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Equipe Publication

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• Oil companies in the Democratic Republic of Congo (DRC) expect $15.97 million in government reimbursements for losses and shortfalls in the first half of 2025.
• Fuel consumption doubled in the western region after the October 2024 price cut, while subsidies remained stable.
• A stronger Congolese franc and subsidy reforms are improving state finances and reducing payment delays to oil firms.

 

Oil companies operating in the Democratic Republic of Congo are awaiting a $15.97 million payment from the government to cover losses and shortfalls for the first half of 2025, the Ministry of Economy announced on October 10 on X, formerly Twitter.

The certified amount was approved by the committee overseeing petroleum product prices after joint discussions between government officials and oil-sector representatives from October 7 to 10.

Subsidies Remain Stable Despite Consumption Surge

Year-on-year, the subsidy level remained stable despite a sharp rise in fuel consumption. Economy Minister Daniel Mukoko Samba said fuel demand in the western region — which includes Equateur, Kongo-Central, Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, Tshuapa, Kinshasa and Boende — has doubled since the October 2024 price cuts, increasing from under 50,000 cubic meters per month in September 2024 to nearly 100,000 cubic meters today.

“The southern zone, covering Haut-Katanga, Kasaï, Lualaba, and Tanganyika, has recorded record consumption levels,” the minister said. He did not provide data for the eastern and northern zones, including Haut-Uele, Ituri, and Kisangani.

The stability of the subsidies marks a relief for public finances. At the end of 2023, fuel subsidies exceeded $400 million, a burden that had forced the state to accumulate heavy arrears to oil companies, disrupting supplies of refined products.

By contrast, subsidies fell to $31.5 million in 2024, allowing faster reimbursements. “Payments are now made very quickly so oil companies can operate under the best conditions,” Minister Mukoko Samba assured.

Policy Reforms and Transparency Measures

These results stem from several reforms designed to improve transparency in the calculation of company shortfalls and the fuel pricing structure. The latest measure excludes fuels used in the mining industry — including gasoline, kerosene, diesel, fuel oil, lamp oil, and LPG — from public subsidies and all fiscal and customs exemptions.

On October 8, the government cut fuel prices again in the western zone. The price of gasoline fell from 2,990 to 2,690 Congolese francs (FC) per liter, and diesel from 2,980 to 2,680 FC, representing a 10% reduction. The minister said the decline should hold, though it may further stimulate consumption.

The price adjustment coincides with the appreciation of the Congolese franc against the dollar. Within weeks, the exchange rate strengthened from 2,800 FC to 2,300 FC per U.S. dollar. If this trend continues, the government will no longer need to offset exchange-rate losses for oil firms, as current fuel prices are based on an exchange rate of 2,600 FC per dollar.

This article was initially published in French by Pierre Mukoko and Ronsard Luabeya

Adapted in English by Ange Jason Quenum

Les sociétés pétrolières opérant en République démocratique du Congo attendent du gouvernement le paiement de 15,97 millions de dollars américains au titre des pertes et manques à gagner (PMAG) pour le premier semestre 2025, selon une annonce faite le 10 octobre 2025 par le ministère de l’Économie sur X (anciennement Twitter). Ce montant, issu du procès-verbal de certification des PMAG, a été validé par le comité de suivi des prix des produits pétroliers, à l’issue des travaux menés conjointement par les représentants du gouvernement et ceux du secteur pétrolier entre le 7 et le 10 octobre.

En glissement annuel, ce montant est resté stable malgré la hausse de la consommation de carburants. Selon le ministre de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, dans la zone Ouest (Équateur, Kongo-Central, Kwango, Kwilu, Mai-Ndombe, Mongala, Nord-Ubangi, Sud-Ubangi, Tshuapa, Kinshasa et Boende), la consommation a doublé depuis la baisse des prix d’octobre 2024, passant de moins de 50 000 m³ par mois en septembre 2024 à près de 100 000 m³ aujourd’hui.

La tendance est encore plus marquée dans la zone Sud (Haut-Katanga, Kasaï, Kasaï-Central, Kasaï-Oriental, Lomami, Lualaba, Sankuru et Tanganyika), où les niveaux de consommation « battent des records », a indiqué le ministre. En revanche, il n’a pas évoqué la situation dans les zones Est (Haut-Uele, Bas-Uele, Ituri, Maniema, Sud-Kivu et Nord-Kivu) et Nord (Mbandaka, Kisangani, Aketi, Bumba et le territoire d’Akula).

