Dans un communiqué publié le 1ᵉʳ octobre 2025, le ministère du Commerce extérieur a annoncé la mise en service d’une plateforme numérique dédiée aux demandes et renouvellements du numéro import-export en République démocratique du Congo (RDC). Cette innovation, qui sera opérationnelle à partir du 5 octobre 2025, centralise désormais toutes les démarches via le Guichet unique intégral du commerce extérieur (GUICE).
En RDC, l’exercice du commerce d’importation et d’exportation est subordonné à l’immatriculation dans un registre import-export, après agrément du département du Commerce extérieur. Le numéro import-export est valable pour une année civile et doit être renouvelé au plus tard le 31 mars de l’année suivante.
Le communiqué, signé par le secrétaire général du ministère, Jules Muilu, précise que cette plateforme vise à réduire les délais et les coûts liés aux procédures. Elle doit également améliorer la transparence, renforcer la traçabilité des opérations et garantir un accès unifié à l’ensemble des services connectés à la plateforme en ligne de la Société d’exploitation du guichet unique du commerce extérieur (SEGUCE).
Avant son déploiement, la nouvelle plateforme de gestion du numéro import-export a fait l’objet d’une phase pilote, suivie d’ajustements techniques et administratifs. Selon le ministère du Commerce extérieur, cette étape a permis de fiabiliser le système et de garantir son efficacité, tout en impliquant les principales parties prenantes du secteur.
Cette initiative s’inscrit dans le cadre des réformes engagées par le gouvernement pour faciliter les échanges commerciaux. Elle repose sur le décret n°15/019 du 15 octobre 2015 portant création du GUICE.
Ronsard Luabeya
A la suite de tensions entre agriculteurs et éco-gardes de l’Institut congolais pour la conservation de la nature (ICCN), le gouverneur militaire du Nord-Kivu, le général-major Kakule Somo Évariste, a suspendu l’exploitation du bois destiné à la production de charbon dans la cité de Mayangose, territoire de Beni.
L’ICCN accuse des cultivateurs d’abattre illégalement des arbres et d’implanter des champs dans une zone qu’il considère comme faisant partie du parc national de Virunga. En représailles, plus de 20 hectares de cultures auraient été détruits, exacerbant les tensions.
Pour apaiser la crise, le gouverneur a annoncé la création d’une commission chargée d’examiner le dossier. Dans l’attente de ses conclusions, il a autorisé la poursuite des activités agricoles afin d’éviter de nouveaux affrontements. Ces décisions ont été relayées par le Mwami Atsu Taibo Alphonse, chef des villages Bapakombe-Bakondo.
Cette affaire s’inscrit dans un contexte plus large. En février 2025, les autorités locales avaient déjà dénoncé l’exploitation illégale du bois dans plusieurs zones du territoire de Beni, notamment à Mayangose, Kididiwe, Vemba, Mikuha, Halungupa, Loselose, Mwenda, Kikingi et dans la chefferie de Watalinga. Ces pratiques avaient conduit à une interdiction formelle de l’exploitation du bois d’œuvre, du charbon, des écorces, feuilles et racines.
Dans ce cadre, l’administrateur militaire du territoire, le colonel Euta Omeonga Charles, avait rappelé que toute activité forestière devait se conformer au code forestier congolais (loi n°011/2002 du 29 août 2002). Les exploitants sont tenus de disposer d’un permis de coupe actualisé, d’un agrément, d’une licence d’achat et de vente de produits forestiers, ainsi que de l’enregistrement des engins utilisés. Tout contrevenant s’expose à des sanctions légales.
Ronsard Luabeya
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Dans deux ans, la ville côtière de Moanda, dans la province du Kongo-Central, devrait être reliée à celle de Yema, à la frontière avec l’Angola, par une route asphaltée. Les travaux de construction de cette section de la route nationale n°11, longue de près de 24 kilomètres, ont été officiellement lancés le 29 septembre 2025 par la Première ministre, Judith Suminwa.
Le chantier, confié à l’entreprise congolaise Vaste Réseau des Services au Congo (VRSC) et placé sous la supervision de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT), doit être exécuté sur une durée de deux ans. Il comprend plusieurs composantes : la construction de la route asphaltée, l’installation de deux postes de péage et de pesage, ainsi que l’aménagement d’un port sec côté angolais, à Yema.
