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Equipe Publication

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À l’issue de la table ronde des bailleurs de fonds consacrée au financement du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH2), tenue le 23 mars 2026 à Kinshasa, des promesses financières de plus de 200 millions de dollars américains ont été annoncées pour appuyer le processus, selon la Présidence de la République.

Parmi les contributeurs potentiels figure la Banque mondiale. Son directeur en RDC, Albert Zeufack, a indiqué qu’un financement global de 100 millions de dollars est envisagé, avec une part majoritaire orientée vers le recensement. « Sous réserve d’une approbation réussie et en temps utile par notre conseil d’administration ; sous réserve également de la facilitation par le gouvernement des conditions nécessaires à l’effectivité du projet ; la Banque mondiale prévoit un projet de 100 millions de dollars, dont 75 seront dédiés au recensement », a-t-il déclaré lors de son intervention. Selon lui, le reste du financement sera investi dans le système statistique national afin que ce chantier laisse un héritage : des institutions plus fortes, des agents formés et des systèmes de données modernisés aux niveaux national et provincial.

La Banque africaine de développement (BAD) envisage d’apporter 80 millions de dollars. Cette contribution serait répartie en deux volets : 50 millions de dollars pour financer directement les opérations de recensement, et 30 millions de dollars destinés au renforcement des capacités institutionnelles. Ce second volet doit bénéficier notamment à l’INS ainsi qu’aux structures impliquées dans la chaîne de planification, de programmation, de budgétisation, de suivi et d’évaluation. L’objectif affiché est de garantir une mise en œuvre efficace, transparente et durable de l’opération. Cet engagement s’inscrit dans un projet encore en cours d’instruction, qui doit être présenté à son conseil d’administration avant la fin de l’année.

Le système des Nations unies appuiera le recensement en RDC de trois manières. D’abord, le Fonds des Nations unies pour la population (UNFPA) et l’UNICEF mobilisent immédiatement 3 millions de dollars pour lancer les premières activités. Ensuite, plusieurs agences onusiennes apporteront une assistance technique, logistique et en communication, en lien avec le recensement de la population, de l’habitat et son articulation avec le recensement agricole. Enfin, l’UNFPA, chef de file du dispositif, assurera aussi un rôle de gestion fiduciaire à travers le panier commun (basket fund), en coordination avec les autorités et les partenaires. En d’autres termes, il prendra en charge la gestion financière et administrative de ce deuxième Recensement général de la population et de l’habitat.

Enjeux

La Côte d’Ivoire a aussi annoncé une contribution en nature, à travers un appui technique et logistique. Cet appui repose sur deux volets. Le premier concerne le partage d’expérience, notamment sur la gestion logistique, administrative et financière, ainsi que sur la formation des équipes techniques et cartographiques congolaises. Le second porte sur la mise à disposition de matériel, avec la remise prévue de 3 000 tablettes et accessoires pour les opérations de cartographie. La coopération est déjà engagée, avec une mission technique congolaise à Abidjan du 9 au 13 mars dernier. Une visite officielle conduite par le ministre congolais du Plan, Guylain Nyembo, est annoncée du 30 mars au 5 avril prochain. Celle-ci devrait aboutir à la signature d’un accord-cadre encadrant cette collaboration.

La tenue de cette table ronde intervient dans un contexte d’accélération du RGPH2, quarante-deux ans après le dernier recensement organisé en 1984. Sur cette période, affirment les autorités, la population congolaise est passée d’environ 30 millions à près de 112,8 millions d’habitants, renforçant la nécessité de disposer de données démographiques actualisées pour la planification des politiques publiques.

Dans son discours d’ouverture, le chef de l’État, Félix-Antoine Tshisekedi, a insisté sur cet enjeu, estimant que « continuer à planifier sans données démographiques complètes, fiables et actualisées reviendrait à gouverner sans visibilité et donc à affaiblir la capacité de l’État à répondre avec justesse aux attentes de la population ». Il a également présenté cette initiative comme une étape destinée à renforcer la capacité de l’État à orienter ses décisions sur la base d’informations statistiques. « Conscient de la portée de cet enjeu, l’État congolais a décidé de prendre toute sa part. (…) Un montant de 30 millions de dollars a déjà été mobilisé et transféré dans le panier commun dédié au projet sous gestion fiduciaire de l’UNFPA », a-t-il annoncé.

