La suspension à titre conservatoire du directeur général de l’Office congolais de contrôle (OCC), Étienne Tshimanga, a été rendue publique après la lecture, à la Radio télévision nationale congolaise (RTNC), de l’arrêté ministériel n°041 du 16 février 2026. Selon cette source officielle, la décision émane du ministère du Commerce extérieur et s’inscrit dans le cadre d’une procédure disciplinaire engagée pour « fautes lourdes de gestion, insubordination et mise en péril des intérêts de l’établissement public ».
D’après le contenu de l’arrêté tel que lu par la RTNC, l’ouverture de l’action disciplinaire trouve son fondement dans une correspondance du ministère du Commerce extérieur datée du 20 décembre 2020, relative à des faits qualifiés de graves dans la gestion de l’OCC. La procédure s’est poursuivie avec la transmission, le 20 janvier 2026, du procès-verbal d’ouverture de l’action disciplinaire, document qui évoque des pratiques reprochées au directeur général et présentées comme contraires aux intérêts de l’Office.
Le texte de l’arrêté indique que les faits dénoncés seraient à l’origine d’un manque à gagner important pour les finances publiques, résultant notamment « d’autorisations irrégulières » ou de « détournements de fonds publics ». Il est également fait mention d’une inspection de vérification dont certains éléments auraient été reconnus par le directeur général concerné, selon les termes repris dans l’arrêté lu à la RTNC.
La décision ministérielle s’appuie en outre sur les conclusions de l’Inspection générale des finances (IGF), transmises à la Première ministre par une lettre datée du 13 février 2026 et émanant du directeur de cabinet du président de la République. Ce rapport, toujours selon la lecture faite par la RTNC, fait état de graves manquements aux principes de bonne gouvernance, tant sur le plan financier qu’administratif, au sein de l’Office congolais de contrôle.
Il convient également de rappeler que le 18 août 2025, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, avait déjà sommé le directeur général de l’OCC de fournir, dans un délai de sept jours, des explications sur le maintien d’une taxe de 10 dollars par tonne sur les produits agricoles destinés à l’exportation, alors que celle-ci avait été officiellement annulée le 7 février 2024. Selon les services de communication du ministère, cette taxe continuait d’être appliquée sur certains véhicules transportant des produits exportables, malgré des plaintes d’organisations professionnelles, notamment l’Association des exportateurs du Cacao-Café de la RDC et la Fédération des entreprises du Congo, qui dénonçaient des coûts supplémentaires pour les exportateurs de cacao et de café.
Conformément aux dispositions de l’article premier de l’arrêté, la gestion de l’OCC est confiée, durant la période de suspension, à Madame Christelle Muabilu, directrice générale adjointe, désignée pour assurer l’intérim de la direction générale. Cette mesure est prise en application du décret n°716-2023 portant statut des directeurs généraux des établissements publics, tel que rappelé dans le texte officiel lu à la RTNC.
L’arrêté prévoit par ailleurs que cette suspension ouvre la voie à des mesures administratives à l’encontre du directeur général suspendu ainsi que d’autres agents de l’OCC susceptibles d’être concernés par les faits reprochés. Il annonce également la mise en place d’une commission de redressement de l’Office congolais de contrôle, dont la composition et les missions spécifiques devront être précisées par un arrêté ministériel ultérieur.
Boaz Kabeya
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Selon une communication de Good News Africa Sarl, la société a signé, le 12 février 2026, un contrat de partenariat public-privé avec l’Office des routes portant sur la concession de la Route nationale n°27 (RN27), entre Komanda et Mahagi, pour son asphaltage sur un linéaire de 258 kilomètres, dans la province de l’Ituri. La même communication précise que le dossier a été transmis à la Primature, via le ministère des Infrastructures et Travaux publics, pour approbation.
D’après l’Unité de conseil et de coordination de la gestion des PPP (UC-PPP), auprès de qui le projet a reçu son aval depuis juin 2025, le « coût total » — notion pouvant renvoyer à la valeur globale du projet sur la période considérée et non uniquement aux dépenses d’investissement initiales — est estimé à environ 1,54 milliard de dollars. Les besoins d’investissement sont évalués à 408,3 millions de dollars, soit environ 1,58 million de dollars par kilomètre.
