La République démocratique du Congo (RDC) fait l’objet d’un audit de sûreté de l’aviation civile conduit par l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI) dans les aéroports de N’djili (Kinshasa) et de Luano (Lubumbashi), du 18 au 30 mars 2026.
Selon le ministère des Transports, cette mission s’inscrit dans le cadre du suivi des standards internationaux en matière de sûreté aérienne. Les experts de l’OACI ont été reçus par le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, afin d’échanger sur les objectifs de cette évaluation, coordonnée avec l’Autorité de l’aviation civile (AAC/RDC).
L’audit vise à mesurer le niveau de conformité des infrastructures et dispositifs de sûreté aux exigences internationales, tout en appréciant les progrès réalisés ces dernières années et en identifiant les éventuels écarts à corriger.
Selon les données de l’AAC/RDC, le taux de mise en œuvre effective des normes internationales est passé de 11,4 % en 2006 à 50 % en 2018, puis à 66,52 % en 2023, illustrant une amélioration progressive du dispositif de supervision.
En amont de cette mission, Jean-Pierre Bemba a effectué, le 17 mars 2026, une visite d’inspection à l’aéroport international de Luano, à Lubumbashi. Cette descente était axée sur le renforcement des dispositifs de sûreté, notamment à travers la mise en service de nouveaux équipements de contrôle acquis par la Régie des voies aériennes (RVA).
Dans cette dynamique, la RVA a conclu en mai 2024 un partenariat de dix ans avec la société britannique Westminster Group PLC. L’accord prévoit le déploiement d’experts internationaux, la formation du personnel et la modernisation des équipements de sûreté dans cinq aéroports : Kinshasa, Lubumbashi, Goma, Kisangani et Mbuji-Mayi.
Par ailleurs, le gouvernement a engagé un programme de balisage aéroportuaire visant à améliorer les conditions d’exploitation. En novembre 2025, les autorités avaient annoncé l’acquisition d’environ 350 kilomètres de câbles destinés à équiper plusieurs plateformes.
Ce dispositif devrait permettre d’élargir les capacités opérationnelles des aéroports, notamment en facilitant les opérations de nuit, alors que de nombreuses infrastructures secondaires restent encore limitées aux vols diurnes.
Ronsard Luabeya
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The International Monetary Fund (IMF) held a three-day training session for economic journalists in Kinshasa from March 17 to 19, 2026, in collaboration with Ecofin Agency and Bankable. The initiative is part of broader efforts to strengthen the capacity of media professionals covering economic and financial issues in the Democratic Republic of Congo.
Fifteen journalists from various media outlets in the capital participated in the program. Over three days, the training introduced participants to key macroeconomic concepts at the national, regional and international levels, with the aim of improving their ability to analyze, interpret and contextualize economic and financial information.
The curriculum covered macroeconomic fundamentals, the functioning of fiscal and monetary policy, the role of the IMF, and the use of artificial intelligence in processing economic data. Particular emphasis was placed on making these concepts easier for a wider audience to understand.
Speaking at the opening session, IMF resident representative in the DRC René Tapsoba highlighted the role of journalists in disseminating clear and reliable economic information. In a context marked by economic reforms and structural challenges, he said high-quality news coverage is critical to strengthening transparency and accountability.
“In the era of digitalization and social media, where information spreads rapidly and is not always well analyzed, it is essential to have journalists who rely on credible sources, understand the underlying issues and explain them clearly,” he said.
Idriss Linge, director of Ecofin Academy and lead trainer, stressed the importance of equipping journalists with strong analytical skills to better interpret macroeconomic developments and their impact on the population.
“The objective is to train journalists in the Democratic Republic of Congo who can analyze economic developments rigorously using established tools, for investors, development partners, as well as Congolese households and businesses,” he said at the close of the session, which he co-led with Aboudi Ottou, Ecofin Agency’s bureau chief in the DRC and editor-in-chief of Bankable.
At the end of the training, participants said they were satisfied with both the quality of the sessions and their relevance to daily reporting. They particularly valued the interactive discussions and case studies based on the national economic context.
Jerome Sekana, a journalist with Agence Galaxie Médias, said he was “pleasantly surprised” by the relevance of the content.
“The trainers are highly experienced and the examples reflect the country’s economic realities. I hope this type of initiative continues to help build a strong pool of analysts capable of interpreting economic news,” he said.
