On September 13, the Council of Ministers of the Democratic Republic of Congo (DRC) approved a draft ordinance that allows the ratification of a credit agreement signed between the Democratic Republic of Congo (DRC) and Gemcorp Capital Management. Inked on November 24, 2023, the deal covers a $500 million loan. Specific terms are unknown at the moment.
According to Finance Minister Doudou Fwamba Likunde, the funds will help "provide a lasting solution to the government's needs for the purchase of goods and services, particularly in the fields of security, food, medicine, etc."
This ordinance is based on the government's enabling law adopted on June 15, 2024. This law allows the government to legislate on specific topics, including the loan agreement, during the parliamentary recess from June to September 2024. Another ordinance dated February 26, 2024, also approved the loan agreement.
Gemcorp Capital Management, a British firm, invests primarily in emerging markets. In 2022, it announced plans to invest nearly $10 billion in Africa over the next decade through lending operations in partnership with other institutional investors.
MN
The Democratic Republic of the Congo (DRC) needs to invest $17 billion annually until 2030 to "accelerate its structural transformation process and bring itself up to the same level as high-performing developing countries." The African Development Bank (AfDB) disclosed the estimate in its 2024 country report issued on July 31.
In addition to boosting investment, the report’s authors recommended improving human capital by enhancing education quality and aligning it with labor market needs. The lender also suggested policies to improve the business environment, such as revising the investment code and land law, along with increased infrastructure investment.
The AfDB believes that the DRC's current structural transformation is progressing too slowly to support economic development. Typically, structural change happens when agriculture's share of employment declines, and workers shift to industry and services, leading to efficiency gains through higher productivity.
As a country develops, agriculture's role diminishes while industry and services grow, promoting development through new technologies. This pattern has helped several countries in Europe, America, and East Asia emerge.
From 2005 to 2020, the DRC saw a drop in agricultural jobs from 71.1% to 60% of total employment. However, according to the AfDB, many agricultural workers have moved into trade and manufacturing largely in the informal sector and into mining. While mining is attractive, it is capital-intensive and can only absorb a limited portion of the workforce.
The report indicates that although both the service and industrial sectors saw significant employment growth during this period rising from 22% to 29.3% in services and from 7% to 10.7% in industry productivity remains a challenge. "The results for the manufacturing sector show productivity growth that was negative between 2000 and 2009 and almost zero between 2010 and 2019," states the AfDB.
Espoir Olodo
In the Democratic Republic of Congo (DRC), the parliament is reviewing the draft of the 2025 finance bill. During the bill’s presentation to the deputies, Congolese Prime Minister, Judith Suminwa noted a 13% increase in the budget for agriculture. "There is a 13% increase in resources for agriculture," she said.
For now, it is not known if the increase will apply only to agricultural production or if it will also cover inputs purchase, building storage and processing infrastructure, and transport routes.
In her budget guidance letter to government members, PM Suminwa said the resources allocated to agriculture should help increase the sector’s share to 10% of gross domestic product (GDP), in line with the Maputo Convention. The official stressed the importance of considering the entire value chain and maintaining and constructing 10,000 kilometers of agricultural roads across the country.
The Ministry of Agriculture is one of seven ministries eligible for results-based budget management with program budgets. The Ministry of Rural Development as well.
From 2024 to 2026, these two ministries will receive 7,316 billion Congolese francs (around $2.6 billion). The government's ability to effectively use these funds for agricultural development will be crucial. Although recent reports from the Minister of Finance highlighted some efforts, challenges remain, such as high wage expenditures and the need to improve actual payment processes.
Compared to 24, the draft finance bill for 2025 proposes a 21% budget increase, bringing total resources and expenditures to 49,847 billion Congolese francs (just over $18 billion). To meet these goals, the government plans to enhance tax revenue collection and benefit from higher commodity prices to increase royalties.
Georges Auréole Bamba
Le Fonds de Promotion de l’industrie (FPI) souhaite renforcer son engagement dans le secteur de la santé en République Démocratique du Congo (RDC) en finançant deux nouveaux projets pharmaceutiques locaux, a annoncé l’entreprise publique. Ces projets sont portés par les sociétés Fumu Sarl et Benelux Afro Center (BAC-RDC), qui prévoient de produire des solutés injectables, des concentrés d’hémodialyse et d’autres médicaments essentiels afin de réduire la dépendance aux importations.
