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Equipe Publication

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La banque nigériane Fidelity Bank a manifesté son intérêt pour le projet Monacosat, qui vise à déployer des infrastructures satellitaires en République démocratique du Congo (RDC). Le 28 août 2025, sa directrice générale, Nneka Onyeali-Ikpe, a été reçue à Kinshasa par le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa.

Selon les services de communication du ministère, les discussions ont porté sur les modalités de financement de ce projet stratégique. La dirigeante de Fidelity Bank s’est dite prête à accompagner l’initiative et a annoncé la création d’une équipe mixte, regroupant la banque et le ministère, pour définir les mécanismes de financement.

En novembre 2024, le gouvernement congolais avait signé un protocole d’accord avec Monacosat, opérateur satellitaire basé en principauté de Monaco, afin de tirer parti de ses capacités satellitaires pour renforcer la connectivité, notamment dans les zones rurales et enclavées.

À l’issue de la rencontre, Nneka Onyeali-Ikpe a également confirmé l’intention de Fidelity Bank de s’implanter en RDC. Cette installation devrait contribuer à favoriser l’inclusion financière et à faciliter l’accès aux financements, en particulier pour les projets numériques. Le ministère de l’Économie numérique voit dans cette perspective un soutien direct aux start-up locales, aux PME innovantes et aux programmes de transformation digitale du gouvernement.

Fondée en 1988, Fidelity Bank s’est imposée comme un acteur de premier plan au Nigeria grâce à des acquisitions stratégiques, notamment celles de Manny Bank et de FSB International Bank. Détentrice d’une licence bancaire universelle depuis 2001 et d’une licence internationale depuis 2011, la banque propose une gamme complète de services allant de la banque de détail à la banque d’affaires, en passant par la banque privée et numérique. Avec plus de 5 millions de clients et 250 agences, Fidelity Bank poursuit aujourd’hui son expansion internationale, amorcée notamment avec l’acquisition de Union Bank UK en 2023.

Ronsard Luabeya

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Lors d’une réunion tenue le 21 août 2025, un regroupement d’organisations patronales – comprenant la Fédération des entreprises du Congo (FEC), l’Association nationale des entreprises du portefeuille de la RDC (ANEP), la Confédération des PME du Congo (COPEMECO) et la Fédération nationale des PME du Congo (FANAPEC) – a demandé au nouveau ministre de l’Emploi et du Travail, Ferdinand Massamba wa Massamba, de suspendre l’application du deuxième palier du Salaire minimum interprofessionnel garanti (SMIG), fixé à 21 500 francs congolais (FC) par jour à partir de janvier 2026.

Selon le décret n°25/22 du 30 mai 2025, le nouveau SMIG destiné au manœuvre ordinaire représente une hausse de 204 % par rapport au niveau de 7 075 FC établi en 2018. Sa mise en œuvre est progressive : 14 500 FC depuis fin mai 2025, puis 21 500 FC dès janvier 2026. Le texte maintient en outre la tension salariale de 1 à 10 entre le manœuvre ordinaire et le cadre de collaboration, entraînant mécaniquement une revalorisation de toutes les catégories professionnelles. Ainsi, le salaire journalier d’un cadre supérieur passera de 70 750 à 215 000 FC.

Pour le patronat, cette tension salariale est jugée « disproportionnée » et « inadaptée ». Elle provoquerait, selon lui, une hausse exponentielle des masses salariales « suicidaire » pour les opérateurs économiques. Les organisations demandent donc la suspension de l’application du deuxième palier du SMIG prévu en janvier 2026, ainsi que l’exonération de l’impôt professionnel sur les rémunérations (IPR).

Le patronat déplore également l’absence de mesures d’allègement pour les secteurs agro-industriel et pastoral, afin de faciliter l’application du nouveau SMIG, ainsi que la non-mise en œuvre de la recommandation de la 37ᵉ session du Conseil national du travail concernant la suspension de l’impôt sur les revenus locatifs (IRL) appliqué à l’indemnité de logement. Sont également pointées du doigt certaines astreintes imposées par la Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK), issues d’un arrêté provincial de 2023.

La FEC avait déjà proposé treize mesures d’allègement fiscal et parafiscal en faveur des secteurs agro-industriels et pastoraux. Ces mesures, examinées lors de la réunion de la Commission économie, finances et reconstruction (ECOFIRE) du 24 février 2025, doivent encore être consacrées par un décret présidentiel pour entrer en vigueur.

Le ministre a pris acte des doléances et invité le patronat à soumettre un mémorandum assorti de propositions concrètes. Il a par ailleurs instruit l’Inspection générale du travail de vulgariser le décret sur le SMIG avant tout contrôle dans les entreprises.

