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TÊTES D'AFFICHES

TÊTES D'AFFICHES (107)

En octobre dernier, la Société générale des carrières et des mines (Gécamines) a acquis un important stock de smartphones et de tablettes Okapi, conçus par le Congolais d’origine Jean Mongu Bele, fondateur et président de la société Okapi, spécialisée dans la conception et le développement de produits technologiques. Les smartphones désignés 15 Rambo Ultra, 15 Rambo et les tablettes Rambo Okapi, destinés aux cadres et agents de terrain de l’entreprise minière, ont été choisis pour leur robustesse, en plus de leurs capacités techniques qui n’ont rien à envier aux appareils étrangers.

« Quand vous donnez à quelqu’un le “Rambo” et qu’il le fait tomber, ce n’est pas un problème. Même si c’est dans l’eau, il n’y a aucun problème. C’est une réponse à nos préoccupations », explique alors Verdy Mukuka, le directeur des systèmes d’information de la Gécamines. Pour ce dernier, cette acquisition répond donc à un besoin réel de la société, aussi bien à la mine que dans ses hôpitaux. Les appareils Okapi sont d’ailleurs brevetés et commercialisés aux États-Unis.

Professeur de physique nucléaire au Massachusetts Institute of Technology (MIT) de Cambridge, aux États-Unis, Jean Mongu Bele a démarré l’aventure Okapi en 2019. Son ambition : répondre aux besoins des Africains en produits technologiques de qualité, à des prix abordables, et surtout placer sur le marché mondial une marque africaine qui développera davantage les capacités du continent en matière de production et de technologie.

Le smartphone Okapi est le premier produit mis sur le marché. Il est d’abord lancé aux États-Unis avant de faire son apparition officielle à Kinshasa en août 2021. Le même mois, l’ordinateur portable Okapi Win8 reçoit la certification ISO aux États-Unis. Alors que la numérisation se développe en RDC avec l’amélioration de la connectivité Internet et l’augmentation de la demande, la société Okapi voit davantage d’opportunités d’affaires se présenter.

Okapi US n’est pas la première expérience entrepreneuriale de Jean Mongu Bele. En 2000, il a créé la firme Arithmtech Corporation, spécialisée dans le développement de logiciels de haute technologie dans un large champ d’application, incluant l’aéronautique, la pharmacologie, la biotechnologie, la biométrie et plusieurs autres applications de bases de données.

Muriel Edjo

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Posted On vendredi, 29 novembre 2024 14:15 Written by

Pour son entrée sur le marché de la République Démocratique du Congo (RDC), le cinquième pays après le Cameroun, le Tchad, la RCA et la Guinée équatoriale, Tradex a donné les commandes à un enfant de la maison. Philippe Attang Atomb Bekondj, nommé directeur général de Tradex RDC à l’issue du premier conseil d’administration, tenu ce 26 novembre 2024 à Kinshasa, a passé 15 de ses 18 ans d’expérience dans le secteur pétrolier aval chez le marketeur camerounais. Le promu est aujourd’hui âgé de 47 ans. Il a donc consacré pratiquement le tiers de sa vie à cette entreprise créée en 1999 par la Société nationale des hydrocarbures (SNH).

Philippe Attang est par ailleurs un vendeur expérimenté. De Total (aujourd’hui TotalEnergies), où il a débuté sa carrière en 2004, à Tradex, le diplômé en marketing a toujours travaillé à la commercialisation des produits, à l’optimisation du portefeuille clients et au développement du chiffre d’affaires. En sa qualité de directeur commercial adjoint de Tradex Cameroun de 2021 à ce jour, il revendique, avec ses 22 collaborateurs, la réalisation d’un chiffre d’affaires de 311 milliards FCFA, avec une progression moyenne annuelle des ventes et revenus de 6 %, apprend-on de son CV.