Ces entreprises affirment collaborer avec des partenaires tels qu’IPM Technologies en France, une filiale de MPI Internationale du Groupe LV Pharma, spécialisée dans les solutions modulaires pour l’industrie pharmaceutique, ainsi qu’avec le Groupe Rommelag en Allemagne, pionnier de la technologie Blow-Fill-Seal (BFS) et des systèmes de confinement flexibles pour le conditionnement des produits pharmaceutiques.
Une délégation du FPI, conduite par le directeur général Bertin Mudimu, s’est rendue en France et en Allemagne la semaine dernière pour inspecter les installations des fournisseurs et garantir la viabilité des projets avant de procéder à leur financement. Les montants prévus pour ces initiatives ainsi que les données de production n’ont pas encore été communiqués. « Les deux projets sont encore en phase d’analyse et de criblage par les services techniques du FPI. (…) Toutes les parties continueront à travailler pour structurer les modalités de financement, en respectant les procédures et les textes légaux régissant le FPI », a déclaré l’entreprise publique.
Le contexte actuel de faible production locale offre une opportunité stratégique pour le secteur privé congolais. Avec des ressources humaines et matérielles sous-exploitées, la RDC dispose du potentiel pour répondre à ses besoins pharmaceutiques internes et se positionner comme un fournisseur régional de produits médicaux, grâce à ces nouvelles unités de production et au transfert de technologies.
Le FPI a pour mission de promouvoir l’essor de l’industrie en RDC en soutenant les industries existantes, en encourageant la création de nouvelles industries et PME, et en appuyant les activités de recherche favorisant le développement du secteur industriel. En 2023, son portefeuille de prêts s’élevait à 412 millions de dollars.
Olivier de Souza
Lors du dépôt du projet de loi de finances pour l’exercice 2025 au Parlement, en vue d’un examen et d’une adoption dans un délai d’un mois et demi, la Première ministre Judith Suminwa a souligné l’augmentation du budget alloué au secteur agricole. « Il y a une hausse de 13 % des ressources destinées à l’agriculture », a-t-elle déclaré.
Il reste toutefois à préciser la portée exacte de cette augmentation. La déclaration de la Première ministre ne spécifie pas clairement si cette hausse concerne uniquement les activités de production agricole, ou si elle inclut également l’ensemble du secteur, dont l’acquisition d’intrants, la construction d’infrastructures de conservation et de transformation, ainsi que la mise en place de voies de transport.
Dans la lettre d’orientation budgétaire pour 2025 adressée aux membres du gouvernement, la Première ministre avait précisé que les ressources allouées au secteur agricole devraient permettre d’atteindre un ratio de 10 % du produit intérieur brut (PIB), conformément à la convention de Maputo, qui sert de référence en la matière. Elle a également insisté pour que le budget prenne en compte l’ensemble de la chaîne de valeur, ainsi que l’entretien et la construction de 10 000 kilomètres de routes agricoles à travers les 145 territoires du pays.
Il convient de rappeler que le ministère de l’Agriculture fait partie des sept ministères éligibles à la gestion budgétaire axée sur les résultats, avec des budgets programmes. Le ministère du Développement rural, récemment très actif dans le lancement des travaux de construction de routes agricoles, est également concerné.
Dans le cadre du projet d’investissement pour la période 2024-2026, les ressources budgétaires allouées à ces deux ministères s’élèvent à 7 316 milliards de francs congolais (environ 2,6 milliards de dollars). La capacité de l’administration à utiliser efficacement ces ressources pour le développement agricole sera un indicateur clé à surveiller. Bien que des efforts aient été mentionnés dans un récent rapport du ministre des Finances, il reste des défis à relever. On peut citer la part importante des rémunérations dans les dépenses et l’amélioration du paiement effectif des dépenses engagées.
Plus globalement, le projet de loi de finances pour l’année 2025, soumis à l’adoption des parlementaires et des sénateurs, prévoit un budget en hausse de 21 %, avec des ressources et des dépenses atteignant 49 847 milliards de francs congolais, soit un peu plus de 18 milliards de dollars. Pour atteindre ces objectifs, le gouvernement mise sur une amélioration de la collecte des recettes fiscales et sur la hausse des cours des matières premières, qui permettra d’augmenter les redevances.
