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Equipe Publication

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Carousel Finance prépare le lancement d’un fonds d’investissement entièrement dédié au développement du projet « Kia Kinshasa Mona » (« Kinshasa révélée », en lingala), qui vise à étendre la capitale de la République démocratique du Congo (RDC). Cette société, disposant de bureaux à Londres (Royaume-Uni) et à Genève (Suisse), affirme avoir été mandatée par le Comité stratégique de supervision du projet (CSSPVK) pour structurer le financement et mobiliser les investisseurs.

À ce titre, Carousel Finance a organisé, les 18 et 20 avril 2025, des rencontres avec des investisseurs dans les ambassades de la RDC en France et en Belgique. Et le fonds d’investissement a été présenté à cette occasion.

« Ce fonds est conçu pour financer les principales composantes du projet en assurant les contrats et les rémunérations des opérateurs techniques et des investisseurs dans plusieurs secteurs », explique la direction de Carrousel Finance. Selon la même source, le fonds « proposera une répartition claire des risques, une coordination opérationnelle efficace et un engagement durable de capitaux, alignés sur le développement progressif du projet ». Le tout « encadré par des normes internationales ».

Un forum économique en préparation

Le site du CSSPVK, mis en place en janvier 2024, évalue le coût total du projet à 50 milliards de dollars. Toutefois, il n’est pas encore établi si ce montant correspond à l’objectif de levée du fonds, sa taille cible n’ayant pas été précisée.

Carousel Finance semble viser de grands groupes. En France, des représentants d’Africa Global Logistics, CMA CGM, KPMG, Accor, Nexans, Citi, Sunna Design, Dassault Systèmes, Eiffage et King & Spalding étaient présents. En Belgique, le port d’Anvers, la société d’infrastructure IIDG, le groupe de construction Besix, la société de dragage Deme, la filiale belge de Siemens, la banque Rawbank, ainsi que des acteurs publics comme l’Agence wallonne à l’exportation (Awex) et Bio Invest ont été signalés.

Ces rencontres préparent un forum économique à Londres (Royaume-Uni), dont la date reste à préciser. Cet événement majeur vise à « structurer des engagements concrets autour du projet », selon Marius Esposito, responsable des partenariats stratégiques chez Carrousel Finance. Son président, Jafar Hilali (à l’extrême droite sur le photo), a d’ailleurs rencontré l’ambassadeur de la RDC au Royaume-Uni, Ndolamb Ngokwey, le 29 avril 2025 pour discuter de l’événement.

Des travaux déjà annoncés

Environ sept sous-projets sont déjà finalisés et devraient démarrer d’ici juin 2025, selon une annonce du CSSPVK relayée par Forbes Afrique en décembre 2024. Parmi eux figurent la construction d’une cité administrative et d’affaires, ainsi qu’un centre industriel confié à China State Construction Engineering. Un accord a été signé à ce sujet lors du Forum Afrique-Chine en septembre 2024, et les deux contrats ont été examinés cette année par l’agence de régulation des partenariats. Le coût global de ces infrastructures est estimé à 8 milliards de dollars, selon le journal belge L’Écho.

Un autre projet en cours concerne un complexe hospitalier. Ce contrat a été attribué à un consortium formé par International Infrastructure Development Group (IIDG), basé à Anvers, et Travaux Généraux de Construction de Casablanca (TGCC) du Maroc, avec le soutien de Bpifrance. Le budget estimé est de 300 millions de dollars.

Deux autres protocoles ont été signés en mars 2025 avec des sociétés congolaises : l’un avec Entreprise Kipelo Maschind Multiservices (EKMM) pour la construction d’une centrale solaire de 5 mégawatts et d’autres infrastructures ; l’autre avec MJ Center pour développer un système de transport fluvial entre Kinshasa et la future cité.

