The Office for the Management of Multimodal Freight (OGEFREM) has announced the start of preliminary works for the construction of the Kalamba-Mbuji dry port, located in Luiza territory in the Kasaï-Central province of the Democratic Republic of Congo (DRC).
Regional Director Matthieu Tshilumba Kalenga disclosed the information on October 16, 2025, during a meeting with provincial governor Joseph-Moïse Kambulu Nkonko. He confirmed that funding for the initial phase is already available.
The preliminary phase will include securing the 70-hectare site with a perimeter fence and preparing the land for core infrastructure. Planned facilities include a parking area for heavy trucks, fuel stations, driver accommodations, and administrative offices for border control and public services. These will operate under a single-window system to simplify logistics and customs operations.
The announcement follows OGEFREM’s acquisition of property titles for the land in February 2025, ensuring full ownership and legal security for the project site.
Located on the border between the DRC and Angola, the future Kalamba-Mbuji dry port is designed to facilitate trade between the two nations. It will serve as a key logistical link connecting Kasaï-Central to Angola’s seaports, particularly Lobito. The initiative complements ongoing construction on the Kananga–Kalamba-Mbuji road, which aims to strengthen regional trade corridors and reduce transport costs.
In April 2025, OGEFREM’s Director General William Kazumba Mayombo announced that the African Development Bank (AfDB) had agreed to pre-finance feasibility studies for the Kalamba-Mbuji dry port. The studies will also cover additional logistics platforms planned in Matamba, Bilomba, and Mbulungu.
According to OGEFREM, the feasibility work will assess cargo traffic along key routes such as Kandiadi–Kamako–Tshikapa, Kandiadi–Tshikapa, and Tshikapa–Kananga, which are heavily used for cross-border trade.
This article was initially published in French by Ronsard Luabeya
Adapted in English by Ange Jason Quenum
La République démocratique du Congo (RDC) a finalisé, le 20 octobre 2025, un accord avec la société d’investissement United Investment LMT (UIL), basée à Maurice. Initialement signé en 2023, ce partenariat technique et financier, d’un montant estimé à 150 millions de dollars, vise à renforcer l’infrastructure numérique du pays.
Selon le média en ligne Scoop RDC, le projet comprend notamment la réalisation d’études de faisabilité, le déploiement de 60 000 à 80 000 kilomètres de fibre optique à travers le territoire national, l’installation d’un câble sous-marin d’une capacité de 192 térabits par seconde, la construction de trois centres de données, ainsi que la création d’une société nationale de télécommunications filaires et sans fil, dotée en équipements modernes. Le calendrier de mise en œuvre de l’accord n’a toutefois pas été précisé.
« La RDC a besoin d’au moins 40 à 50 000 km de fibre optique pour assurer la connectivité. L’accès à Internet est aujourd’hui inférieur à 30 %. Or, le président de la République souhaite que les 145 territoires du pays soient bien connectés à Internet. Je souhaite bonne chance à ce projet et j’apporterai tout mon soutien pour qu’il aboutisse », a déclaré José Mpanda Kabangu (photo, à droite), ministre des Postes et Télécommunications, lors de la cérémonie de signature des annexes de l’accord avec UIL, cité par Scoop RDC.
Le développement des infrastructures numériques et de la connectivité constitue l’un des quatre piliers du Plan national du numérique 2026–2030 (PNN2), qui vise à faire du pays un hub digital régional. Pour soutenir cette stratégie, le gouvernement prévoit un investissement public d’un milliard de dollars sur cinq ans, auquel s’ajoutent 500 millions dollars d’appuis extérieurs déjà garantis par les partenaires internationaux. La RDC explore également d’autres partenariats public-privés, notamment avec la banque nigériane Fidelity Bank, qui a manifesté son intérêt pour le financement du projet de satellite télécoms national.