Georges Auréole Bamba
Une commission mixte chargée de suivre la mise en œuvre des résolutions de la tripartite (gouvernement, patronat, syndicat) de novembre 2023 devrait voir le jour. La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a ordonné sa création lors d’une réunion tenue le 17 septembre 2024 avec l’Intersyndicale des transporteurs routiers et la Fédération des entreprises du Congo (FEC). La non mise en œuvre des résolutions de cette tripartite est à l’origine du mouvement de grève lancé le 16 septembre par les conducteurs de camions poids lourds reliant le port de Matadi, principale porte d’entrée des marchandises en République Démocratique du Congo (RDC), à Kinshasa, sa capitale.
Parmi les résolutions de cette tripartite figure la création d’un comité de suivi, composé de représentants du gouvernement, du patronat et des syndicats, afin de veiller à la bonne application des mesures adoptées. Ces mesures incluent notamment la levée de toutes les barrières régulant l’entrée des poids lourds dans les différentes villes le long de la nationale N1, notamment sur l’axe Kinshasa-Matadi, ainsi que la réactivation de la commission du timbre routier, chargée de l’identification permanente des opérateurs du secteur.
Selon la Primature, cette commission aura pour but « d’anticiper les blocages et d’éviter de nouvelles crises ». L’objectif du gouvernement est de garantir l’approvisionnement de Kinshasa et de soutenir les transporteurs, tout en protégeant le pouvoir d’achat des ménages.
L’axe Kinshasa-Matadi est la principale voie d’approvisionnement pour la capitale, qui compte plus de 22 millions d’habitants. Cependant, le trajet de 348 kilomètres peut prendre entre 12 et 24 heures, selon les conditions. En plus des péages qui entraînent de longues files d’attente, les transporteurs doivent faire face à l’état de la route, qui nécessite d’importantes améliorations.
Lors d’une récente communication avec des journalistes, le vice-Premier ministre en charge de l’Économie a souligné que le coût du transport des marchandises vers l’intérieur du pays représentait un véritable défi en RDC, pouvant constituer jusqu’à 19 % du prix final payé par les consommateurs. Il a également mis en avant le fait que la présence de nombreuses barrières pouvait freiner le commerce, tant pour les importations que pour les exportations.
GAB
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Dans son rapport pays 2024, publié le 31 juillet dernier, la Banque africaine de développement (BAD) estime que la RDC devrait investir 17 milliards de dollars par an jusqu’en 2030 pour « accélérer son processus de transformation structurelle et se mettre au même niveau que les pays en développement très performants ayant actuellement des niveaux de développement comparables ». Cette somme est légèrement supérieure au budget national pour l’exercice 2024, ce qui indique que cet investissement ne pourra pas être supporté uniquement par l’État.
Pour orienter le pays vers une trajectoire de développement adéquate, la BAD recommande dans son rapport de renforcer le capital humain en améliorant la qualité de l’éducation et en l’alignant sur les besoins du marché du travail. En plus de cet axe d’intervention, l’institution financière africaine préconise la mise en place des politiques visant à améliorer l’environnement des affaires, notamment par une refonte du code des investissements et de la loi foncière, ainsi qu’un investissement accru dans les infrastructures.
Pour la BAD, la transformation structurelle actuelle de la RDC est trop lente pour soutenir le développement économique du pays. De manière générale, un changement structurel se produit lorsque l’importance de l’agriculture dans la population active diminue progressivement, tandis que la main-d’œuvre est réaffectée vers l’industrie et les services, ce qui entraîne des gains d’efficience grâce à une meilleure productivité.
Concrètement, à mesure qu’un pays se développe, le rôle de l’agriculture tend à diminuer tandis que l’industrie et les services prennent le relais, favorisant le développement par l’introduction et l’investissement dans les nouvelles technologies. Cette trajectoire classique a contribué à l’émergence de plusieurs pays en Europe, en Amérique et en Asie de l’Est.
Entre 2005 et 2020, la RDC a enregistré une diminution de la part des emplois agricoles, passant de 71,1 % à 60 % des emplois totaux. Toutefois, selon la BAD, la main-d’œuvre agricole s’est majoritairement réorientée vers le commerce et le secteur manufacturier, dominés par l’informel, ainsi que vers l’industrie minière. Bien que ce dernier secteur soit attractif, il reste fortement capitalistique, avec 82 % des facteurs de production, et ne peut donc absorber qu’une part limitée de la main-d’œuvre.
