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Mines (330)

Dans la province du Haut-Uélé, dix sites d’exploitation illégale d’or auraient été identifiés au sein des concessions minières de Kibali Gold Mines, filiale du groupe canadien Barrick Gold. L’information a été révélée le 5 octobre 2025 à l’issue d’une mission d’inspection menée par le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, accompagné du gouverneur de province et des services de sécurité.

Ces concessions, qui couvrent environ 1 836 km² dans les champs aurifères de Moto, situés dans le territoire de Watsa, figurent parmi les dix permis d’exploitation détenus par Kibali Gold. Selon les responsables de l’entreprise, elles sont régulièrement envahies par des exploitants artisanaux et semi-industriels illégaux. Déjà, lors de la 50ᵉ conférence annuelle de Barrick Gold en 2023, le PDG Mark Bristow avait alerté sur la montée de l’exploitation minière illégale dans certaines zones aurifères du Haut-Uélé, évoquant notamment la présence d’opérateurs étrangers d’origine asiatique.

Au cours de la visite ministérielle, plusieurs ressortissants chinois ont été surpris en pleine activité dans l’une des concessions de Kibali. Ils menaient des opérations d’extraction artisanale et semi-industrielle à ciel ouvert, utilisant des engins lourds et employant des ouvriers congolais dans des conditions précaires, en violation du Code minier.

Le réseau a été démantelé grâce à l’appui des autorités provinciales et des forces de sécurité. Le ministre a ordonné l’arrestation immédiate des responsables, la saisie des équipements utilisés et la fermeture du site concerné. Il a également dénoncé la spoliation des ressources nationales par des opérateurs étrangers agissant en marge de la loi.

On ignore encore l’ampleur exacte des pertes subies par Kibali Gold. Toutefois, lors d’une concertation avec le ministre des Mines tenue le 18 septembre 2025, les opérateurs du secteur ont qualifié l’envahissement des concessions de « problème le plus critique ». Selon, la Fédération des entreprises du Congo (FEC), ce phénomène aurait déjà coûté à une seule société minière plus de 3 milliards de dollars de pertes liées à la spoliation de gisements.

Ronsard Luabeya

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Posted On mercredi, 08 octobre 2025 17:50 Written by

La mine de zinc Kipushi, opérée en République démocratique du Congo par Ivanhoe Mines, a enregistré une production de 57 200 tonnes au troisième trimestre 2025. Ce volume, qualifié de « record » dans une note publiée le 7 octobre par la compagnie, dépasse de 13 % les 50 307 tonnes produites en 2024.

Kipushi avait déjà réalisé un premier semestre 2025 solide, avec une production cumulée de 84 524 tonnes. Avec les 57 200 tonnes livrées entre juillet et septembre, la mine affiche désormais un total de 137 224 tonnes produites depuis le début de l’exercice.

Cette performance trimestrielle s’inscrit dans le processus de montée en puissance de la mine, entrée en production en juin 2024. Elle a été principalement soutenue par des travaux d’optimisation finalisés en août, notamment le programme de décongestion lancé en septembre 2024, qui visait à accroître de 20 % le débit de l’usine. À cela s’ajoutent des opérations de modernisation des équipements et des installations du concentrateur de Kipushi.

Sur la base de ces avancées, Ivanhoe maintient ses prévisions annuelles de production, fixées entre 180 000 et 240 000 tonnes de zinc. Cette progression devrait contribuer à accroître l’offre sur un marché déjà excédentaire, une situation qui pèse sur les prix depuis le début de l’année, bien qu’un redressement s’observe ces dernières semaines.

« Les contrats à terme sur le zinc au Royaume-Uni ont dépassé la barre des 3 015 dollars la tonne pour la première fois cette année, effaçant ainsi les lourdes pertes accumulées depuis janvier dans un contexte de menaces croissantes pesant sur l’approvisionnement », souligne la plateforme Trading Economics.

Aurel Sèdjro Houenou, Agence Ecofin

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Posted On mardi, 07 octobre 2025 19:05 Written by

Kamoa-Kakula, plus grande mine de cuivre de la République démocratique du Congo et du continent africain, a produit 71 226 tonnes de concentré au cours du troisième trimestre 2025. Cette donnée, tirée d’une mise à jour publiée le 7 octobre par son opérateur Ivanhoe Mines, marque une baisse de 38 % en glissement annuel par rapport aux 116 313 tonnes déclarées à la même période en 2024.

