The Manono lithium project will require nearly $1 billion in investment, according to Alpha Monga Mwidia, chief executive of state-owned Congolaise d'exploitation minière (Cominière), in a Reuters interview at the Mining Indaba conference in Cape Town, South Africa, which concluded on February 12, 2026.
Cominière partnered with Chinese group Zijin Mining to form the Manono Lithium joint venture, which is developing the northeastern section of the Manono lithium deposit in Tanganyika province, southeastern Democratic Republic of Congo. The project holds an estimated 6.47 million tonnes of lithium carbonate equivalent, with an average grade of 1.5% lithium oxide, making it one of the world's largest lithium deposits.
Zijin Mining is financing the entire investment, according to Alpha Monga Mwidia. However, updated figures show the Chinese group now holds 54.9% of the project, down from its initial 61% stake. The reasons for this ownership change remain unexplained.
Production timeline revised
While the investment breakdown has not been disclosed, Zijin describes the project as encompassing mine construction, a concentration unit, a conversion plant with calcination kiln, and logistics facilities. The operation is designed to extract and process 5 million tonnes of ore annually and convert 500,000 tonnes of spodumene concentrate into 95,170 tonnes of crude lithium sulfate per year.
"The mining, processing and conversion projects, as well as the logistics facilities and river diversion works are progressing on schedule, with commissioning planned for June 30, 2026," Zijin stated, noting that the accommodation camp and Phase I solar plant are already operational. This represents a three-month delay from the company's early 2025 projection of first-quarter production, though no explanation was provided.
The Mpiana-Mwanga hydroelectric plant rehabilitation was completed in 2024 by Katamba Mining (70% owned by Zijin and 30% by Cominière), boosting capacity to 40 MW. A planned expansion will add another 108 MW.
Export logistics
Lithium sulfate will be transported along the 440-kilometer Manono-Kalemie road to the industrial port of Kalemie, then shipped via Kigoma to Dar es Salaam, Tanzania.
Road construction began in October 2024 under a public-private partnership with Chinese company Phaepon Construction and is scheduled for completion in five years. The first phase will create a passable dirt road before paving begins.
This phase "is almost complete and we hope to have lithium production by June 2026," Tanganyika Governor Christian Kitungwa Muteba said in a promotional video for Expobeton's 11th edition, a trade fair focused on urban development and special economic zones, scheduled for May 27-30, 2026, in Kalemie.
Market headwinds
The Kalemie industrial port is also under construction through a partnership with Jintai Mining PTE Ltd and Tembo Majengo Company SARL, with the first phase (requiring an estimated $70 million) expected to be operational by late 2026.
Given its investment, Zijin will market all production and share revenues proportionally with its stake in the joint venture after deducting production costs, according to the Cominière chief executive.
The project appears undeterred by the oversupplied global lithium market, driven largely by Chinese production, which has depressed prices significantly. Spodumene prices have plummeted more than 80% from their 2022 peak, dropping from over $80,000 per tonne to around $10,000 in 2025.
Pierre Mukoko
L’investissement nécessaire pour développer le projet de lithium de Manono est estimé à près d’un milliard de dollars, a indiqué l’agence de presse Reuters, après un entretien avec le directeur financier de la Congolaise d’exploitation minière (Cominière), Alpha Monga Mwidia, en marge de la conférence Mining Indaba, qui s’est achevée le 12 février 2026 à Cape Town (Afrique du Sud).
Cominière est l’entreprise publique avec laquelle le groupe chinois Zijin Mining a formé la coentreprise Manono Lithium pour exploiter la partie nord-est du gisement de lithium de Manono, situé dans la province du Tanganyika, au sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Les promoteurs estiment les ressources à 6,47 millions de tonnes d’équivalent carbonate de lithium, avec une teneur moyenne de 1,5 % en oxyde de lithium, inscrivant le projet parmi les plus grands à l’échelle mondiale.
Selon Alpha Monga, cité par Reuters, Zijin Mining supporte seul cet investissement. Pourtant, d’après les données actualisées, le groupe chinois détient désormais 54,9 % des parts du projet, contre 61 % initialement. Ces évolutions dans l’actionnariat n’ont pas été expliquées.
