Dans un communiqué daté du 20 août 2025 et signé par son directeur général, Popol Mabolia Yenga, le Cadastre minier (CAMI), organe chargé de la gestion du domaine minier en République démocratique du Congo (RDC), a rappelé aux titulaires de droits miniers leurs obligations réglementaires liées au démarrage des travaux.
Le document est accompagné d’une liste de 93 titres menacés d’annulation pour non-respect de ces dispositions légales. Sur ce total, 55 concernent des permis de recherche et 33 des autorisations d’exploitation. La liste inclut des acteurs de premier plan. Parmi eux, Tenke Fungurume Mining, avec deux titres couvrant six carrés miniers dans la province du Lualaba (territoire de Lubudi), et la Cimenterie de Lukala (Cilu), citée pour un titre portant sur cinq carrés miniers situés dans le territoire de Songolo, dans le Kongo Central.
Le CAMI s’appuie sur les articles 387 et 391 du Règlement minier, qui imposent aux titulaires de droits miniers et de carrières de fournir la preuve du commencement des travaux dans les délais prescrits : un an pour les permis de recherche, à compter de la délivrance du certificat, et de un à trois ans pour les autorisations d’exploitation, selon le cas, à partir de la délivrance du titre.
Tout manquement expose les opérateurs à la déchéance de leurs droits, suivie d’une annulation définitive après constat et instruction. Le Code minier prévoit par ailleurs que tout titulaire déchu est interdit d’obtenir de nouveaux droits miniers ou de carrières pendant une période de cinq ans.
Cette mise en garde intervient dans un contexte de fermeté accrue dans la gestion du domaine minier congolais. Le 4 août 2025, le CAMI avait déjà présenté au ministre des Mines son rapport d’assainissement du fichier cadastral, faisant état de la libération de 594 titres miniers et de carrières représentant 37 253 carrés miniers, soit 31 648 km² remis à disposition pour de nouveaux investisseurs. Le rapport signalait également la régularisation de 210 droits jusque-là en situation de force majeure, reclassés comme actifs et de nouveau soumis à leurs obligations fiscales, sociales et techniques.
En 2024 déjà, le processus d’assainissement avait conduit à l’annulation de plus de 1 000 titres non conformes, permettant au CAMI de réaliser 185,05 % de ses prévisions budgétaires au premier trimestre de cette année-là.
Timothée Manoke, stagiaire
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Japanese firm Solafune has signed a definitive agreement with the National Geological Service of Congo (SGNC), the Ministry of Mines announced on August 23, 2025. The deal, signed on the sidelines of the 9th Tokyo International Conference on African Development (TICAD9), was attended by Mines Minister Louis Watum Kabamba.
The document follows a memorandum of understanding reached in July. While details were not disclosed, the ministry said the first phase of the partnership “starts immediately” and introduces a platform combining satellite remote sensing and geospatial technology with artificial intelligence. The aim is to equip Congolese geologists with modern tools to improve knowledge of the national subsoil, about 90% of which remains unexplored.
Minister Watum Kabamba described the technology transfer as “a decisive step” for national technical services, urging the SGNC to fully exploit the tools to expand geological mapping and accelerate the discovery of new deposits.
The agreement comes as mining exploration in DR Congo increasingly turns to advanced technology. U.S.-based KoBold Metals, backed by Jeff Bezos and Bill Gates, is preparing to use satellite data and AI to explore Congolese deposits. The company has applied for a research permit covering 1,600 km² and signed an agreement with the mining cadastre (CAMI) to digitize geological archives preserved at the Royal Museum for Central Africa.
The Democratic Republic of Congo (DRC) has been officially removed from Japan's list of countries ineligible for credit, a key step in strengthening economic cooperation between Kinshasa and Tokyo.
The decision was made on the sidelines of the ninth Tokyo International Conference on African Development (TICAD9) in Yokohama, Japan. During a meeting with Japan's Minister of Economy, Trade, and Industry, Yōji Mutō, DRC's Deputy Prime Minister and Minister of National Economy Daniel Mukoko Samba praised the development, stating that it opens the door to larger Japanese financing.
"We have been on this list for a very long time. But thanks to partial debt relief, improved economic conditions, and maintaining the electoral cycle, all the guarantees have been given," Mukoko Samba said. "Today, economic cooperation is no longer limited to modest amounts of development aid but is open to major projects."
