Mutanda Mining (Mumi) and Kamoto Copper Company (KCC) copper and cobalt mines. These assets are currently valued at about $9 billion, including debt.
Details have not been disclosed at this stage. Potential investments could aim to accelerate production or extend the mining concessions. In its 2025 resources and reserves report published Jan. 29, the Anglo-Swiss group put ore reserves at 107 million tonnes for MUMI and 137 million tonnes for KCC.
The mines are estimated to operate for 22 years in the case of MUMI, until 2047, and 18 years for KCC, until 2043. Current permits expire in 2037 and 2039, respectively. The review is reportedly being conducted alongside the Congolese government and the state-owned company Gécamines, a long-standing partner within KCC.
The statement also mentioned the study of potential acquisitions of additional mining projects and assets in the DRC and more broadly across the African Copperbelt. The wording suggests the possibility of a joint development platform, although no target assets, timelines, or investment budgets have been specified so far.
Proposed stake sale
The announcement follows a non-binding memorandum of understanding on Orion CMC’s proposed purchase of 40% of Glencore’s interests in MUMI and KCC. Glencore currently holds 95% of MUMI, with the state holding 5%, and 70% of KCC, with Gécamines holding 30%.
If completed, the transaction would bring in a third major shareholder. Orion CMC, a consortium led by Orion Resource Partners and backed by the U.S. International Development Finance Corporation (DFC), would hold 38% of MUMI and 28% of KCC. Glencore’s stakes would fall to 57% and 42%, respectively.
The statement said Glencore, as the majority shareholder of both mines, would retain operational control. Orion CMC would have limited governance rights, including the appointment of non-executive directors.
The consortium would also be responsible for marketing its share of output to designated buyers. This would take place within the framework of the strategic partnership on critical minerals signed between the United States and the DRC on Dec. 4 in Washington.
The arrangement reflects a clear division of roles. Glencore remains the industrial operator in the DRC, while Orion CMC provides capital, sales channels, and U.S. institutional backing, particularly through the DFC. On this basis, the two groups are discussing possible joint action, with each party operating on a distinct but coordinated segment of the value chain.
Institutional interest
According to Glencore’s 2025 production report, the Mutanda and KCC mines provided the group with 247.8 thousand tonnes of copper metal and 33.5 thousand tonnes of cobalt in 2025. Based on a 40% share of Glencore’s interests, the maximum portion likely to be marketed by Orion CMC would be about 100 thousand tonnes of copper and 13.4 thousand tonnes of cobalt. However, exports of cobalt remain constrained by quotas introduced by the Congolese government in October 2025.
In light of the strategic agreement between the DRC and the United States on critical minerals, the partnership also carries institutional value for Glencore. The group has operated in the DRC in an often tense environment marked by tax disputes and governance controversies. The entry of a U.S.-backed partner reshapes the dynamics.
On one hand, it brings American political and institutional support into strategic assets, which may help rebalance relations with the Congolese state. On the other, the presence of the DFC implies stricter requirements for compliance, transparency, and traceability. These factors could strengthen the credibility of the arrangement with tax and regulatory authorities.
Unknowns
The separation of roles, with Glencore handling operations and Orion CMC marketing its share, may also improve the clarity of sales flows. This is relevant in a context where transfer pricing and mining taxation remain sensitive issues in the DRC.
Despite these broad plans, the statement remains cautious. Terms such as “will examine” and “will consider” indicate that the parties are still at an early, exploratory stage. The transaction remains subject to audits, final contractual agreements, and regulatory approvals.
No public information yet details specific financial commitments regarding employment, local subcontracting, or an investment program. Similarly, any potential consequences of this cooperation for preliminary discussions between Glencore and Rio Tinto have not been documented at this stage.
Pierre Mukoko
Les opérations d’identification des causes des récentes dégradations de la qualité des services Internet devraient débuter le 3 février 2026, a annoncé l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) dans un communiqué publié le 31 janvier 2026.
Ces interventions font suite à une « panne technique générale » ayant affecté, en janvier, la liaison internationale sous-marine à fibre optique West Africa Cable System (WACS). Les travaux seront menés à Muanda, en République démocratique du Congo (RDC), et à Pointe-Noire, en République du Congo, avec pour objectif le « rétablissement normal » des services Internet, précise le régulateur.
L’ARPTC avertit que ces opérations pourraient occasionner de nouvelles perturbations temporaires. Elle indique toutefois que les opérateurs concernés ont mis en place des mesures de redondance afin de limiter l’impact sur la continuité des services.
Le régulateur dit suivre de près l’évolution des travaux et s’engage à informer les usagers en temps utile des dispositions à prendre en fonction de la situation.
Lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit les autorités compétentes de prendre les mesures nécessaires afin de contenir les perturbations récurrentes affectant les réseaux et systèmes de télécommunications sur l’ensemble du territoire national.
Ces dysfonctionnements ont concerné notamment la téléphonie mobile et fixe, l’Internet, la transmission de données, les services numériques, l’interconnexion des réseaux, ainsi que la radiodiffusion et la télévision numérique.
Le chef de l’État a également demandé le renforcement des mécanismes de régulation, de contrôle et de suivi permanent de la qualité des réseaux et des services, ainsi qu’une coordination effective entre les ministères sectoriels, les autorités de régulation et les services techniques spécialisés.
Ronsard Luabeya
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