Entrée en production repoussée
Les charges couvertes par cet investissement n’ont pas été détaillées. Mais, sur son site, Zijin présente le projet comme un chantier à plusieurs composantes : construction de la mine, de l’unité de concentration, de l’usine de conversion — incluant notamment un four de calcination — et des installations logistiques. Il est conçu pour une capacité annuelle d’extraction et de traitement de 5 millions de tonnes de minerai, ainsi que la conversion de 500 000 tonnes de concentré de spodumène, afin de produire 95 170 tonnes de sulfate de lithium brut par an.
« Les projets miniers, de traitement et de conversion, ainsi que les installations logistiques et les travaux de déviation du cours d’eau progressent conformément au calendrier, avec une mise en service prévue pour le 30 juin 2026 », affirme le groupe chinois, qui précise que le camp d’hébergement ainsi que la centrale solaire de la phase I sont déjà mis en service. Zijin, qui projetait début 2025 le lancement de la production au premier trimestre de cette année, n’a pas expliqué ce décalage de trois mois.
La réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Mpiana-Mwanga, qui doit aussi approvisionner le complexe minier en électricité, a finalement été achevée en novembre 2025. Les travaux menés par Katamba Mining — société détenue à 70 % par Zijin et à 30 % par Cominière — ont porté la capacité de la centrale à 40 MW. Une extension est en projet afin d’ajouter 108 MW supplémentaires.
Voie de l’export
Pour sortir de la RDC, le sulfate de lithium empruntera la route Manono–Kalemie (440 km) jusqu’au port industriel de Kalemie. À partir de là, il sera acheminé vers le port de Dar es Salaam, en Tanzanie, via le port de Kigoma.
Grâce à un partenariat public-privé (PPP) avec l’entreprise chinoise Phaepon Construction, la route est en construction depuis octobre 2024. Les travaux sont prévus pour durer cinq ans. La première phase doit permettre de disposer d’une route carrossable en terre battue avant l’asphaltage.
Cette phase « est presque fin prête et nous espérons l'exploitation du lithium d'ici juin 2026 », a indiqué le gouverneur du Tanganyika, Christian Kitungwa Muteba, dans une vidéo de promotion de la 11e édition d’Expobeton, salon dédié au développement des villes, des corridors et des zones économiques spéciales, qui se tiendra à Kalemie du 27 au 30 mai 2026.
Prix en chute
Le port industriel de Kalemie est également en chantier grâce à un PPP avec le consortium formé par Jintai Mining PTE Ltd et Tembo Majengo Company SARL. La mise en service de la première phase — pour un investissement estimé à 70 millions de dollars — est prévue d’ici fin 2026.
Selon le DG de Cominière, compte tenu de son investissement, Zijin aura le privilège de commercialiser toute la production et partagera les revenus proportionnellement à sa participation dans la coentreprise Manono Lithium, après déduction des coûts de production.
Le développement du projet ne semble donc pas perturbé par un marché mondial du lithium excédentaire, porté notamment par la Chine, une situation qui tire les prix vers le bas. Le prix du spodumène a chuté de plus de 80 % depuis son pic de 2022. Il est passé de plus de 80 000 dollars la tonne à environ 10 000 dollars en 2025.
Pierre Mukoko
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CrossBoundary Energy DRC received regulatory approval from the Electricity Sector Regulatory Authority (ARE) on Feb. 11, 2026, for its solar power project at the Kamoa-Kakula copper complex in Lualaba province. The clearance follows a similar approval granted to Green World Énergie in January.
ARE issued two rulings covering independent power generation and electricity sales, clearing the way for the Energy Minister to issue generation and sales licences.
The project involves installing 233.8 MWp of solar capacity across more than 400,000 photovoltaic panels. Combined with battery storage, the plant will supply 30 MW of baseload power to Kamoa Copper under a power purchase agreement signed in 2025. Construction was 42% complete as of late October 2025, with commercial operations expected in the second quarter of 2026.
ARE said the project will create about 900 temporary construction jobs and 22 permanent positions. The plant is expected to cut carbon emissions by 78,750 tonnes annually by reducing reliance on diesel generation.