Lors d’une réunion publique organisée le 18 juillet 2025 à Bunia, les responsables de Good News Africa indiquaient que le contrat est prévu pour une durée de 25 ans, dont cinq ans consacrés à la réalisation des travaux et vingt ans à l’exploitation. Un protocole d’accord signé le 13 août 2024 précisait que le projet prendra la forme d’un PPP de type BOT (Build–Operate–Transfer) : l’entreprise finance et construit l’infrastructure, l’exploite pour amortir son investissement, puis la transfère à l’Office des routes à l’issue de la période contractuelle. Le document de l’UC-PPP indique que le contrat est de type « concession de travaux et services publics ».
Pour assurer la rentabilité du projet, l’opérateur prévoit l’installation de stations de péage automatiques ainsi que de postes de pesage destinés à préserver l’état de la chaussée.
Si le PPP a été signé par Good News Africa Sarl — dont le nom figure dans le document de l’UC-PPP — des sources indiquaient encore en juillet 2025 que les travaux devaient être réalisés en partenariat avec Congo Éveil Logistique. Les deux entreprises, dirigées par des opérateurs économiques de l’Ituri, affirmaient avoir déjà mis en service une centrale d’enrobé et une usine de concassage dans le groupement Tsere, à l’ouest de Bunia. Estimées à 2,8 millions de dollars, ces installations disposent respectivement d’une capacité de production de 200 à 300 tonnes de matériaux par jour et de 180 tonnes d’enrobé par heure.
La route Komanda–Mahagi constitue un axe stratégique pour la province de l’Ituri. Elle traverse les territoires de Komanda, Irumu et Djugu jusqu’au poste frontalier de Mahagi, assurant la connexion entre la RDC et l’Ouganda. Ce corridor joue un rôle central dans l’approvisionnement de Bunia en produits manufacturés et pétroliers en provenance de l’Ouganda et du Kenya, tout en desservant plusieurs zones à fort potentiel agricole et commercial. Toutefois, le tronçon reliant la cité frontalière de Mahagi à la ville de Bunia est régulièrement sujet à des blocages en raison de la dégradation avancée de la chaussée. Ces interruptions du trafic perturbent les flux commerciaux et entraînent des hausses de prix des produits de consommation à Bunia.
Timothée Manoke
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The International Monetary Fund has identified a “significant” weakness in the Democratic Republic of Congo’s special bank resolution framework: to meet international standards, the framework must revise the scope of judicial review of decisions taken by the resolution authority, according to an IMF technical assistance report on the regime’s implementation published in October 2025.
The report notes that “in the recent past,” the Central Bank of the Congo (BCC) has faced court rulings that set invalidates it had adopted and instead applied other statutory provisions considered more favorable to the shareholders of a failing bank.
In 2020, the BCC’s decision to place Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC) into liquidation was challenged in court, illustrating potential tensions between the supervisory authority and the judiciary.
The IMF recalls that judicial review must be available before competent courts at the request of parties affected by a resolution decision. However, in line with international standards, the Fund argues that initiating legal proceedings “should not, as a general rule, suspend” the implementation of a resolution authority’s decision, which must be “immediately enforceable.”
Lengthy liquidations
Along the same lines, the report states that the powers of courts “should not extend” to invalidating resolution measures taken by the BCC within its legal mandate and in good faith. For the IMF, this reflects an operational need: allowing the resolution authority to act with the speed and flexibility required to achieve its statutory objectives.
The report situates the issue of judicial review within the broader context of protracted proceedings: in practice, bank liquidations in the DRC “take years,” and the oldest liquidation under way at the time of the IMF’s review had been opened in 1998.
On creditor protection, the IMF recommends incorporating into the legal framework an alternative to the annulment of measures: monetary compensation for creditors who receive less as a result of resolution than they would have received in liquidation, under the so-called no-creditor-worse-off safeguard.
The report warns that invalidating a resolution decision would create serious difficulties because of its retroactive effect, potentially undermining the credibility of the resolution process and posing risks to financial stability. In that context, the IMF recommends introducing legal provisions to prevent court actions from obstructing the implementation of a resolution or leading to the invalidation of measures already applied.
