Selon un article du Wall Street Journal, publié le 31 mars 2026 et repris sur le site de l’entreprise américaine, Virtus Minerals a finalisé, le 27 mars, l’acquisition de Chemical of Africa (Chemaf) pour un montant d’environ 30 millions de dollars. Cette opération s’accompagne d’un engagement à mobiliser près de 720 millions de dollars d’investissements pour développer les projets du producteur de cuivre et de cobalt.
Selon la même source, ce schéma inclut notamment un apport initial de 200 millions de dollars de Virtus et de son partenaire opérationnel, l’indien Lloyds Metals, ainsi qu’un financement attendu de 475 millions de dollars du fonds d’investissement new-yorkais Orion Resource Partners, complété par environ 75 millions de dollars provenant d’autres sources.
Si ces montants donnent l’image d’un montage conséquent, leur nature exacte reste peu documentée, alors même que le début des travaux est annoncé pour avril, avec un objectif de finalisation des investissements au début de l’année prochaine. Le Wall Street Journal indique que le fonds Orion « a refusé de commenter », tandis que les détails des financements complémentaires n’ont pas été rendus publics. Aucune information n’est fournie non plus sur le caractère ferme ou conditionnel de ces engagements, ni sur leur structure — dette, fonds propres ou instruments hybrides.
Au-delà de la reprise des actifs, la relance industrielle de Chemaf nécessitera en effet des financements supplémentaires. Un investissement pouvant atteindre 300 millions de dollars serait nécessaire pour finaliser les projets d’extension des mines de Mutoshi, à Kolwezi, et d’Étoile, à Lubumbashi. À terme, ces deux sites devraient produire chaque année quelque 75 000 tonnes de cathodes de cuivre et 25 000 tonnes d’hydroxyde de cobalt.
Ces besoins viennent s’ajouter au passif existant, ce qui soulève des interrogations sur l’équilibre global du financement. Chemaf affiche en effet une dette estimée à près d’un milliard de dollars, incluant notamment des engagements envers des sous-traitants locaux et le négociant Trafigura.
Silence sur les créances des sous-traitants
En 2022, Trafigura avait arrangé un prêt syndiqué de 600 millions de dollars destiné à financer l’expansion des capacités de traitement et la mécanisation de la mine de Mutoshi. Virtus a indiqué avoir conclu un accord avec le négociant, sans en préciser les termes.
En revanche, le silence est total sur la dette due aux sous-traitants locaux, dont le montant n’est même pas connu. « Virtus s'est refusé à tout commentaire concernant d'éventuels plans de règlement de cette dette avec ces derniers », rapporte le Wall Street Journal.
Face aux questions sur le financement de la relance des activités industrielles de Chemaf, Virtus répond, dans un communiqué publié le 13 mars, que les autorités congolaises ont validé l’opération après examen de « la structure de la transaction, de la capacité financière du consortium et de ses projets concernant les activités de Chemaf ». « Nous avons l’intention d’honorer cet engagement avec des investissements, des emplois et des résultats », a déclaré Phil Braun, directeur général de Virtus Minerals, cité dans le même communiqué.
Le gouvernement américain a classé l’acquisition des actifs de Chemaf par Virtus et son partenaire indien parmi les trois projets « fondamentaux pour la mise en œuvre réussie » du partenariat stratégique sur les minerais critiques conclu le 4 décembre 2025 avec la République démocratique du Congo (RDC). L’opération s’inscrit dans une stratégie visant à sécuriser l’approvisionnement en minerais critiques face à la domination chinoise. Le cobalt et le cuivre jouent en effet un rôle central dans la fabrication de systèmes militaires avancés, tout en étant indispensables à la transition énergétique et à la production de batteries pour véhicules électriques, ordinateurs et smartphones.
Mais sur le terrain, la réussite du projet dépendra avant tout de la capacité du consortium à mobiliser les financements annoncés et à stabiliser les opérations sur des sites fragilisés, notamment par la présence d’exploitants illégaux.