Cette stabilité des PMAG est une bonne nouvelle pour les finances publiques. À la fin 2023, ces subventions s’élevaient à plus de 400 millions de dollars. Ce poids budgétaire difficile à supporter avait souvent poussé l’État à accumuler d’importantes dettes vis-à-vis des compagnies pétrolières, perturbant l’approvisionnement du pays en produits finis. Avec la baisse des subventions à 31,5 millions de dollars en 2024, les remboursements se font désormais « très rapidement, pour que les sociétés pétrolières soient dans les meilleures conditions pour continuer à faire leur travail », a assuré le ministre.

Nouvelle baisse de prix

Ces résultats sont le fruit de plusieurs réformes visant à renforcer la transparence dans le calcul des pertes et manques à gagner, ainsi que dans la structure des prix. La dernière mesure en date est l’exclusion des carburants terrestres et d’aviation (essence, kérosène, gasoil, fuel, pétrole lampant, GPL) destinés à l’activité minière des subventions publiques et de toutes formes d’exonérations fiscales et douanières.

Le 8 octobre dernier, une nouvelle baisse des prix des carburants est intervenue dans la zone Ouest. Le litre d’essence est passé de 2 990 à 2 690 francs congolais (FC), et celui du gasoil de 2 980 à 2 680 FC, soit une réduction d’environ 10 %. Selon le ministre, cette baisse devrait durer, même si elle risque de stimuler davantage la consommation.

Cette évolution s’inscrit dans le sillage du raffermissement du franc congolais face au dollar. En l’espace de quelques semaines, le taux de change est passé de 2 800 FC pour un dollar à 2 300 FC aujourd’hui. Si cette tendance se poursuit, le gouvernement n’aura plus à compenser les pertes de change des compagnies pétrolières, puisque la structure des prix des carburants dans la zone a été calculée sur la base d’un dollar pour 2 600 FC.

 Pierre Mukoko et Ronsard Luabeya

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La société Belgium Innovation Company (Belinco) s’apprête à lancer une mission de prospection aurifère dans le territoire de Luiza, au Kasaï Central. L’annonce a été faite par Sahel Tshibangu, responsable de la Coopérative des exploitants miniers, artisanaux et agricoles de Luiza (CEMIAL), qui a conduit, le 3 octobre 2024, une délégation de l’entreprise auprès du gouverneur intérimaire, Job Kuyindama.

Selon lui, cette initiative s’appuie sur des études géologiques antérieures menées dans la région. La mission, prévue pour durer trois mois, a pour objectif d’identifier le potentiel aurifère ainsi que d’autres ressources minières exploitables dans la zone.

Les représentants de Belinco prévoient également de contribuer au renforcement des capacités techniques des équipes locales afin de soutenir cette phase de prospection. À terme, si les résultats s’avèrent concluants, l’entreprise envisage d’engager des investissements plus importants pour passer à l’exploitation, sous réserve de l’autorisation officielle des autorités provinciales.

Active depuis plus de 15 ans en République démocratique du Congo, Belinco est spécialisée dans l’exploration et l’exploitation minière. Son siège social est établi à Kinshasa, sous la direction de l’expert minier Joseph Olcauz. En 2023, la société avait été associée à Hazina Investments SAS pour réaliser des travaux de recherche et une étude de faisabilité en faveur de Leta Mbanvu Mining Company, détentrice de droits miniers dans le territoire de Luiza.

Ronsard Luabeya 

• The European Union announced over €180 million ($208 million) in new financing for the DRC under its Global Gateway initiative.
• The funds target major projects, including €60.5 million for the Kivu–Kinshasa Green Corridor and €20 million for electrifying Kisangani.
• The Lobito Corridor will receive €16 million to strengthen agricultural value chains and cross-border trade.

The European Union (EU) will provide more than €180 million ($208 million) to the Democratic Republic of Congo (DRC) to support energy, transport, and environmental projects, European Commission President Ursula von der Leyen announced at the Global Gateway Forum 2025 in Brussels.

The funding forms part of the EU’s Global Gateway strategy, designed to promote sustainable investment in Africa’s infrastructure, biodiversity, and value chains. The new commitments reinforce the EU’s role as a key partner in the DRC’s economic transition and regional connectivity.

