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Equipe Publication

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À la fin du mois d’août 2024, les crédits à l’économie en République Démocratique du Congo (RDC) sur le marché bancaire ont atteint 24 559 milliards de francs congolais (CDF), soit environ 8,6 milliards de dollars, selon les statistiques de la banque centrale. Cela représente une augmentation de 98 % par rapport à la fin de l’année 2022, où ils s’élevaient à 12 398 milliards de CDF.

Cette forte hausse des crédits bancaires en moins de trois ans peut surprendre, d’autant que la banque centrale a relevé son principal taux directeur, passant de 8,25 % fin 2022 à 25 % en octobre 2023. De plus, les taux d’intérêt effectifs, incluant l’ensemble des charges liées aux crédits, sont restés autour de 28 % pour les prêts en monnaie locale, bien qu’ils aient légèrement baissé pour les prêts en devises étrangères.

La progression des crédits s’explique principalement par l’augmentation de la demande en monnaie locale (+8,33 % en août). Cette tendance coïncide avec les mesures visant à réduire l’usage du dollar dans une économie où, à la fin du mois d’août 2024, 91,1 % des dépôts – représentant l’équivalent de 14 milliards de dollars – étaient en devises étrangères, contre seulement 8,9 % en monnaie locale. En effet, des décisions récentes imposent que les terminaux de paiement dans les commerces n’acceptent que la monnaie locale, et que les impôts et taxes soient également réglés en francs congolais. Cela a probablement entraîné une forte demande de crédits dans cette monnaie, car il peut s’avérer plus pratique d’emprunter les francs congolais plutôt que de convertir des dollars en monnaie locale.

Un marché du crédit encore limité

Par ailleurs, certaines initiatives administratives ont pu contribuer à la stimulation du marché du crédit. Les autorités ont renforcé les règles de sous-traitance, obligeant les grandes entreprises, notamment dans le secteur minier, à attribuer des contrats à des sociétés détenues majoritairement (au moins 51 %) par des Congolais. Cela a probablement incité certaines entreprises à renforcer leurs fonds propres afin de répondre aux appels d’offres.

Bien que l’augmentation des crédits en RDC soit remarquable, il est encore trop tôt pour conclure à un véritable dynamisme économique. Le marché du crédit reste limité, car les conditions d’octroi excluent une partie importante de la population, notamment les 47 % de jeunes de moins de 14 ans, qui sont parfois déjà actifs, mais ne peuvent fournir de garanties suffisantes. Cette marge de progression se reflète dans un ratio crédits/dépôts de seulement 61 % à la fin du mois d’août. De plus, le crédit bancaire peine encore à s’imposer comme un levier de création de valeur ajoutée. Bien que l’encours total ait presque doublé en moins de trois ans, il ne représente que 13,8 % du produit intérieur brut prévu pour 2024 (64 milliards de dollars).

Enfin, en tenant compte du fait que les crédits sont à l’origine d’une part importante des dépôts, il apparaît que l’essentiel du marché (66,7 %) se concentre à Kinshasa. À l’est du pays, les provinces minières du Haut-Katanga (20,16 %) et du Lualaba (4,18 %) dominent, tandis que le Nord-Kivu et le Sud-Kivu affichent des chiffres inférieurs à 3 %. Bien que cette région soit riche en terres agricoles, en ressources halieutiques et en potentiel énergétique, elle est également au cœur d’un conflit prolongé, qui a entraîné le déplacement d’une partie de sa population.

La performance de 2024 reste à surveiller de près. Le niveau actuel des encours de crédit affiche déjà une progression de 23 % par rapport à la fin de 2023, après seulement huit mois. Cependant, pour pouvoir parler d’une véritable accélération du crédit bancaire en RDC, il faudra dépasser la croissance de 61 % enregistrée en 2023.

