Lors de la soixante-douzième réunion ordinaire du Conseil des ministres, tenue le 26 décembre 2025, le président de la République, Félix Tshisekedi, a instruit le gouvernement de réfléchir à un mécanisme permettant d’immatriculer les véhicules dès leur dédouanement. Cette mesure vise à mettre fin à la pénurie récurrente de plaques d’immatriculation et à sécuriser le processus d’enregistrement des véhicules importés.
Le chef de l’État a relevé que la persistance de la pénurie de plaques d’immatriculation a conduit de nombreux propriétaires à circuler sans plaques réglementaires ou à recourir à des plaques temporaires délivrées de manière irrégulière. Cette situation complique l’identification des véhicules impliqués dans des infractions, des accidents ou des actes criminels. Elle entraîne également des pertes de recettes pour le Trésor public et contribue à une dégradation de la gouvernance administrative dans le secteur des transports.
Une première initiative de modernisation du système d’enregistrement des véhicules avait été engagée par le ministère des Finances en février 2024. Cette réforme avait introduit une procédure de demande de plaques d’immatriculation en ligne, permettant aux requérants de soumettre leurs dossiers et de s’acquitter des frais correspondants via la Direction générale des Impôts, sans déplacement physique. Elle avait également prévu la remise gratuite des cartes roses aux détenteurs de véhicules.
S’inscrivant dans cette dynamique, Félix Tshisekedi a demandé au ministre des Finances, Doudou Fwamba, de proposer un mécanisme sécurisé garantissant la traçabilité, la transparence et la prévention de toute fraude. Un rapport détaillé, assorti de propositions concrètes, d’un calendrier de mise en œuvre et de responsabilités clairement établies, est attendu au cours de la deuxième quinzaine de janvier 2026.
Boaz Kabeya