Des milliers d’emplois en perspective

Le projet « Kia Kinshasa Mona » est une initiative ambitieuse visant à créer une nouvelle ville dans la capitale congolaise. Sa superficie représentera 4,7 % du territoire de Kinshasa, soit davantage que les 20 communes urbanisées sur les 24 existantes (3,7 %), selon une étude de 2019 publiée par l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA). Les promoteurs annoncent la création de milliers d’emplois, sans toutefois en préciser le nombre ni les profils recherchés. Ils promettent également un cadre de vie moderne.

Toutefois, la nouvelle cité ne pourra accueillir que 5 millions de personnes, alors que Kinshasa compte déjà environ 20 millions d’habitants, selon les estimations basées sur les données de 2019, avec un taux de croissance annuel de 3 %. On ignore par ailleurs si le projet sera intégré au Plan directeur des transports de Kinshasa (PDTK), dont l’achèvement est prévu en 2030. Cette intégration semble pourtant nécessaire pour faciliter les déplacements entre l’ancienne et la nouvelle ville.

Georges Auréole Bamba

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Maxime Prévot, Belgium’s Foreign Affairs Minister, recently visited the Democratic Republic of Congo (DRC). During his stay, the European official told Congolese authorities about Belgian firms' readiness to support the DRC’s mining sector by providing their expertise. The DRC is a former colony of Belgium.

"We have globally recognized expertise through players like Umicore and John Cockerill, which can handle all of these rare critical materials. And so, if the opportunity arises to also be able to be an investment partner, there's no reason for us to rule it out," Prévot told a press conference on April 28, 2025, after meeting with Prime Minister Judith Suminwa Tuluka, and President Félix Antoine Tshisekedi.

Already, there is Umicore, a Belgian company, helping Gécamine, the DRC’s state-owned mining company. In 2024, the two signed a deal under which Umicore refines germanium concentrates from the Big Hill tailings site in Lubumbashi. In October 2024, Gécamine announced its first exports to Belgium, as part of its goal to supply up to 30% of the world's germanium needs.

Belgium is a preferred destination for Congolese diamonds, thanks in particular to the city of Antwerp, a world center for the diamond trade. In 2024, statistics published by the Ministry of Mines show that the DRC exported 4.1 million carats to Belgium, worth $42.03 million. The kingdom thus accounts for 44% of Congolese diamond exports, outstripped only by the United Arab Emirates, which imported 4.9 million carats for $44.9 million.

To offset China’s dominant presence in its mining industry, the DRC has been seeking new investors. Discussions are already underway with the United States, following a "minerals for security" exchange proposal made by Kinshasa. Since then, Washington has been heavily involved in resolving the conflict in eastern DRC.

"Belgium has at no time conceived its mission, through my presence, in a move aimed at exploiting any resource of the DRC. We are obviously observing the motivations of other international players who may sometimes have a more transactional approach to their diplomacy. We are here first and foremost because there is a suffering population and principles of international law to uphold," commented Maxime Prévot.

Within the European Union, Brussels currently appears to be Kinshasa's main ally in the conflict in eastern DRC. In retaliation, Rwanda has suspended diplomatic relations with the kingdom.

This article was initially published in French by Pierre Mukoko

Edited in English by Ola Schad Akinocho

Dans un document présentant ses performances de l’année 2024 aux investisseurs, Equity Group Holdings (EGH) décrit la République démocratique du Congo (RDC) comme « une nouvelle frontière prometteuse pour une croissance durable continue » du groupe. En d’autres termes, EGH voit la RDC comme un pays à fort potentiel où sa filiale Equity BCDC peut se développer durablement dans les années à venir, malgré les défis actuels.

Selon Innogence Consulting, cabinet de conseil en stratégie et en management, qui accompagne plusieurs banques congolaises, le marché bancaire devrait enregistrer une forte croissance en RDC dans les prochaines années. En s’appuyant sur le taux de croissance moyen annuel de la dernière décennie, Landry Djimpe, associé chez Innogence Consulting et responsable du bureau RDC, projette dans un article publié en janvier dernier une multiplication par trois du total bilan des banques, passant de 18,1 milliards de dollars en 2023 à 60 milliards en 2030.

