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Olivier Binyingo (Kamoa Copper) : « Nous allons vers une pénurie structurelle de cuivre »  

Olivier Binyingo (Kamoa Copper) : « Nous allons vers une pénurie structurelle de cuivre »  

En 2025, le développement du complexe cuprifère de Kamoa-Kakula, le plus grand de la République démocratique du Congo (RDC), a été marqué par deux événements majeurs : l’incident sismique et l’entrée en service de sa nouvelle fonderie, d’une capacité nominale de 500 000 tonnes de concentrés par an. Dans cet entretien exclusif, le président du conseil d’administration de Kamoa Copper, coentreprise propriétaire du complexe, revient sur leurs conséquences pour le projet, le secteur minier, l’économie du pays et la dynamique mondiale de l’offre de cuivre. À la tête d’une société qui compte parmi ses actionnaires le groupe chinois Zijin Mining (39,6% des parts), Olivier Binyingo se prononce également sur le partenariat stratégique entre la RDC et les États-Unis, visant notamment à favoriser l’investissement américain dans le secteur minier congolais. Par ailleurs vice-président chargé des affaires publiques chez Ivanhoe Mines, opérateur de Kamoa-Kakula, il évoque aussi les besoins du projet en électricité, le corridor de Lobito ou encore les relations avec les communautés riveraines.

Bankable : Les premières anodes de cuivre ont commencé à sortir de la nouvelle fonderie de Kamoa Copper, mise en service en novembre 2025. Cette fonderie est présentée comme la plus grande et la plus verte du continent. Pourquoi ?

Olivier Binyingo : Parce que c’est factuel (sourire…). C’est la plus grande fonderie de cuivre en Afrique, et la plus grande en son genre dans le monde. Il n’y a que quatre fonderies de ce type dans le monde. Celle-ci est la dernière, et la plus grande. C’est un investissement très important pour la RDC et pour l’Afrique : on parle de plus ou moins 1,3 milliard de dollars.

Et elle est plus verte pour plusieurs raisons. D’abord, la technologie. Comme c’est la plus récente, on a pu bénéficier des dernières avancées, notamment pour réduire les émissions de gaz à effet de serre. Cette technologie permet de capter plus de 99 % des émissions de dioxyde de soufre qui seraient sinon émises dans l’atmosphère.

Ensuite, l’énergie. Une fonderie consomme beaucoup d’électricité, même si elle en autogénère une partie. La chaleur générée produit environ 8 MW, réutilisés pour le fonctionnement. Mais la fonderie consomme autour de 70 MW : le reste est alimenté par de l’énergie verte grâce aux travail réalisé avec la SNEL (Société nationale d’électricité) permet d’alimenter la fonderie en hydroélectricité.

Dernier point, plus indirect : la mise en service de la fonderie— surtout avec une montée en puissance plus rapide que ce qu’on avait nous-mêmes espéré — réduit fortement les volumes transportés. Avant, on exportait du concentré ; aujourd’hui, on est sur des anodes. Les volumes sont plus ou moins divisés par deux : moins de camions, donc moins d’émissions dans la chaîne logistique. Voilà pourquoi elle est verte : par la technologie, par l’énergie, et aussi par les effets sur la logistique.

Bankable : Cet investissement permet de passer d’une production de cuivre en concentré à grande échelle à une production d’anodes de cuivre. Très concrètement, qu’est-ce que cela change pour Kamoa Copper, pour l’État et pour les populations locales ?

OB : Au-delà des effets environnementaux, transporter la moitié des volumes, c’est aussi un gain sur les coûts logistiques, qui pèsent dans les coûts opérationnels. Si on utilisait les mêmes modes de transport qu’avant — en mettant de côté l’impact de Lobito — ces coûts seraient plus ou moins divisés par deux.

La politique d’industrialisation de la RDC est confrontée à des défis, mais on a démontré qu’il est, malgré tout, possible de réaliser une infrastructure de cette envergure. En quelque sorte, la fonderie est devenue un ambassadeur de cette politique.

