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Equipe Publication

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Kamoa-Kakula copper mine in the Democratic Republic of Congo generated revenue of $3.28 billion in 2025, up 5% from $3.11 billion in 2024, according to figures published by operator Ivanhoe Mines on Feb. 18, 2026.

The revenue increase came despite lower production and sales following a seismic event in May 2025. Kamoa-Kakula sold 351,674 tonnes of copper in 2025, down 11.4% from 396,972 tonnes in 2024. Production declined by a similar percentage, falling to 388,841 tonnes from 437,061 tonnes.

Higher copper prices helped offset the decline. The average realized price rose to $4.40 per pound, or roughly $9,700 per tonne, in 2025, compared with $4.09 per pound the previous year, an increase of 7.6%.

On the operational side, Kamoa-Kakula reported EBITDA of $1.45 billion in 2025, representing a margin of 44%, down from $1.81 billion and a 58% margin in 2024.

Profit down

Rising costs weighed on profitability. The cost of sales increased to $2.82 per pound in 2025 from $1.71 per pound in 2024, equivalent to roughly $6,220 per tonne versus $3,770 per tonne. That increase of more than 65% squeezed margins by narrowing the spread between the selling price and production costs.

Net profit after tax fell 56.6% to $439.7 million from $776.9 million, even as the tax charge declined to $317.7 million in 2025 from $345.5 million in 2024.

For 2026, Kamoa-Kakula has set production guidance of up to 420,000 tonnes, unchanged from 2025. Ivanhoe expects sales to rise by around 30,000 tonnes as the mine draws down unsold inventory. Revenue could increase further, with the company anticipating “copper prices close to record levels.”

Ivanhoe Mines and its Chinese partner Zijin Mining each hold a 39.6% stake in Kamoa-Kakula, while the Congolese state owns 20% and Crystal River holds 0.8% through the Kamoa Copper joint venture.

Pierre Mukoko

La mine de cuivre de Kamoa-Kakula, en République démocratique du Congo, a clôturé l’exercice 2025 sur un chiffre d’affaires de 3,28 milliards de dollars, en hausse de 5 % par rapport aux 3,11 milliards de dollars enregistrés en 2024, selon les résultats annuels publiés le 18 février 2026 par son opérateur, Ivanhoe Mines.

Cette progression des revenus intervient malgré une baisse de la production et des ventes consécutive à l’événement sismique survenu en mai 2025. En 2025, Kamoa-Kakula a vendu 351 674 tonnes de cuivre, contre 396 972 tonnes en 2024, soit un recul de 11,4 %. La production a enregistré une contraction comparable, passant de 437 061 tonnes à 388 841 tonnes.

La hausse des prix du cuivre a toutefois atténué l’impact de ce repli. Le prix moyen réalisé s’est établi à 4,40 dollars la livre (environ 9 700 dollars la tonne) en 2025, contre 4,09 dollars l’année précédente, soit une augmentation de 7,6 %.

Sur le plan opérationnel, Kamoa-Kakula a enregistré un EBITDA (résultat avant intérêts, impôts, amortissements et dépréciation) de 1,45 milliard de dollars en 2025, soit une marge de 44 %, contre 1,81 milliard de dollars et une marge de 58 % en 2024.

Baisse du bénéfice

La pression sur la rentabilité s’explique notamment par une hausse significative des coûts. Le coût des ventes est passé de 1,71 dollar la livre en 2024 à 2,82 dollars en 2025 (soit environ 3 770 dollars la tonne contre 6 220 dollars la tonne). Malgré un prix moyen du cuivre en hausse, cette progression des charges de plus de 65 % a réduit l’écart entre prix de vente et coût de production, pesant mécaniquement sur la rentabilité.

En conséquence, le bénéfice net après impôts a reculé de 56,6 %, passant de 776,9 millions à 439,7 millions de dollars, malgré une baisse des charges fiscales, passées de 345,5 millions de dollars en 2024 à 317,7 millions de dollars en 2025.

En 2026, la production maximale de Kamoa-Kakula est projetée à 420 000 tonnes. Malgré cette prévision identique à celle de 2025, Ivanhoe prévoit une augmentation des ventes d’environ 30 000 tonnes, grâce à la commercialisation des stocks invendus. Le chiffre d’affaires pourrait ainsi encore progresser, la compagnie anticipant « des prix du cuivre proches de niveaux records ».

