Ivanhoe Mines a annoncé ce 8 janvier 2025 une production de 437 061 tonnes de concentré de cuivre à Kamoa-Kakula en 2024. Cette performance est conforme à sa fourchette prévisionnelle révisée (425 000 à 450 000 tonnes). Alors que la production 2024 est en hausse de 12 % par rapport à 2023, la compagnie canadienne vise plus haut en 2025 avec pour objectif de produire entre 520 000 et 580 000 tonnes de concentré de cuivre cette année.
Avec ses objectifs en 2025, Kamoa-Kakula devrait poursuivre sa montée en puissance attribuée notamment à la mise en service d’un troisième concentrateur sur le complexe en juin 2024, ce qui a porté la capacité de production installée à 600 000 tonnes par an. Ivanhoe prévoit d’ailleurs d’atteindre une production de plus de 600 000 tonnes de concentré de cuivre en 2026.
Il faut souligner que la hausse de la production de cuivre de Kamoa-Kakula contribue à celle de la RDC, qui est devenue en 2023 le deuxième producteur mondial de cuivre devant le Pérou. Le gouvernement congolais a cependant critiqué, au cours des derniers mois, le processus de vente du cuivre produit à Kamoa-Kakula, estimant que les prix négociés par son propriétaire ne respectent pas « les prix concurrentiels fixés sur le marché ». En Conseil des ministres début octobre 2024, le ministre du Portefeuille Jean-Lucien Bussa recommandait ainsi une implication de l’État dans la sélection des acheteurs de production de Kamoa.
Pour rappel, Kamoa-Kakula est une coentreprise comprenant Ivanhoe Mines (39,6 %), Zijin Mining Group (39,6 %), Crystal River (0,8 %) et l’État congolais (20 %).
Emiliano Tossou
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Le groupe chinois Zijin Mining a annoncé son intention de démarrer la production de lithium au premier trimestre 2026 sur le projet Manono, situé dans le sud-est de la République démocratique du Congo (RDC). Cette information a été rapportée cette semaine par Bloomberg, citant des déclarations obtenues par e-mail auprès de l’entreprise.
L’agence de presse américaine ne fournit pas de détails sur les bases de cette projection. Elle précise cependant que le groupe prévoit de débuter par la production et l’exportation de concentrés et de sulfates de lithium. Un raffinage local pourrait être envisagé par la suite, mais cela dépendra d’une amélioration significative de l’approvisionnement en énergie.
Zijin Mining, qui a acquis le projet en octobre 2023 suite à un accord avec la société congolaise Cominière, avait auparavant annoncé que le développement du projet Manono nécessiterait jusqu’à deux ans après la validation des études d’impact environnemental. À ce jour, aucune mise à jour n’a été communiquée concernant l’octroi ou non d’un permis environnemental pour le site.
Un projet retardé par un litige juridique
La sortie de Zijin Mining intervient alors que le projet Manono fait l'objet d'un litige entre la RDC et l'entreprise australienne AVZ Minerals. Cette dernière revendique le permis initial d’exploitation et accuse le gouvernement congolais d’avoir agi de manière illégale en octroyant une partie du site à Zijin Mining. En réponse, AVZ a engagé une procédure d'arbitrage et affirme que des injonctions internationales, qui ordonnaient la suspension des activités sur le site, ont été ignorées. L'entreprise australienne a récemment obtenu un financement de 15 millions de dollars pour soutenir ses efforts juridiques dans cette bataille. Parallèlement, AVZ fait face à des accusations de corruption liées au projet, des accusations qu'elle dément formellement.
Le différend juridique en cours entre la RDC et AVZ Minerals pourrait constituer un obstacle à la réalisation du calendrier de Zijin Mining. Toutefois, si l'échéance de 2026 est respectée, le projet Manono deviendrait la première exploitation de lithium en activité dans le pays, consolidant ainsi la position de la République Démocratique du Congo comme un acteur majeur dans la production de minéraux critiques. Cela permettrait également au pays de devenir le troisième plus grand producteur de lithium en Afrique, derrière le Zimbabwe et, plus récemment, le Mali.
Selon une estimation antérieure d'AVZ, le gisement de Manono contiendrait environ 400 millions de tonnes de ressources minérales titrant 1,65 % de lithium.