Sur le plan social, la fonderie crée environ 1 000 emplois, dédiés à cette unité. Ce sont des emplois spécialisés, parce qu’on est sur une technologie de pointe. Il a fallu former les employés : certains ont été formés à l’étranger, en Chine et y compris en Zambie, où l’une des fonderies utilisant la même technologie est basée. Il y a donc création d’emplois, mais aussi montée en compétences.

Et pour le pays, la fonderie s’inscrit dans la logique de créer plus de valeur ajoutée localement, plutôt que d’exporter des produits à moindre valeur. La politique d’industrialisation de la RDC est confrontée à des défis, mais on a démontré qu’il est, malgré tout, possible de réaliser une infrastructure de cette envergure. En quelque sorte, la fonderie est devenue un ambassadeur de cette politique.

Bankable : Comme vous le dites, avec cette fonderie, vous répondez à la volonté de l’État d’accroître la transformation locale. Mais l’intégralité de la production de ce four est déjà couverte, pour une certaine durée, par des accords d’achat conclus pour l’essentiel avec des entités liées. Pourquoi ce choix ? Est-ce que cela a été fait aux conditions les plus compétitives et dans la plus grande transparence, comme le souhaite l’État ?

OB : Avoir des contrats d’achat bien établis, sur une durée plus ou moins longue, est une pratique standard pour un projet de l’envergure de Kamoa-Kakula. Ces contrats contribuent au financement, non seulement de la fonderie, mais aussi des développements futurs.

Dans la sélection des acheteurs, il y a un processus d’appels d’offres pour identifier ceux qui sont intéressés et capables d’absorber des volumes importants. La mise en concurrence permet d’obtenir des prix compétitifs au bénéfice du projet.

Le gouvernement est actionnaire à 20 % de Kamoa Copper et a été associé au processus de sélection des acheteurs, du début à la fin. Ses intérêts sont alignés avec ceux de Kamoa Copper : obtenir les meilleurs prix et les meilleures conditions, avec une garantie supplémentaire de transparence.

Bankable : L’État souhaite par ailleurs un engagement plus important en matière de contenu local, notamment de sous-traitance. Quelle est, à ce jour, la contribution de Kamoa Copper en la matière, et pensez-vous pouvoir aller plus loin ?

OB : Il faut toujours avoir l’ambition d’aller plus loin. Il y a plusieurs volets. Le premier, c’est la conformité : la loi sur la sous-traitance oblige les sociétés minières à recourir à des entreprises dont au moins 51 % du capital est congolais. Kamoa Copper s’y conforme et travaille avec des sociétés enregistrées et certifiées par l’ARSP (Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé).

Depuis le début des opérations de production, on a dépensé plus ou moins 8,3 milliards de dollars auprès des fournisseurs locaux.

Ensuite, quand on passe de la fourniture de services à la fourniture de biens, aujourd’hui, plus ou moins 70 % des biens achetés par le projet Kamoa-Kakula le sont auprès de sociétés congolaises. Mais, comme il faut toujours aller plus loin (sourire…) et parce que certaines PME ont besoin d’accompagnement pour accéder aux marchés, se structurer et grandir avec les projets miniers, nous offrons un appui, par exemple pour l’obtention de financements, et du mentorat pour aider ces entreprises à répondre aux besoins du projet. Il y a aussi une facilitation pour créer des coentreprises : des sociétés internationales sont mises en relation avec des PME locales, afin de transférer de l’expertise et renforcer leurs capacités.

Enfin, sur l’impact communautaire, Kamoa a investi, même avant le début de la production en 2021, dans des entreprises détenues à 100 % par des membres des communautés voisines, avec un apport en financement et en savoir-faire. Kamoa a été leur premier client. Certaines existent depuis bientôt dix ans : elles ont grandi et diversifié leurs clients. C’est ce tissu économique qu’on veut renforcer autour du projet.