Boaz Kabeya
Dans son rapport d’assistance technique d’octobre 2025 consacré à la mise en œuvre du régime spécial de résolution bancaire en République démocratique du Congo, le Fonds monétaire international (FMI) identifie une faiblesse jugée « significative » : pour se conformer aux standards internationaux, le régime de résolution doit « ajuster » le contrôle juridictionnel des décisions et mesures prises par l’autorité de résolution.
Le rapport constate que « dans un passé récent », la Banque centrale du Congo (BCC) a été confrontée à des décisions de justice ayant annulé des mesures de résolution qu’elle avait adoptées et les ayant remplacées par l’exécution d’autres dispositions législatives « favorables aux actionnaires d’une banque défaillante ».
En 2020, la liquidation forcée de la Banque internationale pour l’Afrique au Congo (BIAC), décidée par la BCC, a fait l’objet d’un contentieux, illustrant les tensions possibles entre autorité de supervision et contrôle juridictionnel.
Le FMI rappelle que le contrôle juridictionnel doit être exercé par les juridictions compétentes à la demande des personnes affectées par une décision ou une mesure de résolution. Mais, conformément aux standards internationaux, estime le Fonds, l’engagement d’une procédure judiciaire « ne devrait pas, en règle générale, suspendre » la mise en œuvre de la décision de l’autorité de résolution, qui doit être « immédiatement exécutoire ».
Des liquidations longues
Dans la même logique, le rapport indique que les pouvoirs des tribunaux « ne devraient pas s’étendre » à l’invalidation des mesures de résolution prises par la BCC « dans le cadre de ses pouvoirs légaux et de bonne foi ». Pour le FMI, cette condition répond à un impératif opérationnel : permettre à l’autorité de résolution d’agir avec « la vitesse et la flexibilité » nécessaires pour atteindre les objectifs fixés par la loi.
Le rapport place la question du contrôle juridictionnel dans un contexte de procédures longues : en pratique, les liquidations bancaires en RDC « prennent des années » et la plus ancienne liquidation en cours, au moment de la revue évoquée par le FMI, avait été initiée en 1998.
Sur la protection des créanciers, le FMI recommande d’inscrire dans le cadre légal une alternative à l’annulation des mesures : une compensation monétaire lorsque des créanciers reçoivent moins, du fait de la résolution, que ce qu’ils auraient perçu en liquidation, via la garantie dite de non-défavorisation des créanciers.
Le rapport avertit en effet qu’une invalidation d’une décision de résolution poserait des problèmes majeurs en raison de sa rétroactivité, susceptible de compromettre la crédibilité de la résolution et de peser sur la stabilité financière. Dans ce cadre, le FMI recommande d’introduire des dispositions légales empêchant des actions en justice d’obstruer la mise en œuvre de la résolution ou de conduire à l’invalidation des mesures appliquées.
Boaz Kabeya
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Annoncées en novembre 2025 par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, à la suite du drame survenu sur le site de Kalando, dans la province du Lualaba, les 64 zones d’exploitation artisanale (ZEA) ne sont toujours pas opérationnelles. Si le processus d’identification est officiellement engagé, la mise en œuvre s’annonce longue et progressive.
Le Cadastre minier, organe chargé de la gestion du domaine minier, a confirmé avoir lancé les travaux d’identification des ZEA en collaboration avec le Service géologique national du Congo (SGNC). Selon son directeur général, Popol Mabolia, une dizaine de zones ont déjà été identifiées dans une première phase. Celles-ci doivent encore être viabilisées avant leur attribution aux coopératives minières et aux exploitants artisanaux.
« C’est un processus qui est en marche et nous allons y arriver finalement. Mais on ne peut pas, du jour au lendemain, disposer de 64 zones prêtes. Au Cadastre minier, nous avons déjà identifié celles qui peuvent être avancées, pour que les creuseurs qui travaillent d’un côté puissent, le lendemain, travailler directement de l’autre côté », a-t-il expliqué, interrogé par la presse lors de la conférence Mining Indaba, qui s’est achevée le 12 février 2026 à Cape Town (Afrique du Sud).