Avec sa filiale en RDC, Tradex « continue de poser des actes structurants qui renforcent son positionnement de leader dans les maillons clés du secteur pétrolier africain », a indiqué Igor Emmanuel Soya Bissaya, élu ce même 26 novembre 2024 président du conseil d’administration de Tradex RDC, un mois après avoir été porté au même poste à Chanas Assurances SA, une autre filiale de la SNH. Le profil du premier DG de Tradex RDC reflète d’ailleurs l’appétit du marketeur camerounais pour ce pays où le marché de la commercialisation des carburants est estimé à un milliard de dollars, en plus des 600 à 700 millions de dollars de produits pétroliers importés directement par les opérateurs miniers.

Défi logistique

Pour se faire une place aux côtés d’Engen Petroleum, TotalEnergies ou Cobil, qui forment le top 3 du marché congolais, Tradex prévoit de ratisser large en intervenant « sur l’essentiel de la chaîne de valeur du secteur pétrolier aval ». Ainsi, les activités de la nouvelle société comprennent la distribution des produits pétroliers, y compris le gaz domestique, à travers un réseau de stations-service et des points de consommation installés sur les sites de production des entreprises, ainsi que l’avitaillement des aéronefs sur les plateformes aéroportuaires du pays et l’approvisionnement des navires et autres embarcations naviguant dans les eaux congolaises.

Pour le lancement de ses activités, Tradex RDC a prévu un capital social de 2,5 milliards de FCFA, soit environ 40 millions de dollars (à la valeur actuelle du dollar). Pour l’instant, on ignore si ce capital a été totalement libéré. Une chose est certaine : la mise en place de la chaîne de distribution devrait nécessiter des capitaux plus importants dans un pays aussi vaste que la RDC (plus de deux millions de kilomètres carrés), qui connaît, en plus, un déficit en matière d’infrastructures de transport.

Le défi logistique est d’ailleurs l’un des premiers que devra surmonter Philippe Attang pour réussir l’entrée de Tradex sur le marché congolais. Des options s’offrent néanmoins à la filiale de la SNH pour avancer rapidement. Selon nos informations, un acteur non négligeable du marché est disposé à céder ses actifs. Il possède des capacités de stockage de plus de 10 000 m³ de gasoil et de plus de 1 000 m³ d’essence, localisées dans un point stratégique pour les importations de l’ouest de la RDC, ainsi que d’une dizaine de camions-citernes, d’une barge fluviale et deux stations-service.

Aboudi Ottou

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Posted On mercredi, 27 novembre 2024 03:28 Written by

La gestion des risques sera au cœur de l’action de Willy K. Mulamba, nommé directeur général d’EquityBCDC lors du conseil d’administration tenu le 8 novembre 2024. Il remplace Célestin Mukeba, qui occupait cette fonction depuis 2020.

Selon la banque, cette nomination ainsi que celles intervenues au sein du conseil visent à « renforcer la surveillance, la gouvernance et les contrôles internes ».

À fin octobre 2024, EquityBCDC, contrôlé à 85,67% par le groupe Equity Holdings basé au Kenya, revendiquait plus de 1,8 million de clients pour un total bilan de 4,4 milliards de dollars. Mais, selon une récente analyse de Moody's, la banque doit faire face à une forte concentration des prêts et à un niveau élevé des créances à risque, ce qui pourrait affecter la qualité de ses actifs.

Dans son rapport 2023 sur les risques, la banque indiquait que « les engagements sur les contreparties individuelles ou groupes d’affaires se situent en dessous de la limite de 25 % ». A fin décembre 2023, Elle affichait un niveau de créances en souffrance de 417,70 millions de dollars, soit 21 % du portefeuille global. Ces créances étaient en hausse de 44 % par rapport à 2022.

EquityBCDC ambitionne de toucher 30 millions de personnes en République démocratique du Congo d'ici 2030. Mais, bien que sa capitalisation soit adéquate, il faudra trouver le rythme parfait entre la volonté de mener une croissance rapide des prêts et l’amélioration de la capacité d'absorption des pertes, dans le cas où celles-ci surviendraient.