Olivier de Souza
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La hausse du salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) pour les manœuvres ordinaires, désormais fixé à 5 dollars par journée de travail en République Démocratique du Congo (RDC) à partir de la paie de février 2025, représente plus du double du seuil de pauvreté international, estimé à 2,12 dollars. Selon la Banque mondiale, ce seuil concernait 72 % de la population congolaise en 2022.
Ce salaire, qui doit en outre augmenter de 3 % chaque année si le travailleur reste dans la même entreprise pendant plus d’un an, pourrait contribuer à réduire le nombre de personnes vivant sous le seuil de pauvreté. Cependant, cela suppose que le texte soit effectivement appliqué, ce qui n’est pas encore garanti.
D’abord, parce que les manœuvres ordinaires concernés par cette décision restent vulnérables dans les négociations salariales. De plus, le fait que le SMIG soit fixé à la journée pourrait être exploité par les employeurs pour réduire le nombre de jours travaillés, évitant ainsi une hausse significative des salaires. Une telle stratégie, si elle se généralisait, pourrait atténuer l’impact positif attendu sur les revenus des travailleurs.
D’un autre côté, si l’augmentation des salaires est appliquée de manière optimale, deux conséquences microéconomiques potentielles doivent être envisagées. Pour les entreprises, cette hausse entraînera une augmentation des charges salariales sans garantie d’une amélioration correspondante de la productivité ni de revenus ou de marges supplémentaires. Le budget 2025 de l’État prévoit une augmentation de 22,5 % des dépenses brutes de personnel. Toutefois, il est difficile de mesurer la contribution du SMIG à cette prévision, car celle-ci intervient à la suite d’un ensemble de réformes et d’initiatives mises en œuvre en 2024, dont l’objectif était de résoudre les défis sociaux dans la fonction publique.
Du côté des consommateurs, les revenus additionnels pourraient accroître la demande de biens et services, alimentant une inflation déjà difficile à maîtriser depuis plusieurs années.
Par ailleurs, dans des économies largement dominées par le secteur informel, les hausses annoncées de revenus sont souvent interprétées par les commerçants comme une augmentation du pouvoir d’achat. Ces derniers tendent alors à relever leurs prix pour capitaliser sur ce pouvoir d’achat présumé. Cette réaction intervient même lorsque les effets réels d’une hausse du SMIG sur les coûts des facteurs et les possibilités de consommation supplémentaires ne sont pas encore totalement mesurés.
Georges Auréole Bamba
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Julien Paluku, Foreign Trade Minister of the Democratic Republic of Congo (DRC), already met twice this year with Meenu Pirohit, Managing Director of Zahira SPRL, the official distributor of TATA Motors and Mahindra vehicles in the DRC. After their second sitting, Minister Paluku said they discussed the possibility of setting up a car assembly plant and an industrial park in the country.
The project aligns with the DRC’s ambition to reduce import bills while optimizing its special economic zones, particularly the Maluku zone near Kinshasa. Besides, Paluku noted, that the talks are part of broader efforts to create more jobs and bolster the local economy.
In 2023, Suprême Auto inaugurated a bus assembly facility, becoming a key supplier of public transport services.
Zahira SPRL has been officially selling TATA and Mahindra vehicles in the DRC since 1993. Since then, its presence in the market has grown strongly, thanks to its affordable mobility solutions and robust after-sales service. With nearly 500 employees across Kinshasa, Lubumbashi, and Kolwezi, the company has evolved beyond a traditional dealership and is now poised to enhance its status through local assembly operations.
GAB
Between January and September 2024, Kibali Gold exported 19.55 t of gold from the Democratic Republic of Congo (DRC). This output was valued at $1.02 billion, according to the DRC’s Technical Cell for Mining Coordination and Planning (CTCPM). Bankable found that such a record hadn’t been achieved since 2020, value-wise. Volume-wise, the company exported less gold in 2024, compared to 2023, over the period reviewed. Meanwhile, the Kibali mine produced 4.91 t of gold.
In the first nine months of 2024, gold sold for $1,630.65 per ounce on average, against $1,315.31 in 2023, over the same period, thus 24% up year-on-year. Kibali Gold’s top stakeholders–Barrick Gold and AngloGold Ashanti–tried to take advantage of the surge in gold prices.