À titre de référence, la RDC a obtenu un score de 31 sur 100 à l’Indice de développement des TIC 2024 de l’Union internationale des télécommunications (UIT), se classant 41ᵉ sur 47 pays africains. Selon la GSMA, environ 32 % de la population congolaise n’était toujours pas couverte par l’Internet mobile en 2024. L’organisation rapporte également que le pays comptait 9 631 km de fibre optique installée, avec 29 000 km supplémentaires en projet. Sur le plan de la connectivité internationale, la RDC est reliée à deux câbles sous-marins majeurs : WACS et 2Africa, d’après la plateforme The Submarine Cable Map.
Isaac K. Kassouwi, Agence Ecofin
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L’Office de gestion du fret multimodal (OGEFREM) a annoncé le lancement des travaux préliminaires de construction du port sec de Kalamba-Mbuji, dans le territoire de Luiza, au Kasaï-Central. L’information a été rapportée le 16 octobre 2025 par Matthieu Tshilumba Kalenga, directeur régional de l’OGEFREM, lors d’une rencontre avec le gouverneur Joseph-Moïse Kambulu Nkonko.
Selon le responsable, les fonds nécessaires sont déjà disponibles. Les travaux porteront notamment sur l’érection d’une clôture de sécurité autour du site de 70 hectares, qui abritera plusieurs infrastructures : un parking pour poids lourds, des stations-service, des logements pour chauffeurs et des bureaux destinés aux services publics opérant à la frontière, réunis dans un guichet unique.
Ce chantier intervient après la sécurisation des titres de propriété du terrain par l’OGEFREM en février dernier. Situé à la frontière entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’Angola, le futur port sec de Kalamba-Mbuji vise à renforcer les échanges commerciaux entre les deux pays en servant de trait d’union entre le Kasaï-Central et les ports maritimes angolais, notamment celui de Lobito. Le projet s’inscrit également dans la dynamique de construction en cours de la route Kananga–Kalamba-Mbuji.
En avril dernier, le directeur général de l’OGEFREM, William Kazumba Mayombo, avait annoncé l’obtention d’un accord de préfinancement auprès de la Banque africaine de développement (BAD) pour la réalisation des études de faisabilité du port sec de Kalamba-Mbuji, ainsi que des plateformes logistiques prévues à Matamba, Bilomba et Mbulungu. Ces études permettront également d’évaluer le trafic sur les axes Kandiadi–Kamako–Tshikapa, Kandiadi–Tshikapa et Tshikapa–Kananga, fortement sollicités par le commerce transfrontalier.
Ronsard Luabeya
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En marge des Assemblées annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale, le ministre congolais des Finances, Doudou Fwamba, a rencontré, le 17 octobre 2025, une délégation de la banque américaine d’investissement JP Morgan Chase & Co. Selon les services de communication du ministère, cette rencontre s’inscrit « dans le cadre des efforts du gouvernement visant à renforcer la crédibilité internationale de la République démocratique du Congo et à promouvoir la présence du pays sur les marchés de capitaux ».
Le ministre prépare la première émission d’euro-obligations (eurobond) de la RDC, une opération prévue avant le 30 juin 2026 et qui vise à mobiliser 1,5 milliard de dollars. Spécialisée dans la structuration de ce type d’opérations, JP Morgan a déjà accompagné plusieurs États africains, dont le Kenya, le Nigeria, le Sénégal et l’Angola.
Lors de la rencontre, Doudou Fwamba a mis en avant la stabilité macroéconomique du pays et les réformes engagées pour renforcer la transparence dans la gestion des finances publiques. « Nous voulons que les investisseurs considèrent la RDC comme un partenaire fiable et engagé dans le développement durable », a-t-il déclaré, soulignant les efforts du gouvernement dans la lutte contre la corruption et l’assainissement des finances publiques.
Selon le ministère des Finances, JP Morgan a salué les avancées enregistrées dans l’amélioration du climat des affaires et a exprimé son intérêt pour un dialogue approfondi avec les autorités congolaises. La banque prévoit d’effectuer une visite de travail à Kinshasa dans les prochaines semaines.
La RDC affiche une relative stabilité macroéconomique, avec une inflation retombée à 7,8 %, contre 15,1 % un an plus tôt. En quelques semaines, le franc congolais s’est apprécié d’environ 23 % sur le marché officiel, pour se situer autour de 2 200 FC pour un dollar. Le pays bénéficie de notations souveraines spéculatives (B- chez Standard & Poor’s et B3 chez Moody’s) toutes deux assorties de perspectives stables. Sa dette publique, estimée à 22,5 % du PIB, reste relativement faible, offrant une certaine marge d’endettement.