Ce recul contraste avec les bonnes performances du premier semestre, où la production avait progressé de 31 % sur un an. La baisse enregistrée au troisième trimestre s’explique par l’incident sismique qui a touché la mine souterraine Kakula plus tôt cette année, entraînant la suspension des opérations sur cette section du site.

À la suite de cet événement, Ivanhoe a revu ses prévisions annuelles à la baisse : la production est désormais attendue entre 370 000 et 420 000 tonnes, contre une fourchette initiale de 520 000 à 580 000 tonnes. Même en considérant la limite supérieure de la nouvelle estimation, la production afficherait une baisse annuelle de 4 % en 2025.

Depuis le début de l’année, le complexe minier totalise 316 393 tonnes de cuivre produites. En attendant les résultats du quatrième trimestre, Ivanhoe prévient que les perturbations liées à cet incident pourraient se prolonger jusqu’en 2026. L’entreprise a d’ailleurs retiré sa prévision initiale qui tablait sur une production d’environ 600 000 tonnes pour l’année prochaine, et promet une mise à jour ultérieure.

Aurel Sèdjro Houenou, Agence Ecofin

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Posted On mardi, 07 octobre 2025 18:02 Written by

L’entreprise chinoise Shenzhen Hongfuhan Technology devrait être le principal investisseur du projet de construction d’une centrale solaire de 30 MW porté par son compatriote Green World Energy et destiné à alimenter le complexe minier de Kamoa-Kakula, en République démocratique du Congo (RDC).

Selon plusieurs médias chinois, la société a annoncé, le 26 septembre 2025, la signature prochaine d’un accord de partenariat avec Green World Energy et sa maison mère, la Société de développement du commerce et de construction (SDCC), pour le financement de ce projet évalué à 198 millions de dollars.

Basée à Shenzhen, Hongfuhan est présentée comme une entreprise spécialisée dans les composants de précision pour l’électronique, qui développe depuis peu une activité dans le solaire. Elle prévoit d’investir 158,4 millions de dollars dans le projet, tandis que le solde sera couvert par Green World/SDCC.

L’accord en cours de finalisation prévoit aussi la création d’une coentreprise, dont les parts seront réparties au prorata de l’investissement : 80 % pour Hongfuhan et 20 % pour Green World/SDCC. Toutefois, cette dernière assurera la construction, l’installation, l’exploitation et la maintenance, tandis que l’actionnaire majoritaire exercera le contrôle.

En avril 2025, Kamoa Copper, propriétaire de la mine de Kamoa-Kakula, a signé un contrat d’achat d’électricité avec Green World Energy. L’entreprise, basée à Pékin, s’est engagée à financer, construire et exploiter une centrale solaire d’une puissance constante de 30 MW. Selon Hongfuhan, la durée du contrat est de 15 ans.

Rentabilité élevée 

Durant les 5,5 premières années — période incluant la phase de construction et jugée nécessaire pour amortir l’investissement initial — les bénéfices nets seront répartis au prorata des participations dans la coentreprise. Au-delà, la répartition évoluera à 76 % pour Hongfuhan et 24 % pour SDCC.

Kamoa Copper prévoit de porter ses capacités solaires à 120 MW en vue d’alimenter Kamoa-Kakula d’une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes de cuivre. Dans cette perspective, l’entreprise minière a également signé un accord avec CrossBoundary Energy DRC pour financer, construire et exploiter une autre centrale solaire de 30 MW de puissance constante. Ici, la durée du contrat est fixée à 17 ans.

Ces deux projets devraient s’achever, raccordement au réseau compris, d’ici fin juillet 2026. À cette échéance, les besoins en électricité du complexe de Kamoa-Kakula devraient atteindre 240 MW. L’entreprise entend les couvrir exclusivement par de l’énergie verte, en mettant au repos ses groupes électrogènes.

Outre le solaire, Kamoa mise aussi sur l’hydroélectricité, notamment grâce à la réhabilitation de la turbine 5 d’Inga II (178 MW), dont la mise en service complète est attendue en 2026 après renforcement du réseau. Avec ces projets combinés, Kamoa Copper espère même réduire ses importations d’électricité depuis la Zambie et le Mozambique.

 Timothée Manoke

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Posted On mercredi, 01 octobre 2025 12:29 Written by

Le jeudi 25 septembre, Goldman Sachs a revu à la baisse ses prévisions d’approvisionnement mondial en cuivre pour 2025. La banque d’investissement américaine anticipe désormais un déficit de 55 500 tonnes, contre un excédent de 105 000 tonnes prévu initialement.