The project mirrors a similar development by Green World Énergie, approved on Jan. 27, 2026. Together, the two plants are set to provide 60 MW of continuous power to Kamoa-Kakula, reinforcing the site’s supply of reliable renewable energy as part of efforts to decarbonise the DRC’s mining sector.
Boaz Kabeya
The Democratic Republic of Congo's postal and telecommunications regulator has accused South African telecoms group MTN of illegally providing mobile phone and internet services in the country, including in rebel-held areas such as Goma and Rutshuru, without holding an operating license.
In a statement dated Feb. 11, 2026, the regulator known as ARPTC said it had "well-documented" evidence and had referred the matter to unspecified national and international bodies, vowing to use "all legal means" to uphold the law and protect digital sovereignty.
The statement followed a meeting convened the previous day by Prime Minister Judith Suminwa Tuluka on "digital intrusion and the illegal use of Congolese frequencies by a foreign operator." At the meeting, ARPTC was instructed to immediately take over the technical handling of the case and to refer it to relevant international bodies, under a zero-tolerance policy toward any violation of digital sovereignty.
MTN operates in several countries on the DRC's eastern border. The Rutshuru territory, for example, shares borders with both Uganda and Rwanda, where the South African multinational is present. But after the meeting with the prime minister, Posts and Telecommunications Minister José Mpanda singled out MTN Rwanda specifically, making the issue even more sensitive given that relations between Kinshasa and Kigali are at a low point due to the security crisis in the country's east.
Border Interference or Equipment Installation?
Based on the ARPTC statement, several industry players favor the hypothesis of cross-border spillover, which is common in border areas. It is "difficult to prevent networks from crossing the border," and in such cases "the two regulators must sit down with operators from both countries to find a technical solution," one source said. This interpretation draws on regional precedents where technical solutions were reportedly found without media exposure.
But accounts reported by the Congolese press and corroborated by several local sources point to a potentially more sensitive scenario. In central Rutshuru, equipment attributed to MTN Rwanda has reportedly been installed on antennas in the Murambi neighborhood, allowing the Rwandan network to cover part of Congolese territory and effectively provide services there. In the same accounts, residents indicate that MTN SIM cards are now being sold in central Rutshuru and in Kiwanja, and are being used to maintain internet connectivity that has become unstable.
If confirmed, the characterization changes. This would no longer be simply a case of "interference" or a signal picked up from across the border, but rather a possible technical and commercial presence on Congolese soil, which would strengthen ARPTC's argument about the absence of an operating license.
Internet Disruptions as Context
The technical context also plays a role. On Jan. 26, 2026, Vodacom Congo (DRC) said in a statement that it had suffered an intrusion at its technical center in Goma (North Kivu), resulting in a loss of network supervision and control "in that area."
For several months, Congolese authorities have also been warning about the deteriorating quality of telecommunications services. According to several accounts, cities in the east of the country under the control of the AFC/M23 rebels or affected by insecurity have been particularly impacted. Authorities have blamed the disruptions on outages of the WACS undersea cable, pushing users to seek alternative solutions, including foreign networks, particularly in border territories such as Rutshuru.
At this stage, the challenge is to distinguish between scenarios that do not carry the same regulatory consequences: simple cross-border coverage spillover, roaming or technical agreements, or the installation of equipment and sale of SIM cards in the DRC. ARPTC's statement does not detail the technical mechanism or evidence, and MTN has not yet officially responded.
Between assertions of digital sovereignty and the technical realities of border networks, the case will likely hinge on concrete technical evidence: verification of equipment, frequency tracing, clarification of any technical agreements and, above all, establishing whether there is actual operation on Congolese territory.
Pierre Mukoko
Après Green World Énergie en janvier, CrossBoundary Energy DRC a obtenu, le 11 février 2026, les avis favorables de l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) pour son projet de centrale solaire destinée au complexe cuprifère de Kamoa-Kakula, dans la province du Lualaba.
Les deux avis délivrés par le régulateur concernent la production indépendante d’électricité et la commercialisation de l’énergie générée par la centrale. Ils ouvrent la voie à la signature, par le ministre de l’Énergie, des licences de production et de commercialisation d’électricité.
