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CLIMAT DES AFFAIRES

CLIMAT DES AFFAIRES (352)

La Commission de la concurrence (Comco) a annoncé, dans un communiqué publié le 27 avril 2026, la fermeture de l’usine de la société Revin SARL, installée à Limete, à Kinshasa. Cette décision fait suite à la détection d’un principe actif pharmaceutique non autorisé dans l’une de ses boissons énergisantes. Selon le communiqué, cette annonce a été faite en collaboration avec l’Autorité congolaise de réglementation pharmaceutique (Acorep).

D’après la Comco, des analyses ont révélé la présence de sildénafil, une substance médicamenteuse utilisée notamment dans le traitement des troubles érectiles. Celle-ci aurait été introduite clandestinement dans une boisson énergisante commercialisée sous les appellations « Power Plus » et « Mutu Rouge ».

Le communiqué précise que cette substance, non mentionnée sur l’étiquetage, a été détectée à des concentrations jugées toxiques. Les autorités sanitaires estiment que la consommation de ce produit expose les utilisateurs à des risques importants, notamment des troubles cardiovasculaires pouvant entraîner la mort.

En conséquence, les autorités ont ordonné l’arrêt immédiat de la consommation de ces boissons, ainsi que leur retrait du marché. Elles appellent également la population à signaler tout point de vente qui continuerait à les distribuer. La Commission indique qu’une enquête judiciaire est en cours afin d’établir les responsabilités dans l’introduction et la commercialisation de cette substance.

La fermeture de l’usine s’inscrit dans le cadre du décret n°25/032 du 10 octobre 2025, qui définit les missions de la Comco, notamment en matière de protection des consommateurs et de lutte contre les pratiques commerciales frauduleuses. Cette opération s’inscrit également dans une dynamique de renforcement de la coopération interinstitutionnelle impulsée par le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba.

Cette affaire intervient dans un contexte marqué par des préoccupations croissantes autour de la qualité et de la sécurité de certains produits énergisants commercialisés localement. En novembre 2025, des médias avaient notamment rapporté le décès d’un homme à Kinshasa après la consommation d’un mélange de substances incluant des stimulants, dont une boisson de type « Mutu Rouge ». À ce stade, aucun lien direct n’a été officiellement établi entre ce cas et les produits visés par le communiqué.

Revin SARL est une entreprise basée à Kinshasa, active dans la production et la distribution de boissons industrielles, notamment des eaux en bouteille, des jus, des boissons gazeuses et des boissons énergisantes destinées au marché congolais.

Ronsard Luabeya

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Posted On mercredi, 29 avril 2026 13:47 Written by

L’Inspection générale des mines (IGM) a annoncé, le 27 avril 2026, la création d’une unité paramilitaire dénommée « Garde minière », dédiée à la sécurisation de l’ensemble de la chaîne d’exploitation des minerais en République démocratique du Congo (RDC). Selon son communiqué, cette unité aura pour principales missions la sécurisation des sites miniers, l’escorte des minerais depuis les zones d’extraction jusqu’aux unités de traitement et aux points de sortie, ainsi que le renforcement de la traçabilité le long de la chaîne de valeur.

Le programme est présenté comme étant financé à hauteur de 100 millions de dollars et inscrit dans le cadre de partenariats stratégiques, notamment avec les États-Unis et les Émirats arabes unis. Le calendrier évoqué prévoit le lancement du recrutement dès mai 2026, suivi d’une formation de six mois en collaboration avec la Maison militaire, avant un déploiement progressif. À terme, les effectifs pourraient atteindre plus de 20 000 agents, répartis dans les 22 provinces minières sous supervision de l’IGM d’ici à 2028.

Cette annonce a suscité des réactions critiques. Plusieurs Congolais rappellent notamment qu’il existe déjà une Police des mines intégrée à la Police nationale, chargée de missions de sécurisation et de contrôle dans le secteur. Ils soulèvent des interrogations d’ordre juridique, budgétaire et institutionnel, estimant que la création d’une nouvelle force pourrait entraîner un chevauchement avec les dispositifs existants.