Lors du Conseil des ministres du 30 janvier 2026, le gouvernement avait présenté cette table ronde comme un cadre de dialogue stratégique destiné à mobiliser des financements additionnels pour un projet dont le coût global est estimé à 192 millions de dollars. Selon le compte rendu de cette réunion, la couverture de ce montant, dans le contexte budgétaire actuel, constituait un défi, justifiant le recours à un mécanisme de type basket fund visant à centraliser les contributions des partenaires techniques et financiers. Les contributions annoncées dépassent ainsi le coût initialement estimé, ce qui pourrait permettre de couvrir les besoins identifiés pour la mise en œuvre du RGPH2. Reste maintenant à passer des intentions à l’action, comme l’a demandé la directrice exécutive par intérim de l’UNFPA, Diene Keita.

 Boaz Kabeya

The Democratic Republic of Congo has officially commissioned the Kakobola hydropower plant in Gungu territory, Kwilu province. The facility was inaugurated on March 23, 2026, by Water Resources and Electricity Minister Aimé Sakombi Molendo, the ministry said.

With an installed capacity of 10.5 MW, the run-of-river plant marks a step toward reviving electrification in the region.

The project includes not only the generating unit but also transmission lines, substations and distribution networks to supply Kikwit, Gungu and Idiofa, as well as several rural areas in Kwilu. Earlier reports also mentioned the Catholic missions of Totshi and Aten, along with the village of Butshamba, among the areas to be connected.

The commissioning is expected to ease chronic electricity shortages that have long constrained economic activity in the region. The ministry said the plant could supply power to more than 400,000 people, with potential benefits for small and medium-sized businesses, local trade, and essential services such as health and education. Authorities describe the project as a driver of the provincial economy.

The launch follows repeated delays. At the Makutano Forum on Nov. 26, 2025, Sakombi Molendo said the plant would enter service within 45 to 47 days, which would have put commissioning around January 2026, adding that technical, financial and legal hurdles had been resolved. The government had also authorized a direct procurement procedure to speed up the selection of an operator. No operator has yet been named.

More than a decade after the project began, Kakobola now serves as a test of the country’s energy policy. Its impact will depend on the reliability of production, the expansion of connections and its ability to turn new electricity supply into sustained economic activity in Kwilu.

Boaz Kabeya

Long queues formed at gas stations across several districts of Kinshasa on March 23, 2026, as persistent rumors of an imminent fuel shortage prompted drivers to rush to distribution points and stock up as a precaution.

The surge in panic buying put pressure on stations, sharply increasing demand. According to accounts collected on the ground, some stations experienced temporary stockouts.

Congestion at fuel stations also spilled over into traffic. On the morning of Tuesday, March 24, large crowds at the BAT station on Avenue Poids-Lourds in Kingabwa, in the commune of Limete, worsened gridlock already typical at that hour.

Congolese authorities have nonetheless sought to reassure the public about near-term fuel availability following the outbreak of the security crisis in the Middle East. Hydrocarbons Minister Acacia Bandubola reiterated those assurances after visiting SEP Congo facilities on March 23. “I want to reassure the population that there is no fuel shortage in Kinshasa or elsewhere in the country. Stock coverage is assured, according to data provided by SEP Congo,” she said.

Series of measures

In a joint communiqué published on March 23, the ministries of National Economy and Hydrocarbons announced a series of measures aimed at securing supply. These include reducing certain costs related to the import and transport of petroleum products, as well as strengthening the advance payment mechanism for companies in the sector to support cash flow and ensure continuity of imports. The authorities also plan to speed up customs clearance procedures to improve product availability on the market.

The measures follow decisions taken at the 82nd Council of Ministers meeting on March 13, 2026, where the government stated that available stocks could meet the country’s needs through June. Several shipments of petroleum products are also expected in the coming weeks to bolster inventory levels.