Cependant, plusieurs experts estiment que le maintien de la RDC sur la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) constitue un handicap majeur. Cette inscription présente le pays comme une juridiction à risque en matière de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de prolifération des armes. La RDC s’est fixé pour objectif de sortir de cette liste d’ici fin 2025, mais lors de sa dernière plénière, en juin dernier, le GAFI a estimé que « du travail reste à faire », alors que toutes les échéances du plan d’action sont désormais expirées.
Ronsard Luabeya
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Le projet d’extension du réseau national de fibre optique de Tanzanie (NICTBB) vers la République démocratique du Congo (RDC) a été au centre d’une réunion tenue le 20 octobre 2025 au siège de la Tanzania Telecommunications Corporation (TTCL) à Dar es Salaam. Ce projet prévoit la pose d’une liaison sous-marine entre Kigoma (Tanzanie) et Kalemie (RDC), sur une distance estimée entre 160 et 186 km à travers le lac Tanganyika.
La délégation tanzanienne était conduite par Moremi Marwa, directeur général de la TTCL, et Leo Magomba, directeur de l’infrastructure TIC au ministère tanzanien de la Communication et des Technologies de l’information. Côté congolais, la délégation était dirigée par Prosper Ghislain Mpeye, directeur général de la Société congolaise de fibre optique (SOCOF).
Peu d’informations ont filtré de ces discussions, encadrées par un accord de confidentialité signé en février 2023. Les deux parties devraient toutefois être en train de franchir les dernières étapes avant le lancement des travaux, prévu pour début 2026, après l’obtention des autorisations environnementales finales. La mise en service complète est projetée pour la fin de l’année 2027.
Estimé entre 15 et 20 millions de dollars, le projet repose sur un partenariat public-privé impliquant notamment la société mauricienne Bandwidth and Cloud Services Group pour l’expertise technique. Les gouvernements tanzanien et congolais ont convenu de réunions trimestrielles afin de suivre l’avancement du projet, respecter les délais et réduire les risques financiers.
Ce chantier s’inscrit dans le plan d’action prioritaire 2021–2030 de l’Agence de développement de l’Union africaine (AUDA-NEPAD), qui identifie cette interconnexion comme un axe clé pour l’intégration numérique de l’Afrique orientale et australe. Le réseau NICTBB relie déjà six pays voisins — Zambie, Malawi, Kenya, Ouganda, Rwanda et Burundi. L’ajout de la RDC permettrait de compléter un corridor Est-Ouest de fibre optique, avec des effets démultiplicateurs sur l’économie numérique régionale.
« Ce projet stratégique devrait significativement accélérer la transformation digitale de la RDC et stimuler sa croissance économique », a souligné la TTCL, maître d’œuvre du projet.
À ce jour, les provinces de l’Est de la RDC dépendent encore largement de connexions satellitaires onéreuses et instables. L’arrivée de la fibre optique pourrait réduire de moitié les coûts de bande passante, selon les projections. Les secteurs les plus concernés seraient les mines (cuivre, cobalt, or), qui bénéficieront d’analyses en temps réel et de connexions à faible latence, ainsi que l’e-commerce, la finance numérique, l’éducation, la santé et l’administration, grâce à de meilleures infrastructures. Les retombées économiques sont estimées entre 1 et 2 milliards de dollars de valeur commerciale additionnelle dans la sous-région sur dix ans.
Le câble sous-marin utilisera une fibre optique monomode G.652D, avec une capacité initiale de 100 Gbps, extensible à plusieurs térabits. Il devra traverser des zones de grande profondeur — jusqu’à 1 470 mètres — et intégrer des dispositifs de protection sismique. Des études environnementales conjointes menées par la TTCL et la Société congolaise des postes et télécommunications (SCPT) devraient garantir le respect des normes internationales, notamment celles de la Convention de Ramsar, applicable au lac Tanganyika.