La route Moanda–Yema constitue le deuxième corridor entre la République démocratique du Congo (RDC) et l’Angola actuellement en modernisation. En parallèle, les travaux de construction de la route Mbuji-Mayi–Kananga–Kalamba-Mbuji, à la frontière angolaise, se poursuivent, avec également la création d’un port sec prévu à Kalamba-Mbuji. Ces projets visent à faciliter les échanges commerciaux entre les deux pays.
BK
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The project to modernize the Bunia National Airport, also known as Murongo, in Ituri province is expected to be delivered in February 2026, according to Barry Boubacar, track works director for the Congolese contractor Mont Gabaon SARLU.
The project manager at the Central Coordination Office (BCECO) reported in September that physical execution stood at about 76 percent, according to the Congolese News Agency (ACP).
The work, launched in June 2022 and originally slated for a 36-month duration, is running eight months behind schedule, Mont Gabaon stated. The company cited several challenges, including delays in releasing the site by the MONUSCO peacekeeping mission and surrounding populations, the presence of rocky areas not factored into the initial studies, and the lack of suitable gravel in Bunia. The scarcity required complicated imports from Uganda, made difficult by poor road conditions, especially during the rainy season.
The entire project is valued at more than $48 million USD, according to Finance Minister Doudou Fwamba, who spoke on Top Congo FM on September 29. It encompasses four main lots.
The first involves extending and widening the runway from 1,850 to 2,500 meters in length and 30 to 45 meters in width. Boubacar confirmed that 2,300 meters have already been completed. The second lot focuses on expanding the aircraft parking area from 14,000 to 32,000 square meters.
The third lot covers the construction of a 3,500 square meter passenger terminal with two separate arrival and departure circuits, which is currently 70 percent complete. Finally, the fourth lot includes the new control tower, which will offer visibility of both runway ends and is scheduled for completion in December 2025, alongside a fire station that has already been completed and provisionally accepted.
The works director emphasized that the chosen strategy allowed the airport to remain operational throughout the construction period, preventing the province from being isolated.
The project's objective is to increase the airport’s capacity to accommodate wide-body aircraft, grant it international status, and link it to major cities across the continent. Currently, Bunia Airport primarily handles domestic flights and some international connections, mainly for medical evacuations and humanitarian operations.
Timothée Manoke
The Democratic Republic of Congo (DRC) adopted a draft decree to regulate the importation of used vehicles during a Council of Ministers meeting on September 26, 2025.
While the precise content of the text was not released, the government stated the decree aims to "fundamentally reform the regulation related to the importation of used vehicles" to ensure road safety, protect the environment, and improve the quality of the national vehicle fleet.
The move signals a likely tightening of import conditions. The government argues that the national vehicle fleet is "mostly composed of dilapidated imported vehicles," a situation it calls "an aggravating factor in traffic accidents and environmental pollution, thereby compromising road safety, public health, and the quality of life."
This policy shift reverses an April 2017 decree that had raised the maximum allowable age for imported vehicles from 10 to 20 years, while maintaining the requirement for technical inspections by an accredited center. That previous relaxation of the 2012 law was intended to facilitate market access for used vehicles, meet demand from the transport industry, and account for the purchasing power of households.
Almost a decade later, the government is moving to overhaul the policy, viewing it as a cause of traffic accidents and environmental degradation. The new decree aligns with the DRC's National Road Safety Plan (PNSR) and the executive branch's desire to reduce vehicle imports by promoting local assembly.
The Directorate General of Customs and Excise (DGDA) estimated the value of used vehicles imported in 2024 at $587.7 million USD, with projected customs revenue of $65 million USD. These figures underscore the dominance of used vehicles in the Congolese automotive fleet.
Boaz Kabeya
Chinese electronics component maker Shenzhen Hongfuhan Technology is set to be the main investor in a 30 megawatt (MW) solar power plant designed to supply the Kamoa-Kakula mining complex in the Democratic Republic of Congo (DRC).
