Le 18 octobre 2024, le Conseil des ministres a approuvé le projet pilote de relance de la production avicole en République démocratique du Congo (RDC). « Ce projet, qui s’étendra sur huit pôles à travers le pays, vise à structurer les filières avicoles et à établir des synergies entre l’aviculture moderne et l’aviculture paysanne, dans le but d’assurer la sécurité et la souveraineté alimentaire en matière de produits avicoles (viande, œufs et dérivés) », peut-on lire dans le compte rendu publié par le ministère de la Communication.
Selon le document, le ministre de la Pêche et Élevage a présenté les actions et stratégies de relance, les mécanismes de mise en œuvre, les sources de financement ainsi que le calendrier du projet. Les activités de ce projet devraient s’étendre sur 24 mois à partir de 2024, d’après la même source qui reste cependant muette sur les autres aspects. Mais à en croire des informations relayées par les médias, ce projet englobe plusieurs axes d’intervention, tels que la formation des producteurs, l’amélioration de l’accès à des intrants de qualité, ainsi que le développement d’infrastructures adaptées à l’élevage avicole.
En 2023, la taille du cheptel avicole en République Démocratique du Congo (RDC) est estimée à plus de 18,9 millions de têtes, selon les données de la Banque centrale du Congo (BCC). Toutefois, la production locale de volaille ne semble pas suffire à satisfaire la demande intérieure. La dépendance de la RDC aux importations de viande de volaille a en effet augmenté ces dernières années.
D’après la plateforme Trade Map, les importations congolaises de viande de volaille ont crû en moyenne de 3,72 % par an au cours des cinq dernières années, passant de 122 964 tonnes en 2019 à plus de 142 300 tonnes en 2023. Parallèlement, la facture liée à ces importations a également grimpé, augmentant en moyenne de 8,05 % par an sur la même période. Elle est ainsi passée de 66,4 millions de dollars en 2019 à près de 91 millions de dollars en 2023.
Stéphanas Assocle, Agence Ecofin
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En République démocratique du Congo (RDC), la Gécamines a transmis une offre de rachat des actifs de la société Chemaf Resources. Cette dernière pilote en RDC le projet Mutoshi et y développe depuis 2018 un complexe capable de livrer annuellement 16 000 tonnes de cobalt et 50 000 tonnes de cuivre. Face à des difficultés financières pour achever le projet, Chemaf a annoncé en juin 2024 un accord pour céder l’entreprise et toutes ses filiales, y compris Mutoshi, au groupe chinois Norin Mining. Opposée à la vente, la Gécamines a tôt fait d’indiquer début juillet son opposition à la transaction, soutenue ensuite par le gouvernement.
Redevenir un grand acteur du cuivre et du cobalt
Il faut dire que le permis d’exploitation minière du projet Mutoshi appartient en réalité à la compagnie congolaise, qui en a cédé le contrôle à Chemaf en 2015, pour un bail d’une durée de 25 ans. La Gécamines dispose à cet effet d’un « droit discrétionnaire d’approbation préalable » dont n’aurait pas tenu compte Chemaf avant de conclure la vente du projet. Après avoir obtenu l’annulation du deal avec Norin Mining, la Gécamines cherche donc désormais à reprendre la main sur le projet et sur les dizaines de licences de cuivre et de cobalt en attente d’être mises en valeur dans le portefeuille de Chemaf.
Pour le moment, les détails de l’offre transmise à Chemaf sont inconnus et la réussite du projet reste incertaine. Il faut néanmoins indiquer qu’elle intervient dans un contexte où la RDC affiche de plus en plus sa volonté de diversifier ses partenariats dans les minéraux stratégiques, dominés pour le moment par des entreprises chinoises ou à capitaux chinois. A titre illustratif, on peut citer le chinois CMOC, qui exploite en RDC deux mines qui lui ont permis de s’imposer en 2023 comme le premier producteur mondial de cobalt. De même, bien qu’Ivanhoe Mines, copropriétaire de la plus grande mine congolaise de cuivre, soit basé au Canada, elle est contrôlée à plus de 34 % par la China CITIC Bank et la compagnie chinoise Zijin Mining Group. Cette dernière, faut-il le souligner, est également copropriétaire de Kamoa-Kakula, avec 39,6 % de parts, tout comme Ivanhoe, contre une participation de 20 % pour la RDC.
Dans une interview en octobre 2024, le ministre congolais des Mines Kizito Pakabomba a indiqué que la RDC courtise actuellement de nouveaux investisseurs, y compris les Émirats arabes unis. Le pays veut « attirer de meilleurs investisseurs, plus d’investisseurs et des investisseurs diversifiés », a-t-il notamment déclaré, cité par Bloomberg. La plupart des mines de cuivre et de cobalt du pays sont en effet contrôlées par des sociétés chinoises ou liées à des intérêts chinois.