Bankable : Alors, l’enveloppe consentie à la sous-traitance est de quel ordre de grandeur ?

OB : Depuis le début des opérations de production, on a dépensé plus ou moins 8,3 milliards de dollars auprès des fournisseurs locaux.

Bankable : Malgré votre engagement social, les défis ne manquent pas. Une manifestation des populations locales sur l’une des routes menant à vos installations a perturbé l’activité le 21 avril 2025. Comment éviter ce type d’incident ?

OB : Des défis, il y en aura toujours. Les marches d’avril de l’année passée s’inscrivent dans un contexte spécifique, mais il est vrai que tout projet industriel qui s’installe dans une zone sans tradition de développement industriel peut générer des perturbations. Il faut donc un dialogue continu avec les communautés qui sont affectées, positivement ou négativement, en amont et tout au long de la vie du projet.

1 artisanat

Outre les enjeux liés à l’artisanat minier, l’écosystème entourant les sites d’exploitation est sujet à des stratégies d’acteurs variés. Ces derniers, parfois extérieurs à la zone d'influence directe, cherchent à s'intégrer dans les circuits de bénéfices générés par l'activité minière.

Nous avons développé de très bonnes relations avec les communautés voisines, mais il peut y avoir des moments de tension à gérer. Avril 2025 a été l’un de ces moments. Depuis, on a répondu aux questions principales soulevés par les communautés et les autorités provinciales. Le dialogue a été rétabli, et la situation est plus apaisée.

Bankable : Si nos informations sont exactes, pour financer cette fonderie qui a nécessité un investissement de 1,1 milliard de dollars, vous auriez eu en partie recours au financement bancaire. Quelle a été la contribution du secteur bancaire local, et singulièrement d’une institution comme Rawbank, qui a souvent accompagné le projet Kamoa-Kakula ?

OB : Il n’y a pas eu de financement spécifiquement dédié à la fonderie. Mais le projet, dans son ensemble, a bénéficié de financements externes. Une partie a été couverte par les flux de trésorerie internes, les apports des actionnaires et certains contrats d’achat. C’était l’objectif en décidant de construire le projet en plusieurs phases.

Sur les institutions financières nationales, il y en a plusieurs. Rawbank a été parmi les premières à accompagner le projet, mais depuis, la plupart des banques d’envergure en RDC ont été impliquées d’une manière ou d’une autre.

Nous avons un partenariat de longue date avec la SNEL (…). Au total, cela fait 256 MW injectés grâce à notre financement.

Des projets de cette taille permettent aussi au secteur bancaire local de s’épanouir et de se professionnaliser. Il y a un mouvement dans les deux sens : nous avons besoin de financements, et ces projets permettent aux banques de grandir.

Bankable : Avec le développement du projet, vos besoins en électricité ne cessent de croître et sont projetés à 347 MW d’ici fin 2028. Selon vos projections, vous disposez d’une offre suffisante pour les couvrir avec de l’énergie propre, notamment grâce à un investissement de 450 millions de dollars dans la réhabilitation de la 5ᵉ turbine d’Inga II et des réseaux associés. D’autres projets similaires avec la SNEL sont-ils prévus ?

OB : Nos besoins en électricité sont très importants, et ils vont encore augmenter avec les prochaines phases.

Nous avons un partenariat de longue date avec la SNEL, commencé avec la réhabilitation de la centrale hydroélectrique de Mwadingusha en 2021, qui a permis une injection de 78 MW sur le réseau national. L’étape la plus récente, c’est le G5 à Inga II, mis en service au dernier trimestre de l’année passée, pour une capacité de 178 MW. Au total, cela fait 256 MW injectés grâce à notre financement.

Mais le projet n’est pas totalement achevé, parce que la capacité de transmission entre Inga et le Grand Katanga ne permet pas encore de transférer toute la production vers le Katanga. Nous continuons donc à travailler sur la transmission.

