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Électricité : la RDC et le Congo signent un protocole d’accord sur Pioka-Tombe (6 450 MW)

Électricité : la RDC et le Congo signent un protocole d’accord sur Pioka-Tombe (6 450 MW)

La République démocratique du Congo et la République du Congo envisagent de développer le projet hydroélectrique transfrontalier de Pioka-Tombe, d’une capacité prévue de 6 450 mégawatts. Le 26 février 2026, le ministre des Ressources hydrauliques et de l’Électricité de la RDC, Aimé Sakombi Molendo, et son homologue de la République du Congo, Émile Ousso, ont signé un protocole d’accord relatif à l’aménagement hydroélectrique de ce site, situé dans le district des Cataractes, dans la province du Kongo Central.

Du côté de la RDC, cet aménagement est présenté comme porté au plus haut niveau et inscrit parmi les priorités nationales. Il vise à « valoriser le potentiel du fleuve Congo dans une logique de partage équilibré des coûts et des bénéfices, au service du développement énergétique, industriel et social des deux pays ».

Le projet avait déjà été évoqué lors du Conseil des ministres du 9 janvier 2026. À cette occasion, le ministre Sakombi avait indiqué que sa mise en œuvre passerait par l’actualisation des études existantes, la conduite de campagnes de mesures topographiques, la réalisation d’études de préfaisabilité et de faisabilité, l’élaboration d’un avant-projet détaillé ainsi que la structuration du dispositif institutionnel et financier.

Le ministre avait également sollicité l’approbation du gouvernement afin d’engager formellement le développement du projet et d’obtenir les habilitations nécessaires, notamment pour recruter une firme chargée de mettre à jour les études de faisabilité et mobiliser les ressources destinées au financement des études, ainsi qu’à la structuration des partenariats publics et privés.

Selon Aimé Sakombi Molendo, le projet devrait contribuer à sécuriser l’approvisionnement électrique de Kinshasa, où le déficit est estimé à plus de 1 000 MW. Il pourrait également soutenir l’industrialisation du Kongo Central et des pôles industriels raccordés au réseau d’Inga. Sa concrétisation s’inscrit dans une logique d’optimisation du schéma global d’aménagement du fleuve Congo et de préparation technique et stratégique du déploiement futur de Grand Inga, dont la capacité installée pourrait atteindre 40 gigawatts.

Ronsard Luabeya

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