La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé, le 8 décembre 2025, que son conseil d’administration avait approuvé un financement de 160 millions de dollars destiné à améliorer la connectivité autour du Parc agroindustriel de Ngandajika (PAIN), dans la province de Lomami. Le coût total du projet est estimé à 177,16 millions de dollars, le gouvernement congolais apportant le financement complémentaire. Les travaux ont été lancé le 2 décembre dernier par le ministre d’État en charge de l’Agriculture, Muhindo Nzangi.
Selon la note publiée par la BAD, l’initiative vise à désenclaver le PAIN et à renforcer son intégration aux principaux corridors économiques du centre du pays. Elle prévoit l’aménagement des axes Nkuadi–Ngandajika–PAIN et Lukalaba–Ngandajika, ainsi que l’amélioration des liaisons entre la RN1 et la RN2. Le projet inclut également l’extension de la piste de l’aéroport de Mbuji-Mayi, afin de soutenir le fret agro-industriel.
Ces investissements doivent bénéficier directement aux agriculteurs, aux transporteurs et aux agro-industries du Kasaï-Oriental et de la Lomami, en réduisant les coûts logistiques et en améliorant l’accès aux marchés. Les femmes et les jeunes, fortement impliqués dans les chaînes locales de production, sont également ciblés par cette amélioration des opportunités économiques.
Pour Léandre Bassolé, directeur général de la BAD pour l’Afrique centrale, ce financement constitue « un jalon majeur pour l’intégration économique de l’Afrique centrale et pour l’industrialisation agricole de la RDC ». Selon lui, l’amélioration de l’accès au parc ne se limite pas à une infrastructure routière, mais consolide « une chaîne de valeur essentielle et de nouveaux corridors d’échanges, au service de la compétitivité et de l’inclusion économique ».
Le projet s’inscrit dans la dynamique du Programme des Transformations Agricoles (PTA) et complète le Programme d’appui au développement de la Zone spéciale de transformation agroindustrielle de Ngandajika (PRODAN).
En octobre dernier, le ministère de l’Agriculture a lancé un avis de passation de marché en vue de recruter des entreprises chargées de réaliser, clés en main, plusieurs composantes du PAIN. Il s’agit notamment des travaux d’aménagement du parc, de la construction des infrastructures routières internes, de la connexion énergétique au réseau haute et moyenne tension existant, de la mise en place des installations d’approvisionnement en eau potable, de la fourniture et de la pose de la fibre optique interne, ainsi que de la construction du Centre de services unique et du Centre d’agrégation et des services agricoles.
Ronsard Luabeya
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Le Fonds pour la promotion de l’industrie (FPI) affirme avoir été récemment approché par ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP) pour prendre des parts dans les zones économiques spéciales (ZES) portées par le développeur et opérateur de parcs industriels en République démocratique du Congo (RDC).
Selon la communication du FPI, ARISE souhaite l’associer à trois projets de ZES en RDC. Le premier concerne la ZES de Kin-Malebo, dont ARISE détient 60 % du capital contre 40 % pour l’État congolais et dont le taux d’exécution atteint actuellement 80 %. Le directeur général du FPI, Hervé-Claude Ntumba Batukonke, a d’ailleurs effectué une visite sur le site le 6 décembre 2025.
Le deuxième projet est celui de la ZES de Musompo, à Kolwezi. Lors du lancement, le 26 mars 2025, des travaux d’aménagement de cette zone dédiée à la production de précurseurs de batteries, de batteries et, potentiellement, à l’assemblage de véhicules électriques à partir des matières premières locales, le gouvernement provincial du Lualaba avait présenté ARISE IIP comme l’un des partenaires, sans fournir davantage de précisions.
Le troisième projet concerne la Zone économique spéciale de Banana, destinée à accompagner le développement du port en eau profonde.
Le FPI qualifie cette démarche « d’opportunité stratégique majeure ». Cette orientation s’inscrit dans le Plan d’Action Triennal 2026–2028, élaboré en septembre dernier, qui identifie parmi ses cinq priorités « la diversification des sources de financement avec des mécanismes innovants, dont la prise de participation et le cofinancement des projets », afin d’accroître l’impact de ses interventions au-delà du financement classique de projets industriels.