Un rôle actif dans la production et le négoce des métaux
La Gécamines a commencé par renégocier certains accords qui la lient aux entreprises chinoises. Après avoir bloqué pendant près d’un an les exportations de CMOC, la compagnie congolaise a obtenu en 2023 le droit d’acquérir un volume de production proportionnel à sa participation de 20 % dans la mine Tenke-Fungurume. L’entreprise publique a obtenu, en début d’année 2024, les mêmes droits sur la production de Sicomines, une coentreprise formée avec un consortium d’entreprises chinoises où elle détient 32 % de parts. La Gécamines négocie une clause similaire avec d’autres coentreprises où elle possède des parts. Parmi les principaux producteurs mondiaux de cuivre et de cobalt dans les années 80, l’objectif pour l’entreprise publique est de devenir un négociant clé de la production congolaise de cuivre et cobalt.
En septembre 2024, Bloomberg a ainsi rapporté la première commercialisation de cuivre par la Gécamines, grâce à l’accord signé avec CMOC. La compagnie congolaise a signé des accords de vente avec les négociants Glencore, Mercuria Energy Group et Trafigura Group, mais les quantités vendues restent inconnues. Tenke Fungurume dispose d’une capacité de production annuelle de 450 000 tonnes de cuivre et 37 000 tonnes de cobalt. Si l’installation tourne à plein régime cette année, la Gécamines devrait donc être en mesure de commercialiser directement 90 000 tonnes de cuivre et 7400 tonnes de cobalt.
Umicore and STL (Societé pour le Traitement du Terril de Lubumbashi) , subsidiary of Gécamines, have signed an exclusive, long-term partnership agreement whereby Umicore will support STL to valorize germanium from the Big Hill tailings site in Lubumbashi: https://t.co/RFWqpPd8NZ pic.twitter.com/avWPJtEtaa
— Umicore (@UmicoreGroup) May 8, 2024
Au-delà du cuivre et du cobalt, la Gécamines s’active aussi pour renforcer ses positions dans d’autres métaux. C’est le cas du germanium, avec la construction et la mise en service en 2023 d’une usine hydrométallurgique avec sa filiale STL. Grâce au traitement de résidus miniers issus du site dénommé « Big Hill » à Lubumbashi, la Gécamines entend assurer 30 % de l’approvisionnement mondial en germanium, un métal essentiel notamment pour les semi-conducteurs et dont l’offre mondiale est dominée par la Chine.
Sur ce projet, la Gécamines s’est associée au Belge Umicore. Selon un accord annoncé en mai 2024 par les deux sociétés, Umicore sera un partenaire technique qui apportera son expertise pour raffiner localement les concentrés de germanium. Mi-octobre 2024, la Gécamines a annoncé la première expédition de germanium à destination de son partenaire belge.
« Ce premier chargement de germanium confirme l’ambition qui est la nôtre depuis plusieurs années de vouloir faire du Congo ce hub mondial des métaux stratégiques, tant pour leur extraction, ce que nous sommes déjà en partie, que pour leur transformation locale dans le futur », a déclaré le président de la Gécamines, Guy Robert Lukama.
#News - Ivanhoe Mines and Gécamines sign a new joint venture agreement to restart the ultra-high-grade Kipushi Mine, a century since first opening.
— Ivanhoe Mines (@IvanhoeMines_) January 16, 2024
👉https://t.co/H27OQnVlUP pic.twitter.com/AWFzdZ14jN
La Gécamines veut aussi devenir un acteur clé dans la production mondiale de zinc. En partenariat avec Ivanhoe Mines, elle a redémarré cette année la mine Kipushi, en sommeil depuis 1993, afin d’en faire l’une des dix plus grandes mines de zinc au monde. À son pic, Kipushi devrait livrer annuellement 278 000 tonnes de zinc, pour une production moyenne de 240 000 tonnes par an sur 14 ans.
Selon un accord signé en janvier dernier, la participation de la Gécamines dans le projet passera de 38 % actuellement à 43 % à partir du 25 janvier 2027. Elle atteindra ensuite 80 %, une fois que 2 millions de tonnes de minerais auront au moins été extraites et traitées, contre 20 % pour Ivanhoe, actuel actionnaire majoritaire.