The EU allocated €60.5 million to the Kivu–Kinshasa Green Corridor, a project that seeks to balance conservation of Congo Basin forests with the development of a sustainable green economy. The initiative, first presented at the World Economic Forum in Davos in January 2025, is part of a broader €1 billion program backed by Team Europe.

The corridor aims to create a protected area covering 544,000 square kilometers while generating around 500,000 jobs, including opportunities for young people leaving armed groups. According to EU officials, the project illustrates Europe’s commitment to linking climate action with inclusive growth in Africa.

The EU will also invest €16 million in the Lobito Corridor, a strategic logistics route connecting the DRC’s Copperbelt region to the Atlantic Ocean. The funding will strengthen agricultural value chains and cross-border trade along the route.

Further EU involvement is expected in rehabilitating the Dilolo–Kolwezi–Tenke rail section, valued at over $400 million, with an additional $180 million needed for long-term maintenance. A second phase extending the line to the Zambian border could raise the total investment to about $1.1 billion.

The EU will grant €20 million to support the electrification of Kisangani, a project expected to mobilize an additional €70 million in loans from the French Development Agency (AFD). The DRC’s Council of Ministers approved the plan in July 2025, estimating the total cost at $173.3 million.

The project includes rehabilitating the Tshopo hydroelectric plant, constructing a 5 MW solar power station, and modernizing the city’s power distribution network to boost energy access in northeastern Congo.

The EU will devote €13.8 million to improve mining governance, including €2 million for the Cobalt4Development program—a pilot initiative aimed at enhancing the living and working conditions of artisanal cobalt miners and surrounding communities.

The remaining €11.8 million will strengthen the institutional capacity of the Ministry of Mines to ensure transparency and sustainability in mineral resource management.

This article was initially published in French by Boaz Kabeya 

Adapted in English by Ange Jason Quenum

 

Lors du Global Gateway Forum 2025 tenu à Bruxelles, la présidente de la Commission européenne, Ursula von der Leyen, a confirmé de nouveaux engagements financiers en faveur de la République démocratique du Congo (RDC), estimés à plus de 180 millions d’euros ( autour de 208 millions de dollars à la valeur du dollars au 13 octobre). Cette enveloppe s’inscrit dans le cadre de l’initiative Global Gateway, l’offre européenne visant à promouvoir des investissements durables dans les secteurs de l’énergie, des transports, de la biodiversité et des chaînes de valeur. 

Ces financements ciblent plusieurs projets majeurs. Le Corridor vert Kivu–Kinshasa devrait recevoir 60,5 millions d’euros. Ce projet, qui vise à allier la conservation des forêts du bassin du Congo et le développement d’une économie verte, nécessite un financement global proche d’un milliard d’euros pour être pleinement opérationnel. Présentée en janvier dernier au Forum économique mondial de Davos, cette initiative a déjà obtenu l’engagement de l’UE et de l’initiative Team Europe. Elle prévoit la création d’une aire protégée de plus de 544 000 km², conciliant préservation des forêts primaires, développement économique durable et création de 500 000 emplois, dont une partie destinée aux jeunes démobilisés.

Le Corridor de Lobito, axe logistique stratégique reliant la Copperbelt congolaise à l’océan Atlantique, devrait bénéficier de 16 millions d’euros pour renforcer les chaînes de valeur agricoles et le commerce transfrontalier. L’UE est également pressentie pour financer d’autres volets liés à ce corridor, notamment la réhabilitation du tronçon Dilolo–Kolwezi–Tenke, un segment stratégique de la section congolaise. Les travaux y sont évalués à plus de 400 millions de dollars, avec 180 millions supplémentaires nécessaires pour l’entretien sur dix ans. La deuxième phase, qui prolongerait la ligne jusqu’à la frontière zambienne, porterait l’investissement global à environ 1,1 milliard de dollars.

L’UE prévoit en outre une subvention de 20 millions d’euros pour soutenir l’électrification de Kisangani. Ce financement devrait permettre de mobiliser 70 millions d’euros de prêts additionnels de l’Agence française de développement (AFD). Le Conseil des ministres du 18 juillet 2025 avait adopté un projet de relance de l’électrification de la ville, pour un montant total de 173,3 millions de dollars. Celui-ci comprend la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de la Tshopo, la construction d’une centrale solaire de 5 MWc et la modernisation du réseau de distribution.