Beyond access to concessional loans, Kinshasa and Tokyo have agreed to begin negotiations for an investment promotion and protection agreement. The two parties also discussed energy cooperation and opportunities for sustainable economic projects.
Mukoko Samba noted that while a few Japanese startups are already present in the country, the absence of major corporations remains a gap to be filled. He said the DRC’s removal from the ineligible list is a strong signal to encourage their return and support structural projects in energy, infrastructure, and other strategic sectors.
Japan, which has a history of involvement in the DRC through iconic achievements such as the OEBK Bridge in Matadi and the Congo-Japan Boulevard in Kinshasa, could now strengthen its economic footprint with new investments.
Boaz Kabeya
En marge de la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9), la République démocratique du Congo (RDC) a été officiellement retirée de la liste des pays non éligibles aux crédits japonais. Cette décision marque une étape clé dans le renforcement de la coopération économique entre Kinshasa et Tokyo.
Le vice-Premier ministre et ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a salué cette évolution lors de son entretien avec Yōji Mutō, ministre japonais de l’Économie, du Commerce et de l’Industrie. Selon lui, cette réintégration ouvre la voie à des financements japonais de plus grande envergure.
« Nous sommes restés sur cette liste très longtemps. Mais grâce à l’effacement partiel de la dette, à l’amélioration des conditions économiques et au maintien du rythme électoral, toutes les garanties ont été données. Aujourd’hui, la coopération économique ne se limite plus à de modestes montants d’aide au développement, mais s’ouvre aux grands projets », a-t-il déclaré.
Au-delà de l’accès aux prêts concessionnels, Kinshasa et Tokyo ont convenu d’engager des négociations pour la signature d’un accord de promotion et de protection des investissements. Les deux parties ont également évoqué la coopération énergétique ainsi que les opportunités économiques durables.
Daniel Mukoko a rappelé que si quelques startups nippones sont déjà présentes dans le pays, l’absence de grandes entreprises demeure un manque à combler. Le retrait de la RDC de la liste des pays non éligibles constitue, selon lui, un signal fort pour encourager leur retour et soutenir des projets structurants dans l’énergie, les infrastructures et d’autres secteurs stratégiques.
Le Japon, déjà impliqué en RDC à travers certaines réalisations emblématiques comme le pont OEBK de Matadi ou le boulevard Congo-Japon à Kinshasa, pourrait ainsi renforcer son empreinte économique par de nouveaux investissements.
Boaz Kabeya
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La société japonaise Solafune est désormais liée au Service géologique national du Congo (SGNC) par un accord définitif. Le document a été signé, en présence du ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, en marge de la 9ᵉ Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD9), ont annoncé le 23 août 2025 les services de communication du ministère des Mines.
Cet accord, qui fait suite au protocole d’entente conclu en juillet dernier, n’a pas été rendu public. Mais selon le ministère des Mines, la première phase du partenariat, « qui démarre immédiatement », introduit en RDC une plateforme intégrant la technologie de télédétection satellitaire et géospatiale, couplée à l’intelligence artificielle. Objectif : doter les géologues congolais d’outils modernes pour améliorer la connaissance du sous-sol national, dont près de 90 % reste encore inexploré.
Pour le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, l’introduction de cette innovation marque « une étape décisive dans le transfert de technologie » au profit des services techniques nationaux. Il a exhorté le SGNC à exploiter pleinement ces outils afin d’élargir la cartographie et de faciliter la découverte de nouveaux gisements à travers le pays.
Solafune s’implante dans un contexte où l’exploration minière en RDC s’oriente de plus en plus vers l’utilisation de technologies de pointe. La société américaine KoBold Metals s’apprête déjà à exploiter les données satellitaires et l’intelligence artificielle pour explorer le sous-sol congolais. Soutenue par Jeff Bezos et Bill Gates, elle a déposé auprès du Cadastre minier congolais (CAMI) une demande de permis de recherche couvrant une superficie de 1 600 km². KoBold a également conclu un accord avec le CAMI pour numériser les archives géologiques conservées au Musée royal d’Afrique centrale.
Ronsard Luabeya
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La Société gazeuse du Kasaï Oriental (Sogakor), filiale de la Société Minière de Bakwanga (Miba), pourrait bénéficier d’un appui pour sa relance. La société sud-africaine Centurion Investment, qui revendique quarante ans d’expertise dans l’immobilier, la propriété industrielle et le commerce de détail, a exprimé son intention d’investir dans cette entreprise afin de redynamiser la production.