Jusqu’à présent, le FPI intervient principalement dans le financement de projets industriels, notamment la promotion de l’industrie locale, la recherche et l’innovation, ainsi que le développement d’infrastructures économiques. Entre avril 2024 et mai 2025, l’institution indique avoir alloué près de 6,5 millions de dollars de crédits à six projets dans divers secteurs, dont la fabrication de produits pharmaceutiques, de meubles, de boissons, de savons et l’imprimerie, selon les données publiées sur son site officiel.
Timothée Manoke
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La première phase des travaux d’aménagement de la Zone économique spéciale (ZES) Kin-Malebo approche de son terme. Selon une communication du Fonds pour la promotion de l’industrie (FPI), 80 % des travaux sont déjà exécutés. L’information a été rendue publique à l’issue de la visite effectuée le 6 décembre 2025 par le directeur général, Hervé-Claude Ntumba Batukonke, sur le site du projet, situé dans la commune de la N’Sele, à environ 40 km du centre de Kinshasa et à 10 km de l’aéroport de Ndjili.
En septembre 2022, ARISE Integrated Industrial Platforms (ARISE IIP) avait annoncé la signature d’un partenariat public-privé avec la République démocratique du Congo (RDC) pour le développement de cette ZES. L’entreprise faisait alors état d’un investissement estimé à 200 millions de dollars, d’un actionnariat réparti entre 60 % pour ARISE et 40 % pour l’État, ainsi que de projections de 20 000 emplois directs et indirects et d’une capacité à attirer environ 850 millions de dollars d’investissements privés dans divers secteurs.
Depuis le lancement du projet, les données disponibles sur la superficie du site ont varié : ARISE évoquait 514 hectares lors de la signature du PPP, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) fait état de 497 hectares, tandis que la plateforme officielle d’ARISE mentionne désormais 528 hectares pour cette première phase.
Selon ARISE, cette première étape doit accueillir des activités de transformation du bois, de production avicole, de fabrication de boissons pour le marché local, ainsi que des entreprises actives dans le pharmaceutique, le recyclage du plastique, les appareils électroménagers, les véhicules électriques et d’autres industries de transformation.
En juillet 2025, le ministère de l’Industrie annonçait une inauguration avant la fin de l’année, précisant que certaines entreprises avaient déjà réservé des parcelles au sein de la zone industrielle.
ARISE prévoyait initialement un démarrage des travaux en octobre 2022, soit un mois après la signature du partenariat, et une mise en service en octobre 2023. Toutefois, selon l’ACGT, les travaux d’aménagement du site n’ont réellement débuté qu’en avril 2024. Les raisons de ce décalage n’ont pas été explicitées.
ARISE IIP se présente comme un développeur et opérateur panafricain de parcs industriels, gérant à ce jour douze zones économiques spéciales réparties notamment au Rwanda, au Gabon, au Togo et au Bénin.
Timothée Manoke
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Rebels from the AFC/M23 group, backed by the Rwandan army, have taken control of Uvira, a city serving as the capital of South Kivu province since the fall of Bukavu in February, according to several local and international media reports. The Congolese government in Kinshasa has not yet officially confirmed the reports. It has, however, acknowledged “the deterioration of the security situation in Uvira.”
On Dec. 11, President Felix Tshisekedi chaired a restricted Council of Ministers to further assess the worsening security situation in the east of the country. He announced the convening of an inter-institutional meeting and an expanded Supreme Defence Council to further assess the situation.
The AFC/M23 advance in South Kivu will also be the focus of a United Nations Security Council meeting on Dec. 12. Several member states warn of a growing risk of the wider Great Lakes region igniting.
Logistical Hub
In addition to being a city bordering Burundi, Uvira is also a key logistics hub. Located on the RN5 highway, it sits astride a key road and lake transport corridor along Lake Tanganyika toward Fizi, then Kalemie, before reaching the provinces of Lualaba and Haut-Katanga, the heart of the Congolese copper and cobalt industry.
The port of Kalemie is described as an “economic lung” for Tanganyika, connecting the DRC to the ports of Bujumbura (Burundi), Mpulungu (Zambia) and Kigoma (Tanzania), which handle part of the flow of goods toward the mining south.