Enfin, 13,8 millions d’euros devraient être consacrés à la gouvernance minière, dont 2 millions pour le programme Cobalt4Development, une initiative pilote visant à améliorer les conditions de vie et de travail des mineurs artisanaux de cobalt et des communautés environnantes. Les 11,8 millions restants serviront à renforcer les capacités institutionnelles du ministère des Mines.

Boaz Kabeya

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The TALO price-control app is scheduled to begin its rollout in November across several cities in the Democratic Republic of Congo (DRC). The announcement was made on Tuesday, October 7, 2025, by Minister of National Economy Daniel Mukoko Samba during an interview on Kinshasa-based Top Congo FM.

The minister said the first phase will cover seven major cities, with six more to follow by year-end. The goal is to enable real-time tracking of prices for food and other staple consumer goods.

Developed by young Congolese professionals, TALO was unveiled by Minister Mukoko Samba on January 14, 2025. Designed to modernize the economic inspection service, the app helps field agents collect data more efficiently and increases transparency in business practices for consumers.

In Kinshasa, where the application is already in use, TALO has replaced manual price reporting. Agents now record data on their phones at market sites and send it directly to a central database. According to Jocelyne Mayungu Bwanga, head of the Kinshasa-East office at the Ministry of National Economy, the switch to digital data collection has significantly reduced processing times.

The ministry posts monthly reports on its official website summarizing the data. The latest report, for July, showed that weekly price tracking in Kinshasa covered 39 staple consumer products, 183 brands, and 62 types of traders across 16 markets, including Central, Gambela, Zigida, and Liberté.

Price differences of up to 40% were sometimes observed for the same product between different outlets. To identify the underlying causes, the ministry has commissioned a Congolese consulting firm to conduct a study. One preliminary finding points to two main supply routes: goods entering through the Lufu border with Angola tend to be cheaper than those coming via Matadi port.

By expanding TALO to the provinces, the Ministry of National Economy aims to strengthen its nationwide price-monitoring and regulatory capacity. The ultimate goal is to curb market speculation and protect consumers’ purchasing power.

Timothée Manoke

The Strategic Mineral Substances Markets Regulation and Control Authority (Arecoms) finalized the practical terms for implementing the Democratic Republic of Congo's (DRC) new cobalt export quota policy on October 10, 2025. The policy was first announced on September 20.

The quotas, approved by the Arecoms Board, allocate export volumes for the last quarter of 2025 to 21 companies.

China's CMOC Group, the world's largest cobalt producer, was granted 6,500 tons,4,250 tons for its Kisanfu Mining (KM) subsidiary, and 2,250 tons for Tenke Fungurume Mining (TFM). This total represents nearly 36% of the global volume allocated. Glencore follows with 3,925 tons, split between 2,775 tons for Kamoto Copper Company (KCC) and 1,150 tons for Mutanda Mining (MUMI). Combined, the two foreign giants capture 58% of the available quotas.

This dominance is rooted in the allocation formula. The Arecoms document specifies that "the base quota is distributed pro rata based on the historical quantities exported between January 1, 2022, and December 31, 2024." Exemptions were made for the state-owned Entreprise générale du cobalt (EGC) and the Société du Terril de Lubumbashi (STL), which were allotted 1,175 tons and 300 tons, respectively. During the 2022-2024 period, CMOC and Glencore controlled nearly 60% of total Congolese cobalt exports.

CMOC, whose primary shareholder is Chinese battery maker CATL, has not yet officially responded to the decision. However, the allocation poses a major challenge for the group, which relies heavily on Congolese cobalt to meet surging demand in China. Its metal trading subsidiary, IXM, already declared force majeure on June 30 due to the initial Congolese export embargo imposed in February 2025.

Despite the export suspension, CMOC maintained its operational pace in the DRC, extracting 61,073 tons in the first half of 2025 and projecting a full-year output of 100,000 to 120,000 tons. With only 6,500 tons authorized for the fourth quarter of 2025 and an estimated 31,200 tons for 2026 (based on the December quota being rolled over), the company will only be able to sell a small fraction of its production. Over two years, its total authorized exports would likely be capped at 37,700 tons, falling far short of its annual capacity.

Even if CMOC were to secure the entirety of the 9,600 tons set aside for "strategic quotas" in 2026, a volume reserved for projects deemed "of national importance" and allocated at Arecoms’ sole discretion,the situation would remain critical for the company.