George Auréole Bamba

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La société minière canadienne Ivanhoe Mines, après avoir connu des succès majeurs en République démocratique du Congo (RDC) grâce notamment au complexe cuprifère de Kamoa-Kakula, cherche à reproduire cette expérience en Zambie. Cette stratégie a été approuvée par le ministre zambien des Mines, Paul Kabuswe, et annoncée lors de la signature d’un protocole d’accord de coopération avec le gouvernement zambien. Cet accord prévoit l’exploration et le développement de ressources minérales dans plusieurs bassins miniers du pays, avec un accent particulier sur le cuivre.

« Ivanhoe a l'intention d'investir dans des activités d'exploration et de développement de projets en suivant le même modèle de réussite qui a conduit à la découverte et au développement du complexe cuprifère de classe mondiale de Kamoa-Kakula en RDC. En tirant parti de nos décennies d'expérience et en sortant des sentiers battus, nous avons transformé ce que l'on croyait être une région non minéralisée en l'un des districts de production de cuivre les plus récents et les plus prolifiques au monde. Nous entrons maintenant en Zambie (…) où nous sommes convaincus que de nouvelles découvertes attendent d'être faites », a déclaré Robert Friedland, coprésident du conseil d'administration d'Ivanhoé.

Pour rappel, le 14 août 2024, le président de la République de Zambie, Hakainde Hichilema, a annoncé le lancement d'une étude géophysique aérienne à haute résolution couvrant l'ensemble du pays. Cette initiative a pour objectif de cartographier de manière précise les ressources minérales et hydriques de la Zambie. Ce programme s'inscrit dans le cadre d'un plan national ambitieux visant à multiplier par quatre la production annuelle de cuivre, avec un objectif de 3 millions de tonnes d'ici 2031. Si cet objectif est atteint, la Zambie se classera au deuxième rang mondial des producteurs de cuivre, contre la dixième place actuellement.

Le modèle d'Ivanhoe, développé en RDC avec le gisement de cuivre de Kamoa-Kakula, est un exemple remarquable de découverte et de développement de ressources cuprifères de classe mondiale. Ce complexe est devenu l'une des plus grandes découvertes de cuivre des dernières décennies, avec plus de 50 millions de tonnes découvertes. En 2024, la production maximale devrait atteindre 490 000 tonnes de concentré de cuivre, et passer à 600 000 tonnes en 2025, grâce à la mise en service, en mai dernier, d'une nouvelle unité de traitement du cuivre.

À terme, les dirigeants d'Ivanhoe ambitionnent d'augmenter la production du complexe à 800 000 tonnes par an, faisant ainsi de Kamoa-Kakula la deuxième plus grande mine de cuivre au monde. Il convient de souligner que, grâce aux succès enregistrés ces dernières années avec ce complexe, la RDC est passée du 4e rang des producteurs mondiaux de cuivre en 2021, lors du début de la production, au 2e rang en 2023.

Olivier de Souza

Le Conseil supérieur de l’audiovisuel et de la Communication (CSAC) a annoncé jeudi 12 septembre la suspension pour 45 jours de la chaîne Canal+ Pop, filiale de l’opérateur Canal+. La raison avancée est le non-respect d’une interdiction préalable émise le 5 septembre de diffuser l’émission de téléréalité « The Bachelor Afrique », jugée contraire aux mœurs locales.

Dans le détail, les autorités reprochent à la version africaine de l’émission américaine, faisant s’affronter des prétendants ou prétendantes pour devenir l’époux ou l’épouse du personnage central du programme, de diffuser des scènes immorales contraires aux mœurs de la RDC.

« Le Procureur général près le Conseil d'État ainsi que le Directeur général du Renatelsat (opérateur public de satellite en RDC ; NDLR) sont priés de concourir à la bonne exécution du présent acte », informe un communiqué du CSAC, qui invite la DG de Canal+ RDC, Mireille Kabamba, à « présenter ses moyens de défense en rapport avec les manquements relevés » dans un délai de 7 jours.