D’autres projets à venir ? C’est tout à fait possible. La SNEL a un patrimoine immense et d'énormes besoins d'investissements, et comme notre partenariat se passe très bien, la porte reste ouverte. Mais pour l'instant, on se concentre vraiment sur la finalisation du volet transmission du G5 avant de concrétiser quoi que ce soit d’autre.

Bankable : Vous envisagez également d’installer une capacité solaire de 120 MW en continu. Deux projets de 30 MW chacun sont déjà en cours. À quelle échéance espérez-vous atteindre cet objectif ? Et sera-t-il réalisé selon le même modèle que les projets en cours ?

OB : Les deux projets de 30 MW avec des producteurs indépendants devraient être mis en service au deuxième trimestre de cette année. Pour la suite, on peut répliquer le même modèle : il est maintenant rodé, et cela devrait permettre d’aller plus vite.

La deuxième phase est en cours : les fournisseurs ont été identifiés et les négociations ont débuté. Si tout va bien, en 2027, on devrait atteindre les 120 MW. Dès que les préalables seront finalisés, on annoncera un calendrier plus précis.

Bankable : En mai dernier, une activité sismique s’est produite sur le complexe, vous obligeant à interrompre les opérations dans une partie de la mine. Sait-on aujourd’hui exactement quelle en a été l’origine ? Peut-on déterminer si un tel événement est susceptible de se reproduire ?

OB : Cela a rappelé à tout le monde que, malgré les avancées techniques, l’activité minière reste dangereuse. Heureusement, contrairement à d’autres incidents survenus l’année passée dans d’autres opérations importantes, nous n’avons eu à déplorer ni mort d’homme ni blessé, grâce à des décisions responsables : les équipes ont privilégié la vie humaine dès qu’une instabilité a été constatée dans la mine.

Nous avons amélioré nos méthodes pour détecter plus rapidement certains mouvements sismiques et adapter les infrastructures afin de mieux absorber ces pressions si elles se reproduisaient.

Après l’évacuation des personnes, nous avons suspendu les opérations et évacué la plupart des engins. Sur le plan économique, il n’y a pas eu de perte importante. Nous avons ensuite fait venir des experts externes qui ont analysé les infrastructures. Ils ont conclu que l’activité sismique était due à une redistribution de pression souterraine entre différents piliers de la mine à Kakula. Cela a provoqué des chutes de roche et affecté la capacité de pompage, ce qui a conduit à l’inondation d’une partie de la mine de Kakula. Ce type de pression est assez commun dans des opérations souterraines profondes.

À la suite de ces conclusions, nous avons amélioré nos méthodes pour détecter plus rapidement certains mouvements sismiques et adapter les infrastructures afin de mieux absorber ces pressions si elles se reproduisaient.

Bankable : Cet événement a ralenti votre dynamique de production. Vous avez revu à la baisse vos objectifs de production. Et c’est désormais en 2027 que vous espérez dépasser la barre de 500 000 tonnes. Comment voyez-vous l’avenir ?

OB : On se focalise souvent sur les prévisions revues à la baisse, mais malgré tout, Kamoa-Kakula a produit plus de 388 000 tonnes de cuivre en 2025. On espérait faire mieux en début d’année passée, mais cela reste une opération majeure, et avec ces chiffres, on reste dans le top 10 mondial. Nous continuons à contribuer fortement à l’économie nationale, d’autant que la hausse des cours du cuivre a atténué l’impact d’une production plus faible.

Il faut aussi rappeler que Kamoa-Kakula, ce sont plusieurs mines. Kakula a été affectée, mais Kamoa et Kansoko ne l’ont pas été, et leurs performances ont même dépassé les projections.

Notre fondateur l’explique depuis des années : l’offre ne pourra pas répondre à la demande, parce que découvrir des gisements et construire des mines prend du temps. Nous allons vers une pénurie structurelle de cuivre.

Pour remonter la production, un point clé, c’est l’exhaure de Kakula. Elle est quasiment finalisée, hormis la partie la plus profonde à l’est. Nous retrouvons l’accès à des zones à haute teneur, et nous créons des accès supplémentaires vers d’autres zones de même teneur. Progressivement, la production va repartir à la hausse.

