Facebook Bankable LinkedIn Bankable
Twitter Bankable WhatsApp Bankable
Bankable
Bankable
Mines

Mines (305)

Après une hausse de 3,6 % le 9 avril 2025, les contrats à terme sur le cuivre ont reculé de 1,4 % à l’ouverture du marché financier de Shanghai ce 10 avril. Les prix restent toutefois proches des 9 800 dollars la tonne, soutenus par la décision de l’administration américaine de prolonger de 90 jours la pause sur certains tarifs douaniers, à l’exception notable de la Chine, jugée « récalcitrante ».

Comparé au pic atteint en mars 2025, le prix du cuivre affiche une baisse de 20 %. Dans un premier temps, l’annonce de nouvelles taxes par le président Donald Trump a entraîné une hausse temporaire de la demande américaine, liée à des achats de précaution pour constituer des stocks. Mais une fois précisé que plusieurs produits, dont le cuivre, seraient exemptés, les marchés ont amorcé un ajustement à la baisse.

La situation en Chine, principal consommateur mondial de cuivre avec 36,9 milliards de dollars d’importations en 2024 (soit 42 % de la demande globale), accentue l’incertitude. Pékin reste la cible principale des tarifs douaniers américains, désormais portés à 104 %, et subit également des restrictions sur le marché européen. Or, les autres marchés n’absorbent pas ses exportations avec la même valeur ajoutée. Des signes de ralentissement économique sont en outre observés sur le plan interne.

Cette conjoncture se reflète aussi dans la forte hausse des stocks de cuivre à Shanghai, passés de 70 000 tonnes en janvier 2025 à 268 600 tonnes à la mi-mars, un niveau record depuis quatre ans.

En République Démocratique du Congo, deuxième producteur mondiale de cuivre, cette dynamique mérite une attention particulière. Le cuivre, exploité notamment par des groupes chinois tels que CMOC, CATL ou Zijin Mining, reste la première source de devises du pays. En 2024, le secteur minier a dominé la sous-traitance, avec près de 2 milliards de dollars de contrats attribués à des entreprises congolaises, dont plus de la moitié proviennent d’acteurs à capitaux chinois.

Face à l’incertitude croissante, BNP Paribas prévoit un repli des prix autour de 8 500 dollars la tonne. Cette tendance baissière est partagée par d'autres analystes, alors que la valeur boursière des entreprises spécialisées dans le cuivre – de Hong Kong à Toronto, en passant par Londres et New York – a reculé ces trois derniers mois. Des sociétés comme Ivanhoe Mines (active en RDC) ou Freeport McMoRan n’échappent pas à la pression.

Cependant, les recettes minières de la RDC ne devraient pas être affectées négativement à court terme. Dans sa loi de finances 2025, le gouvernement a en effet retenu une hypothèse de prix du cuivre fixée à 7 909,57 dollars la tonne, en deçà des niveaux actuels.

Georges Auréole Bamba

Lire aussi :

Cuivre : exportations record de 3,1 millions de tonnes pour la RDC en 2024

Sous-traitance en RDC : plus de 2 milliards $ de contrats signés en 2024

Prix du cuivre : les prévisions de Goldman Sachs dépassent de 2250 $ celles du budget 2025 de RDC

Projets d’infrastructures : 5,5 milliards $ attendus de la révision du contrat Sicomines

Posted On jeudi, 10 avril 2025 13:23 Written by

Au moins 1 600 entreprises exploiteraient illégalement les ressources minières dans l’est de la République Démocratique du Congo (RDC), a révélé le gouverneur du Sud-Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, lors d’une audition devant la commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale française. Cette audition, tenue le 2 avril 2025, portait sur la situation sécuritaire et économique dans l’est du pays.

