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The 64 artisanal mining zones announced in November 2025 by Mines Minister Louis Watum Kabamba in response to a tragedy at the Kalando site in Lualaba province are not yet operational. Although the identification process has begun, implementation is expected to be phased in over time.

The Mining Cadastre, which manages the country’s mining titles, said it has started identifying the zones in coordination with the National Geological Service of Congo (SGNC). Its director general, Popol Mabolia, said about ten zones have been identified in an initial phase. These still need to be developed before being allocated to cooperatives and artisanal miners.

“It’s a process that is underway, and we will get there. But we cannot have 64 zones ready overnight,” Mabolia told reporters at the Mining Indaba conference, which ended on Feb. 12, 2026, in Cape Town. “We have already identified those that can be fast-tracked, so miners can be redirected from one site to another.

Until the zones become operational, the shortage of designated areas continues to fuel tensions in mining regions. Several industrial concessions remain vulnerable to incursions by artisanal miners, even as the ministry’s reform aims to ease pressure on industrial sites and channel diggers toward legally regulated areas.

Some companies are moving ahead with their own formalization efforts. Eurasian Resources Group (ERG) has signed a memorandum of understanding with the General Cobalt Enterprise (EGC) to organize artisanal mining in Lualaba. According to the Federation of Congolese Enterprises, ERG has recorded nearly $3 billion in losses due to disruptions at its sites.

Ronsard Luabeya

The Democratic Republic of Congo’s Universal Service Development Fund (FDSU) last week unveiled a 10-year strategy to narrow the digital divide. Covering 2026–2035, the plan is based on a shared infrastructure model aimed at extending network coverage to nearly 68 million people living in rural areas.

The strategy was presented on Thursday, Feb. 12, at the inaugural meeting of the sector coordination framework. The session brought together key public and private telecom stakeholders under the leadership of FDSU Director General Paterne Binene A Kadiat.

The roadmap outlines a shared infrastructure model dubbed “TowerCo Lead.” Under this framework, tower companies, known as TowerCos and acting as lead investors, finance and deploy passive infrastructure including towers, energy systems and backhaul on an open-access basis. Mobile network operators, or MNOs, then install active equipment at these sites to deliver services.

The Post and Telecommunications Regulatory Authority (ARPTC) is responsible for oversight, ensuring service quality and compliance with regulatory standards.

The FDSU plays a strategic and financial role, designing subsidy mechanisms and supervising their implementation. Subsidies are allocated by operating zone to consortia comprising TowerCos and MNOs. The country is divided into five operational zones.

Equalization

A cross-subsidization mechanism will allow revenue from profitable sites to offset losses in less viable zones, reducing dependence on public funding.

The initiative comes as infrastructure sharing gains momentum across Africa as a tool to reduce the digital divide. In the DRC, Orange and Vodacom plan to invest $179 million over four years through their joint venture Esengo Towers to deploy 1,000 telecom towers nationwide to expand mobile coverage. In August 2025, Vodacom Group and Airtel Africa also announced an agreement to share telecom infrastructure in several key markets, including the DRC.

According to the International Telecommunication Union (ITU), sharing mobile infrastructure can lower network deployment costs, particularly in rural or underserved markets. It can also support the rollout of new technologies and mobile broadband while strengthening competition when appropriate safeguards are in place.

In 2024, 2G, 3G and 4G networks covered 75%, 55% and 45% of the population, respectively, according to ITU data. The agency estimated mobile penetration at 44.3%, compared with 19.7% for internet use.

By the end of September 2025, the Congolese regulator reported mobile penetration of 65.3% and mobile internet penetration of 32.2% among a population of 112.2 million. Meanwhile, the GSMA estimated that 40 million people in the DRC were not connected to mobile internet in 2023.