Le projet prévoit l’installation de 233,8 MWc de panneaux solaires photovoltaïques, répartis sur plus de 400 000 modules. Associés à un système de stockage par batteries, ils fourniront en continu 30 MW d’électricité pour les opérations minières de Kamoa Copper, avec qui un contrat d’achat d’énergie a été signé en 2025. Fin octobre 2025, le taux d’avancement du chantier de CrossBoundary Energy était estimé à 42 %, avec une mise en service commerciale prévue au deuxième trimestre 2026.
L’annonce de l’ARE souligne que, sur le plan social, le projet devrait créer environ 900 emplois temporaires pendant la phase de construction et 22 emplois permanents lors de l’exploitation. Sur le plan environnemental, la centrale contribuerait à réduire les émissions de 78 750 tonnes de CO₂ par an, en limitant le recours aux groupes électrogènes et en favorisant l’usage d’énergies renouvelables.
Ce projet est jumeau d’un autre, porté par Green World Énergie, qui a reçu l’aval de l’ARE le 27 janvier 2026. Ensemble, ils visent à doter Kamoa-Kakula d’une puissance continue de 60 MW, renforçant l’approvisionnement du site en énergie verte et stable. Ces projets s’inscrivent ainsi dans les objectifs de transition énergétique du secteur minier en République démocratique du Congo (RDC).
Boaz Kabeya
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Solaire : Green World Energie obtient l’aval de l’ARE pour alimenter Kamoa-Kakula
L’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) accuse le groupe MTN de fournir illégalement des services de téléphonie mobile et d’accès à Internet en République démocratique du Congo (RDC), notamment dans des localités occupées par les rebelles de l’AFC/M23, comme Goma et Rutshuru, sans être titulaire d’un titre d’exploitation délivré par le pays. Dans un communiqué daté du 11 février 2026, le régulateur affirme disposer d’éléments « bien étayés » et annonce avoir saisi des instances nationales et internationales (sans les citer), promettant d’user de « toute voie de droit » au nom du respect des lois et de la souveraineté numérique.
Ce communiqué intervient à la suite d’une réunion organisée la veille par la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, consacrée à « l’intrusion numérique et à l’utilisation illégale des fréquences congolaises par un opérateur étranger ». À cette occasion, l’ARPTC a été instruite de prendre immédiatement en charge le dossier sur le plan technique et de saisir les instances internationales compétentes, avec un mot d’ordre affiché : tolérance zéro face à toute atteinte à la souveraineté numérique.
Le groupe MTN est présent dans plusieurs pays limitrophes de l’est de la RDC. Le territoire de Rutshuru est par exemple frontalier à la fois de l’Ouganda et du Rwanda, où la multinationale sud-africaine est implantée. Mais, à la sortie de la réunion avec la Première ministre, le ministre des Postes et Télécommunications, José Mpanda, a indexé uniquement MTN Rwanda, rendant la question encore plus sensible, les relations entre Kinshasa et Kigali étant au plus bas du fait de la crise sécuritaire dans l’est du pays.
Interférences aux frontières ou présence d’équipements ?
À la lecture du communiqué de l’ARPTC, plusieurs acteurs du secteur privilégient l’hypothèse d’un débordement transfrontalier, courant dans les zones frontalières : il est « difficile d’empêcher les réseaux de passer la frontière » et, dans ce cas, « les deux régulateurs doivent s’asseoir avec les opérateurs des deux pays pour trouver une solution technique », indique l’un d’eux. Cette lecture s’appuie sur des précédents régionaux où une solution technique aurait été trouvée sans exposition médiatique.
Mais des éléments rapportés par la presse congolaises, recoupés par plusieurs sources locales, introduisent une hypothèse potentiellement plus sensible : à Rutshuru-centre, des équipements attribués à MTN Rwanda auraient été installés sur des antennes dans le quartier Murambi, permettant au réseau rwandais de couvrir une partie du territoire congolais et d’y proposer, de facto, des services. Dans le même récit, des habitants indiquent que des cartes SIM MTN seraient désormais vendues à Rutshuru-centre et à Kiwanja, et utilisées pour maintenir une connexion Internet devenue instable.
