La République démocratique du Congo et le Gabon envisagent de développer le roaming mobile entre leurs territoires. Selon l’Agence congolaise de presse (ACP), les deux pays ont signé, le 19 février 2026, un protocole d’accord à ce sujet, en marge de la 10ᵉ session ordinaire de la conférence des régulateurs tenue à Kinshasa.
L’objectif est de faciliter l’utilisation du téléphone mobile (appels, SMS et internet) dans l’autre pays en s’appuyant sur un réseau partenaire, sans changer de numéro. D’après l’ACP, le président de l’Autorité de régulation de la poste et des télécommunications du Congo (ARPTC), Christian Katende, a indiqué que cette coopération vise notamment à améliorer la mobilité des usagers et à réduire le coût des communications transfrontalières, dans la perspective d’une interconnexion plus intégrée entre populations.
Le protocole a été paraphé par les responsables des régulateurs des deux pays : l’ARPTC pour la partie congolaise et l’ARCEP pour la partie gabonaise, selon les informations reprises par des médias congolais.
À ce stade, aucun calendrier public n’a été communiqué sur la mise en œuvre opérationnelle. La concrétisation d’un roaming à coût réduit implique généralement des ajustements techniques et tarifaires entre opérateurs, pouvant aller d’une baisse des frais d’itinérance à des grilles de tarifs harmonisées, selon les modalités retenues par les parties.
Cette initiative s’inscrit dans une dynamique sous-régionale plus large. En Afrique centrale, la CEMAC a relancé en mars 2025 le chantier du “free roaming” (itinérance sans surcoût) et appelé à lever les blocages à son opérationnalisation, même si les modalités et le calendrier restent variables selon les pays et les opérateurs.
Ronsard Luabeya
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