Pour rappel, Ivanhoe Mines et son partenaire chinois Zijin Mining détiennent chacun 39,6 % du capital de Kamoa-Kakula, tandis que l’État congolais en possède 20 % et Crystal River 0,8 %, au sein de la coentreprise Kamoa Copper.

Pierre Mukoko

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La Belgique, la République démocratique du Congo (RDC) et la société américaine KoBold Metals s’opposent sur l’accès à des archives géologiques de l’époque coloniale conservées au Musée royal de l’Afrique centrale (AfricaMuseum), à Tervuren. Selon plusieurs médias belges, les autorités de Bruxelles refusent de permettre à KoBold de mener, dans les conditions prévues par Kinshasa, la numérisation de ce fonds documentaire, présenté comme stratégique pour l’exploration minière.

L’accord RDC–KoBold, signé à Kinshasa le 17 juillet 2025, fixe explicitement comme objectif de « fournir un accès public et gratuit aux données géoscientifiques historiques via le Service géologique national du Congo (SGNC) ». Le texte prévoit également que KoBold « déploiera une équipe aux archives géologiques de la RDC conservées au Musée royal de l’Afrique centrale pour commencer la numérisation des documents avant le 31 juillet 2025 ».

Mais sept mois plus tard, cette numérisation n’a toujours pas débuté. Et pour cause : les autorités belges s’opposent au déploiement de l’équipe de KoBold, estimant que des archives publiques fédérales ne peuvent être confiées à une entreprise privée étrangère sans relation contractuelle avec l’État belge. « Nous ne pouvons pas déléguer la gestion complète de l’archivage de nos documents à une entreprise privée », en dehors du cadre juridique belge et européen, explique le directeur de l’AfricaMuseum, Bart Ouvry.

Pour justifier sa position, la Belgique met également en avant un programme de numérisation déjà en cours, financé par l’Union européenne. Ce projet prévoit une digitalisation progressive des archives sur plusieurs années, avec transmission graduelle des copies aux autorités congolaises. Selon les responsables du musée, ce programme s’étalerait sur quatre à cinq ans, avec un aboutissement envisagé à l’horizon 2031. Les données seraient ensuite rendues accessibles selon un cadre convenu entre les institutions concernées, notamment le SGNC.

Contrôle des données géologiques

Les archives de Tervuren sont décrites comme un ensemble massif de cartes, rapports et relevés techniques couvrant près de 500 mètres linéaires de documents. Pour KoBold, spécialisée dans l’exploration assistée par intelligence artificielle, ces données constituent une matière première essentielle pour le lancement de son programme d’« exploration minérale à grande échelle » prévu dans l’accord avec la RDC. L’accès rapide aux données historiques permettrait, en effet, de réduire le risque géologique et d’orienter les investissements.

L’accord relie cette démarche à une stratégie plus large d’exploration et d’investissements américains en RDC. Il mentionne la volonté d’« attirer davantage d’investissements du secteur privé américain, notamment dans le secteur des minéraux critiques », et fait référence à des « chaînes d’approvisionnement sécurisées vers les États-Unis » dans le cadre d’initiatives régionales telles que le corridor de Lobito. Une démarche renforcée par le partenariat stratégique conclu entre Kinshasa et Washington en décembre dernier.

Officiellement, Bruxelles invoque le statut public des archives et l’absence de cadre contractuel direct avec l’État belge. Mais en promouvant un programme européen déjà engagé et en refusant une intervention directe de KoBold, la Belgique conserve de facto la maîtrise du rythme et des conditions de mise à disposition de données décrites comme stratégiques.

Dans un contexte de compétition internationale autour des minerais critiques, le différend sur les archives coloniales dépasse donc la simple question administrative. Il illustre une réalité: le contrôle des données géologiques est désormais au cœur des rapports de force autour des ressources critiques de la RDC.

Pierre Mukoko et Boaz Kabeya

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The Democratic Republic of Congo, Zambia, Mozambique, Zimbabwe and Botswana are developing a financing model for the construction of one-stop border posts. On Feb. 18, 2026, trade ministers from the five countries reviewed the project with officials from DP World and the secretary-general of the African Continental Free Trade Area (AfCFTA) during a meeting in Dubai.