PM avec Ecofin Agency
Selon des membres de la Fédération des entreprises du Congo (FEC), le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a ordonné, dans une instruction datée du 9 octobre 2025, à la Direction générale des impôts (DGI) de prolonger jusqu’au 31 décembre 2025 le moratoire sur l’application du quitus fiscal. Cette mesure, qui ne concerne que certaines opérations visées dans la précédente instruction du 25 juillet, accorde un nouveau répit aux entreprises.
Le ministre a toutefois précisé qu’aucun autre moratoire ne serait accordé après cette échéance. Les entreprises assujetties devront donc régulariser leur situation. Cette position nourrit des interrogations au sein du secteur privé, alors que l’exécutif avait promis d’engager un dialogue avec les organisations professionnelles afin de clarifier et d’adapter le dispositif du quitus fiscal, pour qu’il ne soit plus perçu comme un frein à l’activité économique, mais remplisse pleinement son rôle initial de promotion du civisme fiscal.
Lors du Conseil des ministres du 12 septembre 2025, le président Félix Tshisekedi avait qualifié certaines modalités du quitus fiscal de « disproportionnées au regard de leurs effets immédiats sur l’activité économique ». Il avait alors chargé la Première ministre de conduire des consultations avec le ministre des Finances, la DGI et les représentants du secteur privé pour réviser le dispositif. La question avait d’ailleurs été discutée le 25 septembre lors d’une réunion du cadre d’échanges entre la FEC et le ministre des Finances. À cette occasion, Doudou Fwamba avait annoncé la création d’un cadre de dialogue permanent avec la FEC et la mise en place prochaine d’une Commission nationale de médiation fiscale. Ces instances auront pour mission de promouvoir le dialogue, renforcer la transparence et favoriser une réforme fiscale inclusive.
Selon l’arrêté du ministère des Finances du 9 avril 2025 fixant les modalités pratiques de délivrance du quitus fiscal, le document devait être accordé dans un délai maximal de dix jours après le dépôt de la demande. Passé ce délai, si le receveur des impôts ne répond pas, la demande est réputée acceptée. Dans la pratique, cette disposition est rarement respectée, dénoncent les entreprises, qui pointent des délais largement prolongés.
Une autre zone d’ombre persiste quant à l’identité de la partie tenue de présenter le quitus lors des opérations de dédouanement : le propriétaire de la marchandise ou le commissionnaire en douane.
La réforme du quitus fiscal avait été introduite pour renforcer la discipline fiscale dans un contexte où la culture du civisme fiscal demeure faible en RDC. La pression fiscale y reste en effet inférieure à 15 %, loin derrière la moyenne d’Afrique subsaharienne estimée à 23 %, selon l’OCDE.
Timothée Manoke
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Work on the government’s PDL-145T project has been suspended for more than five months in Dekese, Kasai province, according to local administrator Patrick Bassa quoted by state media Agence Congolaise de Presse (ACP).
Engineers and construction workers stopped work, demanding payment of their salaries and arrears before resuming operations. The first phase of the project in Dekese includes construction of an administrative building, a health center in Ilongaba, and a primary school in Bosenge. None of these facilities have been completed so far.
In Kasai province, the United Nations Development Programme (UNDP) plans 69 infrastructure projects under the PDL-145T: 41 schools, 23 health centers, and five administrative buildings.
The PDL-145T monitoring unit, quoted by ACP, said the projects are at various stages of completion. Twenty-six sites are still in the foundation stage, 17 are under wall construction, and 16 are in the finishing phase. Ten sites have been completed, with eight officially handed over.
BK
Les travaux du Projet de développement local des 145 territoires (PDL-145T) à Dekese, dans la province du Kasaï, sont interrompus depuis plus de cinq mois. L’information a été confirmée par l’administrateur territorial, Patrick Bassa, cité par l’Agence congolaise de presse (ACP).
La première phase prévoyait la construction d’un bâtiment administratif, d’un centre de santé à Ilongaba et d’une école primaire à Bosenge. Mais à ce jour, aucun de ces ouvrages n’a été livré. Ouvriers et ingénieurs exigent le paiement de leurs rémunérations et arriérés avant toute reprise des travaux.
