The Radisson Hotel Group will inaugurate two new hotels in the Democratic Republic of Congo (DRC) in 2026 and 2027. The news was disclosed in a press release dated May 15, 2025
The first hotel, a five-star-equivalent Radisson Blu, located in Kinshasa, will be inaugurated by late 2026. The second, a four-star Radisson Hotel, located in Lubumbashi, will be inaugurated by mid-2027.
The Kinshasa building will be located on Boulevard Colonel Tshatshi in the Gombe district—Kinshasa’s main residential and business hub. It will offer 110 rooms, including suites and a presidential suite. Amenities will include a lobby bar, an all-day restaurant, a pool bar, a wellness center with a gym and massage rooms, an outdoor pool with a terrace, and modern meeting and event spaces.
In Lubumbashi, the DRC’s second-largest city and mining industry center, Radisson plans to open a four-star hotel near Lake Kipopo. This hotel will feature 97 rooms, including junior suites and a presidential suite, along with a lobby bar, an all-day restaurant, a rooftop bar & grill, meeting rooms, a modern gym, and a swimming pool.
Radisson’s entry into the Congolese market is part of its broader expansion strategy in West and Central Africa, aiming to increase its hotel portfolio in these regions by 50% by 2030. Ramsay Rankoussi, Vice President of Development for Africa and Turkey, stated that this expansion is designed to consolidate the Group’s presence on the African continent. Besides the DRC, markets such as Tanzania and Guinea-Conakry are also targeted.
Owned since 2018 by the Chinese conglomerate Jin Jiang International Holdings, a state-owned company based in Shanghai, Radisson is capitalizing on local economic opportunities amid significant Chinese investment in the mining and infrastructure sectors.
Radisson operates as a hotel manager, responsible solely for managing properties once they open. Its deployment is conducted in partnership with project promoters, though the Group has not disclosed its partners in the DRC. According to Access HDC, a hotel investment consultancy, the Radisson Blu Hotel Kinshasa is being developed in collaboration with X-Ray Group, an Istanbul-based design firm specializing in architecture, interior design, and hotel project management, which is the main investor.
Ronsard Luabeya (intern)
La Standard Bank RDC a clôturé l’année 2024 avec un bénéfice net de 37,5 milliards de francs congolais (FC), soit environ 13 millions de dollars. Ce résultat représente une hausse de 69 % par rapport aux 22,2 milliards de FC enregistrés en 2023. Selon son rapport Pilier III, cette performance s’explique principalement par l’augmentation des revenus, portée par des taux d’intérêt internationaux favorables et par l’intensification des activités de ses clients, principalement issus du secteur minier, qui représentait 80 % du portefeuille de crédit à fin 2024.
La banque a enregistré une forte progression de son chiffre d’affaires grâce à une gestion efficace des ressources et à une dynamique accrue dans les services. Ses revenus (produits nets bancaires) sont passés de 109,4 milliards de FC en 2023 à 154,7 milliards de FC en 2024, soit une croissance notable de 41,3 %. En parallèle, les charges ont augmenté de 19 %, en raison notamment de la hausse du tarif du correspondant principal et de la dépréciation du franc congolais.
L’institution précise que ses indicateurs de rentabilité se sont nettement améliorés. Le coefficient d’exploitation est passé de 60 % à 48 %, tandis que le rendement des capitaux propres a progressé à 36 %, contre 32 % un an plus tôt.
Du côté du bilan, la banque affiche une croissance annuelle de 15 %, soutenue par une hausse des dépôts et une demande accrue de financement. Les crédits à la clientèle ont augmenté de 9 % pour atteindre 3 240 milliards de FC, tandis que les dépôts ont bondi de 51 %, atteignant 1 184 milliards de FC. Ses fonds propres de base se sont établis à 63 millions de dollars, bien au-dessus du seuil réglementaire de 50 millions.
Selon le rapport, les grandes entreprises opérant dans les secteurs clés de l’économie congolaise — notamment les télécommunications, les hydrocarbures et les mines — ont été les principales bénéficiaires des crédits bancaires accordés par Standard Bank. Les industries extractives se taillent la part du lion, avec un montant impressionnant de 2 615 milliards de FC, soit 80 % des crédits octroyés. Viennent ensuite les télécommunications (486 milliards de FC), le commerce de gros (72,9 milliards de FC), la distribution de produits pétroliers (24,9 milliards de FC), les transports et l’entreposage (23,6 milliards de FC), puis l’administration publique (13,3 milliards de FC).