According to a statement from the Congolese Ministry of Foreign Trade, the initiative aims to cut waiting times and ease cross-border transit, two factors that directly affect logistics costs and the competitiveness of goods in the region. The one-stop border post model is based on coordinated controls and harmonized procedures, eliminating duplication between neighboring countries and speeding up trade flows.

The project prioritizes full digitization of procedures, with reduced manual intervention, improved traceability and faster data processing. The objective is to improve the predictability of transit times while reducing administrative bottlenecks and the costs faced by businesses.

The participation of DP World and the AfCFTA secretariat signals a shift toward implementation. Discussions moved beyond general commitments to focus on a structure compatible with public-private partnerships (PPPs). Under this model, a logistics operator would manage project engineering, including design, equipment, digital systems and logistics integration, while customs, immigration and security functions would remain under state authority.

The delegations agreed to adopt a financial model developed by a joint team of experts tasked with the assignment. They set a 15-day deadline to finalize the financing framework, project timeline and country-specific administrative procedures within the PPP framework.

The initiative forms part of the operational rollout of AfCFTA instruments and broader regional integration efforts in southern Africa. In that context, the DRC and Zambia signed an agreement in December 2025 to modernize and build border infrastructure. The deal includes the development of facilities at Kasumbalesa, Kambimba, Kipushi and Mokambo, as well as other entry points to be identified later by mutual agreement.

The two countries have yet to define the technical, financial and operational arrangements needed to make the one-stop border posts fully operational, in line with regional coordination requirements.

Ronsard Luabeya

La République démocratique du Congo, la Zambie, le Mozambique, le Zimbabwe et le Botswana travaillent à l’élaboration d’un modèle de financement pour la construction de postes frontaliers à arrêt unique. Le 18 février 2026, les ministres en charge du Commerce extérieur de ces cinq pays ont examiné le projet avec des responsables de DP World et le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine (ZLECAf), lors d’une réunion tenue à Dubaï (Émirats arabes unis).

Selon une note du ministère congolais du Commerce extérieur, l’initiative vise à réduire les temps d’attente et à fluidifier le transit aux frontières, des facteurs qui pèsent directement sur les coûts logistiques et la compétitivité des marchandises dans la région. Le principe des postes à arrêt unique repose sur une logique de contrôles coordonnés et de formalités harmonisées, afin d’éviter les doublons entre pays voisins et d’accélérer le passage des flux commerciaux.

Le projet met l’accent sur une numérisation intégrale des procédures : limitation des interventions manuelles, meilleure traçabilité des opérations et traitement plus rapide des données. L’objectif affiché est de renforcer la prévisibilité des délais, tout en réduisant les pratiques de blocage administratif et les coûts induits pour les opérateurs économiques.

La présence de DP World et du secrétariat de la ZLECAf donne à la réunion une portée opérationnelle : au-delà d’une déclaration d’intention, les discussions portent sur un montage compatible avec des partenariats public-privé (PPP). Dans ce type de dispositif, un opérateur logistique intervient généralement sur l’ingénierie du projet (conception, équipements, solutions numériques, intégration logistique), tandis que les fonctions régaliennes (douanes, immigration, sécurité) restent du ressort des États.

Les délégations ont convenu d’adopter un modèle financier élaboré par une équipe mixte d’experts mandatée à cet effet. Un délai de 15 jours a été fixé pour finaliser le schéma de financement, le chronogramme des travaux et les procédures administratives propres à chaque État, dans le cadre des PPP.

Cette initiative s’inscrit dans la mise en œuvre opérationnelle des instruments de la ZLECAf et dans la dynamique d’intégration des marchés en Afrique australe. Dans ce cadre, la RDC et la Zambie avaient signé en décembre 2025 un accord relatif à la modernisation et à la construction d’infrastructures frontalières. Il prévoit notamment l’aménagement des postes de Kasumbalesa, Kambimba, Kipushi et Mokambo, ainsi que d’autres points d’entrée à définir ultérieurement d’un commun accord.

Les deux pays doivent encore préciser les modalités techniques, financières et opérationnelles afin de rendre effectifs ces postes frontaliers à arrêt unique, dans un calendrier aligné avec les exigences de coordination régionale.