In this context, the AFC/M23’s progress along the RN5, already reported toward Kamanyola and Luvungi, lends weight to a scenario long discussed by military analysts, namely a gradual push southward that would transform the Uvira-Fizi-Kalemie axis into a viable route for infiltration toward the mining regions of Katanga.
The south of the DRC accounts for a large share of the global mining economy. Nearly 70% of the world’s cobalt production comes from the provinces of Lualaba and Haut-Katanga, where large copper-cobalt mines operated by Chinese and Western groups, or joint ventures with Gecamines, are located. These minerals are not only vital for the Congolese budget; they sit at the heart of global battery supply chains and the energy transition.
Prior Experience
The experience of North Kivu shows how an armed group can exploit mining revenue. U.N. expert reports detail a sophisticated system for capturing Rubaya’s coltan, with illegal exports estimated at 120-150 tons per month, generating hundreds of thousands of dollars for the AFC/M23.
If replicated in the south, such a modus operandi, involving controlling roads, taxing flows and contaminating supply chains, would pose a direct threat to a mining basin that accounts for nearly 70% of global cobalt supply and houses the country’s largest copper mines.
At this stage, no major industrial site in Katanga is directly threatened by the AFC/M23. But the consolidation of an arc of instability, stretching from North Kivu to Ituri and then to South Kivu and Tanganyika, would bring the front line closer to export corridors, a development closely watched by investors, insurers and importing states.
Mining companies are not yet officially communicating about a direct link between the AFC/M23’s advance and their operations in the south. But in consuming capitals, including Washington, Brussels and Beijing, the question of continuity of flows from Lualaba and Haut-Katanga is now inseparable from the evolving map of the conflict in eastern DRC.
Selon plusieurs médias locaux et internationaux, les rebelles de l’AFC/M23, appuyés par l’armée rwandaise, ont pris depuis le 10 décembre 2025 le contrôle d’Uvira, ville faisant office de capitale du Sud-Kivu depuis la chute de Bukavu en février dernier. À Kinshasa, cette situation n’a pas encore été officiellement actée. Le gouvernement reconnaît néanmoins « la détérioration de la situation sécuritaire à Uvira ».
Le lendemain, le président de la République, Félix Tshisekedi, a présidé un Conseil des ministres restreint « afin de faire le point sur l'aggravation de la situation sécuritaire à l'Est du pays ». Il a annoncé la convocation d'une réunion interinstitutionnelle et d’un Conseil supérieur de la défense élargi afin « d'approfondir l'analyse de la situation ».
L’avancée de l’AFC/M23 dans le Sud-Kivu sera également au centre d’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies ce 12 décembre. Plusieurs États membres pointent une aggravation du risque d’embrasement de la région des Grands Lacs.
Ville pivot
En plus d’être une ville frontalière du Burundi, Uvira est aussi un pivot logistique. Située sur la RN5, elle commande l’axe routier et lacustre qui longe le Tanganyika vers Fizi, puis Kalemie, avant de rejoindre les provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, cœur de l’industrie cuprifère et cobaltifère congolaise.
Le port de Kalemie est décrit comme un « poumon économique » du Tanganyika, reliant la RDC aux ports de Bujumbura (Burundi), Mpulungu (Zambie) et Kigoma (Tanzanie), par lesquels transitent une partie des marchandises et des flux vers le sud minier.
Dans ce contexte, la progression de l’AFC/M23 le long de la RN5, déjà signalée vers Kamanyola et Luvungi, donne corps à un scénario longtemps évoqué par les analystes militaires : une poussée graduelle vers le sud, qui transformerait l’axe Uvira–Fizi–Kalemie en véritable corridor d’infiltration vers les régions minières du Katanga.
Le sud de la RDC concentre une bonne partie de l’économie minière mondiale. Près de 70 % de la production mondiale de cobalt provient des provinces du Lualaba et du Haut-Katanga, où sont implantées de grandes mines de cuivre-cobalt opérées par des groupes chinois, occidentaux ou des joint-ventures avec la Gécamines. Ces minerais ne sont pas seulement vitaux pour le budget congolais : ils sont au cœur des chaînes de valeur mondiales des batteries et de la transition énergétique.