Le 21 août 2025, une délégation de Centurion Investment a été reçue par le gouverneur intérimaire du Kasaï Oriental, Augustin Mulemena. La mission s’est poursuivie par une visite des installations de la Sogakor, avec pour objectif d’établir un état des lieux et de définir les besoins en vue d’une solution durable.
Selon Valentin Daniel Kabongo, directeur gérant de la Sogakor, la relance de l’entreprise devra s’appuyer sur un plan de redressement ajustable en fonction de la vision conjointe avec Centurion Investment. Il insiste sur la nécessité de mettre en place une relance pérenne, capable de relever les défis structurels auxquels l’entreprise est confrontée.
En 2023, la direction de la Sogakor avait sollicité auprès du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) un appui financier de 2 millions de dollars pour relancer l’unité de production. La garantie de ce prêt devait reposer sur la valeur vénale du patrimoine de l’entreprise, estimée à 6 millions de dollars. Mais cette demande n’a jamais abouti.
Fondée en 1966 et basée à Mbuji-Mayi, dans la province du Kasaï Oriental, la Sogakor a cessé ses activités en 2017 en raison de difficultés financières et structurelles, avant d’être déclarée en faillite la même année. Elle produisait principalement des sodas et autres boissons gazeuses distribuées dans l’ensemble de la région du Grand Kasaï. La chute de la Sogakor s’inscrit aussi dans le contexte de la crise de la Miba.
Ronsard Luabeya
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Dans un entretien accordé à l’agence de presse américaine Bloomberg, le nouveau gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso, a affirmé que son mandat sera guidé par un objectif majeur : réhabiliter le franc congolais (FC) et réduire la dépendance structurelle du pays au dollar américain. « Nous devons faire en sorte que la population fasse de nouveau confiance à sa monnaie, car je ne pense pas que nous puissions construire un nouveau Congo avec une autre monnaie que la monnaie nationale », a-t-il expliqué.
En 2012, la RDC avait lancé une stratégie pour réduire sa dépendance au dollar et stimuler l’utilisation du franc congolais. Mais cette initiative « n’a eu qu’un impact marginal et la dollarisation reste très élevée », constate la Banque mondiale dans un rapport publié en juillet dernier. En 2024, le FMI estimait que près de 85 à 90 % des prêts et environ 95 % des dépôts étaient en devises étrangères, principalement en dollars. En 2025, le Fonds a confirmé la persistance de ces niveaux, toujours supérieurs à 90 %, illustrant la difficulté pour la BCC d’exercer une politique monétaire efficace.
La stratégie de Wameso pour s’attaquer à ce problème structurel repose sur trois piliers. Le premier consiste à stabiliser la monnaie grâce à des interventions ponctuelles sur le marché de change, une communication maîtrisée et une politique monétaire restrictive, tant que l’inflation n’est pas ramenée et consolidée à 7 %. Le deuxième vise à créer une demande structurelle de FC, en proposant des rendements attractifs sur les bons de la BCC et les obligations du Trésor libellées en monnaie nationale, tout en stimulant le crédit domestique, notamment dans le secteur de l’habitat. Enfin, le troisième pilier concerne la facilitation des paiements en franc congolais, en rendant son usage systématique dans les transactions numériques et de détail, afin que le recours au dollar cesse d’être l’option la plus simple.
Premières actions
Dès sa prise de fonction, Wameso a ordonné une injection de 50 millions de dollars sur le marché interbancaire, au taux de 2 776 FC pour un dollar. Cette intervention visait à calmer les tensions de change, conformément à la stratégie d’intervention adoptée en janvier dernier avec l’appui du FMI. Elle s’inscrit dans un cadre de politique monétaire déjà restrictive, avec un taux directeur maintenu à 25 % depuis août 2023, destiné à contenir l’inflation, établie à 8,5 % en glissement annuel fin juillet 2025.
Pour atteindre son objectif, l’ancien conseiller économique du président Tshisekedi doit également veiller à l’application des mesures décidées avant son arrivée. En juin 2024, la BCC avait par exemple imposé la reconfiguration de tous les terminaux de paiement électronique pour qu’ils n’acceptent que le franc congolais. Mais cette obligation, entrée en vigueur fin juillet 2024, n’est toujours pas respectée à ce jour.