Si ces éléments sont confirmés, la qualification change : on ne serait plus seulement face à une « interférence » ou à un signal capté depuis l’autre rive, mais devant une possible présence technique et commerciale sur le sol congolais, ce qui renforcerait l’argument de l’ARPTC sur l’absence de titre d’exploitation.
Des perturbations d’Internet en toile de fond
Le contexte technique joue aussi un rôle. Le 26 janvier 2026, Vodacom Congo (RDC) a indiqué, dans un communiqué, avoir subi une intrusion dans son centre technique de Goma (Nord-Kivu), entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau « dans cette zone ».
Depuis plusieurs mois, les autorités congolaises alertent par ailleurs sur la dégradation de la qualité des services de télécommunication. Et selon plusieurs témoignages, les villes de l’est du pays sous contrôle des rebelles de l’AFC/M23 ou en proie à l’insécurité seraient particulièrement impactées. Mises sur le compte de pannes du câble sous-marin WACS, ces perturbations poussent les usagers à chercher des solutions alternatives, y compris via des réseaux étrangers, notamment dans des territoires frontaliers comme Rutshuru.
À ce stade, l’enjeu est de distinguer plusieurs scénarios, qui n’emportent pas les mêmes conséquences réglementaires : simple débordement de couverture transfrontalière, itinérance/accords techniques, ou installation d’équipements et commercialisation de cartes SIM en RDC. Le communiqué de l’ARPTC ne détaille pas le mécanisme technique ni les preuves, et MTN n’a pas, pour l’instant, officiellement réagi.
Entre affirmation de souveraineté numérique et réalités techniques des réseaux frontaliers, le dossier devrait se jouer sur un terrain très concret : vérification des équipements, traçage des fréquences, clarification d’éventuels accords techniques et, surtout, établissement (ou non) d’une exploitation effective sur le territoire congolais.
Pierre Mukoko
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DRC Gold Trading S.A., a state-owned company specializing in the purchase, trading and export of artisanal gold, announced on Feb. 10, 2026 that it has opened a branch in Lubumbashi, marking its entry into Haut-Katanga province.
The move aims to bring artisanal gold production from the province into official channels. A few days after opening the Lubumbashi office, the company collected and exported its first batch of more than 20 kilograms of artisanal gold from Haut-Katanga through formal traceability procedures. At the 2025 average gold price, the shipment is worth more than $2 million.
Haut-Katanga, long dominated by copper and cobalt production, has also seen artisanal gold mining activity in the town of Kilolo, in Kipushi territory. However, this output has not been reflected in official export statistics, with most production reportedly leaving the country through illicit channels.
A 2024 United Nations report described artisanal gold mining in the area as extensive, pointing to significant production circulating outside formal supply chains. The opening of a purchasing office is intended to integrate this output into a regulated traceability and export framework.
In the same statement, DRC Gold Trading said it had also opened a second purchasing office in Haut-Uele province, in the mining town of Durba, after initially establishing operations there in 2025. During the first half of 2025, the company exported 12,511 kilograms of gold from that branch.
The Durba office has strong supply potential. According to a Dec. 8, 2025 report by the International Peace Information Service (IPIS), researchers identified nearly 5,500 artisanal miners operating across 18 gold sites around Durba.
The expansion into Haut-Katanga and Haut-Uele forms part of the company’s plan to operate ten sites nationwide, targeting annual volumes of 15 to 18 tonnes of artisanal gold and more than $2.6 billion in export revenue. Two additional branches are planned for 2026 in Kinshasa and Mbuji-Mayi.
According to the World Gold Council, the average annual gold price rose 44% to $110,280 per kilogram in 2025, driven by strong demand and a geopolitical and financial environment supportive of the precious metal. The upward trend is expected to continue in 2026. Gold traded above $160,000 per kilogram in January, while Deutsche Bank, UBS and JP Morgan project prices could exceed $190,000 per kilogram by year-end.
Timothée Manoke
DRC Gold Trading S.A., entreprise publique spécialisée dans l’achat, la commercialisation et l’exportation de l’or artisanal, a annoncé, le 10 février 2026, son entrée dans la province du Haut-Katanga, avec l’ouverture d’une succursale à Lubumbashi, afin de canaliser l’or issu de l’exploitation artisanale locale.