Pierre Mukoko
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Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a lancé, le 5 avril 2026, les travaux de bitumage de la Route nationale n°1 sur le tronçon Kananga–rivière Kakangayi, dans le territoire de Kabeya-Kamwanga. Le projet s’inscrit dans le corridor économique transnational RDC–Angola, destiné à renforcer les échanges entre l’espace Kasaï et le marché angolais.
Selon les documents du projet et la communication officielle autour de la cérémonie, le chantier couvre un linéaire de 137,5 km réparti en trois lots. Le premier concerne la section Kananga–village Kasingi/Kashindi sur 45 km ; le deuxième va de Kasingi/Kashindi à Bena Mulongo sur 45 km ; le troisième relie Bena Mulongo à la rivière Kakangayi sur 47,5 km. Les trois lots sont confiés respectivement à la société Sino-Hydro Sokol, au groupement GGPI et à la société CFHEC.
Dans sa présentation technique relayée par le site officiel du gouvernorat du Kasaï Oriental, le projet prévoit une emprise de 15 mètres, une chaussée de 7 mètres de largeur et une durée globale des travaux de 30 mois.
Au-delà de la route principale, le programme comprend plusieurs aménagements connexes. D’après la Cellule Infrastructures et les documents liés à la BAD, il inclut 10 km de voiries répartis entre Kananga, Kabeya-Kamwanga et Munkamba, la construction du marché frontalier de Kalamba-Mbuji, de stations de pesage à Kalamba-Mbuji et à Munkamba, ainsi que des infrastructures socio-économiques et rurales : écoles, centres de santé, centres de formation, marchés, entrepôts, forages et pistes rurales. Le projet comporte également des actions de sensibilisation à la sécurité routière, aux violences basées sur le genre (VBG), au VIH/Sida et au Covid-19, ainsi qu’un volet de reboisement de 100 hectares entre Kananga et Kabeya-Kamwanga.
Le financement de cette phase 1 repose sur un don d’environ 69,8 millions de dollars et un prêt d’environ 105,2 millions de dollars, soit un appui total de près de 175 millions de dollars mobilisé auprès de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement, dans le cadre d’un programme global de 650 millions de dollars. L’objectif affiché est d’améliorer le niveau de service de la chaîne logistique sur l’axe Mbuji-Mayi–Kananga–Kalamba-Mbuji (RDC) – Shikolondo–Dundo (Angola), tout en favorisant les échanges intra-régionaux et les conditions de vie des populations de la zone.
Pour le ministère et les autorités provinciales, cet axe doit contribuer au désenclavement du Grand Kasaï, à la baisse des coûts de transport et à la fluidification des échanges commerciaux. John Banza Lunda a également présenté la RN1 comme la colonne vertébrale du pays, appelée à se connecter vers le Kongo Central et vers le Katanga.
Ronsard Luabeya
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La République démocratique du Congo a formalisé son cadre de coopération avec la Côte d’Ivoire pour la mise en œuvre du deuxième Recensement général de la population et de l’habitat (RGPH-2). Les ministres du Plan des deux pays ont signé un accord-cadre le 1er avril 2026, à l’occasion d’une visite de travail du ministre congolais du Plan, Guylain Nyembo.
Cet accord s’inscrit dans la continuité de la table ronde des bailleurs de fonds organisée le 23 mars 2026 à Kinshasa, au cours de laquelle plus de 200 millions de dollars de promesses de financement ont été annoncés pour soutenir l’opération.
L’appui ivoirien, déjà amorcé à travers des échanges techniques, est désormais structuré autour d’un cadre formel de coopération. Il porte sur le partage d’expérience en matière d’organisation des recensements, de gestion logistique, administrative et financière, ainsi que sur le renforcement des capacités des équipes congolaises. Selon Bankable, cette coopération prévoit également la mise à disposition d’environ 3 000 tablettes destinées aux opérations de cartographie.
