Facebook Bankable LinkedIn Bankable
Twitter Bankable WhatsApp Bankable
Bankable
Bankable
CLIMAT DES AFFAIRES

CLIMAT DES AFFAIRES (350)

Plusieurs véhicules de transport en commun n’ont pas circulé, le 26 janvier 2026, dans la ville de Kinshasa, en réaction aux nouvelles mesures annoncées par les autorités, a constaté Bankable. Cette situation a contraint de nombreux travailleurs, fonctionnaires, enseignants et élèves à parcourir de longues distances à pied dans plusieurs quartiers de la capitale.

Dans un communiqué publié le 19 janvier, le gouverneur de la ville-province de Kinshasa, Daniel Bumba, avait annoncé le lancement, à cette date, d’une opération de contrôle de conformité au Code de la route. Plus de 3 000 agents issus de la Police nationale et de différents services spécialisés du gouvernorat ont été déployés dans l’objectif de lutter contre les embouteillages, l’indiscipline routière et les accidents — des facteurs qui pénalisent, selon le gouverneur, la productivité, la qualité de vie et la sécurité dans la capitale.

D’après le communiqué, les contrôles portent notamment sur le permis de conduire, le contrôle technique, la vignette, l’autorisation de transport et l’assurance pour les véhicules destinés au transport en commun. Le gouvernorat insiste également sur l’obligation de respecter la grille tarifaire officielle. Les contrevenants s’exposent à des amendes, à l’immobilisation ou à la mise en fourrière de leurs véhicules.

À ces mesures s’ajoutent de nouvelles restrictions concernant les camions et les véhicules de livraison. Le gouverneur a précisé que les camions de 20 tonnes et plus, ainsi que les véhicules de livraison, ne pourront circuler que de 22 h à 5 h les lundis, mardis et mercredis. Les autres jours, les entrées dans la ville resteront autorisées de 22 h à 5 h, mais une fois à l’intérieur, ces véhicules pourront circuler, livrer et sortir sans limitation d’heures, dans le respect du Code de la route.

Cette disposition modifie partiellement la décision prise par le ministère de l’Économie en juin 2025, à la suite de trois semaines de grève des camionneurs provoquées par les restrictions de circulation. Le communiqué ministériel stipulait alors que tous les camions, quelle que soit leur charge ou leur configuration, étaient autorisés à sortir, circuler et livrer librement dans la ville de Kinshasa, à condition de respecter le Code de la route, tandis que les entrées dans la capitale demeuraient limitées à la plage horaire de 22 h à 5 h du matin.

Timothée Manoke

Lire aussi :

Kinshasa : fin de la grève des transporteurs, le ravitaillement reprend

Posted On mardi, 27 janvier 2026 03:57 Written by

Le ministère du Commerce extérieur de la République démocratique du Congo a annoncé la signature de plusieurs arrêtés ministériels portant reconduction des mesures de restriction temporaire d’importation. Ce renouvellement, valable pour douze mois, s’inscrit dans la stratégie nationale de réduction de la facture des importations et de protection de la production locale, présentée comme un levier de consolidation du Made in Congo.

Les arrêtés précisent les zones du pays concernées par ces limitations. Dans la partie Ouest, les mesures portent sur les faïences et carreaux, les barres de fer, l’alcool éthylique, ainsi que les conducteurs et câbles électriques en cuivre basse tension. Dans la partie Sud-Est, elles visent les cathodes en acier inoxydable, les détergents liquides et en poudre, ainsi que les conducteurs électriques en cuivre basse tension. Dans la partie Sud, elles concernent les conducteurs électriques en cuivre et en aluminium, les câbles non armés, les anodes en cuivre et en plomb, ainsi que les tubes et tuyaux rigides en polymère de l’éthylène. Pour l’importation des bières et des boissons gazeuses, l’interdiction concerne l’ensemble du pays.

Pour le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku (photo), ces mesures ont déjà produit des effets tangibles. Lors d’une interview en juin 2025, il avait notamment signalé une baisse sensible des prix des carreaux sur le marché de Kinshasa, attribuée à la montée en puissance de la production locale. Le gouvernement affirme également que certains produits autrefois importés sont désormais exportés. Les câbles électriques en cuivre fabriqués en RDC sont expédiés vers plusieurs pays de la région, notamment la Tanzanie, le Kenya et la Zambie. En 2025, le ministère indiquait par ailleurs que l’entreprise Saphir Ceramics, implantée dans l’Ouest du pays, exportait environ 300 000 mètres carrés de carreaux par mois vers le Congo-Brazzaville.

