Une réunion technique s’est tenue le 24 février 2026 à Kinshasa entre le ministère du Commerce extérieur, la Société d’Exploitation du Guichet Unique Intégral (SEGUCE-RDC) et l’entreprise sénégalaise Gaindé 2000. D’après une communication officielle du ministère, les échanges ont porté sur l’accompagnement de la mise en œuvre de la dématérialisation des procédures d’importation, d’exportation et de transit des marchandises, lancée le 29 décembre 2025.
Cette réforme repose sur l’interconnexion du système informatique du Guichet unique du commerce extérieur (S-One) et du système douanier Sydonia. Elle rend obligatoire la transmission électronique de la liasse documentaire entre la SEGUCE et la Douane. Les documents commerciaux nécessaires aux opérations d’import-export sont ainsi centralisés au niveau du Guichet unique, puis transférés automatiquement vers la Douane pour le traitement des déclarations. Les autorités présentent cette mesure comme un levier de réduction des délais, de renforcement de la traçabilité, de limitation de la fraude documentaire et d’amélioration de la mobilisation des recettes publiques.
Selon le ministère du Commerce extérieur, la rencontre du 24 février a porté sur la mise en place de mécanismes de partage d’expériences entre la SEGUCE-RDC et Gaindé 2000. L’entreprise sénégalaise est connue pour avoir développé le système ORBUS, un guichet unique dématérialisé utilisé notamment au port de Dakar, au Sénégal.
D’après les éléments disponibles sur la plateforme ORBUS, le système et sa déclinaison Orbus Infinity proposent des fonctionnalités élargies, en interconnectant plusieurs intervenants de la chaîne logistique et portuaire, notamment les transitaires, les compagnies maritimes, les manutentionnaires portuaires, les transporteurs et l’administration douanière. Le système intègre des services à valeur ajoutée qui dépassent la seule transmission documentaire.
Parmi ces services figure la signature électronique, destinée à assurer la validation et l’authenticité des documents délivrés dans le cadre des procédures d’importation et d’exportation. Selon le communiqué du ministère, cette solution intéresse particulièrement la partie congolaise et a été au centre de la réunion technique tenue le mardi 24 février à Kinshasa.
Selon le ministère du Commerce extérieur, Gaindé 2000 a déjà montré ses preuves dans plusieurs pays africains, notamment le Burkina Faso, le Kenya, la Côte d’Ivoire, la Guinée-Conakry et la Guinée-Bissau.
Timothée Manoke