Cette révision fait suite à l’annonce par Freeport-McMoran d’un cas de force majeure sur ses contrats de vente du métal rouge. Elle illustre plus largement les tensions croissantes qui pèsent sur l’offre, dans un contexte marqué par des aléas touchant plusieurs sites de production clés, notamment en Indonésie et en République démocratique du Congo (RDC).

Un incident de coulée de boue survenu ce mois-ci à la mine Grasberg, opérée par Freeport-McMoran en Indonésie, devrait entraîner un « report significatif de la production à court terme ». L’entreprise a suspendu les opérations sur cet actif majeur, qui a livré 816 466 tonnes en 2024, le classant comme la deuxième plus grande mine de cuivre au monde. Un redémarrage des activités dans les zones non affectées est attendu d’ici le quatrième trimestre.

Même tendance du côté de la mine de Kamoa-Kakula, en RDC, exploitée par le canadien Ivanhoe Mines. À la suite d’une activité sismique survenue en mai, la production attendue pour 2025 est désormais estimée à 420 000 tonnes, contre 580 000 tonnes initialement prévues. Si cette nouvelle cible est atteinte, la production chuterait de 4 % par rapport aux 437 061 tonnes extraites en 2024.

Au Chili, la société publique Codelco poursuit ses efforts pour limiter les conséquences d’un séisme ayant frappé en août la mine El Teniente, plus grande exploitation souterraine de cuivre au monde. L’événement, qui a coûté la vie à six employés, a conduit à une révision de l’objectif de production 2025, ramené à 316 000 tonnes, soit une baisse de 33 000 tonnes.

Le scénario de déficit repose en plus sur les performances des autres mines en activité et sur l’évolution de la demande mondiale. Si la prévision de Goldman Sachs se confirme, elle mettra fin à deux années consécutives d’excédent mondial, enregistrées en 2023 et 2024.

Historiquement, un marché déficitaire soutient les prix. En mai 2021, par exemple, la tonne de cuivre avait atteint 11 700 dollars, portée par une demande soutenue et une offre contrainte. Les cours semblent déjà réagir aux perturbations actuelles : selon Trading Economics, les contrats à terme ont grimpé jeudi à un sommet de près de deux mois, dépassant les 4,75 dollars la livre (environ 10 400 dollars/tonne), à la suite du cas de force majeure déclaré par Freeport-McMoran en Indonésie.

Aurel Sèdjro Houenou, Agence Ecofin

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Posted On vendredi, 26 septembre 2025 11:56 Written by

L’américain Hartree Partners, société spécialisée dans le négoce de matières premières et la gestion d’actifs énergétiques, a manifesté son intérêt pour le projet de raffinerie de cuivre et de cobalt porté par la société congolaise Buenassa Ressources SA.

Le 25 septembre 2025, en marge de la 80ᵉ session de l’Assemblée générale de l’ONU, un protocole d’accord a été signé entre Eddy Kioni, directeur général de Buenassa, et Stephen Hendel, directeur général de Hartree Partners.

Les deux parties y expriment leur volonté de coopérer sur les volets financier, logistique et commercial, afin de renforcer la position de Buenassa sur les marchés internationaux et de soutenir la stratégie du gouvernement congolais visant à accroître la transformation locale des minerais.

Créée en 1997, Hartree Partners LP est une firme de négoce active sur les marchés de l’énergie et des matières premières. Ses activités couvrent le trading, l’investissement dans des actifs, les solutions de gestion des risques, la gestion de capitaux, les initiatives environnementales et le conseil stratégique.

Le projet de Buenassa, dont la première phase est estimée à 600 millions de dollars, prévoit la construction d’une raffinerie capable de produire, dès fin 2027, environ 30 000 tonnes de cathodes de cuivre et 5 000 tonnes de sulfate de cobalt par an. À terme, les capacités devraient atteindre 120 000 tonnes de cuivre et 20 000 tonnes de cobalt annuellement.

L’initiative a déjà bénéficié d’une subvention de 3,5 millions de dollars, octroyée par le gouvernement congolais via le Fonds de promotion de l’industrie (FPI). Ces fonds ont permis de réaliser une étude de cadrage (scoping study). Depuis juin, l’État congolais détient une participation de 10 % dans le capital de Buenassa Ressources SA.

Par ailleurs, depuis juillet dernier, NG9 Holding, un groupe émirati, est également en discussion avec Buenassa et pourrait notamment jouer un rôle clé dans la structuration financière du projet.