Le pari d’EGH s’appuie sur plusieurs éléments : la richesse du pays en minerais stratégiques, le potentiel agricole avec environ 80 millions d’hectares de terres arables, un gisement hydroélectrique estimé à plus de 64 000 MW, un dividende démographique favorable avec une population jeune, une position géographique stratégique et des réformes institutionnelles et de gouvernance qualifiées de « solides » qui ont renforcé la coopération avec la Banque mondiale et le FMI.

À ces atouts, Landry Djimpe ajoute la transformation numérique. Il estime que jusqu’à 50 millions de personnes pourraient utiliser des services financiers numériques en RDC à l’horizon 2030. Selon lui, la mise en œuvre de la Stratégie nationale d’inclusion financière (SNIF 2023-2028), qui ambitionne de faire passer le taux d’inclusion de 36,5 % à 65 %, et les investissements publics en cours devraient également favoriser une bancarisation plus large.

Plus forte part de marché

Dans un contexte de tensions commerciales internationales et de révision des priorités des grandes économies, la RDC semble relativement préservée. Ses principales exportations — les minerais liés à la transition énergétique — ne sont pas affectées par les droits de douane américains. Même si la demande chinoise, principal partenaire actuel, peut ralentir, les États-Unis, engagés dans un effort de réindustrialisation, pourraient devenir un nouveau moteur pour les prix des matières premières.

Par ailleurs, les perturbations sécuritaires à l’est de la RDC, dues aux rebelles du M23 soutenus par le Rwanda, semblent évoluer vers une résolution pacifique, ouvrant la voie à des investissements américains.

Equity peut également compter sur ses propres forces. Présent au Kenya, en RDC, en Ouganda, en Tanzanie, au Rwanda et au Soudan du Sud, le groupe bancaire est au cœur de la dynamique commerciale de l’Afrique de l’Est. Il bénéficie notamment de la hausse des échanges commerciaux entre la RDC et les pays voisins. Actuellement, la RDC est le 4 ᵉ partenaire commercial du Kenya, siège d’EGH. À fin septembre 2024, les échanges entre les deux pays ont progressé de 23 %, un chiffre inférieur aux 43,4 % enregistrés en 2023 sur la même période, mais qui demeure la meilleure performance parmi les marchés où le groupe opère.

Aujourd’hui, la RDC est le pays où Equity détient sa plus forte part de marché. En RDC Equity contrôle 27 % du marché bancaire, contre 17,7 % au Rwanda, 15,1 % au Sud-Soudan, 13,1 % au Kenya, 7,4 % en Ouganda et 1,7 % en Tanzanie. Par ailleurs, depuis 2020, la clientèle d’Equity BCDC a plus que doublé, passant de 0,89 à 1,86 million de clients à fin octobre 2024, selon les données publiées par l’entreprise.

Toutefois, les contraintes réglementaires devraient mitiger la contribution de la RDC aux performances financières d’Equity Group Holdings. Une directive de la Banque centrale du Congo impose, à compter de juillet 2026, une limite de 55 % à la part que peut détenir un actionnaire dans le capital d’une banque.

Cette mesure, adoptée après le rachat d’Equity BCDC par EGH, risque de peser sur les revenus futurs et de remettre en question le modèle économique initial du groupe dans le pays. Avec 85 % des parts, Equity Group affirme rencontrer des difficultés à identifier des repreneurs crédibles pour céder les 35 % nécessaires à sa mise en conformité avec la directive du régulateur.

Pierre Mukoko

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At the 41st meeting of the Council of Ministers, held on April 25, 2025, President Félix Tshisekedi ordered the demolition of buildings erected in violation of town-planning standards, especially those obstructing drainage channels. This decision comes after floods hit Kinshasa, causing almost 75 deaths and leaving more than 11,000 people homeless, according to the authorities.