Ce partenariat intervient dans un contexte plus large de mobilisation des partenaires techniques et financiers autour du RGPH-2. Parmi les principaux appuis annoncés figure la Banque mondiale, qui envisage un financement global de 100 millions de dollars, dont 75 millions directement consacrés au recensement. La Banque africaine de développement a, pour sa part, annoncé une contribution attendue de 80 millions de dollars.
Le système des Nations unies, notamment à travers le Fonds des Nations unies pour la population et l’UNICEF, a mobilisé une enveloppe initiale de 3 millions de dollars. En plus de cet appui financier, il doit aussi assurer un accompagnement technique et un rôle de gestion fiduciaire via un mécanisme de panier commun.
Les autorités congolaises ont, de leur côté, annoncé une contribution de 30 millions de dollars pour soutenir le lancement des premières opérations.
La signature de l’accord avec la Côte d’Ivoire marque ainsi une nouvelle étape dans la préparation du RGPH-2, que Kinshasa veut inscrire à la fois dans une logique de coopération sud-sud et dans une dynamique plus large de mobilisation internationale autour de la production des données démographiques.
Boaz Kabeya
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Two Chinese mining groups that account for a large share of copper and cobalt output in the Democratic Republic of Congo (DRC) are set to help finance the modernization of the TAZARA railway corridor. Backed by Beijing, the project is emerging as a competing export route to the Lobito Corridor, which the United States and the European Union are developing in parallel.
The TAZARA upgrade is valued at more than $1.4 billion, including about $1 billion for rail rehabilitation and $400 million for locomotives and rolling stock. Under the newly disclosed structure, China Civil Engineering Construction Corporation will hold an 80% stake, while CMOC, a Zijin Mining-linked entity, Jiayou International Logistics and COSCO Shipping Holdings will each take 5%, subject to regulatory approval in China.
The participation of mining firms underscores efforts to secure export routes for African minerals as competition between regional corridors intensifies. By backing TAZARA, CMOC and Zijin are reinforcing China’s position along key mineral export routes in southern and central Africa, where major powers are competing for control over copper, cobalt and zinc supply chains.
Through its subsidiaries Tenke Fungurume Mining and Kisanfu, CMOC exported 747,468 metric tons of copper in 2025, according to official Congolese data, accounting for nearly 22% of national exports. Zijin Mining holds an indirect 39.6% stake in Kamoa-Kakula, alongside Ivanhoe Mines at 39.6%, the Congolese state at 20% and Crystal River at 0.8%. The Kamoa complex exported 400,185.59 metric tons of copper in 2025, or about 12% of total exports.
TAZARA as an alternative
Meanwhile, the United States and the European Union are stepping up support for the Lobito Corridor. The project aims to link mining areas in the DRC and Zambia to Angola’s Atlantic port of Lobito through upgraded rail and logistics infrastructure. It is intended to provide a faster, more competitive route for Copperbelt minerals.
According to a November 2025 presentation by Germany’s Federal Institute for Geosciences and Natural Resources, prepared with the Congolese Ministry of Mines, the 1,740-kilometre Lobito Corridor, including 450 km in the DRC and 1,290 km in Angola, is currently the fastest route among major export options. Transit times range from five to eight days, compared with 30 to 32 days to Dar es Salaam, 28 to 34 days to Beira, 29 days to Walvis Bay and 30 to 36 days to Durban.
That advantage could erode as TAZARA is upgraded. The 1,800-kilometre line is widely seen as a viable alternative. The same presentation noted that Lobito is being developed in a competitive regional environment, with several rail extensions and interconnections under consideration, including links with TAZARA.
Limited support for Lobito
For Washington, the project has strategic significance beyond logistics. A December 2025 agreement between the United States and the DRC identifies the Sakania-Lobito route as a key channel for exporting copper, cobalt, zinc and other critical minerals. It requires that, over the next five years, at least 50% of copper, 30% of cobalt and 90% of zinc sold by state-owned mining companies transit through the corridor’s Congolese section.