En décembre 2015, la RDC a créé la Police des mines pour répondre aux besoins de sécurisation des opérations jusqu’ici assurées par des éléments des Forces armées de la RDC (FARDC), et interdire officiellement leur présence sur les sites. Mais plusieurs rapports ont continué à documenter des cas d’interférences persistantes, ainsi que des allégations de violations des droits humains, incluant des arrestations arbitraires, des extorsions ou des occupations illégales de sites.

Réformes du dispositif de lutte contre la fraude

Selon Africa Intelligence, le groupe minier Eurasian Resources Group (ERG) aurait même déposé une plainte contre des hauts gradés des FARDC pour des faits présumés d’exploitation illégale à échelle quasi industrielle sur certaines de ses concessions dans l’ex-Katanga. Ces activités auraient engendré des pertes estimées à près de 2 milliards de dollars par an pour l’entreprise et pour le Trésor public, selon cette source.

Dans ce contexte, l’IGM indique que la Garde minière vise à remplacer progressivement les éléments des forces de défense actuellement déployés dans les zones minières. Mais le communiqué reste muet sur son articulation avec la Police des mines. Le texte portant création, organisation et fonctionnement de la Garde minière devrait permettre d’y voir plus clair et d’en savoir davantage sur la chaîne de commandement, ainsi que sur les pouvoirs de cette unité en matière d’intervention, d’arrestation ou de contrôle.

Par ailleurs, cette initiative s’inscrit dans un contexte plus large de réformes du dispositif de lutte contre la fraude et la contrebande minières. En 2025, les autorités ont procédé à une réorganisation de la Commission nationale de lutte contre la fraude minière, dans un contexte de critiques liées à son efficacité et à sa couverture opérationnelle.

Sur le terrain, les difficultés de sécurisation de la chaîne logistique restent visibles. Dans le Haut-Katanga, des mesures telles que l’instauration d’escortes sécuritaires pour les camions transportant des cathodes de cuivre sur certains axes routiers ont récemment été mises en place afin de limiter les risques de pillage.

Enfin, la création de la Garde minière pourrait s’inscrire dans une logique de renforcement des capacités techniques, en lien avec des appuis extérieurs. Des informations relayées par la presse internationale font état du recours à des services de conseil en sécurité, notamment via des acteurs privés spécialisés, dans le but d’améliorer le contrôle des flux miniers et la sécurisation des recettes.

Timothée Manoke

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Posted On mardi, 28 avril 2026 10:36 Written by

Le président Félix Tshisekedi a instruit le gouvernement de mettre en place un dispositif opérationnel et coercitif pour lutter contre l’exploitation minière illicite dans les provinces du Maniema, de l’Ituri et du Bas-Uélé. Cette orientation a été annoncée à l’issue du Conseil des ministres du 24 avril 2026.

Au cœur de cette stratégie figure un mécanisme de saisie et de réaffectation des actifs issus des activités illégales. Celui-ci prévoit la saisie systématique des engins utilisés sur les sites clandestins, suivie de leur redistribution dans un cadre légal et transparent. Les équipements récupérés seraient ainsi réaffectés à des structures congolaises qualifiées, engagées dans une exploitation conforme aux normes environnementales et sociales.

Le dispositif intègre également des mesures de traçabilité et de sécurisation des sites, ainsi que l’identification, la poursuite judiciaire et la sanction, sans complaisance, de l’ensemble des acteurs impliqués, y compris leurs réseaux de soutien.

Cette dynamique devrait s’appuyer notamment sur une commission mixte associant les autorités provinciales, l’administration minière ainsi que les forces de défense et de sécurité. Déjà initiée par le ministre des Mines à l’issue de sa mission dans les zones concernées, cette structure est appelée à identifier les responsabilités et à proposer des mesures correctives.

Dans ce cadre, le chef de l’État a demandé aux ministres en charge de l’Intérieur, de la Défense, de la Justice et de l’Environnement d’appuyer les efforts du ministre des Mines afin de garantir une réponse à la hauteur des enjeux.

Par ailleurs, le ministre des Mines a été chargé de formuler, dans les meilleurs délais, des propositions visant à renforcer les capacités humaines, techniques et financières de l’Inspection générale des Mines, en vue d’améliorer durablement le contrôle et la régulation du secteur.

Pour Félix Tshisekedi, l’exploitation minière illicite constitue une « spoliation organisée » des ressources naturelles du pays. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, ces activités mobilisent des engins lourds pour l’extraction de l’or et d’autres minerais stratégiques, pour des valeurs se chiffrant en milliards de dollars par an, sans bénéfice pour le Trésor public ni pour les communautés locales.