While Kibali Gold's performance is commendable, it highlights a persistent imbalance in gold exports from the DRC. A comparison between the price per ounce exported by Kibali and the average annual price set by the London Bullion Market Association (LBMA) reveals a systematic discrepancy, with this gap reaching its highest level since 2021 in the first nine months of 2024. Additionally, artisanally produced gold, now centralized and marketed by DRC Gold Trading (formerly Primera Gold), is estimated at $2,100 per ounce.
Écart entre les prix de Kibali Gold et ceux du marché
Due to the lack of transparency surrounding Kibali's gold marketing processes, it is difficult to determine the reasons behind these price discrepancies. Financial reports often lack detailed information that would help clarify these differences. However, several hypotheses can be considered.
One possibility relates to sales methods. Unlike other players who sell raw gold directly to buyers, Kibali Gold may utilize forward sales agreements or specific marketing structures that could affect the final price.
Another possibility relates to costs associated with transporting gold to international markets. The Kibali mine is located approximately 220 kilometers east of Isiro, Haut-Uele's provincial capital, which lacks a modern airport and reliable road infrastructure. Transportation options are limited to the Ugandan border town of Arua, about 150 kilometers to the west, or the Kenyan port of Mombasa, which is 1,800 kilometers away.
These logistical challenges likely incur additional costs for transporting and securing gold, ultimately reducing net selling prices. According to Kibali executives, marketing costs for 2024 are anticipated to range between $740 and $820 per ounce an expense that could partially explain this year's observed price variance.
In a press release issued in November 2024, Kibali Gold executives emphasized their company's economic contributions to the DRC. They reported generating $5.4 billion since operations began, including $1.66 billion in taxes and royalties and $2.87 billion in contractual services. Kibali Gold is the DRC’s largest industrial gold producer.
Assuming an average lifespan of 11 years for the firm’s 10 permits listed in the Mining Cadastre database, Kibali Gold’s contribution stands at an estimated value of $509 million per year compared to an average annual export value of $911.18 million, with 90% benefiting major shareholders Barrick Gold and AngloGold Ashanti.
Georges Auréole Bamba
The minimum daily wage doubled in the Democratic Republic of Congo (DRC), from $2.47 (CF7,075) in 2028 to $5.07 (CF14,500). The related decree was signed by Minister of Labor and Employment, Ephraïm Nametu, on December 31, 2024.
Set to take effect in February 2025, the change includes provisions for an annual increase of "at least 3% for each full year of uninterrupted service spent by the worker in the same company," according to the ministerial decree.
This decision stems from a social dialogue initiated in October 2024 among the Ministry of Labor and Employment, employers' organizations, and workers' unions. During these discussions, stakeholders recognized the urgent need to revise the SMIG to address the widening gap between minimum wage levels and the rising cost of living.
The wage increase comes amid a notable decline in inflation, which dropped from 23.75% on December 31, 2023, to 11% on December 28, 2024, according to data from the Central Bank. Additionally, on December 10, 2024, the government announced reductions in prices for basic necessities ranging from 5% to 11%, aimed at alleviating economic pressures on households and enhancing purchasing power.
The DRC's standard workweek consists of five or about 20 working days per month. This translates to a potential monthly SMIG of around $101.5 (CF290,000). Now, the challenge will be ensuring this new wage structure is effectively implemented across all sectors.
Charlène N’dimon
En 2023, la demande mondiale de batteries a connu une hausse de plus de 40 % par rapport à 2022, atteignant 850 GWh. Cette croissance est principalement alimentée par les ventes de véhicules électriques, qui représentent près de 90 % de la demande totale. Selon le rapport de l’Agence internationale de l’énergie (AIE) intitulé EV Battery Supply Chain Sustainability, cette tendance devrait se poursuivre, avec une demande multipliée par quatre d’ici 2030 et par sept d’ici 2035, dans le cadre d’un scénario basé sur le maintien des politiques actuelles.
Dans un scénario plus ambitieux, où les engagements climatiques annoncés par les pays seraient pleinement respectés, la demande mondiale de batteries pourrait être multipliée par neuf d’ici 2035. Si le secteur énergétique mondial atteignait la neutralité carbone à l’horizon 2050, comme envisagé dans le scénario NZE (Net Zero Emissions) de l’AIE, cette demande pourrait même être multipliée par douze.