According to a March 9 statement, the Ministry of Hydrocarbons had already begun preparations to build a strategic stockpile of at least 50,000 metric tons of fuel, including both ground and aviation fuels. The initiative aims to secure national supply amid disruptions to international energy markets linked to security tensions in the Middle East.

Ronsard Luabeya

La centrale hydroélectrique de Kakobola, située dans le territoire de Gungu au Kwilu, a été officiellement mise en service le 23 mars 2026 par le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité, Aimé Sakombi Molendo, selon la communication du ministère. D’une capacité installée de 10,5 MW, l’ouvrage repose sur une technologie hydroélectrique au fil de l’eau et marque une étape importante dans la relance de l’électrification de cette partie du pays.

Selon les informations communiquées par le gouvernement, le projet comprend non seulement l’unité de production, mais aussi les lignes de transport, les sous-stations et les réseaux de distribution destinés à desservir Kikwit, Gungu et Idiofa, ainsi que certaines localités rurales du Kwilu. Des sources antérieures évoquaient également les missions catholiques de Totshi et Aten ainsi que le village de Butshamba parmi les zones à raccorder.

L’enjeu est d’abord économique. La mise en exploitation de Kakobola doit améliorer l’alimentation électrique d’un bassin où l’insuffisance d’énergie a longtemps freiné les activités productives. Le ministère met en avant un potentiel de desserte de plus de 400 000 habitants, avec des effets attendus sur le développement des petites et moyennes entreprises, du commerce local et des services essentiels comme la santé et l’éducation. Ce type d’infrastructure est présenté par les autorités comme un levier de redynamisation de l’économie provinciale.

Cette mise en service intervient après plusieurs reports. Lors du Forum Makutano du 26 novembre 2025, Aimé Sakombi Molendo avait annoncé une entrée en service dans un délai d’environ 45 à 47 jours, soit autour de janvier 2026, en expliquant que des blocages techniques, financiers et juridiques avaient été levés. Selon la même source, le gouvernement avait autorisé une procédure d’entente directe pour accélérer la désignation de l’exploitant. À ce stade toutefois, aucun nom d’opérateur n’a été officiellement rendu public.

Au-delà de l’annonce officielle, Kakobola reste un test pour la politique énergétique congolaise. Après plus d’une décennie de retards, la vraie mesure de son impact se fera désormais sur le terrain : stabilité de la production, extension effective des raccordements et capacité à transformer cette nouvelle offre d’électricité en activité économique durable dans le Kwilu.

Boaz Kabeya

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Depuis le 23 mars 2026, des files d’attente inhabituelles sont observées dans plusieurs stations-service de Kinshasa. Dans plusieurs communes de la ville, des conducteurs patientent de longues heures pour se ravitailler. À l’origine de cette situation : des rumeurs persistantes faisant état d’une éventuelle pénurie dans la capitale congolaise, qui incitent de nombreux automobilistes à se ruer vers les points de distribution pour constituer des réserves par précaution.

Ce mouvement de panique contribue à accentuer la pression sur les stations-service en augmentant la demande. Selon des témoignages recueillis sur place, certaines stations enregistrent même des ruptures temporaires de stock.

L’affluence dans les stations-service affecte aussi la circulation. C’est ce qui s’est produit dans la matinée du mardi 24 mars à la station BAT, située sur l’avenue Poids-Lourds, à Kingabwa, dans la commune de Limete, aggravant les embouteillages déjà fréquents à cette heure de la journée.

Et pourtant, depuis le déclenchement de la crise sécuritaire au Moyen-Orient, les autorités rassurent sur la disponibilité des produits pétroliers à court terme. La ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, l’a de nouveau affirmé après une visite des installations de SEP Congo, le 23 mars. « Je dis à notre population qu'il n'y a pas de problème de carburant à Kinshasa ni dans l’intérieur du pays. En ce qui concerne le stock, la couverture est assurée selon les données fournies par SEP Congo », a précisé la ministre.

Série de mesures

Dans un communiqué conjoint publié le 23 mars, les ministères de l’Économie nationale et des Hydrocarbures ont annoncé une série de mesures destinées à sécuriser l’approvisionnement. Celles-ci incluent l’allègement de certains coûts liés à l’importation et au transport des produits pétroliers, ainsi que le renforcement du mécanisme d’avances aux sociétés du secteur afin de soutenir leur trésorerie et de garantir la continuité des importations. Les autorités prévoient également d’accélérer les procédures de dédouanement pour fluidifier la mise à disposition des produits sur le marché.