Plusieurs entreprises locales sont directement concernées par ces nouvelles mesures, qui prolongent un cadre de protection déjà en place. Proton, du groupe Rawji, produit des câbles électriques dans la zone Ouest. Mining Engineering Services (MES) fabrique des câbles électriques en cuivre à Lubumbashi, dans la partie sud-est. Fameco opère dans la production de barres de fer dans l’Ouest. Les sociétés brassicoles ainsi que les producteurs de boissons gazeuses — notamment Bralima, Bracongo, Brasimba et Varun Beverages, qui fabrique Pepsi à Kinshasa et développe une unité de production à Lubumbashi — figurent également parmi les bénéficiaires potentiels.

Timothée Manoke

Lire aussi :

La RDC prépare des mesures pour protéger son industrie face aux importations

Produits hygiéniques : la RDC suspend les importations dans plusieurs provinces

Emballages de ciment et minerais : le coup de pouce de l’État à Bags and Sacs

ZES de Maluku : Saphire Ceramics, pionnière de l’exportation

Posted On jeudi, 22 janvier 2026 02:01 Written by

La Banque centrale du Congo (BCC) prévoit d’encadrer plus strictement les plans de prévention et de redressement exigés des banques, dans le cadre du programme avec le Fonds monétaire international (FMI). Dans son rapport publié en janvier 2026, le FMI relaie l’engagement de la BCC d’adopter, d’ici juin 2026, une instruction précisant les informations à inclure dans ces plans, notamment « des scénarios de crise de liquidité » et des scénarios portant sur « la perte d’une ou plusieurs relations avec des banques correspondantes ».

Le FMI précise que la nouvelle instruction s’appuiera sur les démarches déjà engagées. « Sur la base des plans soumis par les banques commerciales en mai 2025 », la BCC doit procéder à un examen des accords de coopération transfrontalière avec les pays d’origine des maisons-mères des banques présentes en RDC, afin d’y intégrer des dispositifs de redressement et de résolution. L’enjeu est de clarifier, en amont d’une crise, la coordination entre superviseurs et groupes bancaires.

L’objectif des plans de prévention et de redressement est de tester la capacité des banques à faire face à un stress de trésorerie (en devises ou en monnaie locale) et à documenter des options de redressement réalisables (mobilisation d’actifs liquides, restrictions internes, déclenchement de mesures de continuité, etc.). Cette logique s’inscrit dans un chantier plus large : la BCC doit d’ailleurs établir, d’ici décembre 2025, un cadre d’assistance de liquidité d’urgence destiné aux institutions solvables confrontées à une illiquidité temporaire.

Dépendance aux correspondants

Il est aussi question de contrôler la dépendance des banques locales à leurs correspondants étrangers, relations indispensables pour exécuter ou recevoir des paiements internationaux, notamment en dollars. Le FMI souligne que, même si la liquidité agrégée est jugée adéquate, une vulnérabilité demeure : une part importante des actifs liquides est concentrée auprès de correspondants étrangers ou de banques mères, et ces relations manquent de supervision formelle par la BCC.

À fin juin 2025, les créances sur banques correspondantes atteignent environ 10,6 milliards de dollars, pour des dépôts en dollars dans le système évalués à 13 milliards. Or les relations entre les banques locales et leurs correspondants sont susceptibles de se dégrader, d’autant que la RDC n’a pas réussi à sortir de la liste grise du Groupe d’action financière (GAFI) en 2025, comme attendu. Ce maintien parmi les juridictions sous surveillance renforcée présente la RDC comme un pays à risque en matière de blanchiment d’argent, de financement du terrorisme et de prolifération des armes.

Au niveau international, plusieurs institutions documentent le recul des relations de correspondance bancaire dans des juridictions perçues comme plus risquées. Le FMI a déjà averti que la réduction de ces relations peut perturber certaines transactions (paiements commerciaux, remises, frais médicaux ou d’éducation) dans des pays comme la RDC.

Plan antichocs

À court terme, l’exigence de plans plus détaillés peut pousser les banques à une gestion plus prudente de leur bilan : davantage de liquidité de précaution, politique de crédit plus sélective et stress tests de résistance. Les scénarios de rupture de correspondants peuvent aussi conduire à renforcer les dispositifs de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, ainsi que les contrôles des profils clients, car le maintien de correspondants dépend souvent du coût et du niveau de conformité.