Willy K. Mulamba a le profil pour relever ces défis. Ce banquier cumule plus de 20 ans d'expérience dans l'industrie mondiale des services financiers. Son expertise couvre la gouvernance d'entreprise, la gestion des risques et la négociation de transactions. M. Mulamba a précédemment dirigé Citibank RDC et présidé l'Association congolaise des banques.

Il s’appuiera sur une équipe de direction réorganisée, avec l'arrivée de directeurs généraux adjoints dans les régions Ouest et Sud du pays, ainsi que d'un nouveau directeur de la fondation EquityGroup pour la RDC. « La fondation jouera un rôle crucial dans la réalisation de la vision d'EquityBCDC, qui est de promouvoir la prospérité socio-économique des Africains, et des Congolais en particulier », indique la banque.

Georges Auréoles Bamba

Posted On jeudi, 21 novembre 2024 18:29 Written by

Lors de la 10e édition du Makutano, tenue du 13 au 15 novembre 2024 à Kinshasa, le directeur général de Vodacom RDC, Khalil F. Al Americani, a accordé un entretien d’une quinzaine de minutes à Bankable. Il sortait alors d’un panel d’échanges intitulé « Télécoms : quel new deal pour accroître la pénétration réseau ? ». Dans cet entretien, le dirigeant, fort de plus de 20 ans d’expérience dans les télécommunications, partage sa vision pour le secteur, revient sur son engagement, et lève le voile sur les secrets du succès de M-Pesa, leader incontesté du marché de la monnaie électronique en RDC avec plus de 50 % de parts de marché.

Bankable : Avec plus de 25 ans d’expérience dans les télécoms, dont une grande partie passée chez Vodacom, qu’est-ce qui explique votre fidélité à ce secteur ? Qu’est-ce qui vous passionne dans cette industrie ?

Khalil Al Americani : Merci pour cette belle question. Ce qui me passionne dans le secteur des télécommunications, c’est sa capacité à transformer la vie des gens. J’ai eu la chance de participer au lancement du premier réseau mobile au Niger, un moment clé où j’ai pu observer l’impact direct de cette innovation.

Au-delà de fournir la connectivité, ce qui me motive profondément, c’est de permettre l’accès à l’information mondiale via internet et de faciliter des services essentiels, comme les services financiers. Ces avancées transforment le quotidien et illustrent toute la richesse de notre métier.

Pouvoir se connecter au monde par la voix, ensuite par le SMS, par l’internet, par les services financiers, c’est ce qui rend notre métier absolument exceptionnel.

Bankable : La RDC a fait des avancées notables en matière d’accès aux télécommunications et aux services associés, mais des défis importants subsistent. Fort de votre longue expérience dans le secteur et de votre connaissance approfondie de la RDC, où vous avez passé une grande partie de votre vie, pouvez-vous nous dire quelles sont les spécificités de ce marché ? Quels leviers faut-il actionner pour étendre l’accès aux télécommunications et atteindre le plus grand nombre possible de personnes ?

Khalil Al Americani : J’ai passé 29 ans en République démocratique du Congo (RDC), entre ma jeunesse et ma carrière. La RDC est un pays-continent, sept fois plus grand que l’Allemagne, avec neuf frontières et seulement 40 km d’accès à la mer. Ces caractéristiques posent des défis structurels, mais ouvrent aussi des opportunités.

Pour avancer, plusieurs axes sont prioritaires : un cadre règlementaire qui stimule les investissements, une collaboration accrue entre acteurs des secteurs prioritaires via la mutualisation des réseaux, et une formation adaptée pour que la jeunesse réponde aux besoins du marché. Une ouverture sur les marchés internationaux et des infrastructures résilientes sont également essentielles pour répondre à la demande croissante en connectivité et en services.

Pour la RDC, il est crucial de démocratiser l’accès aux smartphones 4G à des prix abordables, de connecter les zones rurales et de permettre l’autonomisation des communautés.

Les télécommunications et la technologie sont des leviers incontournables de développement, soutenant des secteurs comme l’éducation, la santé, l’agriculture et l’industrie. Nous avons vu dans d’autres pays que la digitalisation stimule directement la croissance économique.