Selon le rapport, bien que les secteurs des services et de l’industrie aient enregistré une croissance rapide de l’emploi au cours de la période étudiée, passant respectivement de 22 % à 29,3 % et de 7 % à 10,7 %, la productivité reste un défi majeur. « Les résultats pour le secteur manufacturier montrent une croissance de la productivité qui a été négative entre 2000 et 2009, et presque nulle entre 2010 et 2019 », précise l’institution financière panafricaine.
Espoir Olodo
Dans son programme d'investissement public (PIP) 2024-2026, bouclé en septembre 2023, l’État a prévu de consacrer 185,8 milliards de francs congolais (65,3 millions de dollars) au développement du secteur du numérique en République démocratique du Congo (RDC). Les priorités incluent l'amélioration de la connectivité et le renforcement de l'inclusion numérique.
Pour améliorer la connectivité, l'État congolais doit étendre son infrastructure télécoms à haut débit. L'objectif est de porter le réseau de fibre optique à 50 000 km, contre seulement 8160 km actuellement, soit à peine 16 % de réalisation, selon l'Autorité de régulation des postes et télécommunications du Congo (ARPTC). Cet effort vise à rendre l'Internet haut débit plus accessible à travers tout le territoire, un atout majeur pour stimuler l'économie numérique et faciliter les échanges commerciaux.
En matière d’inclusion numérique, divers aspects devraient être ciblés comme les services, le contenu et la réglementation afin de garantir que personne ne soit exclue de la révolution numérique. Cependant, le pays est encore à la traîne sur ce point. Selon l'indice 2024 de l'e-gouvernement des Nations unies (EGDI), la RDC se classe 179e sur 193 pays dans le monde et 44e en Afrique, perdant quatre places par rapport à 2022. Avec un score de 0,2715 sur 1, elle reste loin derrière le Danemark (0,9847), leader mondial, et l'Afrique du Sud (0,8616), leader africain. En Afrique centrale, la RDC se situe au-dessus du Tchad et de la République centrafricaine, mais est nettement en retrait par rapport au Gabon, leader régional avec un score de 0,5741.
L'industrie numérique en RDC se construit progressivement, avec une prédominance du secteur privé dans les domaines des services, de la formation, de l'incubation et de l'accélération de startups. Le capital humain dans ce secteur reste encore limité, mais on observe des progrès depuis 2018, avec l'émergence de leaders numériques reconnus à l'international.
Le cadre de gouvernance et de régulation nécessite également des améliorations pour soutenir l'émergence d'une économie numérique solide. La RDC a adopté en 2022 une loi de promotion des startups, et travaille actuellement avec le Fonds monétaire international pour créer un environnement d'affaires plus attractif pour les investisseurs. Ces réformes visent à renforcer la confiance des entreprises et à faciliter les investissements étrangers dans le pays.
Le programme d’investissement public 2024-2026 dans lequel la RDC fait du numérique un axe important s’inscrit dans le cadre de la poursuite des efforts de diversification de l’économie nationale. Il traduit le redémarrage d’un processus interrompu depuis 1991 suite à la rupture de la coopération internationale, la détérioration du tissu économique et l’avènement de la 3e République avec plusieurs tentatives de relance notamment en 2002 avec les partenaires extérieurs.
Si la RDC réussit ses investissements dans le numérique, les bénéfices pourraient être considérables dans divers secteurs comme l'e-commerce, la collecte des taxes, la logistique et le transport. Selon l'Association mondiale des opérateurs de téléphonie mobile (GSMA), les pays qui adoptent les services publics numérisés voient leurs recettes fiscales directes augmenter de 1,2 à 1,3 % en proportion du PIB. Ces améliorations renforceraient les perspectives de croissance économique à long terme pour la RDC, tout en stimulant le développement inclusif.
Muriel Edjo
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Un projet d’ordonnance autorisant la ratification de la convention de crédit conclue le 24 novembre 2023 entre la République Démocratique du Congo (RDC) et Gemcorp Capital Management a été adopté lors du conseil des ministres du vendredi 13 septembre 2024. Cet accord porte sur un prêt de 500 millions de dollars, dont les conditions n’ont pas encore été communiquées.