Espoir
Ces prévisions optimistes pour le marché des batteries augurent de belles perspectives pour les matières premières critiques telles que le lithium, le cobalt et le graphite. Ces minéraux, essentiels à la fabrication des batteries, sont abondamment présents sur le continent africain. Cependant, ces marchés connaissent actuellement une période de turbulence, caractérisée par une baisse significative des prix.
Par exemple, le prix du cobalt a chuté de moitié en deux ans en raison d’une offre excédentaire. Selon le Cobalt Institute, un surplus sur le marché est déjà anticipé pour 2025, ce qui pourrait maintenir les prix à leurs niveaux actuels. À la Bourse des métaux de Londres, la tonne de cobalt s’échangeait à 24 300 dollars le 3 janvier 2025.
Le marché du lithium traverse également une période difficile : le prix de l’hydroxyde de lithium a chuté de près de 90 % depuis la fin de 2022. Selon Fastmarkets, les prix du spodumène de lithium ont enregistré une baisse de plus de 84 % entre mars 2023 et mars 2024. Kent Masters, PDG d’Albemarle, premier producteur mondial de lithium, prévoit que « les prix resteront bas plus longtemps ».
Le graphite n’échappe pas à la tendance baissière. D’après Fastmarkets, les prix du graphite ont chuté de 33,43 % en 2023, passant de 530 à 575 dollars la tonne en décembre 2023, avant de tomber à 450 dollars la tonne en octobre 2024. Ce niveau se rapproche du plus bas historique de 2020, établi à 430 dollars la tonne.
La baisse actuelle des prix des minéraux critiques pose un défi majeur aux économies africaines. Des pays comme la République démocratique du Congo, qui assure 70 % de la production mondiale de cobalt, le Zimbabwe et le Mali, acteurs clés pour le lithium, ou encore le Mozambique et Madagascar, importants sur le marché du graphite, comptent sur l’exploitation de ces ressources pour stimuler leur croissance économique. Cependant, dans plusieurs de ces nations, des inquiétudes émergent concernant la viabilité des stratégies adoptées pour ces minéraux et les éventuels retards dans le développement de nouveaux sites de production.
Défis
Lors du précédent boom des véhicules électriques, qui avait entraîné une flambée des prix de plusieurs métaux critiques, les pays africains, insuffisamment préparés, ont été largement dépassés par des concurrents, notamment chinois, qui ont saturé les marchés avec leur production. Cette fois-ci, pour tirer pleinement parti de la transition énergétique mondiale prévue d’ici 2030 ou 2035, ces nations devront adopter une approche différente en relevant plusieurs défis majeurs, notamment l’amélioration du cadre réglementaire, le renforcement des infrastructures, l’optimisation du climat des affaires, ainsi que le développement des compétences et de la main-d’œuvre.
Un rapport du Future Minerals Forum estime que 5 400 milliards de dollars d’investissements seront nécessaires d’ici 2035 pour soutenir la transition énergétique mondiale dans le secteur des minéraux critiques. L’Afrique y occupe une position stratégique. Les auteurs du rapport décrivent le continent comme une « alternative crédible à la domination de la Chine dans le raffinage et la transformation des minéraux critiques », grâce à l’abondance de ses ressources et sa proximité géographique avec les marchés européens et asiatiques.
Louis-Nino Kansoun, Agence Ecofin
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Le taux journalier du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG) du manœuvre ordinaire est revalorisé à 14 500 francs congolais (5,07 $), apprend-on d’un arrêté du ministre du Travail et de l’Emploi, Ephraïm Akwakwa Nametu, signé le 31 décembre 2024. Il passe donc du simple au double puisqu’il était de 7 075 francs congolais (2,47 $) depuis 2018.
Selon le texte, le nouveau taux journalier du SMIG entrera en vigueur dès février 2025. Il est majoré « de 3 % au moins par année entière de service ininterrompu passé par le travailleur dans une même entreprise », précise l’arrêté ministériel.
Cette décision est le résultat d’un dialogue social engagé en octobre 2024 entre le ministère du Travail et l’Emploi, les organisations patronales et les syndicats des travailleurs. Lors des discussions, les parties prenantes ont reconnu l’urgence d’une révision du SMIG pour réduire l’écart croissant entre le salaire minimum et le coût de la vie.