Selon le PNUD, 69 infrastructures sont planifiées pour la province du Kasaï dans le cadre du programme : 41 écoles, 23 centres de santé et 5 bâtiments administratifs, répartis sur plusieurs sites et à des stades d’exécution différents. D’après la cellule de suivi du PDL-145T citée par l’ACP, 26 chantiers sont encore en fondation, 17 en élévation des murs, 16 en finition, tandis que 10 sont déjà achevés, dont 8 réceptionnés officiellement.
BK
Manono’s territorial administrator Cyprien Kitanga suspended an illegal tax of at least $110 per mining truck imposed by security agents from ANR and DEMIAP.
The tax, known as “assistance,” had been collected from coltan and cassiterite transporters without legal basis.
Kitanga warned that any official defying the suspension would face disciplinary sanctions for insubordination.
Manono’s territorial administrator, Cyprien Kitanga, on October 17, 2025, suspended an illegal tax that security officers had been collecting from mining transporters in the Tanganyika province of the Democratic Republic of Congo.
The decision followed a meeting between Kitanga and regional mining operators. Security agents from the National Intelligence Agency (ANR) and the Military Detection of Anti-Patriotic Activities (DEMIAP) had been charging truck drivers at least $110 per vehicle, under a levy locally called “assistance.”
Under the scheme, ANR officers collected $100 per truck, while DEMIAP agents imposed an additional fee ranging between $10 and $50. Kitanga said the charges lacked any legal basis and directly discouraged mining investment in the territory.
“These collections have no foundation in law and represent an obstacle to the region’s economic recovery,” Kitanga stated. He ordered all agencies involved to comply immediately with the suspension and warned that any defiant official would face sanctions for insubordination.
Manono, located in Tanganyika province, is regaining economic momentum amid renewed mining activity. The area hosts one of the world’s largest untapped lithium deposits, a critical mineral for the global electric vehicle battery industry.
Besides lithium, Manono’s subsoil contains cassiterite (tin ore), coltan, wolframite, and tourmaline—minerals that make the region strategically important for the DRC’s mining sector and for international supply chains seeking alternatives to Chinese and South American sources.
This article was initially published in French by Ronsard Luabeya
Adapted in English by Ange Jason Quenum
During the IMF and World Bank Annual Meetings, the Democratic Republic of Congo’s Finance Minister, Doudou Fwamba, presented a $500 million financing request to the World Bank to support the Lobito Corridor project. According to a statement from the Finance Ministry, the institution has agreed to review the proposal.
In talks with World Bank Managing Director for Operations Anna Bjerde, the minister outlined the government’s vision to spur economic growth along the strategic transport corridor. The discussions focused on strengthening cooperation for the development of two main segments: Tenke–Lubumbashi–Sakania and Tenke–Kolwezi–Dilolo, extending to the Angolan border and the port of Lobito.
Feasibility studies presented in September by a joint European Union–U.S. expert team estimated rehabilitation costs for the Tenke–Kolwezi–Dilolo line at $400–410 million, with $180 million in maintenance costs over ten years. The second phase, covering the Tenke–Lubumbashi–Sakania section and its extension to the Zambian border, would bring total investment to around $1.1 billion.
Fwamba stressed that the project’s economic success depends on expanding energy and mining production and increasing local processing capacity—factors expected to create jobs and stimulate agricultural growth.
Anna Bjerde welcomed Congo’s ongoing economic reforms and highlighted the Lobito Corridor’s strategic value as a regional driver for logistics, energy, and agro-industry.
The Congolese government has pledged to promote cross-border projects similar to those underway in Angola, Zambia, and Tanzania. In April 2025, Prime Minister Judith Suminwa directed the preparation of development projects along the corridor, under the supervision of the Ministers of Transport and Planning and the Mattei Committee experts.
Last September, the World Bank also launched a feasibility study on the corridor’s economic impact, conducted jointly by researchers from the Universities of Lubumbashi and Kolwezi and the Bank’s teams. The study aims to identify investment opportunities along the Congolese section to maximize its economic and social benefits.