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Equipe Publication

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Sur la plateforme XE.com, un dollar américain valait 2 707 francs congolais (FC) le 25 septembre 2025, marquant un niveau de vigueur inédit depuis janvier 2024. La devise locale s’est appréciée de 6,7 % par rapport au billet vert depuis le début du mois et de plus de 5 % depuis janvier, confirmant une dynamique de raffermissement qui tranche avec sa trajectoire habituelle, généralement marquée par la dépréciation.

Sur le marché parallèle, les taux sont légèrement supérieurs. Toutefois, la prédominance du secteur bancaire formel qui concentre près de 97 % des transactions en devises limite l’impact macroéconomique des cours informels. Ce raffermissement s’inscrit dans un contexte où les autorités multiplient les signaux de fermeté pour défendre la monnaie nationale.

À Kinshasa, le gouvernement met en avant l’efficacité d’une action concertée. La Banque centrale du Congo (BCC) a relevé les réserves obligatoires des banques commerciales, asséchant une partie de la liquidité et freinant l’expansion du crédit. Parallèlement, le Trésor dit avoir resserré ses dépenses et amélioré la collecte fiscale. Ces mesures « ont permis de contenir l’inflation et de stabiliser le franc congolais dans un environnement international chahuté », explique le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba.

Une dynamique fragile

Les chiffres confortent ce discours : au 18 septembre, les réserves de change atteignaient 7,44 milliards de dollars, en hausse de plus de 50 % par rapport à l’an dernier, offrant une couverture équivalente à près de trois mois d’importations.

À l’international, l’affaiblissement généralisé du dollar joue aussi en faveur du FC. Le billet vert a perdu plus de 11 % face aux grandes devises au premier semestre 2025, sa deuxième plus mauvaise performance depuis la fin du système de Bretton Woods en 1973, selon Morgan Stanley.

Mais cette tendance reste fragile. La courbe du dollar pourrait s’inverser si la Réserve fédérale américaine ralentissait son cycle de baisse de taux ou si les investisseurs revenaient vers les actifs en dollars en cas de tensions géopolitiques.

L’économie congolaise montre également des signaux d’alerte. Le déficit budgétaire cumulé de l’État atteignait déjà 3 265 milliards de FC sur les huit premiers mois de l’année, malgré un excédent ponctuel en avril. Les recettes de la Direction générale des impôts ont largement dépassé les prévisions, mais l’explosion des dépenses sécuritaires et humanitaires continue de creuser le besoin de financement.

Le paradoxe d’une monnaie forte

Le secteur extérieur n’est pas épargné. Les exportations congolaises ont reculé de près de 18 % à fin juillet 2025, pénalisées notamment par la suspension des ventes de cobalt, alors même que les prix mondiaux restent porteurs. Dans le même temps, les importations ont progressé de près de 6 %, accentuant la dépendance vis-à-vis du dollar. Selon le Fonds monétaire international (FMI), l’accélération des sorties de devises liées aux importations constitue désormais l’un des principaux risques pour la soutenabilité des réserves de change de la RDC.

Si la politique monétaire restrictive a permis de calmer l’inflation (ramenée à moins de 6 % en rythme annuel), elle pèse aussi sur l’investissement privé. L’accès au crédit reste limité dans une économie où la demande intérieure demeure largement insatisfaite. Le paradoxe est net : une monnaie plus forte, mais un tissu productif privé qui peine à se développer faute de financements adaptés.

Le franc congolais profite aujourd’hui d’une conjonction rare de facteurs : discipline budgétaire relative, politique monétaire restrictive et environnement international favorable. Mais cette stabilité reste précaire. Si la croissance des importations en dollars n’est pas contenue et que les exportations ne redémarrent pas, les réserves de change pourraient s’éroder rapidement, ouvrant la voie à un retour de la volatilité.

Pour l’heure, la devise congolaise s’offre un répit bienvenu. Mais comme souvent en RDC, la question n’est pas tant de savoir si la tendance tiendra, que de savoir jusqu’à quand.

Georges Auréole Bamba

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Le ministère des Mines a retiré 26 titres miniers à 14 entreprises pour non-paiement des droits de superficie et non-démarrage des travaux. La décision est contenue dans une série d’arrêtés ministériels rendus publics le 19 septembre 2025 par le Cadastre minier (Cami), chargé de la gestion du domaine minier en République démocratique du Congo (RDC).