Pour la RDC, il est crucial de démocratiser l’accès aux smartphones 4G à des prix abordables, de connecter les zones rurales et de permettre l’autonomisation des communautés. Ces efforts permettront de créer des écosystèmes autonomes, favorisant le développement humain, industriel et économique du pays.

Bankable : Vous avez évoqué la connectivité rurale, et pour de nombreux experts, la connectivité par satellite apparaît comme la solution la plus adaptée, notamment dans des zones difficiles d’accès et sur de vastes territoires. Chez Vodacom, cette connectivité satellitaire est-elle perçue comme une opportunité ou davantage comme un défi ?

Khalil Al Americani : Depuis ses débuts, Vodacom s’appuie sur la connectivité satellite, une technologie en constante évolution. Aujourd’hui, nous utilisons aussi bien des satellites géostationnaires que des satellites à orbite basse. Bien que le satellite soit une solution idéale pour les zones rurales à faibles besoins en capacité, nous complétons souvent cette connectivité par des réseaux micro-ondes et, lorsque cela est possible, par la fibre optique, en fonction des besoins et des distances à couvrir.

Depuis 2013, Vodacom a déployé plus de 800 sites ruraux connectés par satellite, alimentés par des panneaux solaires et des batteries, démontrant notre engagement à réduire l’empreinte carbone. Ces sites ont évolué au fil du temps, passant de la 2G à la 3G, et continueront de s’adapter aux nouvelles technologies. Nous sommes fiers d’avoir été des pionniers dans cette initiative, qui reste au cœur de notre stratégie pour connecter les zones reculées tout en inspirant d’autres acteurs du secteur.

Bankable Africa : Le service M-Pesa de Vodacom domine le marché avec plus de 50 % de part. Quel est le secret de cette réussite ?

Khalil Al Americani : Le succès d’M-Pesa repose sur une stratégie claire, un travail acharné, une exécution rigoureuse et une motivation constante. Depuis plus de 10 ans nous avons réussi à gagner la confiance de la banque centrale, régulateur de notre segment Fintech, VODACASH, ainsi que de nos fidèles abonnés à qui nous avons proposé une gamme de services évolutive.

Aujourd’hui, M-Pesa offre des solutions allant du transfert d’argent simple à des outils avancés pour les particuliers et les entreprises, comme les prêts, les paiements multiples et des API (interface de programmation d’application, NDLR) ouvertes pour intégrer des services tiers. Accessible même via un téléphone 2G, M-Pesa démocratise les paiements numériques tout en proposant une application mobile enrichie de mini-apps pour des intégrations sécurisées.

Nous avons déjà de nombreux services en place, et une longue liste de nouveaux services arrivera au fur et à mesure que les besoins de nos différents segments évoluent.

L’inclusion financière est au cœur de notre mission. En digitalisant les paiements, nous réduisons les risques liés aux transactions en espèces et contribuons à l’efficacité du système financier. Cela profite à tous : gouvernement, entreprises et particuliers. Et avec de nouveaux services en développement, nous restons engagés à répondre aux besoins changeants de nos abonnés tout en renforçant la digitalisation du pays.

Nous avons déjà de nombreux services en place, et une longue liste de nouveaux services arrivera au fur et à mesure que les besoins de nos différents segments évoluent. Nous sommes très fiers de ce qui a été fait jusqu’à présent, et ravis de voir évoluer les comportements et les besoins de nos abonnés.

Bankable : Dans le domaine de la monnaie électronique, les banques développent de plus en plus des applications intelligentes pour améliorer l’expérience client, tandis que des fintechs émergent avec des solutions d’inclusion financière. Comment Vodacom perçoit-elle cette évolution ? Est-ce une opportunité de renforcer l’écosystème ou plutôt une concurrence à surveiller de près ?

Khalil Al Americani : Nous voyons l’évolution des applications intelligentes développées par les banques et l’émergence des fintechs comme une formidable opportunité de renforcer l’écosystème financier. Ces innovations permettent d’améliorer l’expérience client et d’élargir l’inclusion financière, ce qui est en parfaite adéquation avec notre mission de connecter les gens pour un avenir meilleur.