Mais l’objectif recherché est une meilleure capacité des banques à absorber des chocs sans rupture de service : continuité des paiements internationaux, accès maintenu aux circuits en devises et réduction du risque que des tensions de liquidité se transforment en crise de confiance. En parallèle, le FMI suit d’autres chantiers de stabilité financière, dont la mise en place d’un système de protection des dépôts prévu par la loi bancaire.

En ciblant explicitement la liquidité et la perte de correspondants, l’instruction attendue d’ici juin 2026 vise ainsi à formaliser des réponses « prêtes à l’emploi » face à deux vulnérabilités jugées structurantes pour le système bancaire congolais.

Pierre Mukoko et Boaz Kabeya

Lire aussi :

BCC : nouvelle baisse des taux, un test de confiance pour le franc congolais

Posted On mardi, 20 janvier 2026 10:31 Written by

Selon un rapport du Fonds monétaire international (FMI) publié en janvier 2026, la République démocratique du Congo (RDC) prévoit de renforcer, dès 2026, les capacités de contrôle de la Direction générale des douanes et accises (DGDA) par l’acquisition, « auprès de fabricants de renommée mondiale », d’équipements de contrôle non intrusifs, notamment des scanners de conteneurs et des scanners volumétriques, dans le cadre du programme de modernisation des douanes.

L’opération vise à améliorer la capacité de vérification des flux sans ouverture systématique des cargaisons, en s’appuyant sur des dispositifs technologiquement plus avancés. Selon le rapport, ces mesures s’inscrivent dans une stratégie plus large de sécurisation des recettes, en particulier dans les secteurs à forts enjeux de conformité. Les autorités indiquent ainsi vouloir accélérer le renforcement des contrôles sur les flux matériels liés aux exportations, afin de permettre une évaluation plus appropriée « des volumes, de la teneur minérale et de l’humidité des exportations ».

« Des études montrent que notre pays perd près de la moitié de ses recettes minières potentielles en raison de contrôles insuffisants sur les volumes et la teneur en métaux de valeur », affirment les autorités citées par le rapport.

Le document précise également l’approche opérationnelle recherchée : l’augmentation de la mobilisation des recettes doit se faire « sur la base du principe consistant à minimiser les contacts humains », via la mise en place d’outils tels que des bascules de pesage et des mécanismes de contrôle qualité « informatisés et non intrusifs ».

Parallèlement à ces équipements, les autorités annoncent aussi vouloir moderniser le partage d’informations « en s’appuyant davantage sur l’automatisation et la numérisation pour mettre en place une plateforme de partage d’informations au sein des administrations financières et entre elles ».

Le rapport précise que ce système intégré doit reposer sur des données essentielles, dont « les flux commerciaux, les données bancaires et les actifs », afin de renforcer le recoupement des informations et l’efficacité des contrôles.

Dans cette logique d’interconnexion, les autorités indiquent aussi vouloir veiller à ce que « la base de données de l’administration fiscale soit reliée au système d’information de la Direction générale du Trésor et de la comptabilité publique (DGTCP) ».

Le rapport présente cet ensemble de mesures comme un levier de modernisation et de fiabilisation des contrôles, dans le cadre des engagements du programme appuyé par le FMI.

Boaz Kabeya

Lire aussi :

Véhicules d’occasion : vers un durcissement des conditions d’importation en RDC

Posted On vendredi, 16 janvier 2026 13:58 Written by

Le différend opposant la République démocratique du Congo (RDC) à PayServices se cristallise autour d’un point central : la portée juridique des protocoles d’accord signés, début 2024, entre la société américaine et certains départements ministériels ainsi que des entités publiques, dans le cadre d’un projet de digitalisation de services publics.

Soutenant que ces documents ont valeur de « contrats », PayServices a saisi, le 8 janvier 2026, la justice de l’État de l’Idaho, où l’entreprise est basée, pour dénoncer leur « violation » et réclamer des dommages évalués à 4 milliards de dollars, selon Africa Intelligence, qui a révélé l’affaire dans un article publié le 13 janvier.