Myriam Iragi, a journalist with Top Congo FM, also welcomed the training, highlighting the practical knowledge she gained.
“I learned a great deal about concepts I had sometimes used without fully understanding them. This training gives me a solid foundation to improve my analysis and provide more in-depth coverage,” she said.
Ronsard Luabeya
Le Fonds monétaire international (FMI) a organisé, du 17 au 19 mars 2026 à Kinshasa, une session de formation destinée aux journalistes économiques, en collaboration avec Agence Ecofin et Bankable. Cette initiative s’inscrit dans une dynamique de renforcement des capacités des professionnels des médias appelés à couvrir les questions économiques et financières en République démocratique du Congo.
Au total, quinze journalistes issus de différents médias de la capitale ont pris part à cette formation intensive. Pendant trois jours, les participants ont été initiés aux notions clés liées à la compréhension des enjeux macroéconomiques, tant à l’échelle nationale que régionale et internationale. L’objectif principal de cette session était de renforcer leurs compétences en matière d’analyse, d’interprétation et de contextualisation de l’information économique et financière.
Les modules ont notamment porté sur les fondamentaux de la macroéconomie, les mécanismes des politiques budgétaires et monétaires, le rôle du FMI et l’usage de l’intelligence artificielle dans le traitement de l’information économique. Une attention particulière a été accordée à la vulgarisation de ces concepts complexes afin de les rendre accessibles au grand public.
Intervenant à l’ouverture de la session, René Tapsoba, représentant résident du FMI en RDC, a souligné l’importance du rôle des journalistes dans la diffusion d’une information économique fiable et compréhensible. Selon lui, dans un contexte marqué par des réformes économiques et des défis structurels, la qualité du traitement de l’information constitue un levier essentiel pour renforcer la transparence et la redevabilité. « À l’ère de la digitalisation et des réseaux sociaux, où circulent de nombreuses informations parfois mal analysées, il est crucial de disposer de journalistes capables de s’appuyer sur des sources fiables, de comprendre les enjeux et de les expliquer de manière accessible », a-t-il déclaré.
De son côté, Idriss Linge, directeur d’Ecofin Academy et formateur principal, a insisté sur la nécessité, pour les journalistes, de maîtriser les outils d’analyse économique afin de mieux décrypter les réalités macroéconomiques et leurs impacts sur les populations. « L’objectif est de former des journalistes de la République démocratique du Congo capables d’analyser les réalités économiques avec rigueur, en utilisant des outils reconnus, au bénéfice des investisseurs, des partenaires au développement, mais aussi des ménages et des entreprises congolaises », a-t-il indiqué à l’issue de cette session coanimée avec Aboudi Ottou, chef de bureau d’Agence Ecofin en RDC et rédacteur en chef de Bankable.
Au terme de la formation, les participants ont exprimé leur satisfaction quant à la qualité des enseignements reçus et à leur applicabilité dans le traitement quotidien de l’information. Ils ont particulièrement apprécié les échanges interactifs ainsi que les études de cas inspirées du contexte économique national.
Parmi eux, Jerome Sekana, journaliste à l’Agence Galaxie Médias, s’est dit « agréablement surpris » par la pertinence des contenus. « Les intervenants sont d’un très bon niveau et les exemples abordés reflètent la réalité économique du pays. J’espère que ce type d’initiative se poursuivra afin de former un véritable noyau d’analystes capables de décrypter l’actualité économique », a-t-il fait savoir.
Même satisfaction du côté de Myriam Iragi, journaliste à Top Congo FM, qui souligne les acquis concrets tirés de cette expérience. « J’ai appris beaucoup de choses sur des concepts que j’utilisais parfois sans en maîtriser pleinement le sens. Cette formation m’offre des bases solides pour améliorer la qualité de mes analyses et proposer des contenus plus approfondis au public », a-t-elle précisé.
Ronsard Luabeya
The Democratic Republic of Congo’s Ministry of Mines said on March 18, 2026, it had deployed a joint inspection mission to the Tenke Fungurume Mining (TFM) site, a subsidiary of China Molybdenum Company (CMOC), following allegations of air pollution affecting communities in Lualaba province.
The decision followed a report by the Environmental Investigation Agency (EIA) citing deteriorating air quality around the mine.
The ministry said the allegations are, at this stage, largely based on unverified claims that have not been confirmed through scientific and technical methods.