Selon le Cami, 13 sociétés ont perdu 20 titres pour défaut de paiement des taxes de superficie, tandis qu’une société a été sanctionnée par la perte de 6 titres pour n’avoir pas démarré ses activités. Les titres concernés incluent des permis de recherche, d’exploitation, de rejets, d’exploitation de petite mine, ainsi que des autorisations d’exploitation de carrières permanentes.

Les entreprises visées sont : Cimenterie du Katanga (Cimenkat SAS), Congo Mining Corporation Sarl, Congo Progress Mining SA, Gichon Luiza Sarl, Golden Africa Ressources, JK Minerals Sarlu, Lutwika Mining Sarl, Mankumbwa Yasupa Godefroid, Minière du Congo, SEK, Société d’appui logistique au Katanga, Xin Da Mining Sarl, Xin Hao Mining Sarl et Ya Fei Mining.

Cette mesure s’appuie sur l’article 289 du Code minier révisé en 2018, qui prévoit la possibilité de recours devant les instances compétentes dans un délai de 30 jours suivant la notification et l’affichage de la décision. À défaut de recours, la déchéance est inscrite dans le registre du Cadastre minier et publiée au Journal officiel.

Ce retrait de titres s’inscrit dans un contexte de fermeté accrue dans la gestion du domaine minier. Le 4 août 2025, le Cami avait déjà retiré 594 titres miniers et de carrières, représentant 37 253 carrés miniers, soit 31 648 km² remis à disposition de nouveaux investisseurs.

Dans la même dynamique, le 5 septembre 2025, la direction des Mines a transmis au Cami 90 procès-verbaux constatant le non-commencement des travaux de recherche, de développement et de construction, en application de l’article 197 du Code minier. Les titulaires concernés disposent de 45 jours à compter de la date d’affichage pour présenter leurs moyens de défense, conformément à l’article 561. Faute de réaction dans ce délai, leurs permis seront frappés de déchéance.

Ronsard Luabeya

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Directeur général adjoint jusqu’alors, Louis-Blaise Londolé a été installé, le 23 septembre 2025, comme directeur général intérimaire de la Régie des voies aériennes (RVA), entreprise publique chargée de la gestion des infrastructures aéroportuaires en République démocratique du Congo. Sa désignation comme intérimaire fait suite à la suspension de Léonard Ngoma Mbaki, intervenu cinq jours plutôt.

Cette suspension décidée par la ministre du Portefeuille, Julie Mbuyi Shiku, intervenue après la coupure d’électricité survenue à l’aéroport international de N’Djili dans la nuit du 9 au 10 septembre. La tour de contrôle et le balisage des pistes avaient été plongés dans le noir, paralysant les opérations aéroportuaires pendant de longues minutes. Cet incident a retardé l’atterrissage de l’avion présidentiel et perturbé plusieurs vols commerciaux, suscitant une vive polémique sur les dysfonctionnements persistants dans la gestion des infrastructures aéroportuaires.

La ministre du Portefeuille a justifié la suspension de Ngoma Mbaki par la nécessité de mener une enquête approfondie sur les circonstances de la panne et d’évaluer les responsabilités dans la gestion de la RVA.

Dans un communiqué publié le 23 septembre, l’Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE) a indiqué avoir commis une mission d’investigation pour déterminer les causes de la coupure. Composée d’experts techniques, d’officiers de police judiciaire et d’un expert juridique senior, cette mission a travaillé pendant quatre jours à l’inspection de la nouvelle et de l’ancienne centrale thermique, de la sous-station SNEL-RVA, de la nouvelle tour de contrôle et de l’aérogare internationale.

Les constats de l’ARE révèlent que l’aéroport de N’Djili est alimenté par une sous-station partagée avec les populations riveraines. L’accroissement des charges, lié à l’urbanisation rapide des zones environnantes, compromet la fiabilité de l’approvisionnement électrique du site.

Au terme de son enquête, l’ARE a formulé trois recommandations majeures : renforcer les infrastructures électriques de l’aéroport pour garantir leur autonomie vis-à-vis des fluctuations du réseau SNEL, mettre en place des solutions de secours fiables afin d’assurer la continuité des opérations critiques, et accélérer la mise en conformité des installations stratégiques pour réduire les risques de récidive.

Louis-Blaise Londolé devra intégrer ces recommandations dans ses priorités afin d’atteindre les objectifs fixés par sa hiérarchie : la modernisation et la mise à niveau des aéroports et aérodromes gérés par la RVA.