D’après ce média, l’entreprise affirme que l’État devait lui verser 20 millions de dollars au plus tard fin mars 2024, mais que ce paiement aurait été bloqué. Africa Intelligence rapporte aussi que PayServices estime avoir investi à perte plus de 90 millions de dollars, dont 72 millions de dollars pour le déploiement de sa « technologie » dans les systèmes de la Caisse générale d’épargne du Congo (Cadeco), un établissement financier public.

Des documents « à caractère exploratoire »

La publication a fait réagir les autorités congolaises. Dans un communiqué publié le 14 janvier, le ministère des Finances affirme que les protocoles d’accord et mémorandums d’entente signés avec PayServices sont « à caractère exploratoire ». Pour les services de Doudou Fwamba, ces instruments « ne constituaient pas (…) des actes de nature à engager financièrement le Trésor public ». Le ministère souligne qu’« aucune opération financière, aucune prise de participation de l’État, ni aucun engagement budgétaire » n’a été valablement conclu.

Dans ce contexte, les diligences menées par les services du ministère des Finances, après l’introduction d’une demande de paiement de 20 millions de dollars, ont conclu à « l’impossibilité légale de donner suite ». Une conclusion confortée, ajoute le communiqué, par l’existence de décisions de plusieurs autorités américaines « interdisant à la société PayServices de se présenter comme une banque ou d’exercer des activités bancaires ».

Dans un communiqué publié le jour même de la parution de l’article, le ministère du Portefeuille adopte une ligne similaire. Il affirme que PayServices « n’a jamais disposé de la qualité juridique d’établissement bancaire » au regard du droit américain et dénonce une « fausse apparence de régulation et de solvabilité ».

Accusations de corruption

Pour cette administration, les affirmations faisant état d’un investissement de 72 millions de dollars sont dépourvues de toute base juridique, budgétaire ou comptable, et ne correspondraient à aucun engagement ni décaissement effectif de la part de PayServices. Elle évoque une « manœuvre dolosive » visant à obtenir indûment l’accès aux ressources souveraines de l’État, et affirme que les vérifications internes ont établi que PayServices « n’était ni autorisée ni habilitée à recevoir ou gérer des fonds publics ».

Dans sa plainte, la société américaine soutient, pour sa part, que le projet a été saboté parce qu’elle a refusé de donner suite à des demandes de paiement de « pot-de-vin » formulées par plusieurs officiels impliqués dans le dossier. Le gouvernement congolais dément « formellement et catégoriquement » cette allégation, répond le ministère des Finances.

Pour plusieurs juristes approchés, un protocole d’accord peut, en effet, avoir valeur de contrat. « En droit civil, ce qui compte ce n’est pas le nom du document mais l’engagement pris par les parties », soutient l’un d’eux. À les en croire, seule une analyse des documents permettra de trancher. Or, cette analyse reste, pour l’instant, difficile : les protocoles n’étant pas publics, il est impossible de vérifier précisément la pertinence des arguments évoqués par chacune des parties.

Pierre Mukoko

Posted On jeudi, 15 janvier 2026 09:50 Written by

Le ministère de l’Économie nationale a annoncé que le remboursement des pertes et manques à gagner du troisième et du quatrième trimestre 2025 dans le secteur pétrolier interviendra après la certification du quatrième trimestre, prévue pour fin janvier 2026. Cette annonce figure dans un communiqué de presse rendu public le 12 janvier 2026.

Selon le ministère, la certification du troisième trimestre 2025 a déjà été réalisée en décembre 2025. Pour ce trimestre, les autorités ont certifié environ 34 millions de dollars pour la zone Ouest, avant consolidation nationale, selon des données officielles reprises par la presse économique. Le paiement des montants dus pour l’ensemble du second semestre 2025 dépend désormais de la validation finale du quatrième trimestre par le Comité de suivi des prix des produits pétroliers, qui réunit les ministères concernés, la profession pétrolière et les organismes publics impliqués.

Pour le premier semestre 2025, le Comité de suivi a certifié un total de 15,97 millions de dollars, couvrant le premier et le deuxième trimestre. Ces montants ont déjà été entièrement apurés, selon le ministère de l’Économie nationale.

Le communiqué rappelle également que les arriérés des exercices 2020 et 2021 ont été remboursés pour les sociétés pétrolières de la zone Sud (Katanga). Les dettes des sociétés pétrolières nationales envers la Société d’entreposage des produits pétroliers, la Société congolaise des industries de raffinage et la Cobil SPSA, pour la même période, ont aussi été réglées.