Ces dispositions s’inscrivent dans la continuité des décisions prises lors de la 82e réunion du Conseil des ministres du 13 mars 2026. À cette occasion, le gouvernement indiquait que les stocks disponibles pouvaient couvrir les besoins du pays jusqu’au mois de juin. Plusieurs cargaisons de produits pétroliers étaient par ailleurs attendues dans les prochaines semaines afin de renforcer les niveaux de stockage.

Selon sa communication du 9 mars, le ministère des Hydrocarbures se préparait déjà à constituer un stock stratégique d’au moins 50 000 tonnes de carburants terrestres et d’aviation. Cette initiative vise à sécuriser l’approvisionnement national dans un contexte marqué par les perturbations des marchés énergétiques internationaux, notamment en lien avec les tensions sécuritaires au Moyen-Orient.

Ronsard Luabeya

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Two new projects aimed at strengthening trade and boosting youth employment prospects along the Lobito Corridor were launched on March 17, 2026, in Kolwezi, in southeastern Democratic Republic of Congo. Funded by the European Union, the initiatives have a combined budget of 11 million euros. They are part of broader efforts to develop a strategic logistics route serving regional mining exports.

The first project, allocated 6 million euros, is designed to improve the flow of trade along the Lobito Corridor. It includes simplifying customs procedures, building institutional capacity and improving coordination among the authorities involved in goods transit. The program is being implemented with support from TradeMark Africa, an organization specializing in trade facilitation across the continent.

Youth Employment and Digital Skills

The second project, funded at 5 million euros, aims to improve youth employment prospects by developing digital skills. It includes training sessions, bootcamps and support programs designed to ease entry into a changing job market. This component is being implemented in partnership with technical partners, including German development cooperation.

The two projects are part of a coordinated European Union approach to strengthen value chains linked to critical minerals while supporting local economic development.

The Lobito Corridor connects the mining zones of southeastern DRC to port infrastructure in Angola and serves as a key route for copper and cobalt exports. Its development is seen as a strategic lever to improve the competitiveness of Congolese exports and promote regional integration.

Through these initiatives, the European Union aims to combine support for trade infrastructure with investment in human capital, as part of its Global Gateway strategy in Africa.

PM

Deux nouveaux projets en vue de renforcer les échanges commerciaux et l’employabilité des jeunes le long du corridor de Lobito ont été lancé, le 17 mars 2026, à Kolwezi, dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Financé par l’Union européenne, ces initiatives sont dotées d’un financement de 11 millions d’euros. Elles s’inscrivent dans la dynamique de développement de cet axe logistique stratégique pour les exportations minières régionales.

Doté de 6 millions d’euros, le premier projet vise à améliorer la fluidité des échanges commerciaux sur le corridor de Lobito. Il prévoit notamment la simplification des procédures douanières, le renforcement des capacités institutionnelles et une meilleure coordination entre les administrations impliquées dans le transit des marchandises. Ce programme est mis en œuvre avec l’appui de TradeMark Africa, organisation spécialisée dans la facilitation du commerce en Afrique.

Le second projet, financé à hauteur de 5 millions d’euros, cible l’employabilité des jeunes, à travers le développement des compétences numériques. Il prévoit notamment des formations, des bootcamps et des dispositifs d’accompagnement destinés à faciliter l’insertion professionnelle dans un marché du travail en mutation. Ce volet est mise en œuvre en partenariat avec des acteurs techniques, incluant notamment la coopération allemande.

Ces deux projets s’inscrivent dans une approche coordonnée de l’Union européenne visant à renforcer les chaînes de valeur liées aux minerais critiques, tout en soutenant le développement économique local.

Le corridor de Lobito, qui relie les zones minières du sud-est de la RDC aux infrastructures portuaires de l’Angola, constitue un axe pour l’exportation du cuivre et du cobalt. Son développement est considéré comme un levier stratégique pour améliorer la compétitivité des exportations congolaises et favoriser l’intégration régionale.