Citing Chinese media, sources reported on Wednesday, October 1, 2025, that Hongfuhan announced it would soon sign a partnership agreement with its compatriot, Green World Energy and Green World's parent company, the Construction and Commercial Development Company (SDCC), to finance the $198 million project.
Hongfuhan, a Shenzhen-based firm that recently expanded into the solar sector, plans to invest $158.4 million in the project, with Green World/SDCC covering the remaining balance.
The pending agreement includes the creation of a joint venture, with shares distributed proportionate to the investment: 80 percent for Hongfuhan and 20 percent for Green World/SDCC. Green World/SDCC will handle construction, installation, operation, and maintenance, while the majority shareholder, Hongfuhan, will exercise control.
In April 2025, Kamoa Copper, the owner of the Kamoa-Kakula mine, signed a power purchase agreement with Green World Energy. The Beijing-based firm committed to financing, building, and operating a solar plant with a constant power capacity of 30 MW. Hongfuhan states the contract duration is 15 years.
High Profitability Expected
During the first 5.5 years—a period encompassing the construction phase and deemed necessary to recoup the initial investment—net profits will be shared pro rata to the joint venture stakes. After that, the distribution will shift to 76 percent for Hongfuhan and 24 percent for SDCC.
Kamoa Copper plans to boost its total solar capacity to 120 MW to power Kamoa-Kakula, which has an annual copper production capacity of 600,000 metric tons. The mining company has also signed an agreement with CrossBoundary Energy DRC to finance, build, and operate a separate 30 MW constant-power solar plant, with a contract duration of 17 years.
Both solar projects, including grid connection, are expected to be completed by the end of July 2026. By that deadline, the Kamoa-Kakula complex’s electricity needs are projected to reach 240 MW. The company aims to cover this demand exclusively with green energy, retiring its diesel generators.
Beyond solar, Kamoa is also relying on hydropower, specifically through the rehabilitation of Inga II’s Turbine 5 (178 MW). Full commissioning of the turbine is expected in 2026 after network reinforcement. With these combined projects, Kamoa Copper anticipates being able to reduce its electricity imports from Zambia and Mozambique.
Timothée Manoke
Le groupe suisse Mole Groupe, spécialisé dans le trading des matières premières agricoles, a conclu, le 30 septembre 2025, un partenariat public-privé (PPP) avec la République démocratique du Congo (RDC) pour la réalisation de son projet agro-industriel, localisé dans le territoire de Mbanza-Ngungu, au Kongo-Central. Le contrat a été signé par le directeur général du groupe, Grandi Mole, et le ministre de l’Agriculture, Muhindo Nzangi Butondo.
Pour l’instant, les détails du PPP n’ont pas été dévoilés, mais sa signature, attendue depuis un an, devrait permettre de boucler la structuration du projet. Outre l’État, d’autres partenaires sont impliqués, parmi lesquels le groupe suisse Bühler, spécialisé dans la fabrication d’équipements pour l’industrie agroalimentaire et les matériaux avancés, ainsi que la société belge De Smet Engineers & Contractors, reconnue pour son expertise en ingénierie et en construction d’usines agro-industrielles clés en main. Des bailleurs de fonds internationaux sont également pressentis.
À l’issue de la cérémonie, le directeur général de Mole Groupe a annoncé que les études secondaires, menées en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI), devraient débuter dès octobre 2025. Le lancement des travaux de construction est projeté pour le 3e trimestre 2026, avec une durée estimée à quatre ans.
Le projet prévoit la construction d’un parc agro-industriel doté d’infrastructures modernes : tours de communication mobile, hangars, entrepôts, silos de collecte, ateliers de transformation et bureaux administratifs. Il inclura également des infrastructures sociales et techniques telles que des écoles et des laboratoires phytosanitaires. L’initiative couvrira plus de 105 000 hectares, dont 85 000 cultivables, et mobilisera un investissement estimé à un milliard de dollars.