The mission will conduct in-depth technical assessments, including air quality monitoring, checks on industrial discharge compliance, and verification of adherence to environmental and social standards. A report is expected at the end of the investigation and could lead to administrative, environmental or judicial action.
The decision to deploy the mission was made during a consultation meeting with TFM executives on March 18. The company was also asked to provide evidence of compliance with its environmental obligations.
EIA report focuses on processing plant
The EIA report focuses primarily on TFM’s processing plant, known as 30K, where CMOC converts copper-cobalt ore into cobalt hydroxide.
The plant, the largest of its kind globally, was commissioned in 2023. Since then, the report says, elevated sulfur dioxide levels have been recorded in the area, along with a rise in respiratory illnesses.
The NGO said its findings are based on an analysis of more than 1,200 medical records, citing cases of coughs, bronchitis and pneumonia among nearby residents and some workers. TFM disputes the findings and rejects any link between its operations and the reported health problems.
The inspection comes as authorities step up environmental oversight in DR Congo’s mining sector. In January 2026, they required mining companies to provide proof that financial guarantees for site rehabilitation had been secured and to submit approved environmental plans.
CMOC is one of the leading mining operators in DR Congo. Through its subsidiaries TFM and Kisanfu, the group exported 747,468 metric tons of copper in 2025, according to provisional data, accounting for 22% of the country’s total exports.
The company is also a major cobalt producer. Before the 2025 embargo, it exported nearly 96,000 metric tons of cobalt, representing about 50% of national output.
Ronsard Luabeya
Le ministère congolais des Mines a annoncé, le 18 mars 2026, le déploiement d’une mission conjointe de contrôle sur le site de Tenke Fungurume Mining (TFM), filiale du groupe China Molybdenum Company (CMOC), à la suite d’accusations de pollution de l’air affectant des communautés locales dans la province du Lualaba. Selon un communiqué officiel, cette décision fait suite à la publication d’un rapport de l’ONG Environmental Investigation Agency (EIA), qui évoque une dégradation de la qualité de l’air dans la zone entourant la mine.
Pour le ministère, les dénonciations contenues dans le rapport de l’EIA reposent, à ce stade, « essentiellement sur des allégations non vérifiées » par des procédures scientifiques et techniques. La mission est donc déployée afin de procéder à des analyses techniques approfondies, notamment au contrôle de la qualité de l’air, à la conformité des rejets industriels et au respect des normes environnementales et sociales en vigueur. Un rapport détaillé est attendu à l’issue de ces investigations et pourrait, le cas échéant, déboucher sur des mesures administratives, environnementales ou judiciaires.
Selon le communiqué du ministère des Mines, cette mission a été décidée lors d’une réunion de concertation tenue le 18 mars 2026 avec les responsables de la société TFM. À cette occasion, l’entreprise minière a également été invitée à présenter les éléments techniques attestant du respect de ses obligations environnementales.
Dans son rapport, l’EIA cible surtout l’usine de traitement de TFM. C’est dans cette installation, dénommée 30K, que CMOC transforme le minerai de cuivre-cobalt en hydroxyde de cobalt. Présentée comme la plus grande du monde, elle a été mise en service en 2023. Et depuis cette année-là, affirme le document, on observe un niveau élevé de dioxyde de soufre dans la zone ainsi qu’une augmentation des pathologies respiratoires.
L’ONG affirme s’appuyer sur l’analyse de plus de 1 200 dossiers médicaux, évoquant notamment des cas de toux, de bronchites et de pneumonies parmi les populations riveraines et certains travailleurs. De son côté, TFM conteste ces conclusions et rejette tout lien entre ses activités et les problèmes de santé signalés.
Cette mission intervient dans un contexte de renforcement du suivi environnemental dans le secteur minier congolais. En janvier 2026, les autorités avaient notamment exigé des entreprises minières la preuve de la constitution de garanties financières pour la réhabilitation des sites, ainsi que la transmission de leurs plans environnementaux approuvés.
CMOC figure parmi les principales entreprises du secteur en RDC. À travers ses deux filiales, TFM et Kisanfu, le groupe a exporté 747 468 tonnes de cuivre en 2025, selon les statistiques minières provisoires. Ces volumes représentent 22 % des exportations totales de la RDC. CMOC est par ailleurs un important producteur de cobalt. Avant l’embargo de 2025, le groupe avait exporté près de 96 000 tonnes de cobalt, soit près de 50 % des exportations totales du pays.