Éviter les erreurs du passé
Menées à bien, les mesures prises ces dernières années par la RDC en matière de contrôle de ses richesses minières peuvent accroitre les retombées économiques tirées de l’exploitation minière. Outre les succès mentionnés plus haut, Kinshasa a obtenu, de la révision du contrat « mines contre infrastructures » (Socomines) avec la Chine, un investissement dans les infrastructures pouvant dépasser les 7 milliards de dollars et des royalties 1,2 % du chiffre d’affaires annuel de la Socomines. Dans le cadre de l’accord avec CMOC évoqué plus haut, la Gécamines a obtenu de son côté le paiement de 800 millions de dollars échelonné sur la période 2023-2028, en plus d’un minimum de 1,2 milliard de dollars de dividendes pour la durée de vie de Tenke Fungurume.
— SICOMINES S.A. (@SICOMINES) January 27, 2024
Les efforts congolais interviennent à un moment stratégique, car le pays attire plus que jamais l’attention des investisseurs et des États pour son potentiel en cuivre, cobalt, lithium, autant de métaux essentiels à la transition énergétique. Pour autant, le gouvernement et la Gécamines doivent éviter les écueils du passé. Ces erreurs qui comprennent des problèmes de gestion, des accords jugés défavorables à la RDC, la corruption ou encore des différends judiciaires avec les investisseurs étrangers ont contribué à réduire l’influence de la Gécamines au fil des années.
Emiliano Tossou, Agence Ecofin
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For the African Continental Free Trade Area (AfCFTA) to be successfully implemented, existing financing methods must be reformed across the continent. This is the opinion of Julien Paluku, the Minister of Foreign Trade for the Democratic Republic of Congo (DRC). The official commented on the matter at the 10th Rebranding Africa Forum, held last week, on October 17, 18, and 19.
Paluku then urged regional development banks to change their financial tools to better meet Africans’ needs, stressing the importance of "tropicalizing" procedures. He believes these adjustments are crucial for addressing local economic challenges and supporting the AfCFTA more efficiently.
The Congolese minister also mentioned that establishing rules of origin important for determining which goods qualify for trade agreements is a concern for many countries. "These rules must be harmonized to facilitate trade between African nations without creating market distortions," he said. He noted that the DRC has already started aligning its commitments underAfCFTA and is a member of several regional economic communities, including ECCAS and SADC.
According to other speakers present at the forum, besides financing other challenges hampering the AfCFTA include the free movement of goods and people and the lack of coordination between private banks and governments, which limits banks' ability to finance trade within Africa.
While acknowledging these challenges, Julien Paluku insisted that the AfCFTA's success relies on effective industrialization and financing methods that take into account local contexts. He asked African development banks and governments to commit more resources to overcome current obstacles and leverage the AfCFTA as a true driver for Africa’s development.
GAB in Brussels
The task force set up to boost cooperation between China and the Democratic Republic of Congo (DRC) met last week, on October 16, in Kinshasa, DRC. This is the group’s second meeting since its creation. The meeting was attended by the Congolese minister of foreign trade, Julien Paluku, and China’s ambassador in the DRC, Zhao Bin.
Besides boosting cooperation between the two countries, the Sino-Congolese task force aims to help the DRC secure a significant share of the $50.7 billion in funding announced by Chinese President Xi Jinping at the ninth Forum on China-Africa Cooperation (FOCAC) in Beijing on September 5. According to Julien Paluku, Zhao Bin was invited to “expand on the 10 actions announced by President Xi during the FOCAC and outline the four priority sectors for the projects we must develop”.
After last week’s meeting, Paluku revealed that the top four sectors include agriculture, mining transformation, and digital technology. The Congolese official said Ambassador Bin stressed that “the projects (ed.note: submitted) must come with feasibility studies, which can also be done by Chinese companies”. Paluku noted that each ministry must prepare projects that will be submitted to the Chinese side for financing. However, before the projects are submitted they must be validated by the Sino-Congolese task force.
The task force is coordinated by Jean-Pierre Bemba, the Minister of Transport, Communication Routes, and Opening-up, the task force ensures that projects submitted for Chinese funding are well-prepared and meet priority sectors.
A stronger cooperation
Last September, at the FOCAC, the DRC and China signed an economic partnership agreement in Beijing to enhance their collaboration. This agreement aims to promote inclusive and sustainable growth by supporting the DRC's industrialization and improving its agricultural competitiveness in global markets. The two countries plan to ease trade through the liberalization of goods and services while boosting cooperation in ecological development.
The agreement focuses on four main areas: simplifying trade between the countries; improving economic inclusiveness and sustainable development; strengthening supply chains by attracting investment for Congolese industries; and advancing the DRC's digital transformation with initiatives in e-commerce and logistics.
If successful, this cooperation could increase China's influence in the DRC. The American think tank China Economic & Strategy Initiative (CESI) has identified the DRC as a key center for Chinese economic influence in Africa. CESI also notes that the DRC has one of the largest gaps in economic influence between China and the United States, with an 11-point lead for China.