À son arrivée à la tête de la province, le 24 juin 2024, le gouverneur a lancé une restructuration du secteur minier. Un mois plus tard, le 18 juillet, il a pris un arrêté suspendant les activités minières, dans le but de recenser les sociétés opérant dans l’illégalité et de les engager dans un processus de régularisation. « Nous attendions 400 entreprises, mais 1 600 se sont présentées, dont certaines opèrent depuis 8 à 10 ans sans permis d’exploration ni d’exploitation, sans payer de taxes ni être enregistrées », a-t-il déclaré.

Selon l’autorité provinciale, ces sociétés — majoritairement à capitaux chinois — ne représentent que la partie visible d’un vaste réseau d’exploitation illégale portant sur des ressources comme l’or, le coltan, la cassitérite, le cuivre ou encore les diamants.

À l’instar de plusieurs experts de l’ONU, Jean-Jacques Purusi Sadiki estime que ce réseau profite au Rwanda, qui, grâce à ses infrastructures et à une chaîne logistique plus structurée, s’impose comme une porte d’entrée pour les multinationales. Ces dernières, selon lui, contournent la RDC — perçue comme peu organisée — pour accéder à ses minerais à travers le pays voisin.

Guerre économique

À titre d’illustration, Jean-Jacques Purusi Sadiki affirme que près de 750 000 kg d’or sortiraient illégalement tous les six mois du Sud-Kivu pour être raffinés au Rwanda, « qui a compris le système et a installé ses usines de raffinage tout au bord de la frontière ». Le 17 mars 2025, l’Union européenne a d’ailleurs sanctionné la raffinerie rwandaise Gasabo Gold Refinery, accusée de traiter de l’or extrait illégalement en RDC. Kigali dément toute implication, mais ne fournit pas de preuves sur l’origine des minerais raffinés sur son territoire.

Toujours selon l’autorité provinciale une part importante de cette production illégale est ensuite exportée vers des pays du Moyen-Orient, notamment Dubaï, les Émirats arabes unis et l’Arabie saoudite, qui en capteraient 67 %. L’Europe, de son côté, en recevrait moins de 2 %, tandis que le reste irait en Chine, précise-t-il.

Pour Jean-Jacques Purusi Sadiki, cette situation montre que la guerre à l’est est avant tout économique. Selon lui, le Rwanda poursuit trois objectifs : le contrôle des terres (« guerre de peuplement »), la domination commerciale (« 70 % du commerce rwandais se fait avec le Grand Kivu, et 60 % du commerce du Grand Kivu passe par le Rwanda »), et l’accaparement des ressources minières. Pour preuve, soutient-il, « la progression des rebelles du M23, soutenus par l’armée rwandaise, suit le positionnement des sites miniers ».

De son côté, le Rwanda affirme avoir seulement pris « des mesures de défense pour protéger sa souveraineté et son intégrité territoriale », face aux Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR). Réfugiées à l’est de la RDC depuis le génocide rwandais de 1994, les FDLR sont considérées par Kigali comme une « menace existentielle ».

Défis internes 

Face à ce climat de tensions, le gouverneur soutient l’option d’un accord « minerais pour la paix, la sécurité et le développement ». Il s’agirait d’intégrer davantage les entreprises européennes et américaines dans l’exploitation des vastes ressources minières du pays.

À l’instar du président Félix-Antoine Tshisekedi, Jean-Jacques Purusi Sadiki mise sur le fait que la présence d’intérêts occidentaux dans la région pourrait dissuader les groupes armés et favoriser un retour à la stabilité. Sur cette base, Kinshasa discute en ce moment avec Washington d’un accord sur les minerais.

Mais l’expérience des premiers mois du gouverneur à la tête du Sud-Kivu montre aussi que la RDC devra s’attaquer à ses propres défis internes. Jean-Jacques Purusi Sadiki cite notamment la corruption, une fiscalité jugée confiscatoire, avec plus de 1 400 taxes, dont 147 qualifiées d’inutiles. Après un mois de réformes, il affirme avoir porté les recettes minières de la province de 500 000 à 1,75 million de dollars.