Pour illustrer cette dynamique, l’entreprise indique que, quelques jours après l’ouverture de son bureau à Lubumbashi, un premier lot de plus de 20 kilogrammes d’or artisanal, issu du Haut-Katanga, a été collecté, tracé et exporté officiellement. Au prix moyen de l’or en 2025, ce lot représente une valeur de plus de 2 millions de dollars.
Dans cette province historiquement dominée par le cuivre et le cobalt, l’exploitation artisanale de l’or est signalée notamment dans la cité minière de Kilolo, dans le territoire de Kipushi, sans apparaître dans les statistiques officielles d’exportation, l’essentiel des volumes quittant le pays par des circuits frauduleux.
Selon un article publié par les Nations unies en 2024, l’exploitation artisanale de l’or dans cette partie du pays est décrite comme intense, confirmant l’existence d’un flux productif non négligeable en dehors des circuits formels. L’ouverture d’un bureau d’achat vise ainsi à intégrer ces volumes dans un dispositif officiel de traçabilité et de commercialisation.
#RDC Haut-Katanga : une première historique!
— DRC GOLD TRADING SA (@DrcGoldTrading) February 10, 2026
Pour la première fois, le Haut-Katanga exporte officiellement de l’or artisanal, grâce à l’ouverture à Lubumbashi d’une succursale de DRC GOLD Trading SA.
Objectif 2026 : 15 tonnes d’or exportées et +2,6 milliards USD rapatriés dans… pic.twitter.com/O4B64TuL1o
Dans la même communication, DRC Gold Trading S.A. indique avoir également ouvert un deuxième bureau d’achat dans la province du Haut-Uele, précisément dans la cité minière de Durba, après une première implantation intervenue au cours de l’année 2025. Au premier semestre 2025, l’entreprise annonce avoir exporté 12,511 kilogrammes d’or provenant de cette succursale.
Le bureau d’achat de Durba disposerait d’un potentiel important de collecte, au regard de l’ampleur documentée de l’exploitation aurifère artisanale dans cette zone. D’après un document de l’International Peace Information Service (IPIS), publié le 8 décembre 2025, les chercheurs de cette organisation estiment à près de 5 500 le nombre de creuseurs artisanaux actifs sur les 18 sites d’exploitation aurifère artisanale visités dans les environs de Durba.
L’expansion de cette entreprise publique dans le Haut-Katanga et le Haut-Uele s’inscrit dans la poursuite de l’objectif qu’elle s’est fixé : disposer de dix sièges opérationnels à travers le pays, afin d’atteindre un volume annuel compris entre 15 et 18 tonnes d’or artisanal et de générer plus de 2,6 milliards de dollars de recettes d’exportation. Dans cette dynamique, deux nouvelles succursales sont annoncées pour 2026, notamment à Kinshasa et à Mbuji-Mayi.
Selon le World Gold Council, le prix moyen annuel de l’or a augmenté de 44 % pour atteindre 110 280 dollars le kilogramme en 2025, porté par une demande élevée et un environnement géopolitique et financier favorable au métal jaune. Cette tendance haussière devrait d’ailleurs se poursuivre en 2026. Au cours du premier mois de l’année, le kilogramme s’est situé au-dessus de 160 000 dollars. Deutsche Bank, UBS et JP Morgan projettent notamment que le kilogramme pourrait atteindre plus de 190 000 dollars d’ici la fin de l’année.
Timothée Manoke
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Eurasian Resources Group (ERG) has signed a memorandum of understanding with the state-owned cobalt company Entreprise générale du cobalt (EGC) to formalise and better manage artisanal mining in Lualaba province, where its concessions have repeatedly been entered by informal miners.
The agreement was signed on February 10, 2026, on the sidelines of the Mining Indaba, a major African industry event held in Cape Town. Mines Minister Louis Watum Kabamba presided over the ceremony.