Timothée Manoke

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L’Association kényane des commissionnaires en douane (KIFWA) a signé, début septembre, un protocole d’accord avec la société suisse Viaservice. Ce partenariat introduit un nouveau système de garantie pour les conteneurs : au lieu d’exiger un dépôt intégral, Viaservice facture une garantie équivalente à un pourcentage de la valeur réelle du conteneur vide.

Jusqu’à présent, tout conteneur – propriété de l’armateur – ne pouvait quitter le port de Mombasa qu’après le versement d’une caution en liquide, destinée à garantir son retour à temps et sans dommages. Les importateurs vers la RDC devaient mobiliser jusqu’à 5 000 dollars par conteneur, contre seulement 500 dollars pour un conteneur de 20 pieds et 1 000 dollars pour un 40 pieds destinés au marché kényan ou à d’autres pays jugés moins risqués que la RDC.

Pour les opérateurs, cette exigence représentait une charge lourde et difficile à réunir, nécessitant souvent d’attendre les jours ouvrables des banques pour effectuer le dépôt. Ces délais entraînaient la stagnation des cargaisons, des frais d’entreposage supplémentaires et contribuaient à la congestion du port de Mombasa.

Avec l’arrivée de Viaservice, une alternative est désormais proposée. L’entreprise assure que ce mécanisme sera digitalisé, accessible en continu et moins coûteux, sans toutefois préciser les modalités. Cette disponibilité permanente devrait fluidifier le traitement des cargaisons, réduire les retards et limiter les surcoûts pour les importateurs.

Déjà, quatre compagnies maritimes, dont CMA CGM et MSC/Ocean Freight, ainsi qu’environ 25 % des sociétés de transit et de dédouanement enregistrées au Kenya, ont signé des protocoles similaires avec Viaservice, rapporte le média The EastAfrican.

Selon l’Organisation mondiale du commerce (OMC), près de 1,5 milliard de dollars étaient jusqu’ici immobilisés dans ces cautions en Afrique de l’Est. Ces ressources pourront désormais être réinjectées dans d’autres activités, comme le paiement des frais portuaires ou l’expansion des entreprises. Les petites structures, jusque-là incapables de réunir de telles sommes et contraintes de se retirer du secteur, devraient ainsi retrouver une marge de compétitivité face aux grandes compagnies.

Cette évolution s’inscrit dans un contexte de forte concurrence régionale. Le port de Dar es-Salaam, en Tanzanie, avait déjà adopté ce système dès 2018, également avec Viaservice. L’extension de cette solution au Kenya permet désormais à Mombasa de se mettre au niveau, alors que les deux pays se disputent l’acheminement des importations vers les pays enclavés de la région, notamment la RDC.

Timothée Manoke

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Alimentée par des partenariats opaques entre opérateurs chinois et congolais, cette ruée minière appauvrit aussi les communautés locales et prive l’État de précieuses ressources fiscales.

Selon un rapport publié le 17 septembre 2025 par l’ONG néerlandaise PAX, l’exploitation illégale de l’or par des ressortissants chinois, associés à des partenaires congolais, a endommagé plus de 250 kilomètres de cours d’eau entre fin 2020 et 2025 dans la province du Haut-Uélé, au nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), tout en perturbant le mode de vie traditionnel des communautés locales.

Intitulé « RDC : une ruée vers l’or illégale dans le Haut-Uélé a dévasté des rivières et nui aux populations », le rapport se base sur une analyse d’images satellites et de documents officiels, des visites de sites miniers et des entretiens avec des activistes de la société civile, des victimes et des responsables locaux. Il en ressort que les mineurs ont exploité les cours d’eau et leurs berges de manière semi-industrielle, jour et nuit, à l’aide d’engins lourds. Ils ont creusé sur des étendues de 50 à 400 mètres de large, souvent le long de dizaines de kilomètres de rivières et de ruisseaux, d’après les images satellitaires.

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À certains endroits, le lit des rivières a même été déplacé et des chaînes de fosses laissées inondées, créant ainsi un risque important de noyade pour les communautés voisines.

Aucune étude scientifique n’a été menée sur les impacts de ces opérations dans le Haut-Uélé sur la santé humaine et l’environnement. Il existe toutefois de sérieuses raisons de s’inquiéter, car des produits chimiques hautement toxiques, en particulier le mercure et le cyanure, sont souvent utilisés pour l’extraction de l’or en RDC. Les ruisseaux et rivières touchés se déversent ensuite dans le fleuve Congo, qui traverse la deuxième plus grande forêt tropicale humide au monde et constitue un haut lieu de biodiversité.