Expériences antérieures
L’expérience du Nord-Kivu montre comment un groupe armé peut instrumentaliser la rente minière. Des rapports d’experts de l’ONU détaillent déjà un système sophistiqué de capture du coltan de Rubaya, avec des exportations illégales évaluées à 120–150 tonnes par mois, générant des centaines de milliers de dollars pour l’AFC/M23.
Transposé au sud, un tel mode opératoire — contrôle des routes, taxation des flux, contamination des chaînes d’approvisionnement — ferait planer une menace directe sur un bassin minier qui pèse près de 70 % de l’offre mondiale de cobalt et qui abrite les plus grandes mines de cuivre du pays.
À ce stade, aucun grand site industriel du Katanga n’est directement menacé par l’AFC/M23. Mais la consolidation d’un arc de déstabilisation continu — du Nord-Kivu à l’Ituri, puis au Sud-Kivu et au Tanganyika — rapprocherait la ligne de front des corridors d’exportation, ce qui est forcément surveillé par les investisseurs, les assureurs et les États importateurs.
Les entreprises minières ne communiquent pas encore officiellement sur un lien direct entre la progression de l’AFC/M23 et leurs opérations dans le sud. Mais dans les capitales consommatrices — Washington, Bruxelles, Pékin — la question de la continuité des flux en provenance du Lualaba et du Haut-Katanga est désormais indissociable de la carte des fronts à l’est.
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The Congolese national airline Congo Airways remains grounded after the National Social Security Fund (CNSS) failed to provide a required bank guarantee, Transport Minister Jean-Pierre Bemba said on Nov. 26.
Bemba said the airline’s revival plan, approved by the government in July 2024, hinged on securing financing from local banks. “Unfortunately, the CNSS, which was supposed to provide the bank guarantee, did not do so. That is why Congo Airways has not yet been able to resume operations,” he told a panel at the Makutano transport forum.
The CNSS, which holds a 31% stake in Congo Airways, was required to guarantee the loan. Without that guarantee, the financing could not be secured.
Founded in 2014, Congo Airways has seen its fleet shrink from four aircraft to two operational planes. Recurrent technical problems forced the airline to suspend all operations in July 2024. After months of negotiations, the company said in a Nov. 3 statement that it would resume flights from Nov. 10. A new management team was appointed in January 2025.
Operations, however, never restarted. Local media report that the airline’s air operator’s certificate is due to expire in December. Such an expiry would severely undermine its viability, resulting in the loss of flying rights, the cancellation of insurance cover and the invalidation of contracts. The airline would then face a lengthy and costly recertification process.
Employees have repeatedly raised internal and public warnings about the company’s financial and social situation. According to several sources, nearly 450 jobs are now at risk.
In late 2024, the government partnered with Ethiopian Airlines to launch a new carrier, Air Congo. Bemba praised its performance, saying its load factor ranges between 80% and 100%. He added that the fleet will be expanded next year with three additional aircraft.
Boaz Kabeya
Swedish telecom equipment maker Ericsson has closed its office in Kinshasa, ending more than 25 years of operations in the DRC. The decision, dated Nov. 5, 2025, was signed by the company’s representative, lawyer Kevin Wamu, who said the closure follows the end of Ericsson’s activities in the country.
The law firm MBM-Conseil SCA has been appointed to manage the legal steps required for the withdrawal from the DRC. Several lawyers from the firm have been authorized to act on Ericsson’s behalf throughout the process.
Ericsson entered the telecommunications market of the Democratic Republic of Congo in 2000 with an initial contract valued at about 50 million dollars to deploy Celtel’s GSM 900 network, now operated by Airtel. In the years that followed, the company delivered multiple 2G, 3G and 4G network upgrades for Airtel and Vodacom in the DRC.
The shutdown of the Kinshasa office is part of Ericsson’s global restructuring. Since 2022, the company has scaled back its direct presence across several African markets, outsourcing some activities and focusing on higher-margin segments such as 5G, cloud services and critical infrastructure. Industry reports published between 2023 and 2025 noted several rounds of job cuts and the closure of units considered non-strategic.
The withdrawal from the DRC also reflects a shift in the country’s telecom equipment market, where Chinese suppliers Huawei and ZTE now dominate, while the government advances its unified licensing reform and Starlink continues to expand its services within the DRC.