À moyen terme, la filiale du groupe Standard Bank entend maintenir son positionnement en tant que banque d’affaires, structurée autour de trois piliers : les produits transactionnels, la trésorerie et la banque d’investissement. Elle vise à renforcer sa présence auprès des grandes entreprises des secteurs stratégiques de l’économie congolaise, notamment les télécommunications, les hydrocarbures et les mines.
Ronsard Luabeya et Timothée Manoke, stagiaires
La compagnie minière australienne AVZ Minerals a annoncé, le 26 mai 2025, la suspension de la procédure d’arbitrage engagée contre la République démocratique du Congo (RDC) devant le Centre international pour le règlement des différends relatifs aux investissements (CIRDI). Cette décision, en vigueur jusqu’au 23 juin 2025, vise à faciliter l’offre soumise, le 21 janvier 2025, aux autorités de la RDC par KoBold Metals sur le gisement de lithium de Manono, considéré comme ayant « le potentiel de devenir une mine de lithium à grande échelle et de longue durée ».
Dans son offre, l’entreprise américaine, soutenue par des investisseurs comme Bill Gates et Jeff Bezos, propose de mettre fin au contentieux en accordant une « compensation appropriée » à AVZ, en échange de l’abandon de ses prétentions sur Manono à son profit. L’entreprise américaine se dit prête à développer la partie sud du gisement, tandis que la section nord resterait sous le contrôle du groupe chinois Zijin Mining. Dans cette perspective, AVZ et KoBold ont annoncé, le 6 mai dernier, avoir conclu un accord-cadre pour que « AVZ cède ses intérêts commerciaux dans le gisement de lithium de Manono à KoBold, à une juste valeur ».
Pour que cette opération aboutisse, il faut que l’État congolais accepte d’accorder à AVZ un permis d’exploitation ou, à défaut, lui concède des droits sur ce gisement. Ce que Kinshasa refusait jusqu’ici de faire. D’où la procédure ouverte contre l’État en juin 2023 par AVZ devant le CIRDI. Le gel de la procédure arbitrale vise donc à ouvrir la voie à un règlement à l’amiable de ce différend.
Les Etats-Unis à la manœuvre
« Le gouvernement des États-Unis a encouragé les parties à prendre toutes les mesures nécessaires pour créer un climat propice à des discussions susceptibles de déboucher sur un règlement significatif entre la RDC et AVZ », affirme d’ailleurs la compagnie australienne dans son communiqué.
L’accord-cadre entre KoBold et AVZ s’inscrit dans un contexte diplomatique plus large, où les États-Unis mènent en parallèle des discussions avec la RDC pour un accord stratégique « minerais contre sécurité » et facilitent un accord de paix entre la RDC et le Rwanda. L’accord « minerais contre sécurité », proposé par des officiels congolais à Washington, viserait à pacifier l’est du pays en échange de conditions préférentielles pour les investisseurs américains dans le secteur minier. Selon le Financial Times, un accord pourrait être conclu d’ici fin juin.
Pour l’instant, on ignore où en sont les discussions entre AVZ et l’État. Le gel de l’arbitrage semble du moins concerté. Le CIRDI indique sur son site que la procédure est suspendue « conformément à l’accord des parties ».
Il faut néanmoins souligner que le contentieux avec l’État congolais n’est pas le seul frein au développement du projet Manono. Car la décision de Kinshasa de ne pas accorder un permis d’exploitation à AVZ repose notamment sur le fait que la société publique Cominière a rompu son partenariat avec la compagnie australienne pour s’associer au chinois Zijin. Ce que AVZ conteste devant la Cour internationale d’arbitrage de la Chambre de commerce internationale, où elle a déjà obtenu la condamnation de Cominière à verser 39,1 millions d’euros de pénalités pour non-respect d’injonctions.
Pierre Mukoko avec l’Agence Ecofin
Lire aussi :
Lithium de Manono : Benjamin Katabuka en première ligne face à Kinshasa
Lithium de Manono : coup de pression de l’Américain KoBold sur Kinshasa
Lithium de Manono : terrain favorable à Jeff Bezos et Bill Gates
Assets of FirstBank DRC, a subsidiary of First Bank of Nigeria (FBN Holdings), grew 71% in 2024, reaching 4,476 billion Congolese francs (approximately $1.57 billion). According to the lender’s Pillar III 2024 report, the surge was primarily driven by a major increase in customer deposits and an expanded loan portfolio.