La ruée vers l’or a également entraîné une forte déforestation, notamment en raison de la construction de grandes routes menant aux sites miniers.

Des coopératives sous couvert d’illégalité

Le rapport souligne que les mineurs actifs dans le Haut-Uélé opèrent sous le couvert de « coopératives minières artisanales » composées exclusivement de ressortissants congolais, travaillant en « partenariat » avec des ressortissants chinois qui leur fourniraient un soutien technique et financier. Ces coopératives, qui opèrent sous la protection de membres de l’armée et de la police congolaises, ne bénéficient pas des autorisations prévues par le Code minier et ne respectent pas les normes environnementales et sociétales.

Les documents officiels analysés par PAX révèlent qu’il n’existait pratiquement aucune coopérative minière artisanale dans le Haut-Uélé avant 2020. Les ressortissants chinois ont donc collaboré avec des coopératives venues d’autres provinces et formé de nouveaux « partenariats » avec des structures récemment créées.

Des données accessibles au public issues du cadastre minier congolais, qui recense tous les droits miniers du pays, montrent que l’exploitation aurifère dans la province du Haut-Uélé s’est souvent déroulée dans des zones couvertes par des permis d’exploitation minière accordés à des entreprises industrielles, et non à des opérateurs semi-industriels.

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De plus, certains de ces permis n’étaient pas valides au moment où les activités semi-industrielles ont eu lieu. Bien qu’un titulaire de permis puisse louer sa concession à un autre exploitant, ces accords doivent être enregistrés, transparents et conformes aux règles de responsabilité environnementale et sociale. Mais l’enquête de PAX n’a trouvé aucune information publique concernant de tels accords d’amodiation entre les titulaires de permis et les exploitants semi-industriels.

L’article 311 ter du Code minier prévoit pourtant des peines de 10 à 20 ans de prison pour les personnes responsables de fraude ou de pillage des ressources minérales.

Le 12 août 2022, le président Félix Tshisekedi et son gouvernement ont examiné la situation dans le Haut-Uélé, qualifiant ces activités d’« illicites » et soulignant qu’elles étaient menées « en complicité avec les coopératives minières ». Le chef de l’État avait alors chargé le ministre de l’Intérieur de prendre « des mesures urgentes pour stopper, sans délai, ces exploitations illicites ». Il avait également demandé aux ministres des Mines et de la Justice d’initier une mission d’enquête et de lui faire rapport. Cependant, les comptes rendus ultérieurs du Conseil des ministres examinés par PAX ne font mention d’aucune mission ni d’aucun rapport, et l’exploitation illégale de l’or s’est poursuivie.

Des pertes pour l’État

En outre, si les acteurs impliqués dans cette ruée illégale ont probablement réalisé d’énormes bénéfices, ni les communautés locales ni le Trésor public n’en ont tiré profit, ces activités échappant largement à la surveillance officielle et à la fiscalité.

Les communautés autochtones vivant dans les zones affectées ont vu leur mode de vie traditionnel bouleversé. Selon plusieurs témoignages recueillis sur le terrain, les exploitants semi-industriels ont gravement endommagé les champs des cultivateurs locaux sans indemnisation adéquate, aggravant leur pauvreté. Ils ont aussi déplacé des orpailleurs de leurs sites, les forçant à chercher ailleurs ou à abandonner complètement cette activité. De plus, les communautés locales, notamment les Mbuti, doivent parfois utiliser de l’eau polluée pour cuisiner, se laver et boire, faute d’alternative.

Des exploitations similaires, également largement illégales et impliquant des ressortissants chinois, ont été signalées dans d’autres provinces de l’est du Congo ces dernières années, notamment dans le Sud-Kivu, l’Ituri et la Tshopo.

Face à l’ampleur des dégâts environnementaux et sociaux, PAX appelle Kinshasa à mettre fin à l’exploitation aurifère semi-industrielle illégale dans le Haut-Uélé et ailleurs, à poursuivre toutes les personnes impliquées, quel que soit leur rang, et à garantir une réparation aux populations affectées. La Chine est, quant à elle, invitée à demander des comptes à ses ressortissants engagés dans ces activités.