Emmanuel Tumanjong
En visite au poste Haute tension de Funa, le 20 octobre 2024, le directeur général de la Société nationale d'électricité (SNEL), Fabrice Lusinde, a annoncé le rétablissement progressif de l'électricité à Kinshasa après une série de coupures.
« Hier à 7 heures, il y avait de l'eau partout. Ce matin à 6h20, il restait encore 10 centimètres d'eau. Il est maintenant 17h30, et nous sommes prêts à remettre en service le transformateur numéro 1. Cela signifie qu'en moins de 48 heures, nous serons capables de reprendre l’exploitation normale (du poste de Funa, NDLR) », a-t-il déclaré.
Le poste Funa a été volontairement mis hors tension après avoir été inondé suite aux pluies diluviennes du 19 octobre à Kinshasa, privant près de deux millions de Kinois d’électricité. Ce poste, équipé de deux transformateurs, alimente en effet plusieurs quartiers de la ville. Il s'agit notamment d'une partie des communes de Gombe, Lingwala, Barumbu, Kinshasa, Kalamu, Bumbu, Selembao, Makala, ainsi que des communes de Lemba et Masina, sans oublier la zone industrielle de Limete.
Fabrice Lusinde a expliqué que la cause de l’inondation de cette infrastructure de transport est l’obstruction par les constructions urbaines du lit de la rivière Kalamu, un affluent du fleuve Congo. Il a assuré qu’un projet conduit par le ministère des Ressources Hydroélectriques et de l'Électricité est en préparation pour libérer le lit de ce cours d’eau.
« Le temps d'indisponibilité ayant été réduit, le transfo numéro 1 devrait déjà être remis en service » pour rétablir l'électricité dans plusieurs quartiers de Kinshasa qui sont encore dans le noir, rassure le DG de la SNEL, à l'issue de la visite du poste de la Funa, inondé… pic.twitter.com/as04ocReFQ
— TOP CONGO FM (@TopCongo) October 20, 2024
Avant les coupures intervenues suite aux pluies diluviennes de samedi, certains quartiers comme Huilerie, situé non loin du quartier des affaires de la Gombe et abritant le centre de formation de la police étaient déjà sans électricité depuis plusieurs jours.
Selon l’Agence de régulation du secteur, les puissances installées et disponibles d’électricité n’ont pas beaucoup évolué depuis 2021. De plus, les infrastructures de transport et de distribution ne sont toujours pas en bon état. Face à cette situation, de nombreux ménages et entreprises sont contraints de recourir à des groupes électrogènes pour assurer leur approvisionnement en électricité, une solution malheureusement inaccessible à tous.
Au-delà de sa mission principale de distribution d'électricité, la SNEL est la plus importante entreprise du portefeuille de l'État. Selon un récent rapport gouvernemental et les déclarations du ministre Jacques-Lucien Bussa, en charge du secteur, toutes ces entités doivent faire l'objet d'une restructuration pour améliorer leur efficacité.
Georges Auréole Bamba
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Last week, the Prime Minister of the Democratic Republic of Congo (DRC), Judith Suminwa, attended the Rebranding Africa Forum in Brussels, Belgium. On the forum’s opening day, Suminwa encouraged investors to come to her country and explore available business opportunities. Representing President Félix Tshisekedi, she highlighted the DRC's rich natural resources, including cobalt, gold, and oil, despite ongoing security challenges.
"The DRC offers unique development opportunities for those who choose to invest there now," said Thierry Hot, the event's promoter.
"It is essential to exchange ideas and formulate concrete proposals that lead to a convergence of skills," the PM added. She also emphasized the need for collaboration among public, private, and civil society sectors to boost the economy. Suminwa also pointed out the important roles of youth and women in economic development.
In her closing remarks, the Congolese official stressed that the DRC's growth relies on everyone working together and called for "collective action to realize existing opportunities."
The DRC keeps ramping up efforts to improve its business environment. Its public investment plan for the next three years includes spending 10,646 billion Congolese francs ($3.7 billion) on infrastructure projects in transport, energy, and food production.
Georges Auréole Bamba in Brussels
À l’issue du Conseil des ministres tenu le 18 octobre 2024, le ministre des Finances a annoncé le déblocage de 223,1 millions de dollars pour relancer des projets d’infrastructures en République Démocratique du Congo (RDC).
Ces projets concernent la modernisation des voiries de Kinshasa, le programme PDL-145T, l’électrification rurale, l’amélioration des routes de dessertes agricoles, ainsi que le projet Kinshasa Arena. Les régions ciblées par ces investissements incluent notamment le Kasaï-Oriental, la Tshopo, le Kasaï-Central, l’Ituri, le Kongo-Central, la Tshuapa, ainsi que la capitale Kinshasa.