Ronsard Luabeya

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Posted On mardi, 28 avril 2026 01:51 Written by

La République démocratique du Congo veut renforcer le suivi des exportations minières, depuis la sortie physique des cargaisons jusqu’au rapatriement des devises et à l’encaissement des recettes publiques. Lors du Conseil des ministres du 24 avril 2026, le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit le lancement, dans un délai de 30 jours, d’un audit sur la chaîne de captation des revenus miniers.

Cette décision intervient alors que les exportations du secteur restent à des niveaux élevés. Selon le compte rendu du Conseil, la RDC a exporté 3 100 234 tonnes de cuivre et environ 220 000 tonnes de cobalt en 2024. En 2025, les exportations de cuivre ont encore progressé pour atteindre 3 403 006,63 tonnes.

Pour l’exécutif, le problème ne se situe donc pas du côté de la production, mais dans la capacité de l’État à capter effectivement les revenus générés. Le compte rendu évoque une faiblesse dans la chaîne allant de l’exportation jusqu’à l’encaissement public, ainsi que le non-rapatriement d’une partie des devises minières.

Le rapatriement des recettes d’exportation est pourtant déjà encadré. La réglementation de change de la Banque centrale du Congo impose la domiciliation et le suivi des opérations de change via les banques agréées, avec l’intervention des services publics concernés dans le circuit d’information. Le Code minier révisé impose aussi aux titulaires miniers de rapatrier leurs recettes d’exportation : pendant la phase d’amortissement, les opérateurs peuvent conserver 40 % à l’étranger, mais doivent rapatrier 60 % dans un compte ouvert en RDC ; une fois l’investissement amorti, l’intégralité des recettes doit être rapatriée.

En 2025, la Banque centrale a durci les sanctions contre les opérateurs miniers et pétroliers ne respectant pas leurs obligations de change. Selon une analyse d’AKILI Consulting, les amendes pour non-déclaration de comptes à l’étranger ont été relevées de plus de 1 000 %, tandis que de nouvelles pénalités ont été introduites pour certaines pratiques, notamment les fausses déclarations ou le recours à des sociétés-écrans.

Renforcement de la chaîne de traçabilité

Le nouvel audit devra porter sur deux volets : le respect des obligations de rapatriement des recettes d’exportation et la gouvernance des joint-ventures ainsi que des actifs miniers de l’État. Il devra identifier les manquements, évaluer les recettes non perçues et proposer des mesures de redressement.

Le président a également demandé de finaliser l’interconnexion obligatoire entre les administrations et services intervenant dans la chaîne minière, notamment l’OGEFREM, l’OCC, la DGDA, la Banque centrale du Congo et les banques commerciales. L’objectif est qu’aucune opération d’exportation ou d’importation n’échappe à une chaîne intégrée de traçabilité.

À terme, les autorités veulent pouvoir suivre un même flux depuis le bordereau logistique jusqu’au paiement des droits, au rapatriement des devises et à l’encaissement effectif des recettes publiques. Les premières conclusions de ces travaux sont attendues au plus tard le 15 juin 2026.

Cette réforme vise à faire correspondre les performances du secteur minier avec une meilleure mobilisation des recettes publiques et une consolidation des réserves de change, présentées par l’exécutif comme un levier de souveraineté monétaire.

Boaz Kabeya

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Posted On lundi, 27 avril 2026 18:21 Written by

Le ministère du Commerce extérieur a reconduit les mesures de restriction temporaire d’importation des sacs et emballages de ciment ainsi que des sacs destinés aux minerais, communément appelés big bags, dans la partie sud-est de la République démocratique du Congo.

Selon une communication du ministère, l’arrêté a été signé le 17 avril 2026 par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku. Cette décision s’inscrit dans la continuité des mesures déjà prises en 2025 pour soutenir la production locale et limiter les importations dans les zones où une offre industrielle nationale est disponible.

Le dispositif prévoit toutefois des dérogations. En cas de nécessité d’approvisionnement dans des zones où les consommateurs rencontrent des difficultés d’accès aux produits locaux, les opérateurs économiques peuvent solliciter gratuitement une autorisation d’importation auprès du ministère du Commerce extérieur.