En attendant leur mise en service effective, l’absence de ZEA disponibles continue d’alimenter les tensions sur le terrain. Plusieurs concessions industrielles restent exposées aux incursions d’exploitants artisanaux, alors que la réforme initiée par le ministère des Mines vise à réduire la pression exercée sur les sites industriels et à orienter les creuseurs vers des sites légalement encadrés.
Dans ce contexte, certaines entreprises minières accélèrent leurs propres initiatives d’encadrement. C’est le cas d’Eurasian Resources Group (ERG), qui a conclu un protocole d’accord avec l’Entreprise générale du cobalt (EGC) en vue de formaliser et structurer l’exploitation artisanale dans le Lualaba. Selon la Fédération des entreprises du Congo, ERG aurait déjà enregistré près de 3 milliards de dollars de pertes liées aux perturbations sur ses sites.
Ronsard Luabeya
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En République démocratique du Congo (RDC), le Fonds de développement du service universel (FDSU) a dévoilé, la semaine dernière, une stratégie décennale visant à réduire la fracture numérique. Couvrant la période 2026-2035, cette feuille de route mise sur une approche mutualisée pour déployer les infrastructures et connecter près de 68 millions de personnes vivant en zones rurales.
La stratégie a été présentée le jeudi 12 février, à l’occasion de la première rencontre du cadre de collaboration sectorielle. Celle-ci a réuni les principaux acteurs publics et privés des télécommunications, sous la conduite du directeur général du FDSU, Paterne Binene A Kadiat.
La feuille de route prévoit un modèle d’infrastructures mutualisées, baptisé « TowerCo Lead ». Dans ce schéma, les fournisseurs de tours (TowerCo) — principaux acteurs — financent et déploient les infrastructures passives (tours, énergie, backhaul) en accès ouvert. Les opérateurs mobiles (MNO) installent ensuite les équipements actifs sur ces sites afin de fournir leurs services.
L’Autorité de régulation des postes et des télécommunications (ARPTC) assure la régulation, en veillant à la qualité de service et au respect du cadre normatif.
De son côté, le FDSU assume un rôle stratégique et financier : il structure les mécanismes de subvention et en supervise l’exécution. Les aides sont attribuées, par zone d’exploitation, à des consortiums formés entre TowerCo et MNO. Le territoire est réparti en cinq zones opérationnelles.
Péréquation
Un mécanisme de péréquation est instauré afin que les sites rentables contribuent à l’équilibre économique des zones déficitaires, limitant ainsi le recours aux subventions publiques.
Cette initiative intervient dans un contexte où le partage d’infrastructures télécoms est de plus en plus plébiscité pour réduire la fracture numérique en Afrique. En RDC, Orange et Vodacom envisagent d’investir 179 millions de dollars sur quatre ans, à travers leur coentreprise Esengo Towers, pour déployer 1 000 tours de télécommunication à travers le pays afin d’améliorer la couverture du réseau mobile. En août 2025, les groupes Vodacom et Airtel Africa ont également annoncé la signature d’un accord de mutualisation des infrastructures télécoms sur plusieurs marchés clés, dont la RDC.
Selon l’Union internationale des télécommunications (UIT), « le partage des infrastructures de services mobiles est une solution qui permet de faire baisser le coût de mise en service des réseaux, en particulier dans les zones rurales ou sur les marchés marginaux. Ce partage peut également encourager la migration vers de nouvelles technologies et le déploiement du haut débit mobile. Il peut en outre renforcer la concurrence entre opérateurs de services mobiles et fournisseurs de services, lorsque des mesures de sauvegarde sont utilisées pour empêcher les comportements anticoncurrentiels ».
Pour rappel, les réseaux 2G, 3G et 4G couvraient respectivement 75 %, 55 % et 45 % de la population congolaise en 2024, selon les données de l’UIT. L’organisation estimait le taux de pénétration de la téléphonie mobile à 44,3 %, contre 19,7 % pour l’Internet.
À fin septembre 2025, le régulateur congolais indiquait un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 65,3 %, contre 32,2 % pour l’Internet mobile sur 112,2 millions d’habitants. Par ailleurs, la GSMA estimait à 40 millions le nombre de personnes non connectées à l’Internet mobile en RDC en 2023.