Goerges Auréole Bamba

Lire aussi

Conflit à l’est de la RDC : l’Union européenne sanctionne l’industrie minière rwandaise

Conflit à l’est de la RDC : 38 sites miniers interdits d’exploitation pour asphyxier le M23

Trafic de coltan en RDC : un rapport de l’ONU met en cause le Rwanda

 

Posted On jeudi, 10 avril 2025 03:03 Written by

La production de cobalt du chinois CMOC en République démocratique du Congo (RDC) a atteint 30 414 tonnes au premier trimestre 2025, soit une hausse de 20 % en glissement annuel. C’est ce qu’indique la compagnie dans un rapport publié le 8 avril, relayé par Reuters, confirmant de fait une accumulation de stocks de cobalt dans le pays, alors que les exportations sont toujours suspendues.

En février 2025, le gouvernement congolais a en effet interdit les exportations de ce métal stratégique, dont la RDC contrôle plus de 70 % de l’offre mondiale. L’objectif affiché est de stabiliser le marché et de faire remonter les prix, fortement déprimés ces dernières années en raison d’un excédent alimenté notamment par des acteurs comme CMOC, qui a plus que doublé sa production de cobalt en 2024, atteignant 114 000 tonnes.

Malgré cette interdiction, CMOC a indiqué ne pas s’attendre à un impact sur ses opérations en RDC. Le gouvernement n’ayant pas suspendu la production elle-même, la compagnie chinoise a maintenu ses prévisions pour 2025, dans une fourchette comprise entre 100 000 et 120 000 tonnes de cobalt.

Si CMOC n’a pas expliqué en détail les raisons de cette décision, il convient de rappeler que le cobalt est un sous-produit de l’exploitation du cuivre sur ses mines de Tenke Fungurume et Kisanfu. Il est donc difficile d’en interrompre la production sans affecter celle du cuivre, dont les cours restent relativement élevés. La production de cuivre de CMOC a d’ailleurs enregistré une hausse de 15,7 % au premier trimestre 2025.

Par ailleurs, la suspension des exportations décidée par le gouvernement congolais est initialement valable pour une durée de quatre mois, laissant entrevoir pour CMOC la possibilité de reprendre ses exportations au cours de l’année. Le groupe pourrait alors bénéficier d’une hausse des prix, observée depuis la fin février. À la Bourse des métaux de Londres (LME), le prix du cobalt au comptant est en effet passé d’environ 21 000 dollars à 33 000 dollars la tonne entre fin février et fin mars, soit une hausse de 57 %.

« Ce niveau, le plus élevé depuis mai 2023, valide l’approche adoptée par le gouvernement et permet d’envisager, à court terme, un rétablissement significatif des contributions aux revenus de l’État issues de l’exploitation de cette ressource », indique le gouvernement congolais à l’issue du Conseil des ministres du 4 avril dernier.

Il n’est toutefois pas garanti que CMOC puisse profiter pleinement de cette embellie, dans la mesure où une prolongation de la suspension n’est pas exclue à Kinshasa. De plus, un afflux soudain de cobalt sur le marché mondial à la levée de la mesure pourrait exercer une nouvelle pression à la baisse sur les prix.

Pour prévenir ce scénario, la RDC envisage désormais de nouvelles stratégies visant à pérenniser l’équilibre du marché. Elle a notamment décidé d’instaurer des quotas d’exportation, sans toutefois préciser pour l’instant les volumes concernés ni les modalités d’application.