La demande doit préciser le lieu de destination de la marchandise ainsi que le numéro du lot concerné. Elle doit également être accompagnée de la liasse documentaire validée par le Guichet unique intégral du commerce extérieur, SEGUCE-RDC, faute de quoi elle peut être rejetée.

Cette mesure bénéficie notamment aux producteurs locaux d’emballages, dont Bags & Sacks, qui dispose d’une unité de production à Lubumbashi. Lancée en 2023, cette usine fabrique des sacs destinés au ciment, aux produits agricoles ainsi que des big bags utilisés dans le secteur minier.

Selon les données communiquées par l’entreprise, l’unité de Lubumbashi dispose d’une capacité annuelle de 2 millions de big bags et de 36 millions de sacs destinés aux secteurs minier, cimentier et agricole.

Bags & Sacks avait bénéficié de l’appui financier du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) pour son implantation dans le Haut-Katanga. L’entreprise est également en discussion avec l’institution pour un crédit complémentaire destiné à élargir sa gamme de produits et à renforcer son fonds de roulement.

Timothée Manoke

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Posted On samedi, 25 avril 2026 10:26 Written by

La République démocratique du Congo (RDC) monte d’un cran dans sa volonté de faire émerger un véritable contenu local dans le transport des marchandises destinées à l’exportation. Dans une décision signée le 17 avril 2026 par son directeur général, Miguel Katemb Kashal, l’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) donne 60 jours aux transporteurs étrangers pour se conformer à l’obligation de céder au moins 50 % de leurs parts de marché aux Congolais.

« À défaut, les entreprises principales bénéficiaires de leurs prestations sont tenues de résilier immédiatement les contrats conclus avec les transporteurs non conformes », précise la décision, qui cible clairement le secteur minier, pourvoyeur d’une part importante de l’activité. À l’expiration du délai, toute entreprise principale, en priorité minière, qui maintient une relation contractuelle avec un transporteur non conforme s’expose aux sanctions prévues par la loi du 8 février 2017 sur la sous-traitance, ajoute-t-elle. Ces sanctions peuvent aller jusqu’à une interdiction d’activité.

Le principe du 50-50 a été introduit par un arrêté ministériel de décembre 2024, sans toutefois être appliqué sur le terrain. Avec cette décision, l’ARSP accentue la pression sur les opérateurs miniers en vue de sa mise en œuvre. L’objectif affiché est de rééquilibrer un marché dominé par des opérateurs étrangers, notamment sur les corridors miniers reliant le Grand Katanga aux ports de la région, afin de capter une part plus importante de la valeur générée par le secteur minier, dans un pays où les exportations de cuivre dépassent 3 millions de tonnes par an.

Sur le terrain, les acteurs du secteur minier alertent sur les limites d’une mise en œuvre aussi rapide. « En 2024, les camions immatriculés en RDC représentaient moins de 5 % des flux de transport liés à l’import-export », explique un membre de la Chambre des mines de la Fédération des entreprise du Congo (FEC). « Passer de 5 % à 50 % en 60 jours n’est pas réaliste, même si l’objectif reste noble et doit être atteint à terme », ajoute-t-il. Surtout que, apprend-on, les transporteurs locaux font aussi face à des contraintes d’assurance et de conformité, qui limitent leur accès aux contrats internationaux.

Chantier structurel

« Les transporteurs étrangers dominent le marché parce qu’ils sont plus compétitifs », assure notre source. Et de s’interroger : « Les nationaux à qui l’on demande de récupérer ces marchés en 60 jours sont-ils prêts à offrir leurs prestations dans les mêmes conditions ? »

À ces difficultés internes s’ajoutent des obstacles régionaux. « Pour accéder à la Zambie, par exemple, les chauffeurs doivent obtenir un visa à l’avance, limité à 180 jours. Avec les rotations, ce quota est rapidement épuisé, alors que les chauffeurs d’autres pays bénéficient souvent de visas à l’arrivée. »

Les exigences logistiques du secteur minier constituent un autre défi. « Multiplier les transporteurs pour une même cargaison augmente les risques. Or, un écart de qualité à l’arrivée peut entraîner une baisse du prix du produit », souligne un autre acteur.