La suspension de Canal+ Pop intervient dans un contexte où Canal+ joue un rôle de plus en plus important en RDC. En juillet 2024 à l’occasion du lancement de Canal+ Impact dans le pays, les dirigeants de l’entreprise ont indiqué qu’elle a créé plus de 2000 emplois directs et indirects dans le pays et contribué à hauteur de 33 millions dollars aux recettes publiques congolaises. Toute perturbation de ses activités en RDC présente dont des enjeux économiques pour le groupe, mais aussi pour le pays.

Sur un plan plus large, il faut rappeler que le marché africain est crucial pour Canal+, qui a vu la part de ses abonnés africains passer de 24,1 % en 2019 à 30 % en 2023. L’Afrique représente désormais plus de 8 millions d’abonnés sur les 26 millions que compte le groupe à l’échelle mondiale.

Servan Ahougnon

Faire de la République démocratique du Congo une destination touristique de premier plan à l’échelle internationale est l’objectif que le gouvernement vise d’ici 2030. Pour attirer 10 millions de visiteurs et créer entre 200 000 et 500 000 emplois au cours de cette période, les réseaux sociaux ont été identifiés comme un levier incontournable, au même titre que plusieurs autres services.

Le ministre des Postes, Télécommunications et du Numérique, Augustin Kibassa Maliba (photo), a mis, le mercredi 11 septembre 2024, en avant les réseaux sociaux comme un outil essentiel pour la construction de l’image de marque du pays et sa promotion à l’international. « Nous sommes, nous les Congolais, des acteurs touristiques de premier plan pour que notre pays soit visité par des investisseurs. Au-delà des efforts fournis par le gouvernement, nous avons la responsabilité de bien parler du Congo à nos enfants… Nous devons savoir que l’image de marque que nous voulons construire doit d’abord être portée par les générations futures », a-t-il affirmé, lors de son intervenant pendant le Forum de validation de la politique nationale du tourisme, qui prône une transversalité de l’action gouvernementale pour dynamiser le secteur.

« La loi sur les télécommunications et les NTIC ainsi que le code du numérique permettent aujourd’hui de poursuivre le délit commis à travers les réseaux sociaux. Il y a un travail pédagogique que nous sommes en train de faire pour permettre aux Congolais de connaître ce qu’il y a dans ces textes qui nous protègent tous, y compris l’image de marque du pays. Le moment venu, nous allons resserrer la vis parce qu’il n’est pas normal de constater ce qui se passe dans les réseaux sociaux… », a-t-il ajouté.

En marge du Forum de coopération Chine-Afrique, tenu du 4 au 6 septembre 2024 à Beijing, la RDC a signé un mémorandum d’entente avec une entreprise chinoise dont l’identité n’a pas été révélée. Cet accord concerne la mise en place d’un système de surveillance des réseaux sociaux. Augustin Kibassa Maliba a toutefois précisé qu’il n’était pas question de bloquer les réseaux ou de fermer des comptes. La régulation en préparation vise plutôt à encourager la production de contenu de qualité. Ces mesures devraient s’inscrire dans la stratégie de marque pays que le gouvernement est en train d’élaborer.

L’économie du pays a longtemps été dominée par l’exploitation des ressources naturelles, telles que le lithium et le cobalt. Désormais, la RDC s’engage résolument dans la diversification de son économie, conformément aux recommandations du Fonds monétaire international (FMI), et voit dans le tourisme un potentiel économique encore largement sous-exploité. Actuellement, en RDC, le secteur touristique contribue à moins de 2 % du Produit intérieur brut (PIB), selon le ministère du Tourisme, et à 1,8 % selon le World Travel and Tourism Council 2024.

Muriel Edjo

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Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a annoncé ce 11 septembre 2024, après une rencontre avec des équipes de la Banque mondiale, que le projet de construction de postes frontières uniques et de marchés frontaliers pour faciliter les échanges commerciaux entre la République Démocratique du Congo (RDC) et les pays voisins de la région des Grands Lacs devrait être achevé au deuxième trimestre 2025. Il s’agit des postes de Nyamoma, Rubenga, Kanvimvira, Kamanyola, ainsi que les marchés de Kasindi, Bukavu et Idjwi, a listé le ministre sur son compte X (anciennement Twitter).