D’après les données disponibles, les compensations liées aux carburants en République démocratique du Congo étaient passées de 288,6 millions de dollars en 2023 à 31,5 millions de dollars en 2024, soit une baisse de près de 90 %.

Boaz Kabeya

Lire aussi :

Hausse du franc congolais : une nouvelle baisse des prix des carburants en préparation

Carburants : la consommation augmente, les subventions plafonnent à 16 millions $

Posted On mardi, 13 janvier 2026 16:28 Written by

Selon un communiqué publié le 7 janvier 2025, le ministère de l’Emploi et du Travail a annoncé le déploiement, à partir de février prochain, d’une mission de contrôle auprès des services privés de placement (SPP) opérant en République démocratique du Congo. Cette mission vise à vérifier la conformité des opérations et des méthodes de placement, ainsi que le respect des obligations légales envers la main-d’œuvre nationale.

Cette annonce fait suite à la clôture des opérations de vérification administrative lancées en octobre 2025, conformément au Code du travail et à l’arrêté portant agrément des SPP. À l’issue de ce processus, 176 services privés de placement sur 625 ont été déclarés en règle avec la réglementation en vigueur.

Le ministère précise que les SPP reconnus conformes disposent soit d’un agrément valide, soit d’une autorisation de fonctionnement pour ceux ayant moins de deux ans d’existence. Ils justifient également d’une situation régulière en matière de déclarations et de paiements des contributions patronales auprès de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP), de l’Office national de l’emploi (ONEM) et de la Caisse nationale de sécurité sociale (CNSS), ainsi que de la production des rapports trimestriels requis.

Le ministère rappelle que le recours à un SPP non agréé ou non régularisé constitue une infraction grave, passible de sanctions administratives et pénales. Par ailleurs, tout SPP ne figurant pas sur la liste officielle — y compris ceux s’estimant conformes mais omis — est sommé de se présenter au ministère au plus tard le 31 janvier 2026 afin de régulariser sa situation auprès de la commission ad hoc. Passé ce délai, l’agrément sera retiré, l’activité suspendue et des poursuites judiciaires engagées.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

Services privés de placement de main-d’œuvre : l’ultimatum de Massamba wa Massamba

Posted On lundi, 12 janvier 2026 16:35 Written by

Dans la province du Kongo-Central, la route nationale n°16 (RN16), qui relie la cité de Kisantu au territoire de Kimvula en traversant Madimba, continue de se dégrader, compromettant la circulation des personnes et des marchandises. Cette route assure l’évacuation des produits agricoles vers les centres de consommation de la province et joue un rôle clé dans le désenclavement de plusieurs localités rurales.

La RN16 revêt également une importance stratégique pour les populations riveraines, en facilitant les déplacements entre Kisantu, les différents secteurs du territoire de Madimba et, au-delà, jusqu’à Kimvula, proche de la frontière avec l’Angola.

Dès juin 2023, des alertes avaient été lancées sur la progression de têtes d’érosion le long de la RN16, notamment dans le secteur de Ngeba, où des effondrements menaçaient déjà la continuité du trafic entre Kisantu et Kimvula.

En octobre 2024, une autre érosion active avait été signalée à Ngidinga, à proximité d’installations communautaires, avec un risque réel de coupure de la route si aucune intervention n’était engagée. Malgré ces alertes successives, les travaux de réhabilitation durable n’ont pas été entrepris.

Depuis le début de la saison pluvieuse actuelle, la dégradation s’est accentuée. Plusieurs tronçons de la RN16 sont devenus difficilement praticables, la chaussée étant envahie par une boue argileuse qui ralentit fortement la circulation.

Les villages et secteurs de Ngeba, Nzuma, Kipemba, Ngidinga et Kinkosi-Luidi sont particulièrement affectés. Les temps de parcours se sont allongés et les transporteurs réduisent leurs rotations, exposant les usagers à des risques accrus d’accidents et d’isolement.

Boaz Kabeya

Lire aussi :

Corridor RDC–Angola : la réhabilitation de la route Nsioni–Mbaka-Khosi se prépare

Corridor RDC–Angola : lancement du bitumage de la route Kwilu–Ngongo–Kimpangu

Corridor RDC-Angola : les travaux d’asphaltage de la route Moanda–Yema lancés 

Posted On vendredi, 09 janvier 2026 10:01 Written by

Le ministre congolais de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a reçu en audience, le 6 janvier 2026, l’ambassadeur de la Zambie en République démocratique du Congo (RDC), Paulu Kosita. Les échanges ont porté principalement sur les questions de sécurisation transfrontalière, avec un accent sur le corridor routier Kolwezi–Lubumbashi, régulièrement emprunté par les transporteurs zambiens.