Isaac K. Kassouwi, with Ecofin Agency

Le ministère de la Fonction publique poursuit son plan de désengorgement des effectifs de l’administration publique. Dans une annonce diffusée le 18 décembre 2025 par les canaux officiels du ministère de la Fonction publique, de la Modernisation de l’administration et de l’Innovation du service public, le ministre Jean-Pierre Lihau (photo) a annoncé la signature des actes de mise à la retraite de 2 000 agents éligibles de la fonction publique.

Selon le ministre, ces agents sont répartis sur l’ensemble des administrations, des catégories d’emplois et des provinces, dans un souci d’équité et d’équilibre de gestion. La répartition communiquée fait état de 58 secrétaires généraux, inspecteurs généraux et médecins généraux, 232 directeurs, 285 chefs de division, 106 chefs de bureau, 716 agents de collaboration et agents d’administration de première classe, ainsi que 603 agents d’exécution, allant du grade d’agent d’administration de deuxième classe aux grades inférieurs.

Jean-Pierre Lihau indique que l’approche retenue par le gouvernement est progressive et adaptée aux moyens disponibles de l’État. Elle poursuit un double objectif : rétablir, au profit de chaque agent, le droit de jouir dignement de sa retraite et faire de la mise à la retraite non plus une « condamnation à mort » comme par le passé, mais un moment de repos mérité après de bons et loyaux services rendus à la nation.

Le ministre a précisé que les notifications de mise à la retraite ainsi que les paiements des indemnités de fin de carrière sont déjà en cours d’exécution, et que l’ensemble du processus doit être clôturé avant le 31 décembre 2025. Il a toutefois rappelé que le blocage des rémunérations et des avantages des agents concernés est formellement interdit avant leur notification préalable par le ministère de la Fonction publique.

30 000 départs annoncés dès 2026

S’agissant de la gestion des postes libérés, Jean-Pierre Lihau a souligné que ceux-ci ne sont pas ouverts aux recrutements externes. Il a interdit toute désignation d’intérim par les agents admis à la retraite, ainsi que la nomination de personnes dépourvues de numéro matricule ou n’ayant pas la qualité d’agent de carrière des services publics de l’État, conformément à la législation en vigueur.

Au-delà de cette première vague, le ministre a annoncé qu’à partir de janvier 2026, au moins 30 000 agents seront mis à la retraite chaque année. Cette projection s’explique par l’ampleur du stock d’agents éligibles : en juillet 2025, l’État congolais comptait environ 314 000 agents remplissant les conditions légales de départ à la retraite.

Face à cette situation, le gouvernement s’est doté d’un plan décennal de mise à la retraite couvrant la période 2025-2035. Ce plan repose notamment sur un partenariat envisagé avec les banques commerciales, présenté comme un mécanisme innovant destiné à fluidifier le processus.

Selon les autorités, ce dispositif permettrait aux banques d’avancer les indemnités de fin de carrière aux retraités, l’État s’engageant à les rembourser progressivement sous forme de mensualités équivalentes aux anciennes rémunérations.

La mise en œuvre de ce partenariat demeure toutefois conditionnée à la signature préalable d’un protocole d’accord entre l’État et les banques payeuses, lequel devra préciser les modalités pratiques du mécanisme.

Timothée Manoke

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La Banque centrale du Congo (BCC) a enclenché, depuis le début du mois de décembre 2025, une opération de toilettage de sa liste des intermédiaires financiers non bancaires opérant sur le territoire national. L’information ressort des communiqués publiés via ses canaux officiels depuis décembre dernier.

Parmi les communiqués rendus publics, l’un, signé le 5 décembre 2025 par Dieudonné Fikiri Alimasi, premier vice-gouverneur de la BCC, annonce la radiation de la liste des messageries financières opérant en République démocratique du Congo (RDC) d’une entité dénommée Force-Unie Sarl. Une messagerie financière est une entreprise de droit congolais, autre qu’un établissement de crédit, qui effectue des transferts de fonds au niveau national ou international. Les plus célèbres sont Western Union et MoneyGram.