Cette décision intervient dans un contexte où l’inflation enregistre une nette amélioration passant de 23,75 % au 31 décembre 2023 à 11 % au 28 décembre 2024 selon les données de la Banque centrale. De plus, le gouvernement a annoncé le 10 décembre 2024 la baisse des prix des produits de première nécessité, allant de 5 % à 11 %. Une mesure visant à alléger le fardeau économique des ménages et à renforcer le pouvoir d’achat des Congolais.
Il faut rappeler qu’en RDC, la semaine de travail compte cinq jours, soit 20 jours ouvrés par mois, ce qui pourrait correspondre à un SMIG mensuel de 290 000 francs congolais, soit 101,5 $. Le défi consiste désormais à garantir l'application effective du texte par tous.
Charlène N’dimon
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In the DR Congo, cocoa and coffee are grown only on arable lands, not deforested areas. Julien Paluku, the Congolese Minister of Foreign Trade, said so on December 28, 2024, announcing the country’s intention to defend this position in an upcoming tripartite dialogue with the European Union (EU) and the UN Organization Stabilization Mission in the DRC (MONUSCO).
The DRC could have issues exporting its cocoa and coffee to the EU due to a "Zero Deforestation" law, which was rolled out on June 30, 2023. Under this law, the EU will no longer import agricultural products grown on deforested lands. Set to be fully enforced by October 2025, the law requires producers, exporters, and importers to provide geographical coordinates for product origins to ensure compliance.
However, the EU has expressed concerns about its ability to deploy investigators to verify the compliance of cocoa and coffee exports from the DRC amidst ongoing insecurity in the eastern region, the country’s main production area. Already, the situation has cost the DRC its Fairtrade and BIO certifications. "The exclusion of the European Union undermines efforts to reposition Congolese cocoa and coffee on the international market," lamented a collective of producers from Beni in North Kivu, emphasizing the sacrifices made to meet European standards.
Diversifying Outlets
To turn the tide, Minister Paluku suggested that the MONUSCO peacekeeping force certify that production fields are not located on deforested land. Paluku said the proposal will be discussed during an upcoming tripartite dialogue that could result in the DRC’s removal from the list of countries accused of environmental destruction.
Besides, the DRC has been drawing another strategy. This strategy has two major goals: intensifying special economic zones for bolstering local processing of agricultural products and diversifying export markets. The end goal is to depend less on the EU, broaden market access, and enhance economic resilience by adding value to raw materials. "These kinds of measures are being imposed on us because we don't process our products locally," Paluku noted.
The DRC also aims to produce 3 million tonnes of cocoa by 2030, a goal that could significantly boost the country's Gross Domestic Product (GDP). This target is ambitious given that global cocoa production reached 5 million tonnes in 2023, with Ghana and Côte d'Ivoire accounting for half of that total.
This article was initially published in French by Olivier de Souza
Edited in English by Ola Schad Akinocho
The electricity regulator (ARE) has granted Compagnie Minière Luisha (COMILU) eligible customer status. This allows the firm to have other power suppliers, besides the country’s power utility, the SNEL, for three years. The visa was officially granted on December 23, 2024, by Sandrine Mubenga Ngalula, General Manager of ARE. COMILU is 78% owned by China Railways Group Limited.
The eligible customer status is governed by the Electricity Act and a ministerial order issued by the Minister of Water and Electricity. It can be granted to any consumer that meets one of two criteria: having an installed capacity of over one megawatt or an annual consumption exceeding 5 gigawatt-hours for non-residential electricity use.
For now, it is unknown if COMILU will leverage its new status to import electricity or buy power from China Railway’s subsidiaries.
China Railway Group has been operating in the DRC since 2008 and is also involved in the Sicomines joint venture, a strategic partnership with the DRC. The company's subsidiaries, particularly COMILU, focus on producing copper cathodes; this requires substantial and consistent energy. However, the SNEL often struggles to meet these energy demands. As a result, mining operators often have to produce or import the needed input.
At a recent Makutano business forum that gathered experts from the DRC and beyond, the SNEL's director noted that mining companies spend nearly a billion dollars annually to compensate for the State’s energy deficits.
The sum represents a significant loss of opportunity for local electricity production in the DRC and is expected to continue rising. In 2024, 11 other companies, including major players such as Kamoa Copper (operated by Ivanhoe Mines), also received eligible customer status. This development allows these companies to diversify their electricity suppliers further, potentially reducing demand for locally generated electricity.
Georges Auréole Bamba