The government has set up a crisis unit, bringing together several ministers and the governor of Kinshasa, to ensure that this decision is rigorously enforced. The process includes an awareness-raising phase, followed by formal notices to the offenders, before proceeding with demolitions. The awareness campaign aims to curb social tensions.

On April 10, 2025, Crispin Mbadu, Minister of Urban Planning and Housing, called a meeting of his administration to assess the consequences of the recent floods. He called for the strict application of the ban on issuing town-planning notices in certain non-edificandi zones, notably Ngaliema Bay, the banks of the Ndjili, Lukunga, Kalamu, Bitshaku Tshaku, Basoko, Makelele, and Gombe rivers, as well as the Socopao site in Limete and the Ndanu district.

As part of the Kin-Elenda project, the authorities had already launched demolition operations in November 2024 on houses built illegally along the Funa river, in the communes of Kalamu, Barumbu, and Limete. This work aimed to protect the SNEL substation from flooding and restore the free flow of water.

Boaz Kabeya (intern)

On April 24, 2025, the SNEL, the DR Congo’s power utility, signed a contract with Chint, a Chinese firm, to rehabilitate the electricity distribution network in northern Kinshasa, covering five communes: Barumbu, Gombe, Kasa-Vubu, Kinshasa, and Lingwala.

Initially, the project aimed to build 60 new low- and medium-voltage cabins, modernize 35 existing cabins, and reinforce a substation and a high-voltage substation. However, the project scope has expanded: 204 cabins will now be renovated, 25,000 subscribers will switch to prepaid billing, and 1,175 street lamps will be installed to improve public lighting.

SNEL Managing Director Fabrice Lusinde said the project, a pilot, will be extended to other communes amid rapid urbanization and growing energy demand. The current network, largely inherited from colonial times, has not been rehabilitated for over 60 years, causing significant energy losses and outdated flat-rate billing.

Founded in 1984, Chint Electric is a subsidiary of the Chinese conglomerate CHINT Group, specializing in electrical equipment, renewable energy, and intelligent energy management solutions. Present in over 140 countries, the company has carried out several electrification projects in Africa, including Ethiopia, Ghana, and Nigeria.

This article was initially published in French by Boaz Kabeya (intern)

Edited in English by Ola Schad Akinocho

The diamond market is going through a major crisis, marked by a prolonged drop in demand, due in particular to the growing popularity of synthetic diamonds. This has led to a significant fall in prices. Several corroborating sources say prices have fallen by over 25% since 2022.

The trend is reflected in the average export price from the Democratic Republic of Congo (DRC). According to official data, it has fallen from $12.5 per carat in 2022 to $9.6 in 2024, a drop of 23.2%.

This situation further complicates the recovery of Société minière de Bakwanga (Miba), which has been in difficulty for over twenty years. The turnaround strategy is based on the potential of the polygon, Miba's historic concession, which still harbors significant diamond deposits.

On April 8, Miba CEO André Kabanda introduced four South African companies- Bond Equipment, Mining Services, Athur Mining, and Consulmet-"interested" in working together to revive the business. These companies are due to submit bids for the supply of modern equipment after visiting the mining infrastructure and sites. However, the continuing fall in prices could dampen investor enthusiasm.

Conditions for a Relaunch

Appointed Chairman of the Board in November 2023, Jean-Charles Okoto undertook a tour of Europe in late 2024 to attract new partners. On this occasion, ASA Resource, a 20% shareholder, pledged to invest $50 million in the relaunch. To date, however, it remains unclear whether this contribution has been made.

While Miba's ambition was to produce 12 million carats by 2025, its activities remain suspended.

Miba's situation reflects that of the sector as a whole. Since 2017, recorded national production has fallen from 17.9 million to 9.2 million carats in 2024.

"Relaunching the sector requires structural reforms to enhance transparency, support artisanal mining, attract industrial investment, and ensure that diamond wealth truly benefits local populations," argues IPIS, a research organization based in Antwerp, in a report published on April 23, 2025.

