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Equipe Publication

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La RDC est le leader de l’agriculture biologique en Afrique centrale. C’est ce qu’indique l’édition 2024 de l’annuaire statistique « The World Of Organic Agriculture », publiée en février dernier.   

Selon le document qui se base sur une enquête annuelle ayant concerné au total 188 pays dans le monde, 116 493 hectares ont été dédiés à l’agriculture biologique en 2022, dans le second pays le plus vaste du continent.

Cette superficie est en hausse de 27 000 hectares par rapport à 2021 et marque aussi une progression de plus de 64 655 hectares, comparativement au niveau affiché il y a une décennie.

Avec ce niveau, la RDC est désormais le 7e pays africain où la surface agricole biologique est la plus importante, derrière l’Ouganda (505 308 ha), la Tanzanie (313 231 ha), l’Éthiopie (238 146 ha), la Tunisie (227 582 ha), la Sierra Leone (194 684 ha), le Togo (158 581 ha).

S’agissant des principaux marchés d’exportation de la filière, l’Union européenne domine les envois avec 13 765 tonnes de produits absorbés en 2022 contre seulement 173 tonnes expédiées vers les USA.

Globalement, il faut noter que la RDC est bien positionnée pour tirer profit de l’engouement mondial pour l’agriculture biologique avec la diversité des systèmes de production et l’importance des terres arables.

Sous réserve de la mise en place de plans d’actions ou de mesures politiques afin de promouvoir l’agriculture biologique ainsi que d’un système d’encadrement des producteurs, le pays peut capter une part conséquente de la valeur totale du marché estimée à 135 milliards d’euros (149 milliards $).

Les USA, l’Allemagne et la Chine sont les principaux importateurs de produits agricoles biologiques alors que le Danemark est le pays où le marché biologique est le plus important avec 12 % du marché alimentaire total.

Espoir Olodo 

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Kamoa Copper SA, un acteur majeur de la production de cuivre et de cobalt en République démocratique du Congo et à l’échelle mondiale, a signé, le 22 août 2024, 13 contrats de sous-traitance avec des petites et moyennes entreprises congolaises. « Kamoa Copper soutient l’entrepreneuriat en publiant ses appels d’offres sur le site de l’ARSP et en créant ou facilitant des partenariats entre entrepreneurs locaux et internationaux », a déclaré Riaan Vermeulen, directeur général de l’entreprise, lors de cet événement, selon des sources médiatiques.

Le producteur minier a également mis en avant la participation notable de PME gérées ou promues par des femmes. Ces contrats portent principalement sur des fournitures des prestations de services techniques. « La durée des contrats qui était auparavant de 12 mois est passée à 36 mois, afin de permettre à ces entreprises d’obtenir la crédibilité auprès des institutions financières dont elles ont besoin pour se développer, créer des emplois et distribuer la richesse au sein de nos communautés », explique l’entreprise sur son compte X.

La publication des offres sur le site de l’Agence nationale de sous-traitance (ARSP) est la preuve que chacun de ces contrats dépasse les 100 millions de francs congolais (environ 35 000 $). Une mise à jour de la loi sur la sous-traitance stipule qu’un appel à manifestation d’intérêt est requis pour tout contrat dépassant ce seuil. Cette législation permet à des entreprises ayant un siège social en RDC et 51 % d’actionnariat local de participer à un marché dont les revenus pour le pays sont estimés à 8,5 milliards de dollars, soit 13,5 % du PIB estimé de l’année 2022, selon des données de la Banque mondiale.

En 2023, les dépenses d’exploitation de Kamoa Copper SA ont dépassé le milliard de dollars, couvrant divers achats, le transport et les services extérieurs. L’entreprise n’a pas précisé quelle part de ces dépenses est liée à la conformité avec la loi sur la sous-traitance. Entre 2022 et 2023, Kamoa Copper a annoncé environ 2 milliards de dollars de dépenses similaires.

Georges Auréole Bamba

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Généraliser l’accès à une énergie propre en République démocratique du Congo pourrait ne pas seulement réduire la pollution, selon Al Kintenge, un analyste économique, qui est intervenu lors d’un récent forum national de la société civile sur le secteur de l’énergie.