#Thread | #ConseilDesMinistre
— Ministère des Finances, RDC (@financesrdc) October 20, 2024
‼️ 𝐋𝐞 𝐆𝐨𝐮𝐯𝐞𝐫𝐧𝐞𝐦𝐞𝐧𝐭 𝐜𝐨𝐧𝐠𝐨𝐥𝐚𝐢𝐬 𝐚𝐥𝐥𝐨𝐮𝐞 𝟐𝟐𝟑,𝟏 𝐦𝐢𝐥𝐥𝐢𝐨𝐧𝐬 𝐔𝐒𝐃 𝐩𝐨𝐮𝐫 𝐥𝐚 𝐫𝐞𝐥𝐚𝐧𝐜𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐩𝐫𝐨𝐣𝐞𝐭𝐬 𝐝’𝐢𝐧𝐟𝐫𝐚𝐬𝐭𝐫𝐮𝐜𝐭𝐮𝐫𝐞#RDC | Lors de la 18ème réunion ordinaire du Conseil des… pic.twitter.com/0bpX4qmFxN
Lors du Conseil des ministres, le ministre des Finances, Doudou Fwamba Li-Botayi, a souligné que ce financement est le résultat des efforts de stabilisation macroéconomique entrepris depuis juin 2024, rapportent ses services. Ces réformes ont permis de stabiliser le taux de change, de maîtriser l’inflation et de renforcer la gestion des finances publiques, a-t-il indiqué, précisent les mêmes sources.
Pour améliorer le climat des affaires, la RDC a placé les infrastructures au centre de ses priorités nationales. En juillet dernier, le gouvernement a annoncé un plan d’investissement de 1,5 milliard de dollars pour 2024, avec l’ambition de financer plus de 50 % des dépenses d’infrastructure d’ici 2030, notamment dans les secteurs de l’éducation et de la santé, souvent soutenus par des bailleurs internationaux.
Pour atteindre cet objectif, le pays mise sur une stratégie de financement diversifiée, incluant des financements publics, des partenariats publics-privés, ainsi que des appuis bilatéraux et multilatéraux pour des projets structurants, tels que le barrage de Grand Katende.
Charlène N’dimon, Agence Ecofin
Le ministère du Tourisme de la République Démocratique du Congo (RDC) vient de dévoiler les détails d’un accord conclu avec l’AC Milan, prestigieux club de football italien. Cette collaboration, qui va bien au-delà d’un simple partenariat promotionnel, s’inscrit dans une stratégie globale visant à mieux faire connaître la RDC sur la scène internationale et à stimuler son développement dans divers domaines.
𝐄𝐍 𝐐𝐔𝐎𝐈 𝐂𝐎𝐍𝐒𝐈𝐒𝐓𝐄 𝐋’𝐀𝐂𝐂𝐎𝐑𝐃 𝐄𝐍𝐓𝐑𝐄 𝐋’𝐀.𝐂 𝐌𝐈𝐋𝐀𝐍 𝐄𝐓 𝐋𝐄 𝐆𝐎𝐔𝐕𝐄𝐑𝐍𝐄𝐌𝐄𝐍𝐓 𝐂𝐎𝐍𝐆𝐎𝐋𝐀𝐈𝐒 ?🇨🇩⚽️
— Ministère du Tourisme de la RDC (@TourismeRDCongo) October 19, 2024
𝐕𝐢𝐬𝐢𝐛𝐢𝐥𝐢𝐭𝐞́ 𝐬𝐮𝐫 𝐥𝐞𝐬 𝐦𝐚𝐢𝐥𝐥𝐨𝐭𝐬 : Le logo 𝐄𝐗𝐏𝐋𝐎𝐑𝐄𝐙 𝐋𝐀 𝐑𝐃𝐂, 𝐂𝐨𝐞𝐮𝐫 𝐝𝐞 𝐥’𝐀𝐟𝐫𝐢𝐪𝐮𝐞 sera affiché… pic.twitter.com/kI9fhEsdcV
L’accord prévoit une visibilité internationale, avec le logo « EXPLOREZ LA RDC, Cœur de l’Afrique » qui sera affiché sur les maillots des joueurs de l’AC Milan lors des matchs officiels et d’entraînement. Cette exposition médiatique offre une plateforme unique pour promouvoir le pays à l’échelle mondiale, compte tenu du nombre de fans que compte ce club.
Au-delà de l’aspect touristique, le ministère du Tourisme indique que cette collaboration concerne également la création d’une académie de football en RDC, qui serait financée et soutenue par la fondation AC Milan. Si cette initiative aboutit, elle contribuera au développement du football congolais et offrira de nouvelles perspectives aux jeunes talents d’un des pays les plus respectés dans le monde du football en Afrique. Dans la même logique, l’accord prévoit la possibilité d’inviter des légendes du football comme George Weah et Ricardo Kaka à participer à des événements en RDC.