According to the USGS, the DRC holds around 150 million carats, or 9% of the world's known industrial-grade diamond reserves.

This article was initially published in French by Pierre Mukoko

Edited in English by Ola Schad Akinocho

Selon un communiqué publié le 28 avril 2025, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a pris un arrêté interdisant, pour une durée de 12 mois, l’importation de sacs et d’emballages de ciment, ainsi que de sacs destinés aux minerais (big bags) dans la région sud-est de la République démocratique du Congo (RDC).

Les raisons de cette décision ne sont pas communiquées. Mais il va sans dire que cette mesure devrait profiter à l’industrie locale, dominée par Bags and Sacs (B&S). Premier fabricant de sacs en polypropylène tissé en RDC, l’entreprise dirigée par Hussein Ladha dispose de deux usines dans le pays, l’une à Kimpese (Kongo Central) et l’autre à Lubumbashi (Haut-Katanga).

La première est dotée d’une capacité de production annuelle de 40 millions de sacs de ciment et la seconde d’une capacité de 2 millions de big bags, soit 70 % de la demande nationale, selon l’entreprise, ainsi que 36 millions de sacs pour le ciment et les produits agricoles.

Malgré cette offre, B&S est butée à « la résistance des entreprises minières qui trouvent intérêt à continuer à importer les big bags », a avoué Hussein Ladha lors de la DRC Mining Week 2024, tenue en juillet dernier. La décision du ministre du Commerce extérieur apparaît donc comme une réponse à cette difficulté. Il faut dire que le gouvernement a soutenu l’implantation de cette entreprise avec un prêt du Fonds de promotion de l’industrie (FPI) dépassant les 12 millions de dollars.

Selon le communiqué, en cas de difficultés d’approvisionnement en produits locaux dans certaines parties du territoire national, les opérateurs économiques auront la possibilité d’obtenir, sans frais, une dérogation d’importation. Cette autorisation exceptionnelle devra être sollicitée auprès du ministre du Commerce extérieur, à travers une demande précise indiquant la destination et les détails de la marchandise concernée. La demande devra également être appuyée par un dossier complet validé par le Guichet unique intégral du commerce extérieur (SEGUCE-RDC), sous peine de rejet.

Ronsard Luabeya

On April 25, 2025, the Democratic Republic of Congo (DRC) and Rwanda signed, in Washington, the "declaration of principles" to draw up a draft peace agreement for discussion on May 2.

The text lays down classic foundations: respect for sovereignty, non-interference, an end to support for armed groups, joint security coordination, return of refugees, support for MONUSCO, and promotion of regional economic integration. But an analysis of the speeches delivered at the signing reveals different priorities for different players.

DRC Puts Peace First

Congolese Foreign Minister Thérèse Kayikwamba Wagner, stressed the urgency of the move, saying: "In Goma, Bukavu and beyond, the reality is one of displacement, insecurity and hardship. For us, the urgency of this initiative is not theoretical, it is human."

She also demanded the "immediate, unconditional and verifiable" withdrawal of foreign troops, asserting that, "Peace must come first, then we can build trust, and only then engage in bilateral cooperation."

Rwanda Wants to Address Root Causes

Rwanda's Minister of Foreign Affairs, Olivier Nduhungirehe, for his part, insisted on the need to tackle the roots of the conflict: "We must address the root causes to achieve lasting peace," he insisted. 

Kigali ties these causes to the "complex history" of the region. Rwanda continues to justify the M23's action by the defense of "Rwandophone populations" in Kivu and considers the Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), refugees in eastern DRC since the 1994 Rwandan genocide, as an "existential threat". The country's stated aim is to achieve "a secure region, free from violent ethnic extremism, and well governed."

US Targets Favorable Ecosystem

The United States, officially a "witness" to the process, is aiming beyond mediation. Secretary of State Marco Rubio said, "A lasting peace in the eastern Democratic Republic of Congo will open the door to greater US and Western citizen investment, which will create an ecosystem conducive to responsible and reliable supply chains for things like critical minerals. It's a win-win." 