Ronsard Luabeya
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DR Congo's national employment office now requires companies to obtain official approval before publishing job advertisements, under a ministerial order made public on March 16, 2026.
Signed on Oct. 9, 2025, by Employment and Labor Minister Ferdinand Massamba Wa Massamba, the order requires any company, organization, or public or private institution seeking to hire to have its job posting vetted by the Office national de l'emploi (ONEM) before it can be published.
The requirement also applies to agencies, media outlets, and platforms involved in publishing or distributing job postings.
Under the order, ONEM is responsible for verifying that job postings comply with legal standards before publication and for granting official approval to each listing.
The ministry said the measure aims to better organize the labor market in the Democratic Republic of Congo, strengthen transparency and oversight of job postings, improve national employment statistics, and combat fraudulent practices targeting job seekers.
The order sets out penalties for non-compliance. Any company, agency, media outlet, or platform that publishes a job posting without prior ONEM approval faces an administrative fine of $500 per posting, payable in Congolese francs.
ONEM is also tasked with monitoring compliance and collecting any fines imposed.
The order specifies that it took effect on the date of its signing, Oct. 9, 2025. ONEM's public communication on March 16, 2026, therefore marks the disclosure of a measure already legally in force.
The new requirement comes as ONEM has been expanding its role in organizing the labor market. In September 2025, a separate order signed by the same ministry raised the employer contribution to ONEM's funding from 0.2% to 0.5% of payroll.
That increase was intended to boost the institution's resources to support its core missions, including collecting and publishing job postings, placing job seekers, and producing labor market statistics.
Boaz Kabeya
L’Office national de l’emploi (ONEM) a rendu publique, le 16 mars 2026, un arrêté ministériel qui soumet désormais la publication des offres d’emploi à un visa préalable de l’institution. Signé le 9 octobre 2025 par le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba Wa Massamba, le texte impose à toute entreprise, société, organisation ou institution publique ou privée souhaitant recruter de faire viser son offre d’emploi par l’ONEM avant toute diffusion.
Cette obligation s’applique également aux agences, médias et plateformes intervenant dans la publication ou la diffusion des offres d’emploi.
Selon le texte, l’ONEM est chargé de vérifier la conformité des offres d’emploi aux normes légales avant leur publication et de leur attribuer un visa officiel.
Le ministère justifie cette mesure par la volonté de mieux organiser le marché du travail en RDC, de renforcer la transparence et la traçabilité des annonces, d’améliorer les statistiques nationales de l’emploi et de lutter contre les pratiques frauduleuses visant les demandeurs d’emploi.
L’arrêté prévoit un dispositif de sanction en cas de non-respect. Toute entreprise, agence, média ou plateforme qui publie une offre d’emploi sans visa préalable de l’ONEM s’expose à une amende administrative équivalente en francs congolais à 500 dollars américains par offre.
L’ONEM est également chargé du contrôle de l’application de cette mesure et du recouvrement des amendes y afférentes.
Le texte précise que son entrée en vigueur remonte à la date de sa signature, soit le 9 octobre 2025. La communication de l’ONEM du 16 mars 2026 marque donc la mise en lumière publique d’une mesure déjà juridiquement applicable.
Cette nouvelle exigence s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement du rôle de l’ONEM dans l’organisation du marché de l’emploi. En septembre 2025, un autre arrêté signé par le même ministère avait déjà relevé la contribution patronale destinée à son financement, en la portant de 0,2 % à 0,5 % de la masse salariale.
Cette hausse visait à accroître les ressources de l’établissement pour soutenir ses missions, notamment la collecte et la diffusion des offres d’emploi, le placement des demandeurs d’emploi et la production de données statistiques sur le marché du travail.
Boaz Kabeya
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The Congolese government said the country’s fuel supply remains stable despite disruptions in global energy markets linked to the Middle East security crisis.
A briefing presented at the Council of Ministers meeting on March 13 said current stocks are sufficient to meet domestic demand through June. The government described the situation as broadly stable.
Several tankers carrying petroleum products are expected in the coming weeks to replenish stocks and support domestic distribution.
The statement follows a proposal on March 9 to build a strategic reserve of at least 50,000 tonnes of land and aviation fuels. Reported by RTNC and relayed by Bankable, the plan was presented as a precaution against potential shortages in an uncertain global environment.