Despite these advantages, questions remain over the corridor’s long-term viability. The European Centre for Development Policy Management said its success will depend on attracting sufficient volumes beyond geopolitical backing, while the French Institute for International and Strategic Affairs pointed to risks linked to governance, regional coordination and limited commitment from some operators.
So far, Kamoa Copper, which operates the Kamoa-Kakula complex, is among the few major producers to formally commit to the route. A memorandum of understanding signed in February 2024 with Lobito Atlantic Railway covers part of its copper exports. The company shipped its first copper anodes via Lobito in the first quarter of 2026.
“Lobito is still ramping up. This year, we plan to ship between 50,000 and 70,000 metric tons through the corridor, depending on its progress and competitiveness against other routes,” said Olivier Binyingo, chairman of Kamoa Copper, in February.
Pierre Mukoko
Zijin Mining et CMOC, deux groupes miniers chinois qui contrôlent une part importante de la production de cuivre et de cobalt en République démocratique du Congo (RDC), sont annoncés dans le tour de table du projet de modernisation du corridor ferroviaire de TAZARA. Soutenu par la Chine, ce chantier est présenté comme une alternative logistique de poids face au corridor de Lobito, développé en parallèle avec l’appui des États-Unis et de l’Union européenne (UE).
Le projet de revitalisation de TAZARA s’inscrit dans un programme de plus de 1,4 milliard de dollars, comprenant environ 1 milliard destiné à la réhabilitation de l’infrastructure ferroviaire et 400 millions consacrés à l’acquisition de locomotives et de wagons. Dans le montage récemment dévoilé autour du véhicule d’investissement, China Civil Engineering Construction Corporation (CCECC) détiendrait 80 % du capital, tandis que CMOC, une entité liée à Zijin, Jiayou International Logistics et COSCO Shipping Holdings prendraient chacun 5 %, sous réserve des autorisations réglementaires requises en Chine.
Au-delà du financement, l’arrivée de groupes miniers dans ce projet traduit une logique plus large de sécurisation des chaînes logistiques d’exportation des minerais africains, dans un contexte de concurrence croissante entre corridors régionaux. En se joignant à la modernisation de TAZARA, CMOC et Zijin contribuent à consolider la présence chinoise sur les routes d’évacuation des minerais critiques d’Afrique australe et centrale, alors que les grandes puissances cherchent à sécuriser les axes par lesquels transitent cuivre, cobalt et zinc.
À travers ses filiales Tenke Fungurume Mining (TFM) et Kisanfu, CMOC a exporté 747 468 tonnes de cuivre en 2025, selon les statistiques minières officielles congolaises, soit près de 22 % des exportations totales du pays. De son côté, Zijin détient indirectement 39,6 % de Kamoa-Kakula, aux côtés d’Ivanhoe Mines (39,6 %), de l’État congolais (20 %) et de Crystal River (0,8 %). Selon les statistiques minières consolidées pour 2025, Kamoa totalise 400 185,59 tonnes d’exportations de cuivre, soit environ 12 % des exportations nationales.
TAZARA en embuscade
En face, les États-Unis et l’Union européenne continuent d’accélérer leur soutien au corridor de Lobito. Cette infrastructure vise à relier les zones minières de la RDC et de la Zambie au port angolais de Lobito, sur l’Atlantique, à travers la remise à niveau d’infrastructures ferroviaires et logistiques. L’objectif affiché est de proposer une voie d’exportation plus rapide et plus compétitive pour les minerais stratégiques issus de la Copperbelt.
Selon une présentation réalisée en novembre 2025 par l’Institut fédéral des géosciences et des ressources naturelles (BGR, Allemagne), en coopération avec le ministère congolais des Mines, le corridor de Lobito, qui couvre 1 740 km, dont 450 km en RDC et 1 290 km en Angola, apparaît comme l’itinéraire le plus efficace parmi les grands débouchés portuaires de la région : 5 à 8 jours entre les zones minières et Lobito, contre 30 à 32 jours vers Dar es Salaam, 28 à 34 jours vers Beira, 29 jours vers Walvis Bay et 30 à 36 jours vers Durban.