"We are discussing how to build new regional economic value chains linking our countries, including with US private sector investment," confirmed the Rwandan Minister of Foreign Affairs. Washington is currently negotiating a bilateral agreement with Kinshasa to secure access to strategic minerals.

Absent but Influential Players

Beyond the signatories, other players and interests are weighing in on the process. The United States accuses Chinese companies of taking advantage of the chaos to exploit resources illegally. 

The governor of South Kivu, Jean-Jacques Purusi Sadiki, recently spoke of the existence of 1,600 illegal companies, mainly Chinese-owned, feeding a vast smuggling network that also benefits Rwanda. According to his estimates, 67% of this illegal production is destined for the Middle East, while China accounts for another significant share. Europe would remain marginal in these flows.

Countries such as Burundi and Uganda, as well as South Africa, which has already lost several soldiers, will also have to take their military interests into account. Finally, internal political tensions in the DRC further complicate the equation. 

Authorities accuse former president Joseph Kabila of supporting the rebellion, adding a domestic political dimension to an already complex crisis.

This article was initially published in French by Georges Auréole Bamba

Edited in English by Ola Schad Akinocho

En visite en République démocratique du Congo (RDC), le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévot (photo), a affirmé que son pays disposait d’entreprises capables d’apporter leur expertise dans le secteur minier de son ancienne colonie.

« Nous avons une expertise reconnue mondialement à travers des acteurs comme Umicore et John Cockerill, qui ont la capacité de traiter l’ensemble de ces matériaux critiques rares. Et donc, si l’opportunité se fait jour de pouvoir aussi être un partenaire d’investissement, il n’y a pas de raison que nous l’évacuons », a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse le 28 avril 2025, après des rencontres avec la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, et le président de la République, Félix Antoine Tshisekedi.

Umicore met déjà son expertise au service de la Gécamine. En 2024, l’entreprise minière publique a signé un accord avec la société belge, spécialisée notamment dans le recyclage de métaux, pour raffiner les concentrés de germanium issus du site de résidus miniers dénommé Big Hill à Lubumbashi. La Gécamine a annoncé en octobre 2024 les premières exportations vers la Belgique, dans le cadre de son objectif de fournir jusqu’à 30 % de l’approvisionnement mondial en germanium.

Le Royaume de Belgique est aussi une destination privilégiée pour les diamants congolais, notamment grâce à la ville d’Anvers, un centre mondial du commerce du diamant. En 2024, les statistiques publiées par le ministère des Mines montrent que la RDC a exporté 4,1 millions de carats vers la Belgique, pour une valeur de 42,03 millions de dollars. Le royaume représente ainsi 44 % des exportations congolaises de diamants, devancé seulement par les Émirats arabes unis, qui ont importé 4,9 millions de carats pour 44,9 millions de dollars.

Face à la domination chinoise, la RDC souhaite attirer de nouveaux acteurs dans le secteur minier. Des discussions sont déjà en cours avec les États-Unis, à la suite d’une proposition d’échange « minerais contre sécurité » faite par Kinshasa. Depuis lors, Washington est fortement impliqué dans la résolution du conflit à l’est de la RDC.

« La Belgique n’a à aucun moment conçu sa mission, à travers ma présence, dans une démarche visant à vampiriser quelconque ressource de la RDC. Nous sommes évidemment en observation par rapport aux motivations d’autres acteurs internationaux qui peuvent parfois avoir une approche plus transactionnelle de leur diplomatie. Nous sommes ici d’abord et avant tout parce qu’il y a une population qui souffre et des principes de droit international à faire respecter », a commenté Maxime Prévot.

Au sein de l’Union européenne, Bruxelles apparaît aujourd’hui comme le principal allié de Kinshasa dans le cadre du conflit à l’est de la RDC. En représailles, le Rwanda a suspendu ses relations diplomatiques avec le royaume.