Dans son communiqué, la BCC ne donne pas les raisons de la dissolution de cette entreprise. Elle indique simplement que sa décision est fondée sur les dispositions des articles 58 et 59 de l’instruction administrative n°006, modification n°2 du 26 juillet 2023, portant réglementation de l’activité des messageries financières. Selon l’article 58, cette sanction peut intervenir en cas de violations graves ou répétées des obligations légales, de blanchiment, de fraude, d’atteinte à l’ordre public ou d’insolvabilité.

Avant cette radiation, le premier vice-gouverneur avait, dans un communiqué signé le 3 décembre 2025, invité un total de 50 messageries financières à régulariser leur situation administrative auprès de la direction de la surveillance des intermédiaires financiers avant le 18 décembre 2025. À défaut, elles risquaient le retrait de leurs agréments, leur radiation de la liste officielle et leur dissolution.

Discipliner le marché de change

Un autre communiqué, daté du 4 décembre 2025, concerne cette fois les bureaux de change. Dans ce document, 62 bureaux de change étaient appelés à se présenter auprès de la même direction de surveillance afin de régulariser leur situation administrative avant le 19 décembre 2025, sous peine de retrait d’agrément.

Pris ensemble, ces communiqués révèlent une situation préoccupante au sein du secteur des intermédiaires financiers non bancaires. Selon les listes disponibles sur le site de la BCC, 82 messageries financières et 114 bureaux de change sont officiellement recensés. Les injonctions adressées à 50 messageries et 62 bureaux de change suggèrent ainsi que plus de la moitié d’entre eux opéreraient dans l’irrégularité, ce qui souligne l’ampleur des manquements constatés et l’urgence de l’opération de nettoyage engagée par l’autorité monétaire.

Cette opération de toilettage s’inscrit dans un contexte plus large de renforcement de la discipline sur le marché de change en République démocratique du Congo. La BCC cherche à faire respecter strictement la réglementation en vigueur après avoir constaté des pratiques jugées contraires aux règles du marché, notamment l’affichage de taux de change spéculatifs, l’élargissement excessif des écarts entre cours acheteurs et vendeurs, ainsi que diverses manipulations non conformes à l’instruction administrative n°007, modification n°3 de 2023, qui encadre l’activité de change.

Dans un avis public publié le 13 octobre 2025, la BCC rappelle à la corporation des cambistes manuels l’exigence de se conformer aux dispositions réglementaires. Elle annonce également le déploiement de contrôles sur place et la mise en œuvre de sanctions disciplinaires pouvant aller jusqu’au retrait d’agrément, à l’encontre des bureaux de change et cambistes manuels ne respectant pas la réglementation du marché de change.

Timothée Manoke

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Le Fonds de garantie de l’entrepreneuriat au Congo (FOGEC) a annoncé avoir signé, le 9 décembre 2025, un protocole d’accord avec la microfinance Bisou-Bisou afin de faciliter l’accès au crédit pour les membres du Réseau national des associations des femmes rurales (RENAFER). Avec ce texte, les deux parties expriment leur volonté de mettre en place un produit de garantie baptisé « Kolisa Libenga », conçu pour permettre aux femmes rurales d’accéder plus aisément aux prêts accordés par Bisou-Bisou.

Selon son directeur général, Laurent Munzemba, le FOGEC prévoit d’allouer à ce projet une enveloppe de plus de 2 millions de dollars américains. Cette garantie devrait permettre aux membres du RENAFER d’obtenir auprès de Bisou-Bisou un crédit individuel pouvant atteindre 5 000 dollars. Pour l’heure, les parties n’ont pas précisé quand un accord définitif sera conclu ni à quelle date le mécanisme deviendra opérationnel.

Pour le FOGEC, ce partenariat naissant illustre sa volonté d’élargir l’accès au financement au-delà du circuit bancaire classique et de soutenir des actrices économiques souvent exclues des mécanismes traditionnels, en particulier celles qui portent l’économie informelle depuis plusieurs décennies. Le directeur général du FOGEC souligne par ailleurs que l’institution entend multiplier ce type de partenariats afin de toucher d’autres catégories d’entrepreneurs, en milieu urbain comme rural.