Enforcement and Market Risk

CMOC also risks having its quotas revoked entirely. Sanctions are prescribed against any company that processes mining tailings or concentrates obtained from unauthorized third parties or artisanal miners, sells its quota to another firm, fails to export the allocated volumes, or violates existing laws.

While the export embargo is scheduled to end on October 15, the resumption of shipments could still face delays. To obtain an export certificate, operators are now required to present proof of prepayment of the mining royalty, validation of their available quota, a traceability certificate issued by Arecoms, and an environmental and fiscal compliance certificate.

Since the imposition of the embargo, the price of cobalt has more than doubled. On October 12, 2025, a tonne of cobalt was trading at $42,725 on the London Metal Exchange, compared to just $21,000 at the end of February.

Pierre Mukoko

Le ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a annoncé le mardi 7 octobre 2025 sur Top Congo FM que le déploiement de l’application de contrôle des prix TALO débutera dès le mois de novembre dans plusieurs villes de la République démocratique du Congo.

Selon lui, sept grandes villes seront concernées dans une première phase, avant l’ajout progressif de six autres d’ici la fin de l’année. L’objectif est de permettre un suivi en temps réel de l’évolution des prix des biens alimentaires et de grande consommation.

Développée par de jeunes Congolais, TALO avait été officiellement présentée le 14 janvier 2025 par le ministre Mukoko Samba. Conçue pour moderniser le service de contrôle économique, elle facilite le travail des inspecteurs sur le terrain et renforce la transparence des pratiques commerciales au profit des consommateurs.

À Kinshasa, où elle est déjà utilisée, TALO a remplacé le système manuel de collecte des prix. Désormais, les agents se rendent sur les marchés avec des téléphones, saisissent les données sur place et les transmettent directement au système central. Cette numérisation a permis de réduire considérablement les délais de traitement, souligne Jocelyne Mayungu Bwanga, cheffe du bureau Kinshasa-Est au ministère de l’Économie nationale.

Le ministère publie régulièrement des bulletins mensuels sur son site officiel, synthétisant les informations collectées. Le plus récent, celui de juillet, montre qu’à Kinshasa, le suivi hebdomadaire des prix couvre 39 produits de grande consommation, 183 marques et 62 types d’opérateurs, répartis sur 16 sites, dont les marchés Central, Gambela, Zigida et Liberté.

Ces observations révèlent parfois des écarts de prix allant jusqu’à 40 % pour un même produit selon les points de vente. Pour en comprendre les causes, une étude a été confiée à un cabinet de consultance congolais. Une première hypothèse pointe la coexistence de deux grands circuits d’approvisionnement à Kinshasa : les produits entrant via le poste frontalier de Lufu, en provenance d’Angola, affichent des prix plus bas et ceux qui passent par le port de Matadi sont en général plus coûteux.

Avec l’extension de TALO dans les provinces, le ministère de l’Économie veut renforcer sa capacité d’analyse et de régulation à l’échelle nationale. Objectif : lutter plus efficacement contre la spéculation sur les marchés congolais et protéger le pouvoir d’achat des consommateurs.

Timothée Manoke

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African Reinsurance Corporation (Africa Re) inaugurated an office in Kinshasa, Democratic Republic of Congo (DRC), on October 9.

According to Africa Re Chairman Moustapha Coulibaly, the new office aims to support local insurance companies in covering major risks and to offer solutions tailored for strategic sectors such as mining, energy, infrastructure, and agriculture.

Coulibaly also emphasized Africa Re's commitment to assisting the Insurance Regulation and Control Authority (Arca) in modernizing the regulatory framework, which is crucial for strengthening the credibility and attractiveness of the Congolese insurance market.

The opening of this office will allow the pan-African reinsurer to work more closely with its local partners to improve the retention of premiums nationally. Losses related to placing premiums abroad and the non-collection of value-added tax (VAT) were estimated at approximately $1.5 billion in 2023, according to Arca.

In accordance with a November 29, 2019, circular from Arca, Congolese insurance companies were already obligated to cede at least 5% of their reinsurance treaties to Africa Re. Building on this relationship, Arca and Africa Re launched the Reinsurance Facility in March 2024, a collective mechanism allowing companies in the same market to pool their risks and strengthen their financial capacity against claims.

This mechanism aims to "provide the DRC with greater national reinsurance capacity and better control over insurance and reinsurance operations, particularly in the oil, gas, mining sectors, and against political violence risks." It also serves to limit the outsourcing of insurance for companies where at least 75% of the risks are located in the DRC, aligning with Arca’s requirements.