Emiliano Tossou, Agence Ecofin

Lire aussi :

États-Unis : une proposition de loi pour bloquer le cobalt congolais raffiné par la Chine

Cobalt : la RDC instaure des quotas après avoir suspendu les exportations

Cobalt : les prix explosent moins d’un mois après la suspension des exportations de RDC, mais…

Posted On mercredi, 09 avril 2025 07:30 Written by

En République Démocratique du Congo (RDC), la mine de cuivre de Kamoa-Kakula a livré au total 133 120 tonnes de concentré de cuivre au premier trimestre 2025, contre 86 117 tonnes sur la même période l’année passée. Cette donnée dévoilée le 7 avril par l’opérateur canadien Ivanhoe Mines, indique une hausse de 58 % de la production trimestrielle en glissement annuel.

Cette performance a été soutenue par la forte activité de broyage des trois concentrateurs de la mine. Ces derniers ont, apprend-on, broyé un volume record de 3,72 millions de tonnes de minerai, avec un record quotidien de 51 528 tonnes de minerai fin mars. Le concentrateur de phase 3 s’est particulièrement démarqué, broyant à lui seul un volume de 1,51 million de tonnes de minerai au cours de la période sous revue.  

Cette hausse trimestrielle s’inscrit dans les plans d’Ivanhoe Mines visant à accroître la production de Kamoa-Kakula en 2025. Dans ses prévisions annuelles, la compagnie table en effet sur une production comprise entre 520 000 et 580 000 tonnes de concentré de cuivre pour la mine, contre un total de 437 061 tonnes livré au terme de l’exercice 2024.  

Ivanhoe Mines s’attend à des résultats opérationnels tout aussi dynamiques au cours des prochains mois, notamment au niveau du concentrateur de phase 3 où les teneurs en minerai devraient s’améliorer tout au long de l’année.  

Pour rappel, l’État congolais détient 20 % d’intérêts dans la mine Kamoa-Kakula. Ivanhoe et Zijin Mining détiennent respectivement 39,6 %, alors que Crystal River Global Limited possède une part de 0,8 % du capital du projet.  

Aurel Sèdjro Houenou, Agence Ecofin

Lire aussi :

Cuivre : l’année démarre sous de bons auspices pour Kamoa avec une production de 86 326 tonnes

Kamoa-Kakula : Ivanhoe prévoit une production de plus de 600 000 tonnes de cuivre en 2026

Posted On mercredi, 09 avril 2025 02:13 Written by

Avec la mise en service de la fonderie, prévue en mai 2025, les besoins énergétiques du complexe minier de Kamoa-Kakula devraient progressivement augmenter pour atteindre environ 240 MW lorsque les phases 1, 2 et 3, ainsi que la fonderie, fonctionneront tous en 2026, estime Ivanhoe Mines, l’opérateur de la mine. Par rapport à mars 2025, où la consommation totale moyenne d’électricité se situait entre 130 et 140 MW, la demande devrait croître de 100 à 110 MW supplémentaires.

Dans un communiqué de presse publié le 7 avril, l’entreprise canadienne a présenté les initiatives mises en place pour couvrir cette hausse. Il en ressort que le complexe minier de Kamoa-Kakula pourrait, d’ici 2026, être entièrement alimenté par de l’énergie verte.

Au début du mois de mars, 100 MW provenaient de sources hydroélectriques, dont la moitié était importée de la Zambie ou du Mozambique, tandis que le reste des besoins était comblé par des groupes électrogènes diesel installés sur site, disposant d’une capacité totale de 160 MW. Grâce à un accord signé récemment, la quantité d’hydroélectricité importée est passée de 50 MW à 70 MW. Une nouvelle hausse des importations à 100 MW est attendue dans les prochains jours, selon Ivanhoe, ce qui porterait l’énergie propre disponible à 150 MW.

Cette puissance devrait continuer d’augmenter avec la mise en service de la turbine 5 d’Inga II, prévue pour le troisième trimestre 2025. D’une capacité de 178 MW, cette turbine a été modernisée par Ivanhoe Mines Energy, une filiale du groupe. Dès sa mise en service, Kamoa-Kakula devrait recevoir 50 MW supplémentaires d’hydroélectricité. Bien que cette puissance soit inférieure aux 70 MW initialement annoncés, elle permettrait à Ivanhoe de garantir un approvisionnement en hydroélectricité de 200 MW pour le complexe minier, à condition que les capacités importées soient maintenues à 100 MW.