Ronsard Luabeya

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KoBold Metals, a U.S. company backed by Bill Gates and Jeff Bezos, has been granted seven new mining exploration permits in the Democratic Republic of Congo (DRC), international news reports said on August 27, 2025. According to data from the Mining Cadastre (CAMI), four of the permits are located in the Manono territory of Tanganyika province, with three others in Malemba Nkulu in Haut-Lomami province.

The move follows a preliminary agreement signed in July that allows KoBold to launch a large-scale exploration program across a 1,600 km² area. In accordance with the Congolese mining code, the exploration permits are valid for five years and grant KoBold the exclusive right to carry out work on the designated minerals, with work required to begin within one year.

The permits cover a dozen minerals, including lithium, coltan, and rare earths. However, an unnamed company official told Reuters that exploration efforts will focus on lithium. A portion of the Manono site is considered to hold one of the world's largest lithium deposits, though it remains at the center of a legal dispute.

The Australian company AVZ Minerals claims the Congolese government illegally terminated its rights to a permit covering a section of the site, which it initially held in partnership with the state-owned company Cominière. AVZ has initiated international arbitration at the International Centre for Settlement of Investment Disputes (ICSID). The process was frozen for a time in anticipation of an amicable settlement but resumed in June.

Under the preliminary agreement signed in July, KoBold is responsible for resolving the dispute. In that effort, KoBold and AVZ announced a framework agreement on May 6 for AVZ to sell its business interests in the Manono deposit at a "fair value." AVZ confirmed on July 21 that discussions remain ongoing.

Meanwhile, another part of the deposit is already under the control of China's Zijin Mining Group, which holds an exploitation permit for the northeast zone. According to its 2024 annual report, preliminary surveys identified 2.62 million tons of lithium oxide at an average grade of 1.5%, which is equivalent to approximately 6.47 million tons of lithium carbonate. Zijin plans to begin production in the first quarter of 2026.

The granting of permits to KoBold is part of a strategic alignment between Kinshasa and Washington. The Congolese and U.S. governments have engaged in discussions to link mining concessions with security support, as Washington seeks to reduce its industries' dependence on China's dominance of strategic mineral supply chains. Lithium, which is essential for manufacturing electric vehicle batteries, is central to these efforts.

Timothée Manoke (Intern)

The Democratic Republic of Congo (DRC) officially imported $542.74 million worth of goods from Uganda during the 2024-2025 financial year, a 29% increase from the previous year, according to data from the Bank of Uganda. The surge occurred despite the closure of border posts near areas occupied by M23 rebels. The bank also estimated informal imports at $419.46 million, bringing the total trade to $962.2 million.

The figures position the DRC as the top importer of Ugandan goods within the East African Community (EAC) and the second largest overall, behind only Kenya, when considering formal trade alone. The most imported products include refined vegetable oil, sugar, soap, plastic items, and hardware. This import structure reflects the country's low level of industrialization, particularly in its eastern border regions, making the DRC a key market for its neighbors' manufactured goods.

During the same period, the DRC's formal exports to Uganda were valued at only $42.6 million. The Bank of Uganda does not provide estimates for informal exports, but multiple sources, including the National Office of Agricultural Products (ONAPAC), report that significant volumes of cocoa, coffee, and artisanal gold from North Kivu and Ituri cross the border undeclared. Raw palm oil is also informally exported to supply local refineries in Uganda.

Measures are being taken to curb these informal flows. In North Kivu, for example, the ONAPAC sub-section in Beni regularly intercepts illegal cocoa shipments. "The objective is to discourage the illicit trafficking of cocoa and coffee," said Kaswera Syvialeghana Alphonsine, the ONAPAC director in Beni. Still, many operators continue to favor informal channels due to a lack of security, poor road conditions, high transportation costs, and a lack of product traceability.

Timothée Manoke (Intern)

The University of Kinshasa (Unikin) has unveiled a new low-carbon cement, which reduces carbon dioxide (CO₂) emissions by 25% compared to conventional cement. The innovation was presented at the 47th International Fair of Congo (Fickin) in the capital.

The cement has been in development since 2015 by a team from the university’s Department of Physics and Technology. According to Max Seke Vangu, a senior researcher at Unikin, the innovation relies on local raw materials, specifically natural reactive rocks that do not require an energy-intensive transformation beyond crushing, which helps limit the process's carbon footprint.

After a decade of research and with the support of a consortium of cement manufacturers, the project has reached a semi-industrial scale. Its developers claim the cement integrates ecological, economic, social, and health considerations, and they believe it can help improve living conditions while boosting resilience to climate change.