Customer deposits rose sharply by 49.5% to CDF3,317 billion (around $1.16 billion) in 2024, up from CDF2,219 billion the previous year. This significantly boosted the bank’s lending capacity to the Congolese economy.
The loan portfolio stood at CDF1,298.5 billion (about $455.6 million) in 2024, up by 80% year-on-year. Mining captured almost half of the outstanding loans.
Compared to 2023, FirstBank DRC’s revenues jumped 43% in 2024, with net banking income rising to CDF331.3 billion. However, profit growth was modest, increasing only 3% from CDF73.4 billion in 2023 to CDF75.8 billion in 2024. This limited profit growth is mainly attributed to a 36.6% rise in operating expenses and a 46.6% increase in personnel expenses due to salary adjustments.
Looking ahead, the bank plans to strengthen its presence in the Greater Katanga mining region, increase the share of revenues generated from digital products by 30%, and aims to reach 100,000 banking agents by 2029.
Timothée Manoke (intern)
New regulations governing non-professional leases have come into force in the Democratic Republic of Congo (DRC). A ministerial decree was signed on April 29, 2025, by the Ministry of Urban Planning and Housing, as announced in an official press release published on May 21. This decree replaces the 2018 and 2021 orders and took effect immediately upon signing. According to the authorities, it introduces several "innovations" in the rental sector. Notably, the Ministry highlights the exclusive competence now granted to the Housing Department in matters of rental leases, as well as the mandatory nature of the written lease contract, which must comply with an official standard model.
The decree also sets out rules regarding the financial aspects of leasing. The rental guarantee is capped at the equivalent of three months’ rent for residential accommodation and six months’ rent for socio-cultural premises, with penalties for exceeding these limits. Intermediaries’ remuneration is also regulated: commissions cannot exceed one month’s rent, and any direct collection of this remuneration by the lessor is prohibited.
A mechanism for registering lease contracts has been introduced to improve monitoring of compliance with the rules. The decree also provides for formal notice and administrative eviction procedures, applicable only to registered contracts. This reform comes amid strong rental pressure, especially in large urban centers like Kinshasa, where informal practices still dominate the market. However, in both form and content, the new decree closely resembles the 2018 and 2021 regulations it replaces.
The 2018 decree already required lease contracts to be signed in the presence of an approved agency, accompanied by a standard booklet, and legalized by the Housing Department. It also established rental guarantees, notice periods, dispute resolution procedures, and mandated rent payments in national currency based on mercurial rates. Conciliation boards and a censorship committee were tasked with enforcing these rules. The 2021 decree made contract registration within 30 days compulsory, required the inclusion of a state-supplied lease booklet, expressed rent exclusively in Congolese francs, and specified deposit amounts along with termination and notice conditions.
The announcement of the new decree coincides with national deputy Venance Eyanga Mboyo’s presentation of a bill to the National Assembly on May 12, 2025. The bill aims to provide a stricter framework for relations between lessors and lessees and to reduce dependence on the US dollar. Intended to amend and supplement the law of December 31, 2015, on non-professional leases, the bill introduces twelve innovations, including the creation of a housing police force, the introduction of a lease permit, a framework for rent readjustments, compulsory signing of lease contracts before relevant departments, and a return to rent payments in Congolese francs.
Ronsard Luabeya (intern)
Ivanhoe Mines withdrew its copper production forecasts for the Kamoa-Kakula complex in the Democratic Republic of Congo (DRC). Previously, the firm expected the Congolese complex to deliver between 520,000 and 580,000 tonnes of copper this year, in 2025. Ivanhoe announced the withdrawal on May 26, attributing its decision “to persistent seismic activity in the Kakula mine.”
Initially, Ivanhoe Mines did not revise its production forecasts after the first reports of seismic activity. However, its partner, China's Zijin Mining, stated on May 23 that it expected a “negative impact” on the complex’s production targets for the year. In a corrective statement following Zijin’s announcement, Ivanhoe initially sought to downplay the incident. Now, the company has confirmed that a “revision” of the forecast will soon be made public.
“Seismic activity at the Kakula underground mine has continued intermittently over the past few days [...] Early indications are that seismic activity underground at Kakula could continue for weeks, impeding access to the mine and prolonging the temporary suspension of operations at Kakula,” Ivanhoe explained.