Entre ambition de souveraineté économique et contraintes opérationnelles, le passage effectif au 50-50 apparaît ainsi comme un chantier structurel, dont l’issue dépendra autant des réformes visant à améliorer le climat des affaires que de la capacité de régulation. Selon plusieurs témoignages, plusieurs entrepreneurs congolais préfèrent enregistrer leurs sociétés en Zambie, en Tanzanie ou en Afrique du Sud, parce que les conditions fiscales et opérationnelles y sont plus favorables.

Pierre Mukoko

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Posted On mardi, 21 avril 2026 11:39 Written by

Depuis ce 17 avril 2026, de nouveaux prix des produits pétroliers sont en vigueur en République démocratique du Congo (RDC). Ils consacrent une hausse des prix à la pompe ainsi qu’une nouvelle augmentation pour le secteur minier, exclu des subventions aux carburants depuis la mi-2025.

Selon les nouvelles structures des prix, dans la zone Ouest, qui sert généralement de référence, le prix à la pompe du litre d’essence est relevé de 2 440 à 2 640 francs congolais (FC), tandis que celui du litre de gasoil passe de 2 430 à 2 635 FC, soit une hausse respective de 8,2 % et de 8,4 %. Dans la zone Nord, ces prix s’établissent respectivement à 3 350 FC et 3 345 FC.

Dans la zone Sud, les prix du litre d’essence et du litre de gasoil sont fixés respectivement à 3 930 FC et 4 465 FC. À l’est du pays, où les contraintes logistiques sont plus importantes, le litre d’essence et le litre de gasoil passent respectivement à 4 400 FC et 5 600 FC.

S’agissant du secteur minier, dans la zone Sud, les prix du litre d’essence et du litre de gasoil ont été relevés de 22,6 % et de 28,4 %, passant respectivement de 2,08 à 2,55 dollars et de 2,43 à 3,12 dollars. Cette hausse intervient après une première augmentation de 30 % pour l’essence et de 43 % pour le gasoil à la mi-mars. Cela porte la hausse cumulée à 59,4 % pour l’essence et à 83,5 % pour le gasoil en l’espace d’un mois.

Pour la zone Est, les prix du litre d’essence et du litre de gasoil sont passés respectivement à 2,06 dollars et 3,1 dollars contre 1,60 dollars et 1,65 dollars en juillet 2025, soit une hausse de 28,7% et 88%.

Sécurisation de l’approvisionnement

Selon un communiqué du ministère de l’Économie nationale, cette révision a été validée à l’issue de la réunion du Comité de suivi des prix des produits pétroliers (CSPPP), tenue du 15 au 16 avril. Elle vise à concilier la préservation du pouvoir d’achat des ménages avec l’adaptation aux fluctuations du marché international.

Cette décision intervient dans un contexte de fortes tensions sur les marchés internationaux des hydrocarbures. Depuis le début du conflit au Moyen-Orient, les prix du baril de Brent oscillent autour de 100 dollars, contre 60 à 70 dollars en moyenne auparavant.

Pour sécuriser l’approvisionnement du marché intérieur en produits pétroliers, le gouvernement prévoit la mise en place d’un mécanisme de paiement d’avances en faveur des sociétés commerciales, avec l’appui des ministères sectoriels. Par ailleurs, le CSPPP a retenu le principe du paiement anticipé des avances liées aux pertes et au manque à gagner, en amont du processus de certification trimestrielle, afin de répondre aux contraintes de trésorerie des opérateurs dans un environnement économique sous pression.

Dans la même dynamique, les autorités congolaises explorent également de nouveaux circuits d’approvisionnement. Le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, étudie notamment la possibilité de recourir à la raffinerie Dangote, au Nigeria, afin de diversifier les sources d’importation et de réduire les tensions sur la chaîne logistique.

Ronsard Luabeya

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Posted On vendredi, 17 avril 2026 13:37 Written by

Le gouvernement congolais envisage de limiter le nombre de cartes SIM détenues par une même personne, dans le cadre d’un renforcement des mesures de lutte contre le banditisme et la criminalité liés à l’usage des services de télécommunications. La piste a été examinée lors de la 86e réunion ordinaire du Conseil des ministres tenue le 10 avril 2026.