Walid Kéfi, Agence Ecofin

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Highlights

• Minister of Employment Ferdinand Massamba wa Massamba sets 30-day deadline for compliance.
• Agencies without updated authorization risk suspension, withdrawal of licenses, or legal action.
• Move aims to clean up the labor placement sector and protect workers from exploitation.

The Democratic Republic of Congo (DRC) has given private employment agencies 30 working days to bring their operations in line with labor laws. In a statement dated September 16, 2025, the new Minister of Employment and Labor, Ferdinand Massamba wa Massamba, warned that agencies failing to comply will face strict sanctions.

The directive requires agencies to update their authorizations under Articles 203 to 207 of the Labor Code and relevant ministerial decrees. All files must be submitted to the National Employment Office (ONEM) within the deadline, after which non-compliant operators will be deemed illegal. Sanctions may include license withdrawal, suspension of activities, and legal proceedings for unauthorized labor placement.

A joint commission—comprising the Ministry, ONEM, the General Labor Inspectorate, and the General Secretariat for Employment and Labor—will examine submissions, while a national monitoring mission will oversee implementation.

According to the ministry, the crackdown seeks to clean up the placement sector, ensure fair competition, and protect workers from abuse. Officials stressed this represents a final warning before penalties are fully enforced.

Massamba wa Massamba, a provincial deputy for Nyunzu and former deputy governor of Tanganyika, was appointed in the Suminwa II government on August 7. Upon taking office, he pledged to create sustainable jobs, uphold dignity at work, and strengthen the value of human capital.

Boaz Kabeya

Highlights

• Traffic resumes on RN1 after Bundwe Bridge collapse halted transport for three weeks.
• Chinese firm CREC-9 completed emergency repairs in coordination with Congolese authorities.
• The bridge, vital for trade between Greater Katanga and Greater Kasai, had already collapsed in 2023.

Traffic has resumed on National Road No. 1 (RN1) at the Bundwe Bridge, reconnecting Luena to Kabondo-Dianda in Haut-Lomami, after a three-week shutdown. The Congolese Public Works Agency (ACGT) confirmed on September 22, 2025, that repairs have been completed. The works were carried out by Chinese construction firm CREC-9, in partnership with the Roads Authority.

The 165-meter-long bridge over the Congo River collapsed on September 1 under the weight of a truck from Lubumbashi, leaving hundreds of vehicles stranded. The disruption cut off the supply of goods from Bukama to Kamina and other towns in Greater Katanga, causing ripple effects across trade with Greater Kasai.

Following appeals by local elected officials, Infrastructure and Public Works Minister John Banza ordered urgent intervention. Repair crews completed the work in just two days, allowing traffic to flow again on one of the country’s most strategic routes.

The Bundwe Bridge, however, has shown vulnerabilities: it was last repaired in 2023, after a similar collapse.

Ronsard Luabeya 

Highlights

• Kim Engineering launches the Kim-Box, a smart electrical meter built in the DRC.
• The device allows real-time monitoring of power use and protects against surges and short circuits.
• CEO Prisca Makila Biakong leads the project, hailed as a milestone for youth and women in tech.

On September 19, 2025, Congolese company Kim Engineering unveiled the Kim-Box, a smart electrical meter designed and manufactured locally. The device is pitched as a tool to help households and businesses better control and secure their electricity consumption.

According to its designers, the Kim-Box can manage buildings connected to single-phase, two-phase or three-phase power. It connects to users and energy distributors via the Login’App, allowing real-time, remote monitoring of consumption. This feature is expected to help customers detect waste—critical in a country where only 21% of the population has access to electricity.

The device also provides automatic protection against surges, short circuits and phase imbalances by cutting off the power supply in case of faults. This safety mechanism could reduce the frequency of house fires, often caused by outdated or poor-quality equipment.

Pre-orders are now open through an online form, although Kim Engineering has not disclosed pricing or production capacity. Behind the project is a team of young Congolese engineers, including several women in STEM, led by CEO Prisca Makila Biakong, described as the driving force behind the innovation.

Speaking at the launch, Minister of Electricity Aimé Sakombi Molendo praised the initiative: “This innovation falls under the fourth pillar of the government’s action program, which promotes youth entrepreneurship and values local engineering. We must support the production and distribution of such solutions to modernize our national electricity grid.”