Nous croyons fermement que la collaboration entre les différents acteurs du secteur, y compris les banques, les fintechs et les opérateurs de télécommunications, est essentielle pour créer des solutions durables et accessibles à tous. Plutôt que de voir ces développements comme une concurrence, nous les considérons comme des partenaires potentiels avec lesquels nous pouvons travailler pour offrir des services encore plus innovants et inclusifs à nos clients.

En fin de compte, notre objectif est de contribuer à un écosystème financier dynamique et intégré qui profite à tous les Congolais.

Propos recueillis par Aboudi Ottou

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Posted On mercredi, 20 novembre 2024 11:57 Written by

Le ministre des Postes, Télécommunications et Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication (PT-NTIC), Augustin Kibassa, a visité le 14 novembre 2024 les installations de Thales Alenia Space en France. Lors de cette visite, il a échangé avec les dirigeants de la société européenne et s’est familiarisé avec les différentes étapes de fabrication des satellites, de la conception à la mise en orbite.

La visite de Thales Alenia Space fait suite à la signature de deux protocoles d’accord : l’un entre la RDC et l’opérateur satellite Monacosat, et l’autre avec la Pologne. Ces initiatives s’inscrivent dans la stratégie du gouvernement pour développer les capacités satellitaires du pays, afin de répondre aux besoins croissants en matière de communication et de technologie, et ce, sur l’ensemble du territoire, y compris dans les zones les plus reculées.

Bien qu’aucune information officielle n’ait été communiquée par le ministère des PT-NTIC concernant l’objectif précis de la visite chez Thales Alenia Space, cette démarche semble suggérer des pistes de réponses à certaines préoccupations liées à la surveillance du territoire, soulevées par la RDC dans le passé. En 2022, le gouvernement congolais avait exprimé son intention d’acquérir un satellite d’observation de la Terre, financé sur fonds propres, d’une valeur estimée à 100 millions de dollars. Un appel d’offres avait d’ailleurs été lancé à cet effet en novembre par le ministère de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique.

Que ce soit pour les télécommunications ou l’observation de la Terre, le satellite s’impose comme une technologie de grandes valeurs. Pour la RDC, confrontée à des défis sécuritaires et économiques, il pourrait constituer un atout majeur dans plusieurs domaines. Il permettrait notamment de renforcer la sécurisation des frontières et des localités face aux groupes rebelles, d’identifier les zones touchées par des catastrophes naturelles, de lutter contre les activités minières illégales et d’évaluer l’état des infrastructures stratégiques du pays.

Samira Njoya, We Are Tech

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Posted On lundi, 18 novembre 2024 13:18 Written by

Ce 13 novembre 2024, à l’ouverture de la dixième édition du forum d’affaires international Makutano, le président de la République Démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a mis en avant le rôle essentiel de cet événement, devenu au fil des années une véritable « vitrine du soft power congolais » et un lieu privilégié d’échanges et de partenariats pour l’Afrique.

Félix Tshisekedi a exprimé son admiration pour l’évolution du forum, qui ne se limite plus à une simple rencontre économique, mais s’affirme comme un moteur de dynamisme et de transformation pour le Congo et pour l’Afrique. En saluant Nicole Sulu, fondatrice du réseau Makutano, le président a reconnu son engagement sans faille, qui a permis à ce forum de devenir un espace stratégique pour promouvoir les talents africains, les petites et moyennes entreprises, et favoriser des alliances entre divers acteurs économiques et institutionnels.

Cette édition anniversaire, placée sous le thème « Un New Deal pour une RDC et une Afrique fortes et prospères : des actions concrètes pour transformer le continent », est pour le président Tshisekedi une opportunité de concrétiser des engagements clés pour un développement durable et inclusif en RDC. Dans ce cadre, il appelle à une « transformation profonde » du pays, où l’innovation, l’inclusivité et la transparence se retrouvent au cœur de son projet pour une « RDC forte et unie au sein d’une Afrique prospère ».