Cet avantage logistique pourrait toutefois se réduire à terme avec la rénovation en cours de TAZARA. Long de 1 800 km, ce corridor est régulièrement présenté comme une alternative crédible. Dans leur présentation, le BGR et le ministère congolais des Mines soulignent d’ailleurs que le développement de Lobito s’inscrit dans un environnement régional concurrentiel, où plusieurs extensions et interconnexions ferroviaires sont envisagées, y compris avec TAZARA.
Peu d’engagement en faveur de Lobito
Pour Washington, l’enjeu dépasse la seule logistique. L’accord stratégique signé en décembre 2025 entre les États-Unis et la RDC consacre le corridor de Sakania-Lobito comme une route stratégique pour le transport et l’exportation du cuivre, du cobalt, du zinc et d’autres minerais critiques depuis la RDC vers les États-Unis. Il prévoit qu’au cours des cinq prochaines années, au moins 50 % du cuivre, 30 % du cobalt et 90 % du zinc commercialisés par les entreprises minières publiques de la RDC transiteront via l’axe congolais du corridor.
Malgré ses atouts, le corridor de Lobito continue néanmoins de soulever des interrogations sur sa viabilité économique à long terme. Le Centre européen de gestion des politiques de développement (ECDPM) a estimé que sa réussite dépendra de sa capacité à attirer un volume de trafic suffisant au-delà de la seule promesse géopolitique, tandis que l’IRIS a également pointé des fragilités liées à la gouvernance, à la coordination régionale et au niveau encore limité d’engagement de certains acteurs miniers.
À ce stade, Kamoa Copper, coentreprise propriétaire du complexe cuprifère de Kamoa-Kakula, figure parmi les rares grands opérateurs à avoir déjà formalisé un usage du corridor de Lobito. Un protocole d’accord signé en février 2024 avec Lobito Atlantic Railway prévoit l’exportation d’une partie de sa production de cuivre par cet axe. Kamoa Copper a d’ailleurs exporté, au premier trimestre 2026, ses premières anodes de cuivre via le corridor de Lobito.
« Lobito est encore en montée en puissance. Pour cette année, on prévoit d’expédier entre 50 000 et 70 000 tonnes via Lobito, mais ce ne sont pas des chiffres figés : cela dépendra de sa montée en puissance et de la compétitivité des autres corridors », a indiqué, en février dernier, Olivier Binyingo, président du conseil d’administration de Kamoa Copper.
Pierre Mukoko avec l’Agence Ecofin
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Angola’s Infrasat plans to enter the telecommunications market in the Democratic Republic of Congo, the company said after its chairman, Diego de Carvalho, met Digital Economy Minister Augustin Kibassa Maliba in Kinshasa on April 2, 2026.
De Carvalho said Infrasat aims to begin technical operations this year, targeting infrastructure and connectivity services, particularly in underserved areas.
A subsidiary of Angola Telecom specializing in satellite services, Infrasat provides data transmission, high-speed internet and connectivity solutions for remote regions. Founded in 2008, the company relies mainly on satellite technology to expand network coverage in rural and landlocked areas — a largely underserved segment in the DRC.
During the meeting, the company also presented projects to support the country’s digital transformation. “We submitted proposals to support the country as it advances its digital transformation,” de Carvalho said, adding that Congolese authorities showed interest.
Infrasat will enter a competitive market. According to the DRC’s postal and telecommunications regulator (ARPTC), the country had 37 internet service providers in H2 2023, some of which hold multiple licenses. Of these, 33 offered fixed internet services via fiber optic or wireless technologies such as WiMAX and VSAT, while four operators dominated the mobile internet segment.
Underexploited market
According to ARPTC data, mobile internet generated $594 million by end-June 2025, accounting for 52.7% of total sector revenue. During the same period, the number of active users reached 34.5 million, with a penetration rate of 30.79%, while data usage rose 26.91% compared with the first quarter of 2025.