Aucun autre détail supplémentaire n’a été fourni concernant l’avancement des travaux ou les aspects techniques de l’initiative. Mais l’on sait que ces travaux sont prévus dans le Projet de facilitation du commerce et d’intégration dans la région des Grands Lacs (PFCIGL), lancé avec le soutien technique et financier de la Banque mondiale. Ce projet vise à simplifier le commerce transfrontalier en augmentant les capacités commerciales et en réduisant les coûts pour les commerçants, en particulier les petits commerçants et les femmes, dans des zones frontalières spécifiques. L’initiative devrait ainsi encourager l’intégration économique régionale et soutenir les acteurs les plus vulnérables du commerce transfrontalier.

Dans le cadre du PFCIGL, le ministre des Infrastructures et Travaux publics, Alexis Gisaro, a inauguré, En octobre 2023, les travaux de construction des bâtiments et installations des postes frontaliers de Kavimvira, dans la province du Sud-Kivu, à la frontière avec Gatumba au Burundi, ainsi que la construction d’une petite barrière à Goma. Ici, il est question de dynamiser les échanges commerciaux entre la RDC et le Burundi, tout en améliorant les conditions de travail des agents des services frontaliers. En effet, la construction de ces infrastructures devrait faciliter le passage des marchandises et des personnes, renforçant ainsi la coopération économique entre les deux pays.

Défis financiers

À terme, le PFCIGL aspire à transformer la vie d’une population principalement jeune, engagée dans des activités agricoles, pastorales et piscicoles réparties en huit filières distinctes. Bien que ces activités soient rentables, elles n’ont pas encore généré l’effet de levier nécessaire pour assurer une croissance durable. Les nouvelles infrastructures et marchés contribueront notamment à améliorer la sécurité des biens et des personnes.

Le projet inclut également plusieurs autres composantes importantes, telles que l’amélioration de la gestion financière pour un meilleur accès aux services financiers et aux crédits, le renforcement des capacités en conservation, conditionnement et commercialisation des produits, ainsi qu’une organisation des acteurs afin de mutualiser les efforts face aux divers défis. Cela permettra de maximiser l’impact du projet et de favoriser un développement économique plus inclusif et durable dans la région.

Cependant, au-delà des infrastructures, le véritable défi pourrait être l’accompagnement financier des producteurs. Par exemple, dans la filière du manioc, transformer 500 kilogrammes de tubercules par jour nécessite un investissement initial de 2 030 $ sur une période de 5 ans, avec un amortissement de 13 $ par jour, selon une étude du projet. Malgré une exploitation optimale, où toute la production serait vendue, la marge bénéficiaire par demi-tonne n’est que de 3,7 $. Ainsi, pour accroître la production de manioc et réduire les coûts d’achat, des financements à long terme pourraient être indispensables afin de permettre aux producteurs de mieux investir dans leur activité et augmenter ces marges.

Georges Auréole Bamba

The Democratic Republic of Congo (DRC) received 65,000 new doses of Mpox vaccines on September 10. They add to the 200,000 doses received over the past week. 

The US and Gavi, the Vaccine Alliance, supplied the new batch. They respectively shipped 50,000 and 15,000 doses. The doses received the week before came from the European Union. 

According to the Congolese minister of health, Samuel Kamba, the DRC needs 3.5 million doses of vaccine. The country, the official indicated, expects 215,000 doses from Belgium and 3 million from Japan. For now, however, details about these negotiations are unknown. 

Data from the National Institute for Public Health shows that since January, Mpox has infected nearly 22,000, and killed 716 people in the DRC. 