L’analyste a indirectement rappelé que cela pourrait aussi mettre en difficulté un secteur qui, dans la seule ville de Kinshasa, génère un chiffre d’affaires estimé à 300 millions de dollars par an, soit 25 millions de dollars par mois, selon les indicateurs qu’il a fournis. Dans cette capitale de plus de vingt millions d’habitants, où l’accès à l’électricité est limité, l’utilisation du charbon comme énergie de cuisson est courante.

Des filières parfaitement organisées permettent aux ménages et aux tenanciers de restaurants de proximité de répondre à une demande croissante. Cette dynamique est également présente dans d’autres provinces, notamment à l’est du pays et au Kongo central, où des progrès restent à faire en matière d’énergies propres, poussant les populations à trouver des solutions par elles-mêmes.

Le pays dispose pourtant d’un atout majeur pour attirer davantage de financements verts. Son territoire couvre environ 60 % de la forêt équatoriale, connue pour son efficacité à capturer les gaz à effet de serre. Les autorités ont estimé à 21,6 milliards de dollars les besoins de financement pour les risques climatiques, mais la mobilisation de ces ressources reste difficile, comme pour de nombreux pays africains.

Plusieurs initiatives existent, comme des projets visant à transformer le méthane du lac Kivu en électricité, ou encore la construction de mini-centrales électriques hors réseau. Cependant, l’analyse de ces projets montre qu’il existe encore des opportunités pour répondre à une demande qui concerne au moins 50 millions de personnes vivant dans des zones urbaines et semi-urbaines. Cette demande continue de soutenir le commerce controversé, mais nécessaire, du charbon de bois.

Georges Auréole Bamba

La Fédération des entreprises du Congo (FEC), regroupant les dirigeants de sociétés actives en République démocratique du Congo, a signé un accord de coopération avec la Radio et télévision nationale congolaise (RTNC). Cet accord vise à améliorer la visibilité des activités de l’organisation et de ses membres. « Il existe plusieurs télévisions en RDC, mais nous faisons confiance à celle-ci. Nous supposons qu’elle nous rendra un service de qualité », a déclaré Robert Malumba, président de la Fédération.

Pour Sylvie Elange Nyembo, directrice de la RTNC, cet accord représente une opportunité de couvrir, en plus des activités de la FEC, celles liées à l’entrepreneuriat des petites et moyennes entreprises, en particulier celles dirigées par des femmes. « Ce sont des thématiques nationales d’actualité, soutenues par le chef de l’État », a-t-elle précisé.

Les détails de la collaboration n’ont pas été rendus publics. Cependant, comme dans de nombreux pays africains, l’actualité des entreprises parvient souvent au grand public sous forme de communication promotionnelle ou en réponse à des crises. Le rôle des entreprises reste souvent méconnu, et les dynamiques économiques sont généralement présentées sous le prisme de l’État.

La FEC affirme vouloir, à travers ce partenariat, accroître la visibilité de ses actions en faveur des opérateurs économiques en RDC et promouvoir ses membres. Le président de son conseil d’administration, Robert Malumba, a remercié Sylvie Elange Nyembo pour son implication dans la réalisation de cette vision.

L’organisation mène de nombreuses activités en collaboration avec les institutions centrales à Kinshasa et les entités provinciales dans les territoires décentralisés. Parmi les récentes initiatives, on note des discussions avec le vice-premier ministre chargé de l’Économie, portant sur des mesures visant à renforcer le pouvoir d’achat des ménages congolais. Au niveau provincial, des échanges ont été menés pour rationaliser la perception des taxes minières conventionnelles dans le Nord-Kivu.

Georges Auréole Bamba

 

In preparation for the Forum on China-Africa Cooperation (Focac), Chinese President Xi Jinping and Democratic Republic of Congo (DRC) President Felix Tshisekedi met in Beijing today, Sept. 2. The meeting aimed to strengthen bilateral relations between the two countries.

During their discussions, both leaders emphasized the importance of enhancing their partnership, especially in the renewable energy sector, which is key to the DRC's economic development. Tshisekedi highlighted his country’s vast potential in renewable energy, citing its abundant resources like hydroelectricity and solar energy. He expressed a desire to collaborate closely with China to develop sustainable energy infrastructure.

For now, the DRC has one of the lowest electrification rates in Africa, 21%, according to the "Energy Progress Report 2023", published by the World Bank and the International Energy Agency. Meanwhile, the demand for electricity in the country is on the rise, spurred by population growth and urbanization.