Selon la communication du ministère de l’Intérieur, cette rencontre s’inscrit dans un contexte marqué par des signalements d’actes d’insécurité dont seraient récemment victimes certains conducteurs zambiens sur cet axe du sud de la RDC, essentiel pour le commerce régional et l’acheminement des marchandises.

Face à ces préoccupations, le diplomate zambien a sollicité des garanties de la part des autorités congolaises quant à la protection des transporteurs. En réponse, Jacquemain Shabani a assuré de l’implication du gouvernement congolais afin de mettre un terme aux incidents signalés, en renforçant les dispositifs sécuritaires le long du corridor et en veillant à la protection effective des usagers de la route, sans distinction de nationalité.

Cette démarche intervient à la suite d’un incident survenu récemment à Sakania, cité frontalière entre la RDC et la Zambie. Selon des médias locaux, un transporteur zambien, identifié comme Golden Siwakwi, aurait été interpellé et placé en garde à vue après avoir menacé un ressortissant congolais à l’aide d’une machette. Relâché le 6 janvier 2025, le conducteur aurait invoqué la légitime défense.

La rencontre entre le ministre congolais de l’Intérieur et l’ambassadeur zambien s’inscrit également dans la perspective de la tenue prochaine de la Commission mixte défense et sécurité RDC–Zambie, prévue à Lubumbashi, dans la province du Haut-Katanga. Jacquemain Shabani a précisé que cette commission constituera un cadre de concertation privilégié pour ajuster et harmoniser les mesures sécuritaires le long de la frontière commune, dans le but de préserver les intérêts mutuels des deux États et de renforcer la sécurité transfrontalière.

Ronsard Luabeya

Lire aussi :

Corridor RDC-Zambie : une plateforme pour optimiser le transport et réduire les coûts

Posted On mercredi, 07 janvier 2026 14:42 Written by

La société OK Plast Sarl, spécialisée dans le recyclage des déchets plastiques en République démocratique du Congo (RDC), pourrait bénéficier du renouvellement des exonérations fiscales accordées par le décret du 19 décembre 2023. Lors de la 76ᵉ réunion du Conseil des ministres, tenue le 2 janvier 2026, la ministre de l’Environnement, Marie Nyange Ndembo, a présenté les conclusions de l’évaluation de ce texte, portant suspension de la perception de la taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des droits de douane sur certaines matières et biens issus du recyclage des déchets plastiques.

Selon la ministre, la commission ad hoc mixte chargée d’analyser l’impact de ce texte a émis un avis technique favorable à son renouvellement, en faveur des opérateurs du secteur. Les travaux de cette commission mettent notamment en avant la contribution du dispositif à la réduction de la pollution plastique, ainsi que son impact positif sur la création d’emplois.

À l’issue de cette présentation, le Conseil des ministres a recommandé que le dossier soit soumis formellement lors d’une prochaine réunion, afin de permettre un examen approfondi, assorti d’un avis circonstancié et de délibérations devant aboutir à une décision, notamment sur la gestion des déchets plastiques à Kinshasa et à l’échelle nationale.

Pour rappel, le décret concerné prévoit, pour une durée de 24 mois, la suspension des droits de douane et de la TVA à l’importation sur certaines matières premières utilisées dans la fabrication de préformes issues du recyclage des déchets plastiques. Les produits concernés incluent notamment le polyéthylène téréphtalate (PET), la soude caustique, les agents de surface organiques à usage industriel, les silicones sous forme primaire, le chlorure de sodium, ainsi que les colorants.

Ce texte fait suite à la convention de partenariat signée en 2022 entre le ministère de l’Environnement et OK Plast. Cette convention vise à encadrer leur collaboration dans le domaine de l’assainissement, en particulier pour la collecte, le traitement et le recyclage des déchets plastiques. Elle est conclue pour une durée de cinq ans, renouvelable après évaluation.

Ronsard Luabeya

Posted On mardi, 06 janvier 2026 18:42 Written by
Page 6 sur 25

 
 

Please publish modules in offcanvas position.