Selon le ministre des Finances, Doudou Fwamba Likunde, l’argent servira notamment à « apporter une solution durable aux besoins du gouvernement, au titre d’achat des biens et services, notamment dans les domaines sécuritaire, alimentaire, médical, etc. ».
Ce texte découle directement de la loi d’habilitation du gouvernement, adoptée le 15 juin 2024, expliquent les autorités. Cette loi permet au gouvernement de légiférer durant les vacances parlementaires, de juin à septembre 2024, sur des sujets spécifiques, dont la ratification de cette convention de crédit. Il fait également suite à l’ordonnance du 26 février 2024, qui approuvait cette convention de prêt.
Gemcorp Capital Management est une société britannique spécialisée dans la gestion d’investissements axés sur les marchés émergents. En 2022, la firme avait annoncé son intention d’investir près de 10 milliards de dollars en Afrique au cours des 10 prochaines années, sous forme d’opérations de prêt en partenariat avec d’autres investisseurs institutionnels.
MN
Dans les prochains jours, l’Entreprise Générale du Cobalt (EGC) procédera à la sélection des coopératives autorisées à opérer sur ses sites pilotes, a annoncé à Bankable une source proche de cette société publique, créée en 2019 pour rationaliser le secteur de l’exploitation minière artisanale. « Cela signifie que l’expérimentation des mines artisanales encadrées va pouvoir commencer, conformément aux demandes du gouvernement », a ajouté notre source.
Cette expérimentation se déroulera sur cinq carrés miniers que la Gécamines, maison mère de l’EGC, lui a confiés en février 2024 pour un usage exclusif des droits. Ces sites sont situés dans les blocs de Tombolo et Kanunka, qui ont des superficies respectives de 2,51 et 1,72 km². L’objectif est de développer un modèle de mine artisanale à petite échelle, éthique et responsable. « Ce modèle servira de schéma directeur pour transformer progressivement l’ensemble des activités minières artisanales en RDC », précise l’entreprise publique dans un communiqué publié le 11 septembre 2024.
Ces avancées sont rendues possibles grâce à la progression du programme d’exploration sur ces cinq carrés miniers. L’EGC prépare actuellement une première estimation des ressources minérales sur son bloc de cuivre et de cobalt à Tombolo, situé dans la province du Lualaba en RDC. Dans son communiqué du 11 septembre, la société a, en effet, annoncé le lancement imminent d’un programme de forage ciblé sur ce site.
Haute teneur en cobalt
L’annonce de ce programme, dont les détails et la portée n’ont pas encore été révélés, fait suite à la publication de nouveaux résultats d’exploration sur le bloc de Tombolo. « Les analyses à Tombolo révèlent une teneur maximale en cobalt 10 fois supérieure à la moyenne régionale, avec des teneurs moyennes en cuivre et cobalt de 0,14 % et 0,07 %, et des teneurs maximales respectives de 2,84 % et 1,16 % », assure EGC.
« Ces résultats confirment le potentiel des amodiations de Tombolo et Kanunka », a commenté Éric Kalala, le directeur général de EGC. « Notre priorité est de renforcer le tissu économique des communautés locales grâce à la formalisation du secteur artisanal […]. Nous nous engageons donc également à gérer ces ressources de manière responsable, en veillant à la protection de l’environnement », a-t-il ajouté.
Il convient de rappeler que la création de l’EGC en 2019 par le gouvernement congolais vise à assainir l’exploitation artisanale du cobalt et d’autres minéraux stratégiques. Les conditions de travail des mineurs artisanaux en RDC ont été maintes fois critiquées dans des rapports d’ONG et d’organisations de défense des droits de l’homme.
D’un point de vue économique, la formalisation de l’exploitation artisanale du cobalt revêt des enjeux majeurs pour la RDC. Ce minerai, indispensable notamment à la fabrication des batteries électriques, place le pays au cœur du marché mondial, avec une production totale de 139 840 tonnes en 2023, représentant environ 70 % de l’offre mondiale. Selon les données officielles, l’exploitation artisanale contribue entre 10 % et 20 % à la production nationale.
Louis-Nino Kansoun
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