To fight the disease, the DRC has drawn a $49 million strategy. Minister Kamba said the money will be used for awareness-raising campaigns, dispatch teams on the field, and take care of the infected. The strategy, however, does not involve funding vaccination. Meanwhile, the vaccines are scarce and expensive. 

Roger Kamba, the Minister of Health, in this regard, noted that it would cost $700 million to secure 3.5 million doses. That corresponds to about 4% of the DRC’s budget. Financing the vaccines could thus exacerbate budgetary pressures, not only in the DRC but in all African countries hit by the epidemic, according to Fitch Ratings.

Preventive measures to control the spread of the virus could slow down economic activity in the DRC. However, an uncontrolled outbreak would have negative economic impacts not only for the DRC but also globally. This is because the DRC is a major supplier of minerals critical for the energy transition. 

To avoid such consequences, international cooperation and support is urgently needed. The international community should help the DRC manage the health crisis while minimizing disruptions to the economy and global supply chains.

Georges Auréole Bamba

An economic park is being built in Beni, in the Northern Kivu region of DR Congo. The project was kicked off earlier this week. Backed by the European Union, the park is the fruit of a collaboration between Virunga National Park, the Congolese Institute for Nature Conservation (ICCN), and the local administration. It aims to revitalize the local economy and improve the security of local populations facing threats from armed groups.

The construction project should be completed within three months, according to Emmanuel Démerode, Director of Virunga National Park. The project will house a modern oil press to enhance local palm oil production, and a fortified security post to protect local communities. The post will be set up with the Armed Forces’ support. 

The European Union hopes the project will impact thousands of people, similar to a successful project previously implemented in Mutwanga, which has shown positive results in security and local development. The cost of the new project is yet to be known. 

OS

 

jeudi, 12 septembre 2024 16:10

DRC: GECAMINES Lands its First Copper Buyers

Glencore, Mercuria Energy Group, and Trafigura Group will be the first to purchase copper from the GECAMINES, the DR Congo’s State-owned mining company. Bloomberg announced this on September 10, 2024. Details about the volume or delivery schedule of the copper purchased by the three companies are not yet available.

The GECAMINES gets copper from the Tenke Fungurume mine, where it holds a 20% stake. Under an agreement signed in July 2023 with the Chinese group CMOC, the State company has the right to acquire copper and cobalt production proportional to its stake in the mine. 

Tenke Fungurume has an annual production capacity of 450,000 tonnes of copper and 37,000 tonnes of cobalt. If the mine operates at full capacity this year, Gécamines could sell about 90,000 tonnes of copper and 7,400 tonnes of cobalt.

The DRC is the world's leading producer of cobalt, and the second-largest producer of copper. However, most mines are controlled by foreign companies, and the government seeks to maximize mining's contribution to the economy. 

The GECAMINES strives to change this dynamic and become a key player in the global copper and cobalt market. One of its strategies of to do so consists in directly negotiating a portion of the production from certain Congolese mines.

ET

Shanghai Electric, a Chinese group active in the power sector, has teamed up with the Congolese Ministry of Electricity, on two key projects. Local media in the DR Congo confirmed the news, citing a press release. 

According to the two sources, Shanghai Electric and the ministry inked two memoranda of understanding related to the projects. Under the first agreement, Shanghai will conduct a feasibility study for a projected power plant in the Tshopo province. Under the second agreement, the Chinese group will build transmission lines between Kinshasa, the capital, and Kwilu and Kwango provinces.

Regarding the project in Tshopo, a 2023 report issued by the DRC’s Regulatory Agency for Electricity indicates that the province’s single dam provides only 6.8 MW while having an installed capacity of 21.3 MW. The dam also needed regular maintenance. 

Regarding the second project, it is not yet known if the transmission lines will move power from Kinshasa to Kwilu and Kwango or vice-versa.  Kinshasa, the country’s most populous city and province, is a major economic hub, but it has an electricity access rate of around 44%, according to official data.