De manière générale, la réussite de ce pari repose sur plusieurs conditions. Il faudra maintenir une crédibilité anti-inflation, de sorte que les taux d’intérêt réels positifs incitent ménages et entreprises à épargner en monnaie nationale. Le marché financier local devra aussi s’élargir, avec des instruments liquides et un marché secondaire actif pour asseoir la confiance. À cela s’ajoute une discipline budgétaire stricte : si le Trésor contraignait la BCC à financer le déficit, l’ancrage monétaire serait aussitôt remis en cause. Enfin, le fonctionnement transparent du marché de change sera essentiel pour éviter que les ajustements passent par le marché parallèle.
Risques
Les risques restent nombreux. Une transition trop rapide pourrait alimenter un marché informel de devises et fragmenter les prix. Des ventes de dollars non soutenues par des entrées suffisantes fragiliseraient les réserves internationales, qui couvrent actuellement à peine trois mois d’importations. Et une conversion trop brutale des portefeuilles bancaires du dollar vers le franc congolais pourrait accroître le risque de défauts de paiement.
Dans les prochains mois, trois indicateurs seront déterminants pour juger de la crédibilité de cette stratégie : l’écart entre le taux officiel et le taux parallèle, l’appétit du marché pour les instruments en franc congolais, et l’évolution de l’usage effectif du FC dans les paiements électroniques et mobiles. Si ces signaux passent au vert, l’économie congolaise commencera à se réapproprier sa monnaie.
En plaçant la dédollarisation au centre de son mandat et en l’affirmant dès ses premiers entretiens internationaux, André Wameso a donné le ton. La tâche est immense et semée de risques, mais la feuille de route est claire : stabiliser, créer de la valeur pour le franc congolais et en faciliter l’usage. Si l’exécution suit, il pourrait ouvrir une nouvelle ère de souveraineté monétaire pour la RDC.
Georges Auréole Bamba
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Key highlights:
• $70m first phase launched for Kalemie’s new industrial port.
• Project led by Jintai Mining–Tembo Majengo consortium on a 40-hectare site.
• Port to handle 2 million tonnes of goods annually, boosting DRC–Tanzania trade.
Preparatory work has begun on the future industrial port of Kalemie. This initial phase is valued at $70 million and is set to bolster trade between the Democratic Republic of Congo (DRC) and Tanzania.
The consortium Jintai Mining PTE Ltd and Tembo Majengo Company SARL, which signed its contract with Kinshasa in April, has started setting up a base camp on a 40-hectare site in Mutowa, about 30 kilometers from Kalemie. The camp will host staff and equipment for the works.
The first phase is slated for completion by end-2026. A second phase will expand capacity to 2 million tonnes of goods per year, strengthening the provincial economy and positioning Kalemie as a hub on the Central Corridor linking the DRC to Tanzania.
On August 15, Tanganyika Governor Christian Kitungwa, joined by a Transport Ministry delegation, inspected the site. He pledged close monitoring to ensure smooth progress. “All the necessary steps have been taken. Daily follow-up will continue until delivery,” he said.
The project forms part of Tanganyika’s multimodal development strategy and also includes oil terminals, shopping centers and related infrastructure, according to the governor’s office.
Kalemie’s port on Lake Tanganyika connects the DRC to Bujumbura in Burundi, Mpulungu in Zambia and Kigoma in Tanzania. According to official data, annual imports stood at about 60,000 tonnes in 2021, compared with 2,400 tonnes of coltan exports.
Ronsard Luabeya
Key highlights:
• Move unblocks long-delayed projects, including airports, stadiums and roads.
• Companies urged to open BGFI accounts before work starts.
BGFIBank RDC will serve as the guarantor for Congolese companies contracted under the Sino-Congolese infrastructure program. The latter has been delayed for over a year. The news was disclosed on August 21, during a meeting between the Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC) and the contractors.
The contractors, seven local firms, signed in June 2024. Since then, the work has not begun, due to the absence of advance guarantees demanded by Société d’infrastructures sino-congolaise (SISC SA), which oversees projects financed by Sino-Congolaise des Mines (Sicomines).
All contracts are worth $150 million. They stem from the fifth amendment of March 2024, under which Sicomines committed to pay $324 million annually for Congolese infrastructure until 2040, as long as copper prices stay above $8,000 per tonne.
Jean-Benoît Adimashi Okito, Managing Director of Adi Construct and spokesman for the subcontractors, welcomed BGFI’s intervention: “We want to take advantage of the short dry season to get things moving,” he said.