Internationally, authorities pointed to disruptions caused by Israeli and U.S. strikes on Iran, particularly around the Strait of Hormuz and the Suez Canal—two key routes for global oil flows. According to the government, these routes handle roughly 20% and 10% of global oil traffic, respectively.
Data cited by TV5 Monde showed a sharp decline in maritime traffic. Between March 1 and March 18, only 105 vessels transited the strait, compared with about 120 per day under normal conditions, indicating a significant disruption to global logistics.
In this context, authorities expect higher import costs. A rise in the average border price, known as PMF and used to set domestic fuel prices, could affect the local market.
The government said short-, medium- and long-term measures have been introduced to maintain supply stability, limit fiscal pressure and keep the market stable. Details were not disclosed.
Timothée Manoke
The Maluku Special Economic Zone (SEZ), located about 70 kilometers northeast of Kinshasa, is being equipped with a river dock to improve freight logistics, the Special Economic Zones Agency (AZES) said in a statement on March 16, 2026.
Inaugurated on March 13, the facility was financed by Saphir Ceramics, a manufacturer of tiles and ceramic products. It is intended to facilitate shipments to Congo-Brazzaville and to other provinces of the Democratic Republic of Congo served by river routes. Company officials said the dock would also support export operations for other businesses in the Maluku SEZ.
Several companies are already operating in the zone, including Varun Beverages RDC; Sopaco, which processes agricultural products; K Timber in logging; Eben Ezer International, active across several industrial sectors including paper; and Hema Beverage and Refriango in the agri-food sector.
Saphir Ceramics has also led export activity. In March 2025, the Chinese-owned company shipped more than 300,000 square meters of tiles to Congo-Brazzaville. The first of its kind in the DRC, it has an estimated production capacity of 70,000 square meters per day.
Ronsard Luabeya
Le gouvernement congolais affirme que l’approvisionnement du pays en produits pétroliers reste, à ce stade, sous contrôle malgré les perturbations observées sur les marchés énergétiques internationaux du fait de la crise sécuritaire au Moyen-Orient. Selon une note présentée lors de la 82e réunion du Conseil des ministres du 13 mars 2026, les stocks disponibles permettraient de couvrir les besoins du pays jusqu’au mois de juin.
D’après le compte rendu de cette réunion, la situation de l’approvisionnement demeure « globalement maîtrisée ». Le gouvernement indique en outre que plusieurs navires transportant des cargaisons de produits pétroliers sont attendus dans les prochaines semaines, avec pour objectif de renforcer les niveaux de stockage et d’assurer la continuité de la distribution sur le marché intérieur.
Cette communication intervient quelques jours après l’évocation, le 9 mars, d’un projet de constitution d’un stock d’au moins 50 000 tonnes de carburants terrestres et d’aviation. Relayée par la RTNC et reprise par Bankable, cette option est présentée comme une mesure préventive destinée à limiter les risques de rupture d’approvisionnement dans un contexte international incertain.
Sur le plan international, la note gouvernementale relie cette vigilance aux perturbations provoquées par les bombardements de l’Iran par Israël et les Etats-Unis, notamment autour du détroit d’Ormuz et du canal de Suez, deux routes stratégiques pour le commerce mondial des hydrocarbures. Selon le compte rendu du Conseil, ces axes concentrent respectivement environ 20 % et 10 % de la consommation mondiale quotidienne de produits pétroliers.
Les données relayées par TV5 Monde font état d’une chute significative du trafic maritime dans cette zone. Entre le 1er et le 18 mars, seuls 105 navires auraient emprunté le détroit, contre environ 120 passages par jour en temps normal, soit une baisse de plus de 95 %. Cette contraction traduit une perturbation majeure des flux logistiques à l’échelle internationale.
Dans ce contexte, les autorités congolaises anticipent également une pression sur les coûts d’importation. La hausse du prix moyen frontière commercial (PMF), qui sert de référence dans la fixation des prix des carburants, pourrait affecter le marché intérieur. Le gouvernement indique qu’une série de mesures à court, moyen et long termes a été présentée afin de préserver l’équilibre du système d’approvisionnement, de limiter l’impact budgétaire de cette hausse et de maintenir la stabilité du marché. Le détail de ces mesures n’a toutefois pas été rendu public.
Timothée Manoke
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