À travers ces initiatives, l’Union européenne entend ainsi conjuguer appui aux infrastructures commerciales et investissement dans le capital humain, dans le cadre de sa stratégie Global Gateway en Afrique.

PM

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President Felix Tshisekedi has called for the creation of a “reliable, sustainable and transparent” mechanism to ensure regular funding for Congolese diplomats and the country’s missions abroad.

The directive was issued at the 83rd Cabinet meeting held on March 20, 2026, at the African Union City in Kinshasa. According to the official minutes, the president highlighted the strategic role of diplomats in defending national interests, promoting the country’s image, advancing international cooperation, attracting investment and protecting Congolese citizens abroad.

To advance the plan, Tshisekedi tasked the deputy prime ministers in charge of the budget and civil service, along with the ministers of foreign affairs, finance, and infrastructure, with accelerating a comprehensive assessment of the operating costs of all diplomatic missions and staff abroad. The review will cover salaries, rent, operating expenses and outstanding obligations to suppliers.

Based on this assessment, the ministers must propose a structured and secure mechanism, potentially involving commercial banks. The aim is to ensure the direct and regular payment of salaries for diplomatic and administrative staff, as well as rent for embassy offices and residences, operating costs, and payments to suppliers and service providers.

Persistent financial pressures

The mechanism is expected to ensure predictable payments, traceable financial flows and compliance with public finance rules. Tshisekedi said the initiative also seeks to restore the dignity of Congolese representations abroad and strengthen the country’s international image.

The directive comes as several Congolese diplomatic missions continue to face financial difficulties. According to AfricaNews, as of Feb. 17, 2026, salary arrears for December 2025 and January and February 2026 remained unpaid, while several rent payments were still frozen. The outlet also reported blockages in payment channels despite some administrative approvals, as well as checks linked to irregularities in certain lease contracts.

AfricaNews also reported that a technical arrangement introduced in 2024 by the ministries of budget, finance and foreign affairs to cover rental payments has faced resistance from landlords, partly due to payment terms and related tax implications.

Against this backdrop, Deputy Foreign Affairs Minister Noella Ayeganagato proposed a working session to clarify procedures and required documentation for processing payments, including invoices and bank details.

With the new directive, the government aims to move away from ad hoc and often chaotic management toward a more stable, transparent and secure system. Beyond administration, the issue affects the country’s international credibility and its ability to maintain the normal functioning of its diplomatic network.

Boaz Kabeya

Congolese authorities are preparing a new turnaround plan for Congo Airways SA, including a sweeping overhaul of the state carrier’s governance, according to official minutes from the Council of Ministers’ March 20 meeting.

At that session, President Félix Tshisekedi reviewed findings from a joint investigative mission conducted in December 2025 by the General Inspectorate of Finance (IGF), the Superior Portfolio Council (CSP) and the Civil Aviation Authority (AAC). The mission examined complaints raised by a group of employees and assessed compliance, financial management and operational performance at Congo Airways.

Despite a government-backed emergency plan launched in September 2023, the airline continues to face serious operational failures that undermine any sustainable recovery, the minutes said. The situation exposes the state, as shareholder, to significant legal, financial and reputational risks.

The Council also warned that without tighter planning and stronger governance, the continued deterioration could jeopardize the fleet renewal process, particularly aircraft recently acquired by the National Social Security Fund (CNSS). Tshisekedi called for full transparency on how those aircraft were acquired, financed and capitalised within the company.

An updated plan

In response, the president instructed the deputy prime minister in charge of transport, the finance minister and the portfolio minister, under the prime minister’s supervision, to develop a revised recovery plan that is realistic and financially sound. The plan must include clear internal control mechanisms, stronger regulatory compliance, a full audit of human resources management and regular reporting to the state shareholder.

Those measures are expected to underpin a comprehensive overhaul of Congo Airways’ governance, with the aim of restoring management discipline, strengthening accountability, improving transparency in decision-making and aligning practices with international governance standards.