However, the university noted that it faces material constraints due to a lack of advanced equipment in its laboratories. These limitations have led researchers to collaborate with local cement manufacturers and conduct some work in South Africa.

Boaz Kabeya

Coopec Camec Inkisi, a savings and credit cooperative based in Inkisi, Kongo Central, signed an agreement on August 22, 2025, with the Democratic Republic of Congo’s Financial Inclusion Fund (FPM SA) to improve credit access for micro, small, and medium-sized enterprises (MSMEs). The partnership makes $800,000 available, with priority given to women entrepreneurs and young people.

The support will enable the cooperative to broaden its credit offering while backing key sectors such as agriculture, renewable energy, and local entrepreneurship. The deal also includes institutional strengthening measures to help the cooperative better serve MSMEs. According to FPM, the focus on women and youth reflects their central role in the local economy and the community impact of their initiatives.

Operating as a microfinance institution, Coopec Camec Inkisi provides savings services and loans to small businesses, traders, and farmers, helping finance income-generating activities and supporting local development in Madimba territory.

In November 2024, FPM signed a $2 million partnership with the Netherlands’ Entrepreneurial Development Bank (FMO) to reinforce the refinancing capacity of local financial institutions, particularly microfinance groups and cooperatives in remote areas. The aim was to expand financial access for populations excluded from the traditional banking system. That same year, FPM’s total loan portfolio grew by 53.4% to $50.4 million.

La société américaine KoBold Metals a annoncé, le 27 août 2025, avoir obtenu sept permis de recherche minière en République démocratique du Congo (RDC), rapportent plusieurs agences de presse internationales. Selon les données publiées sur le site du Cadastre minier (CAMI), quatre permis sont situés dans le territoire de Manono, dans la province du Tanganyika, et trois autres à Malemba Nkulu, dans la province du Haut-Lomami.

L’accord de principe signé en juillet dernier entre la RDC et l’entreprise, soutenue par Bill Gates et Jeff Bezos, l’autorise à lancer un programme d’exploration à grande échelle. À la suite de cet accord, KoBold avait déposé une demande de permis de recherche couvrant une superficie de 1 600 km².

Conformément aux articles 50 et 52 du Code minier congolais, le permis de recherche est valable cinq ans et confère à son titulaire un droit exclusif d’effectuer, dans le périmètre défini, des travaux sur les substances minérales concernées. Le règlement impose en outre que les travaux commencent dans un délai d’un an à compter de la délivrance du certificat de recherches.

Les permis accordés à KoBold couvrent une douzaine de minerais, dont le lithium, le coltan et les terres rares. Toutefois, un responsable de l’entreprise américaine cité par Reuters précise que les efforts d’exploration seront concentrés sur le lithium. Le site de Manono abrite en effet un gisement considéré comme l’un des plus importants au monde. Une partie du site reste cependant au cœur d’un litige.

Contrer l’influence chinoise

La compagnie australienne AVZ Minerals affirme que l’État congolais a illégalement mis fin à ses droits sur un permis couvrant une section du site, détenus initialement en partenariat avec la société publique Cominière. AVZ a engagé une procédure d’arbitrage international devant le CIRDI, gelée un temps en vue d’un règlement amiable, mais reprise en juin dernier.

Selon l’accord de principe conclu en juillet, il revient à KoBold de trouver une issue à ce différend. Dans cette perspective, KoBold et AVZ ont annoncé, le 6 mai, un accord-cadre prévoyant la cession par AVZ de ses intérêts commerciaux dans le gisement de Manono à une « juste valeur ». Le 21 juillet, réagissant à l’accord de principe entre la RDC et Kobold, AVZ a confirmé que les discussions restaient en cours.

Une autre partie du gisement est déjà sous le contrôle du groupe chinois Zijin Mining, détenteur d’un permis d’exploitation sur la zone nord-est. Selon son rapport annuel 2024, les recherches préliminaires y ont identifié 2,62 millions de tonnes d’oxyde de lithium à une teneur moyenne de 1,5 %, soit environ 6,47 millions de tonnes d’équivalent carbonate de lithium. Zijin prévoit de démarrer la production au premier trimestre 2026.

L’octroi de permis à KoBold intervient dans un contexte de rapprochement stratégique entre Kinshasa et Washington. Les gouvernements congolais et américains ont engagé des discussions visant à associer concessions minières et soutien sécuritaire, alors que Washington cherche à réduire la dépendance de ses industries face à la domination chinoise sur les chaînes d’approvisionnement en minerais stratégiques. Le lithium, essentiel à la fabrication des batteries pour véhicules électriques, se trouve au cœur de ces enjeux.