Selon le compte rendu officiel, une séance de travail a réuni les responsables des services de sécurité, le ministère des Postes et Télécommunications, l’ l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC) ainsi que les opérateurs de télécommunications. Les analyses présentées à cette occasion ont mis en évidence un recours massif aux services télécoms par les auteurs d’actes criminels.

Dans l’attente de la mise en œuvre effective du fichier national d’identification, le gouvernement juge nécessaire d’adopter des mesures « urgentes, pragmatiques et immédiatement applicables ». Parmi elles figurent le renforcement des exigences d’identification pour l’acquisition des cartes SIM, la limitation du nombre de cartes SIM par individu, la relance de la campagne nationale d’identification et de sensibilisation des abonnés, y compris dans les zones rurales, ainsi que des dispositions spécifiques pour l’identification des abonnés étrangers.

Sur le terrain, cette orientation intervient dans un contexte de dysfonctionnements persistants dans la commercialisation des cartes SIM, selon les constats de la rédaction. Dans de nombreux points de vente, des puces sont proposées sous des identités déjà existantes, de sorte que les nouveaux acquéreurs utilisent parfois des lignes qui ne correspondent pas à leur identité réelle.

Pour se conformer aux exigences réglementaires, les utilisateurs concernés doivent ensuite se rendre dans les agences officielles des opérateurs, munis d’une pièce d’identité, afin de modifier les informations d’enregistrement. Cette situation entretient une part importante d’abonnés insuffisamment identifiés et limite, de fait, la traçabilité des communications. Fin mars 2026, les autorités travaillaient déjà sur l’interdiction des cartes SIM préenregistrées et sur le renforcement de la réidentification des abonnés.

Le chantier concerne un marché de grande taille. À fin septembre 2025, la RDC comptait 73,28 millions d’abonnements actifs en téléphonie mobile, pour un taux de pénétration de 65,3 %, tandis que la pénétration de l’Internet mobile atteignait 32,2 %, sur une population estimée à 112,2 millions d’habitants, selon les chiffres de l’ARPTC.

À ce stade, aucune mesure réglementaire détaillée n’a encore été publiée sur le plafond exact envisagé par abonné. Le Conseil des ministres acte surtout une orientation gouvernementale : mieux identifier les utilisateurs et réduire les marges d’anonymat dans l’usage des services télécoms afin de renforcer la sécurité publique.

Boaz Kabeya

Posted On mardi, 14 avril 2026 01:55 Written by

Dans un communiqué signé le 10 avril 2026, le ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, accorde 30 jours calendaires, à compter de la publication dudit communiqué, aux entreprises exerçant en République démocratique du Congo (RDC) pour régulariser la situation administrative de leur personnel expatrié. Passé ce délai, elles s’exposent à des sanctions pouvant aller jusqu’à la suspension de leurs activités et à la saisine de la juridiction compétente, avertit le ministère.

Dans le même document, le ministre annonce le lancement d’une opération nationale de contrôle renforcé et ciblé sur l’ensemble du territoire. Ferdinand Massamba wa Massamba affirme vouloir mettre fin aux pratiques illégales liées au recours abusif à la main-d’œuvre étrangère. Le texte vise notamment l’embauche de travailleurs expatriés sans autorisation préalable, ainsi que l’occupation par des étrangers d’emplois réservés aux nationaux. Le communiqué rappelle que ces pratiques constituent des infractions administratives graves au regard de la réglementation en vigueur.

En conséquence, les entreprises en situation irrégulière s’exposent à des mesures immédiates. Le ministère évoque notamment l’expulsion administrative des travailleurs concernés, en collaboration avec les services compétents, ainsi que la suspension partielle ou totale des activités des entreprises fautives. Le texte précise aussi que la responsabilité des dirigeants et responsables impliqués pourra être engagée conformément aux dispositions en vigueur.

Cette offensive intervient quelques mois après un assouplissement du cadre applicable à l’emploi étranger. En septembre 2025, un nouvel arrêté a relevé les quotas de travailleurs étrangers autorisés dans plusieurs secteurs. L’agriculture, les industries extractives, les industries manufacturières ainsi que le bâtiment et les travaux publics peuvent désormais employer des expatriés à hauteur de 6,5 % de l’effectif global des travailleurs nationaux. Les banques, l’immobilier, le commerce, les transports et les technologies de l’information sont, eux, plafonnés à 4 %.