Centrale solaire

L’apport de la turbine 5 d’Inga II devrait progressivement atteindre sa pleine capacité de 178 MW, à mesure que les travaux de renforcement du réseau seront achevés d’ici 2026, indique Ivanhoe. Ce niveau de production pourrait même permettre à Kamoa-Kakula de se passer des importations d’électricité, d’autant plus qu’un projet solaire, visant à garantir un approvisionnement constant de 30 MW, devrait être lancé en août 2025.

La société Kamoa Copper, détentrice du complexe, a signé début avril un accord d’achat d’électricité avec CrossBoundary Energy, un développeur spécialisé dans les solutions d’énergie renouvelable pour les entreprises. Ce dernier doit mettre en place à Kolwezi un système de production d’énergie renouvelable de base pour alimenter la mine. Le projet prévoit l’installation d’une centrale solaire photovoltaïque de 222 MWc, couplée à un système de stockage par batteries, capable de fournir une puissance constante de 30 MW.

« Cette augmentation d’énergie a renforcé la confiance de la direction du site pour finaliser la mise en service et initier le démarrage du four de fusion », indique Ivanhoe Mines dans son communiqué du 7 avril. Cette fonderie, dotée d’une capacité annuelle de 500 000 tonnes, devrait produire ses premières anodes de cuivre à 99,7 % de pureté dès juillet 2025, et atteindre environ 80 % de sa capacité d’ici la fin de l’année, selon les projections de l’entreprise canadienne. La consommation électrique du four devrait passer progressivement de 45 MW au démarrage à 70 MW en régime nominal.

Ivanhoe Mines prévoit par ailleurs de dépasser une production annuelle de cuivre de 600 000 tonnes en 2026, une fois le projet 95 achevé. Ce dernier vise à optimiser la récupération du concentré de cuivre, jusqu’à 95 %, pour les mêmes volumes de minerai extraits et à coûts opérationnels constants. Prévu pour être mis en œuvre au cours du premier trimestre 2026, le projet pourrait ajouter 30 000 à 40 000 tonnes de concentré à la production annuelle. Après avoir atteint 437 061 tonnes en 2024, la production est projetée en 2025 dans une fourchette comprise entre 520 000 et 580 000 tonnes.

Pierre Mukoko

Lire aussi :

Cuivre : l’année démarre sous de bons auspices pour Kamoa avec une production de 86 326 tonnes

Électricité : Kamoa consacre 200 millions $ pour stabiliser le réseau sud de la RDC

Kamoa-Kakula : Ivanhoe prévoit une production de plus de 600 000 tonnes de cuivre en 2026

Secteur minier : 4 milliards $ échappent à la SNEL en 5 ans, faute de capacité électrique

Posted On mardi, 08 avril 2025 14:07 Written by

Au premier trimestre 2025, la mine de zinc de Kipushi, opérée par Ivanhoe Mines en République démocratique du Congo, a produit 42 736 tonnes de concentré de zinc. C’est ce qui ressort du rapport de production trimestriel publié par la société le 7 avril. Cette performance reflète la montée en puissance progressive du site, qui avait respectivement livré 18 946 tonnes et 32 490 tonnes aux troisième et quatrième trimestres de 2024.

Ivanhoe explique ce résultat par une dynamique opérationnelle soutenue au niveau du concentrateur de la mine, dont les taux de récupération ont atteint en moyenne 88 %. L’installation a broyé un volume record de 151 403 tonnes de minerai au cours de la période, avec une teneur moyenne de 53 % de zinc dans le concentré produit.