Ronsard Luabeya

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Gécamines and Glencore have concluded two agreements within days of each other, significantly expanding the state-owned company's ability to sell copper and cobalt independently.

Both agreements concern Kamoto Copper Company (KCC), a mine 70% owned by the Anglo-Swiss commodities group and 30% by Gécamines.

The first agreement was signed on the sidelines of Mining Indaba, held Feb. 9-12 in Cape Town, and grants Gécamines the right to market its share of KCC's production in proportion to its stake. The second deal, announced Feb. 18, aims to increase output and extend the mine's operating life.

According to Glencore, the second agreement is expected to be finalized in the coming months after lease contracts are registered with the national mining cadastre. It will grant KCC access to additional land. That access is needed to “fully unlock KCC's potential by improving the efficiency of the mine, processing facilities and other key infrastructure,” said Mark Davis, Glencore's chief operating officer for Copper Africa.

The additional land should help KCC reach a long-term copper production target of around 300,000 tonnes per year, up from less than 200,000 tonnes currently, and extend the mine's life into the mid-2040s, Davis said. That trajectory would provide Gécamines with about 90,000 tonnes of copper per year, along with significant cobalt volumes.

Glencore said it is prioritizing copper production as it already has sufficient volumes to meet its 2026 and 2027 export quotas. The company does not expect that position to last beyond two years. “For 2028 and beyond, we assume similar price and payment levels to those of the fourth quarter of 2025, as well as the ability to market substantially all of our cobalt production,” the company said in its 2025 resources and reserves report. At KCC, cobalt output typically exceeds 30,000 tonnes per year and is expected to rise as the mine ramps up.

The two agreements deepen Gécamines’s push into mineral trading, a segment where it had until recently maintained only a limited presence. Prior to the Glencore deals, the state company concluded other agreements this year granting it the right to market its share of output from several mines, including Tenke Fungurume Mining (TFM), which is 80% controlled by China’s CMOC and 20% owned by Gécamines. TFM produces more than 400,000 tonnes of copper and around 25,000 tonnes of cobalt annually.

Gécamines is also in advanced talks with Ivanhoe Mines over a deal that would allow it to market up to 50% of output from the Kipushi zinc mine, despite holding only a 38% stake, compared with 62% for the Canadian company. Production at Kipushi is expected to reach between 240,000 and 290,000 tonnes of zinc concentrate in 2026, strengthening its position in the global market.

Pierre Mukoko

En l’espace de quelques jours, Gécamines et Glencore ont conclu deux accords qui permettront à l’entreprise publique d’augmenter significativement son offre de vente de cuivre et de cobalt. Les deux accords concernent Kamoto Copper Company (KCC), une mine détenue à 70 % par le géant anglo-suisse des matières premières et à 30 % par Gécamines.

Le premier document, signé en marge du Mining Indaba tenu du 9 au 12 février 2026 à Cape Town (Afrique du Sud), accorde à Gécamines le droit de vendre elle-même la production lui revenant, à concurrence de sa participation dans KCC. Le second accord, annoncé le 18 février, doit permettre d’augmenter la production de la mine et de prolonger sa durée de vie.

Selon le communiqué publié par Glencore, ce second accord — dont la finalisation est attendue dans les prochains mois, après l’enregistrement des contrats de bail des titres miniers au Cadastre minier — garantit à KCC un accès à des terres. Une nécessité pour « libérer pleinement le potentiel de KCC en améliorant l’efficacité de la mine, des installations et d’autres infrastructures clés », affirme Mark Davis, directeur des opérations de Glencore pour la région Cuivre Afrique.

Concrètement, précise Mark Davis, cet accès devrait aider KCC à atteindre un objectif de production de cuivre à long terme d’environ 300 000 tonnes par an, contre moins de 200 000 tonnes actuellement, et à prolonger la durée de vie de la mine jusqu’au milieu des années 2040. Une perspective qui garantirait à Gécamines environ 90 000 tonnes de cuivre par an, ainsi qu’une quantité significative de cobalt.