Le RENAFER, bénéficiaire du dispositif, est une organisation non gouvernementale de développement créée en février 2020. Selon les informations disponibles sur son site internet, il constitue un cadre national d’information et de formation destiné aux femmes rurales : agriculture durable, lutte contre les facteurs qui fragilisent leurs productions, autonomisation financière, etc. Le réseau revendique des représentations dans 12 des 26 provinces du pays, notamment à Kinshasa, au Kongo Central, en Équateur, au Maniema, au Sud-Kivu, au Nord-Kivu, dans la Tshopo, au Haut-Katanga, au Kasaï Central, au Kasaï Oriental, au Kwilu et au Lualaba.

Cependant, la microfinance Bisou-Bisou, partenaire opérationnel du FOGEC dans ce programme, semble disposer de représentations essentiellement concentrées à Kinshasa et dans ses environs, d’après les informations accessibles en ligne. Cette configuration soulève des interrogations quant aux modalités par lesquelles les membres du RENAFER établies dans d’autres provinces pourront accéder concrètement au dispositif.

Néanmoins, lors de la présentation de son rapport Pilier 3 relatif à l’exercice 2024, en mai 2025, Bisou-Bisou indiquait avoir conclu un partenariat avec Vodacash, la fintech de Vodacom opérant le service d’argent mobile M-Pesa, dans l’objectif d’étendre sa couverture sur le territoire national tout en maîtrisant ses charges opérationnelles. Ces charges avaient été citées parmi les facteurs ayant contribué à une perte après impôts de l’exercice 2024, chiffrée à 607,2 millions de francs congolais, soit environ 213 000 dollars américains au taux moyen de l’année.

Timothée Manoke

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Le 4 décembre 2025 à Washington, le cadre de coopération triangulaire République démocratique du Congo (RDC)–États-Unis–Rwanda sur les minerais stratégiques a été officiellement mis en place. Paraphé le 7 novembre, le Cadre d’intégration économique régionale (CIER), volet économique de l’accord de paix, a été signé entre Kinshasa et Kigali. Parallèlement, deux accords bilatéraux (Washington–Kinshasa et Washington–Kigali) ont été conclus. Ces deux derniers documents ont été signés en marge de la cérémonie organisée à l’Institut américain pour la paix, qui a réuni les chefs d’État Félix Tshisekedi (RDC), Paul Kagame (Rwanda) et Donald Trump (États-Unis).

Lors d’une conférence de presse donnée par la délégation congolaise à Washington, le vice-Premier ministre en charge de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, a justifié la mise en place de ce cadre triangulaire : « en même temps que la relation entre la RDC et le Rwanda est censée prendre une forme plus paisible, de prospérité partagée, il est également important pour celui qui a été le parrain [de] sécuriser son accès aux métaux critiques ». Et d’ajouter : « le monde, tel qu’il évolue aujourd’hui, se détermine, pour les États qui aspirent à devenir puissance mondiale ou qui veulent demeurer puissance mondiale, par l’accès aux métaux critiques ».

Aujourd’hui gouverneur de la Banque centrale du Congo (BCC), André Wameso — qui a participé aux négociations avec le Rwanda et les États-Unis — indique que le CIER permet que l’accès aux ressources stratégiques dans l’est de la RDC soit désormais négocié directement avec les autorités nationales. Pour cet ancien conseiller économique de Félix Tshisekedi, la guerre qui ravage l’est du pays depuis 30 ans ne serait pas née d’un conflit RDC–Rwanda, mais d’une stratégie occidentale visant à accéder aux minerais du pays en contournant les autorités de l’époque, opposées à la privatisation du secteur.