For the DRC, China is a key partner in developing its hydroelectric power. The DRC is the largest producer of hydroelectric power in the world, generating over 1,303 terawatt-hours in 2022, which is more than 31% of the global total. Local companies have also developed advanced technologies in this area, which the DRC hopes to utilize.

Other subjects covered by the two leaders include fostering projects aimed at locally transforming natural resources while reducing the carbon footprint.

OS

Chinese mining giant CMOC disclosed its net profit for H1 2024 last week: $762 million. Year-on-year the figure soared by 670%, a performance attributed to significant production growth and “major advancements at its operations in the Democratic Republic of Congo (DRC)”.

Over the period reviewed, CMOC's copper production doubled to 313,788 tons and cobalt production surged by 178.22% to 54,024 tons.

CMOC reported that its TFM East plant in the DRC reached production targets for H1 2024, with “five production lines now operational”. This has helped push TFM’s annual production capacity to 450,000 tons of copper and 37,000 tons of cobalt–making the mine the world’s fifth-biggest copper mine and second-biggest cobalt mine. Meanwhile, KFM, CMOC’s other project in the DRC, maintained a “high production” with “an annual capacity exceeding 150,000 tons of copper and 50,000 tons of cobalt, solidifying its position as the largest cobalt mine in the world”. CMOC can thus produce 600,000 tons of copper and 87,000 tons of cobalt annually from these two projects. 

Besides the rise in production, the Chinese giant attributed the surge in its net profits to other factors such as "the rise in metal prices on world markets, particularly for copper and cobalt".  Cobalt and copper were the main drivers of CMOC’s profits but the firm also produces molybdenum, tungsten, niobium, and phosphate fertilizers.

CMOC’s success should help consolidate the DRC’s position in the global copper and cobalt market. The Central African country is the world’s top cobalt product and second-largest copper producer. This success also highlights the potential for increased government revenues from mining, through taxes and royalties, among others. 

According to IMF data, the DRC’s mining revenues rose from an average of $4 billion between 2013 and 2017 to $5.5 billion from 2018 to 2022, "thanks to increased production of the main mining export products (copper and cobalt) and by the larger share of mining company profits attributed to the government".

Louis-Nino Kansoun

Les présidents Félix Tshisekedi de la République démocratique du Congo (RDC) et Xi Jinping de la Chine se sont rencontrés à Pékin, ce lundi 2 septembre 2024, en préparation du Forum sur la coopération sino-africaine (Focac). La rencontre vise à poser les fondations du renforcement des relations bilatérales entre les deux pays.

Durant cette rencontre, les deux chefs d’État ont mis l’accent sur l’importance d’un partenariat renforcé, notamment dans le secteur des énergies renouvelables considéré comme prioritaire pour le développement économique de la RDC. Le président Félix Tshisekedi a insisté sur les vastes possibilités offertes par son pays dans ce domaine, notamment grâce à des ressources abondantes comme l’hydroélectricité et l’énergie solaire. Il a aussi exprimé son souhait de collaborer étroitement avec la Chine pour développer des infrastructures énergétiques durables.

Une volonté politique affichée dans un contexte où le pays affiche l’un des niveaux d’électrification les plus bas du continent africain, soit 21 %, selon le rapport « The Energy Progress Report 2023 » de la Banque mondiale et de l’Agence internationale de l’énergie. Ceci, alors que la demande en électricité est sans cesse croissante, poussée par une forte démographie et une urbanisation à grande échelle.

Pour la RDC, la Chine est un partenaire de première importance dans ses efforts visant à développer son parc hydroélectrique et réaliser son plein potentiel dans ce segment. Le pays est le plus grand producteur d’hydroélectricité au monde, avec en 2022 une production de 1 303 térawattheures, soit plus de 31 % de l’énergie hydroélectrique produite dans le monde. De plus, les entreprises locales ont développé les technologies les plus récentes dans ce domaine. Une expérience dont espère bénéficier la RDC.

Lors de la séance de travail élargie, les discussions ont également porté sur la promotion de projets visant la transformation locale des ressources naturelles tout en réduisant l’empreinte carbone.

OS

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Les candidatures pour la deuxième édition de l’Académie des femmes entrepreneurs (AWE) en République démocratique du Congo sont désormais ouvertes. Ce programme, initié par le Bureau des affaires éducatives et culturelles (ECA) du département d’État américain en partenariat avec le Groupe Utalii Kwetu, vise à autonomiser les femmes entrepreneurs dans ce pays d’Afrique centrale.