Disposant déjà de volumes suffisants pour satisfaire les quotas d’exportation qui lui ont été attribués pour 2026 et 2027, Glencore a indiqué privilégier la production de cuivre. Mais cette orientation ne devrait pas durer au-delà de deux ans. « Pour 2028 et les années suivantes, nous supposons des niveaux de prix et de paiement similaires à ceux du quatrième trimestre 2025, ainsi que la capacité de commercialiser la quasi-totalité de notre production de cobalt », indique l’entreprise dans son rapport 2025 sur les ressources et réserves. À KCC, cette production dépasse généralement les 30 000 tonnes et devrait également augmenter avec la montée en puissance de la mine.

Avec ces accords, Gécamines renforce davantage ses positions dans le trading de minerais, un segment où elle était jusqu’à récemment peu présente. Avant Glencore, l’entreprise publique a conclu, cette année, d’autres accords lui donnant le droit de commercialiser la part de production correspondant à sa participation dans plusieurs mines. C’est notamment le cas à Tenke Fungurume Mining (TFM). Contrôlée à 80 % par le groupe chinois CMOC et à 20 % par Gécamines, TFM produit plus de 400 000 tonnes de cuivre et autour de 25 000 tonnes de cobalt par an.

Gécamines est aussi en discussions avancées avec Ivanhoe Mines en vue de la conclusion d’un accord qui lui donnerait le droit de commercialiser jusqu’à 50 % de la production de la mine de zinc de Kipushi, alors qu’elle n’y détient qu’une participation de 38 %, contre 62 % pour l’entreprise canadienne. Pour l’année 2026, la production de la mine est attendue entre 240 000 et 290 000 tonnes de concentré de zinc, confirmant son positionnement parmi les sites majeurs du marché mondial.

Pierre Mukoko

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A Congolese human rights organization has detailed the sanctions imposed on Chinese company Congo Dongfang Mining (CDM) over a pollution incident that affected Lubumbashi, capital of Haut-Katanga province, on Nov. 4, 2025. The Institut de recherche en droits humains (IRDH) disclosed the penalties in a press release dated Feb. 16, 2026, citing a letter from the mines minister dated Jan. 17, 2026.

According to the civil society group, CDM was fined $6.63 million and ordered to pay $6 million in collective compensation. The IRDH described the fine as low but acknowledged that it is consistent with the statutory penalty scale for the violations identified. The Institute said the collective compensation was “grossly inadequate given the scale of the damage.”

On Nov. 4, 2025, large volumes of water from CDM’s retention basin spilled into several areas around its facilities, including the Moïse market, which supplies much of northern Lubumbashi. A document published by the IRDH in January estimated that about 2.5 million cubic meters of acid leachate were released into the environment. Analyses cited in the same document found heavy metal concentrations exceeding international standards by several thousand times, with immediate impacts on local communities. The document recorded “504 documented health cases (skin, digestive and respiratory conditions), 258 damaged agricultural fields, 42 contaminated wells and 29 livestock losses.”

More Than $100 Million Demanded

The total amount sought by affected communities stands at $106.84 million, according to the IRDH. Of that sum, $100 million is claimed over exposure to endocrine disruptors, which have irreversible effects on the hormonal system and may pose serious risks across generations.

This fund is intended to finance a medical reference center specializing in the diagnosis, treatment and long-term monitoring of mining-related illnesses. The center will also include research and epidemiological surveillance functions,” the IRDH said.

Following the incident, the mines minister suspended CDM’s operations at its Lubumbashi site for an initial period of three months. In a statement published Feb. 13, 2026, the Ministry of Mines said the resumption of activities at the CDM/Joli-Site facility is conditional on several measures, including the effective fulfillment of social obligations toward neighboring communities and the strengthening of monitoring, prevention and early-warning systems to prevent a recurrence.

The IRDH nonetheless said CDM does not appear to be fully meeting its compensation obligations. According to the Institute, the company has limited itself to donations or projects already included in its operating agreement, without clearly separating those contractual commitments from compensation measures linked to the environmental incident.

Timothée Manoke

Dans un communiqué de presse publié le 16 février 2026, l’Institut de recherche en droits humains (IRDH) dévoile les sanctions infligées à la société chinoise Congo Dongfang Mining (CDM), à l’origine de la pollution observée le 4 novembre 2025 à Lubumbashi, capitale de la province du Haut-Katanga. Selon l’organisation congolaise de la société civile — qui cite une correspondance du ministre des Mines datée du 17 janvier 2026 — l’entreprise chinoise a été sanctionnée d’une amende de 6,63 millions de dollars, assortie d’une réparation collective de 6 millions de dollars.