Established in 1976 by the African Union and the African Development Bank, Africa Re is a pan-African reinsurance institution dedicated to enhancing the sector's capacity across the continent. In 2024, the company reported $1.21 billion in gross written premiums, representing a 9.73% increase over 2023. Its network now includes 11 offices across Africa, the Middle East, Asia, and Latin America, comprising various subsidiaries and regional offices. In the DRC, Africa Re becomes the second reinsurance player in the market, following the entry of reinsurer Zep-Re.

Ronsard Luabeya

L’Autorité de régulation et de contrôle des marchés des substances minérales stratégiques (Arecoms) a fixé, le 10 octobre 2025, les modalités pratiques de mise en œuvre de la politique des quotas à l’exportation du cobalt en République démocratique du Congo (RDC), décidée le 20 septembre dernier. La répartition, arrêtée par le Conseil d’administration de l’Arecoms, concerne 21 entreprises pour le dernier trimestre 2025 (voir tableau ci-dessous).

Le groupe chinois CMOC, premier producteur mondial de cobalt, se voit attribuer 6 500 tonnes : 4 250 pour sa filiale Kisanfu Mining (KM) et 2 250 pour Tenke Fungurume Mining (TFK), soit près de 36 % du volume global. Glencore suit avec 3 925 tonnes, dont 2 775 pour Kamoto Copper Company (KCC) et 1 150 pour Mutanda Mining (MUMI). À eux seuls, les deux groupes captent 58 % des quotas disponibles.

Cette domination s’explique par la grille de calcul. Le texte précise que « le quota de base est distribué au prorata des quantités historiques exportées entre le 1er janvier 2022 et le 31 décembre 2024 », à l’exception de l’Entreprise générale du cobalt (EGC) et de la Société du Terril de Lubumbashi (STL), qui bénéficient d’un traitement particulier avec respectivement 1 175 et 300 tonnes. Sur la période 2022-2024, CMOC et Glencore ont en effet contrôlé près de 60 % des exportations congolaises.

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CMOC, dont l’actionnaire principal est le producteur chinois de batteries CATL, n’a pas encore officiellement réagi. Mais cette répartition pourrait s’avérer problématique pour le groupe, très dépendant du cobalt congolais pour répondre à la demande croissante en Chine. Sa filiale IXM, négociant en métaux, avait d’ailleurs déclaré un cas de force majeure le 30 juin dernier, en raison de l’embargo congolais instauré en février 2025.

Malgré la suspension des exportations, CMOC a maintenu sa cadence en RDC avec 61 073 tonnes extraites au premier semestre 2025. Pour l’ensemble de l’année, le groupe anticipe 100 000 à 120 000 tonnes de production. Or, avec seulement 6 500 tonnes autorisées au quatrième trimestre 2025 et 31 200 tonnes pour 2026 (le quota du mois de décembre étant reconduite pour l’année 2026, sauf en cas de non-respect des règles), l’entreprise ne pourra écouler qu’une petite fraction de ses volumes. En deux ans, ses exportations plafonneraient à 37 700 tonnes, bien en deçà de sa production annuelle.

Même en obtenant l’intégralité des 9 600 tonnes de quotas stratégiques prévus en 2026, la situation resterait critique. Cette possibilité reste d’ailleurs incertaine. Réservé aux projets « d’importance nationale », leur attribution relève de la seule discrétion de l’Arecoms.

Risques

Mais CMOC pourrait aussi se voir retirer ses quotas. Cette sanction est prévue contre toute entreprise qui traite des rejets miniers ou concentrés obtenus auprès de tiers ou des artisans, cède son quota à une autre entreprise, s’abstient d’exporter les volumes alloués ou ne respecte pas les lois et règlements en vigueur.

L’embargo doit prendre fin le 15 octobre, mais la reprise des exportations pourrait être retardée. Pour obtenir un certificat d’exportation, les opérateurs devront désormais présenter le reçu de prépaiement de la redevance minière, valider le quota disponible, fournir un certificat de traçabilité délivré par l’Arecoms et un certificat de conformité environnementale et fiscale.

Depuis la mise en place de l’embargo, le cours du cobalt a plus que doublé. Le 12 octobre 2025, la tonne se négociait à 42 725 dollars sur la Bourse des métaux de Londres, contre 21 000 dollars fin février.

Pierre Mukoko

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