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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Kinshasa’s first subway line could begin operations on Nov. 27, 2027, according to information released on Feb. 14, 2026, following a meeting in Rotterdam between Infrastructure and Public Works Minister John Banza and Jean-Pierre Van Erps, coordinator of the Tramways de Kinshasa consortium.
At the meeting, Banza handed over the original preliminary agreement signed on Oct. 8, 2025, officially sealed by the ministry.
Several steps remain before the project can move forward. The ministry said authorities must finalize a consolidated timeline with legal safeguards, align technical studies, arrange financing and conclude the public-private partnership (PPP) agreement.
The project aims to improve mobility in the Congolese capital through the construction of seven modern rail lines using prefabricated hybrid track technology under an exclusive license. It also includes tailored energy systems and upgrades to major urban corridors and utility networks.
The consortium — comprising Prume Tramway RDC, Frateur-De Pourcq and PowerChina — has deployed more than 60 engineers for technical missions in Kinshasa, the ministry said. Studies drawing on the city’s historical plans identified the need for 173 bridges between downtown Kinshasa and N’djili International Airport.
Flood control
The design incorporates drainage, rainwater collection and treatment systems, as well as the distribution of treated water to improve access to drinking water.
The Congolese Agency for Major Works (ACGT) is overseeing the project. During the Rotterdam meeting, Banza reiterated the government’s intention to quickly finalize the PPP structure and sign the contract.
Separately, Congolese firm Congo Trans S.A.R.L. is developing a three-line rail project in the capital. According to a document reviewed by Bankable, total investment is estimated at about $205 million.
In June 2025, Congo Trans signed a memorandum of understanding with Moroccan firm Balkan Ingénierie S.A.R.L. for engineering and construction supervision services. The contract is valued at 4% of the total project cost, or roughly $8.5 million.
Ronsard Luabeya
La première ligne de tramway souterraine expresse de Kinshasa pourrait entrer en service à partir du 27 novembre 2027, selon des précisions communiquées le 14 février 2026 à l’issue d’une rencontre à Rotterdam entre le ministre congolais des Infrastructures et Travaux publics, John Banza, et le coordonnateur du consortium Tramways de Kinshasa, Jean-Pierre Van Erps. À cette occasion, le ministre a remis aux responsables du consortium l’original de l’Accord de principe signé le 8 octobre 2025, revêtu du cachet sec du ministère.
Malgré ces précisions, plusieurs étapes restent à franchir. Le ministère évoque notamment la finalisation d’un calendrier consolidé et juridiquement sécurisé, l’alignement des études techniques, la structuration financière du projet, ainsi que la signature du contrat dans le cadre d’un partenariat public-privé (PPP).
Destiné à améliorer la mobilité urbaine dans la capitale congolaise, le programme prévoit la construction de sept lignes de tramway modernes, reposant sur des voies hybrides préfabriquées sous licence technologique exclusive. Il inclut également l’intégration de solutions énergétiques adaptées, ainsi que la modernisation des principaux axes urbains et des réseaux techniques.
Selon le ministère, le consortium — composé de Prume Tramway RDC, Frateur-De Pourcq et PowerChina — indique avoir mobilisé plus de 60 ingénieurs pour mener des missions techniques approfondies à Kinshasa. Les études réalisées sur la base des plans historiques de la ville auraient mis en évidence la nécessité de construire 173 ponts entre le centre-ville et l’aéroport international de N’djili.
Gestion des inondations
La conception intègre également un dispositif de gestion des inondations, incluant des systèmes de drainage, de collecte et de traitement des eaux pluviales, ainsi que la redistribution d’eau traitée afin d’améliorer l’accès à l’eau potable. Le projet est placé sous la coordination de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT).
Lors de la réunion, John Banza a réaffirmé la volonté du gouvernement d’engager la phase opérationnelle, avec pour objectif une structuration contractuelle rapide en mode PPP et la signature du contrat dans les meilleurs délais.
Parallèlement à l’initiative du consortium Tramways de Kinshasa, une entreprise congolaise, Congo Trans S.A.R.L., développe un projet distinct de trois lignes de tramway dans la capitale. Selon un document consulté par Bankable, l’investissement global est estimé à environ 205 millions de dollars américains.