Pacte minerais contre sécurité

Le CIER vise, selon les mots de Donald Trump, « une nouvelle ère d’harmonie et de coopération » entre Kinshasa et Kigali, en s’attaquant à ce qui alimente le conflit depuis des décennies : l’opacité des chaînes d’approvisionnement en minerais critiques. Selon les autorités américaines, cette démarche « libère le vaste potentiel économique de la région des Grands Lacs et crée des opportunités pour le secteur privé américain ». « Il y a une richesse immense dans cette terre magnifique », a déclaré le président américain, promettant d’y envoyer « de grandes entreprises américaines ». « Nous allons extraire certaines des terres rares… et payer. Tout le monde va gagner beaucoup d’argent », a-t-il ajouté.

En discussion depuis plusieurs mois, le pacte « minerais contre sécurité » entre la RDC et les États-Unis a donc été mis en place. Selon les autorités congolaises, deux documents ont été signés : un accord de partenariat stratégique portant sur les questions commerciales et économiques, et un protocole d’accord sur les questions de sécurité et de défense.

« La relation entre le gouvernement américain et le gouvernement congolais a pris une autre dimension… Jusque-là, les relations économiques entre la RDC et les États-Unis étaient régies par un accord de promotion et de protection réciproque des investissements, conclu en 1984. Et aujourd’hui, on est des partenaires stratégiques sur les questions économiques et de commerce, sur les questions de défense et de sécurité, sur les questions de sciences et de technologie, et sur des questions institutionnelles et de gouvernance », résume Daniel Mukoko Samba.

Prémices

De leur côté, les États-Unis et le Rwanda ont signé « l’Accord-cadre pour une prospérité économique partagée ». Selon la presse, ce texte concerne également les minerais stratégiques. En octobre 2025, les États-Unis ont reçu leur première cargaison de concentré de tungstène en provenance du Rwanda, issue de la mine Nyakabingo et traitée en Pennsylvanie, dans le cadre d’un partenariat entre Trinity Metals, le raffineur américain Global Tungsten & Powders et le négociant Traxys.

Dans la perspective d’un renforcement des relations économiques entre Washington et Kinshasa, plusieurs entreprises américaines sont déjà actives en RDC, notamment Kobold Metals (secteur minier) et Starlink (Internet par satellite). Les États-Unis sont par ailleurs impliqués dans le développement du corridor de Lobito, qui ouvre les régions minières du sud-est de la RDC vers l’Atlantique.

Mais pour les autorités congolaises, le cadre de coopération triangulaire RDC–États-Unis–Rwanda ne pourra réellement entrer en vigueur qu’une fois la paix revenue dans l’est du pays. Or celle-ci reste pour l’instant incertaine, malgré la signature de l’accord de paix du 27 juin à Washington. Ces derniers jours encore, de violents affrontements ont été signalés dans le Sud-Kivu, provoquant de nouveaux déplacements de population.

Pierre Mukoko

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Face aux inquiétudes de la population de Lubumbashi sur la qualité de l’eau consommée, après la pollution signalée dans plusieurs quartiers à la suite d’un déversement d’effluents acides provenant de l’entreprise minière Congo Dongfang Mining (CDM), la REGIDESO a tenu à rassurer sur la qualité de l’eau qu’elle distribue à ses abonnés.

Dans une déclaration médiatique, le directeur régional de la REGIDESO Grand Katanga, David Angoyo Rutia, a affirmé que les points de captage de la société d’eau restent intacts et que les analyses effectuées après l’incident n’ont révélé aucune contamination.

Selon lui, dès l’annonce de l’accident industriel, la REGIDESO a dépêché des équipes sur différents sites de captage pour procéder à des prélèvements et contrôles de qualité. « Il n'y a pas à craindre… Nos sources sont intactes », a-t-il déclaré.

Cependant, le responsable a précisé que, par mesure de précaution, environ 1 200 mètres de tuyauterie alimentant le quartier Kamatete, dans la commune Annexe — zone directement concernée par l’incident — ont été temporairement isolés.

David Angoyo Rutia a toutefois tenu à rappeler que cette assurance ne concerne que l’eau fournie par la REGIDESO à ses abonnés, et non les autres sources utilisées par une partie de la population, notamment les forages peu profonds et puits domestiques.