Pour ce faire, le programme AWE s’articule autour de quatre axes, dont le premier est essentiellement centré sur la formation à l’entrepreneuriat. Cette formation, dispensée via la plateforme en ligne DreamBuilder, couvre la rédaction de plans d’affaires, le marketing, la collecte de fonds, ainsi que le conseil juridique. Les trois autres axes sont dédiés à la phase pratique, comprenant l’assistance à la conception de produits et services, la participation à des conférences, et le suivi en vue de l’obtention de subventions.

L’AWE cible les femmes âgées de 25 à 45 ans possédant une entreprise ou un business plan solide. L’académie est ouverte uniquement aux femmes résidant dans les villes de Kinshasa, Kisangani, Lubumbashi, Goma, et Bukavu. De plus, les candidates doivent avoir une bonne maîtrise de l’anglais, des compétences informatiques de base, ainsi qu’un accès à Internet. La date limite de l’appel à candidatures est fixée au 30 septembre.

L’édition 2023 a accueilli 100 femmes en RDC. Notons que l’initiative AWE est également mise en œuvre dans d’autres pays africains, tels que la Côte d’Ivoire, où s’est tenu le lancement en 2019. L’ambition générale de l’AWE est de former 50 millions de femmes dans le monde pour qu’elles réalisent leur potentiel économique.

Vanessa Ngono Atangana, Agence Ecofin  

In the telecommunications sector in the Democratic Republic of Congo (DRC), revenues from mobile internet services have caught up traditional voice services’. According to the Congolese Post and Telecommunications Regulatory Authority (ARPTC), major operators like Vodacom, Airtel, Orange, and Africell generated $475.6 million in Q1 2024. Mobile internet contributed $218.8 million, or 46.02%, while voice services brought in $219 million, or 46.05%.

Mobile data consumption has increased significantly. Year-on-year, the figure soared by 52.62%, from 150.2 billion megabits in Q1 2023 to 229.2 billion megabits in Q1 2024. The average revenue per user for mobile data also rose from $2.13 to $2.53. In contrast, voice traffic declined by 1.82%, falling from over 3.85 billion minutes to 3.78 billion minutes.

This shift has economic implications. The International Telecommunication Union (ITU) states that a 10% increase in mobile broadband penetration can lead to a 2% increase in GDP in low-income countries. Mobile internet penetration in the DRC currently is about 31.5%, while mobile money services reach 23.3% of the population. This indicates potential for growth as the government and private sector work to improve connectivity.

According to the telecom watchdog, the ARPTC, the mobile internet penetration rate is around 35%, suggesting the market is not saturated. The regulator’s suggestions for increasing the figure include reducing data costs and boosting access to smartphones. The average cost of a gigabit is 32.7% of the average monthly income, significantly above the recommended international standard of 2%.

ARTPC asserts "that Airtel, backed by its extensive 4G network, took the lead in the volume data market, while Africell stood out for remarkably high data consumption per user. Vodacom consolidated its supremacy in the voice telephony market, and Airtel outstripped the competition in terms of data revenues, thanks to attractive offers."

Muriel Edjo

 

The inflation rate in the Democratic Republic of Congo (DRC) is showing signs of slowing down. According to the Central Bank, prices increased by 14.5% year-on-year for the four weeks ending in August 2024. Earlier in same the month, inflation had already decreased to 15.25%, down from 23.75% at the end of January 2024.

Despite this progress, the government is still far from meeting its target of limiting annual inflation to 11.5%. According to many, the depreciation of the Congolese franc is among the primary factors behind rising prices, particularly in Kinshasa, the capital, which has a population of nearly 23 million.

However, recent reports by the Central Bank indicate that the national currency has begun to appreciate, reflecting improvements in the trade balance, where exports now exceed imports. Still, at the microeconomic level, there were no improvements in the purchasing power of millions of Congolese citizens, as high transportation costs for goods continue to impact prices.

The government’s ability to stabilize prices is limited by the high costs associated with transporting consumer goods, whether produced locally or imported. The Ministry of Economy notes that taxes account for only 23% of product costs, while the country faces significant production deficits in staple goods like maize, necessitating imports.

The DRC's monetary system is heavily dollarized, with the US dollar dominating transactions. This reliance complicates the Central Bank's efforts to manage inflation, as the local currency constitutes only 18% of the money supply and is costly to obtain due to high intervention rates (25%).

Georges Auréole Bamba

 

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