Sur le plan économique et diplomatique, l’accord présente des opportunités significatives. Les officiels congolais auront accès aux loges VIP lors des matchs de l’AC Milan, créant ainsi des possibilités de networking avec des investisseurs potentiels. Une délégation d’hommes d’affaires italiens est également attendue en RDC, avec pour objectif d’apporter des investissements dans des secteurs clés tels que les infrastructures, l’énergie et la formation professionnelle.
Renforcement de la coopération bilatérale
Cet accord s’inscrit dans le cadre plus large du renforcement des relations entre la RDC et l’Italie, notamment à travers le Plan Mattei, un programme d’investissement italien en Afrique d’un montant de 5,5 milliards de dollars.
Début septembre, la RDC a validé sa politique nationale du tourisme. Ce document contient quatre objectifs clés à atteindre d’ici 2030 : le développement de la coopération et des partenariats, la promotion du tourisme durable, la diversification de l’offre touristique, et le renforcement des capacités institutionnelles. Il est question de générer des recettes annuelles en devises de 7 milliards de dollars et de créer entre 200 000 et 500 000 emplois dans le secteur d’ici 2030.
Dans le plan d’investissements publics pour la période 2025 à 2028, l’État a prévu des engagements budgétaires de l’ordre de 87 milliards de francs congolais (30,7 millions de dollars) pour le tourisme, la culture et le sport.
L’accord entre la RDC et l’AC Milan, tel que présenté par le ministère du Tourisme, représente donc bien plus qu’une simple opération de marketing. Il s’agit d’un levier stratégique pour le développement économique, sportif, culturel et diplomatique du pays. Il reste désormais à voir comment il sera concrètement mis en œuvre.
Georges Auréole Bamba
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Lors du forum minier China Mining, tenu le 16 octobre 2024, l'ambassadeur de la République Démocratique du Congo (RDC) en Chine, François Balumuene, a invité les investisseurs à s'impliquer dans la production et la transformation locale des ressources, au-delà de la simple extraction.
« Nous avons mis en valeur tout le potentiel minier de notre pays afin d'inciter les investisseurs à venir non seulement pour extraire, mais surtout pour produire, transformer, et aller le plus loin possible vers le produit fini. Ce message vise à éveiller les consciences, car nous ne sommes plus une simple communauté d'extraction », a déclaré François Balumuene lors de son intervention, soulignant l'importance de créer plus de valeur ajoutée pour le peuple congolais.
La position exprimée par l'ambassadeur en Chine trouve un écho dans les récents propos du ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, lors de la dixième édition du Rebranding Africa Forum à Bruxelles, le 17 octobre 2024. Le ministre a souligné les conclusions d'un rapport publié en 2021 par BloombergNEF, commandé par plusieurs institutions de financement du développement en Afrique. Ce rapport indiquait clairement qu'il était plus compétitif d'investir dans la transformation des ressources minières de transition, telles que le cobalt et le cuivre, en RDC.
Selon le rapport, « la construction d'une usine de précurseurs de cathodes de 10 000 tonnes en RDC nécessiterait un investissement de 39 millions de dollars. Ce coût est trois fois moins élevé que celui d'une usine similaire aux États-Unis. La même usine en Chine et en Pologne coûterait respectivement 112 millions et 65 millions de dollars. »
L'ambition d'attirer des investisseurs pour la transformation locale des ressources s'étend également à la production de batteries au lithium. Lors de sa récente visite en Hongrie, le président Félix Tshisekedi était accompagné du directeur général de Congo Battery, soulignant ainsi l'intérêt de son gouvernement pour le développement de cette filière. La Hongrie, l'un des plus grands producteurs de batteries en Europe, pourrait jouer un rôle clé dans l'implantation de cette industrie en RDC.
Les discours officiels s'alignent sur l'objectif du gouvernement congolais de tirer parti de sa position de leader mondial dans la production de minerais stratégiques, essentiels à la transition énergétique. L'ambition est de bâtir une industrie locale robuste, capable de rivaliser avec les grandes nations de transformation comme la Chine.
Le message de François Balumuene est donc sans équivoque : la RDC aspire à transformer ses richesses minérales sur son propre sol, avec pour objectif ultime de faire bénéficier directement le peuple congolais des retombées économiques. Les investisseurs chinois, partenaires de longue date dans l'exploitation minière en RDC, ainsi que tous les autres investisseurs potentiels, sont invités à participer à cette nouvelle dynamique de transformation locale.