Gandi Mole fixe un objectif de production annuelle de 650 000 tonnes de denrées alimentaires, réparties comme suit : 70 000 tonnes de farine de blé, 150 000 tonnes de sucre, 150 000 tonnes de farine de maïs, 20 000 tonnes de riz et 260 000 tonnes de farine de manioc. Les principales matières premières concernées – manioc, maïs, blé, riz et canne à sucre – seront transformées en farine, sucre raffiné et éthanol. Le projet devrait créer plus de 20 000 emplois directs et indirects et contribuer au dynamisme de l’économie rurale locale.
Ce projet, s’il se concrétise, devrait contribuer à réduire le déficit de production alimentaire auquel le pays est confronté, ainsi que sa forte dépendance aux importations. Selon les données compilées par la Banque centrale du Congo (BCC), la facture des achats de produits alimentaires sur le marché international s’est élevée en moyenne à près de 1,79 milliard de dollars entre 2019 et 2023.
Ronsard Luabeya
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Lancé en juin 2022, le projet de réhabilitation et de modernisation de l’aéroport national de Bunia, en Ituri, également appelé Murongo, devrait être livré dans cinq mois, soit en février 2026, selon Barry Boubacar, directeur des travaux piste de l’entreprise congolaise Mont Gabaon SARLU, chargée de l’exécution. De son côté, le chargé de projet au Bureau central de coordination (BCECO), cité en septembre par l’Agence congolaise de presse (ACP), a indiqué que le chantier affichait un taux d’exécution physique d’environ 76 %.
Initialement programmés pour durer 36 mois, les travaux ont pris huit mois de retard, selon Mont Gabaon. L’entreprise invoque plusieurs difficultés : la lenteur dans la libération des emprises par la MONUSCO et les populations riveraines, la présence de zones rocheuses non prévues dans les études initiales, ainsi que l’absence de gravier adapté à Bunia, nécessitant des importations depuis l’Ouganda compliquées par l’état des routes, particulièrement en saison des pluies.
Évalué à plus de 48 millions de dollars par le ministre des Finances, Doudou Fwamba, lors de son passage sur Top Congo FM le 29 septembre, le projet comprend quatre lots. Le premier concerne le prolongement et l’élargissement de la piste, portée de 1 850 à 2 500 mètres de longueur et de 30 à 45 mètres de largeur. À ce jour, 2 300 mètres ont déjà été achevés, selon Barry Boubacar. Le deuxième lot vise l’agrandissement de l’aire de stationnement, qui passera de 14 000 à 32 000 m². Le troisième lot porte sur la construction d’une aérogare de 3 500 m² avec deux circuits distincts d’arrivée et de départ, actuellement réalisée à 70 %. Enfin, le quatrième lot comprend la nouvelle tour de contrôle, qui offrira une visibilité sur les deux extrémités de la piste et dont la livraison est prévue pour décembre 2025, ainsi qu’une caserne anti-incendie déjà achevée et provisoirement réceptionnée.
Le directeur des travaux a précisé que l’option retenue était de maintenir l’aéroport en activité durant toute la période de construction. Les vols se poursuivent ainsi, ce qui évite l’isolement de la province.
L’objectif du projet est d’accroître la capacité de l’aéroport afin d’accueillir de gros porteurs, de lui conférer un statut international et de le relier aux grandes villes du continent. Aujourd’hui, l’aéroport de Bunia assure principalement des vols nationaux ainsi que quelques liaisons internationales, surtout pour des évacuations médicales et des opérations humanitaires.
Timothée Manoke
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L’entreprise chinoise Shenzhen Hongfuhan Technology devrait être le principal investisseur du projet de construction d’une centrale solaire de 30 MW porté par son compatriote Green World Energy et destiné à alimenter le complexe minier de Kamoa-Kakula, en République démocratique du Congo (RDC).
Selon plusieurs médias chinois, la société a annoncé, le 26 septembre 2025, la signature prochaine d’un accord de partenariat avec Green World Energy et sa maison mère, la Société de développement du commerce et de construction (SDCC), pour le financement de ce projet évalué à 198 millions de dollars.
Basée à Shenzhen, Hongfuhan est présentée comme une entreprise spécialisée dans les composants de précision pour l’électronique, qui développe depuis peu une activité dans le solaire. Elle prévoit d’investir 158,4 millions de dollars dans le projet, tandis que le solde sera couvert par Green World/SDCC.