Le président Tshisekedi a profité de l’audience qui lui était donnée pour rappeler les six engagements pris lors de son investiture pour un second mandat en janvier 2024 : la création d’emplois, la protection du pouvoir d’achat, la sécurité du territoire, la diversification économique, l’accès aux soins de santé et l’efficacité des services publics. Ce sont, selon lui, des conditions nécessaires pour une RDC stable et compétitive, capable de transformer ses ressources en leviers de développement.

Pour concrétiser ce projet, Félix Tshisekedi a détaillé plusieurs piliers essentiels : la restauration de la paix, notamment à l’est du pays, l’inclusivité économique, l’innovation technologique, la gouvernance transparente et le renforcement du capital humain. Chacun de ces piliers est indispensable pour attirer les investissements et bâtir une croissance durable et équitable.

La RDC, avec ses ressources naturelles, son potentiel agricole, sa population jeune et sa position géographique stratégique, est un acteur clé pour l’Afrique, selon le président Tshisekedi. Mais pour tirer parti de ces atouts, il reconnaît la nécessité de réformer l’administration, de stabiliser les régions affectées par des conflits et de moderniser les infrastructures. Le chef de l’État considère ce « nouveau pacte » comme une feuille de route pour une RDC et une Afrique prêtes à relever les défis du XXIe siècle.

En se tournant vers l’avenir, Tshisekedi espère que les succès de Makutano serviront de modèle pour d’autres nations africaines, en mettant l’accent sur la collaboration entre le secteur public et privé, l’innovation et l’inclusivité. « Ensemble, soyons les bâtisseurs d’un avenir prospère pour nos enfants et pour les générations à venir », a-t-il conclu.

GAB

Posted On jeudi, 14 novembre 2024 07:43 Written by

La Révérende Sœur Rita Mboshu-Kongo, originaire de la République Démocratique du Congo (RDC) et membre de la Congrégation des Filles de Marie Corédemptrice, a reçu le 31 octobre 2024 le prix d’excellence lors de la IXᵉ édition du « Standout Woman Award 2024 » à Rome. Cette distinction salue son engagement remarquable pour l’éducation et la formation professionnelle des femmes et des jeunes filles en RDC.

Sœur Rita est fondatrice et présidente de la Fondation « Pape François pour l’Afrique » (FOPAFA), une organisation engagée dans l’autonomisation des femmes et des jeunes grâce à l’éducation et la formation professionnelle. Basée à Kinshasa, la fondation concentre ses efforts dans les quartiers défavorisés où les niveaux de pauvreté et d’analphabétisme sont élevés.

L’une des initiatives phares de la FOPAFA, le projet « Focolare della Carità : Fraternità Laudato Si' », propose des formations en couture, pâtisserie, esthétique et autres compétences pratiques à de jeunes mères célibataires et à des filles en situation de vulnérabilité. Ce programme vise à leur donner les moyens d’acquérir une autonomie financière et d’améliorer leurs conditions de vie.

La reconnaissance internationale accordée à Sœur Rita met en lumière l’impact crucial de son action en faveur de l’éducation des filles et de la formation professionnelle des femmes en Afrique. Son engagement constitue une réponse concrète aux défis socio-économiques auxquels sont confrontées de nombreuses femmes en RDC, leur ouvrant des perspectives de développement personnel et professionnel.

Lors de la réception du « Standout Woman Award 2024 », Sœur Rita a exprimé sa profonde gratitude et a lancé un appel aux personnes de bonne volonté pour soutenir les initiatives de la FOPAFA. Elle a souligné que la collaboration est essentielle au succès des projets qui visent à transformer la vie des femmes et des jeunes filles en Afrique.

Cette distinction met en lumière le rôle décisif de l’éducation et de la formation professionnelle dans l’autonomisation des femmes en République démocratique du Congo, où 49 % de la population a moins de 14 ans. Alors que le pays devra bientôt répondre aux besoins croissants d’emploi de cette jeunesse, cette reconnaissance sert aussi d’exemple inspirant pour encourager d’autres initiatives similaires à travers le territoire.