The market reacted sharply to this new information, with Ivanhoe’s share price dropping by 16%. The stock was trading at C$10.76 at 12:37 p.m. local time on the Toronto Stock Exchange.
Kamoa-Kakula is the largest copper mine in the DRC, with the Congolese government holding a 20% stake, and Zijin Mining and Ivanhoe Mines each owning 39.6%.
Emiliano Tossou (Ecofin Agency)
On May 23, 2025, the Democratic Republic of Congo (DRC) signed a memorandum of understanding with Huawei to pilot a smart village model. The project aims to provide high-speed Internet access, digital skills training for young people, and to connect local public services such as the civil registry, health, and education. This initiative is part of the national digital transformation strategy to modernize the State and reduce digital inequalities, particularly in rural areas where Internet access remains limited.
The project aligns with broader continental efforts, supported by the African Development Bank (AfDB) and the World Bank, to leverage digitization for sustainable development and inclusion. Mickael Lukoki Nsimba, the prime minister's chief of staff, highlighted the government’s commitment to ensuring “equaldigitalopportunitiesforruralpopulationsandbuilding a modern, transparent, and connected state.”
As of the end of 2024, only 34.6% of Congolese had access to mobile Internet, and fixed Internet access was extremely limited at 0.02%, underscoring the importance and urgency of such initiatives.
Samira Njoya, We Are Tech
Ivanhoe Mines a annoncé, ce 26 mai 2025, le retrait de ses prévisions de production de cuivre pour le complexe Kamoa-Kakula en RDC. La compagnie canadienne, qui visait une production comprise entre 520 000 et 580 000 tonnes de cuivre en 2025, a pris cette décision « en raison de l’activité sismique persistante dans la mine de Kakula ».
Dans son premier communiqué sur l’activité sismique, Ivanhoe n’avait pas remis en cause ses prévisions de production. C’est l’autre actionnaire de la mine, le chinois Zijin Mining, qui a finalement déclaré le 23 mai s’attendre à un « impact négatif » sur les objectifs visés au complexe cette année. Dans un communiqué rectificatif, publié après celui de Zijin, Ivanhoe a d’abord voulu minimiser l’incident. Aujourd’hui, la compagnie déclare qu’une « révision » des prévisions sera bientôt rendue publique.
« L’activité sismique à la mine souterraine de Kakula s’est poursuivie de manière intermittente au cours des derniers jours […] Selon les premières indications, l’activité sismique dans le sous-sol de Kakula pourrait se poursuivre pendant des semaines, ce qui entraverait l’accès à la mine et prolongerait la suspension temporaire des opérations à Kakula », indique Ivanhoe.
Le marché a réagi à ces nouvelles informations, avec une baisse de 16 % du cours de l’action Ivanhoe. Le titre se négociait à 10,76 dollars canadiens à 12 h 37, heure locale, à la Bourse de Toronto.
Kamoa-Kakula est la plus grande mine de cuivre de la RDC, et compte l’État congolais parmi ses principaux actionnaires (20 %). Quant à Zijin Mining et Ivanhoe Mines, elles détiennent chacune 39,6 % des parts de la société.
Emiliano Tossou, Agence Ecofin
Lire aussi :
Kamoa-Kakula : Ivanhoe et Zijin divisés sur la production après l’incident sismique
La République démocratique du Congo (RDC) a signé, le 23 mai 2025, un protocole d’accord avec la multinationale technologique chinoise Huawei pour tester un modèle de village intelligent. Le projet pilote entend démontrer la faisabilité de solutions technologiques adaptées aux réalités locales. Il prévoit notamment la mise en place d’un accès à Internet haut débit, la formation des jeunes aux compétences numériques, ainsi que la connexion des services publics locaux, à l’instar de l’état civil, de la santé et de l’éducation.
Cette initiative s’inscrit dans la stratégie nationale de transformation numérique portée par le gouvernement congolais, qui ambitionne de moderniser l’État et de réduire les inégalités d’accès au numérique. Elle reflète également une tendance observée à l’échelle continentale, soutenue notamment par la Banque africaine de développement (BAD) et la Banque mondiale, qui considèrent la numérisation des territoires ruraux comme un levier de développement durable et d’inclusion.
« Ce projet traduit notre engagement à offrir aux populations rurales un accès égal aux opportunités numériques, tout en construisant les bases d’un État moderne, transparent et connecté », a déclaré Mickael Lukoki Nsimba (photo, à gauche), directeur de cabinet de la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, lors de la cérémonie de signature.
