Facebook Bankable LinkedIn Bankable
Twitter Bankable WhatsApp Bankable
Bankable
Bankable

PLUS LUS

PPP: Kinshasa examine 4,4 milliards $ de projets routiers

PPP: Kinshasa examine 4,4 milliards $ de projets routiers

Les contrats routiers en partenariat public-privé font l’objet d’une nouvelle évaluation en République démocratique du Congo. Les travaux des comités d’évaluation des contrats et concessions de délégation de services publics pour l’exercice 2025 ont été ouverts le 15 juin 2026 à Kinshasa par le ministre des Infrastructures et Travaux publics, John Banza Lunda.

L’exercice porte sur un portefeuille de 12 contrats et conventions de délégation de service public, pilotés par l’Agence congolaise des grands travaux (ACGT) en qualité de maître d’ouvrage délégué. Le coût global des projets concernés est évalué à 4,419 milliards de dollars.

Ces contrats couvrent principalement la construction et la modernisation de 3 350 kilomètres de routes nationales et de 250 kilomètres de voiries urbaines. Les axes concernés incluent notamment Kinshasa-Matadi, Lubumbashi-Likasi-Kolwezi, Lubumbashi-Kasumbalesa, Kasumbalesa-Sakania, Kalemie-Manono, Tshikapa-Kamako, Likasi-Borne 32, Kisangani-Miti, Kolwezi-Sakabinda et Bukavu-Kitutu. Le projet de la route de contournement de Kasangulu figure également parmi les dossiers examinés.

Recettes et travaux

Selon les données présentées lors de l’ouverture des travaux, les recettes collectées et déclarées par les concessionnaires ont atteint 320,7 millions de dollars en 2025. Certaines concessions affichent une progression notable, notamment les axes Kasumbalesa-Sakania et Likasi-Kambove, dont les recettes auraient augmenté de 24 % par rapport à l’exercice précédent.

Le bilan physique fait aussi état d’investissements importants dans l’exécution des travaux. L’ACGT évoque près de 360 millions de dollars de travaux exécutés en 2025. Ces investissements ont notamment concerné l’élargissement en 2x2 voies de la route Lubumbashi-Likasi sur 20 kilomètres, la construction de la route en terre Kalemie-Manono sur 70 kilomètres, la modernisation en bicouche de l’axe Lwambo-Mitwaba-Manono sur 148 kilomètres, ainsi que l’ouverture de la route Likasi-Borne 32.

Mais l’évaluation ne se limite pas au bilan des recettes et des chantiers. Durant dix jours, les experts doivent comparer les travaux réalisés aux recettes mobilisées afin de déterminer le montant de la dette éventuellement due par l’État aux concessionnaires. Cet aspect financier est central dans un modèle où l’équilibre des contrats dépend à la fois des investissements engagés, des recettes de péage et des obligations contractuelles de chaque partie.

Le ministre John Banza Lunda a demandé une évaluation rigoureuse, fondée sur les faits, les documents contractuels et les données vérifiables. Il a également insisté sur le respect des engagements contractuels, la qualité des infrastructures et l’accélération de l’exécution des projets.

Contraintes du modèle

Les travaux préparatoires ont mis en évidence plusieurs contraintes qui pèsent sur le modèle concessionnel. Parmi elles figurent les lenteurs liées aux exonérations fiscales et douanières, l’impact des avis à tiers détenteur émis par l’administration fiscale, la faible mobilisation financière de certains concessionnaires et les retards d’exécution sur plusieurs projets.

L’insécurité dans certaines zones de l’Est reste également identifiée comme un frein majeur, notamment pour les chantiers liés aux RN2 et RN3. Cette contrainte complique l’exécution de certains projets dans des zones où les conditions de mobilité et de sécurité demeurent instables.

Sur le plan sectoriel, plusieurs acteurs sont associés aux grands axes routiers concédés, notamment dans le Kongo Central, le Grand Katanga et les corridors reliant la RDC aux pays voisins. GED Congo, filiale du groupe GED Africa, est par exemple engagée dans le développement du corridor Kasomeno-Kasenga-Chalwe-Mwenda, un projet stratégique pour la connexion entre la RDC et la Zambie.

Au-delà du bilan annuel, cette évaluation traduit la volonté du gouvernement de mieux encadrer les PPP routiers. Pour Kinshasa, l’enjeu est double : accélérer les travaux sur les grands corridors et renforcer le contrôle financier des concessions, afin de s’assurer que les recettes mobilisées se traduisent par des infrastructures durables et visibles pour les usagers.

Ronsard Luabeya 

Abonnez-vous à notre newsletter (gratuit)

Chaque jour, recevez les actualités et les analyses de la rédaction de Bankable.


fomin-godard-motemona-herite-d-un-fonds-minier-sous-pression
Nommé par ordonnance présidentielle lue le 3 juin 2026, Godard Motemona Gibolum a officiellement pris ses fonctions le 12 juin à la tête du Fonds minier...
chemaf-lloyds-place-ses-hommes-soorya-prabhakaran-designe-dg
Plus de deux mois après la finalisation de la reprise de Chemaf, le rôle dans l’exploitation des actifs miniers congolais de Lloyds Metals and Energy,...
sous-traitance-ted-beleshayi-arrive-a-l-arsp-en-pleine-montee-des-controles
L’Autorité de régulation de la sous-traitance dans le secteur privé (ARSP) change de direction. Ted Beleshayi Kasanda a été nommé directeur général de...
maude-vallee-alsf-le-vrai-travail-commence-une-fois-le-contrat-minier-signe
Depuis 2008, la Facilité africaine de soutien juridique (ALSF), organisme apparenté à la Banque africaine de développement (BAD), accompagne les États...

 
 

PLUS LUS

Please publish modules in offcanvas position.

quickq官网下载quickq下载quickq vpn官网下载quickq vpn下载