Carrigrès, la carrière de granulats de construction du groupe TEXAF, a clôturé l’année 2025 sur une baisse de ses revenus de l’ordre de 17 %, à 4,2 millions d’euros, contre environ 5 millions d’euros en 2024. Cette évolution intervient dans un contexte où la demande a certes connu une reprise au cours de la seconde moitié de l’année, sans suffire à compenser la dégradation des conditions de marché.
Le groupe attribue principalement ce recul à une baisse du prix moyen de vente de ses produits de l’ordre de 26 %. Cette pression sur les prix a pesé sur la performance globale de l’activité, qui a clôturé l’exercice sur une perte nette de 20 000 euros, selon les résultats annuels du groupe, malgré une augmentation du volume des ventes d’environ 10 %.
TEXAF présente cette activité comme particulièrement volatile, en raison de sa dépendance à la dynamique du marché de la construction et aux conditions de concurrence. Cette volatilité apparaît clairement à la lecture de l’évolution récente des performances. En 2023, l’activité avait bénéficié d’une forte demande et de prix soutenus, portant son chiffre d’affaires à environ 6,29 millions d’euros, en dépit d’un recul d’environ 4 % des volumes vendus par rapport à 2022. En 2024, les revenus avaient ensuite chuté d’environ 19 %, dans un contexte marqué par des incertitudes sur les investissements publics, selon les indications du groupe.
Malgré ces résultats en 2025, TEXAF indique poursuivre ses investissements dans cette activité. Le groupe précise dans son rapport avoir déjà versé un acompte pour l’acquisition d’un nouveau crible et d’un concasseur destinés à la carrière, avec pour objectif d’améliorer la performance opérationnelle.
La carrière de Carrigrès, exploitée par le groupe depuis les années 1950, dispose d’une capacité annuelle estimée à 600 000 tonnes. Le groupe évalue par ailleurs le gisement exploitable à environ 25 millions de tonnes. Elle produit une gamme de granulats destinés au secteur de la construction, allant des moellons au sable concassé, en passant par différents types de graves et de gravillons utilisés dans le béton, les routes et les travaux de génie civil.
Le groupe souligne toutefois qu’une partie du terrain de la carrière est occupée illégalement par des « squatters », une situation qui pourrait, à plus long terme, limiter les possibilités d’expansion de l’exploitation.
Timothée Manoke
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