En juin 2025, Congo Trans S.A.R.L. a conclu un protocole d’accord (MoU) avec la société marocaine Balkan Ingénierie S.A.R.L. portant sur des prestations d’ingénierie et le suivi d’exécution des travaux. Le montant de cette mission est fixé à 4 % du coût total du projet, soit environ 8,5 millions de dollars.
Ronsard Luabeya
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Chinese mining company Congo Dongfang Mining (CDM), which operates in Lubumbashi in Haut-Katanga province, faces strict conditions before resuming operations following an environmental incident on Nov. 4, 2025. The company was suspended for three months beginning Nov. 6, 2025.
In a Feb. 13, 2026 statement, the Congolese Ministry of Mines outlined requirements for CDM's Joli-Site facility to restart operations, including full compliance of all installations, validation of updated environmental and social impact studies, complete structural certification by independent experts, and implementation of strengthened environmental monitoring. The ministry also mandated fulfillment of social obligations to neighboring communities and establishment of sustainable control, prevention and alert mechanisms to prevent future incidents.
These conditions stem from findings by a special interministerial commission established after the incident. According to the ministry, "concrete, measurable and verifiable" actions have been implemented across health, humanitarian and environmental areas.
On health, 670 people received treatment at Jason Sendwe General Reference Hospital. For humanitarian relief, 350 affected households received direct assistance, while 30,000 liters of drinking water are distributed daily to affected populations. To ensure sustainable water access, 15 boreholes were planned, with seven completed by end-December 2025.
Environmental remediation included decontamination, pumping and effluent neutralization operations, alongside construction of an emergency retention basin. The formal compensation process for victims has also begun in accordance with legal and regulatory procedures.
During a November 2025 site visit, Mines Minister Louis Watum Kabamba required the company to continue paying all affected personnel during the suspension, cover full repair costs for environmental damage, compensate affected populations and pay penalties under the Mining Code and applicable regulations.
Ronsard Luabeya
Après une suspension initiale de trois mois décidée le 6 novembre 2025, l’entreprise chinoise Congo Dongfang Mining (CDM), active à Lubumbashi (Haut-Katanga), reste soumise à des restrictions avant toute reprise de ses opérations, à la suite de l’incident environnemental du 4 novembre 2025.
Dans un communiqué publié le 13 février 2026, le ministère congolais des Mines précise que la reprise des activités sur le site CDM/Joli-Site est strictement subordonnée à la « mise en conformité intégrale » des installations, à la validation d’études environnementales et sociales actualisées, à la sécurisation complète des ouvrages par une expertise indépendante, ainsi qu’à la mise en place d’un suivi environnemental renforcé et permanent. Le ministère exige également le respect effectif des obligations sociales envers les communautés riveraines et la consolidation de mécanismes durables de contrôle, de prévention et d’alerte afin d’éviter la récurrence de tels incidents.
Ces conditions s’inscrivent dans les conclusions des travaux d’une commission interministérielle spéciale mise en place après l’incident. Selon le ministère, des actions « concrètes, mesurables et vérifiables » ont été engagées sur les volets sanitaire, humanitaire et environnemental.
Sur le plan sanitaire, 670 personnes ont été prises en charge à l’Hôpital général de référence Jason Sendwe. Sur le plan humanitaire, 350 ménages affectés ont bénéficié d’une assistance directe, tandis que 30 000 litres d’eau potable sont distribués quotidiennement aux populations concernées. Pour garantir un accès durable à l’eau, 15 forages ont été programmés, dont sept étaient déjà réalisés fin décembre 2025.
Sur le plan environnemental, des opérations de dépollution, de pompage et de neutralisation des effluents ont été menées, parallèlement à la construction d’un bassin de rétention de secours. Le processus d’indemnisation des victimes a également été formellement engagé, conformément aux procédures légales et réglementaires en vigueur.
Lors d’une visite sur le site en novembre 2025, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a par ailleurs exigé que l’entreprise continue de rémunérer l’ensemble du personnel concerné pendant la période de suspension, qu’elle prenne en charge l’intégralité des réparations liées aux dommages environnementaux, qu’elle indemnise les populations touchées et qu’elle s’acquitte des pénalités prévues par le Code minier et la réglementation en vigueur.
Ronsard Luabeya
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