La République démocratique du Congo et la République du Congo ont signé, le 7 mai 2026 à Kinshasa, un accord bilatéral encadrant le régime fiscal, douanier et des recettes non fiscales applicable au projet de pont route-rail entre Kinshasa et Brazzaville.
Le document a été signé lors d’une cérémonie présidée, côté RDC, par le vice-Premier ministre et ministre des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, et, côté République du Congo, par le vice-Premier ministre de l’Aménagement du territoire et des Grands travaux, Jean-Jacques Bouya.
Selon le ministère des Transports de la RDC, cet accord fixe un cadre commun pour la fiscalité et les procédures douanières liées au projet. Il vise à éviter les risques de double imposition et à harmoniser les procédures tarifaires applicables aux marchandises en transit ainsi qu’aux futures recettes de péage.
Cette signature intervient après des travaux techniques organisés en février 2026 à Kinshasa. À cette occasion, les responsables des deux pays avaient expliqué que la finalisation de ce cadre constituait une étape nécessaire avant la relance du processus de sélection du concessionnaire chargé du développement du projet. Cette sélection devrait elle-même conduire au closing financier.
« Ce projet structurant entre désormais dans sa phase d’opérationnalisation », indique d’ailleurs le ministère des Transports à l’issue de la cérémonie du 7 mai.
Aujourd’hui estimé à plus de 800 millions de dollars selon les autorités congolaises, le projet est développé par Africa50 aux côtés de la Banque africaine de développement (BAD). C’est au principal développeur qu’il revient de structurer le partenariat public-privé (PPP) avec le concessionnaire qui sera sélectionné.
Le projet prévoit la construction d’un pont à péage de 1,575 km comprenant une voie ferrée, une route ainsi que des postes de contrôle frontalier de part et d’autre du fleuve Congo. Cette infrastructure doit renforcer les échanges commerciaux et les déplacements entre Kinshasa et Brazzaville, actuellement assurés principalement par voie fluviale.
Boaz Kabeya
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