Entrée en production en juin 2024, la mine de Kipushi connaîtra en 2025 sa première année complète d’exploitation. Ivanhoe anticipe une production annuelle comprise entre 180 000 et 240 000 tonnes de concentré de zinc, contre 50 307 tonnes enregistrées en 2024. Mais à rythme constant, la production annuelle projetée atteindrait 170 944 tonnes, un niveau inférieur à la fourchette basse de l’objectif. Il faudra donc accélérer la cadence pour tenir les projections.

Les résultats du deuxième trimestre seront déterminants pour évaluer les chances d’atteindre les objectifs annuels.

Pour rappel, des problèmes opérationnels survenus en 2024 avaient déjà contraint Ivanhoe à revoir ses prévisions, les ramenant à 50 000 – 70 000 tonnes, contre une estimation initiale de 100 000 à 140 000 tonnes de concentré de zinc.

Aurel Sèdjro Houenou  

Lire aussi

Zinc : Ivanhoe prévoit de quadrupler la production de la mine de Kipushi en 2025

Posted On mardi, 08 avril 2025 11:56 Written by

La société China Molybdenum Co., Ltd. (CMOC) a lancé, le 2 avril 2025, un appel d’offres pour sélectionner des entreprises chargées de réaliser des travaux électriques dans les localités de Kisanfu Gare et Koni, situées dans la province du Lualaba, en République démocratique du Congo (RDC). Les travaux prévus comprennent la construction d’une ligne moyenne tension interne de 2,5 km en 11 kV, la création de réseaux basse tension et l’installation d’un système d’éclairage public.

Les entreprises intéressées ont jusqu’au 7 avril 2025 pour soumettre leur candidature. Les dossiers doivent inclure les documents attestant de leur conformité aux exigences légales et financières, ainsi que des références prouvant leur expérience dans des projets similaires.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du développement du projet minier de Kisanfu, acquis par CMOC en décembre 2020 pour 550 millions de dollars auprès de Freeport-McMoRan. Le gisement est reconnu pour ses importantes ressources en cuivre et en cobalt, deux minerais clés dans la fabrication de batteries pour véhicules électriques.

CMOC est un acteur majeur dans le domaine de la sous-traitance en RDC. En 2024, selon un rapport partiel de l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP), le groupe a attribué, à travers ses mines de Tenke Fungurume et Kisanfu, plus de 985 millions de dollars de marchés aux entreprises locales, soit près de 50 % du volume global déclaré.

Boaz kabeya, stagiaire

Lire aussi :

Sous-traitance en RDC : plus de 2 milliards $ de contrats signés en 2024

Posted On vendredi, 04 avril 2025 09:57 Written by

Après avoir fait de Kamoa-Kakula (RDC) la plus grande mine de cuivre d’Afrique, Ivanhoe Mines s’intéresse désormais à la Zambie, deuxième producteur continental du métal rouge. La compagnie, basée au Canada, a annoncé le 2 avril 2025 l’obtention d’un ensemble de licences d’exploration couvrant 7 757 km² dans la province zambienne du Nord-Ouest.

Cette concession est située à environ 230 km au nord-est du projet Western Forelands d’Ivanhoe, en République démocratique du Congo. Selon la société, la zone présente des similitudes géologiques avec les découvertes de cuivre déjà réalisées en RDC, notamment à Kamoa-Kakula. Ivanhoe mise ainsi sur le prolongement de la ceinture cuprifère qui s’étend entre les deux pays.

« Notre entrée en Zambie marque un nouveau chapitre passionnant dans l’engagement d’Ivanhoe Mines à étendre notre empreinte d’exploration et à tester l’étendue de la ceinture cuprifère d’Afrique centrale… qui est déjà la plus grande et la plus riche ceinture cuprifère sédimentaire au monde », a déclaré Robert Friedland, président exécutif de la compagnie.