L’accord en cours de finalisation prévoit aussi la création d’une coentreprise, dont les parts seront réparties au prorata de l’investissement : 80 % pour Hongfuhan et 20 % pour Green World/SDCC. Toutefois, cette dernière assurera la construction, l’installation, l’exploitation et la maintenance, tandis que l’actionnaire majoritaire exercera le contrôle.
En avril 2025, Kamoa Copper, propriétaire de la mine de Kamoa-Kakula, a signé un contrat d’achat d’électricité avec Green World Energy. L’entreprise, basée à Pékin, s’est engagée à financer, construire et exploiter une centrale solaire d’une puissance constante de 30 MW. Selon Hongfuhan, la durée du contrat est de 15 ans.
Rentabilité élevée
Durant les 5,5 premières années — période incluant la phase de construction et jugée nécessaire pour amortir l’investissement initial — les bénéfices nets seront répartis au prorata des participations dans la coentreprise. Au-delà, la répartition évoluera à 76 % pour Hongfuhan et 24 % pour SDCC.
Kamoa Copper prévoit de porter ses capacités solaires à 120 MW en vue d’alimenter Kamoa-Kakula d’une capacité de production annuelle de 600 000 tonnes de cuivre. Dans cette perspective, l’entreprise minière a également signé un accord avec CrossBoundary Energy DRC pour financer, construire et exploiter une autre centrale solaire de 30 MW de puissance constante. Ici, la durée du contrat est fixée à 17 ans.
Ces deux projets devraient s’achever, raccordement au réseau compris, d’ici fin juillet 2026. À cette échéance, les besoins en électricité du complexe de Kamoa-Kakula devraient atteindre 240 MW. L’entreprise entend les couvrir exclusivement par de l’énergie verte, en mettant au repos ses groupes électrogènes.
Outre le solaire, Kamoa mise aussi sur l’hydroélectricité, notamment grâce à la réhabilitation de la turbine 5 d’Inga II (178 MW), dont la mise en service complète est attendue en 2026 après renforcement du réseau. Avec ces projets combinés, Kamoa Copper espère même réduire ses importations d’électricité depuis la Zambie et le Mozambique.
Timothée Manoke
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Un projet de décret portant réglementation de l’importation des véhicules d’occasion en République démocratique du Congo a été adopté lors du Conseil des ministres du 26 septembre 2025. Aucune information n’a filtré sur le contenu précis du texte. Selon le compte rendu de la réunion, il vise à « réformer en profondeur la réglementation relative à l'importation des véhicules d'occasion » afin de garantir la sécurité routière, préserver l’environnement et améliorer la qualité du parc automobile national.
Ce projet devrait se traduire par un durcissement des conditions d’importation, surtout que le gouvernement estime que le parc automobile national est « majoritairement composé de véhicules vétustes importés ». Une situation qui, selon lui, « constitue un facteur aggravant d'accidents de circulation et de pollution environnementale, compromettant ainsi la sécurité routière, la santé publique et la qualité de vie des populations ».
En avril 2017, un décret avait porté l’âge maximal des véhicules importés de 10 à 20 ans, tout en maintenant l’obligation de contrôle technique par un centre agréé. Cet assouplissement du décret d’octobre 2012 visait à faciliter l’accès au marché des véhicules d’occasion, à répondre à la demande de la profession des transporteurs et à tenir compte du pouvoir d’achat des ménages.
Près de dix ans plus tard, le gouvernement choisit de revoir cette politique qu’il considère désormais comme l’une des causes des accidents de la circulation et de la dégradation de l’environnement. Selon le compte rendu du Conseil des ministres, le nouveau décret s’inscrit d’ailleurs dans la dynamique du Plan national de sécurité routière (PNSR). Il est aussi aligné à la volonté de l’exécutif de réduire les importations des véhicules en favorisant le montage local.
La Direction générale des douanes et accises (DGDA) a estimé la valeur des véhicules d’occasion importés en 2024 à 587,7 millions de dollars, pour des recettes projetées à 65 millions de dollars, soit près de 39 % des recettes totales. Ces chiffres illustrent le poids des véhicules d’occasion dans le parc automobile congolais.
Boaz Kabeya
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