By revenue, Airtel led the market with 41.6%, ahead of Orange (29.5%), Vodacom (24.7%) and Africell (4.1%). By subscribers, Vodacom ranked first with 36.4% of the market, followed by Airtel (30.8%), Orange (29.8%) and Africell (3%).
GSMA projects the DRC will add 15 million new mobile internet subscribers between 2025 and 2030. Since May 2025, Starlink has also been authorized to operate in the country, increasing competition, particularly in satellite internet.
In this context, Infrasat’s move highlights the growing attractiveness of the Congolese market, driven by rising demand, expected network expansion and the increasing importance of connectivity in underserved areas.
Ronsard Luabeya
The Congolese government has decided to shut down 402 private placement services operating in the Democratic Republic of Congo, notably for failing to obtain approval from the Ministry of Employment and Labor, supervising minister Ferdinand Massamba wa Massamba said at a cabinet meeting on April 3, 2026.
The move follows a compliance review launched in February 2026 targeting private placement services to verify whether they met legal requirements. Inspectors examined recruitment conditions, compliance with contractual obligations and worker protections.
Authorities identified 635 private placement services nationwide. Of these, 233 were found to be compliant, while 402 were operating in violation of regulations. Reported breaches include operating without a license, failure to provide employment contracts, lack of medical coverage, non-compliance with the minimum wage, and failure to pay social security contributions and personal income tax.
The ministry has granted a 30-day grace period to allow existing contracts to be transferred to licensed operators. After that deadline, the 402 non-compliant services will be permanently shut down.
The crackdown forms part of a broader inspection campaign launched in October 2025, when 176 out of 625 identified services were found to comply with regulations.
The minister said the initiative follows a directive from the president, issued during the 58th cabinet meeting, to clean up the private placement sector and strengthen protections for Congolese workers.
Ronsard Luabeya
Le gouvernement congolais a décidé de fermer 402 services privés de placement (SPP) opérant en République démocratique du Congo, en raison notamment de l’absence d’agrément délivré par le ministère de l’Emploi et du Travail. L’annonce a été faite lors du Conseil des ministres du 3 avril 2026 par le ministre de tutelle, Ferdinand Massamba wa Massamba.
Cette mesure fait suite à une mission de contrôle lancée en février 2026 auprès des structures de placement privées, dans le but d’évaluer la conformité de leurs activités aux exigences légales en vigueur. Les vérifications ont porté notamment sur les conditions de recrutement, le respect des obligations contractuelles ainsi que la protection sociale des travailleurs.
D’après les résultats présentés, 635 services privés de placement ont été recensés à travers le pays. Parmi eux, 233 sont en conformité avec la réglementation, tandis que 402 opèrent en situation irrégulière. Les manquements relevés concernent principalement l’absence d’agrément, le défaut de contrats de travail, l’absence de couverture médicale, la non-application du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), ainsi que le non-paiement des cotisations sociales et de l’impôt sur les personnes physiques.
Face à ces irrégularités, le ministère prévoit un moratoire de 30 jours afin de permettre le transfert des contrats en cours vers des structures agréées. À l’issue de ce délai, les 402 SPP concernés seront définitivement fermés. Cette opération s’inscrit dans la continuité des contrôles administratifs engagés depuis octobre 2025. À cette période, 176 services sur 625 identifiés avaient été jugés conformes.
Selon le ministre, cette démarche répond à une instruction du président de la République, formulée lors de la 58e réunion du Conseil des ministres, visant à assainir le secteur du placement privé et à renforcer la protection des travailleurs congolais.
Ronsard Luabeya
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La société angolaise Infrasat envisage de s’implanter sur le marché des télécommunications en République démocratique du Congo (RDC). L’annonce a été faite le 2 avril 2026 par le président de son conseil d’administration, Diego de Carvalho, à l’issue d’une audience avec le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa Maliba, à Kinshasa.
Selon Diego de Carvalho, l’entreprise prévoit de lancer dès cette année des activités techniques dans le pays, avec un positionnement axé sur les infrastructures et les services de connectivité, notamment dans les zones à faible couverture.