La question est désormais de savoir si Ivanhoe pourra reproduire en Zambie un succès similaire à celui obtenu en RDC. À Kamoa-Kakula, la compagnie affiche actuellement une capacité de production annuelle d’environ 600 000 tonnes de cuivre, qu’elle ambitionne de porter à plus de 800 000 tonnes à terme. Même sans atteindre de tels volumes, une réussite en Zambie permettrait à l’entreprise de diversifier sa production, qui repose aujourd’hui exclusivement sur ses actifs congolais.

Une réponse ne devrait toutefois pas être attendue avant plusieurs mois. Ivanhoe prévoit de nommer des consultants environnementaux au cours du deuxième trimestre 2025 pour élaborer un Plan de gestion environnementale (EMP), en vue de son approbation par l’Agence de gestion environnementale de Zambie (ZEMA). Parallèlement, la société procédera à l’analyse des données géophysiques aéroportées de la concession, en préparation d’un programme de forage par tarière et par Air Core. Ce travail permettra à l’équipe de géologues d’Ivanhoe de cartographier en détail la vaste zone sous licence, afin de définir les premières cibles pour de futurs forages au diamant. Ce sont les résultats ces opérations qui permettront d’avoir une idée du potentiel de cette concession.

Emiliano Tossou, Agence Ecofin

Lire aussi :

Kamoa-Kakula : le chiffre d’affaires de 2024 annoncé à 3,1 milliards $

Cuivre : exportations record de 3,1 millions de tonnes pour la RDC en 2024

Posted On jeudi, 03 avril 2025 09:07 Written by

Le soutien des États-Unis au développement d’une chaîne de valeur pour la production de batteries destinées aux véhicules électriques en République démocratique du Congo (RDC), comme envisagé dans un protocole d’accord (MoU) signé en décembre 2022, pourrait ne pas se concrétiser. Depuis son investiture en janvier dernier, le président américain, Donald Trump (photo), a engagé une série de mesures visant à renforcer l’approvisionnement du pays en minéraux critiques issus de sources locales.

Cette réorientation stratégique s’est traduite par la signature d’un décret mobilisant des pouvoirs d’urgence pour accélérer la production domestique de ces ressources, notamment le cuivre, considéré comme essentiel pour les technologies de la transition énergétique.

La nouvelle politique américaine met désormais l’accent sur l’extraction et le traitement des matières premières sur le territoire national, au détriment des segments en aval de la chaîne de valeur, tels que la fabrication de batteries ou de véhicules électriques à l’international. À titre d’exemple, l’administration Trump a suspendu la distribution des fonds issus de l’Inflation Reduction Act (IRA), initialement prévus pour soutenir les chaînes de valeur mondiales dans le domaine des batteries, afin de réévaluer leur utilisation selon les nouvelles priorités politiques.

Avec cette nouvelle orientation, la concrétisation des intentions américaines exprimées dans le protocole d’accord de décembre 2022 paraît incertaine. Dans ce document, Washington s’engageait à prendre des mesures pour promouvoir l’initiative de développement de batteries pour véhicules électriques en RDC auprès du secteur privé et des investisseurs américains. Cela pourrait inclure, selon le texte, « le développement commercial ainsi que l’exploration d’opportunités d’assistance technique afin de faciliter la participation potentielle du secteur privé américain à de tels projets ».

Le 26 mars 2025, la RDC a lancé les travaux d’aménagement de la Zone économique spéciale (ZES) de Musompo, dédiée à la production de précurseurs de batteries, de batteries, et potentiellement à l’assemblage de véhicules électriques à partir des matières premières locales. Située dans la province du Lualaba, riche en cobalt, cette zone vise à mobiliser près de 2 milliards de dollars d’investissements privés.

En 2023, Julien Paluku, alors ministre de l’Industrie, estimait pour sa part à 30 milliards de dollars l’investissement nécessaire pour implanter une première usine intégrée de fabrication de précurseurs de batteries, de batteries et de véhicules électriques. Il avait également affirmé que ce projet pourrait permettre à la RDC de « capter d’ici 2035–2040 près de 7 000 milliards de dollars » sur la chaîne de valeur mondiale.