Georges Auréole Bamba

 

Posted On vendredi, 01 novembre 2024 15:57 Written by

En visite le 28 octobre 2024 à Gbadolite, dans le Nord-Ubangi, le ministre du Développement rural, Muhindo Nzangi Butondo, a une nouvelle fois abordé le projet de construction et de réhabilitation de 11 000 kilomètres de voies de desserte agricole en République démocratique du Congo (RDC). Ce programme, qui prévoit des routes terrestres et des voies navigables, vise à renforcer l’interconnexion entre les routes nationales et les axes desservant les zones agricoles, pour améliorer l’accès aux marchés ruraux et stimuler le développement local.

Le ministre a indiqué que des projets de balisage des voies navigables et de réhabilitation des routes de desserte ont déjà bénéficié de financements gouvernementaux. Muhindo Nzangi Butondo a également mis en avant la collaboration avec la Régie des voies fluviales (RVF) et l’Office des voies de desserte agricole (OVDA) dans la réalisation de ces travaux, afin de tirer parti des voies navigables dans les zones rurales à fort potentiel. Créé en 2020, l’OVDA est spécifiquement mandaté pour assurer la connexion des zones de production par les voies fluviales et les routes de troisième et quatrième catégories.

Ces déclarations ont été faites dans le cadre d’une tournée qui a conduit le ministre dans plusieurs localités du nord du pays. Objectif : « évaluer les priorités locales avec l’aide des responsables provinciaux et établir un plan de développement des infrastructures de desserte agricole. »

Pour l’instant, aucune information n’a été communiquée concernant le coût ou le calendrier du projet de construction et de réhabilitation de 11 000 kilomètres de voies de desserte agricole. Cependant, cet engagement a été pris dans le cadre de l’exercice budgétaire en cours. « Mon ministère s’est engagé dans sa prévision de cette année à construire et réhabiliter 11 000 km de routes de desserte agricole répartis sur l’ensemble du territoire national (26 provinces) », avait déjà déclaré Muhindo Nzangi à Binga-Mopepe, dans le territoire de Lisala, province de la Mongala, sans fournir de précisions sur l’état d’avancement du projet.

Un précédent projet de désenclavement de zones de production agricole fournit une indication sur les bénéfices potentiels pour les producteurs. D’après un retour d’expérience de la Banque africaine de développement, qui avait financé ce projet, l’amélioration des voies de desserte agricole permet de réduire par quatre le temps et le coût des trajets nécessaires à la commercialisation des produits. Des effets positifs additionnels ont également été constatés, notamment un accès plus rapide aux soins de santé et à des points d’eau potable.

Le potentiel agricole de la RDC reste encore largement inexploité, faute de voies d’évacuation et d’infrastructures de conservation adaptées. Avec le soutien des bailleurs de fonds, le pays s’efforce de renforcer la place de l’agriculture dans sa stratégie de développement économique. Pour le lancement de la campagne agricole 2024/2025, le gouvernement a distribué aux provinces cinq millions de semences, des tracteurs, des pesticides, des équipements de protection, des fertilisants, des boutures de manioc, ainsi que des motos et des vélos. Cette dynamique ouvre de nouvelles perspectives pour le secteur logistique, particulièrement en matière de transport et d’évacuation des produits agricoles.

Georges Auréole Bamba

Posted On mercredi, 30 octobre 2024 03:32 Written by

Le directeur général de la Régie de distribution d’eau (Regideso), David Tshilumba, a annoncé le 27 octobre 2024 que Goma, la capitale provinciale du Nord-Kivu, sera l’une des premières villes à bénéficier du programme de déploiement de 100 000 compteurs intelligents à travers le pays. Cette initiative s’inscrit dans une politique de modernisation des services de la Regideso, visant à améliorer l’efficacité de la gestion de l’eau en République démocratique du Congo.