Cette précision a ravivé certaines inquiétudes. Des médias locaux rappellent en effet « l’absence de la REGIDESO dans plusieurs quartiers de la ville », ce qui oblige de nombreux habitants à recourir à des forages ou à des puits pour leur consommation quotidienne. Parmi ces quartiers figure Kasapa, dans la commune Annexe, où l’incident s’est produit.

Un cas suspect d’intoxication alimentaire a d’ailleurs été signalé dans le quartier Camp Scout, toujours dans la commune Annexe. Selon la mère de l’enfant concerné, celui-ci aurait consommé un repas préparé avec de l’eau provenant d’un puits. Elle affirme avoir constaté que la nourriture avait un goût acide.

Pour rappel, dès le 3 novembre 2025, des eaux acides issues du bassin de rétention de CDM s’étaient déversées dans plusieurs quartiers environnants. Des habitants avaient signalé des irritations cutanées après contact avec l’eau, tandis que des animaux domestiques en ayant bu sont morts. Des images diffusées sur les réseaux sociaux montraient également des poissons morts flottant dans des cours d’eau traversés par les effluents pollués.

Timothée Manoke.

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The Congolese Agency for Major Works (ACGT) says it remains on track to complete the 3,300-kilometer Sakania-Banana road corridor by the end of 2027.

The project will fully pave National Road No. 1, linking the Democratic Republic of Congo’s eastern border to its Atlantic coast. According to ACGT Director General Nico Nzau Nzau, 850 kilometers still need to be paved.

Nzau Nzau told state-owned Radio Okapi on November 4 that the route is already laid out and passable, but the remaining 850-kilometer stretch between Mbuji-Mayi and Nguba requires final paving, which is now underway.

He said current works focus on clearing and opening the roadbed to allow traffic between Mbuji-Mayi and Nguba. Asphalt laying has begun on the Mbuji-Mayi-Mediito and Nguba-Lobudi segments. About 20% of the overall work was completed during the first year, a phase largely dedicated to site mobilization and setup.

The total cost of the project is estimated at $900 million to $1 billion, financed under the Sino-Congolese cooperation program. It is being carried out in partnership with Chinese contractors and supervised by several national and international inspection firms to ensure technical compliance and transparency.

Nzau Nzau cited logistical challenges as the main obstacle. The landlocked central region, particularly the Kasaï area, makes the delivery of heavy equipment difficult. Companies operating at the corridor’s ends benefit from easier access: through Matadi in the west and via Mombasa and Dar es Salaam in the east. This explains why central sections are progressing more slowly. He nonetheless affirmed that the entire corridor will be completed within the next two years.

Once fully paved, the Sakania-to-Banana journey, spanning the length of the DRC, will take roughly four days without crossing foreign territory. The corridor is expected to cut logistics costs, lower transport prices, and boost economic activity, contributing to long-term regional development. Maintenance of completed sections will be handled by the Road Office and the National Road Maintenance Fund.

Boaz Kabeya

L’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) a annoncé la poursuite des travaux du corridor routier Sakania–Banana, long de 3 300 kilomètres. Selon son directeur général, Nico Nzau Nzau, interrogé par Radio Okapi le 4 novembre 2025, il reste 850 kilomètres à asphalter avant l’achèvement complet du projet, prévu pour la fin de l’année 2027, conformément au calendrier fixé par le gouvernement.

Le responsable a précisé que la route existe déjà et que les tracés sont définis. Il s’agit de la Route nationale n°1, qui relie l’est du pays au littoral atlantique de la République démocratique du Congo (RDC). Certaines sections sont déjà asphaltées, mais un tronçon entre Mbuji-Mayi et Nguba, long d’environ 850 km, reste à finaliser. Ce tronçon est actuellement en chantier.

À ce jour, les linéaires ont été ouverts et la circulation est possible entre Mbuji-Mayi et Nguba. L’asphaltage a déjà commencé sur les segments Mbuji-Mayi–Mediito et Nguba–Lobudi. Selon Nico Nzau Nzau, 20 % des travaux ont été réalisés en une année, correspondant à la phase initiale de déploiement et d’installation des chantiers.