Mobile operators in the Democratic Republic of Congo have historically relied on Ericsson for part of their 2G, 3G and 4G infrastructure. Although the company is closing its office in Kinshasa, it is expected to continue providing regional support for equipment already in place in the DRC.
Ronsard Luabeya
Pour le ministre des Transports, Jean-Pierre Bemba, la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS) porte la responsabilité du blocage du plan de relance de la compagnie aérienne nationale Congo Airways. « J’ai un peu de souci en ce qui concerne Congo Airways. En fait, après avoir présenté le programme et obtenu le quitus du gouvernement en juillet 2024, il fallait obtenir un financement auprès d’une banque locale [UBA notamment]. Malheureusement, la CNSS, qui devait apporter sa garantie bancaire, n’a pas suivi. Et c’est pour cela qu’aujourd’hui, Congo Airways ne peut pas encore décoller… », a-t-il déclaré le 26 novembre lors du panel du Makutano consacré au secteur des transports.
En clair, le redémarrage de Congo Airways dépendait d’un financement gagé sur une garantie de la CNSS, actionnaire de la compagnie à hauteur de 31 %. Faute de cette garantie, le financement n’a pas été obtenu, empêchant la reprise des opérations.
Fondée en 2014, Congo Airways a vu sa flotte passer de quatre à deux avions opérationnels, une contraction aggravée par des pannes techniques récurrentes qui ont conduit à l’arrêt des activités en juillet 2024. Après plusieurs mois de démarches, la compagnie avait annoncé dans un communiqué publié le 3 novembre 2024 une reprise de ses opérations, avec un premier vol prévu le 10 du même mois. En janvier 2025, une nouvelle équipe dirigeante avait même été nommée : Alexandre Tshikala Mukendi au poste de directeur général et Mamitsho Pontshia comme directeur général adjoint. Mais tout s’est arrêté par la suite.
Selon plusieurs médias locaux, le certificat de transporteur aérien (CTA) du pavillon national – indispensable pour opérer – arriverait en plus à expiration en décembre. Une telle issue compromettrait gravement la viabilité de Congo Airways : perte du droit de voler, résiliation des assurances, caducité des contrats en cours. La compagnie devrait alors repartir d’une procédure complète de certification, bien plus longue et coûteuse, en plus d’acquérir une nouvelle flotte.
Le personnel ne cache pas son inquiétude et multiplie les alertes internes et publiques sur la situation financière et sociale de l’entreprise. Selon plusieurs sources, près de 450 emplois seraient aujourd’hui menacés.
Fin 2024, l’État a lancé, en partenariat avec Ethiopian Airlines, une nouvelle compagnie aérienne, dénommée Air Congo. Jean-Pierre Bemba s’est félicité de ses performances. À l’en croire, le taux de remplissage des deux avions de la compagnie oscille entre 80 % et 100 %. Selon le ministre, sa flotte devrait être renforcée l’année prochaine avec trois appareils supplémentaires.
Boaz Kabeya
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Rawbank has been named the 2025 Bank of the Year for the Democratic Republic of Congo by The Banker, a publication of the Financial Times. The annual award, presented to one institution per country, recognizes outstanding performance across key financial and strategic criteria. Rawbank succeeds Trust Merchant Bank (TMB), which won last year’s edition.
The Banker said its evaluation considers both quantitative and qualitative factors, including financial strength, strategic clarity, innovation, service quality and measurable contributions to the economy.
In explaining its choice, the publication highlighted several of Rawbank’s achievements in 2025. One of the most significant was the completion of a 400-million-dollar syndicated loan to support the third phase of the Kamoa-Kakula copper mine in Lualaba. It is the first time a Congolese bank has led an international financing arrangement of this scale, in partnership with Africa Finance Corporation, Absa and FBN.
Rawbank also advanced its modernization agenda and broadened financing options for domestic companies. Early in 2025, it issued 10 million dollars in commercial paper to support a mining operator in Katanga. The transaction included a corporate guarantee, which is a first in the DRC and expands the financing tools available to local businesses.