To operationalize the guarantees, the companies have been invited to open accounts with BGFI Bank. Forms have been distributed, though the bank has not yet disclosed its conditions. The step follows a July 23 meeting that examined financing obstacles, work start-ups and performance expectations.
The beneficiary companies — including Adi Construct, Horizon Corporation, Hawa Limited, 2K Service, Mirage Construct, Mont Gabaon and Léopards Construct — are tasked with projects across the country. These range from university buildings and stadiums in Mbandaka, Kananga and Bunia, to the modernization of airports in Tshikapa and Lodja, and the rehabilitation of major roads such as the RN25 in Haut-Uele.
The Sino-Congolese program, first signed in 2008 and often called the “contract of the century,” is built on a resource-for-infrastructure model: mining concessions exchanged for public works. APCSC oversees the deal’s implementation, while the Agence congolaise des grands travaux (ACGT) monitors quality and compliance on sites.
Ronsard Luabeya
La BGFIBank RDC a accepté de se porter garante des entreprises congolaises sélectionnées pour la réalisation des infrastructures dans le cadre du programme sino-congolais. L’annonce a été faite le 21 août 2025, lors d’une réunion entre l’Agence de pilotage, de coordination et de suivi des conventions de collaboration (APCSC) et les sociétés concernées.
Depuis la signature de leurs contrats en juin 2024, sept entreprises éprouvent des difficultés à lancer leurs projets, faute de garanties préalables exigées par la Société d’infrastructures sino-congolaise (SISC SA), chargée de l’exécution du programme financé par la Sino-Congolaise des Mines (Sicomines), une coentreprise entre la Gécamines et un consortium chinois (Crec, Sinohydro, Zhejiang Huayou). La nature exacte des garanties n’a pas été précisée.
D’une valeur cumulée de 150 millions de dollars, ces contrats ont été attribués à la suite du cinquième avenant signé le 14 mars 2024. Selon ce document, la Sicomines s’est engagée à verser jusqu’en 2040 une enveloppe annuelle de 324 millions de dollars destinée au financement d’infrastructures en RDC, sous réserve que le prix du cuivre reste supérieur ou égal à 8 000 dollars la tonne.
Pour contourner cet obstacle, l’APCSC a sollicité l’appui de la BGFI Bank. Selon Jean-Benoît Adimashi Okito, directeur général d’Adi Construct et porte-parole des sous-traitants, cette intervention permettra aux entreprises de satisfaire aux conditions requises et de lancer effectivement les chantiers. Il a précisé : « Nous voulons profiter de la petite période de la saison sèche pour faire avancer les choses. »
Ouverture des comptes
Pour concrétiser cette garantie, les entreprises ont été invitées à ouvrir des comptes auprès de la BGFI Bank. Des formulaires ont été distribués, mais les conditions imposées par l’institution financière n’ont pas encore été communiquées. Cette démarche s’inscrit dans la continuité d’une réunion tenue le 23 juillet, consacrée aux obstacles liés au financement, au démarrage effectif des travaux et à la performance attendue des entreprises.
Les sociétés concernées sont Adi Construct, Horizon Corporation Sarl, Hawa Limited, 2K Service, Mirage Construct, Mont Gabaon et Léopards Construct. Elles sont chargées de plusieurs projets à travers le pays, dont l’Université de Mbandaka (Équateur), le stade de Kananga (Kasaï-Central), les aéroports de Tshikapa (Kasaï) et de Lodja (Sankuru), la viabilisation de Lumumba-ville (Sankuru), la réhabilitation du bâtiment principal de l’ISP de Bukavu (Sud-Kivu), la construction du stade de Bunia (Ituri), ainsi que la réfection de routes comme celle de Kamba (Kongo Central) ou la RN25 Isiro–Mpoko (Haut-Uele).
Le programme sino-congolais est issu de la convention minière conclue en 2008 entre la RDC et un consortium d’entreprises chinoises. Présenté lors de sa signature comme le « contrat du siècle », cet accord repose sur un échange : des concessions minières en contrepartie d’infrastructures publiques.
Dans ce cadre, l’APCSC veille au respect des engagements contractuels entre la RDC et ses partenaires. Elle définit les priorités et coordonne l’action des parties prenantes. De son côté, l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) est chargée de contrôler la qualité des ouvrages, de suivre l’avancement des chantiers et de garantir le respect des normes techniques.
Ronsard Luabeya
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