Selon des sources locales, un incendie s’est déclaré dans la matinée du 11 mars 2026 à l’aéroport de Beni, communément appelé Mavivi, dans la province du Nord-Kivu, alors que cette infrastructure fait actuellement l’objet de travaux de modernisation.
D’après les informations rapportées par Radio Okapi, le feu serait parti de la cuisine d’un restaurant installé dans le bâtiment servant d’aérogare. Entièrement construit en planches, l’édifice a rapidement été embrasé par les flammes.
Le sinistre a entièrement consumé cette structure en bois, qui servait de salle d’attente, de zone d’enregistrement des passagers ainsi que de bureaux administratifs de la Régie des voies aériennes (RVA). Selon le gouverneur militaire du Nord-Kivu, Évariste Somo Kakule, ce bâtiment avait été construit en 2010.
Le général-major Évariste Somo Kakule, qui s’est rendu sur place après l’incident, a indiqué que les enquêtes se poursuivent afin de déterminer les circonstances exactes de l’incendie. Il a toutefois écarté l’hypothèse d’une attaque. La zone de Beni reste en effet sécuritairement sensible en raison de la présence de groupes armés dans la région.
Les opérations d’intervention ont notamment été assurées par les équipes de la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO), qui ont déployé des camions anti-incendie, en collaboration avec la Police nationale congolaise (PNC). Les équipes mobilisées ont notamment œuvré à empêcher la propagation des flammes vers d’autres installations sensibles, notamment les aéronefs stationnés et les dépôts de carburant.
Malgré les dégâts matériels, le trafic aérien a été maintenu. Selon des sources locales, les procédures de contrôle des passagers et des bagages se déroulent désormais provisoirement en plein air.
Cet incident intervient alors que l’aéroport de Mavivi fait l’objet d’un projet de modernisation visant à le transformer en aéroport international. Les travaux ont été officiellement lancés en décembre 2025 par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza. Le projet prévoit notamment l’extension de la piste d’atterrissage à environ 3 600 mètres de long et 45 mètres de large.
Les travaux, réalisés par la société Services Vihumbira (SSV), doivent permettre de doter la région d’une infrastructure aérienne plus moderne, afin d’améliorer la connectivité et de soutenir le développement économique du Nord-Kivu.
Timothée Manoke