Emiliano Tossou, Agence Ecofin

Lire aussi :

Véhicules électriques : la RDC lance l’aménagement de sa zone économique spéciale

Véhicules électriques : le Maroc invité à rejoindre l’initiative RDC-Zambie

Projet de raffinerie de cobalt de Lualaba : des investisseurs américains « fortement intéressés »

Posted On mercredi, 02 avril 2025 16:44 Written by

En vue de renforcer ses positions dans la chaîne d’approvisionnement mondiale en lithium, le géant minier australien Rio Tinto s’intéresse à l’Afrique. Selon des informations rapportées le 28 mars 2025 par Bloomberg, qui cite des sources proches du dossier, la compagnie mène actuellement des discussions avec la République démocratique du Congo (RDC) concernant l’exploitation de la partie sud du gisement de Manono.

Rio Tinto s’est récemment imposé comme l’un des principaux fournisseurs mondiaux de ce métal stratégique, à la suite de l’acquisition d’Arcadium Lithium pour 6,7 milliards de dollars. Cette société détient plusieurs projets de développement en Argentine, aux États-Unis et en Asie.

Parallèlement, le groupe australien développe ses propres actifs de lithium, notamment à Rincon, en Argentine, et à Jadar, en Serbie. En 2024, Rio Tinto a également signé un partenariat avec le Rwanda en vue d’exploiter des gisements de minéraux stratégiques, dont le lithium.

Ce nouveau contact avec Kinshasa constitue néanmoins la première approche directe de Rio Tinto sur le continent africain pour un actif dont le potentiel est déjà reconnu. Manono est en effet considéré comme l’un des plus grands gisements de lithium inexploités au monde, avec des ressources minérales estimées à au moins 400 millions de tonnes.

Les discussions en cours en sont encore à un stade préliminaire, précisent les sources, et aucun accord n’a pour l’instant été conclu entre les parties.

Rio Tinto n’est d’ailleurs pas la seule compagnie internationale à s’intéresser au projet de Manono. Bloomberg a révélé la semaine dernière que l’Américain KoBold Metals — soutenu par Bill Gates et Jeff Bezos — a également proposé aux autorités congolaises un plan de développement pour la partie sud du gisement.

Des intérêts qui pourraient toutefois se heurter à ceux de la société australienne AVZ Minerals, détentrice actuelle du permis couvrant la partie sud du projet. L’entreprise est par ailleurs engagée dans une procédure judiciaire contre la société d’État Cominière, qu’elle accuse d’avoir scindé illégalement le permis d’exploitation de Manono. Cette scission avait conduit à la création de Manono Lithium SAS, une coentreprise entre Cominière et le groupe chinois Zijin Mining, qui développe aujourd’hui la partie nord du gisement.

L’intérêt manifesté par Rio Tinto intervient dans un contexte où les perspectives à long terme du marché du lithium sont jugées favorables. Si le prix de ce minerai a fortement chuté depuis 2022, en raison d’un excès d’offre temporaire, les analystes prévoient un retournement de tendance dans les prochaines années, porté par la dynamique de la transition énergétique.

Selon l’Agence internationale de l’énergie (AIE), la demande mondiale de lithium devrait croître fortement, au point de provoquer un déficit de plus de 150 000 tonnes d’ici 2030.

Aurel Sèdjro Houenou, Agence Ecofin

Lithium de Manono : Bill Gates et Jeff Bezos s’invitent dans la bataille

Litige sur le lithium de Manono : AVZ obtient une nouvelle décision favorable

Accord minerais contre sécurité : Tshisekedi annonce des avancées avec les États-Unis

Posted On lundi, 31 mars 2025 08:08 Written by
Page 14 sur 22

 
 

Please publish modules in offcanvas position.