L’IRDH juge l’amende faible, tout en estimant que ce montant correspond au barème prévu par les textes pour les infractions relevées. En revanche, l’Institut considère la réparation collective comme « largement dérisoire au regard de l’ampleur des dommages ».

Le 4 novembre 2025, d’importantes quantités d’eau issues du bassin de rétention de CDM se sont déversées dans plusieurs zones avoisinant les installations, notamment au marché Moïse, qui approvisionne une grande partie du nord de Lubumbashi. Un document publié par l’IRDH en janvier dernier estime à environ 2,5 millions de mètres cubes le volume de lixiviat acide répandu dans l’environnement.

Les analyses citées dans ce document révèlent des concentrations de métaux lourds dépassant de plusieurs milliers de fois les normes internationales, avec des impacts immédiats sur les populations. Le même document fait état de « 504 cas de troubles de santé documentés (cutanés, digestifs, respiratoires), 258 champs agricoles endommagés, 42 puits contaminés, 29 pertes de bétail ».

Plus de 100 millions de dollars réclamés

Selon l’IRDH, le montant total réclamé par les communautés pour la réparation s’élève à 106,84 millions de dollars, dont 100 millions au titre de l’exposition aux perturbateurs endocriniens, dont les dommages irréversibles sur le système hormonal présenteraient des risques transgénérationnels majeurs. « Ce fonds est destiné à la création d’un centre de référence médicale spécialisé dans le diagnostic, le traitement et le suivi à long terme des pathologies minières. Ce centre intègrera des capacités de recherche et de surveillance épidémiologique », estime l’IRDH.

À la suite de l’incident, les activités de CDM sur son site de Lubumbashi avaient été suspendues par le ministre des Mines pour une période initiale de trois mois.

Dans un communiqué publié le 13 février 2026, le ministère des Mines précise que la reprise des activités sur le site CDM/Joli-Site est subordonnée à plusieurs conditions, parmi lesquelles figurent le respect effectif des obligations sociales envers les communautés riveraines et la consolidation de mécanismes durables de contrôle, de prévention et d’alerte afin d’éviter la récurrence de tels incidents.

Néanmoins, l’IRDH note que la société CDM ne respecterait pas pleinement son obligation de réparation. Selon l’Institut, l’entreprise se limiterait à des dons ou à l’exécution d’anciens projets prévus dans son cahier des charges, sans distinguer clairement ces engagements contractuels des mesures de réparation liées à l’incident environnemental.

Timothée Manoke

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The $50 million promised by President Félix Tshisekedi in December 2024 to relaunch Société Minière de Bakwanga (MIBA) is available. André Kabanda, the company’s director general, said on Feb. 14, 2026, that disbursement is now contingent on shareholders finalizing discussions on the company’s recapitalization.

MIBA is owned 80% by the Congolese state and 20% by ASA Resource. To maintain that ownership structure following the $50 million injection, the private partner would need to contribute $12.5 million in line with its stake. Ongoing talks are focused on agreeing those terms, among other issues.

A general shareholders’ meeting was held several weeks ago and is expected to be followed by a board meeting this week, Kabanda said. The state’s contribution has already been approved, he added.

A $70 Million Baseline Recovery Plan

The funds are intended to finance a $70 million baseline recovery plan approved by the Council of Ministers in August 2025. The plan targets production of nearly 2.5 million carats in 2026. It is structured around five priorities: certification of mineral reserves, securing title to mining concessions, productive investments, management of personnel costs, and the establishment of a monitoring and evaluation framework.

The recovery plan is based on a broader blueprint developed by the Steering Committee for the Reform of State Portfolio Companies, Copirep, valued at more than $400 million.

On April 8, 2025, MIBA’s director general presented four South African companies, Bond Equipment, Mining Services, Athur Mining and Consulmet, which he said had expressed interest in helping restart operations. The companies were expected to submit bids to supply modern equipment following site visits to MIBA’s infrastructure and mining areas. No update on the process has been provided since then.

Ronsard Luabeya

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