Le coût total du projet, inscrit dans le cadre du programme sino-congolais, est estimé entre 900 millions et 1 milliard de dollars. Il est exécuté en partenariat avec des entreprises chinoises et supervisé par plusieurs bureaux de contrôle nationaux et internationaux, afin d’assurer la conformité technique et la transparence du projet.

Parmi les principaux défis, le directeur général cite les contraintes logistiques. Le centre du pays, notamment la région du Kasaï, reste enclavé, ce qui complique l’acheminement du matériel. Les entreprises situées aux extrémités de l’axe bénéficient d’un approvisionnement plus aisé : celles de l’ouest via Matadi, et celles de l’est via Mombasa et Salam. Les sections centrales progressent donc plus lentement, mais l’ensemble des travaux devrait être achevé d’ici deux ans.

Une fois la route entièrement asphaltée, il sera possible de parcourir les 3 300 km de Sakania à Banana en quatre jours, sans traverser de territoires étrangers. Le corridor devrait ainsi réduire les coûts logistiques, faciliter un transport moins coûteux, et stimuler les activités économiques le long de l’axe, tout en contribuant au désenclavement durable des provinces. L’entretien des tronçons sera assuré par l’Office des routes et le Fonds national d’entretien routier (FONER).

Boaz Kabeya

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Rawbank fait son entrée sur le marché du crédit-bail en République démocratique du Congo (RDC). Lors d’une conférence de presse tenue le 7 mai 2025, la première banque du pays a présenté son nouveau produit baptisé « Rawlease ». Selon Gancho Kipulu, responsable national du marché corporate chez Rawbank, cette solution répond principalement aux besoins aux entreprises actives dans les secteurs minier, du bâtiment et travaux publics (BTP), en leur permettant d’acquérir des véhicules, des équipements industriels ou du matériel technique, sans passer par un crédit bancaire classique.

Contrairement aux financements traditionnels, le crédit-bail proposé par Rawbank ne requiert pas de garanties matérielles. « Aujourd’hui, avec Rawbank, le désir, c’est de proposer un financement sans garantie. C’est un financement qui permet à l’ensemble de clients d’avoir leur équipement de travail sans avoir à se soucier des questions de garantie », a déclaré Amed Kedar, responsable du département leasing.

Le principe repose sur la propriété des biens : les équipements financés restent la propriété de la banque durant toute la durée du contrat et le droit de propriété n’est transféré au client qu’à la fin. En cas de défaut de paiement, Rawbank peut les récupérer et les remettre sur le marché. Ce mécanisme offre une sécurité à la banque tout en allégeant les contraintes pour les clients.

Sur un marché encore peu exploité en RDC, Rawbank entend s’imposer rapidement. Pour ce faire, la banque a conçu, « une solution simple, rapide et fiscalement optimisée », soutient le directeur commercial Étienne Mabunda. La banque promet un traitement des dossiers en moyenne deux fois plus rapide qu’un crédit classique.

Pour atteindre cet objectif, Rawbank a structuré une chaîne de services complète en partenariat avec des fournisseurs agréés. Ce qui lui permet de prendre en charge l’ensemble du processus : de l’achat de l’équipement à son assurance, en passant par la géolocalisation, la maintenance et la gestion des sinistres. Un accompagnement « de bout en bout » est également prévu.

L’offre s’appuie sur la réforme du cadre réglementaire du crédit-bail en RDC. Fin 2023, la loi n° 15/003 du 12 février 2015 a été modifiée pour favoriser le développement de ce mode de financement. Le texte a notamment clarifié la procédure de récupération des biens en cas de défaut, facilité le traitement fiscal des amortissements, exonéré les contrats de crédit-bail des droits d’enregistrement et précisé l’application de la TVA sur les opérations de leasing.

Ronsard Luabeya, stagiaire

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