Entité d’Angola Telecom dédiée aux services satellitaires, Infrasat est spécialisée dans la transmission de données, l’internet haut débit et les solutions de connectivité pour les zones isolées. Lancée en 2008, l’entreprise s’appuie principalement sur les technologies satellitaires pour étendre la couverture numérique dans les régions rurales et enclavées, un segment encore insuffisamment desservi en RDC.
Au cours de la rencontre, la société a également présenté ses projets visant à accompagner la transformation digitale du pays. « Nous avons soumis au ministre des propositions destinées à soutenir le développement du pays dans sa phase de digitalisation », a indiqué Diego de Carvalho, saluant l’intérêt manifesté par les autorités congolaises.
Infrasat s’intéresse à un marché déjà concurrentiel. D’après les données de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), la RDC comptait 37 fournisseurs d’accès à internet au second semestre 2023, dont certains détenteurs de plusieurs licences. Parmi eux, 33 proposaient des services d’internet fixe via la fibre optique ou des connexions hertziennes de type WiMAX et VSAT, tandis que quatre opérateurs mobiles dominaient le segment de l’internet mobile.
Marché sous-exploité
Selon l’Observatoire de l’ARPTC, à fin juin 2025, l’internet mobile a généré 594 millions de dollars, soit près de 52,7 % du chiffre d’affaires global du secteur des télécommunications. Sur la même période, le nombre d’utilisateurs actifs a atteint 34,5 millions, pour un taux de pénétration de 30,79 %, tandis que le volume de données consommées a progressé de 26,91 % par rapport au premier trimestre 2025.
Sur le plan financier, Airtel dominait le marché avec 41,6 % du chiffre d’affaires, devant Orange (29,5 %), Vodacom (24,7 %) et Africell (4,1 %). En termes d’abonnements, Vodacom occupait la première place avec 36,4 % du parc, suivi d’Airtel (30,8 %), d’Orange (29,8 %) et d’Africell (3 %).
Selon les projections de la GSMA, la RDC devrait enregistrer 15 millions de nouveaux abonnés à l’internet mobile entre 2025 et 2030. Depuis mai 2025, Starlink est par ailleurs autorisée à opérer dans le pays, ce qui accentue la dynamique concurrentielle, notamment sur le segment de l’internet satellitaire.
Dans ce contexte, l’intérêt affiché par Infrasat pour la RDC confirme l’attractivité croissante du marché congolais, portée à la fois par la progression de la demande, l’extension attendue de la couverture numérique et la montée en puissance des services de connectivité dans les zones encore peu desservies.
Ronsard Luabeya
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The Democratic Republic of Congo’s rural electrification agency has increased the planned capacity of a hydropower project near Kananga.
The Agence nationale de l’électrification et des services énergétiques en milieux rural et périurbain (ANSER) now says the Mbombo plant will have a capacity of 20.08 MW, up from 10 MW announced at its official launch in February 2025.
The revision was formalized on April 3, 2026, when ANSER Director General Cyprien Musimar and Angelique International Limited (AIL) Chairman Ajay Krishna Goyal signed a commercial contract.
The agreement marks a new phase for the project, located on the outskirts of Kananga on the Lulua River. When provincial authorities launched construction on Feb. 15, 2025, capacity was still set at 10 MW, with costs estimated at around $35 million. ANSER is acting as the delegated project owner.
According to ANSER, the revised design calls for a plant with four generating units of about 5.02 MW each. The project also includes worker housing, access roads, and transmission infrastructure to deliver electricity to Kananga.
ANSER said the contract paves the way for negotiations on a financing agreement between the Congolese government and a commercial bank. The deal is expected to cover 70% of costs related to equipment supply, construction, installation and commissioning.
The Mbombo project comes amid renewed energy activity in the province. Construction of the Katende hydropower project, in which Angelique International Limited is also involved, resumed in August 2025.
Boaz Kabeya