The deal launches a pilot project aimed at structuring artisanal mining within a defined framework. It provides for the creation of a regulated artisanal mining zone on an ERG concession, measures to improve safety and working conditions, and the introduction of traceability systems aligned with OECD due diligence standards. The initiative also seeks to ease tensions between industrial operators and artisanal miners, safeguard the rights and investments of both parties, and bring artisanal mining into a recognised legal framework benefiting local communities.
ERG said the initiative is not intended to feed its industrial output and that none of its production will come from artisanal sources. Instead, the company presented the move as support for formalisation efforts amid mounting pressure from informal mining on its concessions.
The agreement comes as industry players have warned about the scale of incursions onto mining sites. According to the Federation of Businesses of the Congo(FEC), such intrusions have caused losses estimated at nearly $3 billion for ERG. Since 2024, site invasions have been reported on concessions operated by several of the group’s subsidiaries, including Congolaise des mines et de développement (COMIDE) and Boss Mining. In a 2025 statement, Boss Mining said more than 200 trucks were entering its sites daily, carrying copper and cobalt shipments valued at around $1.8 million.
The Ministry of Mines described the agreement as a joint effort to balance the economic, social and environmental challenges facing the Congolese mining sector.
Under pressure from growing artisanal activity within industrial concessions, the mines minister announced in November 2025 the designation of 64 artisanal mining zones (ZEA). He said the decrees establishing the zones had been signed and that implementation would proceed in coordination with EGC. Since then, however, little detail has been provided on progress.
Ronsard Luabeya
Alors que ses concessions minières sont régulièrement confrontées à des intrusions d’exploitants artisanaux, Eurasian Resources Group (ERG) a signé avec l’Entreprise générale du cobalt (EGC) un protocole d’accord visant à encadrer l’exploitation artisanale dans la province du Lualaba. L’accord a été paraphé le 10 février 2026, en marge du Mining Indaba, grand rendez-vous du secteur minier africain organisé à Cape Town (Afrique du Sud), lors d’une cérémonie présidée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba.
Le protocole porte sur un projet pilote. Il prévoit la structuration de l’activité artisanale à travers un dispositif dédié, incluant l’organisation d’une zone d’exploitation encadrée sur une concession appartenant à ERG, l’amélioration des conditions de travail, ainsi que la mise en place de mécanismes de traçabilité conformes aux principes de diligence de l’OCDE. L’accord met aussi l’accent sur une meilleure cohabitation entre mines industrielles et artisanales, dans le respect des droits et des investissements de chaque acteur, ainsi que sur l’intégration de l’artisanat minier dans un cadre légal et socialement acceptable, au bénéfice des communautés locales.
ERG précise toutefois que cette initiative n’a pas vocation à alimenter sa production industrielle : le groupe indique qu’aucune production issue de ses opérations ne proviendra de l’exploitation artisanale. L’entreprise se présente plutôt comme un appui à la formalisation, dans un contexte où la pression de l’artisanat sur les concessions industrielles reste un sujet récurrent.
Le partenariat intervient alors que plusieurs acteurs du secteur alertent sur l’ampleur des intrusions sur les sites miniers. Selon la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ces incursions auraient déjà entraîné des pertes estimées à près de 3 milliards de dollars pour ERG. En effet, depuis 2024, des cas d’envahissement ont été signalés sur les concessions de certaines filiales du groupe, notamment la Congolaise des mines et de développement (COMIDE) et Boss Mining. Dans une communication publiée en 2025, Boss Mining alertait notamment sur la présence quotidienne de plus de 200 camions sur ses sites, transportant des cargaisons de cuivre et de cobalt évaluées à environ 1,8 million de dollars.
Dans ce contexte, le ministère des Mines souligne que l’accord entre ERG et EGC s’inscrit « dans une démarche de responsabilité partagée visant à concilier les réalités économiques, sociales et environnementales du secteur minier congolais ».
Face à la pression croissante de l’exploitation artisanale au sein des concessions industrielles, le ministre des Mines avait annoncé, en novembre 2025, l’identification de 64 zones d’exploitation artisanale (ZEA). Il avait indiqué que les arrêtés portant création de ces ZEA étaient déjà signés et que leur mise en œuvre se ferait en collaboration avec l’EGC. Depuis lors, peu d’informations ont filtré sur l’état d’avancement de ce chantier.
Ronsard Luabeya
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