Georges Auréole Bamba
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En RDC comme dans la plupart des pays forestiers d’Afrique, la gestion durable des surfaces boisées est le principal défi pour la sauvegarde des ressources. Cette question revêt une importance majeure dans le contexte du changement climatique.
En République démocratique du Congo (RDC), la valorisation durable des superficies forestières par le secteur privé en partenariat avec le gouvernement est un moyen efficace pour assurer leur protection, selon le rapport Diagnostic du secteur privé de la RDC publié par la Banque mondiale en mars 2022. Alors que les forêts de la RDC représentent le second poumon écologique de la planète derrière l’Amazonie avec plus de 100 millions d’hectares, ce sont chaque année 1,3 million d’hectares qui sont menacés de disparition.
« La biomasse représente 98,8 % de la consommation totale d’énergie des ménages du pays, dont 81,8 % pour le bois de chauffage et 17 % pour le charbon de bois. En 2010, le marché du charbon de bois de Kinshasa était estimé à 143 millions de dollars (environ 150 millions de dollars en 2023), soit 3,1 fois la valeur des exportations de bois d’œuvre résineux », soutient de l’institution de Breton Woods dans son rapport.
A l’origine de cette situation, les besoins en terres agricoles et la production de charbon de bois et de bois de chauffe. Dans le pays, la Banque mondiale estime ainsi que 6 millions d’hectares ont été déboisés entre 1992 et 2020, dont 67 % pour l’expansion des terres cultivées et prévoit que 8,4 millions d’hectares soient déboisées d’ici 2030. Par ailleurs, avec la faible utilisation de sources d’énergie domestique plus propres, le pays dépend à hauteur de 94 % de la biomasse forestière pour ses sources d’énergie primaire.
« La biomasse représente 98,8 % de la consommation totale d’énergie des ménages du pays, dont 81,8 % pour le bois de chauffage et 17 % pour le charbon de bois. En 2010, le marché du charbon de bois de Kinshasa était estimé à 143 millions de dollars (environ 150 millions de dollars en 2023), soit 3,1 fois la valeur des exportations de bois d’œuvre résineux », soutient de l’institution de Breton Woods dans son rapport.
D’après la Banque mondiale, la RDC a beaucoup à apprendre de ses pays voisins dont le Gabon qui adopte de bonnes pratiques en matière de régulation de ses ressources ligneuses. Dans ce dernier pays où la surface forestière s’étend sur 87 % du territoire (22 millions d’hectares) avec un taux de déforestation de 0,05 % entre 2010 et 2020, le gouvernement s’est notamment doté d’un plan stratégique pour l’exploitation durable de sa ressource forestière. Cela comprend notamment l’amélioration de la surveillance, du contrôle et de la traçabilité, la mise en place de plantations forestières dans les zones dégradées et les savanes ainsi que le passage à la transformation secondaire et tertiaire des produits forestiers pour accroître les retombées économiques.
Au Gabon par exemple, les pratiques forestières sont sélectives avec seulement entre un et trois arbres par hectares qui sont exploités une fois tous les 20, 30 ans, ce qui au final ne touche qu’entre 5 et 15 % de la biomasse et du couvert forestier.
Au Gabon, l’institution indique que plus de 80 % de la forêt est soumise à des concessions forestières formelles et durable contre 10 % en RDC (10 millions d’hectares), ce qui laisse encore des opportunités immenses pour non seulement améliorer le contrôle du secteur forestier mais aussi booster les exportations de bois durable de grande valeur économique.
Le pays a aussi encouragé des partenariats public-privé afin d’améliorer l’utilisation de ses ressources d’une manière durable. D’après la Banque mondiale, le secteur privé exploite ainsi seulement 4 % de la concession chaque année (avec seulement quelques arbres coupés par hectare) tout en s’engageant à sécuriser et protéger les 96 % restants.
Au Gabon, l’institution indique que plus de 80 % de la forêt est soumise à des concessions forestières formelles et durable contre 10 % en RDC (10 millions d’hectares), ce qui laisse encore des opportunités immenses pour non seulement améliorer le contrôle du secteur forestier mais aussi booster les exportations de bois durable de grande valeur économique.
Dans un tel contexte, un renforcement de la gouvernance économique du secteur et la mise en œuvre de plans de gestion durable pour les concessions forestières existantes pourraient permettre à la RDC de tirer un meilleur parti de ses ressources.
Par ailleurs, les auteurs du rapport mettent en avant la nécessité d’accroître la lutte contre l’exploitation illégale durable qui peut prendre la forme de l’exploitation d’espèces protégées au sein de concessions légales, la surexploitation des arbres, le non-respect des plans de gestion forestière. D’après la Banque mondiale, le renforcement des capacités de l’administration sur le terrain, la mise en place d’une surveillance par satellite ou encore des contrôles plus stricts aux postes frontaliers pourrait permettre de lutter contre cette pratique.