Boaz Kabeya

Highlights: 

• Red Cross launches emergency appeal for $25M to help 965,000 people affected by Ebola resurgence in DRC's Kasai province
• Outbreak declared September 4 with 45 suspected cases, 3 confirmed, and 16 deaths in Bulape health zone
• Crisis coincides with ongoing mpox and cholera epidemics as reduced US aid complicates response efforts

The Red Cross launched an emergency appeal for 20 million Swiss francs (approximately $25 million) on September 15, 2025, to combat the resurgence of Ebola virus in the Democratic Republic of Congo's Kasai province. The twelve-week plan aims to assist 965,000 people, including 23,200 directly affected patients, contacts, caregivers, and volunteers, plus 680,000 residents in at-risk areas.

Planned activities include distributing hygiene kits in schools, markets, and public spaces, community awareness campaigns, installing handwashing stations, disinfecting homes and health facilities, providing psychosocial support, and organizing safe burials according to Health Ministry protocols.

The Red Cross warns medical facilities are reaching capacity. At the time of the appeal, the Bulape treatment center was operating at 119% capacity. The provincial government has opened a special "Efforts Ebola" bank account, inviting Kasai citizens worldwide to contribute financially alongside expected international support.

Health Minister Roger Kamba declared the epidemic resurgence on September 4 after identifying 28 suspected cases in the Bulape health zone, including 15 deaths among them four healthcare workers. This marks the virus's sixteenth reappearance in the country. By September 15, the situation had escalated to 45 suspected cases, three confirmed cases, and 16 deaths.

The World Health Organization reports that 2,000 vaccine doses stored in Kinshasa are being transported to Kasai. Vaccination has begun among healthcare workers, with 48 of 85 staff members immunized. The Health Ministry expects an additional 45,000 doses to cover patient contacts, their relatives, and remaining medical staff.

This Ebola outbreak occurs while the DRC simultaneously battles mpox and cholera epidemics. Although both are declining, they remain present. The ministry wants to eradicate cholera by November, but reduced US aid, particularly through USAID, complicates efforts. Humanitarian workers told Reuters this withdrawal creates a void that will be difficult to fill for an effective response.

The triple epidemic burden highlights the DRC's ongoing public health challenges and the critical importance of sustained international support for disease containment in regions with limited healthcare infrastructure.

Timothée Manoke

Highlights: 

• Chemaf could halt copper cathode production by November after failed sale process that began in August 2023
• Company needs $250-300M to complete expansion projects despite already investing $570M in new mines
• 3,000 jobs at risk as unions report wage delays amid $900M total debt burden

Mining company Chemaf may cease copper cathode production as early as November after months of financial difficulties, according to a management letter obtained by Radio Okapi on September 19, 2025. Board Chairman Shiraz Virj confirmed the potential shutdown, attributing it to the collapse of sale negotiations that began in August 2023.

Although a potential buyer had been identified, the transaction failed to secure expected regulatory approvals by March 2025. "We are doing everything we can to reach an agreement. However, in the absence of a new investor, Chemaf will be forced to cease operations," Virj said.

The company has been stretched by ambitious expansion projects, particularly developing the Mutoshi mine in Kolwezi and phase 2 of the Étoile mine in Lubumbashi. Both projects are over 80% complete, with more than $570 million already invested, but still require between $250 million and $300 million to finish. Once operational, these facilities would boost Chemaf's annual capacity to 75,000 tons of copper and 25,000 tons of cobalt hydroxide.

Owned 94.68% by Chemaf Resources Ltd and 5% by the Congolese government, the company carries total debt approaching $900 million. In June 2024, Chemaf announced an agreement to sell assets to Chinese group Norin Mining, including a major cobalt project on a Gécamines permit. However, the state-owned company opposed the transaction, seeking control of Chemaf itself.

Bloomberg reports that an American consortium led by Orion Resource Partners and Virtus Minerals, backed by main creditor Trafigura, is currently negotiating a takeover. Orion would provide financing while Virtus handles management. However, according to Jeune Afrique, this deal also lacks Gécamines' approval.

To address the impasse, company unions have initiated talks with Kinshasa authorities, calling for direct state involvement to guarantee jobs and establish tripartite dialogue. Unions already report wage delays, production drops, and benefit cuts affecting approximately 3,000 workers who fear worsening conditions if sale uncertainty persists.

The potential closure would eliminate a significant copper and cobalt producer in the DRC's mining heartland, highlighting the challenges facing mining companies caught between expansion ambitions and financing constraints in the current market environment.

Ronsard Luabeya 

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