Ronsard Luabeya 

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Posted On vendredi, 26 septembre 2025 10:43 Written by

Le ministère des Mines a retiré 26 titres miniers à 14 entreprises pour non-paiement des droits de superficie et non-démarrage des travaux. La décision est contenue dans une série d’arrêtés ministériels rendus publics le 19 septembre 2025 par le Cadastre minier (Cami), chargé de la gestion du domaine minier en République démocratique du Congo (RDC).

Selon le Cami, 13 sociétés ont perdu 20 titres pour défaut de paiement des taxes de superficie, tandis qu’une société a été sanctionnée par la perte de 6 titres pour n’avoir pas démarré ses activités. Les titres concernés incluent des permis de recherche, d’exploitation, de rejets, d’exploitation de petite mine, ainsi que des autorisations d’exploitation de carrières permanentes.

Les entreprises visées sont : Cimenterie du Katanga (Cimenkat SAS), Congo Mining Corporation Sarl, Congo Progress Mining SA, Gichon Luiza Sarl, Golden Africa Ressources, JK Minerals Sarlu, Lutwika Mining Sarl, Mankumbwa Yasupa Godefroid, Minière du Congo, SEK, Société d’appui logistique au Katanga, Xin Da Mining Sarl, Xin Hao Mining Sarl et Ya Fei Mining.

Cette mesure s’appuie sur l’article 289 du Code minier révisé en 2018, qui prévoit la possibilité de recours devant les instances compétentes dans un délai de 30 jours suivant la notification et l’affichage de la décision. À défaut de recours, la déchéance est inscrite dans le registre du Cadastre minier et publiée au Journal officiel.

Ce retrait de titres s’inscrit dans un contexte de fermeté accrue dans la gestion du domaine minier. Le 4 août 2025, le Cami avait déjà retiré 594 titres miniers et de carrières, représentant 37 253 carrés miniers, soit 31 648 km² remis à disposition de nouveaux investisseurs.

Dans la même dynamique, le 5 septembre 2025, la direction des Mines a transmis au Cami 90 procès-verbaux constatant le non-commencement des travaux de recherche, de développement et de construction, en application de l’article 197 du Code minier. Les titulaires concernés disposent de 45 jours à compter de la date d’affichage pour présenter leurs moyens de défense, conformément à l’article 561. Faute de réaction dans ce délai, leurs permis seront frappés de déchéance.

Ronsard Luabeya

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Posted On jeudi, 25 septembre 2025 15:59 Written by

En difficulté financière depuis plusieurs mois, l’entreprise minière Chemaf pourrait mettre fin à la production de cathodes de cuivre dès novembre prochain. L’information est rapportée par Radio Okapi, qui cite un courrier de la direction générale parvenu à sa rédaction le 19 septembre 2025.

Interrogé par le même média, le président du conseil d’administration, Shiraz Virj, a confirmé la nouvelle. Selon lui, cette décision résulte de l’échec du processus de cession de la société, lancé en août 2023. Bien qu’un investisseur potentiel ait été identifié, la transaction n’a pas obtenu les autorisations réglementaires attendues en mars 2025. « Nous mettons tout en œuvre pour conclure un accord. Cependant, à défaut d’un nouvel investisseur, Chemaf se verra contrainte d’arrêter ses opérations », a-t-il déclaré.

L’entreprise est fragilisée par ses projets d’expansion, notamment le développement de la mine de Mutoshi à Kolwezi et la phase 2 de la mine l’Étoile à Lubumbashi, deux projets déjà achevés à plus de 80 %. Plus de 570 millions de dollars ont déjà été investis, mais il reste entre 250 et 300 millions nécessaires pour finaliser les travaux. Leur mise en production devait porter la capacité annuelle de Chemaf à 75 000 tonnes de cuivre et 25 000 tonnes d’hydroxyde de cobalt.

Détenue à 94,68 % par Chemaf Resources Ltd (CRL) et à 5 % par l’État congolais, la société affiche une dette globale de près de 900 millions de dollars. En juin 2024, Chemaf avait annoncé un accord de cession de ses actifs au groupe chinois Norin Mining, incluant un projet majeur de cobalt en développement sur un permis de la Gécamines. Mais la société publique, qui souhaite prendre le contrôle de Chemaf, s’était opposée à la transaction.

3000 emplois en jeu

Selon Bloomberg, un consortium américain mené par Orion Resource Partners et Virtus Minerals, avec le soutien de Trafigura, principal créancier de l’entreprise, mène actuellement des discussions pour reprendre la société. Orion apporterait le financement, tandis que Virtus assurerait la gestion. Mais, à en croire Jeune Afrique, cette opération n’aurait pas non plus l’assentiment de la Gécamines.