« Aujourd’hui nous avons embrassé les compteurs intelligents. Nous avons une première commande de 100 000 pièces. Certains seront en prépayé et d’autres en post-paid. La ville de Goma sera parmi les premiers bénéficiaires de ce lot », a-t-il déclaré. La phase pilote de ce projet, déjà réalisée à Kinshasa et à Mbuji-Mayi, a été conclue sur une note positive.

Le responsable assure que les nouveaux compteurs, dont la date de distribution n’a pas été dévoilée, permettront de suivre la consommation d’eau en temps réel, de détecter rapidement les fuites et d’améliorer la précision de la facturation. Cette avancée technologique marquera un tournant décisif pour la Regideso et les consommateurs, qui pourront ainsi retracer efficacement leur consommation. Cela permettra aussi d’optimiser la distribution de l’eau tout en garantissant une plus grande transparence et équité dans la facturation.

Dans cette optique de digitalisation de ses activités, la société a lancé l’année dernière le paiement en ligne des factures d’eau via la solution numérique Regipaye.

Dans la même veine que la Regideso, le ministre des Ressources hydrauliques, Teddy Lwamba, a lancé, fin août 2024, un projet destiné à lutter contre les captages illicites d’eau à travers une solution numérique. Ce problème compromet la distribution équitable de cette ressource essentielle. Le projet vise à « renforcer le contrôle et la réglementation, assurant ainsi que chaque citoyen ait accès à une eau potable de qualité », a déclaré le ministre.

Olivier de Souza

Posted On lundi, 28 octobre 2024 13:42 Written by

Le 17 octobre 2024, lors de l’ouverture du Forum Rebranding Africa à Bruxelles, Albert Zeufack, représentant de la Banque mondiale en République Démocratique du Congo (RDC), a souligné les atouts économiques du pays et a plaidé pour des investissements massifs afin d’accompagner sa transformation.

Albert Zeufack a mis en avant le potentiel inexploité de la RDC dans divers secteurs, soulignant que le pays dispose de vastes terres arables et de ressources minières stratégiques. Cependant, il a noté que la croissance économique repose encore trop sur le secteur minier. Selon lui, l’agriculture et d’autres secteurs non extractifs pourraient jouer un rôle crucial dans la diversification économique. « Cette économie peut être diversifiée en ajoutant de la valeur au secteur minier et en développant l’agroalimentaire », a-t-il déclaré, rappelant que le développement de l’agriculture est l’une des priorités de la Banque mondiale en RDC.

Pour l’économiste camerounais, l’accès à l’énergie est un élément essentiel à la transformation du potentiel économique de la RDC. Il a rappelé que l’un des principaux axes d’investissement de la Banque mondiale concerne le secteur énergétique, avec le projet Inga en tête. « L’accès à l’énergie est la clé pour diversifier l’économie et améliorer les conditions de vie », a-t-il insisté, soulignant que les infrastructures énergétiques sont cruciales pour attirer les investissements et favoriser le développement d’industries locales.

Avec des prévisions de croissance pour 2024 s’élevant à plus de 5 %, dont supérieure à la moyenne africaine, Zeufack a souligné que la RDC demeure un terreau prometteur pour les investissements. Cependant, il a également insisté sur la nécessité d’accompagner ces investissements d’une stratégie claire de diversification économique.

L’économiste camerounais a conclu son intervention en exhortant les investisseurs à ne pas manquer les opportunités offertes par la RDC, en soulignant que la Banque mondiale soutient activement les réformes économiques en cours. « Si nous avons triplé notre portefeuille en RDC, c’est parce que nous percevons une réelle volonté de transformation au sein du gouvernement », a-t-il déclaré.

Le portefeuille d’investissements de la Banque mondiale en RDC s’élève actuellement à 7,3 milliards de dollars, avec la possibilité d’atteindre 9,5 milliards si les processus en cours aboutissent. Cela inclut un milliard pour l’appui budgétaire et un milliard pour le projet Inga.

Georges Auréole Bamba à Bruxelles

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Posted On jeudi, 17 octobre 2024 18:18 Written by
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