Pierre Mukoko

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Le 29 avril 2025, Moody’s Ratings a maintenu la note B3 de la République démocratique du Congo (RDC), avec une perspective stable, soulignant les forces économiques du pays malgré le conflit persistant dans ses provinces de l’est. Le rapport met en avant des perspectives de croissance positives, bien que moins vigoureuses qu’en 2023, ainsi que des réformes fiscales appuyées par le Fonds monétaire international (FMI), tout en alertant sur les risques liés à la dépendance aux matières premières et à l’instabilité régionale.

Selon les analystes de l’agence américaine de notation, l’économie de la RDC devrait croître de 6 % par an entre 2025 et 2027, soutenue par un secteur minier caractérisé par des coûts d’exploitation faibles. Les gisements de cuivre à haute teneur et la main-d’œuvre bon marché favorisent cette croissance, la production devant atteindre 3,5 millions de tonnes en 2026, contre 3,1 millions en 2024.

La discipline budgétaire et les réformes soutenues par le FMI renforcent les finances publiques congolaises. Une nouvelle Facilité élargie de crédit de 1,7 milliard de dollars et une Facilité pour la résilience et la durabilité de 1 milliard de dollars visent à améliorer la transparence et à augmenter les recettes publiques.

Celles-ci sont passées à 14,8 % du PIB grâce aux récents programmes du FMI, contre 12 % en moyenne entre 2015 et 2020. Des mesures telles que la facturation standardisée de la TVA et la mise en place d’un compte unique du Trésor sont en cours de mise en œuvre.

Des risques toujours présents

La dette publique, représentant 17,7 % du PIB en 2024, reste modérée et offre une certaine marge de manœuvre budgétaire. Les réserves de change ont atteint un niveau record de 6,1 milliards de dollars fin 2024, couvrant ainsi trois mois d’importations.

Cependant, selon Moody’s, plusieurs risques nécessitent une vigilance particulière de la part des acteurs économiques, notamment des investisseurs ciblant les titres d’emprunt. La dépendance aux exportations de minerais critiques expose la RDC à la volatilité des prix, particulièrement en cas de ralentissement de la demande chinoise, lié à des tensions commerciales mondiales.

Par ailleurs, le conflit dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, alimenté par le groupe rebelle M23 et les rivalités régionales, pèse sur les finances publiques et constitue un risque pour les investisseurs. « Une escalade pourrait perturber les opérations minières », avertit Moody’s. L’agence souligne néanmoins que les développements de ces derniers jours laissent entrevoir une possible désescalade à l’est, même si le M23 continue de contrôler une partie significative du territoire, selon les rapports des Nations unies.

Moody’s observe aussi que la faiblesse institutionnelle, la corruption et l’insuffisance des infrastructures limitent la capacité du pays à absorber ces chocs économiques.

Bonne nouvelle

Si cette notation ne bénéficie pas directement à l’État — qui n’est pas un émetteur majeur de titres d’emprunt sur les marchés internationaux des capitaux — elle représente néanmoins un avantage certain pour les entreprises, notamment celles du secteur minier, souvent actives sur ces marchés.

C’est notamment le cas d’Ivanhoe Mines, qui a levé jusqu’à 750 millions de dollars sur les marchés internationaux, ou de groupes comme Rawbank, la plus grande banque du pays, qui a indiqué en juin 2024 disposer de ressources issues de prêteurs internationaux, même s’il s’agit principalement d’institutionnels engagés dans le financement du développement.

La notation pourrait également modérer les attentes de retour sur investissement des partenaires étrangers, notamment américains, qui suivent de près les négociations en cours pour restaurer la stabilité dans l’est du pays. En général, une mauvaise note reflète un environnement d’affaires complexe et implique une exigence accrue de rendement pour l’engagement de capitaux, y compris dans les investissements de portefeuille.

Georges Auréoles Bamba

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