Pour lever ces blocages, la délégation syndicale de l’entreprise a entamé des pourparlers à Kinshasa avec les autorités. Elle appelle à une implication directe de l’État afin de garantir les emplois et d’instaurer un cadre de dialogue tripartite.

Les syndicats évoquent déjà des retards de salaires, une baisse de la production et le non-respect de certains avantages sociaux. Environ 3 000 travailleurs craignent une aggravation de la crise si l’incertitude entourant la finalisation de la vente persiste. 

Ronsard Luabeya 

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Posted On mercredi, 24 septembre 2025 10:20 Written by

La société d’investissement NIU Invest SE a porté sa participation dans Critical Metals Plc à 69,62 %, selon un communiqué de l’opérateur du projet cuprifère et cobaltifère Molulu, situé à environ 100 km au nord de Lubumbashi, dans le Haut-Katanga. À l’issue de cette opération, NIU détient désormais 70,8 millions d’actions ordinaires, représentant la majorité du capital de l’entreprise.

Le projet Molulu est présenté comme une petite mine de cuivre et de cobalt encore en phase de structuration. « Notre exploitation minière est très rudimentaire », expliquait en 2024 le directeur général de Critical Metals, Russell Fryer. « Il s'agit d'une exploitation très simple, avec camion et pelle, visant à produire 10 000 tonnes de minerai de cuivre par mois. Nous retirons la couche d'oxyde, la chargeons dans des camions, puis expédions le minerai à Lubumbashi, à 100 km au sud de notre site, pour traitement. »

La société prévoit d’acquérir un concentrateur afin d’améliorer la teneur du minerai et de réduire les coûts de transport.

NIU Invest SE, dirigée par l’investisseur autrichien Cevdet Caner, est une société d’investissement active en Europe et aux États-Unis, avec l’ambition de devenir un opérateur minier intégré disposant d’actifs en Amérique du Nord, en Amérique latine, en Afrique et en Europe. Le renforcement de sa participation dans Critical Metals illustre cette stratégie d’expansion.

Cette montée au capital intervient un mois après une première opération, en août 2025, qui avait porté la participation de NIU à 60,34 % par le biais d’une souscription à 61,4 millions de nouvelles actions ordinaires. Cette prise de contrôle avait fait de NIU l’actionnaire majoritaire, devant la Bank of New York.

En consolidant sa position, NIU confirme sa confiance dans le potentiel du projet Molulu, malgré une situation financière difficile, marquée par des pertes et un fort endettement. Critical Metals a indiqué travailler sur des mesures de réduction des coûts et d’amélioration de la rentabilité afin de stabiliser ses opérations.

Timothée Manoke

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Posted On jeudi, 18 septembre 2025 18:10 Written by

Ivanhoe Mines a annoncé, le 17 septembre 2025, avoir conclu un accord permettant l’entrée de la Qatar Investment Authority (QIA), le fonds souverain de l’État qatari, dans son capital. La compagnie canadienne émettra 57,5 millions d’actions ordinaires, donnant à QIA environ 4 % du capital, en contrepartie d’un investissement de 500 millions de dollars.

Cet accord s’inscrit dans le cadre d’un placement privé qui doit encore être approuvé par la Bourse de Toronto (TSX), où Ivanhoe est cotée. Les deux principaux actionnaires de la compagnie, CITIC Metal Africa Investments Limited et Zijin Mining Group, conservent le droit d’acquérir des actions au même prix que QIA afin de maintenir leur niveau de participation.

Ivanhoe a précisé qu’elle utilisera l’investissement qatari pour financer ses activités, notamment l’exploration et l’exploitation de minéraux essentiels.

« Cet investissement stratégique reflète la conviction de la QIA non seulement dans le portefeuille d'actifs de classe mondiale d'Ivanhoe Mines, mais surtout dans le soutien à son équipe pour trouver, développer et fournir de manière durable les minéraux essentiels à la transition énergétique mondiale et aux applications technologiques de pointe », a déclaré Mohammed Saif Al-Sowaidi, PDG de la QIA.

En République démocratique du Congo, Ivanhoe Mines détient 39,6 % de Kamoa-Kakula, la plus grande mine de cuivre du pays, ainsi que 62 % de la mine de zinc de Kipushi, récemment relancée et en passe d’intégrer le top 4 mondial. La société est aussi l’opérateur de ces deux sites stratégiques.

PM avec l’Agence Ecofin

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Posted On mercredi, 17 septembre 2025 15:09 Written by
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