Annoncée pour février 2026, la mise en service de la cimenterie de Katanda, portée par la société Cement Kasaï SAS, n’a pas eu lieu à la date prévue. Le projet accuse un retard, dans un contexte marqué par des contraintes logistiques persistantes.
Selon un compte rendu publié par le gouvernorat du Kasaï oriental à l’issue d’une réunion tenue le 20 avril 2026 entre les responsables de l’entreprise et le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa, l’avancement du chantier reste à ce stade limité aux travaux préparatoires. Ceux-ci portent notamment sur la construction de la base-vie, des infrastructures administratives ainsi que sur la réalisation des fondations destinées à accueillir les équipements industriels.
Les responsables du projet expliquent ce retard par des difficultés d’approvisionnement en équipements, aggravées par l’état des infrastructures routières et les conditions climatiques récentes.
Selon les éléments communiqués par le gouvernorat, la dégradation de la route Lubumbashi–Mbujimayi perturbe fortement le transport des matériels. Certains tronçons sont devenus difficilement praticables, contraignant plusieurs convois de camions à faire demi-tour, notamment entre Nguba et Likasi.
Les fortes pluies enregistrées ces dernières semaines ont également ralenti les travaux sur le site, selon les responsables du projet.
Face à ces contraintes, l’entreprise examine des solutions alternatives pour sécuriser l’acheminement des équipements. Une évaluation de l’axe Mbujimayi–Kalemie a notamment été réalisée, mettant en évidence plus de 300 kilomètres de routes fortement dégradées, nécessitant des travaux de réhabilitation.
Dans ce contexte, Cement Kasaï SAS mise sur le début de la saison sèche pour relancer le chantier, en attendant l’arrivée de nouveaux équipements. De son côté, le gouverneur Jean-Paul Mbwebwa a réaffirmé l’engagement des autorités provinciales à contribuer à la levée des obstacles identifiés.
Lancé en août 2024, le projet prévoit la construction d’une cimenterie d’une capacité annuelle de 1,2 million de tonnes. La première phase, estimée à 400 millions de dollars, vise une production initiale de 300 000 tonnes par an, avec une montée en puissance progressive dans les phases suivantes.
Initialement attendue en 2026, la mise en service de l’usine dépend désormais du rythme de résolution des contraintes logistiques, dans une région où les infrastructures de transport restent un facteur déterminant pour les projets industriels de grande envergure.
Ronsard Luabeya
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