The reform should also establish a more effective management model based on performance, financial sustainability and operational efficiency, ensuring the airline’s long-term viability, competitiveness in the air transport market and protection of the state’s strategic interests. The minutes added that the government is expected to clear outstanding payments owed to Congo Airways so the airline can mobilize the resources needed for its recovery.

The company has already taken initial operational steps. In January 2026, Congo Airways launched a recruitment drive for nine captains, nine co-pilots and four maintenance technicians, following delivery of the first of three aircraft acquired by the CNSS.

While these steps indicate that recovery efforts are underway, the Council of Ministers’ conclusions make clear that any lasting turnaround will require a deeper overhaul of the airline’s governance, finances and operations.

Boaz Kabeya

Les autorités congolaises envisagent un nouveau plan de relance de Congo Airways SA, assorti d’une restructuration profonde de sa gouvernance, selon le compte rendu de la 83e  réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le 20 mars 2026.

À cette occasion, le président de la République, Félix Tshisekedi, a été saisi des conclusions d’une mission d’enquête mixte conduite en décembre 2025 par l’Inspection générale des finances (IGF), le Conseil supérieur du portefeuille (CSP) et l’Autorité de l’aviation civile (AAC). Cette mission visait à examiner les faits dénoncés par le collectif des agents de la compagnie et à évaluer la régularité, la conformité ainsi que la performance de sa gestion administrative, financière et opérationnelle.

Selon le compte rendu officiel, malgré les efforts engagés dans le cadre du plan d’urgence de relance dont le financement avait été instruit en septembre 2023, Congo Airways demeure confrontée à de graves dysfonctionnements compromettant toute relance efficace et durable. Le document souligne que cette situation fait peser sur l’État actionnaire des risques juridiques, financiers et réputationnels élevés.

Le Conseil relève aussi qu’en l’absence d’une planification rigoureuse et d’un renforcement substantiel de la gouvernance, cette détérioration pourrait compromettre le processus de renouvellement de la flotte, notamment les appareils récemment acquis par la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS). Le chef de l’État exige, à ce sujet, que toute la lumière soit faite sur les modalités d’acquisition, de financement et de capitalisation de ces aéronefs au sein de la compagnie.

Un plan actualisé

Face à ce constat, le président de la République a engagé le vice-Premier ministre en charge des Transports, le ministre des Finances et la ministre du Portefeuille, sous la supervision de la Première ministre, à élaborer un plan de relance actualisé, réaliste et rigoureusement encadré sur le plan financier. Celui-ci devra intégrer des mécanismes clairs de contrôle interne, de conformité réglementaire, d’audit approfondi de la gestion des ressources humaines et de reporting institutionnel régulier à l’État actionnaire.

Selon le compte rendu, ces instruments doivent constituer le socle d’une restructuration profonde et cohérente de la gouvernance managériale de Congo Airways, avec pour objectifs de restaurer la discipline de gestion, de renforcer la redevabilité des dirigeants, d’améliorer la transparence dans la prise de décision et d’aligner les pratiques internes sur les standards de bonne gouvernance.

Le texte ajoute que cette réforme devra aussi permettre de définir un modèle de gestion optimal, fondé sur des principes de performance, de soutenabilité financière et d’efficacité opérationnelle, afin de garantir la viabilité durable de l’entreprise, sa compétitivité sur le marché du transport aérien et la préservation des intérêts stratégiques de l’État actionnaire. Le compte rendu précise également qu’il est attendu de l’État congolais qu’il s’acquitte de ses obligations financières envers Congo Airways, en procédant au paiement des droits dus afin de permettre à la compagnie de mobiliser les ressources nécessaires à sa relance.

La compagnie avait amorcé certains préparatifs opérationnels. En janvier 2026, Congo Airways a lancé un recrutement portant sur neuf commandants de bord, neuf copilotes et quatre techniciens de maintenance, dans le sillage de la réception d’un premier appareil sur les trois acquis par la CNSS.

Ces initiatives montrent que la relance de la compagnie reste à l’agenda, mais le compte rendu du Conseil des ministres suggère désormais que cette reprise ne pourra être durable sans un assainissement plus profond de la gouvernance, des finances et du cadre opérationnel de l’entreprise. 

Boaz Kabeya

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