En RDC, où la fracture numérique reste marquée, l’initiative apparaît comme une réponse structurelle aux déséquilibres d’accès à la connectivité. Selon l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), seuls 34,6 % des Congolais avaient accès à l’Internet mobile à fin 2024, et à peine 0,02 % à l’Internet fixe, avec de fortes disparités entre les zones urbaines et rurales.
Samira Njoya, We Are Tech
Lire aussi :
Internet mobile : en RDC, le marché frôle le milliard de dollars en 2024
Internet : comment l’accord avec SpaceX donne un avantage stratégique à Airtel en RDC
Fibre optique : deux sociétés chinoises se positionnent dans la construction du réseau de RDC
Une nouvelle réglementation encadrant les baux à loyer non professionnels est désormais en vigueur en République démocratique du Congo. Un arrêté ministériel a été signé le 29 avril 2025 par le ministère de l’Urbanisme et Habitat, comme l’indique un communiqué officiel publié le 21 mai. Ce texte, qui remplace les arrêtés de 2018 et 2021, est entré en application dès sa signature. Selon les autorités, il introduit plusieurs « innovations » dans le secteur locatif. Le ministère cite notamment la compétence exclusive désormais reconnue au service de l’Habitat en matière de baux à loyer, ainsi que le caractère obligatoire du contrat de bail écrit, qui doit désormais respecter un modèle-type officiel.
L’arrêté précise également les règles applicables aux aspects financiers de la location. Le montant de la garantie locative est plafonné à l’équivalent de trois mois de loyer pour les logements résidentiels, et à six mois pour les locaux à usage socio-culturel. Des sanctions sont prévues en cas de dépassement de ces plafonds. La rémunération des intermédiaires est, elle aussi, encadrée : la commission ne peut excéder un mois de loyer, et toute perception directe de cette rémunération par le bailleur est interdite.
Un mécanisme d’enregistrement des contrats de bail est mis en place afin de permettre un meilleur suivi du respect des règles. Le texte prévoit aussi des procédures formalisées de préavis et de délogement administratif, applicables uniquement aux contrats enregistrés. Cette réforme intervient dans un contexte de forte pression locative, notamment dans les grandes agglomérations comme Kinshasa, où les pratiques informelles dominent toujours le marché. Toutefois, dans sa forme et dans son contenu, le nouvel arrêté reste très proche de ceux de 2018 et 2021 qu’il remplace.
🖲️🖲️🖲️____COMMUNIQUÉ OFFICIEL N°05/CAB/MIN-UH/GB/2025
— Ministère de l'Urbanisme et Habitat-rdc (@Urbanismerdc243) May 21, 2025
Relatif aux baux à loyer. pic.twitter.com/3hbmWam6rM
L’arrêté de 2018 prévoyait déjà un contrat de bail signé en présence d’une agence agréée, accompagné d’un livret-type, et légalisé par les services de l’Habitat. Il fixait également une garantie locative, des délais de préavis, des procédures en cas de litige, et imposait le paiement des loyers en monnaie nationale selon les taux de la mercuriale. Des commissions de conciliation et un comité de censure devaient veiller à l’application de ces règles. De son côté, l’arrêté de 2021 rendait obligatoire l’enregistrement du contrat dans un délai de 30 jours, en y joignant un livret de bail fourni par l’État. Le loyer y était exprimé exclusivement en francs congolais, et le texte encadrait aussi bien le montant de la caution que les conditions de résiliation et le préavis.
La communication autour du nouvel arrêté intervient alors que le député national Venance Eyanga Mboyo a présenté, le 12 mai 2025 à l’Assemblée nationale, une proposition de loi visant à encadrer plus strictement les relations entre bailleurs et locataires, et à limiter la dépendance au dollar américain. Ce texte entend modifier et compléter la loi du 31 décembre 2015 relative aux baux à loyer non professionnels. Il comporte douze innovations, parmi lesquelles la création d’une police de l’habitat, l’instauration d’un permis de bail, l’encadrement des réajustements de loyer, la signature obligatoire du contrat de bail devant les services compétents et le revient sur le paiement des loyers en franc congolais.
Ronsard Luabeya, stagiaire
Lire aussi :
Immobilier : une proposition de loi pour dédollariser et encadrer les loyers en RDC