Vodacom Congo (RDC) indique, dans un communiqué, avoir subi une intrusion, le 26 janvier 2026, dans son centre technique de Goma (Nord-Kivu), entraînant une perte de supervision et de contrôle du réseau « dans cette zone ». L’opérateur précise que les services concernés incluent la voix, les SMS, l’internet et M-Pesa, et assure que ses équipes travaillent à un rétablissement « dans les meilleurs délais possibles », tout en présentant ses excuses pour un désagrément « hors de [son] contrôle ».
À ces éléments s’ajoutent des témoignages d’habitants et des informations relayées sur les réseaux sociaux, selon lesquels les perturbations ne se limiteraient pas au seul périmètre urbain de Goma. D’après ces récits, des difficultés de connexion seraient également observées dans d’autres localités du Nord-Kivu, notamment Rutshuru, Masisi et Sake. Vodacom n’a pas, à ce stade, détaillé publiquement l’étendue géographique exacte des impacts au-delà de la mention d’une perte de contrôle du réseau « dans cette zone ».
Le contexte sécuritaire reste un élément de lecture de l’incident : Goma est contrôlée par l’AFC/M23 depuis fin janvier 2025. Depuis lors, les institutions financières, notamment les banques, sont fermées. Une indisponibilité prolongée des services de téléphonie et de paiement mobile pourrait compliquer certains usages du quotidien et même affecter les fonctionnaires de l’État présents dans ces zones, leurs salaires étant versés via les portefeuilles mobiles.
Un habitant affirme toutefois que l’application mobile demeure fonctionnelle malgré l’indisponibilité des autres services. Cela ne fait, pour l’instant, pas l’objet d’une confirmation publique de l’opérateur.
Timothée Manoke
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