In digital services, the bank launched Africa’s first UnionPay renminbi debit card to facilitate transactions between the DRC and China, achieving a 25 percent rise in sales in the first quarter. It also upgraded its Illicocash application by enabling payments through WeChat and Alipay, another first in the Congolese market, and strengthened its agent banking network with improved geolocation capabilities for distributors, merchants and financial advisors. These developments played a significant role in The Banker’s decision.
Rawbank said the recognition builds on other awards it received in 2025, including Best Bank in DRC from the Euromoney Awards. Chief Executive Mustafa Rawji said the distinction reflects the work of the bank’s teams and the confidence of its clients, and reinforces its ambition to help develop a more modern, inclusive and competitive financial sector in the DRC.
Although it lost its position in The Banker’s country awards this year, Trust Merchant Bank also received international recognition in 2025. Global Finance named TMB both Best Bank in DRC and Best SME Bank, citing its support for small and medium enterprises, the expansion of its PEPELE mobile service and the continued growth of its branch network. The bank focused its recent efforts on SME financing, digital services and commercial expansion, while large international deals were less of a priority.
Boaz Kabeya
The Democratic Republic of Congo’s four main mobile operators have received unified telecom licences, a major reform aimed at boosting investment and competition in the fast-growing sector.
José Mpanda Kabangu, Minister of Posts, Telecommunications and ICT, formally issued the licences to Airtel, Orange, Vodacom and Africell during a ceremony in Kinshasa on Dec. 5, 2025. The reform, implemented under the 2020 telecommunications and ICT law, ends years of legal uncertainty for the operators, whose 2G, 3G, 4G, fibre and value-added service licences had been granted at different times under separate regulatory regimes.
Vodacom Congo’s chief executive, Khalil Al Americani, said the new framework represents an essential step in the evolution of the telecom sector in the DRC and provides a modern, technology-neutral system that will allow the company to deliver more innovation to Congolese consumers.
Unified licensing, which is used in many countries, allows operators to offer mobile and fixed services such as voice, internet and data under a single permit that is independent of technology. By adopting this model, the DRC removes remaining monopolies and opens the entire range of services to competition.
With a unified licence, operators can deploy new services such as converged fixed-mobile packages, business connectivity solutions, IoT services and early 5G preparation without undergoing a full licensing process for each individual technology. The added flexibility is expected to speed up commercial innovation and increase competition in pricing, service quality and coverage.
The reform also comes with stricter obligations. The licence terms set requirements for network coverage, service quality, subscriber identification and consumer protection. The Regulatory Authority for Post and Telecommunications of Congo (ARPTC), which is responsible for ensuring a stable regulatory environment for investors, will need to strengthen its monitoring and enforcement capacity.
The changes arrive as the market continues to expand. According to the ARPTC Observatory, mobile penetration rose from 56.7 percent to 61.84 percent between the first and second quarters of 2025, a 5 percent increase, with active subscriptions rising from 63.6 million to 69.4 million.
In the second quarter, Vodacom led the market with a 35.52 percent share of mobile subscriptions, followed by Orange at 30.37 percent, Airtel at 28.59 percent and Africell at 5.52 percent. Out of total sector revenue of 1.1 billion dollars at the end of June, Airtel held a 36 percent share, ahead of Vodacom at 32.2 percent, Orange at 28.1 percent and Africell at 3.5 percent.
In the second quarter, Vodacom led the market with a 35.52 percent share of mobile subscriptions, followed by Orange at 30.37 percent, Airtel at 28.59 percent and Africell at 5.52 percent. Out of total sector revenue of 1.1 billion dollars at the end of June, Airtel held a 36 percent share, ahead of Vodacom at 32.2 percent, Orange at 28.1 percent and Africell at 3.5 percent.
Mobile internet is becoming even more central to sector performance. By the end of June, it generated 594 million dollars, representing nearly 52.7 percent of total telecom revenue. The number of active mobile internet users reached 34.5 million in the second quarter, a penetration rate of 30.79 percent, while data consumption increased by 26.91 percent compared to the first quarter of 2025.
In this segment, Vodacom led by subscriptions at 36.4 percent, ahead of Airtel at 30.8 percent, Orange at 29.8 percent and Africell at 3 percent. By revenue, Airtel remained the leader with 41.6 percent, ahead of Orange at 29.5 percent, Vodacom at 24.7 percent and Africell at 4.1 percent.