Cette année, nos projections sont entre 370 000 et 420 000 tonnes. L’année prochaine, on envisage déjà d’aller au-delà de 500 000 tonnes. À moyen terme, on pense se stabiliser autour de 550 000 tonnes par an. Donc, après une période de ralentissement d’environ deux ans, on visera à nouveau au-delà de 500 000 tonnes.

Bankable : Comme vous l’avez indiqué, grâce à la hausse des prix du cuivre, vous avez pu minorer l’impact de la baisse de la production. Votre chiffre d’affaires a même augmenté de 5 % pour atteindre 3,3 milliards de dollars. Quelles sont vos projections des prix pour les prochaines années ?

OB : L’année passée, deux facteurs ont joué. D’une part, des incidents ont touché plusieurs mines productrices de cuivre, y compris Kamoa-Kakula : côté offre, cela a eu un impact.

Côté demande, les besoins en minerais critiques — et en cuivre en particulier — sont devenus évidents : électrification, véhicules électriques, intelligence artificielle. Il y a une tendance, et il est très improbable qu’elle s’inverse.

Notre fondateur l’explique depuis des années : l’offre ne pourra pas répondre à la demande, parce que découvrir des gisements et construire des mines prend du temps. Nous allons vers une pénurie structurelle de cuivre. Donc, la tendance à la hausse des prix devrait se confirmer et s’accélérer.

Bankable : Au début de cette interview, vous laissiez entendre que le corridor de Lobito a un impact sur vos coûts logistiques. Le ministre des Transports, Jean-Pierre Mbemba, évoque une réduction pouvant atteindre 30 %. Alors, à ce jour, quelles sont les quantités que vous faites passer par Lobito ? Toute la production d’anodes de cuivre a-t-elle vocation à être expédiée uniquement par cette voie ?

OB : Pas forcément. D’autres corridors restent pertinents. Il faut diversifier le risque en utilisant plusieurs routes, et cela crée aussi une concurrence qui peut réduire les coûts.

Lobito reste important parce que la distance entre nos opérations et le port de Lobito est environ la moitié de celle vers Durban, par exemple. Cela joue sur le temps et sur les coûts, avec aussi un effet environnemental.

Pour cette année, on prévoit expédier entre 50 000 et 70 000 tonnes via Lobito, mais ce ne sont pas des chiffres figés : cela dépendra de sa montée en puissance et de la compétitivité des autres corridors.

Nous avons été les premiers à mettre des volumes sur Lobito, d’abord pour le concentré. Le premier lot d’anodes sera bientôt sur le rail : il a déjà quitté le site pour Kolwezi.

Lobito est encore en montée en puissance. Pour cette année, on prévoit expédier entre 50 000 et 70 000 tonnes via Lobito, mais ce ne sont pas des chiffres figés : cela dépendra de sa montée en puissance et de la compétitivité des autres corridors.

Bankable : Les États-Unis ont conclu, en décembre dernier, un accord stratégique avec la RDC visant notamment à favoriser l’investissement américain dans le secteur minier congolais. Comment le PCA de Kamoa Copper, qui compte des intérêts chinois, perçoit-il cette évolution ? S’agit-il d’un risque ou d’une opportunité, et pourquoi ?

OB : Il le perçoit de façon très sereine. Où que l’on se situe, le besoin en minerais critiques sera là. Et si l’on veut atteindre les objectifs que nous nous sommes fixés en tant que communauté mondiale, cette dynamique est irréversible.

En tant que PCA d’une opération cuprifère d’envergure, on ne peut que s’en réjouir. Les besoins en cuivre et en minerais critiques dépassent les divisions géopolitiques. Cela devrait soutenir les prix, et c’est une opportunité importante pour la RDC de contribuer, avec son secteur minier, au développement de son économie et de sa population.

Interview réalisée par Aboudi Ottou

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