Le projet de centrale hydroélectrique de Kinsuka, développé par la joint-venture Kinsuka Power réunissant Great Lakes Energy, de l’entrepreneur Yves Kabongo, et le groupe Forrest via sa filiale Congo Énergie, a franchi « l’ensemble des étapes administratives requises en vue de la production d’énergie électrique ». L’information provient d’une note présentée par le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, Aimé Molendo Sakombi, lors du Conseil des ministres du 6 février 2026.
Le ministre a toutefois sollicité l’accompagnement du gouvernement « pour faciliter la réalisation des étapes menant au lancement effectif des travaux », sans les détailler. Il pourrait s’agir notamment de la libération du site, du closing financier ou encore d’exonérations fiscales pour l’importation des machines et du matériel. Selon lui, le coût global de l’investissement est évalué à environ 2,8 milliards de dollars, pour un délai de réalisation estimé à cinq ans.
Le projet prévoit la construction d’une centrale hydroélectrique sur l’île de Kwidi, dans la province du Kongo Central. Les études de faisabilité, réalisées par le cabinet Tractebel et validées depuis 2018, prévoient l’installation de 12 turbines d’une capacité unitaire de 75 MW, pour une puissance installée totale de 900 MW, et une production annuelle moyenne estimée à 7 450 GWh. Selon les projections, environ 600 MW de l’énergie produite devraient être destinés aux groupes miniers, via de nouvelles lignes à haute tension développées par Great Lakes Energy, tandis que 300 MW seraient affectés à l’approvisionnement de la ville de Kinshasa.
Selon le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, le projet répond à des « enjeux majeurs pour le pays ». Il vise à réduire le déficit énergétique structurel de Kinshasa en améliorant la disponibilité et la stabilité de l’électricité pour les ménages, les services publics et les activités économiques ; à renforcer la sécurité énergétique nationale en augmentant les capacités de production à partir d’une source renouvelable et compétitive ; et s’aligne sur les objectifs du Compact énergétique RDC, en tant que projet structurant susceptible d’accélérer l’accès à l’électricité et de soutenir la croissance économique.
Ronsard Luabeya
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