The DRC is one of the most promising markets for electricity. The country, which is seeking to diversify its economy by developing the agro-industry and primary processing of its mineral resources, has a significant need for electricity, yet its available capacity falls short of potential demand.

Last year, in October, Congolese President, Felix Tshisekedi inaugurated a power substation in Kinsuka, in the western part of Kinshasa. The facility was built by Shangai Electric. 

Georges Auréole Bamba

À la fin du mois de juillet 2024, le franc congolais (CDF) a montré une relative résistance face au dollar américain. D’après les données de la Banque centrale, la monnaie nationale n’a perdu que 6,65 % de sa valeur sur le marché officiel et 6,42 % sur le marché parallèle depuis le début de l’année. À titre de comparaison, à la même période en 2023, le franc congolais avait déjà enregistré une dépréciation de 18,6 % sur le marché officiel et de 14,58 % sur le marché parallèle.

Les mécanismes expliquant la résilience du franc congolais sont complexes, mais plusieurs facteurs y contribuent. Tout d’abord, en 2023, l’inflation ayant dépassé 20 %, la Banque centrale a identifié la spéculation sur le dollar comme l’une des principales causes de l’affaiblissement de la monnaie. En réponse, elle a relevé ses taux directeurs à 25 %, rendant le crédit en monnaie locale plus coûteux et limitant ainsi la croissance de la masse monétaire. Depuis cette intervention, la masse monétaire en circulation qui était passée de 6 730 à 9 103 milliards de CDF, entre la fin 2022 et mai 2023, est restée inférieure à 9 600 milliards de CDF, réduisant ainsi les opportunités de spéculation sur le dollar.

De plus, les prix des principales matières premières exportées par la RDC, comme le cuivre, le cobalt, l’or, le café, le cacao et l’huile de palme, ont augmenté sur les marchés mondiaux, tandis que les prix des importations majeures, telles que le riz, le blé et le maïs, ont diminué.

Ces éléments ont permis au pays de renforcer ses réserves de change, les portant de trois semaines à près de 3,5 mois d’importations. En outre, le prix du pétrole, qui a souvent influencé la demande pour le dollar, reste bas comparé à il y a deux ans. Les contraintes obligeant à utiliser le dollar pour acheter du pétrole continuent de se réduire, ce qui pourrait affaiblir davantage le dollar et permettre à la RDC de renforcer sa monnaie tout en accédant au dollar à moindre coût.

Perspectives

En outre, les prix des principales matières premières exportées par la RDC, telles que le cuivre, le cobalt, l’or, le café, le cacao et l’huile de palme, ont augmenté sur les marchés mondiaux, tandis que ceux des principales importations, comme le riz, le blé et le maïs, ont diminué. Cette dynamique favorable a permis à la RDC de renforcer ses réserves de change, les portant de trois semaines à près de 3,5 mois d’importations. De plus, le prix du pétrole, souvent un facteur clé dans la demande en dollars, reste bas par rapport à il y a deux ans. Cette baisse des contraintes liées à l’achat de pétrole en dollars réduit la pression sur la demande de devises, ce qui pourrait affaiblir davantage le dollar et permettre à la RDC de consolider sa monnaie tout en accédant au dollar à moindre coût.

Ainsi, la valeur du franc congolais pourrait continuer de se renforcer, notamment si les banques centrales des États-Unis et d’Europe réduisent leurs taux directeurs, à mesure que l’inflation recule à des niveaux plus acceptables. Toutefois, il reste à voir dans quelle mesure cette reprise du franc congolais se traduira par une amélioration réelle du pouvoir d’achat des ménages, en particulier des plus vulnérables. Depuis le début de l’année, l’indice des prix a augmenté de 9,5 %, un chiffre bien inférieur aux 17 % enregistrés l’année précédente. Le gouvernement a pris des mesures pour encourager cette amélioration, mais une politique monétaire plus dynamique semble indispensable pour aborder le problème de manière plus globale et durable à l’échelle nationale.

Georges Auréole Bamba

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