La route Kananga–Kalambambuji, longue de 230 km, est désormais praticable, et la pose de la couche de roulement est en cours, a indiqué la Présidence de la République lors de la visite du président Félix-Antoine Tshisekedi à Kananga. Cet axe stratégique, qui relie le Kasaï-Central au corridor de Lobito, en Angola, représente un levier majeur pour le désenclavement de la province et la facilitation des échanges transfrontaliers.
La Présidence souligne que les travaux sont entrés dans « une phase active ». Une planche d’essai de 600 mètres a été réalisée fin décembre 2025 au PK5 pour valider la qualité du bitume avant la poursuite de la pose sur l’ensemble de l’axe.
Le 4 juillet 2024, le directeur général de l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) avait indiqué que la construction de la route Kananga–Kalambambuji, longue de 230 km, coûterait 300 millions de dollars américains, pour une durée maximale de 36 mois. Il avait précisé que 40 millions de dollars étaient déjà disponibles grâce au financement du programme sino-congolais, dans son format révisé le 14 mars 2024. Le projet inclut également la construction de quatre ponts sur les rivières Miao, Lueta, Kabelekese et Kasaï, afin d’assurer la continuité du trafic sur l’ensemble de l’axe.
En juillet 2025, une tournée sur le terrain conduite par le directeur général adjoint de l’ACGT, Jean-Claude Mido, et le conseiller spécial du Chef de l’État en charge des infrastructures, Martin Kabuya, avait permis de constater que la route était praticable jusqu’à la frontière angolaise. Selon leurs observations du 11 juillet, le trajet entre Kananga et Kalambambuji pouvait alors être parcouru en 6 à 7 heures, avec des améliorations prévues au fur et à mesure de l’avancement des travaux définitifs, notamment sur la portion Matamba–Tshinyama, où la construction de caniveaux et le rechargement de la couche de base étaient en cours, à partir de matériaux concassés produits localement à Shamatengu.
Selon la Présidence, la construction de la route Kananga–Kalambambuji s’inscrit dans le cadre d’une stratégie de connexion multimodale rail–route entre le centre du pays et le port de Lobito. Au-delà de sa fonction logistique, elle ouvre la province du Kasaï-Central aux marchés internationaux, facilite le commerce transfrontalier et contribue à l’ouverture des zones rurales traversées, jusqu’alors isolées.
Boaz Kabeya