Timothée Manoke, stagiaire

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La Coopérative d’épargne et de crédit (Coopec Camec Inkisi) a signé, le 22 août 2025, un accord avec le Fonds pour l’inclusion financière en RDC (FPM SA) afin de faciliter l’accès au crédit des micros, petites et moyennes entreprises (MPME). Ce partenariat met à disposition une enveloppe de 800 000 dollars, destinée en priorité aux femmes entrepreneures et aux jeunes.

Cet appui permettra à la Coopec Camec Inkisi d’élargir son offre de crédit, tout en soutenant des secteurs clés tels que l’agriculture, les énergies renouvelables et l’entrepreneuriat local. L’accord prévoit également un renforcement institutionnel de la coopérative pour mieux accompagner les MPME. Selon le FPM, l’accent mis sur les femmes et les jeunes se justifie par leur rôle central dans l’économie locale et l’impact de leurs initiatives sur leurs communautés.

Basée à Inkisi, dans le territoire de Madimba (Kongo central), la Coopec Camec Inkisi opère comme une institution de microfinance : elle facilite l’épargne, octroie des crédits aux petites et moyennes entreprises, aux commerçants et aux agriculteurs, et contribue au développement économique local en finançant des activités génératrices de revenus.

En novembre 2024, le FPM avait déjà conclu un partenariat avec FMO – Entrepreneurial Development Bank des Pays-Bas, d’un montant de 2 millions de dollars. Objectif : renforcer la capacité de refinancement des institutions financières locales, en particulier les IMF et COOPEC implantées dans les zones reculées, et améliorer l’accès aux services financiers pour les populations exclues du système bancaire traditionnel. Cette même année, l’institution financière a enregistré une progression de 53,4 % de son encours global de prêts, atteignant 50,4 millions de dollars.

Ronsard Luabeya

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L’Université de Kinshasa (Unikin) a présenté un ciment à bas carbone lors de la 47ᵉ édition de la Foire internationale du Congo (Fickin), organisée dans la capitale. Développé depuis 2015 par une équipe du département de physique et technologie, ce ciment réduit les émissions de dioxyde de carbone (CO₂) de 25 % par rapport au ciment classique.

Selon Max Seke Vangu, chef de travaux à l’Unikin, cette innovation repose sur l’utilisation de matières premières locales, notamment des roches naturelles réactives. Celles-ci ne nécessitent pas de transformation énergivore, en dehors du broyage, ce qui permet de limiter l’empreinte carbone du processus.

Après une décennie de recherche et avec l’appui d’un consortium de cimentiers, le projet a atteint une échelle semi-industrielle. Ses promoteurs affirment avoir intégré les dimensions écologiques, économiques, sociales et sanitaires, et estiment que cette avancée pourrait contribuer à améliorer les conditions de vie tout en renforçant la résilience face au changement climatique.

L’Unikin souligne toutefois des contraintes matérielles, liées notamment à l’absence d’équipements de pointe dans ses laboratoires. Ces limites ont conduit les chercheurs à collaborer avec des cimentiers locaux et à réaliser certains travaux en Afrique du Sud.

Boaz Kabeya

Bank of Africa (BOA) in the Democratic Republic of Congo (DRC) closed its 2024 fiscal year with a net profit of 71.5 billion Congolese francs (FC), or approximately $25 million at the average exchange rate, a 51% increase from 2023. This performance was driven by growth in customer loans, a 35% rise in net banking income to 188.3 billion FC, and better control of operating expenses. At the same time, the bank’s equity grew to more than 212 billion FC.

To build on this momentum, the pan-African banking group aims to close its gap in financing the DRC’s extractive sector. According to its Pillar III report, out of 919.5 billion FC in total customer loans, the extractive industries received only 63.5 billion, or 6.9%. The main beneficiaries were "unclassified activities" (370 billion, or 40.2%) and wholesale and retail trade (227.2 billion, or 24.7%). For comparison, in other Congolese banks, the extractive industries often absorb more than 50% of credit.

To reduce this disparity, BOA DRC has made it a strategic priority for 2025 to increase financing for mining companies and their subcontracting chains. The bank noted that it opened a new branch in 2024 in Lualaba province, at the heart of the nation's mining activity. According to data from the Mining Cadastre (CAMI), in the first half of 2025, 66% of all mining concessions granted in the DRC were in Lualaba and Haut-Katanga provinces.

By focusing on this strategic area, BOA intends to position itself in a key sector of the Congolese economy. This shift should allow it to diversify its credit portfolio and align its operations with the country's main growth engine, while consolidating the profitability it saw in 2024.

Timothée Manoke (Intern)

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