A l’heure où la lutte contre le changement climatique, les marchés du carbone dans le secteur forestier offrent l’opportunité de promouvoir des pratiques durables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre (GES), la Banque mondiale estime que la RDC gagnerait à profiter de l’effet de levier de la finance carbone. Le pays est en effet bien placé pour jouer un important rôle dans la réduction des émissions provenant du déboisement et de la dégradation des forêts, associées à la gestion durable des forêts, la conservation et l’amélioration des stocks de carbone forestier (REDD+).
Selon les données de la Banque mondiale, les forêts congolaises sont parmi les rares du globe à séquestrer plus de CO2 qu’elles n’en émettent par an, agissant ainsi comme un puits de carbone net et contribuant à l’élimination de 822 millions de tonnes d’équivalent CO2/an.
En outre, indique-t-elle, les superficies forestières de la RDC peuvent générer une valeur estimée entre 223 et 398 milliards de dollars par an grâce au carbone stocké et aux services écosystémiques associés. Par ailleurs, les tourbières du bassin du Congo contiennent 29 gigatonnes (Gt) de carbone souterrain.
Plus globalement, les observateurs indiquent que la RDC gagnerait aussi à s’appuyer sur l’exemple du Gabon qui sur les dernières années à mener plusieurs démarches pour tirer une meilleure rémunération financière de ses ressources forestières. Le pays qui est un absorbeur net de carbone à travers ses forêts tropicales a été en 2021, le premier pays africain à obtenir des paiements basés sur les résultats pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts.
Il s’agit d’autant d’opportunités pour la RDC qui peut monétiser les émissions évitées pour promouvoir la gestion durable des forêts et rendre les terres économiquement viables.
Depuis 2022, les autorités ont entrepris de mettre en place un cadre favorable pour permettre l’essor des marchés du carbone dans le pays. On peut citer notamment le décret No. 23/22 du 14 juin 2023 portant création, organisation et fonctionnement de l’Autorité de régulation du marché de carbone en RDC.
Cet établissement public a notamment pour rôle d’organiser le marché de carbone sur le territoire ainsi que de promouvoir la participation des acteurs publics ; et privés ainsi que des communautés locales dans les activités de production, d’achat, de vente, et de revente des crédits carbone. A cela s’ajoute l’arrêté interministériel de septembre 2023 des ministères chargés de l’environnement et des finances sur le partage de la quotité du bénéfice des crédits de carbone devant revenir à l’Etat congolais.
En outre, les 23 et 24 octobre 2023, une conférence visant à réfléchir sur le marché du carbone durable en RDC s’est tenue à Kinshasa avec plus de 200 acteurs clés des agences gouvernementales, du secteur privé et de la société civile impliqués dans la tarification du carbone. Plus globalement, dans le pays, la province du Maï-Ndombe a été l’une des premières régions à expérimenter le Programme de réduction des émissions provenant du déboisement et de la dégradation des forêts, associées à la gestion durable des forêts, la conservation et l’amélioration des stocks de carbone forestier (REDD+). Le programme intégré au Fonds carbone du Fonds de partenariat pour le carbone forestier en décembre 2016 a déjà permis selon les estimations d’engager 90 millions $ dans le financement climatique au sein de la province et 20 projets couvrant 12,3 millions d’hectares en cours ou planifiés.
Plus globalement, les observateurs indiquent que la RDC gagnerait aussi à s’appuyer sur l’exemple du Gabon qui sur les dernières années à mener plusieurs démarches pour tirer une meilleure rémunération financière de ses ressources forestières. Le pays qui est un absorbeur net de carbone à travers ses forêts tropicales a été en 2021, le premier pays africain à obtenir des paiements basés sur les résultats pour la réduction des émissions dues à la déforestation et à la dégradation des forêts. Ce versement de 17 millions $ visait à primer les réductions réalisées par le Gabon en 2016 et 2017, par rapport aux niveaux d’émissions annuels de 2006 à 2015. Il s’inscrivait dans le cadre de l’accord conclu entre le Gabon et l’Initiative pour les forêts d’Afrique centrale (CAFI), une initiative multi-donateurs hébergée par l’ONU, en 2019, pour un total de 150 millions $ sur 10 ans. En janvier 2023, le pays a annoncé en qu’il comptait mettre sur le marché, 90 millions de tonnes de crédits carbone. Avec une prévision du prix du crédit carbone autour de 14 dollars, le pays s’attendait à près de 1,26 milliard $ comme retombées financières.
Espoir Olodo
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