La réforme n’a cependant pas supprimé l’obligation de respecter les autorisations préalables et les règles de priorité à l’embauche nationale. La Fédération des entreprises du Congo a d’ailleurs réuni ses membres autour de ces nouvelles règles, notamment sur les quotas autorisés et le fonctionnement de la Commission nationale de l’emploi des étrangers.

Cette campagne de contrôle intervient aussi dans un marché du travail sous forte pression. Le Rapport national sur l’emploi des jeunes estime que la RDC devra créer environ 9,6 millions d’emplois d’ici à 2030, puis près de 35 millions à l’horizon 2050, pour absorber la croissance de sa population active. Le même document indique que le taux de chômage, au sens strict du BIT, atteint 2,5 % chez les jeunes, contre 1,4 % chez les adultes, tandis que le chômage de longue durée touche plus de 60 % des jeunes.

Dans le même temps, les capacités de création d’emplois formels restent limitées. En 2025, l’ANAPI a agréé 96 projets représentant 5,13 milliards dollars d’investissements projetés, pour un potentiel de 8 383 emplois directs. Ces volumes restent modestes au regard des besoins structurels du marché du travail congolais.

PM, avec l’Agence Ecofin

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Posted On lundi, 13 avril 2026 13:03 Written by

Le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda, a lancé, le 5 avril 2026, les travaux de bitumage de la Route nationale n°1 sur le tronçon Kananga–rivière Kakangayi, dans le territoire de Kabeya-Kamwanga. Le projet s’inscrit dans le corridor économique transnational RDC–Angola, destiné à renforcer les échanges entre l’espace Kasaï et le marché angolais.

Selon les documents du projet et la communication officielle autour de la cérémonie, le chantier couvre un linéaire de 137,5 km réparti en trois lots. Le premier concerne la section Kananga–village Kasingi/Kashindi sur 45 km ; le deuxième va de Kasingi/Kashindi à Bena Mulongo sur 45 km ; le troisième relie Bena Mulongo à la rivière Kakangayi sur 47,5 km. Les trois lots sont confiés respectivement à la société Sino-Hydro Sokol, au groupement GGPI et à la société CFHEC.

Dans sa présentation technique relayée par le site officiel du gouvernorat du Kasaï Oriental, le projet prévoit une emprise de 15 mètres, une chaussée de 7 mètres de largeur et une durée globale des travaux de 30 mois.

Au-delà de la route principale, le programme comprend plusieurs aménagements connexes. D’après la Cellule Infrastructures et les documents liés à la BAD, il inclut 10 km de voiries répartis entre Kananga, Kabeya-Kamwanga et Munkamba, la construction du marché frontalier de Kalamba-Mbuji, de stations de pesage à Kalamba-Mbuji et à Munkamba, ainsi que des infrastructures socio-économiques et rurales : écoles, centres de santé, centres de formation, marchés, entrepôts, forages et pistes rurales. Le projet comporte également des actions de sensibilisation à la sécurité routière, aux violences basées sur le genre (VBG), au VIH/Sida et au Covid-19, ainsi qu’un volet de reboisement de 100 hectares entre Kananga et Kabeya-Kamwanga.

Le financement de cette phase 1 repose sur un don d’environ 69,8 millions de dollars et un prêt d’environ 105,2 millions de dollars, soit un appui total de près de 175 millions de dollars mobilisé auprès de la Banque africaine de développement et du Fonds africain de développement, dans le cadre d’un programme global de 650 millions de dollars. L’objectif affiché est d’améliorer le niveau de service de la chaîne logistique sur l’axe Mbuji-Mayi–Kananga–Kalamba-Mbuji (RDC) – Shikolondo–Dundo (Angola), tout en favorisant les échanges intra-régionaux et les conditions de vie des populations de la zone.

Pour le ministère et les autorités provinciales, cet axe doit contribuer au désenclavement du Grand Kasaï, à la baisse des coûts de transport et à la fluidification des échanges commerciaux. John Banza Lunda a également présenté la RN1 comme la colonne vertébrale du pays, appelée à se connecter vers le Kongo Central et vers le Katanga.

Ronsard Luabeya

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Posted On mardi, 07 avril 2026 13:30 Written by
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